4 avril 2001

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TUNISNEWS

Nr 337 du 04/04/2001

 

 .

LES TITRES DE CE JOUR:

  1. C.R.L.D.H.  Tunisie: Appel urgent les spadassins du regime tunisien agissent-ils a paris en toute impunite?

  2. L´Audace: N°73 mars 2001 en ligne:
  3. SALAH KARKER: Le paradoxe Charfi ou les prémices d’un complot?

  4. Achourouq  n’est content du retour de Charfi!

  5. Dimanche 8 avril, Mohamed Moada sera l’invite de la chaine Al-Mustakillah.

  6. Ben Ali s’en va , un autre Ben Ali arrive??
  7. Avril 2000- Avril 2001: le temps des « anniversaires »:

  8. Ce qui nous manque en Tunisie: de la decence et plus de respect de l’Etre Humain

  9. Sudan’s Turabi ailing in prison

  10. Tarek Dhiab élu « footballeur tunisien du siècle »

  11.  

    LES BARBOUZES DU REGIME VEULENT CREER UN CLIMAT DE TENSION AU MEETING DU VENDREDI 6 AVRIL A PARIS. IL FAUT LES EN EMPECHER, DIGNEMENT, DANS LE CALME ET LA SERENITE DES TUNISIENS CIVILISES!
    LES AUTORITES FRANCAISES SONT APPELEES A EMPECHER TOUTE PROVOCATION DES SPADASSINS IRRESPONSABLES DU REGIME TUNISIEN!!
    LE CRLDHTUNISIE LANCE UN APPEL URGENT A LA VEILLE DU RASSEMBLEMENT DE VENDREDI!

      

    C.R.L.D.H.  Tunisie

    Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

    Communiqué

    APPEL URGENT

    LES SPADASSINS DU REGIME TUNISIEN AGISSENT-ILS A PARIS EN TOUTE IMPUNITE ?

    LES DANGEREUSES MENACES PROFEREES AU COURS D’UNE REUNION DE CRISE DANS LEUR QG DU FOYER BOTZARIS DANS LE 19eme  ARRONDISSMENT  ET LES GROSSES DISPOSITIONS  QU’ILS  ONT PRISES  POUR “ CASSER ” LE MEETING DU 6 AVRIL 2001 DOIVENT ÊTRE PRISES AU SERIEUX  ET CONTRECARREES AVEC LA PLUS VIVE FERMETE

     

    Après les interventions de leurs hommes-liges et de leurs policiers en civil à Marseille, à Grenoble et à Genève, les spadassins et les nervis de l’Etat RCD (parti au pouvoir) ont mis en place une véritable stratégie de la tension et de la provocation, à Paris même, pour intimider et menacer physiquement, les défenseurs tunisiens des droits humains.

    Les graves dispositions qu’ils ont prises en ce sens lors d’une réunion de crise au foyer Botzaris dans le 19eme doivent être prises au sérieux et contrecarrées avec la plus vive fermeté.

    Dès l’après-midi du mardi 3 avril 2001, la Ligue française des droits de l’homme a réagi en prenant contact avec les autorités pour alerter sur les risques de cette escalade.

    Il est encore temps de dissuader ces gros bras de la milice destourienne et leurs mandants pour ne pas franchir, en France et à Paris,  le pas décisif des agressions individuelles et collectives  qui constituent un des aspects les plus préoccupants  de la dérive despotique et répressive du régime en Tunisie au cours du trimestre écoulé.

    Les animateurs de “la caravane pour les droits de l’homme en Tunisie ”  et le CRLDHT sont fermement décidés  à mener à son terme  la campagne pacifique  et démocratique  d’information et de sensibilisation qu’ils ont organisée.

    Les menaces et les bruits  de bottes en plein Paris autant que les injures ou les rodomontades des séides du pouvoir  tunisien ne sont pas de nature à infléchir le cours des actions. Annoncées lors de la conférence de presse du 23 mars 2001, ces actions seront menées calmement et dignement malgré les campagnes de calomnies et les menaces proférées par des éléments factieux qui espèrent bénéficier à Paris de la même impunité dont ils jouissent en Tunisie.

    Cet appel  urgent au sang froid et à la sérénité constitue aussi une mise en garde solennelle pour enrayer, s’il est encore temps, l’engrenage  d’une violence  aux conséquences redoutables mais qui n’est pas de nature  à intimider les défenseurs des droits humains et les démocrates tunisiens.

    D’ores et déjà nous affirmons  que les plus hauts responsables  des services diplomatiques et consulaires  tunisiens qui étaient présents à cette “ réunion de crise à Botzaris ” auront à assumer toutes les conséquences d’agissements qui constitueraient un tournant d’une extrême gravité et une atteinte aux règles légales, aux traditions républicaines et démocratiques de tolérance et de protection des droits et à la solidarité auxquelles les démocrates  de ce pays sont fermement attachés.

     

    Paris le 4 avril 2001

     


    MEETING, LE VENDREDI 6 AVRIL

    A la BOURSE DE TRAVAIL DE PARIS

    Rue Château d’eau  de 18H 30 – Métro : République

     

    ·       Pour soutenir les luttes engagées par un nombre croissant de démocrates qui refusent et condamnent ces atteintes,

    ·       Pour agir auprès des autorités Françaises, Européennes et des instances internationales afin d’amener le gouvernement Tunisien à respecter ses engagements en matière de respect des droits de l’Homme, de la démocratie  et de l’Etat de droit,

    ·       Pour la levée de toutes les poursuites à l’encontre de la LTDH et ses dirigeants légitimement élus par son V ème congrès, le respect inconditionnel des libertés publiques et individuelles et tout particulièrement en matière de liberté d’expression et d’association et l’arrêt  immédiat  de toutes les formes de harcèlement  dont sont victimes les citoyens, les militants et défenseurs des droits humains ou les opposants.

     

    Initiative à l’appel de

    LDH, France- libertés, CTS-LTDH, CRLDHT, ATF, FTCR, CEDETIM, UGET.

    Et le soutien de :

    REMDH, FIDH, CGT, SUD-PTT, FSU, Amnesty International -section française, ASDHOM , CNAJEP, Hourrya Liberté, Parti Communiste, UEC, UNEF, RSF, ATMF, AMF, ATTF, LCR, Les Verts, EVT…

     

    MEILLEURS VOEUX A TOUTE L’EQUIPE DE L’AUDACE QUI A TERMINE LE 28 FEVRIER 2001 SA SEPTIEME ANNEE D’EXISTENCE.

     

    « L’Audace » An VIII


    28 février 1994 – 28 février 2001

    Voilà aujourd’hui sept années révolues depuis que « L’Audace » a entamé cette suicidaire mais indispensable aventure.
    Le devoir d’informer les Tunisiens qui vivent une chape de plomb depuis 1990, et un régime de diète culturelle, intellectuelle et informationnelle depuis l’avènement de l’ère meurtrière du 7 novembre, avait alors pris le pas sur le silence complice du grand nombre qui se plaisait à ronronner dans certains milieux qu’il fallait du temps à la jeune démocratie de Ben Ali pour s’instaurer, d’autant que notre petit pays était en proie à des velléités hégémoniques de ses voisins, comme la Libye de l’instable Gueddafi ou l’Algérie en guerre contre l’islamisme rampant.
    Nous avions dès le départ vu juste puisqu’à l’origine même, l’on avait oublié que Ben Ali ne fut, n’a été, n’est ni sera jamais un démocrate. Aujourd’hui, à « L’Audace », on se permet de tirer un grand ouf : puisque tout le monde s’accorde enfin à penser que Ben Ali est un dictateur corrompu, qu’il a gouverné treize ans durant en menteur et que toute sa théorie du péril vert ne fut pendant tout ce temps qu’un leurre pour tromper l’opinion internationale et les crédules, et gagner la sympathie des « mauvaises foi » ainsi que ceux qui ont la foi mauvaise.
    Bref, ce n’est point d’un retour en arrière dont il s’agit aujourd’hui en fêtant par la mémoire et la plume le 7e anniversaire de « L’Audace ». Mais c’est surtout pour répéter ce que nous n’avions eu de cesse de revendiquer : la poursuite du combat pour la liberté et la dignité du peuple tunisien dans sa totalité. Ce combat long et douloureux qui délivrera 10 millions d’âmes du joug de la dictature et d’une oligarchie militaro-policière avide de pouvoir et d’argent , est près d’atteindre son but pour peu que toutes les parties concernées laissent dans les vestiaires leurs querelles personnelles.
    Sur un autre chapitre, « L’Audace » qui a suivi quotidiennement au cours de cette année passée les événements déroulés en Tunisie, l’arbitraire dont ont été victimes tous les démocrates (hommes et femmes) ainsi que les centaines de familles islamistes dont un frère, un père, un oncle croupissent toujours en prison, a parfois été acculée à sélectionner et à se coller aux faits les plus marquants. Certains y ont vu des cas plus défendables ou « médiatisables » que d’autres. Or, dans notre esprit, il n’a jamais été question de cela. « L’Audace » défend tous les Tunisiens opprimés, appartient à tous les Tunisiens où qu’ils soient. Des problèmes techniques, de circulation de l’information, des moyens humains et financiers constituent encore, au bout de 7 ans d’efforts, de sérieux handicaps à relever. Le problème de la diffusion est aussi, à son tour, l’une de nos préoccupations majeures. Dans quelques jours, « L’Audace » est consultable en ligne dans tous les pays du monde avec 48 heures d’avance sur sa diffusion, sinon en même temps, pour seulement 13 francs ou 2 euros.
    Enfin, nous ne pouvons évoquer cette année passée sans nous rappeler le procès que nous avait intenté Serge Adda et qui fut sensationnel pour l’image du régime actuel. Ce procès et son issue démontrent que lorsqu’ une justice est libre, la dictature ne triomphe pas.
    Avis donc à ceux qui seraient en quête d’avocat pour intenter un nouveau procès à « L’Audace » à cause de ce qui a paru concernant leurs vérités dans notre dernière édition. Nous doutons d’ailleurs fort que Ben Ali permette à ses nouveaux fers de lance (en plastique) de prendre une telle initiative…
    Pour sa huitième année d’aventure passionnante, « L’Audace » réitère son engagement, en appelle à ses lecteurs sans lesquels nous aurions jeté l’ancre depuis longtemps déjà et leur donne rendez-vous l’an prochain.
    Avec l’espoir de parler d’autre chose que du morose Ben Ali.

    « L’Audace »

    AMEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEN!

     

     

    N°73 mars 2001

    Sommaire

     

    MIEUX VAUT LE DIRE

    Une information préoccupante sur des projets d’agressions à Paris.

    Selon une source digne de foi, la police tunisienne aurait décidé d’organiser début mars deux agressions et intimidations à Paris. On se rappelle les précédents graves qui ont eu lieu à Paris et dont les victimes, sérieusement molestées et blessées, furent Ahmed Manaï et Mondher Sfar.
    Voilà que le risque de ces agressions, intimidations et réprésailles ressurgit avec comme cibles principales Khemaïs Chammari, Kamel Jendoubi, objets de campagnes de diffamations virulentes et odieuses ces dernières semaines.
    Selon ces informations recueillies de bonne source début mars, deux membres de la DST tunisienne, entrés en France sous des noms d’emprunt, mais dont les identités ont été confirmées, auraient eu pour mission d’organiser dans l’Hexagone ces opérations « coups de poing ». Il s’agit, nous en sommes certains, de deux spadassins de la DST: Abdessattar Lakhdhar et Abdallah Ben Salem.
    Nous sommes sûrs que ces barbouzes étaient investis d’une mission d’agression…
    Cette information incite à une vigilance accrue même si les personnes ci-haut citées ont tenu à en relativiser la portée. Nous croyons savoir, par ailleurs, que les Autorités françaises ont été avisées par des Organisations de défense des droits de l’homme afin de tenter de prévenir tout risque de dérapage.

    MIEUX VAUT LE DIRE : JEU DE 7 FAMILLES

    Leila Trabelsi et les douanes françaises
    Que faisait-elle donc à Paris? Leila Trabelsi, qui comme nous l’avions relaté dans notre dernière édition, était venue dans la ville des Lumières à bord du Falcon présidentiel en novembre 2000, au courant du mois du Ramadan, est repassée par la capitale française en janvier 2001 et re-repassée fin février, puisqu’elle a quitté la capitale de l’Hexagone ce vendredi 2 mars. Toujours à bord du même Falcon.
    Le problème qui a eu lieu concerne la Tva (19,6%) et les Finances françaises sont fermes sur cela. Constatant les gros achats effectués par Leila, les douaniers ont demandé à les contrôler avant d’apposer leur signature sur des factures s’élevant à des dizaines de milliers de francs. Les agents tunisiens au service de Leila ont refusé ce contrôle. Il s’ensuivit un échange très vif et des insultes. Ce qui a amené les douaniers français à déposer une plainte.
    Quant à Leila, elle embarqua ses valises.

    La pourriture s’attaque à tout
    Tous les week-ends ou presque, Moncef Trabelsi, le frère aîné de Leila, débarque à Paris, accompagné d’une jeune fille (pas toujours la même). Et repart le dimanche avec 20 grosses valises sur un vol Tunisair. Il se fait payer 10 000 francs (2000 dinars environ) le convoyage par valise qui voyage gratuitement. Moncef Trabelsi, ex-marchand de légumes et de fruits à Tunis, prend à la communauté tunisienne ce qu’il ne peut usurper par ailleurs.
    En effet, la marchandise convoyée n’est ni contrôlée à Orly ni à Tunis-Carthage. La douane tunisienne n’y trouve rien à dire… Mais ce sont toujours environ 40 millions de millimes (ou 200 000 francs) au total qui reviennent à l’honorable Moncef Trabelsi…

    Grombalia : les 7 familles sont là
    L’Etat tunisien a décidé récemment de distribuer certaines terres domaniales à des agriculteurs, en leur proposant des concessions à long terme pour les cultiver. Le jour de la réunion décisive qui tendait à attribuer nomémment ces terres, un neveu de Ben Ali s’est présenté en disant tout haut : « J’achète tout ». Ce ne fut pas un achat ni des attributions, mais tout simplement un racket.
    Voilà la Tunisie de Ben Ali et de ses neveux.

    Corruption toujours
    Fin janvier, la police de Kasserine dans le centre- ouest tunisien, a mis la main sur un réseau de voleurs d’oeuvres archéologiques, patrimoine de l’Etat. En fait, il ne s’agissait pas là de Talibans, mais de voleurs tunisiens. Un coup de fil a été passé, et Belhassen Trabelsi donna l’ordre de libérer les « fossoyeurs ».
    D’ailleurs, après avoir tout raflé dans le pays, Mourad Trabelsi vient de créer une unité de friperie. Rappelons que Slaheddine Ben Ali, frère aîné du Général, avait obtenu en exclusivité une licence de friperie à Tunis qu’il s’est empressé de donner en gérance pour 4 milliards de millimes par an…

    Bungalows : Ben Ali promet de tout rendre
    Le Conseil ministériel du 16 février 2001 nous avait permis d’apprendre à travers la presse gouvernementale, que tous les bungalows, appartenant à des émigrés tunisiens en France, en Belgique, en Allemagne, qui avaient été confisqués, ont fait l’objet d’un point de l’ordre du jour et de l’attention du Président. « Hamdou’lilah ». Il s’agit en fait des 134 villas, bungalows et maisons sur la côte de Nabeul relevant de la fameuse affaire du Belge Godot. Dans cette affaire, étaient surtout impliqués l’avocat Abderrahim Zouari, aujourd’hui ministre de la Jeunesse et des Sports du Général et d’autres avocats. Ce scandale, qui avait fait les manchettes de tous les journaux en 1985, remonte maintenant à la surface.
    Si « L’Audace » apporte quelque chose de nouveau, c’est un message à Ben Ali : « Nous voulons nos maisons, tenez votre promesse. Mais si vous ne la tenez pas, nous ferons un communiqué commun de tous les propriétaires spoliés, dans lequel nous vous rappellerons le respect de la loi. Certains parmi nous ont une quinzaine de bungalows, villas et maisons, ils ont sacrifié leurs vies en travaillant à l’étranger pour en arriver à ce que votre ancien ministre Bouaziz vienne y passer quelques jours avec sa femme et ses enfants, en demandant à nos jardiniers de lui préparer la maison… Depuis que vous avez empoché la République, nous avons mal pour notre pays. Monsieur le Président, ce ne sont pas des menaces, c’est juste la décision de tous au cas où vous ne tiendriez pas votre parole ».

    Bouteflika et Ben Ali au téléphone
    Suite à notre information parue dans le n¡70 concernant les révélations faites par le quotidien « El Khabar » du 22 novembre 2000, selon laquelle le neveu de Ben Ali était impliqué dans un trafic de voitures entre l’Europe et l’Algérie via parfois le port de Radès et le port de la Goulette à Tunis, le Général Ben Ali téléphona à son homologue algérien le Président Bouteflika :
    – « Comment est-ce que la presse algérienne insulte et met en cause ma famille, en nous traîtant de corrompus?, lui dit-il
    – Vous savez, la presse algérienne ne me ménage pas moi-même… »
    , répondit son interlocuteur.

    Ahmed Ben Salah
    L’ancien super ministre de Bourguiba, septuagénaire, était rentré en Tunisie en septembre 2000 avec la promesse de Ben Ali qu’il recevrait sur place sa retraite. De 1990 à septembre 2000, sa retraite s’élève à 100 millions de millimes (500 000 FF environ). Mais depuis son arrivée, l’ancien ministre n’a perçu que 4.8 millions de millimes, c’est à dire l’équivalent de deux mois et demi de retraite d’ancien ministre ou 5% de ce que l’Etat lui doit.
    Mais il n’y a pas que cela, puisque Ahmed Ben Salah, par ailleurs époux de la soeur de l’ancien Premier ministre, Hamed Karoui, actuel vice-président du RCD (le parti au pouvoir), dispose d’un hectare de terrain à Radès. A l’automne de sa vie, il pensait lotir ces 10 000m2. Ce que la municipalité de Radès lui refusa. Et l’on sait que Belhassen Trabelsi, pour humilier cet homme, envisage de s’approprier ce terrain.
    Ce qui se passe en Tunisie est absolument excécrable. Des gens sans passé, en tout cas sans avenir, humilient le plus lâchement du monde les hommes qui ont servi la Nation.

    Gafsa
    Dans cette ville du sud de la Tunisie, la situation est catastrophique, suite à : – une sécheresse sans fin ;
    – un chomage endémique des jeunes, des diplômés et des cadres ; – un manque d’intérêt de Ben Ali pour la ville de Gafsa.
    Ben Ali considère, en effet, que Gafsa la résistante avait eu sa peau en 1980, lorsqu’il fut éjecté de son poste de directeur de la Sûreté au ministère de l’Intérieur.
    D’ailleurs, l’on s’interroge ici et là sur les deux seules personnes corrompues de cette ville qui gravitent autour du Général : le premier, un certain Abderrahmane Tlili, et le second, Mohamed Chokri.
    Faut-il rappeler à nos lecteurs que Abderrahmane Tlili a trois frères :
    – le premier, Mustapha Tlili, ambassadeur à Qatar, vient d’être d’ailleurs rappelé à Tunis ;
    – le second, Farid Tlili, est consul à Montréal au Canada ;
    – le troisième, Rachid Tlili, a racheté à l’Office de l’huile, donc à l’Etat, une usine de mise en bouteille d’huile d’olive dont la valeur réelle dépasse les 300 000 dinars, du temps où Abderrahmane Tlili était Pdg de l’Office de l’huile, avant de devenir un opposant légal-ad-versace de Ben Ali aux élections d’octobre 1999, avec un score n’atteignant pas les 2%.
    Faut-il rappeler enfin, que Mohamed Chokri, homme de tous les trafics, a racheté de nombreux biens immobiliers appartenant à des étrangers. Il vient d’acquérir une grande ferme agricole qui appartenait jusque là au ministère de la Défense nationale dans la région de Mornag. Enfin, ce sinistre Mohamed Chokri est celui qui a fait assassiner son propre frère, laissant sa belle-soeur et ses enfants à la rue, pour une sordide affaire immobilière.

    Gafsa toujours
    Le secrétaire général du RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique, parti au pouvoir) et ex-ministre de l’Intérieur, Ali Chaouch, a effectué récemment un déplacement à Gafsa.
    Dans ses discours qui étaient portés contre la France (voir dossier de « L’Audace »), il dit alors ; « Aidez-nous, votre parti compte sur vous. » Le peuple de cette ville lui répondit : « Nous voulons du travail. Où sont vos projets? Et de toute façon, pourquoi nous demandez-vous de vous soutenir alors que vous censurez la presse, que l’on ne lit rien et que vous voulez toujours décider à notre place? »

    MIEUX VAUT LE DIRE : POLITIQUE

    Commençons par la blague toujours…
    Evoquant la traduction de Ben Ali devant un Tribunal international, des compatriotes tunisiens spéculaient sur la peine qu’il devra encourir.
    Et voilà que l’un d’entre eux eut cette idée assez insolite :
    « Je proposerai personnellement que Ben Ali soit condamné à faire un long discours sans lire ses feuillets préalablement tapés et mis en page en gros caractères ».
    Et un islamiste de répondre : « Cette peine infligée à Ben Ali constitue une forme de torture, et nous, nous sommes contre la torture ».

    Clans à l’intérieur
    La fille aînée du Général-président, épouse du super gendre de son beau-père, Slim Chiboub, est en dépression nerveuse. Le fait en est que Monsieur la trompe souvent et qu’il se fait amener des femmes grâce à un monsieur Kaabachi…
    En bon père, Ben Ali le prit en flagrant délit (comme s’il ne le savait pas), jeta « l’intruse » en prison et empêcha le gendre de voyager.
    La police politique fait actuellement courir le bruit que Slim Chiboub est en disgrâce. Ainsi, le dernier week-end de février, Frej Gdoura, le puissant patron des renseignements, fut-il limogé à son arrivée au ministère de l’Intérieur. L’on crut savoir que c’était dans le cadre de la guerre des clans que cette mise a la retraite avait été décidée (voir éditorial de « L’Audace » n¡72. février 2001). Mais ce n’était pas que cela, puisque Haj Frej, qui n’est pas un vrai Haj, s’était permis de dire à l’occasion d’une beuverie, la veille même de son limogeage : « on n’était pas comme ça à la police, c’est Ben Ali qui va nous faire payer tous les pots cassés ».

    Consécration
    La fondation américaine Helman Hamett vient de décerner son premier prix à Moncef Marzouki dans le cadre des rétributions annuelles qu’elle consacre aux écrivains de la liberté.

    Laissez-le sortir
    L’Université de Chicago vient d’attribuer à Moncef Marzouki un poste d’enseignant dans le cadre des « schoolars at risks ».

    Actes de vandalisme
    Des « inconnus » ont brisé les vitres arrières de la voiture de Me Alya Chammari le mardi 13 mars. Par ailleurs, des « inconnus » ont mis du sucre dans le réservoir de la voiture de Me Rashia Nasraoui le week end dernier…

    Procès de la LTDH (jugement en référé)
    La cour d’appel de Tunis a examiné ce 13 mars 2001, l’appel interjeté par la LTDH contre le jugement en référé portant sur la nomination d’un administrateur. L’affaire a été repoussée au 27 mars 2001 pour l’annonce du jugement.

    Ne blaguons pas
    L’Institut arabe des droits de l’homme, dont est président Taïeb Baccouche, a adressé une lettre au Général Ben Ali à travers laquelle l’Institut « s’étonne » de la démarche entreprise par le pouvoir contre la Ligue tunisienne des droits de l’homme.
    Depuis cette missive, l’Institut arabe des droits de l’homme ne reçoit plus de subventions, plus de courrier à part les factures d’eau et de gaz.
    C’est curieux.
    Nous croyons savoir que Mohamed Mouada, président du MDS légitime, ne reçoit plus son courrier également.

    A propos de la maladie du Président
    « La Presse », journal du gouvernement, nous a annoncé sur sa Une, par l’intermédiaire de son porte-parole officiel, Abdelwaheb Abdallah, trois jours de repos pour le Président.
    Selon le communiqué officiel, il s’agissait d’un problème de pneumologie.
    Faux ! Zine El Abidine Ben Ali devait assister à partir du 2 mars, à une conférence organisée par l’autre girouette Gueddafi, appelée Syrte II, à travers laquelle l’instable colonel devait « concrétiser ses Etats Unis d’Afrique ».
    Ben Ali se contenta d’envoyer « son » Premier ministre et « son » message pour tenter de plaire aux Américains qui ont de sérieuses réserves au sujet de Gueddafi et de tous ses projets.

    Le courroux du Président
    L’ambassadeur de Tunisie à Doha au Qatar, Mustapha Tlili, a été rappelé à Tunis parce que le Président légitime du MDS Mohamed Mouada, est passé en direct sur « Al Jazira » le 21 février dernier, face à Me Fayçal Triki qui a su renier à temps ses convictions. Mais il n’y a pas que cela.
    L’ancien Premier ministre, Mohamed Mzali, s’est déplacé fin février au Qatar dans le cadre d’une mission à caractère sportif. Il y fut reçu par le chef de l’Etat, les émirs, toute la classe gouvernementale de cet émirat et fit la Une de tous les journaux qataris, ce qui exaspéra Ben Ali.
    Faut-il rappeler à ce sujet les multiples mensonges de ce dernier ?
    Chaque fois que Ben Ali a rencontré des personnalités étrangères et que celles-ci lui avaient parlé du cas Mzali, il répondit « C’est mon grand frère ».
    Malgré la basse campagne de presse dont Ben Ali a été à l’origine contre l’ancien Premier ministre, malgré la confiscation de ses documents et ses archives personnelles (toujours pas rendus) et de sa maison à La Soukra, mettant sa femme et ses enfants à la rue, malgré que Mzali n’ait jamais obtenu sa retraite d’ancien ministre, malgré…, malgré…, Ben Ali raconte à ses interlocuteurs qu’il a envoyé un émissaire à Paris pour lui signifier qu’il n’était pas au courant « qu’on lui avait confisqué sa propre maison et qu’il avait lui-même tancé pour cela son ministre des Terres domaniales. »…
    Ben Ali est un faux, Ben Ali est un menteur.

    Toujours des mensonges…
    Mieux encore : chaque fois que la situation en Tunisie a été évoquée entre des diplomates européens et des opposants tunisens, on leur répond: « Nous savons tout, mais que pouvons-nous faire pour vous aider à vous en sortir? » Ce qui constitue une nette évolution…
    A titre d’exemple, nous pourrions évoquer certains faits. En 1994, le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi avait demandé l’asile politique à Londres, en Grande Bretagne. Quelques jours plus tard, une célèbre journaliste arabe rencontra le ministre des Affaires étrangères Douglas Hurt et ll’interrogea au sujet de Ghannouchi, suggérant que vu les intérêts tuniso-britanniques, le pouvoir tunisien aller se fâcher.
    « Effectivement, répondit le ministre anglais, j’ai reçu le ministre des Affaires étrangères, Habib Ben Yahia, qui m’avait proposé un dossier compromettant contre Rached Ghannouchi. Je l’ai, alors,trouvé vide et ses accusations farfelues ».
    Et Ben Hayia de revenir voir Douglas Hurt à ce sujet et le ministre anglais de lui répondre : « No, no, no », en se levant et mettant fin à l’entretien.
    Tout cela pour dire que les partenaires et les amis de la Tunisie en ont assez que les Autorités tunisiennes les prennent pour des imbéciles.

    UK- suite
    Récemment, les Autorités britanniques ont établi la liste des Organisations terroristes établies à Londres. Elles n’ont pas signalé le mouvement islamiste tunisien Ennahdha, ce qui a beaucoup déçu les Autorités tunisiennes.
    Plus récemment, un demandeur d’asile membre d’Ennahdha, a comparu devant un Tribunal à Londres, accompagné de Rached Ghannouchi en qualité de témoin (et non pas devant une administration comme l’OFRA en France). Le Président d’Ennahdha, qui devait prendre la parole pour assister ce jeune demandeur d’asile, reçut la réponse suivante du Président du Tribunal : « La situation des droits de l’homme en Tunisie est connue de tous et de tout le monde, le régime tunisien est à nu. Voilà pourquoi notre Tribunal attribue l’asile politique à l’exilé tunisien ici-présent ».

    Refus
    L’OFPRA vient de refuser encore une fois l’attribution de l’asile politique à Ahmed Ouerghemi. Exilé depuis plus de 15 ans, privé de sa femme et de ses enfants, il considère cette décision injustifiée, « dans un pays de droit comme la France ».
    « Tout ce que je veux, c’est collaborer avec des hommes et des femmes qui combattent un régime dictatorial quasiment tombé. La souffrance de ne plus connaître ses enfants depuis tant d’années illustre bien la cause que je défends »…

    Encore une affaire de haine
    Nous avions evoqué dans le n¡68-69 de « L’Audace » (octobre-novembre 2000) les déboires de Brahim Hamdi, cet universitaire tunisien qui n’est pas rentré 16 ans durant dans notre pays.
    Brahim a obtenu un DEA en droit médical à l’université de Paris VIII mais le Conseil de l’Ordre des avocats et la justice tunisienne ne l’ont pas autorisé à s’inscrire au Barreau, alors qu’il avait obtenu l’équivalence pour ses dîplomes de la part du ministère de l’Enseignement supérieur.

    Précision
    Un certain Ben Amor a contacté « L’Audace », sans préciser son prénom. Il soutient que l’information publiée dans nos précédentes éditions concernant des agents de renseignements tunisiens opérant à Paris, lui a personnellement porté préjudice. Il rappelle qu’il « connait bien Mohamed Tahar mais qu’il ne se reconnait pas dans son amitié ». Dont acte.

    Slim Chiboub : une arnaque de plus
    Les camions de la marque japonaise Isuzu dont l’assemblage, se fait dans une usine située au centre de la Tunisie, ont vu ces derniers temps leur prix augmenter de près de 20% environ, passant de 17 000 DT à 20 000 DT.
    Slim Chiboub, voulant importer des véhicules d’une autre marque, a en fin de compte conclu un marché avec le consessionnaire de l’usine japonaise implantée à Kairouan. Ainsi, le gendre véreux ne commercialisera pas la seconde marque mais en contre partie, il recevra pour chaque camion Isuzu vendu 3000 DT.
    Faisons un simple calcul : 25 camions produits par jour x 3000 DT = 75 000 DT garantis quotidiennement sans aucun effort et sans aucun investissement…. soit plus de 2 millions DT par mois.

    Commission disciplinaire pour avoir dit bonjour
    A la dernière semaine de sa grève de la faim, Jalel Zoghlami a rendu visite à certaines fédérations de la Centrale syndicale, au siège de l’UGTT (Santé, Postes, Enseignement…) place Mohamed Ali.
    Ce n’était pas pour plaire au nouveau patron de l’UGTT, Abdessalem Jrad, qui a ordonné que tous ces responsables de fédérations passent en Commission disciplinaire et que les voitures de fonction leur soient retirées (Kalima.com)

    Encore une affaire de cupidité
    Un émigré tunisien détenteur d’une licence délivrée par la chaîne Pizza Hut a été contraint de fermer du jour au lendemain tous les restaurants dont il dispose à la Marsa , à Tunis, à Sousse et à Sfax.
    Qu’en est-il ? Après avoir fait un investissement de deux millions de dollars (deux milliards de millimes tunisiens) pour obtenir l’autorisation de la chaîne de restaurants de la représenter en Tunisie, il s’est vu proposer la vente de son projet par Belhassen Trabelsi. Ce qu’il a refusé.
    C’est ainsi qu’on lui a carrément fermé ses commerces, officiellement pour « utilisation d’une appellation commerciale internationale sans autorisation préalable ». Ce qui est faux dans la mesure où notre pauvre émigré avait obtenu une licence en due forme.
    Cette affaire nous rappelle une autre non moins triste: celle dont avait fait les frais un certain Chammari qui avait obtenu des Américains, propriétaires de Mc Donald’s une licence afin d’exercer au Palmarium. Il dût déchanter après que Slim Chiboub voulut mettre la main sur le projet. Ce que Mc Donald’s refusa, et ce projet ne vit jamais le jour.

    Hicham Jaïet sur RFI
    Le célèbre historien et intellectuel tunisien, qui vient de signer le manifeste des démocrates progressistes, s’est exprimé mercredi 21 mars sur RFI. Il a brillamment expliqué comment on étouffe en Tunisie. Il a resumé la situation de blocage actuelle et affirmé que de nos jours, le silence est une forme de complicité.
    Rappelons que Hicham Jaïet avait, dès décembre 1988, sur les colonnes de « Réalités »,avait mis en garde contre la dérive autoritaire à laquelle nous risquerions d’aboutir avec une Constitution comme la nôtre qui attribue les pleins pouvoirs au président de la République. Dans un célèbre article intitulé « Points d’ombre », il insistait sur la nécessité d’instituer de véritables contre-pouvoirs pour prémunir la fonction présidentielle du totalitarisme d’ un Président…

     

    LE DOCTEUR SALAH KARKER, L’UN DES FONDATEURS DU MTI/NAHDHA REAGIT A L’INTRONISATION MEDIATIQUE EN FRANCE DE MOHAMED CHARFI COMME « LEADER » (LE PARISIEN) ET/OU « CHEF DE FILE » (LE MONDE) DE L’OPPOSITION TUNISIENN!!!!!

     

    Le paradoxe Charfi ou les prémices d’un complot?

    Le journal le Monde a accordé une interview à Mohamed Charfi qui a était publié dans son numéro du mercredi 28 mars 2001. On l’a qualifié de chef de file de l’opposition tunisienne. Qualification complètement aberrante. Charfi ne fait même pas partie de l’opposition authentique et patriotique dans le pays. Il n’est rien d’autre qu’un serviteur du dictateur. Ceux qui l’ont rangé parmi l’opposition, ou bien ils se sont trompés ou bien ils ont voulu se faire l’avocat du diable. Après tout ce qu’il a rendu comme service à la dictature et à la répression contre le peuple, Charfi ne peut jamais avoir la confiance des tunisiens et réintégrer les rangs d’une opposition authentique et patriotique dans le pays. Si elle veut gagner de la confiance et de la popularité auprès des tunisiens, la gauche tunisienne doit se distinguer de Mohamed Charfi, prendre sa distance vis à vis de lui et ne pas le reconnaître dans ses rangs.

    Les Tunisiens patriotiques, toutes tendances confondues, ne peuvent jamais oublier à Charfi :

    – Qu’il a, en compagnie d’autres faux patriotes, supervisé, à partir d’un hôtel de luxe à Sousse, les travaux du congrès de la Centrale Syndicale, UGTT, en 1989, et participé à lui imposer une direction conformiste, docile et corrompue choisie par Ben Ali lui-même. Depuis, cette organisation étendard de militantisme patriotique et garant de l’équilibre politique contre la volonté hégémonique de l’Etat, n’est plus ce qu’elle était.

    – Qu’il a accepté, sans hésitation aucune, sa nomination par le Général dictateur Ben Ali à la tête du ministère de l’éducation. Bien qu’il ait était président de la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme, il n’a consulté personne parmi cette mouvance objective et neutre, et il lui a tourné le dos comme s’il ne l’avait jamais connue. Ensuite il a géré ce ministère sur la base d’un programme de réformes préparées à l’avance, et trop grave pour ne pas être mis à la consultation populaire avant son application. C’est cette dernière, à juste titre, qui a consolidé les fondements du régime dictatorial de Ben Ali.

    – C’est lui aussi qui a ordonné, à plusieurs reprises, les interventions sanglantes des forces de la police dans les universités, dont celle de mai 1990 au campus universitaire de Tunis qui a coûté la vie à une dizaine d’étudiant et a fait plusieurs dizaines de blessés.

    – C’est lui aussi qui a renvoyé, purement et simplement, plusieurs milliers d’enseignants, du primaire au supérieur, pour simple sympathie pour le mouvement islamique Ennahdha, pour les exposer, eux et leurs familles au chômage et à la famine. Du côté des étudiants islamistes, les dégâts ont été plus graves, et la liste de ceux qui ont été privés de leurs études est plus longues.

    – C’est lui qui a cautionné, en tant qu’idéologue du régime dictatorial de son maître, durant plus de six ans, toutes les exactions et les actes de barbarie, qu’a commis Ben Ali jusqu’en 1994.

    Les Tunisiens ne peuvent pas et ne doivent pas du tout oublier tout cela, car ils risqueront de le payer très cher, comme ils l’ont payé lorsqu’ils ont oublié ce qu’a fait le Général Ben Ali le 26 janvier 1978 lorsqu’il était directeur de la sûreté nationale au ministère de l’intérieur et a écrasé dans un bain de sang les émeutes ouvrières, puis ils l’ont applaudi le 7 novembre 1987 comme si de rien n’était. Les Tunisiens dans leur grande majorité n’ont pas besoin des services de Mohamed Charfi au sein de l’opposition, par contre, ils attendent le jour où il sera conduit devant la justice pour qu’il soit jugé sur tous les crimes qu’il a commis.

    Alors amener Charfi de très loin, du banc des accusés au rang du chef de file de l’opposition tunisienne, laisse douter des bonnes intentions de certains milieux qui s’intéressent à l’avenir politique en Tunisie après le départ de ce militaire subalterne. Pour ces milieux, il est temps, peut être, de commencer à lâcher en douceur un Général dictateur qui commence à être très encombrant, pour le remplacer par son charmant idéologue auquel il lui faut embellir la gueule très bien sale pour le moment.

    Salah KARKER
    29 mars 2001

     

     

     
    CHRONIQUE DU MOUCHARD
    Taoufik Ben Brik
     

     

    Adresse à Mohamed Charfi* : collabo de première heure et opposant de la 25e heure

    On se croirait au cinéma : tout le monde est beau, tout le monde est brave. Tous champions : que tu aies joué les prolongations ou sué toute la partie, tu seras sur le podium le jour de la remise des médailles – même si tu es resté sur le banc.

    Dans les années de braise, le benalisme était un serpent à double tête : la propagande et le flingue. Une minorité de va-nu-pieds, deux années durant, ont déclenché une offensive générale pour aplatir la propagande. Ces  » sous-commandant Marcos  » ont manié, comme personne, l’arme des mots. Des stratèges des médias. La victoire a été totale sur ce front.

    Aujourd’hui, toiser et narguer Ben Ali, c’est canarder un moribond. La belle affaire ! Les têtes brûlées ont nettoyé la ville et c’est le dessus du panier qui tient le haut du pavé, le jour du défilé… On découvre leurs hauts faits d’armes, leurs lettres de démission… Qu’ils nous les montrent pour qu’on se torche le cul avec !

    Le sous-commandant Ben Brik

    *Ancien ministre du président Ben Ali, Mohamed Charfi, a accordé une interview au Monde (27 mars 2001) :  » Entretien avec Mohamed Charfi, tête de file de l’opposition en Tunisie « .
    Suite à cette parution, Taoufik Ben Brik avait publié un texte dans Libération, le 29 mars 2001 : « Charfi, le faux sauveur de Tunis ».

    Taoufik Ben Brik

     

    ACHOUROUQ (ET CEUX QUI LUI ONT DONNE L’ORDRE D’ECRIRE) N’EST (NE SONT PAS) CONTENT(S) DU RETOUR DE CHARFI!

       INTERVENTION TIREE DU FORUM CNLT:
     
    04/4/01 05:40:36 AM
    Name: Corleone.

    Subject: Achourouq appelle à la violence physique?!!


    J’apprends q’aujourd’hui qu’Achourouq a publié un article dans la livraison de ce matin (Mercredi  04/04) un article où elle incendie Med CHARFI.
    Cela ne me génerait pas outre mesure car s’ils ne sont pas d’accord avec lui, c’est leur droit de s’exprimer comme ils l’entendent. C’est donc la forme et la méthode qui retient plus mon attention.

    « Charfi est ingrat vis-à-vis de ses protecteurs (comprendre ZBA), c’est donc un lâche et un traître qu’il ne faut pas ménager et qu’il faut (mal)traîter comme tous les autres……de toutes les façons ce personnages n’est qu’une marionette des détracteurs de la Tunisie libre qui opèrent à partir et pour le compte de la France…

    « (cela dit en citant des noms).
    Amis de la vrai tunisie je vous demande donc confirmation, voir le texte de cette infamie ou du moins les détails…
    Les méthode de Zinochet ne sont pas inconnues des gens qui vivent sous son joug et ce genre d’article ne me surprend pas.
    Par contre c’est le signe d’un affolement du côté du palais et de ses locataires.

     

     

    DIMANCHE 8 AVRIL, MOHAMED MOADA SERA L’INVITE DE LA CHAINE AL-MUSTAKILLAH.
    à ne pas manquer!

     
     

    Dr. Mohmaed Moada Président du MDS en Tunisie sera l’invité de Zouhir


    latif, pour le programme Al-Maghrib Al-Kabir du dimanche 8 Avril 2001.
    Thémes du débat:
    1 – La déclaration du MDS-Nahda
    2 – La nature de la relation entre Moada et le Président Ben Ali entre les années 1987-1995.
    3 – L’avenir de l’opposition Tunisienne et de la vie politique en général.

    Rendez-vous: Dimanche 8 avril, à 13H45 heure de Tunis, 14H45 heure de Paris sur Analogue (W2,16″east, Fréquence: 11163.33 Horizontal) et numérique (Arabsat et Nilesat).

     
    LE TEXTE INTEGRAL DU DEBAT DE MOKHTAR TRIFI ET SLAHEDDINE JOURCHI AVEC LA CHAINE SATELLITAIRE « AL-MUSTAKILLAH »!!

    http://www.almustakillah.com/page03.pdf

     
    Dr. KHALED CHOUKAT APPELLE TOUTES LES « OPPOSITIONS » A BIEN DIGERER LES LECONS DU PASSE!

    ARTICLE PUBLIE SUR LE DERNIER NUMERO DU JOURNAL AL-MUSTAKILLAH PAGE 11:

     

    UN AUTRE  FORUM POUR LES TUNISIENS LIBRES  VOIT LE JOUR SUR LA TOILE. IL EST ACCESSIBLE SUR CETTE ADRESSE:
    http://www.rsp-tunisia.com/kalboard.mv 

     

    VOICI L’UN DES MESSAGES PUBLIES SUR CE FORUM CE 4 AVRIL:

    Ben Ali s’en va , un autre Ben Ali arrive??


    Envoyé par mohamed tounsi le 4/2/2001 :

    On ne peut jamais assurer un bon futur a notre patrie sans qu’on evite de commetre les memes erreurs du passe..Le manque de l’espace de liberte d’une part et le refus de se soumettre aux choix du peuple de l’autre part.
    J’ai defendu le droit de tous les tunisiens de s’exprimer et de s’organiser y compris les islamistes,est-ce un crime que j’ai commis ? la repense ete immediate »non au islamistes »…Quoi ? qu’est ce que vous entendez dire par ce « VETO » ? considerez vous la Tunisie un domaine privee ou rien ne sera fait, rien ne sera dit sans votre permission?
    reveillez-vous les gars,vous etes des tunisiens c’est vrai,votre voix doit etre entendu c’est vrai aussi,mais vous n’etes pas les seuls tunisiens dans ce cher pays,des MILLIONS d’autres sont aussi des tunisiens comme vous,et ils doivent tous avoir les memes droits que vous,est-ce que vous niez ca ? personnellement je m’incline devant la verite,je m’incline devant la volonte de la majorite…Hors j’ai constate que dans ce forum quelques uns veulent faire les BEN ALI,ils veulent imposer leurs points de vue aux autres,j’accepte ceci,je refuse cela,et on donne meme des AVERTISSEMENTS,des cartons jaunes a des tunisiens comme eux!!! Ils ont evoques l’exemple de l’algerie,je les ai explique que le probleme Algerien est beaucoup plus profond qu’ils le croient et que la gauche algerienne extremiste a ete derriere le drame de ce pays,et cela ne veut pas dire laver les mains des crimes des groupes islamiques armees…Et on parlant des GIA j’ai dis que c’est la « pire des exemples »,j’ai presente l’exemple de NAHNAH,de la NAHDHA,des islamistes marocains et celui des jordaniens, mais sans aucun succes,il parait que la haine comble ces gens et ne les laisse voir les choses tel qu’elles sont.Il me parlais des filles agressees et des gardiens brules,les memes arguments,les memes alibis du voyous Ben Ali..OK parlons on,combiens sont les criminels qui ont agresses des filles qui ne portaient pas la voiles? une poignee,une dizaine,une centaine ? qu’on les presentes au tribunal et que justice soit faite,le criminel doit etre puni pour ce qu’il a commi et tout s’arrete la…mais on jete en prison des dizaines de milliers d’innocents,on torture des milliers d’innocents(j’etais personnelement torture dans le fameux ministere de la DAKHILYA,malgre que je n’ai jamais adhere a aucun partie ou mouvement politique,islamiste ou autre),on viole des filles et des femmes innocentes(imaginer un seul instant votre soeur ou votre femme viole par des bandes de vagabonds au uniformes de policiers???)
    est-ce que toutes ces millers de victimes de la repression du voyous-criminel BEN ALI avaient commis des actes de violences? Demadez aux avocats qui avaient assistes a leurs proces,est-ce qu’ils meritent d’etre jugees? demandez-le a tous les defenseurs des droits de l’homme en tunisie et au monde entier…Et vous parlez des gardiens brules,je vous conseille de lire les rapports d’AMNESTY INTERNATIONAL citant l’affaire bab souika,et parlant des preuves presentes par le criminel recherche par l’interpol abdallah kallal,parmi ces preuves kallal a presente la corde avec laquelle les victimes innocentes etaient attaches,la corde ne portait aucune trace de brulure!!!
    Ghannouchi est un sorcier ou une « OBBITHA » ca ne veut pas dire le condamner a vivre toute sa vie en exil,s’il est implique dans des crimes et on possedes les preuves qui le condamnes qu’on le demande a la justice,personne ne doit etre superieur a la loi..si vous n’avez aucune preuve contre cet homme et contre ses compagnons vous devez arreter ces conneries tout de suite car c’est un jeu malhonnete que vous faites,c’est un jeu digne d’un Ben Ali,d’un GANZOUI et tous les autres salaupards de leur categorie.
    Afghanistan,Iran,Soudan,Arabie Saoudite et Algerie???
    J’ai rien compris,Je parle de la Tunisie qui appartient a tous les tunisiens,je n’ai jamais parle de la Chine,Cuba, Romanie ou Albanie.eh oui on ne dois jamais jeter les autres avec les pierres si nos maisons sont faites de vitres. c’est un proverbe arabe que nos cher franco-progressistes ne connaissent pas…A la prochaine.


     

    LA HONTE ET LE DEGOUT!
    COMMENT LES « ISLAMISTES » SOUDANAIS SONT-ILS ARRIVES A CE POINT?
    COMMENT LES « ISLAMISTES » ARABES (EGYPTIENS, MAROCAINS, TUNISIEN, LIBANAIS, SYRIENS,..) PERMETTENT QUE HASSAN TOURABI SOIT MALMENE DE LA SORTE A CET AGE?
    COMMENT SE FAIT-IL QUE SI PEU DE VOIX HUMANITAIRES SE SOIENT ELEVEES JUSQU’A MAINTENANT CONTRE CE QUE SUBIT CETTE PERSONNALITE ARABE ET MUSULMANE?
    NOUS DEPLORONS VIVEMENT ET LES AGISSEMENTS DU REGIME SOUDANAIS ET LE SILENCE ET/OU PEU D’ACTION DES ONG, DES MOUVEMENTS ET DES PERSONNALITES POLITIQUES ARABES ET MUSULMANES POUR DEFENDRE CET HOMME!!!

     
    RTR, LE 4 AVRIL 2001 à 09h52.

    Sudan’s Turabi ailing in prison – wife

        DUBAI, April 4 (Reuters) – The wife of detained Sudanese Islamist leader Hassan al-Turabi said in remarks published on Wednesday that her husband was in poor health and needed immediate medical attention.
        Wisal al-Mehdi told Saudi Arabia’s Arabic-language al-Watan newspaper that her husband was « currently sick in prison and suffering from severe pains and needed to be sent to hospital ».
        Mehdi said Sudanese authorities had refused an official request by Turabi’s family to transfer him to hospital. She called on the international community and human rights organisations to intervene to ensure that her husband receives medical attention.
        Turabi was arrested along with close aides in February for signing a controversial agreement with the Sudan People’s Liberation Army, the main rebel group in Sudan’s 18-year-old civil war. Sudan has condemned the agreement as aimed at toppling the government.
        Turabi, a former parliamentary speaker who was an ally of President Omar al-Bashir, formed the opposition Popular National Congress party (PNC) in June after he was removed from his post. The PNC was among opposition parties that boycotted elections in December in which Bashir and his party won sweeping victories.
        Turabi’s wife has said that Sudan was negotiating with several countries, including Qatar to take Turabi.

    REUTERS

     

     

    VOICI CE QUI NOUS MANQUE EN TUNISIE: DE LA DECENCE ET PLUS DE RESPECT DE L’ETRE HUMAIN.

    NOUS PUBLIONS CETTE NOUVELLE QUI VIENT DE LA LOINTAINE MALAYSIE AVEC UNE PENSEE PARTICULIERE AUX MILLIERS DE PRISONNIERS POLITIQUES ET DE DROIT COMMUN TUNISIENS QUI N’ONT JAMAIS EU OBTENU CE SIMPLE MAIS Ô COMBIEN IMPORTANT DROIT DANS LA VIE D’UN ETRE HUMAIN: POUVOIR SE RECUEILLIR ET ETRE PRESENT AUX FUNERAILLES DU PERE OU DE LA MERE

     

    ãÇáíÒíÇ ÊÓãÍ áÇäæÑ ÇÈÑÇåíã ÈÍÖæÑ ÌäÇÒÉ æÇáÏÊå   

    (ÇáÃÑÈÚÇÁ, ÃÈÑíá 04, 2001) 

    ßæÇáÇáãÈæÑ (ÑæíÊÑÒ) – ÓãÍÊ ãÇáíÒíÇ áÇäæÑ ÇÈÑÇåíã äÇÆÈ ÑÆíÓ ÇáæÒÑÇÁ ÇáÓÇÈÞ ÇáãÓÌæä ÍÇáíÇ ÈÍÖæÑ ÌäÇÒÉ æÇáÏÊå íæã ÇáÇÑÈÚÇÁ ÍíË ÊÌãÚ Íæáå ãÆÇÊ ãä ÇäÕÇÑå.

    æíÞÖí ÇäæÑ ÍßãÇ ÈÇáÓÌä 15 ÚÇãÇ áÊåã ÊÊÚáÞ ÈÇáÝÓÇÏ æÇáÔÐæÐ íÞæá Çä ÇäÕÇÑ ÑÆíÓ ÇáæÒÑÇÁ ãåÇÊíÑ ãÍãÏ áÝÞæåÇ áå. æäÞáÊ ÓíÇÑÉ ÇÓÚÇÝ ÇäæÑ Çáì ãæÞÚ ÊÔííÚ ÇáÌäÇÒÉ ãä ÇáãÓÊÔÝì ÇáÐí íÚÇáÌ Ýíå ãä ÇäÒáÇÞ ÛÖÑæÝí.

    æÙá ÇäæÑ ÇáÐí ÑÇÝÞÊå ÒæÌÊå æÇÍÇØ Èå ÑÌÇá ÇáÔÑØÉ ÕÇãÊÇ ØæÇá ÝÊÑÉ ÌäÇÒÉ æÇáÏÊå ÊÔí íÇä ÍÇãÏ /74 ÚÇãÇ/ ÇáÊí ÊæÝíÊ íæã ÇáËáÇËÇÁ ãÊÃËÑÉ ÈÇÒãÉ ÞáÈíÉ ÇÕÇÈÊåÇ Ýí Çáíæã ÇáÓÇÈÞ.

    æÈÚÏ ÇáÌäÇÒÉ äÞá ÇäæÑ ÈãÞÚÏå ÇáãÊÍÑß áÓíÇÑÉ ÇáÇÓÚÇÝ æåæ íÑÝÚ íÏå ãÍííÇ ÇáÍÔæÏ Ýí ÕãÊ.

     

     

    AVRIL 2000- AVRIL 2001: LE TEMPS DES « ANNIVERSAIRES »:
    LE 3 AVRIL 2000: BEN BRIK DECLENCHE SA GREVE DE FAIM DANS LE BUREAU D’UN JUGE D’INSTRUCTION A TUNIS ET (SANS LE SAVOIR PEUT ETRE) LE PROCESSUS DE DESINTEGRATION DU REGIME DESTOURIEN!
    LE 6 AVRIL 2000: LE 1er PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE TUNISIENNE DECEDE..

     

    ÍÒÈ ÇáÊÌãÚ ÇáÏÓÊæÑí ÇáÍÇßã Ýí ÊæäÓ íÍíí ÇáÐßÑì ÇáÃæáì áæÝÇÉ ÈæÑÞíÈÉ

    ÊæäÓ: «ÇáÔÑÞ ÇáÃæÓØ»
    íÍíí ÍÒÈ ÇáÊÌãÚ ÇáÏÓÊæÑí ÇáÏíãÞÑÇØí ÇáÍÇßã Ýí ÊæäÓ ÇáÐßÑì ÇáÃæáì áæÝÇÉ ÇáÒÚíã ÇáÑÇÍá ÇáÍÈíÈ ÈæÑÞíÈÉ ÈÇÞÇãÉ ÚÏÏ ãä ÇáÊÙÇåÑÇÊ æÇáãÍÇÖÑÇÊ ÇáãÎÊáÝÉ ÇáÊí ÊÈÑÒ ÏæÑå Ýí ÇáäÖÇá æÇáßÝÇÍ ÖÏ ÇáÇÓÊÚãÇÑ æÈäÇÁ ÇáÏæáÉ ÇáÚÕÑíÉ ÈÚÏ ÇÓÊÞáÇá ÊæäÓ ÚÇã 1956.
    æÊÔãá åÐå ÇáÊÙÇåÑÇÊ ÇáÊí ÊäØáÞ ÛÏÇ ãÚÑÖÇ ááÕæÑ æÇáæËÇÆÞ ÇáÊí ÊÌÓÏ ÇáãÑÇÍá ÇáãÎÊáÝÉ áäÖÇá ÈæÑÞíÈÉ ÈÇáÇÖÇÝÉ Çáì ÊäÙíã äÏæÉ ÊÍÊ ÚäæÇä «ÇáãÓíÑÉ ÇáäÖÇáíÉ ááÒÚíã ÈæÑÞíÈÉ» íÊÍÏË ÝíåÇ ÇáÍÈíÈ ÈæáÚÑÇÓ ÑÆíÓ ãÌáÓ ÇáäæÇÈ ÇáÓÇÈÞ æÇáÔÇÐáí ÇáÞáíÈí ÇáÃãíä ÇáÚÇã ÇáÓÇÈÞ áÌÇãÚÉ ÇáÏæá ÇáÚÑÈíÉ.

     

    LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE SADOK RABAH EST CATEGORIQUE: IL N’Y A AUCUN CAS DE FIEVRE APHTEUSE EN TUNISIE. INCHALLAH!

     

    ÊæäÓ ÊÞæá ÇäåÇ ÎÇáíÉ ãä ÇáÍãì ÇáÞáÇÚíÉ   

    (ÇáËáÇËÇÁ, ÃÈÑíá 03, 2001) 

    ÊæäÓ (ÑæíÊÑÒ) – ÇÚáä æÒíÑ ÇáÝáÇÍÉ ÇáÊæäÓí íæã ÇáËáÇËÇÁ Çä ÈáÇÏå ÎÇáíÉ ãä ÇáÍãì ÇáÞáÇÚíÉ.

    æÞÇá ÇáÕÇÏÞ ÑÇÈÍ ááÕÍÝííä Çäå íÑÛÈ Ýí ÊÃßíÏ Çäå áÇ ÊæÌÏ ÍÇáÇÊ ÇÕÇÈÉ ÈÇáÍãì ÇáÞáÇÚíÉ Ýí ÊæäÓ.

    æßÇä ÑÇÈÍ ÈÐáß íÑÏ Úáì äÈà ÇæÑÏÊå ÕÍíÝÉ áæ ãÇÊÇä ÇáÌÒÇÆÑíÉ Çáíæã íÝíÏ ÈÇäå ÊÑÏÏ æÌæÏ ÇáÍãì ÇáÞáÇÚíÉ Ýí ÈáÏÉ ÓÇÞíÉ ÓíÏí íæÓÝ ÇáÊæäÓíÉ Úáì ÇáÍÏæÏ ãÚ ÇáÌÒÇÆÑ.

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    æÇÖÇÝ ÑÇÈÍ Çä ÇáÌÒÇÆÑ ÊÚáã Çäå áÇ ÊæÌÏ ÍÇáÇÊ ÇÕÇÈÉ ÈÇáãÑÖ Ýí ÊæäÓ.

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    Tarek Dhiab élu « footballeur tunisien du siècle »

      APF, le 4 avril 2001 à 12h40. 

    Tarek Dhiab élu « footballeur tunisien du siècle »

     
    TUNIS (AP) — Ballon d’or africain en 1977, l’ancien joueur international de l’Espérance sportive de Tunis, Tarek Dhiab, a été élu mardi « footballeur tunisien du siècle » au terme d’un référendum organisé par le journal de Tunis « Le Renouveau ».
    Sacré parmi 21 joueurs nominés, dont le « légendaire » gardien du onze tunisien et du Club africain Sadok Sassi, alias « Attouga », après le dépouillement de 9.000 bulletins de vote (journalistes et sportifs), l’ancienne gloire du football tunisien n’a pas caché sa joie pour cette consécration qu’il a tenu à partager avec sa génération. »J’ai eu la chance d’évoluer avec de grands joueurs au sein de mon équipe et de la sélection tunisienne », a déclaré le célèbre numéro 10.
       Agé de 47 ans, le lauréat est l’auteur d’une riche carrière qui a duré 17 ans -15 ans à l’Espérance de Tunis et deux ans à Ahly Jeddah (Arabie Saoudite)-, couronnée par plusieurs consécrations dont le Ballon d’Or africain que lui a décerné le journal français « L’Equipe » en 1977.
    Outre les nombreux titres qu’il a remportés avec son équipe, il a été l’une des vedettes du onze tunisien lors du Mondial en 1978 en Argentine.
       En tenant en échec le champion du monde en titre, l’Allemagne (0-0), une victoire sur le Mexique (3-1) et une défaite face à la Pologne (0-1), la sélection tunisienne, alors seul représentant africain, avait eu le mérite d’ouvrir la voie à l’Afrique qui s’est vu octroyer quatre ans après une deuxième place dans cette joute footballistique universelle.
     AP

     

     
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