27 juin 2001

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TUNISNEWS

Nr 405 du 27/06/2001

 

 .
  • LES TITRES DE CE JOUR:

  1. Hedi Bejaoui hospitalisé arrête une grève de la faim de 50 jours

  2. Mme Sihem Bensedrine ECROUEE (Dossier)

 
 

ÈÚÏ ÎãÓíä íæãÇ ÇáÓíÏ ÇáÈÌÇæí íÚáÞ ÅÖÑÇÈå Úä ÇáØÚÇã ÇÓÊÌÇÈÉ ááÌäÉ ÇáæØäíÉ áãÓÇäÏÊå

 

ÊÍÊ ÅáÍÇÍ ÇááÌäÉ ÇáæØäíÉ æÇáåíÆÉ ÇáãÏíÑÉ ááÑÇÈØÉ ÇáÊæäÓíÉ áÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä æÇáãÌáÓ ÇáæØäí ááÍÑíÇÊ æÇáÚÏíÏ ãä ÇáÔÎÕíÇÊ ÇáæØäíÉ æÇáÚÇáãíÉ æÈäÇÁ Úáì ÊæÕíÇÊ ÈÇáÛÉ ÇáÅáÍÇÍ ãä ÇááÌäÉ ÇáØÈíÉ æÃãÇã ÇáÊÏåæÑ ÇáÎØíÑ áÕÍÊå ÞÑÑ ÇáÓíÏ ÇáåÇÏí ÇáÈÌÇæí ÊÚáíÞ ÅÖÑÇÈå ÇáÐí ÇÓÊãÑ 50 íæã ÈÚÏ Ãä ÝÞÏ ËáË æÒäå æÐáß áÅÚØÇÁ ÇáÝÑÕÉ ááÓáØÉ ÇáãÚäíÉ áÊáÈíÉ ãØÇáÈå ÇáãÔÑæÚÉ æÇáãÊãËáÉ Ýí:

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                      Êãßíäå ãä ÏÝÊÑ ÚáÇÌ ÚÇÆáí æÈØÇÞÉ ãÚÇÞ.

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æÃãÇã ÎØæÑÉ ÇáæÖÚ ÇáÕÍí ÞÑÑÊ ÇááÌäÉ ÇáæØäíÉ áãÓÇäÏÊå ÅÏÎÇáå Åáì æÍÏÉ ÇáÅäÚÇÔ áÊáÞí ÇáÅÓÚÇÝÇÊ ÇáÖÑæÑíÉ æÊÃßÏ ÈÇáãäÇÓÈÉ ãä ÌÏíÏ ÚÒãåÇ Úáì ãæÇÕáÉ ÇáäÖÇá ãä ÃÌá ÊÍÞíÞ ÇáãØÇáÈ ÇáÊí ÃÖÑÈ ãä ÃÌáåÇ ÇáÓíÏ ÇáÈÌÇæí æÅÐ ÊÔßÑ æÊËãä ãæÞÝ ÇáÔÎÕíÇÊ ÇáæØäíÉ æÇáÚÑÈíÉ æÇáÏæáíÉ ÝÅäåÇ ÊåíÈ Èåã ááÊÌäÏ ãä ÃÌá ãæÇÕáÉ ÏÚã ãØÇáÈ ÇáÓíÏ ÇáÈÌÇæí ßÍÇáÉ ÎÇÕÉ æßÚíäÉ ÍíÉ Úä ãÚÇäÇÉ ÂáÇÝ ÇáÊæäÓííä ãä ÇÖØåÇÏ ãä ÃÌá ããÇÑÓÉ ÇáãæÇØäÉ ßÇãáÉ ÛíÑ ãäÞæÕÉ æáÇ ãÔÑæØÉ æÈÏæä ÎæÝ æáÇ ÅÑåÇÈ.

ÇááÌäÉ ÇáæØäíÉ áãÓÇäÏÉ ÇáÓíÏ ÇáåÇÏí ÇáÈÌÇæí

                                                                   ÇáäÓÞ ÇáÚÇã

                                                                   

  ÇáÏßÊæÑ ãäÕÝ ÇáãÑÒæÞí


AFP, le 26 juin 2001 à  21h07  
 

Un ex-détenu islamiste hospitalisé arrête une grève de la faim de 50 jours

 
   TUNIS, 26 juin (AFP) – L’ancien détenu islamiste tunisien, Hédi Béjaoui, en grève de la faim depuis le 8 mai, a cessé mardi son jeûne après avoir été hospitalisé dans une clinique privée à l’Ariana (banlieue nord-ouest de Tunis), a-t-on appris auprès de sa famille.
   M. Béjaoui a cessé sa grève en raison d’une « grave détérioration de son état de santé » et à la demande de ses proches et des militants qui l’ont soutenu, a confirmé par téléphone à l’AFP Mokhtar Trifi, président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH).
   « Nous avons demandé à M. Béjaoui de cesser sa grève pour ne pas mettre ses jours en danger, mais nous continuerons à appuyer ses revendications », a ajouté M. Trifi.
   M. Béjaoui avait commencé sa grève de la faim pour réclamer un accès aux soins publics, un passeport et l’arrêt d’une mesure de « contrôle administratif »  à laquelle il est soumis par la police
depuis sa sortie de prison.

   Selon un comité de soutien animé par l’opposant Moncef Marzouki, M. Béjaoui entendait, par sa grève, protester contre « l’impossibilité qui lui a été faite » de se faire opérer du genou, où reste logée une balle depuis son arrestation en avril 1990.
   Il avait purgé plus de neuf ans de prison pour appartenance à un mouvement islamiste interdit, Ennahda, avant d’être élargi en 1999.
   M. Béjaoui a été brièvement admis le 17 juin en urgence dans un hôpital public à la suite d’une « détérioration grave de son état de santé ».
   Au début de sa grève, il avait exprimé ses doléances sur la chaîne de télévision Al Mutaskilla émettant de Londres, qui a diffusé ces derniers jours des « appels à sauver la vie » du gréviste.
   Cette chaîne provoque le courroux du régime tunisien pour avoir donné régulièrement la parole aux opposants ces dernières semaines. 
AFP

  

 

Mme Sihem Bensedrine ECROUEE (Dossier) 
 Communiqués de:
La Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme
Comité de Défense des Prisonniers Politiques en Tunisie
Mouvement Ennahdha
Salah Karker
Comite de Redaction de Kaws El Karama
Commission Arabe des Droits Humains

Reporters sans frontieres
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme

Depeches de:

L´AFP, AP, REUTERS, TAPEX

ARTICLES DE:
Transfer, Al-Watan +Arraya (Quatar), Babel (Iraq)

Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme
Tunis le 26 juin 2001 
Communiqué
(traduit de l’arabe)
Le comité directeur de la ligue tunisienne pour la défense dess. Droits de l’Homme informe l’opinion publique que Mme Sihem Ben Sedrine ex-dirigeante de la ligue, journaliste et porte-parole du C N L T a été arrêtée aujourd’hui 26 juin 2001 a 10h00 par la police des frontières a  l’aéroport de Tunis
–Carthage, elle revenait d’une tournée d’action en Europe. Après quelques heures de séquestration  Mme Sihem Ben Sedrine a été déférée devant le 4 eme bureau d’instruction auprès du tribunal de 1ere instance de
Tunis.Le juge d’instruction a immédiatement émis à son encontre un mandat de dépôt a la prison des femmes de la Manouba, il a designer le 5 juillet comme date de comparution pour l’entendre pour les chefs d’inculpations suivants :
-outrage à la magistrature et propagation de fausses nouvelles. Le comité directeur dont plusieurs membres étaient présents a l’aéroport et au tribunal suit avec vigilante et avec une profonde préoccupation cette escaladedangereuse de la situation des libertés ; Il
1- Dénonce vigoureusement l’arrestation de  Mme Sihem Ben Sedrine et sa séquestration puis son emprisonnement.
2- Demande aux autorités de libérer immédiatement Mme Sihem Ben Sedrine , decesser les poursuites à son encontre et de classer le dossier.Le comité directeur de la LTDH pense que cette arrestation ajoute d’autres indices ont ceux déjà existants de l’escalade de la répression de la part des autorités à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme et des opposants
politiques.
Cette arrestation survient quelques jours seulement après la réintégration de M Mohamed Moada président du MDS en prison ; et après la subite desigantion de l’audience en appel de l’affaire du Dr Moncef Marzouki ex porte-parole du CNLT et dont le verdict sera prononcé le 7 juillet prochain, parmi les indices de cette escalade il y a aussi la compagne de presse sauvage et continue qui vise les défenseurs des droits de l’homme et les opposants accompagnée d’accusation de trahison, d’atteinte a la dignité et de diffamation. Le comité directeur de la LTDH considére que la politique de fuite en avant, d’incrimination de l’opinion différente et de l’oppression des opposants ne peut que compliquer la situation.
Elle renouvelle son appel au pouvoir pour le respect de la constitution, des lois et des engagements internationaux en matière des libertés publiques et individuelles ; et en ce qui concerne la défense des défenseurs des droits de l’Homme.Il lui demande une approche différente pour traiter tous les dossiers se basant sur le dialogue et previligier les solutions politiques et civiles loin de toute escalade sécuritaire ou celles qui instrumentalisent le pouvoir judiciaire dans les affaires politiques.
Pour le comite directeur
Le président
M Mokhtar Trifi


CDPPT
Comité de Défense des Prisonniers Politiques en Tunisie
 

ÈÓã Çááå ÇáÑÍãÇä ÇáÑÍíã

ÈÇÑíÓ Ýí 26/06/2001

ÏÇÆÑÉ ÇáÇÚÊÏÇÁÇÊ ÊÊÓÚ ÏÇÎá ÇáãÌÊãÚ ÇáÊæäÓí

 

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æÍÑßÉ ÇáäåÖÉ ÅÐ ÊÍíí ÕãæÏ åÐå ÇáãÑÃÉ ÇáÊæäÓíÉ ÇáãäÇÖáÉ ÝÅäåÇ:

1.     ÊÚÈÑ Úä ÊÖÇãäåÇ ÇáßÇãá ãÚåÇ æÊÏÚæ Åáì ÅØáÇÞ ÓÑÇÍåÇ ÇáÝæÑí æÇááÇãÔÑæØ.

2.    ÊÏíä ÇÚÊÞÇáåÇ æÊÍãá ÇáÓáØÉ ãÓÄæáíÉ ßá ãÇ íãßä Ãä íáÍÞåÇ Ýí ãÑÇßÒ ÇáÇÚÊÞÇá.

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4.     ÊÄßÏ Ãä äåÌ ÇáÊÑåíÈ æÇáÇÚÊÞÇá æÊßãíã ÇáÃÝæÇå ÞÏ æÕá Åáì ØÑíÞ ãÓÏæÏ¡ æÚáì ÇáÓáØÉ Ãä ÊÚÊÑÝ ÈÚãÞ ÇáÃÒãÉ Ýí ÇáÈáÇÏ ÇáÊí áã íÚÏ íÌÏí ãÚåÇ ÇáÍá ÇáÃãäí Ýí ÇáÊÚÇãá ãÚ ÇáãÚÇÑÖíä.

 

26 ÌæÇä 2001 ÇáãæÇÝÞ 05 ÑÈíÚ ÇáËÇäí 1422

ÍÑßÉ ÇáäåÖÉ ÈÊæäÓÇáãßÊÈ ÇáÓíÇÓí

ÚÇãÑ ÇáÚÑíÖ 


Dr Salah Karker
 

Salut Sihem Bensedrine

         C’est un devoir qui incombe à tous les patriotes tunisiens d’adresser leurs sincères salutations à cette brave femme. Oui, elle est  même plus que brave. Elle est une donneuse d’ordre au Général dictateur
et, en plus, poltron et minable. Sihem savait bien que ce gradé de basse classe avait pris la décision d’arrêter et de juger tous ceux, parmi l’opposition tunisienne, qui apparaissent à l’écran de la chaîne de télévision de Hachimi Hamdi à Londres. Ce dernier, après une alliance avec le dictateur, s’est converti, tout dernièrement, en ennemi viscéral et a ouvert les portes de sa chaîne, toutes grandes, à l’opposition de son pays. Merci Hachimi, cela aussi c’est du courage et du vrai patriotisme.

Malgré cela, et en connaissance de cause, Sihem, de son côté, a pris la décision, et l’a mise en application, d’aller à Londres et d’enregistrer des émissions avec ladite chaîne. En plus, elle a très bien parler,
elle n’a pas mâché ses mots et elle n’a pas, en aucune façon, ménagé le dictateur. En d’autres termes, elle l’a défier. Bref, elle lui a donné un ordre pour qu’il l’arrête. Il est tomber dans le piège et il l’a arrêtée le mardi 26 juin en rentant de la France en Tunisie.

Bravo Sihem, vous êtes le maître et lui l’esclave. Vous méritez sa place au palais de Carthage mille fois plus que lui. Ah! Si tous nos compatriotes trouvent la même audace et la même détermination que vous, le pauvre Général ne pourra plus trouver sa place parmi nous dans notre très chère Tunisie. De la patience seulement, notre peuple est audacieux, il finira certainement par prendre sa décision de faire partir le méchant et d’instaurer les libertés et la démocratie.

         Tunisiennes, tunisiens prenez l’exemple à Sihem Ben Sedrine.
         Tunisiennes, tunisiens soutenez  Sihem et tous les prisonniers victimes de la dictature de Ben Ali.

                                                         Salah Karker
                                                      Le 26 juin 2001


Decalaration C-R Kaws El Karama

 

Apres l’arrestation inexplicable par le régime lâche de Ben Ali de Sihem Ben Sedrin la comite de rédaction de Kaws El Karama denonce cet acte contre une collège et demande la libération immédiate de la journaliste arrête pour la simple qu’elle exprime librement ses ides

La comite de rédaction en refusons cette agression du régime de Ben Ali contre une défenseur du droit de l’homme elle demande aux progressiste de notre cher Tunisie de trouver la modalité d’on finir avec se régime le régime sanguinaire de Ben Ali

pour la comite de Redaction de Kaws El Karama

Loumamba Mohseni


ÇááÌäÉ ÇáÚÑÈíÉ áÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä

ARAB COMMISSION FOR HUMAN RIGHTS

               ãÓÇÁ 26/06/2001

 

ÃØáÞæÇ ÓÑÇÍ ÓåÇã Èä ÓÏÑíä ÝæÑÇ

ÇÚÊÞáÊ ÇáÓáØÇÊ ÇáÊæäÓíÉ ÕÈÇÍ Çáíæã ÇáËáÇËÇÁ ÇáÓíÏÉ ÓåÇã Èä ÓÏÑíä ÇáäÇØÞÉ ÈáÓÇä ÇáãÌáÓ ÇáæØäí ãä ÃÌá ÇáÍÑíÇÊ Ýí ÊæäÓ ÚäÏ ÚæÏÊåÇ ãä ÝÑäÓÇ ÞÇÏãÉ ãä ãØÇÑ ãÇÑÓíáíÇ. ÓÈÞ ÇáÇÚÊÞÇá åÌæã Ýí ÇáÕÍÇÝÉ ÇáÕÝÑÇÁ ÈÅíÚÇÒ ãä ÃÌåÒÉ ÇáäÙÇã Úáì ÒãíáÊäÇ ãäÐ ËãÇäíÉ ÃíÇã  ÅËÑ ãÞÇÈáÊåÇ Úáì ÊáÝÒíæä « ÇáãÓÊÞáÉ » ÇááäÏäí íæã ÇáÃÍÏ 17/06/2001 .

ÈÚÏ ÇáÞÈÖ Úáì ÓåÇã Ýí ÇáãØÇÑ ÙåÑÊ Ýí ÞÕÑ ÇáÚÏá ÍíË ÃÍíáÊ ááÞÖÇÁ ÈÊåãÉ ÇáÞÏÍ Ýí Óáß ÇáÞÖÇÁ æÊÑæíÌ ÃÎÈÇÑ ÒÇÆÝÉ. æÅËÑ ãÞÇÈáÉ ÔßáíÉ ãÚ æßíá ÇáÌãåæÑíÉ Êã ÊÍæíáåÇ Åáì ÓÌä ÇáäÓÇÁ Ýí ãäæÈÉ ÍíË ÍÏÏÊ ÇáÌáÓÉ ÇáÃæáì áãÍÇßãÊåÇ íæã ÇáÎÇãÓ ãä Ìæíáííå (ÊãæÒ) 2001.

íÃÊí ÇÚÊÞÇá ÓåÇã Èä ÓÏÑíä ãÚ ÍãáÉ ÊÕÚíÏ ÍßæãíÉ äÇáÊ ÇáÚÏíÏ ãä ÇáÔÎÕíÇÊ ÇáÓíÇÓíÉ æÇáÍÞæÞíÉ Ýí ÇáÃíÇã ÇáÃÎíÑÉ ãÓÊåÏÝÉ ÖÑÈ ÇáÏíãÞÑÇØííä æÇáÍÞæÞííä Ýí ÊæäÓ.

Åä ÇááÌäÉ ÇáÚÑÈíÉ áÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä ÊØÇáÈ ßá ÇáäÔØÇÁ Ýí ÇáÈáÏÇä ÇáÚÑÈíÉ æÇáÚÇáã ÈÈÏÁ ÍãáÉ ÏæáíÉ ááÅÝÑÇÌ ÇáÝæÑí æÛíÑ ÇáãÔÑæØ Úä ÇáãäÇÖáÉ ÇáÊæäÓíÉ ÓåÇã Èä ÓÏÑíä¡ æåí ÊÍãøá ÇáÓáØÇÊ ÇáÊæäÓíÉ ÚæÇÞÈ Ãí ãÓ Ýí ÓáÇãÊåÇ ÇáäÝÓíÉ æÇáÌÓÏíÉ.


Reporters sans frontieres

26 juin 2001

Sihem Bensedrine emprisonnée

Sihem Bensedrine, arrêtée à l’aéroport de Tunis à son retour de France le 26 juin, a été placée sous mandat de dépôt, puis incarcérée à la prison des femmes de la Manouba (banlieue ouest de Tunis). On lui reproche d’avoir diffusé « de fausses nouvelles destinées à troubler l’ordre public » lors d’une intervention sur la chaîne de télévision Al Mustaquilla (basée à Londres), le 17 juin 2001. Reporters sans frontières demande aux autorités tunisiennes la libération immédiate de Sihem Bensedrine. « Nous demandons au président Ben Ali de saisir les autorités compétentes afin que toutes les poursuites contre elle soient abandonnées. Cet emprisonnement est tout simplement honteux. Non content de faire régner la censure et l’autocensure au sein des médias tunisiens (publics comme privés), le régime s’attaque sans scrupule à tous ceux qui osent s’exprimer dans des médias étrangers. C’est le signe d’un mépris total à l’égard de la liberté d’expression. Et si les émissions d’Al Mustaquilla rencontrent un tel succès en Tunisie, c’est bien la preuve que les médias tunisiens sont incapables d’apporter une information digne de ce nom. Tout le monde sait que la presse tunisienne est totalement asservie au pouvoir », a déclaré Robert Ménard.

Selon les informations recueillies par RSF, Sihem Bensedrine, directrice du magazine en ligne Kalima, secrétaire générale de l’Observatoire pour la défense de la liberté de la presse, de l’édition et de la création (OLPEC, affiliée au réseau international de RSF) et porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) a été interpellée, le 26 juin, vers 10h00 (heure locale) à l’aéroport de Tunis alors qu’elle venait de Marseille. Elle était accompagnée par une représentante de l’association Avocats sans frontières et le chef du groupe socialiste à la mairie de Marseille. Alors que ses proches pensaient qu’elle avait été conduite devant le juge d’instruction, ils ont constaté, en se rendant au tribunal, que la journaliste ne s’y trouvait pas. Le procureur de la République et plusieurs juges d’instruction leur ont déclaré qu’il n’y avait « aucune action intentée contre elle », et qu’elle n’était pas détenue. Peu après, une source officielle, citée par l’AFP, précisait qu’ « une instruction judiciaire a (…) été ouverte contre elle. Une commission rogatoire a été adressée à cet effet à la police judiciaire pour mener les investigations nécessaires en vue de présenter l’intéressée devant le procureur de la République de Tunis ». Contactée par RSF en fin d’après-midi, l’avocate Radhia Nasraoui a déclaré que le juge d’instruction avait ordonné l’arrestation de la journaliste. Celle-ci a été conduite à la prison des femmes de la Manouba (banlieue ouest de Tunis). Elle sera présentée devant le juge d’instruction le 5 juillet 2001.

En juin, un mandat d’amener avait été délivré contre la journaliste. Ces poursuites sont intervenues quelques jours après le passage de Sihem Bensedrine sur la chaîne de télévision arabe Al Mustaquilla (basée à Londres), le 17 juin 2001. Dans l’émission « Le Grand Maghreb », elle évoquait notamment le sujet de la corruption en Tunisie. Sihem Bensedrine est poursuivie pour « diffamation » et « atteinte à l’institution judiciaire ». Le 15 décembre 2000, la journaliste avait constaté que sa voiture avait été fouillée. Un couteau à cran d’arrêt avait été déposé en évidence sur la banquette arrière ainsi qu’une lettre sur laquelle était écrit « A la guerre comme à la guerre ».


L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE TUNISIENNE

Paris, Genève le 26 juin 2001

Monsieur le Président de la République,

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la FIDH et de l’OMCT, tient à exprimer sa plus vive préoccupation au regard de récents événements qui témoignent d’un nouveau durcissement du régime tunisien à l’encontre des défenseurs des droits humains.L’Observatoire vient d’apprendre que Sihem Ben Sedrine, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT), secrétaire générale de l’Observatoire pour la liberté de la presse, et directrice du magazine en ligne Kalima, a été arrêtée ce jour à sa descente d’avion à Tunis après un séjour en France. Elle était accompagnée de Mme E. D’Istria du Barreau d’Aix et de M. C. Amiraty, responsable pour le Parti Socialiste/région PACA du Maghreb.Un mandat d’amener a été délivré en juin contre Mme Ben Sedrine. A la suite de son intervention sur la chaîne de télévision arabe Al Mustaquilla (basée à Londres) le 17 juin 2001, une plainte a été déposée contre elle pour « diffamation  » et  » atteinte à l’institution judiciaire « . Dans l’émission « Le Grand Maghreb », elle avait notamment abordé la question de la corruption en Tunisie. Peu après l’intervention de Mme Ben Sedrine, le directeur d’Al Mustaquilla, M. Mohammed el Hachmi Hamdi, a reçu de nouvelles menaces téléphoniques. S’il ne s’excusait pas à la télévision, les correspondants anonymes menaçaient d’attaquer les locaux de la chaîne. Selon les informations reçues, M. Mohammed el Hachmi Hamdi est, depuis un mois, victime d’une campagne de calomnie dans certains medias tunisiens et plusieurs membres de sa famille ont été convoqués au commissariat de Sidi Bouzid. De plus, l’Observatoire est particulièrement inquiet concernant la situation du Dr. Moncef Marzouki, ancien porte-parole du CNLT et ancien président de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH), actuellement poursuivi en raison de son engagement en faveur des droits de l’Homme.

Moncef Marzouki a été condamné le 30 décembre 2000 à une peine de huit mois de prison ferme pour appartenance à une association illégale et quatre mois de prison ferme pour diffusion de fausses nouvelles. M. Marzouki et ses avocats avaient décidé de ne pas interjeter appel de ce jugement, considérant qu’il ne bénéficierait pas d’un procès équitable, au vu du déroulement de l’audience de première instance. En revanche, le Parquet a fait appel a minima, considérant que la peine prononcée était insuffisante et a demandé qu’une peine plus lourde soit prononcée. A la suite de l’audience en appel qui s’est tenue le 24 juin dernier, le verdict doit être rendu le 7 juillet prochain. Il est à craindre que la Cour d’appel confirme ou aggrave la condamnation à une peine de prison ferme du Dr. Marzouki, et ce d’autant qu’un recours en cassation ne serait pas suspensif, selon la législation en vigueur. Dans ce cas, Dr. Marzouki serait conduit en prison.

Ces faits viennent notamment s’ajouter au verdict de la Cour d’appel de Tunis, rendu le 21 juin 2001, confirmant la décision du Tribunal de première instance du 12 février 2002, en réitérant explicitement la décision d’annulation des actes du dernier Congrès de la Ligue Tunisienne des droits de l’Homme, qu’il s’agisse des résolutions et instances qui en sont issues. Le Comité directeur élu à cette occasion et qui avait affirmé sa volonté de suivre une ligne d’action indépendante se voit ainsi dépourvu de tout statut légal. Parallèlement et de façon contradictoire, la Cour d’appel a demandé à ce même Comité directeur d’organiser, dans un délai d’un an, la tenue d’un nouveau congrès.

L’Observatoire rappelle également que la liberté de mouvement de M. Sadri Khiari, membre fondateur du CNLT et membre du RAID (section tunisienne d’ATTAC) est toujours entravée. Il a entamé une grève de la faim.

Ces faits s’inscrivent dans un contexte de durcissement du régime tunisien à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme et des opposants politiques comme en témoigne l’arrestation, le 20 juin dernier de Mohamed Moadda, Président du Mouvement des Démocrates Socialistes en Tunisie.

L’Observatoire appelle les plus hautes autorités tunisiennes à mettre un terme à toute forme de harcèlement et de représailles à l’encontre de tous ceux qui défendent les droits de l’Homme.

L’Observatoire considère que l’arrestation de Mme Ben Sedrine est arbitraire en ce qu’elle ne vise qu’à sanctionner la liberté d’expression et d’action de cette militante. Aussi l’Observatoire demande que Mme Ben Sedrine soit libérée dans les plus brefs délais, que les charges pesant contre elles soient abandonnées et que la justice, en totale indépendance, applique les traités internationaux de protection des droits de l’Homme.

L’Observatoire demande aux plus hautes autorités d’accorder toutes les facilités nécessaires au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme afin qu’elle puisse se rendre en Tunisie dans les plus brefs délais.

L’Observatoire appelle les autorités tunisiennes à respecter leurs engagements internationaux auxquels elles ont souscrit en matière de libertés d’expression et d’opinion et en premier lieu le Pacte relatif aux droits civils et politiques ainsi que la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée en 1998 par l’Assemblée générale des Nations unies.

Sidiki KABA
Président de la FIDH
Eric SOTTAS
Directeur de l’OMCT

E. MAIL : fidh@fidh.org

 
 


ARRESTATION DE S. BEN SEDRINE. REVUE DE LA PRESSE INTERNATIONALE


APE, le 26 Juin 2001 à 22h26. 
 

Tunisian human rights activist arrested·

   TUNIS, Tunisia (AP) — Tunisian police arrested leading human rights activist Sihem Ben Sedrine on Tuesday on charges of criticizing the judiciary while on a trip to London, human rights groups said.
   Ben Sedrine, a spokeswoman for the National Council for Freedom in Tunisia, was picked up by police as she returned to Tunis’ international airport from London, Reporters Without Borders said in a statement.
   She was brought before a judge for questioning and charged with « attacking the authority of the judiciary » and « spreading false information intended to disrupt public order, » said Reporters Without Borders and The Observatory for Human Rights Defenders.
   Her case is due in court on July 5.
   Ben Sedrine’s allegedly offensive comments were made on June 17 on the London-based Arabic language Al Moustaquilla television station, which is broadcast in Tunisia.
   She allegedly called into question the independence of the country’s judiciary. The comments prompted a judicial inquiry into whether the remarks were defamatory, the official TAP news agency
reported.
   Rights groups immediately called for the activist’s release.
   « The regime attacks … all those who dare to express themselves to foreign media, » the head of Reporters Without Borders, Robert Menard, said in a statement. « This imprisonment is simply shameful. »
   Ben Sedrine, who is also the editor of the online magazine « Kalima, » was being held at Manouba’s women’s prison in Tunis, according to The Observatory for Human Rights Defenders.
 
associated press

RTR, 26 June 2001 à  21h45  
 

Tunisian police arrest leading rights activist

    TUNIS, June 26 (Reuters) – Tunisian police on Tuesday  arrested leading human rights activist Sihem Ben Sedrine for alleged critical remarks about the country’s judiciary, her husband and colleagues said.
    Ben Sedrine, spokeswoman for the human rights group Tunisian National Council for Liberty and editor of the online magazine Kalima (Word), was snatched by police as she arrived at Tunis airport, they said.
    She was questioned by a court prosecutor and charged with « spreading false information aimed at undermining the public order », her husband Omar Mestiri told Reuters.
    Ben Sedrine was remanded in custody at Manouba women’s prison in Tunis, her husband and friends said. If convicted, she could face at least a year in prison.
    She had flown into Tunis from Britain after appearing on the London-based Arabic language al Mustaquila television station on Sunday.
    Ben Sedrine allegedly told the station, received in Tunisia, that the judiciary was under the control of the government in the North African country and quoted a statement from a judge to back her claim.
    Officials said the judge, whose name was not disclosed, is suing her over the remarks he deemed as « contempt of court ».
    Paris-based press freedom advocacy group Reporters sans Frontieres (Reporters without Borders) said the authorities had gone « too far » by arresting Ben Sedrine.
    « The disregard of the authorities for the freedom of speech is without limit, » a statement from the group said.
    Tunisian President Zine al-Abidine Ben Ali was earlier this year named by the New York-based Committee to Protect Journalists as one of the enemies of the press.
    Ben Ali was quoted on Tuesday by state media as saying he was committed to promoting press freedom but that freedom should not be used for defamation.
    Tunisian police last week jailed Mohamed Moaada, an outspoken opponent of Ben Ali, after he also appeared on al Mustaquila television.
    The Interior Ministry said Moaada, head of a splinter group of the Movement of Democrat Socialists, was jailed because he had breached the conditions of his parole. Moaada was sentenced to 11 years prison in July 1995 for having illegal contacts with Libyan secret agents, but was freed six months later on parole.
    His Movement of Democrat Socialists is one of six legal opposition parties. 
 
REUTERS

APF, le 26 juin 2001 à 19h57  
 

Interpellation à Tunis de l’opposante Sihem Ben Sedrine

 
   TUNIS/PARIS (AP)– L’opposante tunisienne et militante des droits de l’Homme, Sihem Ben Sedrine a été interpellée mardi à l’aéroport de Tunis à son retour de Londres pour être déférée devant un juge d’instruction, a-t-on appris auprès de l’une de ses avocates, Me Radia Nasraoui.
   Dans un communiqué rédigé à Paris, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme a dénoncé « un nouveau durcissement du régime tunisien à l’encontre des défenseurs des droits humains » et a appelé les « autorités tunisiennes à respecter leurs engagements internationaux ».
   Sihem Ben Sedrine s’est vue notifier son placement en détention jusqu’au 5 juillet avant d’être transférée à la prison pour femmes de la Manouba (10km à l’est de Tunis).
   Propriétaire de la maison d’édition « Aloes », directrice du magazine en ligne « Kalima » et porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu), Sihem Ben Sedrine est l’une des personnalités les plus en vues des dissidents tunisiens hostiles au « régime policier » dirigé par le président Zine el Abidine Ben Ali.
   Selon l’agence de presse officielle tunisienne TAP, son interpellation fait suite à une information judiciaire ouverte par un juge tunisien pour « outrage à magistrat » et « atteinte à l’autorité de la justice ».
   Toujours selon la TAP, le magistrat plaignant vise des propos tenus par Sihem Ben Sedrine le 17 juin dernier lors d’une émission sur la chaine arabe « Al Moustaquilla » (« L’Indépendante »), basée à Londres et dirigée par le Tunisien Hachémi Hamdi, par ailleurs ancien dirigeant d’Ennahda, le parti islamiste tunisien interdit.
   Selon l’Observatoire, Sihem Ben Sedrine avait « notamment abordé la question de la corruption en Tunisie dans l’émission ‘le Grand Maghreb' ». Lors d’une conférence de presse organisée mardi à Tunis,
le ministre des Droits de l’Homme et de la Communication, Slah Maâoui, a déclaré que les « choix démocratiques » du régime tunisien ne pouvaient être affectés par des « manoeuvres provocatrices ».
   L’interpellation de Sihem Ben Sedrine intervient alors que les sanctions judiciaires se multiplient contre les défenseurs des droits de l’Homme. Le 19 juin a été marqué par la réincarcération, de l’opposant Mohamed Mouada, qui était en liberté conditionnelle et
 le 24 juin par la relance d’une procédure en appel visant l’opposant Moncef Marzouki, membre fondateur du CNLT).
   Moncef Marzouki avait été condamné en décembre en première instance à un an de prison ferme pour « appartenance à une association illégale » et « diffusion de fausses informations ». Saisie par le parquet, la cour d’appel se prononcera le 7 juillet sur son sort.
   Le 21 juin, à l’issue d’un marathon judiciaire, la cour d’appel de Tunis a par ailleurs confirmé l’annulation du dernier congrès de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) qui avait élu une nouvelle direction dont, pour la première fois, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir) était exclu.

 
Associated Press  

AFP, le 26 Juin 2001 à 19h12 

 

La militante des droits de l’Homme Sihem Bensedrine emprisonnée à Tunis (avocats)
 
  

TUNIS, 26 juin (AFP) – La militante tunisienne des droits de l’Homme Sihem Bensedrine, interpellée mardi à son arrivée à l’aéroport de Tunis, a été emprisonnée, après avoir été inculpée notamment pour « diffamation », ont annoncé ses avocats à l’AFP.
   Mme Bensedrine, 47 ans, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu), a été inculpée pour « diffamation du corps judiciaire » et « diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public » par un juge d’instruction, qui a délivré le mandat de dépôt et fixé la date de son interrogatoire le 5 juillet.
   Selon ses avocats, Mme Bensedrine a été incarcérée à la prison de femmes de la Manouba (banlieue de Tunis).
   Une source officielle à Tunis avait indiqué qu' »un magistrat a porté plainte auprès du parquet de Tunis contre Mme Bensedrine pour certains de ses propos tenus le dimanche 17 juin sur la chaîne de télévision Al-Mustaquilla, émettant depuis Londres ».
   Le magistrat -dont l’identité n’a pas été révélée- a considéré que les déclarations faites par Mme Bensedrine lors de cette émission de télévision « constituent un outrage à sa personne (…) et portent atteinte à l’autorité de la justice ».
   Mme Bensedrine, également directrice du magazine en ligne Kalima, qui venait de France, était accompagnée à Tunis par plusieurs de ses amis, parmi lesquels une avocate et un responsable du Parti socialiste (PS) français, selon ses proches.
   Mme Bensedrine a participé le 17 juin au « Grand Maghreb », une émission-débat de la chaîne de télévision Al-Mustaquilla. Cette chaîne est dirigée par un opposant tunisien, Mohammed el-Hachmi Hamdi.
   Le 23 juin dernier, l’Association des magistrats tunisiens avait diffusé un communiqué dénonçant des « propos injurieux et diffamatoires » tenus sur Al-Mustaquilla à l’encontre d’un magistrat tunisien, portant « atteinte à l’honneur des magistrats tunisiens, à leur honnêteté et à leur indépendance ».
   L’Association condamnait ces allégations qui visaient, selon elle, à « faire douter de la neutralité du pouvoir judiciaire et de la compétence des magistrats ». 

AFP

AFP, le 26 juin 2001 à 16h35  

 

La FIDH et l’OMCT demandent la libération de Mme Bensedrine
 
  

PARIS, 26 juin (AFP) – La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) ont réclamé la libération de Sihem Bensedrine, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT), interpellée mardi à Tunis.
   « L’arrestation de Mme Bensedrine est arbitraire en ce qu’elle ne vise qu’à sanctionner la liberté d’expression et d’action de cette militante », écrit dans un communiqué l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, une structure conjointe de la FIDH, basée à Paris, et de l’OMCT, basée à Genève.
   « Aussi, l’Observatoire demande que Mme Bensedrine soit libérée dans les plus brefs délais, que les charges pesant contre elle soient abandonnées et que la justice, en totale indépendance, applique les traités internationaux de protection des droits de l’Homme », poursuit-il.
   L’Observatoire « tient à exprimer sa plus vive préoccupation au regard de récents événements qui témoignent d’un nouveau durcissement du régime tunisien à l’encontre des défenseurs des droits humains », indique le communiqué.
   Mme Bensedrine a été interpellée mardi à son arrivée à l’aéroport de Tunis, a-t-on appris de source officielle tunisienne.
   Un magistrat a porté plainte contre Mme Bensedrine pour certains de ses propos tenus le dimanche 17 juin sur la chaîne de télévision Al-Mustaquilla, émettant depuis Londres, a-t-on précisé. 
  

AFP
 

LA VERSION OFFICIELLE

Instruction judiciaire ouverte contre Sihem Ben Sedrine

26/06/2001– (TAPEX) Un magistrat a porté plainte auprès du parquet de Tunis, accompagnée d’un enregistrement télévisé, contre Sihem Ben Sedrine qui, lors d’une emission télévisée diffusée par la chaine  »Al-Mustaqillah », dimanche 17 juin 2001, lui a attribué des déclarations dont il n’est pas l’auteur, considérant que ces déclarations constituent un outrage à sa personne en tant que magistrat et portent atteinte à l’autorité de la justice.

A la suite de quoi, une instruction judiciaire a été ouverte contre elle. Une commission rogatoire a été adressée à cet effet à la police judiciaire pour mener les investigations nécessaires en vue de présenter l’intéressée devant le procureur de la République de Tunis.

 

Tunisie : la parole emprisonnée :

(source : site du magazine: transfert.fr)

Sihem Bensedrine, directrice du magazine tunisien en ligne Kalima et militante des droits de l´homme, a été arrêtée et écrouée mardi 26 juin dans une

prison de Tunis.

Mardi 26 juin à 10 h 30 (heure locale), la journaliste et porte-parole du CNLT (Conseil national pour les libertés en Tunisie) Sihem Bensedrine a été arrêtée à l´aéroport de Tunis-Carthage à sa descente d´avion en provenance de Marseille. Selon un communiqué de presse diffusé par le CRLDHT (Comite pour le respect des libertés et des droits de l´homme en Tunisie), la journaliste a fait l´objet d´une procédure en diffamation émanant d´un magistrat tunisien, suite à des propos tenus dans une émission diffusée sur la chaîne arabe Al Mustaquilla, le 17 juin dernier. Elle y évoquait notamment la corruption en Tunisie.
 » Elle a simplement rapporté sur un plateau de télévision lors d´une émission à Londres les propos d´un magistrat tunisien lors d´une audience publique. Ce magistrat disait clairement qu´il ne reconnaissait pas la présomption d´innocence  » confie Emmanuelle Distria avocate du CNLT et présente au moment de l´arrestation de la journaliste à Tunis. Selon l´avocate du CNLT, l´émission diffusée par Satellite aurait connu un vif succès en Tunisie en réunissant près de 9 millions de téléspectateurs.  » Comme souvent en Tunisie, le pouvoir a monté un dossier afin de porter atteinte aux défenseurs des libertés en Tunisie. Je pense qu´ils ont fait une grosse erreur en incarcérant Sihem Bensedrine…  » explique Emmanuelle Distria.

Depuis plusieurs années, Sihem Bensedrine milite pour le respect des droits de l´homme en Tunisie, dénonçant inlassablement les dérives du régime policier du président Ben Ali. En décembre 2000, elle a lancé sur la Toile le magazine Kalima, pour lequel collabore notamment le journaliste Taoufik Ben Brik. Dans une interview publiée dans le numéro 14 du magazine Transfert, à l´occasion d´une visite à Paris, Sihem Bensedrine évoquait son combat et le rôle d´Internet dans son action pour l´avènement de la démocratie en Tunisie.

Lire l´interview de Sihem Bensedrine publiée dans le n°14 de Transfert Magazine

Pourquoi avoir lancé Kalima sur Internet ?
En Tunisie, il existe un régime de déclaration préalable des périodiques au ministère de l´intérieur. Qui délivre un récépissé indispensable à l´impression du journal. Je n´ai jamais reçu de réponse… Dans ce contexte, le net est très important. Sans Internet, je n´aurais pas pu lancer le magazine. Pour éviter les pressions de l´ATCE [Agence tunisienne de communication extérieure] sur les hébergeurs, nous sommes hébergés avec le concours de Reporters sans frontières.

Le président Tunisien mène depuis quelques années une politique volontariste en matière de développement de l´Internet. Et pourtant la censure y est omniprésente ?
Cela est révélateur de la schizophrénie du régime de Ben Ali. Vous savez, le discours officiel de Ben Ali, en matière des droits de l´homme c´est un peu : « plus droits de l´homme que moi tu meurs ». D´ailleurs la Tunisie a signé des conventions sur le respect des droits de l´homme. La réalité est tout autre. Dans les commissariats, on torture?avec la déclaration des droits de l´homme affichée sur les murs. L´état Tunisien développe Internet afin de se donner des apparences de modernité. Alors qu´il mène un combat d´arrière-garde en censurant et surveillant la toile. Vous ne consultez que ce qu´ils veulent ?

Comment se passe la gestion quotidienne de votre magazine en ligne ?
C´est très difficile. Les deux providers tunisiens, Globalnet et Planet [contrôlés par Ben Ali, NDRL] verrouillent les adresses FTP qui permettent de transférer des fichiers sur la toile. C´est un outil indispensable pour actualiser un site. Les communications électroniques sont régulièrement écoutées et interceptées. Ma ligne téléphonique est fréquemment coupée. Mais je garde espoir car une partie de la jeunesse tunisienne s´est approprié Internet. Ces jeunes sortent des méthodes des politiques et structures classiques de protestation, ils ont choisi leur propre voie. Et savent comment faire face à une dictature ?


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ÕÍíÝÉ ÈÇÈá ÇáÚÑÇÞíÉ áíæã ÇááÅÑÈÚÇÁ 27 ÌæÇä 2001.

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ÊæäÓ 26/6/ ÇáÓÇÚÉ 1437/ .. ÇÝÇÏ ãÕÏÑ ÑÓãí Çä ÇáÓáØÇÊ ÇáÊæäÓíÉ ÇæÞÝÊ ÇáäÇØÞÉ ÈÇÓã ÇáãÌáÓ ÇáæØäí ááÍÑíÇÊ Ýí ÊæäÓ/ ÇáãÍÙæÑ/ ÓåÇã Èä ÓÏÑíä ÇáËáÇËÇÁ áÏì æÕæáåÇ Åáì ãØÇÑ ÊæäÓ. æÕÑÍ ÒæÌåÇ ÚãÑ ÇáãÓÊíÑí áæßÇáÉ ÇáÕÍÇÝÉ ÇáÝÑäÓíÉ Çä Èä ÓÏÑíä ÇáÞÇÏãÉ ãä ÈÇÑíÓ ÇæÞÝÊ áÏì æÕæáåÇ æÇÞÊíÏÊ ÝæÑÇ Åáì ÞÇÖí ÇáÊÍÞíÞ ÞÕÏ ÇÓÊÌæÇÈåÇ. æÞÇá ÇáãÕÏÑ ÇáÑÓãí Çä ÞÇÖíÇ ÑÝÚ ÏÚæì äíÇÈÉ ÊáÏì äíÇÈÉ æäÓ ÖÏ Èä ÓÏÑíä ááÊÕÑíÍÇÊ ÇáÊí ÇÏáÊ ÈåÇ ÇáÇÍÏ áÔÈßÉ ÇáãÓÊÞáÉ ÇáÊáÝÒíæäíÉ ÇáÊí ÊÈË ãä áäÏä. æÇÖÇÝ ÇáãÕÏÑ äÝÓå Çä ÇáÞÇÖí ÇáÐí áã íßÔÝ Úä åæíÊå ÇÚÊÈÑ ÊÕÑíÍÇÊ ÓåÇã Èä ÓÏÑíä áåÐå ÇáÔÈßÉ ÊÔåíÑÇ ÖÏå ÔÎÕíÇ æãÓÇÓÇ ÈÓáØÉ ÇáÞÖÇÁ. æÞÇá ÇáãÕÏÑ ÇáÑÓãí Çäå ÝÊÍ ÊÍÞíÞ ÞÖÇÆí Ýí ÍÞåÇ æÕÏÑÊ ÊÚáíãÇÊ áåÐÇ ÇáÛÑÖ ááÔÑØÉ ÇáÞÖÇÆíÉ ááÞíÇã ÈÇáÊÍÞíÞ ÇáÖÑæÑí ÈåÏÝ ãËæá ÇáãÚäíÉ ÇãÇã ÇáãÏÚí ÇáÚÇã ááÌãåæÑíÉ Ýí ÊæäÓ. æÞÇá ãÞÑÈæä ãä ÓåÇã Èä ÓÏÑíä Çä ÇáäÇÔØÉ Ýí ãÌÇá ÍÞæÞ ÇáÇäÓÇä æåí ÇíÖÇ ãÏíÑÉ ãÌáÉ ßáãÉ ÇáÊí ÊÈË Úáì ÔÈßÉ ÇáÇäÊÑäÊ.

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ÕÍíÝÉ ÇáÑÇíÉ ÇáÞØÑíÉ áíæã ÇáÇÑÈÚÇÁ 27 ÌæÇä þ2001þþ-þ06þþ-þ27þ

ÊæäÓ:ÇÚÊÞÇá äÇÔØÉ ÝÜÜÜÜí ÍÞÜÜÜÜæÞ ÇáÇäÓÜÜÜÜÜÇä

ÊæäÓ – ÇÝ È- ÇÝÇÏ ãÕÏÑ ÑÓãí Çä ÇáÓáØÇÊ ÇáÊæäÓíÉ ÇæÞÝÊ ÇáäÇØÞÉ ÈÇÓã ÇáãÌáÓ ÇáæØäí ááÍÑíÇÊ Ýí ÊæäÓ (ÇáãÍÙæÑ) ÓåÇã Èä ÓÏÑíä ÃãÓ áÏí æÕæáåÇ Çáí ãØÇÑ ÊæäÓ. æÕÑÍ ÒæÌåÇ ÚãÑ ÇáãÓÊíÑí áæßÇáÉ ÝÑÇäÓ ÈÑÓ Çä Èä ÓÏÑíä ÇáÞÇÏãÉ ãä ÈÇÑíÓ ÇæÞÝÊ áÏí æÕæáåÇ æÇÞÊíÏÊ ÝæÑÇ Çáí ÞÇÖí ÇáÊÍÞíÞ ÞÕÏ ÇÓÊÌæÇÈåÇ. æÞÇá ÇáãÕÏÑ ÇáÑÓãí Çä ÞÇÖíÇ ÑÝÚ ÏÚæí áÏí äíÇÈÉ ÊæäÓ ÖÏ Èä ÓÏÑíä ááÊÕÑíÍÇÊ ÇáÊí ÇÏáÊ ÈåÇ ÇáÇÍÏ áÔÈßÉ « ÇáãÓÊÞáÉ » ÇáÊáÝÒíæäíÉ ÇáÊí ÊÈË ãä áäÏä.æÇÖÇÝ ÇáãÕÏÑ äÝÓå Çä ÇáÞÇÖí ÇáÐí áã íßÔÝ Úä åæíÊå ÇÚÊÈÑ ÊÕÑíÍÇÊ ÓåÇã Èä ÓÏÑíä áåÐå ÇáÔÈßÉ « ÊÔåíÑÇ ÖÏå ÔÎÕíÇ æãÓÇÓÇ ÈÓáØÉ ÇáÞÖÇÁ ». æÞÇá ÇáãÕÏÑ ÇáÑÓãí « Çäå ÝÊÍ ÊÍÞíÞ ÞÖÇÆí Ýí ÍÞåÇ æÕÏÑÊ ÊÚáíãÇÊ áåÐÇ ÇáÛÑÖ ááÔÑØÉ ÇáÞÖÇÆíÉ ááÞíÇã ÈÇáÊÍÞíÞ ÇáÖÑæÑí ÈåÏÝ ãËæá ÇáãÚäíÉ ÇãÇã ÇáãÏÚí ÇáÚÇã ááÌãåæÑíÉ Ýí ÊæäÓ ». æÞÇá ãÞÑÈæä ãä ÓåÇã Èä ÓÏÑíä Çä ÇáäÇÔØÉ Ýí ãÌÇá ÍÞæÞ ÇáÇäÓÇä æåí ÇíÖÇ ãÏíÑÉ ãÌáÉ « ßáãÉ » ÇáÊí ÊÈË Úáí ÔÈßÉ ÇáÇäÊÑäÊ ßÇäÊ ÈÑÝÞÉ ÚÏÏ ãä ÇáÇÕÏÞÇÁ áÏí ÚæÏÊåÇ Çáí ÊæäÓ æãä Èíäåã ÚÖæ Ýí áÌäÉ ÍÞæÞ ÇáÇäÓÇä Ýí ÇáÍÒÈ ÇáÇÔÊÑÇßí ÇáÝÑäÓí.æÔÇÑßÊ Èä ÓÏÑíä Ýí 17 ãä ÇáÔåÑ ÇáÌÇÑí Ýí ÈÑäÇãÌ ÍæÇÑ ãÊáÝÒ ÈÚäæÇä « ÇáãÛÑÈ ÇáßÈíÑ » Úáí ÔÈßÉ « ÇáãÓÊÞáÉ » ÇáÊí íÔÑÝ ÚáíåÇ ÇÍÏ ÇáãÚÇÑÖíä ÇáÊæäÓííä ãÍãÏ ÇáåÇÔãí ÇáÍÇãÏí.æßÇäÊ ÌãÚíÉ ÇáÞÖÇÉ ÇáÊæäÓííä ÇÕÏÑÊ ÈíÇäÇ Ýí ÇáËÇáË æÇáÚÔÑíä ãä ÇáÔåÑ ÇáÌÇÑí ÏÇäÊ Ýíå « ÇáÊÕÑíÍÇÊ ÇáÊí ÊÊÖãä ÔÊãÇ æÊÔåíÑÇ » Úáí ÔÈßÉ ÇáãÓÊÞáÉ ÊÌÇå ÞÇÖ ÊæäÓí æÇáÊí « ÊØÇá ÔÑÝ ÇáÞÖÇÉ ÇáÊæäÓííä æäÒÇåÊåã æÇÓÊÞáÇáíÊåã ».


 

 

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