27 septembre 2010

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TUNISNEWS

10 ème année, N° 3779 du 27.09.2010
 archives : www.tunisnews.net 


PDP Info: Urgent: Reprise de la Grève de la faim FIDH: Condamnation en appel d’un diplomate tortionnaire tunisien La Lettre Med: Un ancien diplomate tunisien condamné en France pour torture Liberté et Equité: Nouvelles des libertés en Tunisie Luiza Toscane: Paris-Dakar Amor Harouni: Dinosaures des Temps Modernes En Voie de Disparition France24: Le Parti pirate s’implante en Tunisie, une première au Maghreb Kapitalis: Tunisie. L’information, victime collatérale de l’accident de Bir El Bey Kapitalis: Tunisie. Du nouveau dans l’affaire ‘‘El Moussamih Karim’’ Alarabiya: Tunisian play broaches Arab world schizophrenia


 

Urgent: Reprise de la Grève de la faim


Suite à des sur la livraison du journal Al Mawkef tel que convenu et annoncé hier, les responsables du journal et du PDP ont décidé de reprendre la GRÈVE DE LA FAIM suspendu hier pour protester protester contre la-non parution du numéro 561 et des entraves que subi Al Mawkef visant à faire taire toute voix libre en Tunisie. Cette deuxième gréve sera entamé par Mme Myay Jribi SG du PDP qui accompagnera Me Ahmed Néjib Chebbi le Directeur d’Al Mawkef.
(Source: La Liste de diffusion pdpinfo.org le 27 septembre 2010 19h38)


Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme Ligue des droits de l’Homme (LDH)  

Tunisie / France

Condamnation en appel d’un diplomate tortionnaire tunisien

Peine aggravée à  l’encontre de l’ancien Vice Consul tunisien


Dans une décision historique rendue le 24 septembre, la Cour d’assises de Meurthe et Moselle a condamné en appel Khaled Ben Saïd à 12 années de réclusion criminelle pour avoir ordonné des actes de torture à l’encontre de Mme Gharbi, les 11 et 12 octobre 1996, dans le commissariat de Jendouba, en Tunisie. Elle a aggravé ainsi la peine prononcée en première instance par la Cour d’assises du Bas-Rhin, le 15 décembre 2008.  

 
«Cette condamnation emblématique vient rompre le cercle de l’impunité pour les crimes de torture commis en Tunisie. Les tortionnaires tunisiens ne sont désormais plus à l’abri de poursuites judiciaires. Cette décision des juges français établissant la culpabilité de Ben Saïd démontre que la raison d’Etat ne peut l’emporter sur le droit des victimes à obtenir justice», a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH).1 Zoulaikha Gharbi, qui vit aujourd’hui’hui en France aux côtés de son époux, réfugié politique, avait porté plainte en mai 2001 contre le diplomate, qu’elle avait reconnu comme le chef du commissariat de Jendouba où elle avait été torturée sous ses ordres, en octobre 1996. Informé de la procédure ouverte à son encontre, Khaled Ben Saïd s’était aussitôt enfui en Tunisie, où il continuerait aujourd’hui encore de travailler pour le Ministère de l’intérieur.
 
«Le procès a mis en exergue l’institutionnalisation de la torture comme moyen de répression à l’encontre de toute voix dissidente et comme instrument de terreur» a déclaré Omar Mestiri, du Comité national des libertés en Tunisie (CNLT).  
 
«Dans la période de restriction des libertés que traverse la France, ce verdict vient démontrer qu’il existe aussi une justice indépendante», a déclaré Me Eric Plouvier, avocat de Mme Gharbi «Après avoir accusé les parties civiles de manipuler le dossier à des fins politiques, cet argument s’est retourné comme un boomerang contre la défense dont la stratégie a été mise en échec par une peine aggravée» a déclaré Me Patrick Baudouin, avocat de la FIDH et de la Ligue des droits de l’homme et du citoyen (LDH), qui s’étaient constituées parties civiles aux côtés de la partie civiles, et président d’honneur de la FIDH. Cette décision vient rendre hommage au courage de Mme Gharbi qui pendant neuf années de procédure s’est battue pour enfin faire entendre la vérité. « Alors que la France a adopté récemment une loi controversée restreignant les possibilités de poursuites pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, les juges ont ainsi réaffirmé l’importance de la compétence universelle comme instrument indispensable de la lutte contre l’impunité» a déclaré Jean-Pierre Dubois, président de la LDH.2  

Contacts presse : Fabien Maitre/Karine Appy + 33 1 43 55 14 12 / + 33 1 43 55 25 18  

1Pour plus d’information :http://www.fidh.org/-Affaire-Ben-Said-

2http://www.fidh.org/Justice-internationale-La-CFCPI-consternee-par-le


Un ancien diplomate tunisien condamné en France pour torture


Lundi, 27 Septembre 2010 16:23 Alain Cohen-Krawcyk    Parfois même chez les grandes démocraties, les intérêts économiques passent avant la justice. Bien qu’un mandat d’arrêt international ait été lancé depuis 2002, par la justice française contre un ancien diplomate tunisien, la commission rogatoire internationale n’a jamais été mise à exécution. Ayant été déjà condamné par défaut en 2008, à 8 ans d’emprisonnement en première instance, Khaled Ben Saïd, ancien vice-consul tunisien à Strasbourg, vient d’écoper 12 ans de réclusion pour torture. En fuite depuis 2002, Khaled Ben Saïd n’était pas présent à l’audience. Il est accusé par Zoulaikha Gharbi, une Tunisienne mère de cinq enfants, aujourd’hui âgée de 46 ans, de l’avoir torturée en 1996, à l’époque où il était commissaire de police à Jendouba (Nord-ouest de la Tunisie). En apprenant en 2001, que son tortionnaire occupait le poste de vice-consul à Strasbourg, elle a engagé une action judiciaire contre lui, en vertu d’une Convention des Nations unies de 1984 qui permet de juger un résident français du crime de torture, même lorsque les faits se sont déroulés à l’étranger. Les faits remontent à octobre 1996, lorsque la victime Zoulaikha Gharbi, installée actuellement en France, a été convoquée au commissariat de police à Jendouba, pour une affaire concernant son époux. Elle raconte que les agents sous les ordres de Khaled Ben Saïd, alors chef du poste de police surnommé le « commissariat de la torture », l’auraient torturée, insultée et humiliée pendant près de 24 heures. Ils voulaient lui extorquer des renseignements sur son mari, réfugié en France et soupçonné d’appartenir à El Nahdha, une mouvance islamiste hostile au président tunisien, Zine El Abedine Ben Ali. La plaignante affirme avoir été dévêtue, suspendue à une barre métallique par les mains et les pieds, pincée et griffée sur tout le corps par ses tortionnaires. Ben Saïd, a alors été jugé et condamné par contumace en 2008 par la Cour d’Assises à Strasbourg, pour complicité de torture et actes de barbarie. Il avait fui la France dès l’ouverture de l’information judiciaire. Après cette nouvelle condamnation l’ancien diplomate va-t-il continuer à mener son train de vie sans avoir à s’inquiéter ? (Source: La Lettre Med le 27 septembre 2010)
Lien:http://www.lalettremed.com/analyses/154-un-ancien-diplomate-tunisien-condamne-en-france-pour-torture

Liberté pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité, Organisation de droits humains indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax : 71 340 860 Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 26 septembre 2010

Nouvelles des libertés en Tunisie


1)   Les prisonniers d’opinion de Borj Er Roumi en grève de la faim illimitée Des dizaines de prisonniers d’opinion, victimes de la loi sur le terrorisme, non constitutionnelle, ont déclenché à la prison de Borj Er Roumi (nord de la Tunisie) une grève illimitée de la faim, le jeudi 23 septembre 2010, pour protester contre les mauvais traitements et leurs pénibles conditions d’incarcération, ainsi que pour exiger leur libération. Les prisonniers pâtissent du surpeuplement des cellules, du défaut d’aération et d’éclairage, de la mauvaise nourriture, de l’absence de vigilance et de suivi sanitaire, sans parler de ce que leur réservent les prisonniers de droit commun, soutenus en cela par l’administration de la prison, en termes de harcèlement et d’oppression. Les prisonniers d’opinion de Borj Er Roumi avaient observé une grève de la faim au début de l’année 2009 pour exiger ces mêmes droits, garantis par la loi, mais ils avaient été sanctionnés et ventilés vers d’autres prisons éloignées de leurs domiciles. […] Organisation Liberté et Equité (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
 

Paris-Dakar

Luiza Toscane dimanche 26 septembre 2010

Le 24 décembre 2009, Yassine Ferchichi, de nationalité tunisienne, était embarqué contre sa volonté à bord d’un vol assurant la liaison Roissy-Charles de Gaulle/Léopold Sédar Senghor à Dakar. À son arrivée, il disparaissait dans les locaux de la police pour être remis en liberté quelques jours plus tard sur le sol sénégalais. Il n’en est jamais revenu.

Titulaire d’un brevet de cuisine, Yassine Ferchichi, originaire de la cité Tadhamoun près de Tunis, avait vainement tenté de trouver un emploi stable. Harcelé par la police politique, il fut interpellé, convoqué et finalement arrêté à plusieurs reprises. Torturé gravement, notamment à l’électricité, dans les locaux du ministère de l’Intérieur au début des années 2000 et devinant que ce harcèlement ne prendrait pas fin de sitôt, il quitte le pays en 2004, sans charges ni poursuites, le plus légalement du monde, pour l’Europe.

À 29 ans, Yassine Ferchichi achevait à la maison d’arrêt de Fresnes en France, une peine d’emprisonnement de six ans dans le cadre d’une affaire en relation avec le terrorisme et une peine de six mois pour usurpation d’identité [1]. Il avait été arrêté en juillet 2005, mais avait bénéficié de quelques remises de peine. Sa condamnation à l’emprisonnement avait été assortie d’une interdiction définitive du territoire français, contre laquelle il a déposé une requête aux fins de relèvement, rejetée par le Tribunal de Grande Instance de Paris le 3 juin 2010.

Quelques mois plus tard, il a été condamné par contumace en Tunisie : dans une première affaire à huit ans d’emprisonnement et cinq ans de contrôle administratif [2], et dans une seconde affaire, à vingt-quatre ans d’emprisonnement et dix ans de contrôle administratif [3], en vertu des dispositions de la loi antiterroriste du 10 décembre 2003. Il totalisait donc trente-deux ans et six mois d’emprisonnement et quinze ans de contrôle administratif.

Craignant d’être soumis à nouveau à la torture en Tunisie [4], il a demandé l’asile en France auprès de l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA), qui le convoquera à deux reprises à la fin de l’année 2009 pour un entretien. Yassine Ferchichi était emprisonné à Fresnes (94) et l’entretien devait se dérouler à Fontenay (94). Par deux fois, le juge chargé de l’application des peines lui refusera l’autorisation de sortie pour se rendre à l’OFPRA, jugeant les risques d’évasion trop grands. Quant à le faire escorter, l’administration pénitentiaire ne veut pas l’envisager. Ne pouvant honorer ses rendez-vous, l’intéressé s’en excuse, et reçoit une troisième convocation de l’Office pour le 4 janvier 2010, soit deux semaines après sa sortie de prison prévue pour le 24 décembre.

Le 21 décembre, la situation bascule : il est extrait de prison. Une escorte l’attend et il est conduit à l’OFPRA, les mains menottées dans le dos et pieds entravés, sans rendez-vous, sans préavis, pour le fameux entretien. Soudainement, tous les obstacles soulevés par le juge d’application des peines et l’administration pénitentiaire sont levés : une escorte est dépêchée. Manifestement, l’entretien ne pouvait avoir lieu après la sortie de prison ! L’État français ne pouvait tolérer quelques jours de plus Yassine Ferchichi sur son territoire. Cette soudaine précipitation ne pouvant venir de l’OFPRA qui n’a pas d’« intérêt » particulier à avancer un entretien, il devient évident que l’Office a été sommé en haut lieu de convoquer Yassine Ferchichi, pour pouvoir donner sa réponse avant qu’il ne sorte de prison. En quelque sorte, tout doit être « bouclé » avant le 24.

Redoutant le pire [5], Yassine Ferchichi saisit la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), via son Conseil, le cabinet Bourdon, le 22 décembre, tandis que des organisations de défense de droits humains tirent la sonnette d’alarme [6]. Et le 23, la CEDH enjoint à la France de ne pas renvoyer Yassine Ferchichi en Tunisie [7].

Le 24 décembre, au moment de sa sortie de la maison d’arrêt de Fresnes, Yassine Ferchichi reçoit simultanément notification de la décision de l’OFPRA et notification de son renvoi au Sénégal. Il est exclu du bénéfice de l’asile en vertu des dispositions de la convention de Genève. L’OFPRA n’a fait que respecter les textes et cette réponse était prévisible [8]. Il refuse de signer son renvoi au Sénégal, mais il est immédiatement emmené par la police en direction de Roissy, tandis que son avocat saisit une seconde fois la CEDH, qui enjoint à la France de ne pas le renvoyer au Sénégal, compte tenu de l’absence de garanties que ce dernier pays ne le renvoie en Tunisie. Il s’agit d’une mesure provisoire, la CEDH devant encore statuer sur le fonds.

L’avion part avec une demi-heure de retard, mais avec Yassine Ferchichi [9]. Jusqu’au mardi suivant, il est en détention au secret dans un commissariat de Dakar, pour des raisons inconnues, puisqu’il est arrivé légalement dans ce pays, muni d’un sauf conduit sénégalais et qu’un ministre dira qu’il a été accueilli pour des raisons humanitaires… [10] Les autorités tunisiennes dénoncent le renvoi de Yassine Ferchichi au Sénégal, niant une fois de plus la pratique de la torture en Tunisie [11]. Le 28, il est abandonné à son sort sur le sol sénégalais. Il n’a sur lui aucun papier d’identité, pas de ressources, pas de logement. Les quelques jours passés au commissariat ne lui ont rien appris sur le sort qui l’attend, et qui se révèlera au quotidien celui d’un paria.

Ne pouvant se loger ni travailler ni se soigner sans papiers d’identité ni statut, il erre à la recherche d’un logement, se bat par des grèves de la faim [12] ou des sit-in [13] pour arracher un hébergement, qui s’avère précaire, ne subsiste que grâce à des gestes ponctuels et au soutien d’associations de droits humains [14], de militants ou de médias solidaires [15]. Il passe ainsi deux semaines à la rue, devant le ministère des Affaires Étrangères à Dakar, jusqu’à ce qu’un logement lui soit offert par les autorités, sans le consentement du propriétaire des lieux qui harcèle Yassine Ferchichi pour qu’il parte… Il a appris aussi à ses dépens qu’il n’avait pas droit aux soins et traîne depuis le mois de mars une fracture non soignée… Une tragédie qui n’a pas de nom : la déportation n’existe plus en droit français, l’« expulsion dans un pays tiers » est, quant à elle, prévue par la loi. Il reste que l’État français aurait pu faire un autre choix : celui de l’assignation à résidence sur le sol français. C’est ce qu’avait demandé l’Association Human Rights Watch dans un courrier [16] adressé à Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, c’est ce qu’était en droit d’attendre un détenu qui avait préparé sa sortie de prison, par des études et des projets. C’est ce que lui a dénié l’État français, mu par des considérants inavoués et un acharnement incompréhensible.

[1] Tribunal de Grande Instance de Paris, 23 octobre 2008.

[2] Cour d’Appel de Tunis, affaire n°11320/&3 du 9 juillet 2008.

[3] Tribunal de Première Instance de Tunis, affaire n°11187 du 11 novembre 2006.

[4] « Le risque de la torture pour un Tunisien expulsable », Libération, décembre 2009.http://www.liberation.fr/societe/0101609948-le-risque-de-la-torture-pour-un-tunisien-expulsable

[5] « Chronique d’un réfugié en sursis », Yassine Ferchichi, 18 décembre 2009,http://www.lepost.fr/article/2009/1…

[6] « Risque de renvoi dangereux : la France doit respecter ses engagements » Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Cabinet de Me William Bourdon, Communiqué de presse du 23 décembre 2009.http://www.fidh.org/Risque-de-renvo… « L’avocat d’un détenu tunisien enjoint la France de ne pas l’expulser », AFP, 23 décembre 2009.https://www.tunisnews.net/25Decembre…

[7] Article 39 du règlement.

[8] L’OFPRA a respecté les cas d’exclusion prévus par la Convention, notamment par l’article 1F, aucune protection ne pouvant être accordée aux personnes dont on aura des raisons de penser sérieuses qu’elles se sont rendues coupables d’agissements contraires aux buts et principes des Nations Unies.

[9] « Mépris des autorités françaises pour les décisions du juge européen » Maitre William Bourdon, ACAT France, Amnesty International, Ligue des Droits de l’Homme, 24 décembre 2009.http://www.amnesty.fr/index.php/amn…. « Un détenu tunisien, menacé dans son pays, expulsé vers le Sénégal », AFP, 25 décembre 2009.http://www.lesoleil.sn/article.php3…

[10] « Notre pays a été choisi pour des raisons liées à la liberté et à la sécurité de l’intéressé […] pour des raisons purement humanitaires », in « Yassine Ferchichi n’est pas retenu contre son gré au Sénégal », Agence de Presse sénégalaise, 29/12/2009.http://www.rewmi.com/Yassine-Ferchi…

[11] « Tunis dénonce la décision d’expulser Yassine Ferchichi au Sénégal », AFP, 26/12/09.

[12] « Yassine Ferchichi menace d’entamer une grève de la faim, le Sénégal a décidé d’arrêter sa prise en charge », Pressafrik.com, 27 mars 2010.http://www.pressafrik.com/Yassine-F… « Yassine Ferchichi entame une grève de la faim », L’Observateur, 30 mars 2010.http://www.lobservateur.sn/index.ph…

[13] « Ferchichi dort devant le ministère des Affaires Etrangères », Nettali.net, 22 mai 2010.http://www.nettali.net/Ferchichi-do…

[14] « Affaire Yacine Ferchichi : les ONG exigent la prise en charge du Tunisie », Wal Fadjri, 13 janvier 2010.http://fr.allafrica.com/stories/201…

Communiqué de presse : Amnesty, ONDH, RADDHO à propos de Yassine Ferchichi, 26 Mars 2010.http://www.leral.net/Communique-de-…

« Affaire Ferchichi : Nous n’accepterons pas qu’il soit clochardisé dixit Me Dima Ndiaye », Pressafrik.com, 30 mars 2010.http://www.pressafrik.com/Affaire-F…

« L’ONDH appelle la communauté nationale et internationale à ne pas oublier Yassine Ferchichi », Agence de presse sénégalaise, 1er avril 2010.http://www.aps.sn/aps.php/img-fr/di…

[15] « Ouf de soulagement »,http://makaila.over-blog.com/articl…

[16] « Risque d’expulsion vers la Tunisie de M. Yassine Ferchichi, Human Rights Watch, 8 décembre 2009.http://www.hrw.org/fr/news/2009/12/…


Dinosaures des Temps Modernes En Voie de Disparition


Amor Harouni-Tunisie

Tunis le 26 Septembre 2010

Le sort a voulu que leurs noms commencent  par la lettre H et dont la politique pratiquée est comparable aux dégâts causés par la bombe H (bombe hydrogène).

Commençons par le premier, il s’agit d’Adolf  Hitler hystérique ayant pour stratégie la domination du monde en déclenchant la deuxième guerre mondiale 1939-1945 et détruisant certains pays, semant la terreur et la désolation, tuant des millions d’innocents allant jusqu’à la pratique impitoyable de l’holocauste (ghettos et fours crématoires) mais comme toute chose a une fin, il a subi le sort qu’il méritait amplement et que personne n’est sensé ignorer.

Le second, c’est Saddam Hussein, dictateur invétéré et sadique dont les crimes perpétrés envers le vaillant peuple Irakien, osant même utiliser des armes chimiques en aspergeant les villageois de Halabcha, mais comme pour tout dictateur, il a connu une fin dramatique puis pendu le jour sacré de Aïd El Idha, défiant et humiliant le monde Arabo-musulman.

Le 3ème s’appelle Hosni Moubarak, Président en exercice qui a plongé le peuple Egyptien dans une misère noire et se plait actuellement à isoler les habitants de Gaza, allant jusqu’à poursuivre dernièrement un haut responsable des Services de Sécurité du Hamas l’accusant d’être responsable du blocage des efforts de réconciliation avec l’autorité Palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas et à l’origine d’un tir de roquette vers Israël depuis le Sinaï Egyptien et semble soucieux de la sécurité des sionistes et procède à la finition de son macabre projet de construction d’une séparation souterraine en tôles en acier sur une longueur de 14 kms.

En somme, c’est la politique de la mort lente de tout un peuple. Puis, coup de théâtre il ordonne l’ouverture du terminal de Rafah et ce suite aux pressions exercées après l’abordage sanglant de la flottille de la liberté par l’armée sioniste dans les eaux internationales et  se contredit en disant qu’il était temps de penser à la levée du blocus sur Gaza, alors qu’il était l’instigateur en premier lieu et sans aucun doute avec la complicité d’Israël. N’ayant pas le choix, et pour se disculper, il donna l’ordre d’ouvrir le terminal de Rafah simplement pour sauver la face. Il a autorisé le passage des denrées alimentaires, matériel sanitaire et médicaments néanmoins, il se permet d’interdire l’entrée des matériaux de constructions (fer et ciment) et semble en définitive qu’il ne se sent pas concerné par la reconstruction des habitations endommagées par les bombardements de l’armée sioniste mais par contre, il autorise l’exportation du ciment et du gaz à Israël surement à bas prix pour la construction illégale des colonies juives.

Par ailleurs, et pour faire taire les critiques sur la gravité de son acte, il avance l’argument du traité de paix conclu avec Israël, mais il s’avère que le descendant de Ramsès ne se préoccupe que de la sécurité de l’état sioniste et ferme les yeux sur l’oppression inhumaine exercée contre les Palestiniens et se délecte  de voir les habitants de Gaza sans abris et coucher à la belle étoile en périodes de froid ou de chaleur.

Le quatrième, il s’agit tout naturellement du Président de la grande puissance (de la terreur) de l’oncle Sam Barack Houssein Obama. Celui-ci s’est avéré un bon orateur (paroles mielleuses) mais pratiquement inefficace pour ne pas dire autre chose (se référer à son discours) tant attendu au Caire et dans le monde Arabo-musulman mais leurs espoirs s’avérèrent utopiques, néanmoins il faut l’excuser du fait que le lobby sioniste est aux commandes des USA et maître de la situation d’une part et sans oublier l’inertie de la position Arabo-musulmane qui d’autre part laisse énormément à désirer.

Quant aux pays européens, ceux-ci suivent à la lettre les directives du gendarme du monde. En ce qui concerne la Russie et la Chine, celles-ci pratiquent une politique d’alternative essayant de contenter tout le monde et ce par intérêt également. Partant de ce principe, les occidentaux en général et Yankees en particulier se lamentent et ne semblent pas comprendre pourquoi les Arabes et les Musulmans les détestent.

A mon humble avis, il ne faut pas être sorcier pour comprendre que les impérialistes ne sont uniquement préoccupés que par leurs intérêts, fussent-ils acquits sur le compte des peuples opprimés par la majorité de leurs gouvernants qui ne persistent qu’à vouloir s’éterniser sur leurs trônes ou présidences à vies et aux fins d’héritages.

En conclusion, et pour tout dire maintenant ce qui nous reste à espérer, c’est qu’il se pointera le jour où atterrira le ballon d’oxygène tant désiré en vue d’assainir l’atmosphère afin de nous permettre de vivre librement comme il est prédit à la naissance de chaque individu de la planète.

 Il ne nous reste plus qu’à se rendre à l’évidence.

« Nous sommes à Allah et à Lui nous retournons ».

 


Le Parti pirate s’implante en Tunisie, une première au Maghreb


Par Sébastian SEIBT

 

Alors que la population tunisienne s’oppose de plus en plus ouvertement à la censure sur Internet exercée par le régime de Ben Ali, le pays est devenu le premier du Maghreb à accueillir le Parti pirate sur « sa » Toile.
La Tunisie est devenue lundi le premier pays du Maghreb à assister à la mise en ligne du « Parti pirate » (PP) sur son réseau Internet. Elle devient ainsi le 23e pays de cette « internationale » des partis prônant un accès libre et sans contrôle au Web. « Tunisie : c’est avec beaucoup d’espoir et d’émotion que nous accueillons le Parti pirate tunisien, longue vie à lui », peut-on lire sur la page Twitter officielle de la branche française de l’internationale. Auparavant, ce mouvement a présenté des candidats à diverses élections, notamment en Suède et en France. « On ne fonde pas un parti comme ça en Tunisie » Le PP tunisien a publié, ce lundi, un communiqué pour fêter sa naissance. Il y défend le droit pour tous de bénéficier d’un accès au « réseau des réseaux » et dénonce toute forme de censure. Contrairement à ses homologues à l’étranger, le Parti Pirate tunisien n’existe pas d’un point de vue légal. « On ne fonde pas un parti politique comme ça en Tunisie », souligne Iyed Dahmani, journaliste et opposant au président Zine el-Abidine Ben Ali. Il s’agirait donc davantage d’un mouvement de protestation virtuel, capable de s’attirer les sympathies d’une partie non négligeable de la (jeune) population tunisienne. Car ce n’est pas un hasard si cette initiative, inédite au Maghreb, voit le jour sur la Toile tunisienne. En effet, Internet y est particulièrement développé. Avec 3,5 millions d’internautes, pour 10,5 millions d’habitants, le réseau est la star numérique de la région, devant le Maroc. « Laissez-nous tranquilles » « C’est une initiative inédite », confirme Iyed Dahmani. Le régime tunisien a en effet été classé par Reporters sans frontière comme un « ennemi d’Internet ». La censure y est qualifiée « d »importante et de pernicieuse » par l’organisation de défense de la liberté de la presse. Depuis avril dernier, de plus en plus de sites et de blogs ont été bloqués par les autorités : une situation dénoncée par différents sites internationaux, dont ReadWriteWeb. A la suite d’un article, ce site spécialisé dans les nouveaux médias est d’ailleurs devenu « indisponible » en Tunisie. Surtout, les Tunisiens se révèlent de plus en plus engagés en faveur d’un libre-accès au Web. En fait, la mise en ligne de la version tunisienne du site du PP n’est que la dernière manifestation en date de cette tendance. À titre d’exemple, le mouvement en ligne « Sayeb Salah (ou Sala7) » (une expression populaire qui pourrait se traduire par « laissez-nous tranquilles ») est l’un des plus actifs en Afrique du Nord. À « coups » de vidéos virales, d’appels sur Facebook et Twitter, ces cyber-activistes tentent d’alerter la Communauté internationale sur l’ampleur de la censure en Tunisie. Plusieurs membres dudit mouvement ont ainsi récemment organisé des manifestations en France.  
 
 
 


 

Tunisie. L’information, victime collatérale de l’accident de Bir El Bey


27/09/2010 Durant les premières heures qui ont suivi la collision des deux trains, vendredi après-midi à Bir El bey, le comportement des médias nationaux a été, encore une fois, en-deçà du minimum requis dans de pareilles circonstances. Comme tous les Tunisiens, je me pose toujours cette question: sommes- nous un pays développé, en voie de développement ou sous-développé? La réponse varie selon l’endroit ou l’on se trouve, le dernier voyage que l’on a effectué, l’humeur du moment et le temps qu’il fait dehors. Pour moi, comme pour la plupart des Tunisiens, la réponse importe finalement peu, et personnellement, je préfère toujours positiver. Le service minimum de Mosaïque Fm Vendredi 24 septembre, peu après 15heures, un grave accident s’est produit à Bir El Bey, à 24 kilomètres au sud de Tunis: une collision entre deux trains. Quel qu’en soit le nombre des morts et des blessés, une collision entre deux trains est toujours un accident grave. C’est aussi un fait très rare, qui suscite beaucoup de curiosité, et, surtout, une soif d’information, car, en pareille circonstance, les gens craignent d’avoir un parent ou un proche parmi les victimes. Or, force est de constater que le traitement médiatique de cette catastrophe, car c’en est une, a été, encore une fois, catastrophique. En effet, et à la notable exception de Mosaïque Fm, qui a interrompu aussitôt ses programmes pour diffuser l’information, avant de dépêcher deux envoyés spéciaux sur place, les autres médias audiovisuels nationaux, aussi bien publics que privés, ont fait comme si de rien n’était. C’était, pour ainsi dire, pathétique d’incompétence et de manque de professionnalisme. Les auditeurs et téléspectateurs scotchés à leurs postes radios et télévisions, à l’affut de la moindre information, ont été, encore une fois, privés d’information, frustrés et révoltés. Heureusement que Mosaïque Fm a fait le service minimum. Ainsi, vers  17h30, ses deux envoyés spéciaux essayent de donner une description sommaire de l’accident, mais – chassez le naturel il revient au galop ! –, il n’ont trouvé mieux que d’insister lourdement, dans tous les sens du terme, sur la présence sur place du ministre du Transport et du Pdg de la Sncft et autres représentants officiels, comme si l’information était de savoir que ces derniers font bien leur boulot. Mais là aussi, les choses se sont déroulées à l’envers. Au lieu de raconter ce qui se passe, de nous dire ce qu’ils voient et de rapporter les récits de témoins oculaires, ces chers envoyés spéciaux n’avaient qu’une seule information à nous livrer: ils  attendent, disaient-ils, aussi impatients qu’impuissants, la déclaration officielle de l’attaché de presse du ministère du Transport, la star du jour, devenu aussi invisible que Leonardo Di Caprio avec une flopée de paparazzis à ses trousses. Merci pour votre attention ! La radio nationale va-t-elle enfin nous informer de ce qui s’est réellement passé à Bir El Bey? L’espoir est permis. Mais il a vite été déçu. Ainsi, vers 18h, le présentateur du journal complet de l’information sur Radio Tunis a débité quinze informations, nationales et internationales. Les auditeurs ont dû attendre la fin du journal pour avoir droit à la lecture d’un communiqué de la Sncft où celle-ci«annonce qu’en raison des travaux de l’électrification de la ligne de la banlieue sud, des voyages seront supprimés entre 9h30 et 12h du matin entre Borj Cedria et Cité Riadh du 25  au 29 septembre 2010». Le journal est terminé. Merci pour votre attention. Mais alors, l’accident de Bir El Bey? Comment cela s’est-il passé? Quelles en sont les causes? Combien de morts et de blessés? (voir ci-dessous les sommaires des deux journaux)*. Circulez, il n’y a rien à voir! Tant qu’il n’y a pas d’annonce officielle, il ne s’est passé strictement rien. Et comme le ridicule n’a pas de limite: tout en se gardant d’annoncer l’accident, dont les auditeurs ont eu les premières informations sur Mosaïque Fm, on a diffusé un communiqué de la Sncft qui a ajouté à la confusion générale. Et si les animateurs de Mosaïque Fm s’amusaient à faire peur à leurs auditeurs, comme l’avait fait en son temps le cinéaste américain Orson Wells en annonçant un grave tremblement de terre à Los Angeles, un événement parfaitement sorti de son imagination morbide? Ce n’était pas un mauvais rêve Il a donc fallu attendre encore de longues et insupportables minutes avant que son altesse sérénissime l’attaché de presse du ministère du Transport – bien attaché celui-là –, ne daigne confirmer l’information. Ouf, ce n’était donc pas un mauvais rêve! Cependant, ce monsieur, dont on louera au passage volonté de bien faire, nous a donné l’impression de vouloir expliquer – au cas où on l’aurait bêtement cru – que les autorités n’étaient pour rien dans la tempête ayant causé l’accident. Pis: celui qui était devenu, le temps d’un après-midi, le porte-voix de l’Etat, a cherché à banaliser l’accident, en répétant que ces choses arrivent souvent et un peu partout dans le monde. Les victimes et leurs familles ont dû moyennement goûter… Que penser de tout cela? Qui est responsable des ratés enregistrés cet après-midi là, et qui ont mis à nue les carences et les dysfonctionnements de nos médias? Il suffit de voir comment ce genre d’événement est traité par les médias dans les pays développés pour comprendre ce qui nous reste à faire pour espérer rejoindre un jour le rang de ces pays. A bon entendeur, salut ! 
 

Tunisie. Du nouveau dans l’affaire ‘‘El Moussamih Karim’’


Suite à notre article ‘‘Tunisie. Hannibal TV accusée de plagiat?’’, nous avons contacté M. Skander Khelil, qui revendique la paternité d’‘‘El Moussamih Karim’’, l’émission phare de la chaîne privée tunisienne, pour avoir sa version des faits. Révélations intéressantes, documents à l’appui… «L’idée de l’émission ‘‘El Moussamih Karim’’ m’est venue en 1998. Je l’ai alors soumise, au nom de ma boîte de production Musidol, à la direction de l’Etablissement de radio-télévision tunisienne (Ertt), dirigée à l’époque par M. Fathi Houidi», raconte Skander Khelil. Il ajoute : «Je détiens une réponse écrite de l’Ertt, signée par ce dernier, où le projet de l’émission est clairement et nommément indiqué. On a eu même une discussion sur le nom de l’émission, que M. Houidi aurait voulu intituler ‘‘El Moutassamih Karim’’. Je lui ai alors expliqué que le nom de l’émission a déjà été déposé dans sa version initiale.» Dans l’interview qu’il a accordée au journal ‘‘El Moussawir’’, parue le 2 octobre 2000, M. Khelil dit expressément qu’il était en train de préparer une émission appelée ‘‘El Moussamih Karim’’. Un fac simili de l’interview est d’ailleurs reproduit sur son blog http://skander-khelil.over-blog.com/.  La direction de l’Ertt ayant changé entre-temps, le producteur affirme avoir remis son projet dans les cartons, avant de l’en ressortir et de le proposer, vers la fin de 2006, à Larbi Nasra, fondateur et directeur de la chaîne Hannibal Tv, qui était de passage à Paris.
 


 

Tunisian play broaches Arab world schizophrenia


A controversial Tunisian play that tackles love and sexual relationships in the Arab world has made a sounding success both locally and in several European countries. « Hobb Story… Ouvrir par ici », which means “Love Story… Opens here,” has witnessed an unprecedented turnout and has so far attracted more than 20,000 viewers for its daring approach to issues regarded as taboos in the Arab world, on top of which is the relationship between men and women with a special focus on the sexual dimension. The play offers a mixture of theatre, music, documentary cinema and sex education as well as live testimonies of men and women (one of them veiled) about their love life and sexual experiences. One of the women is an adaptation of a character from the novel Banat al-Riyadh (Girls of Riyadh) by Saudi writer Rajaa al-Sanea. Performers in the play recite a variety of texts that deal with marriage and sexual relations like sayings by prophet Mohammed and his companions as well as articles from the law and police reports that document sexual crimes. Tackling taboos Hobb Story » tackles sensitive issues that are generally considered taboo in the Arab world Director of the play Lotfi Achour. “The play does so in a very daring manner without any sugarcoating,” he told Al Arabiya. “I do not agree with critiques that said the play was shocking or that sexual insinuations were too intense.” In response to critics that slammed the play’s explicit approach to relationships regarded as illicit in the Muslim world, Achour stated that sex outside marriage has become a reality in Tunisia and other Arab countries and that is why it cannot be overlooked. “The problem with Arabs is that they do not face their reality. Arab and Muslim societies suffer from schizophrenia because they look like they are liberated from sex issues while the exact opposite is true.” Regarding the fact that he tackled sex in countries other than Tunisia like Lebanon, Egypt, Algeria, and Saudi Arabia, Achour said that this was his duty. “As an artist, I can’t only tackle problems of my country, but I have to include other Arab countries as well as the entire world.” Politicization of religion Actress Anissa Daoud, who wrote the play, denied allegations that the topic of the play was chosen for commercial reasons. “We did not discuss taboos because they attract more people,” she told Al Arabiya. “The play also tackles several other issues that are not of less importance.” For example, Daoud pointed out, the play talks about the recent emergence of reality shows in the Arab world and the politicization of religion. In previous statements, Daoud explained that it was important for the play to tour cities like London and Paris, which are homes to large Arab and Muslim communities. The play premiered in the 2009 Carthage Theatre Festival then toured several European countries. In March 2010, the play was performed in Paris and in July it was staged in the UK as part of the London International Festival of Theatre. (Source: alarabiya.net le 27 septembre 2010) Lien: http://www.alarabiya.net/articles/2010/09/27/120458.html  

 

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