26 juin 2001

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TUNISNEWS

Nr 404 du 26/06/2001

 

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  • LES TITRES DE CE JOUR:

  1. Mme Sihem Bensedrine ECROUEE

  2. L.T.D.H:POUR L’AMNISTIE  GENERALE

  3. La Ligue tunisienne des droits de l’Homme demande un soutien aux ONG

  4. Journée Internationale pour l’Amnistie Générale en Tunisie:INVITATION A UNE RENCONTRE-RECEPTION-EXPOSITION

  5. Le RPS devient « Parti démocratique progressiste » (PDP)
  6. Mouvement Ennahdha : Message au congrès du RSP

  7. I.C.S.P.P.T: Appel Urgent
  8. Le Président Ben Ali s’entretient avec le ministre chargé des Droits de l’Homme

 

Mme Sihem Bensedrine ECROUEE

  C.R.L.D.H. Tunisie

TUNIISE: SIHEM EBN SEDRINE ECROUEE

Nous venons d’apprendre qua Sihem Ben Sedrine vient d’etre écrouée à la prison civile de Tunis au terme de sa comparution devant le juge d’instruction aprés son interpellation à la descente de l’avion. Elle comparaètra devant le juge le 5 juillet 2001


AFP, 26 Juin 2001 à 13h14

Interpellation du porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie

TUNIS, 26 juin (AFP) – Mme Sihem Bensedrine, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu) a été interpellée mardi à son arrivée à l’aéroport de Tunis, a indiqué à l’AFP son mari Omar Mestiri.

Mme Bensedrine, qui venait de Paris, a aussitôt été conduite chez un juge d’instruction pour y être interrogée, selon la même source.

La militante tunisienne des droits de l’Homme a participé récemment à un grand débat sur la chaîne de télévision Al Mustaquilla, émettant de Londres et dirigée par un opposant tunisien, Mohammed el Hachmi Hamdi. AFP.


C.R.L.D.H. Tunisie DENONCE L’ARRESTATION DE Mme SIHEM BEN SEDRINE ET APPELLE A SA LIBERATION IMMEDIATE.

C.R.L.D.H. Tunisie

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Communiqué

ARRESTATION DE SIHEM BEN SEDRINE A SA DESCENTE D’AVION A L’AEROPORT DE TUNIS-CARTHAGE

La rumeur d’un mandat d’amener lancé contre Sihem Ben Sedrine à la suite de sa participation à l’émission  » Le grand Maghreb  » de la Chaîne T.V.  » Al Mustaquilla  » (Londres), s’est confirmée. La porte-parole du CNLT, directrice du magazine « en ligne » Kalima et de la maison d’édition Aloès, a été arrêtée le mardi 26 juin 2001 au matin ( environ 10h30 heures locales) à sa descente d’avion en provenance de Marseille.

Cette arrestation – sous le prétexte d’une plainte en diffamation d’un magistrat qu’elle avait, à juste titre, mis en cause – confirme d’autant plus le raidissement du pouvoir à l’égard des défenseurs des droits humains et des opposants, qu’elle a pris la forme d’un véritable rapt.

C’est au terme d’un séjour en Europe de près de deux semaines au cours duquel elle a participé le dimanche 17 juin et le dimanche 24 juin 2001 à l’émission  » Le grand Maghreb  » sur la chaîne de télévision Al Mustaquilla, émettant à partir de Londres, que Sihem Ben Sedrine a été interpellée. Elle arrivait de Marseille et elle était accompagnée par : Maître Emmanuelle Distria, du barreau d’Aix en Provence, et M. Christian Amirati., président de l’ADRIM et membre de la commission nationale des droits de l’homme du Pari Socialiste français. Elle a comparu devant le juge d’instruction plus trois de trois heures après son arrivée, autant de temps pendant lequel ses proches sont demeurés sans nouvelles. .

Journaliste et éditrice, ancienne vice-présidente de la LTDH, Sihem Ben Sedrine est la porte-parole du CNLT (non reconnu par les autorités). Elle dirige la maison d’édition Aloès, ainsi que le magazine  » En ligne  » Kalima (censuré en Tunisie) et elle est Secrétaire Générale de l’Observatoire pour la défense des libertés de la Presse, de l’édition et de la création (OLPEC), affilié au réseau international de RSF et dont la demande de visa a été déposée il y a deux mois.

Infatigable militante des libertés et des droits humains, Sihem Ben Sedrine n’a cessé, depuis des années, d’être harcelée par la police tunisienne. Celle-ci a même fait circuler des photos pornographiques, bien entendu truquées, la mettant en cause et qui ont été remises notamment à son propre fils ! Il y a quelques semaines, lors de la grève de la faim du militant Jalel Zoghlami, elle avait été violemment agressée, ainsi que son mari Omar Mestiri, par la police et les nervis du parti gouvernemental, ce qui l’a obligé à porter une minerve.

Au cours de l’émission  » Le grand Maghreb  » de la chaîne T.V.  » Al Mustaquilla  » du 17 juin 2001, elle avait évoqué la question de la corruption en Tunisie et elle avait fait référence aux propos tenus devant témoins par un magistrat. Ne voulant pas l’attaquer sur le sujet gênant de Moncef Trabelsi, le beau-frère du Chef de l’Etat qu’elle avait justement mis en cause, la police et la justice aux ordres ont engagé contre elle une procédure en diffamation à l’égard du seul magistrat cité. Un mandat d’amenée a été immédiatement lancé contre elle mais, malgré la rumeur persistante sur ce point, son mari , Omar Mestiri, et ses avocats n’avaient pas pu en avoir confirmation. Cela ne l’a pas empêché de participer à nouveau à l’émission  » Le grand Maghreb  » du dimanche 24 juin 2001, au cours de laquelle elle a annoncé sa ferme intention de rentrer en Tunisie le mardi 26 juin 2001. Dans l’intervalle Sihem Ben Sedrine – tout comme les opposants participant à cette émission depuis deux mois, ainsi que le journaliste animateur des débats, Zohair Latif, et le directeur de la chaîne, Mohamed El Hachemi HAMDI – a fait l’objet d’une violente campagne de presse, injurieuse, diffamatoire, sexiste et raciste (cf. notamment les quotidiens  » La Presse de Tunisie  » et  » Ach-Chourouk « ).

Le CRLDHT qui s’associe pleinement au communiqués d’urgence de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme -FIDH(, d’Amnistiy Internationale, Réseau euro méditerranéen des droits de l’homme – REMDH- et de Reporters sans frontières -RSF-, salue le courage de Sihem Ben Sedrine et la façon conséquente et digne avec lesquels elle assume ses responsabilités face à un état policier déstabilisé, malgré son caractère répressif et son arrogance, par une série de dix émissions hebdomadaires qui ont donné la parole à des personnes jusqu’ici bâillonnées .

Le CRLDHT dénonce ce nouvel échelon de l’escalade du pouvoir contre les défenseurs des droits humains et des libertés et exprime son inquiétude quant au sort de Sihem Ben Sedrine livrée à une justice aux ordres.

Le CRLDHT qui réaffirme sa solidarité avec la chaîne T.V.  » Al Mustaquilla « , ses animateurs et son directeur, estime que les poursuites engagées contre Sihem Ben Sedrine et son rapt à sa descente d’avion, confirme le brutal raidissement de l’état-RCD qui s’est notamment illustré , moins de trois semaines après la visite officielle en Tunisie du ministre français à la coopération internationale, par :

* L’arrestation arbitraire de Mohamed Mouadda, président du MDS, embastillé par une lettre de cachet pour neuf ans et demi

* Le verdict aberrant dans l’affaire de la LTDH

* L’audience précipitée en appel du docteur Moncet Marzouki dont le prononcé de jugement aura lieu le 7 juillet

* L’indifférence criminelle à l’égard de la grève de la faim de l’ancien détenu Mohamed Bejaoui qui est dans un état désespéré au terme de cinquante jours de grève de la faim

* Le refus opposé au départ à l’étranger de Sadri Khiari, cofondateur du CNLT et de l’association Raid ( section d’Attac) qui poursuit sa grève de la faim, entamée le 14 juin, pour obtenir son passeport (ce qui a été fait) et se rendre en France pour un rendez-vous universitaire important, relatif à sa thèse.

* la grève de la faim des animateurs du Comité national de soutien à Hamma Hammami.

* La répression contre les étudiants et les cadres de l’UGET, notamment à Gafsa et à Jendouba.

* Les conditions dans lesquelles Ismail Sahbani, ancien secrétaire général de l’UGTT, a été jugé et condamné à 13 ans de prison ferme.

* La campagne, violente, injurieuse et odieuse, lancée contre la chaîne T.V. d’  » Al Mustaquella  » et les Tunisiens participants à ses émissions.

LE CRLDHT EXIGE LA LIBERATION IMMEDIATE DE SIHEM BEN SEDRINE ET LA CESSATION DES POURSUITES ARBITRAIRES ENGAGEES CONTRE ELLE.

Paris, le 26 juin 2001

Contact presse :

Maître Emmanuelle Distria : 33 6 03699146

M. Christian Amirati : 33 6 09666260.

N. Kamel Jendoubi : 33 6 85522281.

 
REPORTERS SANS FRONTIERES DENONCE..

AFP, le 26 Juin 2001 à  16h01 
 

Bensedrine: RSF dénonce le « mépris à l’égard de la liberté d’statement »

 
   PARIS, 26 juin (AFP) – L’association Reporters Sans Frontières (RSF) a dénoncé mardi à Paris le « mépris à l’égard de la liberté d’statement » des autorités tunisiennes, après l’interpellation à Tunis de Sihem Bensedrine, directrice du magazine sur l’internet
Kalima.
   « Les autorités tunisiennes n’hésitent pas, une fois de plus, à s’en prendre, dès leur retour, à ceux qui ont osé critiquer le régime depuis l’étranger. Plusieurs opposants dont Radhia Nasraoui ou Taoufik Ben Brik ont été récemment fouillés à l’aéroport de Tunis et des documents leur avaient été confisqués », déclare le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, dans un communiqué de l’association
de défense de la presse.
   « Mais cette fois, le régime tunisien va plus loin en arrêtant Sihem Bensedrine. Le mépris des autorités tunisiennes à l’égard de la liberté d’statement n’a aucune limite », poursuit M. Ménard, pour qui « le président (tunisien Zine el-Abidine) Ben Ali est l’un des
trente prédateurs de la liberté de la presse ».
   Sihem Bensedrine, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu) a été interpellée mardi à son arrivée à l’aéroport de Tunis, a-t-on appris de source officielle tunisienne.
   Un magistrat a porté plainte auprès du parquet de Tunis contre Mme Bensedrine pour certains de ses propos tenus le dimanche 17 juin sur la chaîne de télévision Al-Mustaquilla, émettant depuis Londres, a-t-on précisé de source officielle. 

AFP

R.S.F: LETTRE DE PROTESTATION
 
25 juin 2001

Mandat d’amener contre Sihem Bensedrine
Menaces contre Al Mustaquilla

 
Dans une lettre adressée au ministre de la Justice, Bechir Takkari, Reporters sans frontières a exprimé sa vive inquiétude suite au mandat d’amener lancé contre Sihem Bensedrine, directrice du magazine en ligne Kalima (www.kalima.com) après une intervention sur la chaîne de télévision Al Mustaquilla. Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, a demandé au ministre de « saisir les autorités compétentes afin que les poursuites judiciaires soient abandonnées ». « Par ailleurs, nous sommes préoccupés par les attaques répétées contre la chaîne de télévision Al Mustaquilla qui avait également accueilli sur son plateau le journaliste Taoufik Ben Brik. RSF a rappelé que le 20 juin s’est ouvert le procès Saïda Ben Brik, la sœur de Taoufik Ben Brik et son mari, Khemaies Mejri.

Selon les informations recueillies par RSF, un mandat d’amener a été délivré, en juin, contre Sihem Bensedrine, directrice du magazine en ligne Kalima, secrétaire générale de l’Observatoire pour la défense de la liberté de la presse, de l’édition et de la création (OLPEC, affiliée au réseau international de RSF) et porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT). Ces poursuites sont intervenues quelques jours après le passage de la journaliste sur la chaîne de télévision arabe Al Mustaqilla (basée à Londres), le 17 juin 2001. Dans l’émission « Le Grand Maghreb », elle évoquait notamment le sujet de la corruption en Tunisie. Sihem Bensedrine est poursuivie pour « diffamation » et « atteinte à l’institution judiciaire ». Le 15 décembre 2000, Sihem Bensedrine avait constaté que sa voiture avait été fouillée. Un couteau à cran d’arrêt avait été déposé en évidence sur la banquette arrière ainsi qu’une lettre sur laquelle était écrit « A la guerre comme à la guerre ». La journaliste, actuellement en France, doit retourner en Tunisie le 26 juin.

Le 20 juin, Saïda Ben Brik, la sœur de Taoufik Ben Brik, et son mari, Khemaies Mejri, comparaissaient devant le tribunal de première instance de Tunis. Ils sont accusés de « violences et participation à une altercation », « atteinte aux bonnes mœurs » et « atteinte aux biens d’autrui et injures ». Ce procès, reporté pour le 29 septembre, fait suite à l’agression, en octobre 1999, de Khemaies Mejri et Saïda Ben Brik. En compagnie de leurs deux filles, ils avait été agressés par un de leurs voisins, Mohammed Chalghoum, un responsable du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir). Le commissariat de Khaznadar, à Tunis, avait refusé d’enregistrer la plainte des victimes. Mais ce procès intervient surtout près d’un mois après la diffusion de l’émission « Le Grand Maghreb », sur Al Mustaquilla (chaîne de télévision arabe, basée à Londres), au cours de laquelle Taoufik Ben Brik avait annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2004.

Depuis plusieurs mois, Al Mustaquilla, et en particulier son directeur, Mohammed el Hachmi Hamdi, reçoit des menaces téléphoniques provenant de Tunisie. Cette chaîne de télévision invite régulièrement sur le plateau du « Grand Maghreb » des opposants tunisiens : Khemaïs Chamari, Khemaïs Ksilla, Mohammed Charfi, Mokhtar Trifi, Moncef Marzouki etc. « C’est vous la source des problèmes », « Nous sommes en état de guerre contre vous », lui a-t-on notamment dit. Pourtant, Mohammed el Hachmi Hamdi a toujours pris soin d’inviter également des officiels tunisiens à  cette émission. Mais tous ceux contactés ont, selon lui, décliné l’offre, précisant : « Nous ne débattons pas avec des gens que nous ne respectons pas ». Après le passage de Sihem Bensedrine au « Grand Maghreb », le 17 juin, les auteurs des menaces se sont une nouvelle fois manifestés. Ils ont demandé à Mohammed el Hachmi Hamdi de s’excuser à la télévision. En cas de refus, ils menaçaient les locaux de la chaîne d’attentat. Ils ont, par ailleurs, ajouté qu’ils étaient prêts à dépenser beaucoup d’argent pour poursuivre la chaîne devant la justice britannique. Depuis un mois également, le directeur est victime d’une campagne de calomnie dans certains médias tunisiens, notamment l’hebdomadaire privé Ech Chourouk. Dernièrement, plusieurs membres de la famille de Mohammed el Hachmi Hamdi ont été convoqués au commissariat de Sidi Bouzid (centre du pays). « Ma famille est aujourd’hui prise en otage », a déclaré le directeur de Al Mustaquilla à RSF..

 

UN COMMUNIQUE « HISTORIQUE » DE LA LTDH MET EN PLACE LES MECANISMES NECESSAIRES POUR ABOUTIR A UNE VRAIE LOI D-AMNISTIE GENERALE EN TUNISIE.

 

LIGUE TUNISIENNE POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME

Tunis le, 14 juin 2001

POUR L’AMNISTIE  GENERALE

Le Comité Directeur de la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme  a décidé de faire du 29 juin une « journée nationale et internationale pour la revendication d’une loi d’amnistie générale « .

Cette action menée avec des associations et des partenaires en Tunisie et à l’étranger, vise à assurer une vaste sensibilisation autour de cette revendication. C’est la 3ème fois dans son histoire, après les initiatives de  septembre 1980 et de décembre 1987 que la L.T.D.H organise unecampagne en faveur de l’amnestie générale. La répétition de cescampagnes tout au long de ces années reflète le nombre grandissant des procès à caractère politique depuis les années soixante et jusqu’à ce jour et qui ont été intentés à diverses familles de pensée , diverses organisations et sensibilités politiques, syndicales et associatives. Les observateurs, tant nationaux qu’internationaux ayant suivi ces procès, ont unanimement enregistré leur caractère inéquitable. Il s’est agi de procès montés de toutes  pièce avec violation des droits de la défense, dans lesquels les accusations ont été le plus souvent basées sur des  » aveux  » dictés sous la torture, celle-ci ayant fait des centaines de victimes, dont des dizaines y ont laissé la vie. Ces  procès non équitables se sont référés à un arsenal de textes législatifs répressifs et liberticides, contraires à l’esprit de la constitution et aux dispositions des pactes internationaux. C’est dans le cadre de tels procès que des peines extrêmement lourdes ont été prononcées, dont des peines de mort et des peines de détention à vie, sans parler de longues années de prison au bout desquelles les victimes se retrouvent privées de leurs droits civiques, sociaux et politiques. La loi portant amnistie générale que nous réclamons aujourd’hui doit déclarer les infractions et les peines prononcées comme nulles et non avenues. Elle  doit concerner toutes les victimes, qu’ils se trouvent aujourd’hui encore en prison, qu’ils aient déjà purgé  leur peine, ou qu’ils aient été amenés à se réfugier dans la clandestinité, ou en exil ; ou encore ceux qui n’ayant pas été condamnés sont sous le coup de poursuites judiciaires, dans des affaires à caractère politique ou assimilé, ou des affaires montées de tous pièces pour cacher des motifs politiques.

La loi d’amnistie générale que nous réclamons doit annuler d’une façon automatique les peines prononcées, principales et complémentaires, et les effacer du registre des antécédents judiciaires. Ceux qui en bénéficient doivent recouvrer tous leurs droits civiques, sociaux et politiques : droit de participer à la vie publique,  droit de réintégrer son travail et de recouvrer tous les avantages perdus, y compris sous forme de compensation pleine et entière, et droit de réhabilitation.

La Ligue considère qu’une réhabilitation effective signifie le droit des victimes de poursuivre ceux à l’encontre desquels sera prouvé le crime de torture physique ou morale, qu’ils soient exécutants, instigateurs ou ayant donné leur consentement exprès ou tacite.  Car la Ligue fait la distinction entre le tortionneur et sa victime. Elle  œuvre  pour qu’il soit mis  fin  à l’impunité dont bénéficient tous ceux contre lesquels les crimes de torture serait prouvé, crime considéré par la législation internationale, comme un crime contre l’humanité et qui est imprescriptible.

Par ailleurs, la L.T.D.H a pris la décision de créer, après consultations avec les diverses sensibilités de la société civile, une COMMISSION NATIONALE PERMANENTE POUR UNE LOID’AMNISTIE GENERALE. Elle appelle toutes les tunisiennes et tous les tunisiens à se mobiliser autour de cette revendication humanitaire et civilisationnelle prioritaire, pour que justice soit faite.

Pour le Comité Directeur

Le Président

Mokhtar TRIFI

 
La Ligue tunisienne des droits de l’Homme demande un soutien aux ONG
 

La Ligue tunisienne des droits de l’Homme demande un soutien aux ONG


Posté le 25/06/2001 18:52:00

PARIS, 25 juin (AFP) – La vice-présidente de la Ligue pour la défense des droits de l’Homme de Tunisie (LTDH), Souhayr Belhassen, a appelé lundi à Paris toutes les organisations défendant les droits de l’Homme et les libertés à apporter leur soutien à la LTDH et aux prisonniers politiques de Tunisie.

Mme Belhassen était l’invitée d’un colloque célébrant le centenaire de la loi française de 1901 sur la liberté d’association, à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français.

Elle a énuméré une liste de procès récents ou en cours en Tunisie contre des intellectuels, des journalistes ou contre la LTDH elle-même.

« Ce n’est pas en s’autoproclamant respectueux des droits de l’Homme et en s’investissant dans une offensive de communication aussi agressive qu’inconsistante, que le pouvoir tunisien fera croire à l’opinion publique qu’il respecte les valeurs universelles de protection des libertés fondamentales », a souligné Mme Belhassen.

« Depuis l’accession de Ben Ali au pouvoir, les structures gouvernementales d’encadrement des médias se sont multipliées », a souligné Mme Belhassen, qui a toutefois noté qu’Internet et les télévisions par satellite « inaugurent de nouveaux espaces de liberté et provoquent un séisme:

 

A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE POUR L’AMNISTIE DE TOUTES LES VICTIMES DE LA REPRESSION EN TUNISIE

 

INVITATION A UNE RENCONTRE-RECEPTION-EXPOSITION

PENICHE ULYSSE QUAI SAINT BERNARD

Face au 7/9 Quai Saint Bernard jardin Tino Rossi

 (près de l’institut du monde arabe)

 

Mercredi 27 juin 2001 A 18 H 00

 

1990-2001 : onze années d’une dérive répressive et despotique en Tunisie qui s’est traduite par des milliers d’interpellation et/ou d’arrestations et jugements dont près d’un millier sont encore détenus dans des conditions très dures qu’ils dénoncent par la multiplication de grèves de la faim, plusieurs milliers de citoyens et de citoyennes tortures, plusieurs milliers chassés, asphyxiés sur le plan alimentaire, privés de leurs droits civils et politiques, humiliés, harcelés ainsi que les membres de leurs familles, persécutés, contraints à l’exil ou à la clandestinité !

Cela concerne des milliers de familles tunisiennes vivant une situation insupportable dans la Tunisie par ailleurs terre de sérénité dans les dépliants publicitaires et dans la réalité des couches aisées de la population et des millions de touristes le plus souvent ignorants de cet envers du décor du régime du Président Ben Ali.

Il est temps que cela cesse ! Il est temps de larguer les amarres !

C’est sur la péniche Ulysse que nous vous convions à une réception-exposition à l’occasion de la journée internationale pour l’amnistie des victimes de la répression en Tunisie lancée à l’initiative de la Ligue tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) et du Conseil National pour les Libertés en Tunisie, avec le soutien des grandes organisations internationales de défense des droits Humains

  • Souhayr Belhassen, Vice-Présidente de la LTDH,
  • Sihem Ben Sédrine, Porte parole du CNLT et ex vice-présidente de la LTDH,
  • Dr Mustapha Ben Jaafar, membre cofondateur du CNLT et ex vice-président de la LTDH, porte-parole du Forum Démocratique pour le travail et les libertés.

Tous les trois de passage à Paris, présenteront lors de cette réception DES PLAIDOYERS POUR LA LIBERATION DE TOUS LES DETENUS POLITIQUES ET D’OPINION ET POUR L’AMNISTIE DES VICTIMES ET NON CELLE DE LEURS PERSECUTEURS ET DE LEURS TORTIONNAIRES.

En présence solidaire de Mesdames et Messieurs :

Danielle Mitterrand, Patrick Baudouin, Sidiki Kaba, Pierre Sané, Denys Robiliard, Michel Tubiana, Henri Leclerc, Marie-Claire Mendès-France, Robert Ménard, Odile Sidem-Poulain, Jean-Pierre Tuquoi, Gilles Perrault, Professeur Schwartzernberg, Nicolas Beau, François Gèze, Jean-François Poirier, Francès Palomarès, Catherine Choquet, Joelle Kaufmann.

Invitation lancée à l’initiative de : CRLDHT, FIDH, CSLSP, Solidarité Tunisie, CDPPT, Houriya-Libertés, FTCR, France – Libertés, ATF, UGETF, ACAT, CIDT, Collectif des Familles de Disparu(e)s en Algérie.

Cette invitation est strictement individuelle.

 

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æÅÐ äåäøÄ¡ Ýí ÊÞÏíÑ ßÈíÑ æÇãÊäÇä áÌåæÏ åÐå ÇáÍÑßÉ ÇáãäÇÖáÉ¡ ÇáÊÌãÚ ÇáÇÔÊÑÇßí ÇáÊÞÏãí Ýí äÕÑÉ ÞÖÇíÇäÇ æãÓÇÌíääÇ¡ äÕÑÉ ÞÖÇíÇ ÇáæØä æÇáÍÑíÉ äÄßÏ Úáì ÇáÊÒÇãäÇ ÇáãØáÞ ÈÏíãÞÑÇØíÉ ÈáÇ ÇÓÊËäÇÁ æÑÝÖ ÇáÚäÝ ÈáÇ åæÇÏÉ ÓÈíáÇ ááæÕæá ááÓáØÉ Ãæ ááÈÞÇÁ ÝíåÇ æÍÑÕäÇ Úáì ÇáÚÏá ÇáÇÌÊãÇÚí æÊßÑíã ÇáãÑÃÉ æÑÝÖ ßá ÖÑæÈ ÇáåíãäÉ ÇáãÍáíÉ æÇáÏæáíÉ Úáì ÃÞæÇÊ ÇáÌãÇåíÑ Öãä ÍÑÕäÇ Úáì åæíÉ ÇáÈáÇÏ æÇÓÊÞáÇá ÞÑÇÑåÇ æÊÌÑÈÊåÇ ÇáÊäãæíÉ æäåæÖåÇ ÈÏæÑåÇ ÇáãÚÊÈÑ Úáì ÕÚíÏ ÇáÊÖÇãä ÇáÚÑÈí æÇáÇÓáÇãí æÊÍÑíÑ ÝáÓØíä æÇáÊÕÏí áßá ÖÑæÈ ÇáÊØÈíÚ ãÚ ÇáÚÏæ ÇáÕåíæäí ÇáÙÇåÑÉ æÇáÎÝíÉ æÇáãØÇáÈÉ ÈÑÝÚ áÇ ãÔÑæØ ááÍÕÇÑ Úä ÇáÚÑÇÞ æÐáß ãÇ ÇÚáäå ãÄÊãÑäÇ ÇáÃÎíÑ.

æÊÝÖáæÇ ÈÞÈæá ÎÇáÕ ÇáÊÞÏíÑ.

Úä ÍÑßÉ ÇáäåÖÉ

ÇáÑÆíÓ ÇáÔíÎ ÑÇÔÏ ÇáÛäæÔí

 

Le RSP devient « Parti démocratique progressiste » (PDP).

 

AFP, le 25 juin 2001 à 21h15

Un parti politique supprime sa référence au socialisme

TUNIS, 25 juin (AFP) – Le parti d’opposition tunisien du Rassemblement socialiste progressiste (RSP, gauche nationaliste) a changé d’appellation et supprimé la référence au socialisme, à l’issue de son 3ème congrès réuni durant le week-end à Tunis. Au cours d’une conférence de presse lundi, son Secrétaire général réélu, l’avocat Mohamed Néjib Chebbi a déclaré que son parti, l’une des six formations de l’opposition légalement reconnue en Tunisie, a été formellement rebaptisé « Parti démocratique progressiste » (PDP). La nouvelle appellation est plus conforme aux orientations actuelles du parti « convaincu par le libéralisme », dans un contexte dominé par l’économie de marché, a expliqué M. Chebbi, tout en se défendant d’avoir tourné le dos au socialisme. Ce changement de nom répond également à la mutation que connaît cette formation, qui ambitionne de fédérer un large éventail de militants et cadres de courants politiques divers, voire contradictoires. Anciens militants marxistes, islamistes progressistes, syndicalistes, socialistes et libéraux coexistent dans la composition du bureau politique de 25 membres présenté par M. Chebbi à la presse.

AFP

 
International Committee of Solidarity
for Political Prisoners in Tunisia
 

We, Tunisian citizens, human rights activists, political personalities, scholars and organizations worldwide,

call upon the Tunisian authorities to put an end to the sufferings of more than 1000 Political Prisoners who are all detained within extremely inhumane conditions because of their political and intellectual beliefs.

 

We urgently call for

:

 

1. Putting an end to the continuous sufferings of the victims of torture and their families,

2. A general amnesty for all the political prisoners, and the safeguard of all their constitutional rights,

3. A moral and material compensation to all the victims of torture.

to Subscribe For SOLIDARITY,

Send an e-mail to:

icsppt@hotmail.com

With your Name, Nationality, Country of Residence, Profession and E-mail

The Committee asks you to distribute its call and website address by all the possible ways to the Tunisians and others everywhere, to collect signatures from those who are not connected to Internet or do not have email addresses (while mentioning the Names, Nationalities, the countries of residence, and the Professions) and send them to the Committee.

We solicit that you currently visit the Committee’s Website and suggest any additional information or relevant links. 

 

Le Président Ben Ali s’entretient avec le ministre chargé des Droits de l’Homme, de la Communication et des Relations avec la Chambre des deputes.

 

Consécration de la liberté d’expression comme principe essentiel de la liberté de la presse

25/06/2001–

L’intérêt du Président Zine El Abidine Ben Ali s’est porté, lors de son entretien avec M.Slaheddine Maâoui, ministre Chargé des Droits de l’Homme, de la Communication et des Relations avec la Chambre des députés, sur l’activité de ce ministère et l’avancement de ses programmes dans ces domaines.

Dans le cadre du suivi des objectifs et orientations qu’il avait assignés au secteur de l’information, le Président de la République a souligné la nécessité de la poursuite des réformes relatives à ce secteur afin d’améliorer son rendement et d’enrichir son contenu, sur la base de la diversité des opinions et du renforcement accru des espaces de dialogue, de manière à assurer au citoyen une information reflétant, d’une part, ses attentes et préoccupations et donnant, d’autre part, la vraie image de la Tunisie, de ses acquis et de ses réalisations.

Le Chef de l’Etat a affirmé qu’autant il veille à la consécration de la liberté d’expression comme principe essentiel de la liberté de la presse, autant il estime nécessaire que l’exercice de cette liberté obéisse à des règles juridiques et éthiques afin qu’elle ne
donne pas lieu à la diffamation et aux atteintes à l’honneur des gens

ÊÚáíÞ ÈÓíØ:

ÅÐÇ áã ÊÓÊÍ Ý.. Þá ãÇ ÔÆÊ!

 

Liste publiée grâce à l’aide exquise de l’association :
Freedoms Friends  FrihetsVänner Föreningen  Box 62 127 22 Skärholmen  Sweden
Tel/:(46) 8- 4648308 e-mail: fvf@swipnet.se



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