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TUNISNEWS
8 Úme année, N° 2699 du 12.10.2007
Lettre ouverte au president Ben Ali
VĂ©ritĂ©-Action:Tunisie : DĂ©tĂ©rioration de lâĂ©tat de santĂ© des grĂ©vistes de la faim FTCR et ATF: Lettre ouverte Ă son Excellence Monsieur lâAmbassadeur de Tunisie Ă Paris Le Monde.fr :Tunis critique l’interdiction de rapatriement d’un dĂ©tenu de Guantanamo AP: Les autoritĂ©s tunisiennes nient la pratique de la torture AP: Tunisia Says It Does Not Allow Torture BBC NEWS: US judge blocks Guantanamo move The Washington Diplomat: Envoy Determined to Protect – Tunisia Against Extremism
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Appel de détresse de Tunisie (*)
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Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux,
Appel Ă toute Ăąme charitable
A nos frĂšres en Dieu dans le monde entier
A toute conscience vive et humanitaire
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Nous sommes sur la terre de la Zeitouna et de Kairouan et nous sommes submergés par le malheur et le dénuement.
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Les difficultĂ©s de vos frĂšres et sĆurs sont dĂ©mesurĂ©es et il ne nous reste plus aucun espoir aprĂšs Dieu et vous.
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Chers frĂšres, une fois sortis de prison, nos frĂšres se sont trouvĂ©s dans une nouvelle grande prison, ils se sont heurtĂ©s Ă la dure rĂ©alitĂ© Ă laquelle ils ne sâattendaient pas.
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Leur sĂ©jour a Ă©tĂ© si long quâils doivent non seulement surmonter des obstacles matĂ©riels mais aussi psychologiques notamment au sein de leurs familles.
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Ils ont frappĂ© Ă toutes les portes recherchant du travail peu importe le salaire ; peu dâentre eux ont subvenu Ă leur besoin. Par contre la majoritĂ© dâentre eux se trouvent au seuil de la pauvretĂ© alors quâils avaient promis Ă leur famille richesse et aisance et une vie en rose ; dâautant plus que les enfants ont grandi entre temps et que leurs demandes et leurs besoins ont grandi aussi.
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Tous les rĂȘves et les espoirs se sont envolĂ©s, le travail se fait rare et les proches et les amis ont tournĂ©s le dos ; certains dâentre eux ont mĂȘme vu partir leurs Ă©pouses et leurs enfants.
Il y a, certes, des frĂšres comme ceux citĂ©s par Allah : «âŠÂ que l’ignorant croit riches parce qu’ils ont honte de mendier – tu les reconnaĂźtras Ă leur aspects – Ils n’importunent personne en mendiant.. » La vache/273 . Nous nous soucions dâeux et nous ressentons ce quâils ressentent.
Il yen a dâautres qui, par pudeur, nâose pas sortir de chez eux refusant tout contact extĂ©rieur ; craignant le regard des autres en raison de leur pauvretĂ©.
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Dâautres sollicitent Allah avant dâaller affronter les gens et leur dire « donnez moi Ă manger jâai faim », et les cas similaires sont nombreux.
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Chers frÚres, cette crise qui a longtemps duré a engendré des conséquences et des situations néfastes.
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Nos frÚres qui sont restés en prison parfois plus de quatorze ans se sont retrouvés dans des situations alarmantes :
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Certains ont atteint la cinquantaine et sont toujours cĂ©libataires, ajoutĂ© Ă cela de nombreuses maladies de lâestomac, du rein, le phĂ©nomĂšne dâimpuissance sexuelle, le cancer entraĂźnant la mort dans de nombreux cas.
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Le pire câest que la majoritĂ© de ces frĂšres sont privĂ©s de cartes de soins et certains dâentres eux sont au chĂŽmage ou en invaliditĂ©.
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La situation de leurs enfants est parfois plus alarmante. De nombreux sont ceux qui prĂ©sentent des maladies psychologiques du fait du stress permanent entraĂźnant des perturbations graves, et comme vous le savez, ces cas nĂ©cessitent de lâattention, de la prĂ©vention et une prise en charge permanente qui est coĂ»teuse.
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Tout cela nâest quâun aperçu de la rĂ©alitĂ©, une goutte dans un ocĂ©an.
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Chers frĂšres, la lecture de cette lettre ne doit pas vous laisser indiffĂ©rents, nous sommes persuadĂ©s quâaprĂšs sa lecture votre cĆur sera touchĂ©.
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Notre espoir en Dieu est grand ainsi quâen votre gĂ©nĂ©rositĂ© devant pareil cas de dĂ©nuement et de pauvretĂ©.
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Nous ne souhaitions Ă personne de vivre cette situation. Nous prions Dieu pour quâIl vous protĂšge et vous donne la paix.
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Nous nâavons pas voulu vous importuner avec nos souffrances mais si nous faisons appel Ă vous aprĂšs Dieu, câest que la situation a atteint un seuil critique.
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Nous demandons à toute ùme charitable de nous aider afin que nos frÚres puissent retrouver et garder leur dignité.
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GrĂące Ă votre aide gĂ©nĂ©reuse et votre main tendue, vous pouvez empĂȘcher le dĂ©sespoir de sâemparer de vos frĂšres qui nâont pour tort que dâavoir souhaiter vivre dans leur pays en harmonie avec leur religion.
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Nous gardons espoir en Dieu qui, inchallah, nous unira sur la voie de la foi et lâamour de Dieu.
Le prophĂšte psl dit : « celui qui soulage le fardeau dâun croyant, Dieu le soulagera dâun fardeau le jour du jugement dernier »
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QuâAllah vous vienne en aide et vous protĂšge !
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Wassalem alaikom wa rahmatoullah wa barakatouhou.
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(*) Cette lettre est parvenue rĂ©cemment de la Tunisie Ă lâAssociation « TAKAFUL » pour le secours et la solidaritĂ©, et nous la transmettons Ă lâopinion publique pour lâalerter sur lâinquiĂ©tante situation matĂ©rielle, sociale et psychologique dâun grand nombre de tunisiens victimes de la politique rĂ©pressive du rĂ©gime durant les deux derniĂšres dĂ©cennies.
Vu lâampleur du drame et le nombre important des victimes qui sont dans le besoin et la prĂ©carité ; lâAssociation TAKAFUL fait appel Ă votre gĂ©nĂ©rositĂ© pour nous aider Ă secourir vos frĂšres et les aider Ă sauvegarder leur dignitĂ©.
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« Et toute dĂ©pense que vous faites dans le bien, Il la remplace, et câest Lui le meilleur des donateurs » (34 Saba /verset 39.)
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« Quiconque prĂȘte Ă Allah de bonne grĂące, Il le lui rendra multipliĂ© plusieurs fois. Allah restreint ou Ă©tend (ses faveurs).Et câest Ă lui que vous retournerez » (la vache, verset 245)
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Vous pouvez faire parvenir vos dons:
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* directement en donnant vos dons Ă des gens de confiance en contact avec lâassociation TAKAFUL (enregistrĂ©e en France)
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* en envoyant vos dons à cette adresse :
TAKAFUL 16, citĂ© vert – 94370 Sucy en Brie.
France
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Tél: 06 09 17 22 88 / 06 80 85 92 98
e-mail :contact@hotmail.fr
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* par virement bancaire Ă lâadresse suivante :
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la Banque Postale. / France
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Etablissement        guichet         n° compte         clé RIP
30041Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â 00001Â Â Â Â Â Â Â 5173100R020Â Â Â Â Â Â Â Â Â 42
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Identifiant International de Compte IBAN
FR54Â 3004Â 1000Â Â 0151Â Â 7310Â 0R02Â 042
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Montréal, le 11 octobre 2007
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Monsieur Zine El Abidine Ben Ali
Président de la République Tunisienne
Tunis
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Monsieur le Président,
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La dĂ©cision de la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale du Parti dĂ©mocrate progressiste (PDP), Madame Maya Jribi, et du directeur du journal Al Mawquef., Monsieur Ahmed Nejib Chebbi, dâentreprendre une grĂšve de la faim, le 20 septembre dernier, est un signal inquiĂ©tant qui nous prĂ©occupe au plus haut point: celui qui conduit des Tunisiens Ă recourir Ă cette mĂ©thode dĂ©sespĂ©rĂ©e pour se faire entendre de votre gouvernement.
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Nous saluons le courage et la détermination de Madame Jribi et de Monsieur Chebbi qui, tous deux, mettent leur santé en danger pour attirer votre attention sur une injustice qui menace les libertés et le pluralisme en Tunisie.
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Au cours des annĂ©es et tout rĂ©cemment encore, vous avez rĂ©itĂ©rĂ© votre volontĂ© dâassurer aux associations de la sociĂ©tĂ© civile tunisienne et les partis politiques de lâopposition, la libertĂ© dâassociation et dâexpression. Or, les institutions judiciaires et policiĂšres, créées pour protĂ©ger les citoyens et leurs libertĂ©s fondamentales, persistent Ă faire mentir vos promesses.
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Les responsables du PDP et du journal Al Mawquef veulent par leur grĂšve de la faim dĂ©noncer lâingĂ©rence politique dans le processus judiciaire qui sâest, dans les faits, traduite par lâexpulsion du PDP et du journal Al Mawquef des locaux quâils occupaient depuis plus de treize ans. Le prĂ©tendu diffĂ©rend avec le propriĂ©taire des locaux nous apparaĂźt cousu de fils blancs et son traitement par la justice indigne dâune sociĂ©tĂ© ouverte et pluraliste.
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Par leur geste dĂ©sespĂ©rĂ©, Madame Jribi et Monsieur Chebbi demandent que le PDP et le journal Al Mawquef ainsi que tous les partis et toutes les associations en Tunisie puissent exercer leurs activitĂ©s dans leurs locaux et avoir la libertĂ© dâaccĂšs aux espaces publiques.
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Nous vous demandons respectueusement, en votre qualitĂ© de PrĂ©sident de la RĂ©publique et dans le cadre de vos prĂ©rogatives dâintervenir afin que les libertĂ©s civiles et politiques fondamentales  soient effectivement traduites dans la rĂ©alitĂ©, conformĂ©ment Ă vos dĂ©clarations et aux conventions internationales pertinentes ratifiĂ©es par la Tunisie.
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Nous signataires, amis du peuple tunisien, syndicats, ONG, élus-es et citoyens-nes, de la région arabe, Européens-nes, et Nord-Américains-nes, vous adressons cet appel urgent en espérant que vous y donnerez une suite favorable.
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Veuillez recevoir, Monsieur le PrĂ©sident, lâassurance de notre haute considĂ©ration.Â
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Canada :
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M. Henri Massé, Président
Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
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Mme. Claudette Carbonneau, Présidente Confédération des syndicats nationaux (CSN)
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M. Réjean Parent, Président
Centrale des syndicats du Québec (SCQ)
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Mme. Francine Lalonde, Députée fédérale
de La Pointe-de-l’Ăle
Porte-parole du Bloc QuĂ©bĂ©cois en matiĂšre d’Affaires Ă©trangĂšres
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Mme. Meili Faille, Députée fédérale
de Vaudreuil–Soulanges
Porte-parole du Bloc QuĂ©bĂ©cois en matiĂšre de CitoyennetĂ© et d’Immigration
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Mme. Peggy Nash, Députée fédéral du Canada
de Parkdale High-Park
Porte-parole du Nouveau parti dĂ©mocratique du Canada (NPD) en matiĂšre de Lâindustrie et responsable des questions de Toronto
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M. Razmik Panossian, Directeur des Politiques, Programmes et de la planification
Droits et Démocratie
(Centre international des droits de la personne et du développement démocratique)
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Mme. MichÚle Asselin, présidente
Fédération des femmes du Québec (FFQ)
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Mme. Béatrice Vaugrante, directrice générale
Amnistie internationale section canadienne-francophone
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Mme. Marie-HélÚne Bonin, directrice générale
Alternatives
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M. Roger Paul Gilbert, Vice président
Centre Québécois du P.E.N international
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Mme. Gwendolyn Schulman, présidente
Groupe de la recherche et dâinitiative pour la libĂ©ration de lâAfrique (GRILA)
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M. Jamel Jani, Porte-parole
Association des droits de la personne au Maghreb (ADPM)
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France :
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M. Jacques Fath, Responsable des relations internationales
Parti Communiste Français
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Monseigneur Jacques Gaillot, EvĂȘque de Partenia
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M. Bernard Dreano, président du Cedetim
Centre d’Ă©tudes et d’initiatives de solidaritĂ© internationale
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M. Jean Yves BARRĂRE, Ă©conomiste.
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Mme Nicole BORVO, sénatrice de Paris
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M. JasĂ© BovĂ©, figures du mouvement altermondialiste, Syndicaliste agricole de la ConfĂ©dĂ©ration paysanne. Il a Ă©tĂ© candidat Ă lâĂ©lection prĂ©sidentielle française de 2007
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M. Marc Schade-Poulsen, Directeur exécutif du REMDH
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M. Gilles Lemaire,  ancien secrétaire national des Verts
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M. Hamadi Redissi, Universitaire tunisien
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Mme Souheyr Belhassen, Présidente de la FIDH
Fédération International des droits Humains
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Mme HĂ©lĂšne Flautre, prĂ©sidente de la Sous-commission des Droits de lâhomme
Au Parlement européen
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Mme Ghislaine Glasson Deschaumes, directrice de la revue Transeuropéennes
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M. Robert Bret, Sénateur
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M. Jean- Pierre Dubois, Président de la LDH
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Mme.Fatma Ksila, secrétaire générale
ComitĂ© pour le respect des libertĂ©s et des droits de lâHomme en Tunisie
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M. Kamel Jendoubi, président,
RĂ©seau euro-mĂ©diterranĂ©en des droits de lâHomme
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M. Khemais Ksila, secrétaire général
Ligue tunisienne des droits de lâHomme (LTDH)
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M. Lotfi Hamami, Journaliste
Chaßne de télévision El Hiwar
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M. Adel Thabet, porte-parole
Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT) en France
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M. Mouhieddine Cherbib, président,
Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR)
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M. Tarek Ben Hiba, militant associatif de l’immigration, des droits de l’Homme et syndicaliste
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Omeyya Seddik, chercheur en science politique et militant associatif
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M. Riadh Taib, Porte-parole
Associationsolidarité tunisienne
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M. Patrick Farbiaz, membre du CollÚge exécutif des Verts, délégué aux
Relations internationales
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M. Noël Mamere, député Vert, maire de BÚgles (Gironde)
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Mme Brigitte AZEMA-PEYRET, Avocat honoraire
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Mme Alya Chérif Chammari, avocate à la Cour de Cassation Tunisie
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 Mme Marguerite Rollinde, Chercheure, Université paris 8
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M. FrĂ©dĂ©ric DEVAL, Directeur de Dpt d’une Fondation culturelle (France)
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M. jean bellanger, PrĂ©sident de lâAEFTI
M. JasĂ© BovĂ©, figures du mouvement altermondialiste, Syndicaliste agricole de la ConfĂ©dĂ©ration paysanne. Il a Ă©tĂ© candidat Ă lâĂ©lection prĂ©sidentielle française de 2007
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Souad Chaouih, AMF
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Arab Commission for HR
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Egypte :
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Baha Eddine Hassan, président
Cairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS)
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Association pour la promotion de la DĂ©mocratie (Ăgypte)
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EASD association égyptienne de soutien à la démocratie
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The Egyptian Association For Community Participation Enhancement
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HRCAP, Human rights center aid for prisoners
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HRINFO, Arabic Network for Human Rights Information
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New Women organization
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Egyptian Initiative for Personal Rights
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The association for Human Rights Legal aid
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Land Center for Human Rights
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NADEEM Centre dâaide et de soins aux victimes de violences
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Andalus Institute for Tolerance and Anti-Violence Studies
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HMLC, Centre juridique Hicham Moubarak
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APRO,Organisation arabe pour la réforme judicaire
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The Egyptian Organization for Human Rights
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Bahrein:
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Bahrain Center for Human Rights
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Arabie Saudite:
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Saudi Human rights Center
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Maroc :
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M. Abdelaziz Nouaydi, PrĂ©sident de lâAssociation ADALA
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ASDHOM (association de dĂ©fense des droits de l’homme au Maroc)
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FMVJ (forum marocain pour la vérité et la justice)
           Mme Bouaiech Amina, PrĂ©sidente de lâOrganisation Marocaine des Droits de lâHomme
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Suisse :
Vérité-Action, Suisse
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Belgique :
Mme Hilde KETELEER, Auteure, membre du comité de PEN Belgique
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Syrie :
DCHRS Damascus Center For Human Rights Studies
           SWASIAH, Organisation Syrienne des Droits Humains
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VĂ©ritĂ©-Action Tunisie : DĂ©tĂ©rioration de lâĂ©tat de santĂ© des grĂ©vistes de la faim
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Fribourg, le 11 octobre 2007 Le bilan de la grĂšve de la faim menĂ©e par Mme Maya Jribi secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale du parti dĂ©mocrate progressiste (PDP) et M. Ahmed NĂ©jib Chebbi directeur du journal AlMawqif, organe du parti suscite lâinquiĂ©tude. AprĂšs 21 jours de grĂšve sans relĂąche, les grĂ©vistes dĂ©cident de poursuivre la lutte contre la fermeture du siĂšge central du PDP et de ses locaux rĂ©gionaux. Selon le bilan de santĂ© des deux grĂ©vistes de la faim datĂ© du 10 octobre, Mme Maya Jribi est mise sous perfusion Ă cause de la diminution du taux de potassium, du calcium et du magnĂ©sium. Me Nejib Chebbi est, Ă©galement, dans la mĂȘme situation. La dĂ©tĂ©rioration de leur Ă©tat de santĂ© inquiĂšte tous les observateurs alors que les autoritĂ©s tunisiennes nâĂ©pargnent aucun effort pour ternir lâimage des grĂ©vistes et discrĂ©diter leur lutte. Face Ă cette situation alarmante, VĂ©ritĂ©-Action : -Exprime sa vive prĂ©occupation pour la dĂ©tĂ©rioration de lâĂ©tat de santĂ© de Mme Jribi et Me Chebbi et rĂ©itĂšre son soutien Ă leur action – Appelle les autoritĂ©s tunisiennes Ă reconnaĂźtre le droit du PDP, de tous les partis politiques et de toutes les composantes de la sociĂ©tĂ© civile Ă la libertĂ© dâexpression, de rĂ©union et dâassociation – Appelle les instances et les organisations suisses et internationales Ă se mobiliser pour dĂ©noncer les agissements des autoritĂ©s tunisiennes et Ă intervenir pour sauver la vie des deux grĂ©vistes. Pour VĂ©ritĂ©-Action Service de lâinformation
BONNE FETE AID MABROUK  La FĂ©dĂ©ration des Tunisien-nes pour une        Association des Tunisiens en France (ATF) CitoyennetĂ© des Deux Rives (FTCR)                130, rue du faubourg PoissonniĂšre,75010 Paris 3, rue de Nantes, 75019 Paris TĂ©l : 01 46 07 54 04                             Tel : 01.45.96.04.06 Fax : 01 40 34 18 15                             Fax : 01.45.96.03.97 Mail : ftcr2@wanadoo.fr                          Mail : atf@free.fr Â
Lettre ouverte Ă son Excellence Monsieur lâAmbassadeur de Tunisie Ă Paris
 Son Excellence Monsieur lâAmbassadeur,  Nos deux fĂ©dĂ©rations, lâAssociation des Tunisiens en France (ATF) et la FĂ©dĂ©ration des Tunisien-nes pour une CitoyennetĂ© des deux Rives (FTCR), sâadressent Ă vous pour attirer votre attention sur une situation de violation de droits politiques, qui sâaggrave de plus en plus dans notre pays la Tunisie, et dont les consĂ©quences seront nĂ©fastes pour notre pays et son image.  Depuis plus de vingt jours, deux dirigeants du Parti DĂ©mocrate Progressiste (PDP), un parti dâopposition lĂ©gal, ont entamĂ© une grĂšve de la faim pour revendiquer le droit Ă la libertĂ© dâorganisation, d’expression et de rĂ©union en Tunisie. Il sâagit de Madame Maya JRIBI, secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale du parti et MaĂźtre Nejib CHEBBI, ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral et directeur du journal El Mawkef, qui, par cette action, protestent contre une dĂ©cision politique de rĂ©duire au silence ce Parti par lâorchestration de lâannulation du contrat de location du siĂšge du PDP par voie de justice.  Nous rappelons que ce type de pressions et artifices diverses ont dĂ©jĂ affectĂ© dâautres partis dâopposition tunisiennes tel les siĂšges des section dâEttajdid Ă Kairouan, Gafsa et KĂ©libia et les sections du PDP Ă GabĂšs, Tataouine, Tozeur, Kairouan et Jendouba et des associations autonomes telles que la Ligue Tunisienne des Droits de lâhomme (LTDH) et lâassociation tunisienne des femmes dĂ©mocrates (ATFD) en les privant de locaux ou de lâusage de leurs locaux et constituent des violations flagrantes de droits fondamentaux dâorganisation, de rĂ©union et dâexpression pourtant garantis par la Constitution.  Ces violations flagrantes frappent toute institution indĂ©pendante, quâelle bĂ©nĂ©ficie dâun statut lĂ©gal ou non et cette situation rĂ©guliĂšrement confirmĂ©e et dĂ©noncĂ©e par des rapports dâONG nationales et internationales.  En effet, la gestion sĂ©curitaire de la sociĂ©tĂ© tunisienne et la fermeture de tous les espaces publics et privĂ©s devant toute voix dissidente, conduit Ă la violation quotidienne des droits individuels et collectifs les plus Ă©lĂ©mentaires sous des formes diverses.  Ainsi, mĂȘme lâorganisation de rĂ©unions internes dâassociations ou de partis lĂ©gaux, de quelques personnes dans un local est souvent accompagnĂ©e par dâimpressionnantes prĂ©sences policiĂšres. Les hĂŽteliers refusent ou dĂ©commandent Ă la derniĂšre minute les rĂ©unions publiques de la sociĂ©tĂ© civile et des partis de lâopposition sur intervention des autoritĂ©s locales. Cet Ă©touffement quasi total de la voix de la sociĂ©tĂ© civile est trĂšs inquiĂ©tant et constitue un facteur favorisant la violence et lâextrĂ©misme de tout genre.  Aujourdâhui et dâaprĂšs le dernier communiquĂ© mĂ©dical publiĂ©, la situation mĂ©dicale de Mme Maya JRIBI et Me Nejib CHEBBI prend une tournure dangereuse et on assiste Ă une dĂ©tĂ©rioration particuliĂšrement prĂ©occupante avec un risque rĂ©el de complications sĂ©vĂšres.  LâATF et la FTCR, deux fĂ©dĂ©rations dâassociations tunisiennes oeuvrant dans le champ de lâimmigration, particuliĂšrement attachĂ©es au respect des droits dĂ©mocratiques et du pluralisme politique, solidaires avec les grĂ©vistes de la faim, vous interpellent pour :  –        Exprime leur solidaritĂ© avec les grĂ©vistes de la faim dans leur combat pour le respect du droit des partis politiques Ă un exercice effectif de leur droit Ă la rĂ©union et Ă disposer de siĂšges et des locaux pour leurs rĂ©unions publiques et leurs activitĂ©s ; –        Exprimer leur extrĂȘme prĂ©occupation par la situation des grĂ©vistes et par les violations flagrantes et rĂ©pĂ©tĂ©es des droits individuels et collectifs dans notre pays –        Exiger le respect des droits individuels et collectifs et des libertĂ©s fondamentales des tunisiens et notamment dâorganisation, de rĂ©union et dâexpression garantis par la constitution. –        Rappeler que âindĂ©pendance de la justice, est le fondement de tout Etat Droit et que la gestion sĂ©curitaire ne peut rĂ©pondre aux aspirations lĂ©gitimes Ă la DĂ©mocratie. risques auxquels la gestion sĂ©curitaire peut aboutir. –        RĂ©clamer lâarrĂȘt des persĂ©cutions, des pressions et intimidations qui sĂ©vissent contre ce parti et contre toutes celles et ceux qui les subissent comme la LTDH.  Veuillez agrĂ©er Monsieur lâAmbassadeur, lâexpression de nos considĂ©rations distinguĂ©es.  Paris le : 12/10/2007  PrĂ©sident de la FTCR                                                                  DĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral de l’ATF Mouhieddine CHERBIB                                                              Mohamed Lakhdar ELLALA
Tunis critique l’interdiction de rapatriement d’un dĂ©tenu de Guantanamo
 11.10.07 | 18h56 DĂ©couvrez le Desk, votre Ă©cran de contrĂŽle et de suivi de l’information en temps rĂ©el. Abonnez-vous au Monde.fr : 6⏠par mois + 30 jours offerts Les autoritĂ©s tunisiennes ont critiquĂ© jeudi la dĂ©cision d’une juge fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine qui a interdit le rapatriement de Mohammed Rahman, un dĂ©tenu tunisien de Guantanamo qui redoute d’ĂȘtre maltraitĂ© ou torturĂ© dans son pays. “Les instances judicaires Ă©trangĂšres devraient faire preuve de davantage de prudence, et Ă©viter de relayer des allĂ©gations dĂ©nuĂ©es de tout fondement”, a-t-on indiquĂ© de source officielle Ă Tunis, en allusion Ă la dĂ©cision, sans prĂ©cĂ©dent, de la juge Gladys Kessler sur le sort d’un prisonnier de Guantanamo.  Jusqu’Ă prĂ©sent, la justice amĂ©ricaine avait refusĂ© d’intervenir pour empĂȘcher les transferts de prisonniers, dont une cinquantaine originaires de Chine, AlgĂ©rie, Libye, Tunisie et OuzbĂ©kistan ne veulent pas retourner dans leur pays, selon l’association Human Rights Watch. Les autoritĂ©s tunisiennes affirment que “la torture et les mauvais traitements sont des pratiques rĂ©prĂ©hensibles en Tunisie” et sont “passibles de peines criminelles”. “La Tunisie respecte la dignitĂ© humaine, dans les textes comme dans la pratique”, a assurĂ© la mĂȘme source, ajoutant que “les personnes privĂ©es de leur libertĂ© bĂ©nĂ©ficient de tous les droits qui leur sont reconnus par la loi”. Notant que le ComitĂ© international du croissant rouge visite “rĂ©guliĂšrement” les prisons tunisiennes, les autoritĂ©s affirment que les deux anciens dĂ©tenus de Guantanamo dĂ©jĂ rapatriĂ©s “jouissent de toutes les garanties d’un procĂšs Ă©quitable et de conditions normales de dĂ©tention”. DĂ©tenu sur la base navale amĂ©ricaine Ă Cuba depuis plusieurs annĂ©es, Mohamed Rahman a appris en mai que le gouvernement amĂ©ricain ne le suspectait plus de terrorisme et prĂ©voyait de le renvoyer en Tunisie, rappelle la juge Gladys Kessler dans sa dĂ©cision publiĂ©e mardi. Mais en 2005, la Tunisie a jugĂ© et condamnĂ© par Consumante M. Rahman Ă 20 ans de prison, essentiellement grĂące aux Ă©lĂ©ments transmis par les Etats-Unis, ces mĂȘmes Ă©lĂ©ments qui ont conduit le gouvernement amĂ©ricain Ă envisager sa libĂ©ration. Les avocats de M. Rahman ont fait valoir qu’un rapatriement Ă©quivaudrait Ă une condamnation Ă mort en raison de sa santĂ© fragile et des risques de torture qu’il encourt. Le gouvernement a rĂ©pondu que les Etats-Unis ne rapatriaient aucun dĂ©tenu avant d’avoir obtenu des assurances qu’il serait bien traitĂ©, estimant que la juge n’avait pas autoritĂ© sur un dĂ©tenu de Guantanamo.
Les autorités tunisiennes nient la pratique de la torture
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 jeudi 11 oct, 13 h 19 Par Bouazza Ben Bouazza, Associated Press– TUNIS – Les autoritĂ©s tunisiennes ont rĂ©futĂ© jeudi les allĂ©gations relayĂ©es par les mĂ©dias sur une possible pratique de la torture en Tunisie, et ce Ă la suite du jugement rendu au dĂ©but du mois par un tribunal amĂ©ricain Ă Washington. Se basant sur des apprĂ©hensions dans ce sens, la juge fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine Gladys Kessler a bloquĂ© le rapatriement d’un Tunisien dĂ©tenu Ă Guantanamo (Cuba) de crainte qu’il ne soit soumis Ă la torture dans son pays d’origine. En rĂ©action Ă ce jugement, qui date du 2 octobre mais n’a Ă©tĂ© rendu public que mardi, le gouvernement tunisien assure, dans un communiquĂ© transmis Ă l’Associated Press, que “la torture et les mauvais traitements sont des pratiques rĂ©prĂ©hensibles en Tunisie (et) sont, de ce fait, Ă©rigĂ©es en infractions sĂ©rieuses passibles de peines criminelles”. Selon Tunis, “les instances judiciaires Ă©trangĂšres devraient faire preuve de davantage de prudence, et Ă©viter de relayer des allĂ©gations dĂ©nuĂ©es de tout fondement”. “Etat de droit, la Tunisie respecte la dignitĂ© humaine, dans les textes comme dans la pratique, garantit l’intĂ©gritĂ© physique et morale de la personne et ne tolĂšre aucun traitement dĂ©gradant envers les citoyens “, ajoute la mĂȘme source selon laquelle les dĂ©tenus “bĂ©nĂ©ficient, en Tunisie, de tous les droits qui leur sont reconnus par la loi relative Ă l’organisation des prisons, laquelle loi est conforme, en tous points, aux normes internationales”. Les autoritĂ©s rappellent que le ComitĂ© international de la Croix-Rouge (CICR) visite rĂ©guliĂšrement les prisons tunisiennes. En septembre dernier, l’organisation Human Rights Watch (HRW) avait fait Ă©tat de mauvais traitements contre deux ex-dĂ©tenus de Guantanamo transfĂ©rĂ©s en Tunisie il y a quelque quatre mois. Les autoritĂ©s tunisiennes dĂ©mentent ce qu’elles qualifient d'”allĂ©gations mensongĂšres”. “Ces deux rapatriĂ©s jouissent de toutes les garanties d’un procĂšs Ă©quitable (audience publique, procĂšs contradictoire, assistance des avocats, etc) et de conditions normales de dĂ©tention. Ils reçoivent rĂ©guliĂšrement la visite de leurs proches ainsi que celle de leurs avocats, et bĂ©nĂ©ficient de soins mĂ©dicaux appropriĂ©s, dĂšs que nĂ©cessaire”, avance le communiquĂ© gouvernemental. Le dĂ©tenu de Guantanamo dont le transfert a Ă©tĂ© bloquĂ© se nomme en fait Lotfi Ben Ali, selon l’avocat Samir Ben Amor, qui estime que le nom de Mohammed Abdul Rahman, qui figure sur les documents judiciaires amĂ©ricains, serait plutĂŽt un surnom. AgĂ© de 43 ans, ce dernier a fait l’objet d’une double condamnation de deux fois 20 ans de prison, la premiĂšre le 26 janvier 2005 et la deuxiĂšme le 24 mars 2006, pour des chefs d’accusation liĂ©s Ă son “appartenance Ă une organisation terroriste opĂ©rant Ă l’Ă©tranger”, selon Me Ben Amor. Il fait en outre l’objet d’investigations en cours auprĂšs du tribunal de premiĂšre instance de Tunis.
Tunisia Says It Does Not Allow Torture
Oct 11, 9:18 PM (ET) By BOUAZZA BEN BOUAZZA TUNIS, Tunisia (AP) – Tunisia said Thursday it does not allow torture and criticized a U.S. judge for blocking the transfer of a Guantanamo prisoner on grounds that he could face mistreatment in his home country. U.S. District Judge Gladys Kessler granted a preliminary injunction halting the transfer of Mohammed Abdul Rahman from the prison camp, according to a ruling unsealed Tuesday. Rahman was convicted in absentia in his native Tunisia and sentenced to 20 years in prison there. In her unprecedented ruling, Kessler said Rahman was likely to face “devastating and irreparable harm” if transferred. Tunisian officials denied the country engages in torture, saying it “does not tolerate any degrading treatment of its citizens.” “Torture and maltreatment are reprehensible practices in Tunisia (and) are therefore considered serious infractions punishable by criminal penalties,” the Tunisian government said in a statement Thursday. It also lashed out at Kessler, saying “foreign judicial officials should show more prudence and avoid relaying allegations that lack any foundation.” U.S. Deputy Secretary of Defense Gordon England cleared Rahman for transfer after a military panel heard his case in 2005. Rahman, who has a heart condition, was captured in Pakistan and allegedly handed over for a bounty. Tunisia is regularly criticized for human rights abuses, including torture, by national and international organizations. Ten Tunisians remain in Guantanamo.
US judge blocks Guantanamo move
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A US federal judge has blocked the US military from sending a Guantanamo Bay detainee to Tunisia because of allegations he would be tortured. It would be a “profound miscarriage of justice” to transfer Mohammed Abdul Rahman ahead of a Supreme Court ruling on detainee rights, the judge said. Human rights groups say the ruling is unprecedented, and the first direct intervention by a judge in such a case. Tunisia has denied Mr Abdul Rahman’s claims that it practises torture. However, a report by the US state department published earlier this year said the Tunisian government continued “to commit serious human rights abuses”. Citing human rights groups, the report said the Tunisian security forces used sleep deprivation, electric shocks, submersion of the head in water, beatings and cigarette burns. ‘Irreparable harm’ In her ruling made earlier this month but only just unsealed, Washington DC District Judge Gladys Kessler said that Mr Abdul Rahman could not be transferred because he might suffer “devastating and irreparable harm”. “In view of the grave harm Rahman has alleged he will face if transferred, it would be a profound miscarriage of justice if this court denied the motion,” the judge said. Mr Abdul Rahman has a heart condition and he argued that the 20-year prison sentence awaiting him in Tunisia could amount to a death sentence. His lawyer praised the ruling, which he said was the first time the courts had acted to control the treatment of prisoners at Guantanamo Bay. “The executive has now been told it cannot bury its Guantanamo mistakes in third world prisons,” Joshua Denbeaux told the Associated Press. Mr Abdul Rahman was captured in Pakistan and allegedly handed over for a bounty. He was cleared for transfer after a military panel heard his case in 2005. Repatriation A US justice department spokesman, Erik Ablin, said the government had argued that the district court did not have jurisdiction over the case. The government was now considering its options, he said. The US Supreme Court is due to rule on whether inmates can mount challenge in civilian courts. There are about 340 detainees still being held at Guantanamo, according to the Pentagon. It has transferred or released approximately 445 detainees to other countries. A Pentagon spokeswoman said it tried to ensure detainees were not abused when they were returned to their home states. “Detainees are not repatriated to countries where it is more likely than not that they will be tortured,” spokeswoman Cynthia Smith said.
Envoy Determined to Protect Tunisia Against Extremism
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by Larry Luxner Tunisia, which earlier this year marked 50 years as a republic, is a land of crowded sidewalk cafĂ©s, spectacular Mediterranean beaches, traditional Arab markets and vast, trackless deserts. Itâs also a tempting target for al-Qaeda extremists bent on turning this secular North African nation into an anti-Western Islamic republic. Mohamed Nejib Hachana, Tunisiaâs ambassador to the United States, says his country is determined not to let that happen. âIf your domestic situation is safe and sound, you can fight any threat coming from abroad,â he said. âIn Tunisia, there is no poverty, no ignorance and no high unemployment rate. This is the main mission of our governmentâto give hope to every Tunisian.â Site of the ancient city of Carthage and a former Barbary state under Turkish control, Tunisia became a French protectorate in 1881. It achieved independence under nationalist leader Habib Bourguiba and opened its Washington embassy in 1956, ending the monarchy a year later. Bourguiba served as president until 1987, when he was deposed in a bloodless coup by his prime minister, Zine El Abidine Ben Ali. Bourguiba died in April 2000 at the age of 96. âIt was a very delicate moment because Bourguiba was very sick and there was a big risk that fundamentalists would rise to power,â Hachana recalled. âIt was a moment when all Tunisians had lost hope.â Yet Ben Ali was able to consolidate his leadership quickly. Shortly after taking power, he abolished both polygamy and the presidency-for-life mandate. âSince that time, heâs introduced a new policy and enacted political reforms to let the Tunisian people freely elect their representatives in the legislative bodies and in presidential elections,â said Hachana. âIn the most recent elections, there were at least four candidates,â the ambassador notedâalthough Ben Ali always invariably seems to win (the next elections are in 2009). Wedged between the North African giants of Algeria and Libya, Tunisia is a relatively small 63,170 square miles, making it slightly bigger than Wisconsin. Islam is the religion of nearly all of Tunisiaâs 10.2 million citizens, with very small Jewish and Christian minorities. âEach country has its own specifics, its own culture, and we have our own recipe for democracy,â the 52-year-old ambassador explained. âThis is very important because many people confuse things. We cannot import a model from other countries because it will not be successful.â He added: âThere is a national consensus around the person of Ben Ali. He is the savior of Tunisia and is putting our country on the right track in this very risky and difficult moment. He is deadly serious about democracy and pluralism.â Hachanaâoriginally from Khellal, a town near the Mediterranean resort of Sousseâwas only 1 year old when Tunisia won independence from France in 1956. The next year, on July 25, 1957, the country declared itself a republicâa landmark event that the ambassador considers âa reward to the Tunisian people for their fight against colonialism and for the liberation of their country.â Hachana studied law and economics at the University of Tunis and has been in Tunisiaâs diplomatic service since 1980. He holds a certificate of applied statistics from the University of Boulder in Colorado and a diploma from the National Institute of Defense for Strategic Studies in Tunisia. Hachana previously served a stint as deputy chief of mission at the Tunisian Embassy in Washington, coming back in March 2005 as ambassador. Heâs also served as Tunisiaâs top envoy to Kuwait, Lebanon and the United Arab Emirates, as well as director of both the Maghreb (North African) Countries and Arab Countries Departments at the Ministry of Foreign Affairs. In a lengthy interview at his Northwest Washington residence, Hachana told The Washington Diplomat why Tunisia must remain on guard against Islamic fundamentalism. âThe main challenge we face is the threat of terrorism and violence. This is the new scourge all countries face,â he explained. âOur fight against terrorism has two components: the short-term threat posed by extremists, and the more important, long-term threat posed by poverty, ignorance, underdevelopment and unemployment. This is the real risk.â Terrorist activity is clearly on the rise throughout North Africaâs Maghreb, a region that encompasses Morocco, Algeria, Tunisia, Libya and Mauritania. Groups allied with al-Qaeda have taken responsibility for several attacks across the region, including two September terrorist attacks that killed more than 50 people and injured hundreds in Algeria. Although not as prone to bombings, Tunisia has also seen its share of terrorism. A 2002 truck bombing in front of an ancient synagogue on the Tunisian island of Djerba killed 21 people, mostly German tourists, and shocked many Tunisians who thought their country was immune to such things. Tourism Minister Tijani Haddad, speaking earlier this year in Djerba to reporters from various overseas publications including The Washington Diplomat, insisted that the truck bombing was a fluke and not at all indicative of the mentality of average Tunisians. âWe were one of the first countries to fight extremism in this region, and we have succeeded in eradicating it here,â he insisted. âThe Europeans know Tunisia very well, and what happened in 2002 doesnât go at all with Tunisian behavior. Since that event, weâve regained what we lost [in tourism numbers
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(Source: The Washington Diplomat october 2007)
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