25 juillet 2010

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TUNISNEWS
10 ème année,N° 3715 du 25.07.2010
 archives :www.tunisnews.net 


PETITION – FAHEM BOUKADOUS DOIT ETRE RELACHE IMMEDIATEMENT AISPP: Le contrôle administratif au jour le jour – Saïfeddine Erraïes Liberté et Equité: Agression, arrestation et accusation de vol de portable à l’encontre d’un déséquilibré mental Abdel Wahab Hani: Le 53e anniversaire de la République et les chances d’un ‘Pacte Républicain d’Apaisement’ pour consolider les valeurs de la République et mieux affronter d’Avenir

Attariq Al Jadid: HOMMAGE A GEORGES ADDA – Les transitions démocratiques Khemais Khayati: Hurra les Gavroches, finies les taloches ! Magharebia: Les responsables arabes de la sécurité appellent au renforcement des efforts de lutte contre le terrorisme Magharebia: Révision du Groupe islamique combattant libyen : un an après African Manager: Tunisie : El Borma produira de l’électricité à partir du solaire

Jeuneafrique: Tunisie -Temps libre

AP: Al Qaïda au Maghreb islamique annonce avoir tué l’otage français Michel Germaneau DNA: Attentat kamikaze contre une gendarmerie en Kabylie : Un civil tué, huit gendarmes blessés Belfast Telegraph: Questions raised on Megrahi release


 

FAHEM BOUKADOUS DOIT ETRE RELACHE IMMEDIATEMENT

Nous Tunisiens et Tunisiennes résidents à l’étranger, exprimons notre indéfectible solidarité avec le journaliste Fahem Boukadous qui purge actuellement à la prison de Gafsa, une peine inique de 4 ans prononcée à son encontre pour avoir assuré la couverture médiatique de la révolte du Bassin minier. Nous faisons porter aux autorités tunisiennes l’entière responsabilité dans la dégradation de l’état de santé de Fahem Boukadous. En l’incarcérant, celles-ci ne pouvaient ignorer le fait que ce dernier souffre de crises d’asthme chroniques, violentes qui nécessitent une prise en charge médicale quasiment permanente. Nous exigeons des autorités tunisiennes qu’elles relâchent immédiatement Fahem Boukadous ainsi que tous les détenus du Bassin minier et qu’elles mettent un point final à ce dossier. Ceci impliquerait la satisfaction de toutes les revendications des habitants du Bassin minier, la réintégration de tous les licenciés à leur poste, l’indemnisation des familles des victimes par l’Etat et l’inculpation des responsables impliqués dans la répression lors des ces événement douloureux. SIGNATURES 1) Abdelatif Ben Salem 2)Mohieddine Cherbib 3) Ali Bouraoui 4) Ommaya Seddik 5) Fatma Bouamaeid Ksila 6) Khemais Ksila 7) Fathia Chaari 8) Tahar Labidi 9) Houcine Jaziri 10) Tarek Ben Hiba 11)Ali Habib 12) Sami Ben Gharbia 13)Raja Chamekh 14) Kamel Ghali 15)Kamel Labidi 16) Bechir Abid 17)Amel Khalifa 18) Ghassen Ben Khelifa 19)Loumamba Mohsni 20) Adel Thabet 21) Lassad Zitouni 22)Lotfi Hammami 23) Houcem Boulaabi 24)Monia Chaabane 25)Hédi Yehmed 26)Moncef Gharbi 27)Rabeh Arfaoui 28)Ezdine Ezdine 29)Abdennacer Nait-Liman 30)Chokri Yakoub 31) Jalel Bouraoui 32) Abdelwahab Hammami 33) Samir Hammouda 34) Anouar Kanzari 35) Nourddine Khatrouchi 36) Slim Ben Hmidane 37) Imed Daimi 38)Mounir Dhif 39) Jlani Abdilli 40)Ali Ben Arfa 41) Rania Majdoub 42) Souhaila Kammoun 43) Aida Amroussia 44) Adnane Ben Youssef 45) Bahri Bedoui 46) Abdelatif Mohamed Montasar 47)Habib Abdelhak 48)Hichem Abdessamad 49)Donia Kabli 50)Néjib Baccouchi
Prière d’envoyer vos signatures à l’adresse électronique suivante : fahemboukadous@yahoo.fr

Cette pétition étant exclusivement destinée aux Tunisiens et Tunisiennes résidents à l’étranger, nous tenions à nous excuser auprès de toute autre personne ou association qui aurait voulu signer cet appel.


  Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis Aispp.free@gmail.com Tunis, le 24 juillet 2010

Le contrôle administratif au jour le jour  Saïfeddine Erraïes


Saïfeddine Ben Mohammed Ali Ben Ahmed Erraïes, ex prisonnier politique, affronte depuis sa libération toutes sortes de persécutions sécuritaires et il fait face comme sa famille à toutes sortes d’ennuis terribles, au nom de l’application des dispositions du contrôle administratif, prononcé à son encontre au titre de peine complémentaire. Saïfeddine Erraïes, né le 4 novembre 1982 à Kairouan, titulaire d’un diplôme d’études universitaires en entraînement sportif, de l’Institut supérieur de sport et d’éducation physique de Kassar Saïd, Mannouba, Tunis, a été arrêté le 25 mai 2005 et condamné en vertu de la loi anti terroriste. Il a passé deux ans et huit mois à être transféré de prison en prison et il a été libéré le 24 janvier 2008 pour être soumis à une peine complémentaire, à savoir à cinq ans de contrôle administratif. Il ne s’agit pas d’une peine à l’encontre de Saïfeddine Erraïes seulement, mais d’un châtiment collectif s’appliquant à tous les membres de sa famille. Ainsi se succèdent au domicile de sa famille à n’importe quelle heure et quasi quotidiennement des brigades telles que la brigade d’orientation, la brigade anti terroriste, la brigade spécialisée, des agents de la sûreté du poste de police de la cité Nasr de Kairouan. Ces brigades viennent sur son lieu de travail (il vend du lait). Elles stationnent leurs véhicules de façon brusque ce qui effraye les clients et ils questionnent ces derniers sur leurs relations avec Saïfeddine, ce qui est de nature à éloigner ces derniers. Ces brigades visent à l’isoler, en propageant des rumeurs et des histoires sur sa personne dans les milieux qu’il fréquente. Lorsqu’ils veulent le faire venir au poste de la Sûreté, ils se passent de convocation officielle, prétextant qu’il est un individu dangereux auquel la loi ne s’applique pas. Non contents de l’interpeller, même sans raison, dans les locaux de la sûreté et les du ministère de l’Intérieur, il a été : Détenu pendant 7 jours au ministère de l’Intérieur alors qu’il s’était rendu de Kairouan à Tunis pour s’inscrire afin de continuer ses études Détenu pendant 5 jours au ministère de l’Intérieur à Tunis lors de la visite présidentielle à Kairouan en mars 2009. Détenu pendant 4 jours au ministère de l’Intérieur à Tunis lors de la visite présidentielle à Sousse à la fin juillet 2009. Détenu pendant 3 jours au ministère de l’Intérieur à Tunis lors de la visite présidentielle à Kairouan en février 2010. Son domicile a été encerclé par les agents de la police politique alors que devait s’y dérouler le mariage de sa sœur, uniquement en présence des femmes. Ils les ont effrayées et la mère de Saïfeddine a perdu connaissance. Sur directive sécuritaire, il s’est vu refuser ses demandes d’inscription auprès de l’administration de l’Institut supérieur de Sport et d’Education physique de Kassar Saïd, alors que les demandes de ses collègues étaient acceptées Refus d’inscription à la faculté de Reggada (Kairouan), section arabe, le ministre de l’enseignement supérieur n’ayant pas motivé son refus. Saïfeddine Erraïes avait déjà présenté une demande auprès de l’administration de la prison du 9 avril à Tunis, de la prison civile de Borj Er Roumi à Bizerte et auprès de l’administration générale des prisons, via la Croix Rouge, et n’avait jamais eu de réponse. Des enquêtes à répétition sur sa pratique sportive, en dépit du fait qu’il appartient depuis de longues années à l’élite sportive, que les médecins le lui ont conseillé, car cela peut améliorer son état de santé détérioré […] Pour l’association La commission de suivi des prisonniers libérés Le vice – Président Abdelwahab Matar (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Liberté pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation de droits de l’homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax : 71 340 860 Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 24 juillet 2010

1)   Agression, arrestation et accusation de vol de portable à l’encontre d’un déséquilibré mental

La police de Slimane a arrêté le 18 juillet 2010 le dénommé Mohammed Ben Salah Riahi, l’a agressé violemment au poste de police et l’a accusé d’avoir volé un portable. L’accusé est un malade mental, qui fréquent régulièrement l’hôpital Razi à la Mannouba, ce que la police savait. Ils ont agressé son père monsieur Salah Riahi lorsqu’il s’est présenté pour avoir des explications sur  l’arrestation de son fils et ils l’ont menacé de jeter son fils en prison et de s’en prendre à son petit frère à la première occasion. […] Monsieur Riahi a fait état du harcèlement de sa famille et mentionné que l’arrestation de son fils s’inscrit dans le cadre de ce calvaire qui leur est imposé depuis 2008 […] Pour le bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Le 53e anniversaire de la République et les chances d’un ‘Pacte Républicain
 d’Apaisement’

pour consolider les valeurs de la République et mieux affronter d’Avenir


Par Abdel Wahab Hani

 

 

Suivi de :

Post Scriptum

Une Proclamation qui consacre notre Projet National Tunisien, Indépendant, Souverain, Républicain et Démocratique

 

Suivi du :

Texte officiel de la Proclamation de la République

النص الرسمي لإعلان الجمهورية 

 

« Un temps pour déchirer, un temps pour coudre »

Paulo Coelho 

وَإِنَّ كُلَّ كِيَانٍ لَجُهْدٌ مَنْحُوت

« Et tout Etre n’est qu’effort sculpté « 

محمود المسعدي

Mahmoud Messaadi

 

 

 

Par Abdel Wahab Hani

 

 

Notre pays fête ce dimanche 25 juillet 2010 le 53eanniversaire de la proclamation de la République. Cette date majeure dans notre histoire nationale a consacré la souveraineté populaire en dotant la Tunisie d’un régime politique républicain et d’institutions républicaine, mettant fin au règne de la dynastie husseinite, dans la foulée de l’épopée nationale pour l’Indépendance qui a permis de débarrasser notre cher pays du joug colonial oppresseur.

 

 

La Proclamation de la République par voie démocratique et pacifiste : Une singularité bien tunisienne :

 

Cette proclamation de la république, à l’Unanimité, par l’Assemblée constituante reste un fait majeur dans le 20e siècle, notamment dans le monde arabo-islamique et dans l’Afrique post-coloniale. Jamais une Dynastie n’a été liquidée par un vote souverain du peuple souverain. Ce furent les révolutions et autres coups d’Etat, révolutionnaires comme réactionnaires, qui ont donné des Républiques sous d’autres cieux, comme le soulignent très judicieusement nos aïeuls et Maîtres Si Abdellatif Fourati, notre brillant ancien Rédacteur en Chef du quotidien arabophone Assabah et Si Abdessalem Meseddi, notre brillant Linguiste et Ministre de l’Enseignement supérieur, notamment.

 

Ce fait pacifique et hautement civilisé du passage d’un régime politique à un autre est un trait marquant de notre Histoire politique.

 

Certes, cette singularité civique n’a pas manqué de susciter la haine dite ‘sacré’ contre l’Etat tunisien moderne, au sein des esprits tordus et faussement révolutionnaires adeptes des putschs soviétiques, vaguement révolutionnaires et vaguement panarabes et panislamiques, qui n’ont cessé de moquer notre Histoire en la dénigrant et en l’abaissant.

 

Reste que l’Histoire nous apprend à mieux saisir les fondements d’une Nation et les mécanismes de sa vie sociale et politique, et ce depuis les enseignements combien justes et lucides de notre célèbre Ibn Khaldoun. L’Histoire permet de dégager des traits marquants, des spécificités, comme des codes génétiques, des Peuples, des Pays et des Institutions.

 Les commémorations : Un défit continuel de re-donner foi en la République :

 

Toute Nation a besoin de re-donner foi en ses Institutions, pour ainsi permettre aux nouvelles générations de se rappeler les sacrifices des anciens et les fondements politiques de la Patrie.

 

Les commémorations ont cela d’utile, au delà du faste et des cérémonies. C’est le questionnement positif et continuel de l’Histoire revisitée chaque année, pour se rappeler, se ressourcer et se projeter dans l’Avenir.

 

Ce 25 juillet 2010 est une bonne occasion estivale donnée à toutes et tous, dans les Institutions et en dehors des Institutions, dans le Pouvoir comme dans l’Opposition, en Tunisie comme dans la Diaspora, de réfléchir au ‘plus sur moyens’, pour paraphraser noter Grand Ministre-Réformateur Kheireddine (أقوم المسالك), nous permettant, aujourd’hui de re-visiter et de re-vigourer les valeurs de la République, notre socle Unitaire commun, comme Nations moderne, qui se superpose aux autres dimensions multiples de notre Identité et leur donne le seul sens politique possible du vire ensemble aujourd’hui.

 

Faute de quoi et si on s’y prenait pas garde, les portes seraient dangereusement ouvertes, de nouveau, à toutes les dérives, monarchismes, régionalismes, tribalismes, internationalismes soviétiques édulcorés en panislamismes, panarabismes et panafricanismes trompeurs cachant le souhait hégémonique d’autres Nations, vivant encore au stade tribal.

 Que porte le 25 juillet 2010 :

 

La commémoration de cette année intervient à moins d’une année après les élections générales, présidentielles et législatives du 24 octobre 2009, et à trois mois des élections municipales de mai 2010.

 

Elle intervient aussi à un moment crucial de notre vie politique, où les acteurs clefs de la scène politique nationale, à savoir le Président de la République et son parti le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) au pouvoir n’a pas encore dévoilé ses intentions par rapport à la future échéance électorale d’octobre 2014 (nous faisons abstraction des lectures tordues, versant plutôt dans le ragot, la rumeur et l’intox que de l’information au sujet de la motion politique de la dernière session ordinaire du Comité central du RCD, quasi-identique à celle de la précédente, de l’avant précédente et de l’avant avant précédente).

 

Elle intervient aussi à un moment d’intense mouvement de revendications citoyennes pour plus de liberté, notamment de la presse, des médias  et de l’accès aux nouvelles technologies de l’Information, notamment les réseaux sociaux. Jusque dans certains cercles proches du pouvoir, nos concitoyens ne cachent plus leur désir d’une Presse Libre et Plurielle, à l’instar des doléances exprimés par notre père Haj Mohamed Laroussi Hani, de l’écrivaineOlfa Youssef, sans parler du très large mouvement de protestation dans les différents organes de presse et la mobilisation citoyenne de nos jeunes contre la censure et pour la rupture définitive avec les méthodes du passé, incarnés par certains caciques du pouvoir, qui ont pris leur temps et le temps des autres et qui doivent enfin comprendre que le monde a changé et qu’ils doivent respecter les revendications démocratiques majeurs de notre Peuple, de Son Elite, de sa Presse et de sa Jeunesse.

 

Elle intervient aussi à un moment d’une forte et intéressante production conceptuelle au sein de l’opposition, hormis les cris de haine vomis à droite comme à gauche à longueur d’ondes et à largeurs d’écrans et de claviers.

 

La naissance de l’Alliance pour la Citoyenneté et l’Egalité, autour notamment du mouvement Ettajdid (ex-PC) de Si Ahmed Ibrahim, du Forum Démocratique pour le Travail et la Liberté (FDTL) du Dr Si Mustapha Ben Jaafar et du courant Réforme et Développement (Ex-Gauche islamique) animé par Si Fathi Touzri et Si Mohamed Goumani ; ainsi que la production fort intéressante du Mouvement du 18 octobre, regroupant notamment le Parti progressiste Démocratique (PDP) de Ella Maya Jribi, l’ancien dirigent islamisteZied Doulatli et les indépendants Si Khémais Chammari, Si Lotfi Hajji, Si Ayyachi Hammami et d’autres. Même au sein de l’opposition dite d’Allégeance, une grand activisme est plus que visible, même s’il évite de poser les problèmes réels du pays et se fige dans les discussion, certes intellectuellement intéressantes, sur le projet panarabe du courant nationaliste arabe.

 Cette commémoration intervient aussi dans un moment de tensions, certes devenue habituelle, entre le pouvoir et la frange dite ultra radicale de l’opposition, qui se jettent mutuellement, et à plumes interposées, les accusations de trahison.

 

Cette tension se nourrit de la persistance de dossiers en instance qui empoisonnent la vie de la Nation et qui arrangent les radicaux des deux bords qui ne cherchent que le pourrissement généralisé, pour asseoir un discours de la haine, ne servant en aucune façon les intérêts suprêmes de la Nation.

 L’impératif d’Apaisement et la perspective de Détente, au servie de la Nation :

 

Ce 25 juillet devrait pourtant nous amener, tous, dans le pouvoir comme dans les oppositions, à prôner l’Apaisement et à opter pour la Détente dans les relations entre tous les partenaires dans la Nation (الشركاء في الوطن).

 

Cet Apaisement, qui nous semble un impératif historique, ne dépend que de la volonté des uns et des autres.

 

Nous esquissons pour notre part quelques revendications, à titre sommaire et non exhaustif, pouvant servir cet Apaisement et amorcer cette Détente face au stratégies noires de pourrissement et aux desseins irresponsables de l’escalade :

 Mesures non exhaustives pouvant amener l’Apaisement pour amorcer la Détente :

 

1-Reprendre sans délai les pourparlers pour mettre fin à la crise qui handicape de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme (LTDH). Cette crise empoisonne la vie du mouvement associatif autonome dans son ensemble et nuit gravement à l’image de la Tunisie et notamment à celle de son gouvernement. Si nous ne sommes capables de régler un petit problème mineur de la taille d’une ONG, comment nous pouvons gérer et régler des problèmes plus important. La remarque vaut pour le gouvernement et pour les deux camps prétendants de la Ligue, certains ne voient que leur petit nombril alors que l’intérêt général exige des concessions pour sortir de la situation de blocage tout en sauvegardant l’Indépendance de la Ligue, sa Charte et ses Valeurs.

 

Dans ce même ordre d’idée, reconnaître les associations et organisations non gouvernementales qui en font la demande auprès des services concernés de l’Administration, notamment les différentes associations non encore reconnues de défense des droits humains, l’association Al-Wafaa / La Loyauté pour la Défense de la Mémoire de feu le Zaïm Habib Bourguiba et des Leaders du Mouvement National, le Syndicat des Radios Libres…

 

2-Accélérer le processus de ‘délivrance ‘ des passeports de nos compatriotes Âïdon / Retornados, exilés statutaires ou non, qui ont décidé de rompre l’asile et qui ont pris engager les démarches d’obtention de leurs documents administratifs tunisiens auprès des nos Ambassades et Consulats de par le monde, et ce malgré les découragements dus aux retards enregistrés par l’Administration et à l’énorme machine d’intimidation enclenchée par les anti-Âïdoun / Retornados, notamment au sein des partis off-shore et de certains milieux douteux ayant infesté tout récemment les rangs de l’opposition, amenant une culture étrange de la haine et de la vengeance affairiste, clientéliste et maffieuse. Tout en saluant les avancés enregistrées en la matière, notamment après les déclarations encourageantes de Monsieur l’ancien Ministre de la Justice et des Droits de l’homme Si Béchir Takkari et le lancement de notre Appel Pour le retour des Exilés Tunisiens en ce début de Législature, nous restons persuadés que le règlement rapide de ce dossier permettra à la Tunisie et à tous ses enfants de tourner une des pages les plus douloureuses de son Histoire et de se tourner vers l’Avenir.

 

3-Faciliter le Congrès unitaire du Syndicat national des Journalistes Tunisiens (SNJT) et accéder aux revendications professionnelles et libertaires des journalistes, des professionnels des médias, des écrivains, des hommes et femmes de Lettres. La Tunisie a besoin de tous ses talents.

 

4-Libérer le journaliste free lance Fahem Boukaddous et clore le dossier des mouvement sociaux du Bassin manier, d’autant plus que le Chef de l’Etat Son Excellence Mr Zine El Abidine Ben Ali, a reconnu solennellement, dans son discours du 16 juillet 2008 devant le Conseil régional de Gafsa, réuni au Palais présidentiel de Carthage, l’existence d’un certains nombre d’erreurs et de dysfonctionnements, avant d’annoncer le limogeage des responsables de la gestion chaotique de la protestation sociale du Bassin et de programmer un train de mesures en faveur de la région déshéritée. Nous appelons à la libération de Fahem, d’autant qu’il était dans une démarche d’apaisement et que son avocat semble vouloir user des techniques judiciaires permettant une réelle négociation de sa libération.

 

Dans le même ordre d’idées, nous appelons à la libération deSadok Chourou, devenu un marchandise propagandiste par ceux-là même qui ont fêté sa réincarcération et l’accusait jadis en moquant ses faiblesses lorsqu’il leur faisait de l’ombre à la direction légitime de son parti.

 

Nous appelons aussi à la libération des prisonniers non médiatisés qui ne rapportent rien à aucune boutique politicienne, notamment Si Abderrahman Tlili, abstraction faite à l’accusation et eu égard à son age et à sa maladie, à l’âge de sa maman octogénaire  Ella Fatma Tlili, militante et veuve du militant de la cause nationale feu Sidi Ahmed Tlili, syndicaliste et compagnon de la Libération, de feu les Zaïm Habib Biourguiba et Zaïm Farhat Hachad.

 

Nous appelons à la libération des jeunes activistes étudiants de l’UGET et des jeunes religieux arrêtés et emprisonnés parfois à tord. Leur place est sur les bancs de l’Université et non ailleurs.

 

Pour l’ancien dirigeant de l’UGTE et Défenseur des Droits humains que nous sommes, peu importe la forme légale, judiciaire et administrative que prendra ses libérations, l’essentiel c’est qu’elle permette le recouvrement des victimes de leur Liberté.

 

5-Engager une réelle politique de prise en charge médicale de réinsertion sociale et de réhabilitation des anciens prisonniers et exilés politiques, pour leur permettre de réintégrer la Société et éviter leur transformation en marchandise de propagande. Le récent décès prématuré de feu le Jurisconsulte Si Ismaïl Saïdi , des suites d’une grave maladie contractée en prison, doit nous inciter à mettre fin à cette hémorragie. Un ami présent dans le cortège funèbre au Jellaz nous avait écrit sa tristesse de voir d’autres amis accompagner une partie d’eux mêmes au cimetière, étant eux aussi atteints des mêmes maladies, sans aucun dépistage, sans aucun traitement, sans aucun suivi. Au delà de la vérité judiciaire, de la vérité politique et de la vérité historique, les individus ont droit à un traitement respectant leur Dignité. La remarque vaut pour le gouvernement comme pour les défenseurs authentiques, les politiciens et les marchands des malheurs. 

Tous au service de la Patrie, dans l’Apaisement et pour se tourner ensemble vers l’Avenir :

 

Ces mesures d’apaisement que nous prônons, permettront à tous, avec une bonne dose de volonté, de se concentrer à l’essentiel et au plus important parmi les choses importantes, pour paraphraser feu le Zaïm Habib Bourguiba (Al-Ahamm Qabla Al-Mouhimm, الأهم قبل المهم ).

 

Elles permettront à l’élite de se parler et de débattre, ensemble et dans le respect mutuel, des problèmes réels du pays. Mais surtout de chercher et de proposer des perspectives constructives et non des visions hallucinogène prisonnières du passé et tout le temps braqués sur le rétro-viseur ne voyant que le derrière de la marche.

 

 

L’éthique de la Responsabilité versus l’éthique du Plaisir :

Nous avions écrit ces quelques lignes il y a quelque temps, dans une ancienne tribune intitulée « Le Temps de la Sagesse », pour répondre à nos détracteurs au sujet du retour des Âïdoun / Retornados. Nous reproduisons ci-après la conclusion, qui résume notre pensée et nous semble toujours d’actualité : 

 

« Agir obéit plutôt à « l’éthique de la responsabilité » qu’à « l’éthique du principe », pour paraphraser Max Weber. Et leprincipe de la responsabilité contraste radicalement avec le principe du plaisir, distinction chère aux psychologues. Les exilés responsables n’ont pas à rester otages des exilés de plaisir. Ces derniers se complaisent dans leur situation confortable, psychiquement, socialement, matériellement et politiquement, bien que stérile et figée dans la réminiscence, productrice de néant. » 

 

« Un temps pour déchirer, un temps pour coudre » disait Paulo Coelho, « Des hommes pour déchirer, des hommes pour coudre » nous lui répliquons.

 

 

Que ce 25 juillet 2010 soit celui des hommes et des femmes qui s’invitent à coudre, ensemble, ce qui a été déchiré, dans l’intérêt suprême de la Nation. Amine اللَّهُمَّ آمِين

 

Vive la Tunisie,

Vive la République,

 

تَحْيَى تُونِس

تَحْيَى الجُمْهُورِيَّة

 

Paris-Bastille, le 24 juillet 2010

Âïd / Retornado, Bi Idhni Allah, Ahabba Al Mouhibboun Wa Kariha Al Karihoun

Abdel Wahab Hani

العائِد بإذن الله تعالى، أحبَّ المُحِبُّون وكَرِهَ الكارِهون

عبد الوهَّابالهاني

 

awhani@yahoo.fr

+33 6 17 96 00 37 (toujours injoignable depuis toutes les lignes de l’opérateur étatique Tunisie Telecom, par décision arbitraire d’un ‘ir-respensable’ zélé qui continu à se pourrir la vie à 70 ans, des peurs d’une démocratisation, pourtant inéluctable, de notre système politique , Rabbi Yehdi Ma Khlaq, mais l’Histoire jugera Koll al-Khalq)

 

 

Post Scriptum :

 

Une Proclamation qui consacre notre Projet National Tunisien, Indépendant, Souverain, Républicain et Démocratique

 

Une Proclamation de la République à apprendre à tous nos jeunes écoliers et à afficher dans tous les endroits publiques, dans l’enceinte de toutes nos Institutions et dans les bureaux de tous nos responsables politiques, tant elle résume notre PROJET NATIONAL TUNISIEN.

 

Nous reproduisons ci-après le texte officiel de la Proclamation de la République, transcrit par nos soins sur la foi de l’original publié, par le 1er Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT), le n° 001 de l’an 100 de notre célèbre Journal Officiel, en date du 26 juillet 1957. Le texte arabe faisant foi est calligraphié en arabe et orné des armoiries de la république.

 

Cette Proclamation de la République est d’une très grande valeur et d’une extrême beauté, alliant de très belles qualités linguistiques, une parfaite précision des mots et un vrai projet national articulé sur la quadrature Indépendance, Souveraineté populaire, République et Démocratie.

 

Les Constituants, ces Pères fondateurs de la République ont su trouver les mots justes et la jonction entre Indépendance, Souveraineté du Peuple et Edification du régime démocratique. La synthèse ayant donné pour nos vaillants Constituants : LA REPUBLIQUE :

 

« A l’effet de consolider les bases de l’Indépendance de l’Etat et de la Souveraineté du peuple » ..

 

وتدعيما لأركان استقلال الدولة وسيادة الشعب،

 

« En vue de l’édification du régime démocratique » ..

 

وسيرا في طريق النظام الديموقراطي الذي هو وجهة المجلس في تسطير الدستور،

 

 

« Nous déclarons le régime monarchique totalement aboli » ..

 

نلغي النظام الملكي إلغاء تاما

 

« Nous proclamons que la Tunisie est un Etat Républicain »..

 

نعلن أن تونس دولة جمهورية

 

 

Quelle Beauté du Verbe.. Quelle Lucidité de l’Esprit.. Quelle Noblesse de l’Âme..

 

Quelle Abnégation des Héros de l’Indépendance qui ont donné une Proclamation de la République au-dessus de leurs petites personnes, pourtant Grandes..

 

Quelle Grandeur de l’Esprit que d’avoir placé le débat et les choix au niveau des Idées et non des Personnes..

 

Que des leçons à méditer… et dans les textes et dans les aléas de l’histoire de la République..

 

 

Nous ne pouvons que nous incliner devant la mémoire de nos vaillants Constituants-Pères fondateurs de la République, nos Chers Martyrs de l’Indépendance et nos Grands Bâtisseurs de la République, en nous engageant à continuer le chemin qu’ils ont tracé, « à l’effet de consolider les bases de l’Indépendance de l’Etat et de la Souveraineté du Peuple, en vue de l’édification du Régime Démocratique ».

 

La République est en effet un Etre politique, donc historique, donc imparfait, donc en continuelle évolution… « Et tout Etre n’est qu’effort sculpté », (Wa Inna Kolla Kianin La Johdon Manhout), nous apprenait notre Grand philosophe feu Si Mahmoud Messaadi, compagnon de la Libération, de Bourguiba et de Hachad et Homme de Lettres que Taha Hussein a lu sans le comprendre et que les tunisiennes et tunisiens ont compris dès la première énoncé de sa pensée et que nous autres enfants de la République s’efforçons continuellement de la mettre en œuvre :

 

وَإِنَّ كُلَّ كِيَانٍ لَجُهْدٌ مَنْحُوت

Et tout Etre n’est qu’effort sculpté 

 

 

AW Hani

 

 

 

الرائد الرسمي للجمهورية التونسية

الجمعة 28 ذي الحجة 1376 ، 26 جويلية 1957

السنة 100، عدد 001

المجلس القومي التأسيسي

بسم الله الرحمن الرحيم نحن نواب الأمة التونسية أعضاء المجلس القومي التأسيسي بمقتضى ما لنا من نفوذ كامل مستمد من الشعب، وتدعيما لأركان استقلال الدولة وسيادة الشعب، وسيرا في طريق النظام الديموقراطي الذي هو وجهة المجلس في تسطير الدستور، نتخذ باسم الشعب القرار التالي النافذ المفعول حالا: أولا: نلغي النظام الملكي إلغاء تاما. ثانيا: نعلن أن تونس دولة جمهورية.

ثالثا: نكلف رئيس الحكومة السيد الحبيب بورقيبة بمهام رئاسة الدولة على حالها ريثما يدخل الدستور في حيز التطبيق ونطلق عليه لقب رئيس الجمهورية التونسية. رابعا: نكلف الحكومة بتنفيذ هذا القرار وباتخاذ التدابيراللازمة لصيانة النظام الجمهوري ، كما نكلف كلاًّ من رئيس المجلس والأمين العام لمكتب المجلس والحكومة بإبلاغ هذا القرار إلى الخاص والعام.

أصدرناه في قصر المجلس بباردو يوم الخميس في 26 ذي الحجة سنة 1376 وفي 25 جويلية سنة 1957

على الساعة السَّادسة مساء

جلُّولي فارس

رئيس المجلس القومي التأسيسي

JOURNAL OFFICIEL

DE LA REPUBLIQUE TUNISIENNE Vendredi 26 juillet 1957 Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux

Nous, Députés de la Nation Tunisienne, membres de l’Assemblée Nationale Constituante, En vertu des pleins pouvoirs que nous détenons du Peuple, A l’effet de consolider les bases de l’Indépendance de l’Etat et de la Souveraineté du peuple, En vue de l’édification du régime démocratique que poursuit l’Assemblée dans l’élaboration de la Constitution, Prenons, au nom du Peuple, la décision suivante, immédiatement exécutoire : 1° Nous déclarons le régime monarchique totalement aboli ; 2° Nous proclamons que la Tunisie est un Etat Républicain ; 3° Nous confions à Monsieur Habib BOURGUIBA, Président du Conseil, la charge de Chef de l’Etat, dans les conditions actuelles, jusqu’à la mise en vigueur de la Constitution et lui conférons le titre de : « Président de la République Tunisienne » ; 4° Le Gouvernement est chargé d’exécuter la présente décision et de prendre toutes les mesures nécessaires pour la sauvegarde du régime Républicain ; nous chargeons également le Président de l’Assemblée, le Secrétaire Général du Bureau de l’Assemblée et le Gouvernement de porter cette décision à la connaissance de tous. Fait au Palais de l’Assemblée au Bardo,

 

Le 26 doul hidja 1376 (25 juillet 1957), à 18 heures. Le Président de l’Assemblée Nationale Constituante :

Jellouli FARES

 


 

HOMMAGE A GEORGES ADDA : Les transitions démocratiques


 

 
Ses amis et le journal Attariq Al Jadid ont organisé, vendredi 18juin, une rencontre scientifique en hommage à Georges Adda sur le thème des « transitions démocratiques ». Après les mots de bienvenue à une assistance nombreuse (malgré la concurrence de la coupe du monde), Hichem Skik a commencé par un hommage à G.Adda, ce militant de toutes les batailles- et notamment celle de la démocratisation qui nous préoccupe aujourd’hui -et qui a constamment cherché à allier l’action et la réflexion. Il a tenu à avertir l’assistance que l’approche des transitions démocratiques, qui sera adoptée par les conférenciers, est une approche essentiellement scientifique et académique. Faisant le lien entre G.Adda et le thème choisi, Mahmoud Ben Romdhane a expliqué qu’en plus de son attachement au progrès social, Georges était attentif aux questions en rapport avec le développement politique. « Face à nos inquiétudes, et s’il était parmi nous ce soir, il nous aurait interpellés : « trouvez la formule ! » ; c’est ce que nous tenterons de faire ». Passant en revue le parcours militant de Georges (le communiste, le nationaliste, l’internationaliste, le syndicaliste et le démocrate), Habib Kazdaghli a relevé que ce qui distinguait Georges c’était sa tolérance, son ouverture d’esprit, mais également sa fermeté sur les principes. L’orateur a rapporté quelques souvenirs et anecdotes sur ses rencontres, en tant qu’historien chercheur, avec ce grand militant dont « l’absence a été particulièrement ressentie au cours de cette année marquée par des évènements auxquels il aurait sans doute participé, tout en exprimant ses craintes et ses inquiétudes quant à l’avenir de notre pays ». Et Kazdaghli de conclure : « Georges aurait certainement applaudi à la naissance de l’Alliance pour la Citoyenneté et l’Egalité ». LA CONDITIONNALITE DEMOCRATIQUE ET L’AUTONOMIE DU CHAMP POLITIQUE Les conférences sur « les transitions démocratiques »vont débuter par celle de Hamadi Redissi sur « le cadre théorique de la transition démocratique ». Il a commencé par établir des distinctions entre le changement social, la modernisation de la société, la libéralisation et, enfin, la démocratisation ou la transition démocratique – un processus dont l’étude nécessite un cadre épistémologique. Pour H.Redissi, « l’Amérique latine, notamment, est un grand laboratoire pour étudier les cas de transitions et pour en élaborer une théorie ». Deux théories traversent la transitologie : la théorie de la conditionnalité démocratique et la théorie de l’autonomie du champ politique. La première repose sur trois variables :  une variable économique : c’est la prospérité (tous les pays riches sont démocratiques à l’exception des pays du Golfe dont la prospérité provient de la rente pétrolière ; tous les pays pauvres ne sont pas démocratiques à l’exception de l’Inde) ;  une variable sociale (pas de démocratie sans bourgeoisie ; pas de démocratie sans une classe moyenne importante et une société civile forte) ;  une variable culturelle (pas de démocratie avec une culture d’allégeance, pas de démocratie sans une culture civile). Dans la 2ème théorie, celle de l’autonomie du champ politique, toutes les conditions précédemment invoquées s’estompent à condition que les Politiques acceptent la négociation et les concessions en partant du constat que le pouvoir n’a plus la capacité de se maintenir et que l’opposition n’a pas la capacité de le chasser. La réalisation de l’autonomie du champ politique exige l’absence de graves violences entre les acteurs politiques, ainsi que le règlement de quelques problèmes (le cas des personnes coupables d’actes de torture et celui des personnes coupables de corruption, par exemple…) afin de rendre possible le pacte de transition démocratique. H.Redissi s’est arrêté à la fin de sa brillante démonstration sur les trois scénarios de la transition :  la réforme par le bas : la société chasse le pouvoir en place suite à des élections surprises, ou à une crise économique, ou à une mobilisation populaire ;  la négociation entre le pouvoir et la société civile pour réaliser un pacte de transition démocratique ;  la réforme de l’intérieur du pouvoir par une frange libérale (soft liner) consciente que la démocratisation est dans son intérêt et celui du pays. Partant du même cadre théorique appliqué au cas tunisien, Mahmoud Ben Romdhane a porté son intérêt sur l’absence de transition démocratique en Tunisie, à travers une analyse critique des thèses avancées par certains spécialistes (occidentaux) de la Tunisie. Il a cherché, dans la science politique et, à un degré moindre, dans l’économie politique, des réponses à la permanence de l’autoritarisme en Tunisie. Deux thèses dominent la scène :  la théorie de la modernisation établit une relation étroite entre le niveau de développement économique et la démocratie. Depuis les travaux de Seymour Lipset notamment dans « Political Man » (L’homme et la politique) jusqu’à ceux de Welzel et Inglehart, cette thèse, malgré les critiques, se trouve confirmée par les réalités actuelles :  aucun pays autoritaire, à l’exception des pays rentiers, ne dispose d’un revenu par tête d’habitant supérieur à 6850$,  parmi les pays partiellement démocratiques (au nombre de cinquante), aucun n’a atteint les 9500$ par habitant à l’exception de Singapour. Aujourd’hui, on admet qu’une fois atteint un certain niveau de développement, la transition à la démocratie s’en trouve grandement facilitée. M.Ben Romdhane a démontré, à travers son exposé, que la Tunisie remplit les conditions considérées comme nécessaires à la transition démocratique, jugeant, au passage, sans fondement la thèse selon laquelle la Tunisie ne serait pas encore « mûre » aux plans économique et social pour la transition démocratique ;  la thèse de l’exception arabo-musulmane tente d’expliquer pourquoi, alors que la démocratisation est partout le phénomène marquant, l’aire arabo-musulmane serait-elle insensible, rétive voire hostile à ce processus planétaire. Une partie des réponses apportées est focalisée sur l’islam en tant que « référence transcendante à la puissance d’un Dieu unique exercée au niveau spirituel aussi bien qu’à celui des affaires profanes »(G.Hermet), l’autre privilégie la dimension arabe pour justifier l’exceptionnalisme. Ben Romdhane rejette en bloc ces deux familles de réponses, en considérant que  1) toute religion est susceptible d’une pluralité de lectures et qu’aucune d’entre elles ne saurait être affligée du sceau de l’autoritarisme ou du totalitarisme et  2) ce qui est en œuvre, n’a pas à voir avec une situation ou une relation spécifique au monde arabe et à la Tunisie, ceci est le lot de toutes les sociétés gouvernées par des régimes autoritaires. UNE ANALYSE CRITIQUE DES THESES SPECIFIQUES A LA TUNISIE M.Ben Romdhane a passé en revue les deux thèses spécifiques à l’autoritarisme tunisien, celle qualifiée de la « tunisianité », développée par Michel Camau et Vincent Geisser dans leur ouvrage : « Le syndrome autoritaire. Politique en Tunisie de Bourguiba à Ben Ali », et celle de Béatrice Hibou qualifiée de la « servitude volontaire », développée dans son ouvrage : « La force de l’obéissance ». Il s’est, au passage, beaucoup référé à la thèse d’Eva Bellin sur le rapport de la bourgeoisie à la démocratie dans des pays comparables à la Tunisie et aux analyses critiques de Pierre-Robert Baduel de l’ouvrage de Camau et Geisser. Camau et Geisser soutiennent, en effet, que l’autoritarisme en Tunisie est intrinsèquement lié à la « tunisianité », celle-ci puisant ses sources dans le « réformisme ». Ses racines remontent au 19ème siècle. Elle est l’axiome qui permet à l’autoritarisme de se reproduire et de se déployer comme régime stable. Ben Romdhane, tout comme Baduel, voit dans la « tunisianité » une théorisation de concepts vagues utilisés auparavant par Camau tels que l’ « identité politique », les « valeurs partagées », la « dimension symbolique de la politique »…Cette « tunisianité » est exactement de même nature que la « norme singulière, cohérente et immuable » décriée par Schmitter comme étant un essentialisme. Au même titre que tous les essentialismes, elle est incompatible avec les exigences scientifiques de l’analyse en sciences sociales. Tout en partageant avec les précédents auteurs la thèse de la « tunisianité » comme consubstantielle à l’autoritarisme, Béatrice Hibou explique l’autoritarisme par la « servitude volontaire » car, en plus de la violence étatique, il ya, entre le pouvoir et la société, un ensemble d’accords tacites fondamentaux : la « servitude » est pour l’essentiel librement consentie par les gouvernés. Le pouvoir autoritaire(le dressage, le contrôle, la contrainte, la coercition, la discipline) est accepté, désiré par l’immense majorité de la population. Pour Ben Romdhane, la thèse de la « servitude volontaire » relève de la même logique que celle du « syndrome autoritaire ». Le « réformisme tunisien » contribue, selon Hibou, à former les tunisiens « en sujets, à la fois sur le mode de la servitude volontaire et de l’être assujetti ». Et l’intervenant de conclure que la Tunisie est l’un des pays où une démocratie réelle et stable a le plus de chances de fleurir. « La démocratie en Tunisie est possible ». La 3ème conférence présentée par Sana Ben Achour et intitulée « Entre permanence autoritaire et transition démocratique : du bon usage du droit constitutionnel » a rompu avec les deux précédentes interventions (voir Attariq n°187 et 188) en ce sens qu’elle s’est placée sur le terrain de la science juridique. Pour S. Ben Achour « le champ juridique finit par produire de la démocratie », et ce, grâce « au bon usage du droit constitutionnel par les acteurs politiques ». L’architecture constitutionnelle peut être retournée contre ceux là mêmes qui l’ont édifiée pour se maintenir et reproduire leur système. DU RÔLE DU DROIT CONSTITUTIONNEL L’intervenante a tenté de transposer le rôle du droit constitutionnel, dans sa phase de démocratisation voire de consolidation démocratique, à la phase d’autoritarisme consolidé. Sans utiliser directement le terme d’ « architecture constitutionnelle », S.B.Achour y a recouru- particulièrement à « l’architecture manipulative »plutôt qu’à « l’architecture neutre »- pour rendre possible « la pertinence constitutionnelle » :l’architecture manipulative contraint par les institutions et les règles ; elle « représente la meilleure architecture, pour peu qu’elle soit choisie consciemment…par des élites démocratiques…et qu’elle bénéficie d’une mise en œuvre par pertinence constitutionnelle »(Leonardo Morlino). L’objectif, pour l’intervenante, est de chercher à trouver une plus grande cohérence entre les règles constitutionnelles et la pratique politique. « La force des normes juridiques réside dans leur caractère obligatoire », or l’élément clé à même de rendre possible la « pertinence constitutionnelle » réside dans l’existence d’un système légal, d’un contexte dans lequel les autorités comme les citoyens se conforment aux lois. La dernière intervention, lors de cette rencontre scientifique, portait sur « la justice transitionnelle ». Ellea été présentée par l’auteur de ce compte rendu, qui a commencé par prévenir qu’il s’agissait d’une première exploration d’un terrain empirique parsemé d’embûches, et qu’aussi bien notre curiosité que les évènements à venir nous inciteront certainement à revenir davantage sur ce concept empirique. LA JUSTICE LORS D’UNE TRANSITION DEMOCRATIQUE De quoi s’agit-il ? Il est question de problèmes de justice lors d’une « transition démocratique ». « Que faire de l’ancien régime, de ses violences, de ses responsables et de ses exécutants, grands et petits ?Que faire pour ses victimes individuelles et collectives ? »(Pierre-Yves Condé). La « justice transitionnelle » désigne un champ de pratiques politiques, militantes, juridiques, de conseil et d’expertises. La mise en forme de ce champ, nous la devons au Centre international pour la justice transitionnelle(ICTJ), créé en 2004 par Alex Boraine, militant anti-apartheid et vice président de la commission sud africaine « Vérité et réconciliation ». Les Nations Unies, en 2004, et l’Union européenne, en 2006, l’ont reconnue comme une discipline à part entière. Pour cela, la doctrine de la justice transitionnelle se déploie à travers les axes majeurs suivants :  poursuivre individuellement en justice les auteurs de crimes ;  créer des commissions de vérité en vue d’appréhender les violations commises par le passé (plus de trente commissions existent à travers le monde) ;  accorder des réparations aux victimes ;  réformer les institutions telles que la justice, la police et la fonction publique ;  faciliter le processus de réconciliation sans pour autant recourir aux techniques d’impunité et d’amnistie. Après avoir passé en revue les différentes articulations entre justice transitionnelle, justice nationale et justice internationale, l’intervenant a conclu sur l’importance de la justice transitionnelle en tant qu’élément déclencheur de la démocratisation et en tant qu’élément essentiel de la consolidation démocratique. Le débat qui a clôturé cette journée d’hommage à G.Adda a été riche et varié. Il a porté particulièrement sur des questions telles que l’influence des facteurs subjectifs et de l’environnement géopolitique lors des transitions, l’ambivalence de l’apport extérieur, l’intérêt du pouvoir (ou d’une partie du pouvoir) pour la transition démocratique. Quelques propositions ont été formulées par l’assistance en vue d’institutionnaliser l’hommage à G.Adda et de publier des Mélanges en son honneur… Le mot de la fin, chargé d’émotion, est revenu à Leila Adda qui, tout en remerciant les organisateurs, s’est arrêtée sur la personnalité de Georges. Pour elle, autant il était facile d’approche, autant il était difficile sur les principes car, pour lui, la justice sociale, la laïcité, l’égalité de l’homme et de la femme ne peuvent pas faire l’objet de concessions, encore moins de marchandages. Elle a également émis le souhait de voir cet hommage se répéter de manière régulière.
(Source: le site journal Attariq Al Jadid organe du Mouvement Ettajdid  le 23 juillet 2010) Lien: http://attariq.org/spip.php?article968


Hourra les Gavroches, finies les taloches !


 
Par Khemais Khayati
Les enfants tunisiens doivent pavoiser suite à l’amendement par les deux chambres de l’article 319 du code pénal rendant punissable légalement « la correction infligée à l’enfant par des personnes ayant autorité sur lui »… Et il y a de quoi applaudir, comparativement à ce qui se passe jusqu’à cette heure-ci (dans certains pays de notre environnement arabo-musulman où il est traditionnellement conseillé de fouetter l’enfant dès l’âge de 10 ans (dix coups au max) au cas où il oublierait – après moult avertissements bil-husnâ – de s’acquitter de sa prière (in al-Boukhari. Dit N°6848)…) Dans un pays maghrébin et selon une étude menée par un organisme étatique, plus de 46% de la population reconnaît avoir maltraité ses enfants… La maltraitance étant devenue un phénomène social qu’il est du devoir de l’Etat d’annihiler… Et c’est ce que l’Etat Tunisien- dans sa philosophie modernisante – vient de faire… Il y a de cela des années, on m’a rapporté de source sûre, qu’une jeune mère tunisienne excédée et énervée par le stress d’une journée de travail, a fini par gifler sa petite fille un soupçon turbulente ; au su et au vu de tout un monde entassé sur le quai du métro dans l’attente de la prochaine rame. Seulement, elle avait oublié qu’elle n’était pas à Afsat al-H’sân, mais bel et bien à Montréal (Canada) où le droit de l’enfant à son intégrité physique et morale est sacro-saint.. Elle fut apostrophée et sermonnée par un agent de l’ordre et dut s’engager par écrit au poste de police de ne plus porter sa main sur son enfant… au risque d’être renvoyée vers son pays d’origine… Il lui a fallut du temps pour accepter de se défaire de son « autorité naturelle », laquelle, à ses yeux et suite à l’éducation qu’elle-même avait reçue de ses propres parents, ne peut être conçue que dans le cadre pas très catholique de la coercition tout azimut… La chaîne de l’horreur Le développement des nations ne se mesurent plus seulement à l’aune du PNB et de la jauge de Davos, ni du G8 et du G20. Il est aussi dans ces petites restrictions quoti-diennes qui vous font revenir à votre raison qu’il faudrait raison garder face aux turpitudes d’un Gavroche de son âge au lieu d’enfourcher votre cheval noir et hue dada sur l’écervelé… Il fut un temps, et ceux de ma génération peuvent en témoigner sans un soupçon de honte, où nos nuques et nos joues – si ce ne sont nos côtes et nos fesses aussi – étaient la cible favorite de coups qui s’abattent sur vous… Si dans certains cas rares, il y avait une raison percevable, plausible et acceptable in fine, dans la très grande majorité des cas, il n’y avait aucune raison que celle d’exercer un pouvoir sur plus petit que soi… Il ne manquait plus à cela que cette chaine enragée où un mioche donnerait un coup de galoche gratuit à un Klebs, lequel, fuyant queue basse et toute honte bue jusqu’à la lie, rencontrera un matou qui somnolait sous un arbre et le harponnera sur le moment… Le félin ne dut la vie sauve qu’à son agilité à n’a pas demandé explication. Ne comprenant rien à ce qui lui arrivait, et n’acceptant le dérangement qu’il venait de subir, il vida toute sa colère sur une petite souris qui flairait par là avec son petit museau bien luisant et qui se fit dévorer toute crue, elle qui n’avait pas touché une miette du fromage du petit garnement. Dans notre patio, notre quartier, notre village, il fut un temps où n’importe quel Qui-dam avait un droit imprescriptible de vous l’adresser « ne sachant ni lire, ni écrire » pourvu qu’il soit un chouia plus âgé que vous, un tantinet parent de votre aïeul ou qui loucherait un peu halal vers votre sœur… Et s’il vous arrivait de vous plaindre de cette injustice à un de vos parents proches ou éloignés – et ils sont nombreux – non seulement on ne vous donnera jamais raison, mais vous risquez de recevoir une torgnole en rabiot… Alors, déshonneur bu, vous gobez votre honte et vous emmagasinez en votre fort intérieur le sentiment de prendre votre revanche, aujourd’hui sur un quadrupède, demain sur votre semblable… Et là, nous ne sommes pas sortis de l’auberge ! Je ne vous ai pas parlé des fessés que vous avez reçues jeune enfant. Elles n’étaient généralement données que par la paume d’une large main paternelle un peu rêche ou la plante crevassée du pied droit d’un frère aîné… Je ne vous ai pas parlé de la gifle, cette sœur philippine de la fessée. Elle s’abat sur la rondeur de votre joue comme un émouchoir, laissant derrière elle les traces rougeâtres des quatre doigts bien dessinés telle dans une œuvre du quattrocento… Je ne vous ai pas parlé de la bastonnade que vous ne recevez pas avec la batte à travailler la pâte des hlalems, mais avec un tuyau en plastique bien lisse qui non seulement laisse des traces, mais vous poursuit des années plus tard… Je ne vous ai pas parlé de ce « zullât » de l’instit arabe qui vous toucherait même dans le ventre de la maternelle que dire si vous êtes au fond de la salle, ni même de cette règle en bois d’ébène noir de l’Instit français qui, quant elle s’abat sur le dos de votre mignonne petite main, ne vous fait pas voir trente six chandelles, mais un braséro.… Le summum du sadisme naturo-légal est cette falqa qu’on vous infligeait au kuttab (à la première glissade sur un verset) ou une école buissonnière pas trop buissonnière pour un sous ou, en général, quand votre tronche et votre couffin ne reviennent pas à Sidi… C’est un système de tourniquet qui servait à bloquer sur une barre de bois les chevilles de l’enfant dont le maître pouvait frapper la plante des pieds à son aise et selon ses désirs internes que ni Freud, Young et Lacan réunis ne peuvent analyser… Ne l’avons-pas vue dans une scène du film de Boughdir, l’enfant des terrasses, scène qui vous faire penser au film anglais « if » de Lindsay Andersen avec comme comédien le fameux Malcolm McDowel (L’Orange mécanique) sur la violence dans les établissent scolaires anglais ? Ici ou ailleurs, les mômes ont gagné le gros lot… Pour devenir un « homme » Il n’y avait rien à redire. Pleurer, était réservé aux femelles. Se révolter ? C’est ingrat quand vos parents ne vous veulent que du bien, eux qui connaissent votre bien… Se plaindre ? A quel Saint ? Tous savent qu’un enfant fait des bêtises et qu’il fallait l’éduquer pour qu’il grandisse dans la dureté. Et effectivement, l’angoisse dans la gorge, nous avions grandi dans la dureté et maintes fois avions accepté cette humilia-tion pourvu qu’on devienne « homme » dare dare… Il parait que nous ne sommes devenus « hommes » que grâce à ces violences à répétition… Aujourd’hui, alors que l’article 319 est adopté dans le but de faire des enfants tunisiens des hommes et des femmes, bref des citoyens non habités par la peur, les parents y virent une limite à leurs prérogatives comme s’ils n’existaient pas de dialogues, de remontrances verbales et à la limites des moyens plus efficaces mais qui préservent la personnalité et l’intégrité morale de l’enfant comme une heure de télé éteinte au bon moment de l’émission favorite… Ainsi, leur imagination se développera encore plus, leur personnalité n’aura pas à souffrir longtemps de cette privation et le dialogue sera la potion magique pour atténuer les ardeurs de parents un peu portés sur la trique… Hourra les Gavroches, finies les taloches… Comment les mioches vont-ils agir demain face à une main levée sur eux ? Va savoir ! NB: Ce qui est entre parenthèses n’a pas été publié pour manque d’espace. (Source: « Le Temps » (Qotidien – Tunisie) le 25 juillet 2010)

 


 

Tunisie : El Borma produira de l’électricité à partir du solaire


 
La réalisation d’une centrale thermo- solaire pilote, d’une puissance de 5 Mégawatts à El Borma, dans le sud tunisien, a fait l’objet d’un communiqué commun signé vendredi, entre la Tunisie et le Japon. Le projet sera réalisé avec une contribution japonaise d’environ 40 millions de dinars sous forme de don, et une technologie nipponne de production de l’électricité à partir de l’énergie solaire. Le communiqué commun a été signé, par  Mohamed Nouri Jouini, ministre du développement et de la coopération internationale et Todahiro Matsushita, vice-ministre japonais de l’économie, du commerce et de l’industrie (METI). Le ministre  a relevé qu’il s’agit « d’un projet ambitieux, très prometteur quant au futur des relations de partenariat » entre la Tunisie et le Japon. Les deux gouvernements, a t-il rappelé, ont réalisé des programmes de coopération dans divers domaines, depuis 1977, précisant que les nouveaux projets de coopération portent sur les secteurs à haute valeur ajoutée dont notamment, l’utilisation des énergies renouvelables dont l’énergie solaire et les secteurs à fort contenu technologique. De son coté,  le vice-ministre japonais  a indiqué que le mémorandum d’entente relatif à ce projet sera signé en décembre prochain à l’occasion de la tenue en Tunisie, du 2ème forum économique arabo-nippon. La première édition de cette manifestation, a eu lieu l’année dernière au Japon. Il a ajouté que les pays de l’Afrique du Nord dont la Tunisie, recèlent d’importantes potentialités en matière d’énergie thermo-solaire, soulignant l’importance des relations de partenariat existant entre les deux parties.
 
(Source: « African Manager » le 23-07-2010)


Temps libre

23/07/2010 à 15h:23 Par Frida Dahmani, à Tunis  

Dès qu’une société atteint un niveau de vie confortable, les activités de loisirs prennent leurs aises. Loin de déroger à la règle, les Tunisiens se détendent, profitent de leur temps libre et s’adonnent à leurs passe-temps favoris. De plus en plus nombreux.

Amateurs d’art de vivre, les Tunisiens, passé les heures d’études et de travail, découvrent que « la vraie vie est ailleurs », dans les loisirs. Désormais, grâce à un niveau de vie et à un pouvoir d’achat en hausse, une large gamme de divertissements permet à chacun de trouver son bonheur au rayon du bien-être et des hobbies. Une offre de loisirs qui répond désormais, presque sans limites, à la quête que porte en lui tout Tunisien, celle du jaou, c’est-à-dire la bonne ambiance, la bonne humeur.

Effervescence dans les centres urbains Les résultats d’une étude commandée par l’Office national de la famille et de la population (ONFP) semblent à cet égard étrangement sages. Ils établissent en effet que la télévision reste le divertissement préféré des familles, suivi par les palabres au café. Le sport et la lecture arrivent loin derrière. L’analyse est même étonnante, car elle souligne un désintérêt pour les loisirs chez les plus de 25 ans, en particulier chez les seniors.

Pourtant, l’effervescence des grands centres urbains, qui abritent 70 % des 10,5 millions de Tunisiens, montre une tout autre image. Les loisirs, les espaces festifs et culturels gagnent de plus en plus de place et transforment l’environnement urbain. L’avenue Hédi-Nouira à El-Nasr, nouveau quartier de Tunis, en est un exemple frappant : sur près de 2 km, les cafés et les restaurants semblent se bousculer les uns les autres tant ils sont nombreux et ne désemplissent pas. Même constat aux Berges du Lac, autre quartier de la capitale, ou le long de la plage de Boujaafar, à Sousse. Chaque mètre carré est exploité par l’industrie des loisirs.

Ce phénomène n’est pas lié au tourisme, mais à une forte demande locale en matière de divertissements. Tout y passe. La programmation culturelle n’a jamais connu de jours aussi fastes, auprès des jeunes et des moins jeunes, et ne cesse de se diversifier. Les week-ends ne suffisent plus à faire le tour des vernissages et des spectacles. Là où, il y a quelques années, on obtenait un billet de théâtre sans problème, il faut désormais réserver sans tarder, dès que l’on repère un spectacle. Idem pour les restaurants, que certains évitent désormais le samedi soir tant ils sont bondés.

Millefeuilles crémeux et gymnastique S’il y a une chose qui fait succomber les Tunisiens, toutes générations confondues, c’est la gourmandise et, en ce domaine plus qu’en tout autre, l’offre contente aussi bien les envies de grignotage que les repas gourmets. L’attrait de la bonne chère est si fort qu’il en devient un problème de santé publique. Jaouida, mère de famille de 33 ans, confirme qu’« une sortie n’en est pas une sans un millefeuille crémeux, une glace à l’italienne ou un fricassé » [beignet salé farci, NDLR]. D’autres explorent le dernier sushi-bar, à moins qu’ils se décident pour un restaurant proposant une cuisine du terroir revisitée, comme le couscous aux fanes de fenouil.

En Tunisie, comme dans la plupart des sociétés urbaines, alors que les « urban seniors » s’adonnent à la marche, beaucoup de trentenaires et de quadras font du sport et prennent soin de leur corps. Fini les salles plus ou moins aménagées et défraîchies ; désormais, on se défoule dans des espaces gym design, pimpants, équipés du matériel le plus sophistiqué. « Ce sont aussi des lieux où l’on se retrouve entre nous, où l’on prend plaisir à arborer des tenues de marque, signe de reconnaissance des “sport addicts” », reconnaît Dorra, abonnée à un club à la mode.

Des bike parks apparaissent un peu partout, offrant des pistes de VTT, de skate et de roller pour les jeunes riders. Les amateurs de sensations fortes et les plus aisés iront découvrir le parcours d’aventures « accropalme » et ses tyroliennes suspendues entre les palmiers, ouvert l’an dernier àTozeur. Les moins téméraires se contenteront de faire un tour dans les parcs d’attractions pour petits et grands, qui attirent les familles en mal de divertissements. 

Des fêtes à tous prix Mais c’est dans la « night » que les Tunisiens trouvent le plus de jaou. Ils sont réputés pour être fascinés par la vie nocturne et pour apprécier les soirées où l’on rit, danse et s’amuse. Pas une fête sans musique : la variété orientale mène le bal, au détriment du rock et des slows des années 1970. Beaucoup de soirées s’organisent entre amis, où chacun apporte ses boissons et sa bonne humeur.

Avec la saison estivale, les Tunisiens deviennent alors des noctambules invétérés. Les discothèques ne désemplissent plus et il est de bon ton d’avoir sa table dans des lieux aux noms évocateurs tels que Le Maxximum, à Tunis, ou Le Manhattan, à Hammamet. La fête y est totale. Des jeunes, étudiants et cadres, s’y adonnent au culte de la tecktonik ou de la house music, avec des looks conformes à la mode du moment.

La fête a un prix : une table revient, au minimum, à 300 euros la soirée, avec une boisson comprise. Les jeunes y laissent l’argent de papa ou une bonne partie de leur petit salaire, « mais ce sont les endroits où il faut paraître et où se constituent les réseaux », souligne Slim, interne en médecine. Le site web jetsetmagazine.net informe des événements à venir et publie des reportages sur ces fêtes branchées, chics et souvent chères.

À propos de réseaux, Facebook est largement mis à contribution pour mobiliser les foules autour des événements les plus festifs. Même l’ambassade américaine s’y est mise : c’est désormais à travers le réseau social qu’elle sélectionne les privilégiés qui participent aux soirées très exclusives qu’elle organise. C’est aussi sur internet que le Club Fechfech bat le rappel pour ses sorties de retour à la nature – le nouveau chic, à Tunis : des week-ends à la découverte du désert ou des plages inaccessibles au commun des mortels, où les véhicules tout-terrain se réunissent pour partir à l’assaut de pistes improbables.

Le ramadan, en plein mois d’août cette année, ne freinera pas l’industrie des loisirs. Entre festivals, sorties et frénétiques parties de cartes, les Tunisiens vivront encore plus volontiers la nuit.

(Source: jeuneafrique.com le 23 juillet 2010) Lien: http://www.jeuneafrique.com/Articleimp_ARTJAJA2583p050-051.xml0_temps-libre.html

 


Les responsables arabes de la sécurité appellent au renforcement des efforts de lutte contre le terrorisme


 
Par Mona Yahia pour Magharebia à Tunis – 23/07/10 2010-07-23 Les responsables qui se sont réunis cette semaine à Tunis ont recommandé de lutter contre le terrorisme par des mesures allant de la surveillance des téléphones mobiles à l’amélioration de l’éducation des enfants.  Le monde arabe doit adopter une politique communautaire pour garantir la stabilité, ont conclu les participants à une conférence de lutte contre le terrorisme organisée par le conseil des ministres arabes de l’Intérieur qui s’est achevée jeudi 22 juillet à Tunis. Des représentants d’Interpol, des Nations unies, de l’Université arabe des sciences de la sécurité et de la Ligue arabe ont participé à cette conférence de deux jours, consacrée à la coopération régionale entre les instances mondiales de lutte contre le terrorisme, au développement socio-économique et au rôle des Arabes dans la lutte contre al-Qaida au Maghreb islamique et d’autres groupes terroristes. « Cette conférence a été organisée dans le cadre de la coordination arabe, pour élaborer les méthodes nécessaires de lutte contre cette menace majeure et ses dangers, pour élaborer des recommandations pratiques et réalistes, et pour traiter les causes réelles du terrorisme », a expliqué Mohammed Zaouher, le chef de la délégation jordanienne. « L’Islam n’a rien à voir avec le terrorisme. C’est la religion de l’amour, de la fraternité et de la tolérance », a ajouté Zaouher, responsables des affaires sécuritaires dans son pays, lors des déclarations à la presse avant l’ouverture de la conférence. « Nous nous efforçons de toucher du doigt les situations difficiles et les causes qui sous-tendent ce phénomène, comme la pauvreté, le chômage et les réformes politiques. » Une proposition saoudienne de création d’un centre international de lutte contre le terrorisme a remporté le soutien des participants à la conférence. La déclaration finale des participants a également appelé au renforcement des contrôles sur les transferts d’argent, les activités bancaires et les organisations caritatives pour faire cesser les flux de soutiens financiers aux terroristes. Les participants ont également adopté d’autres recommandations visant le recours aux médias, aux institutions sociales et religieuses, aux écrivains et aux intellectuels pour sensibiliser aux dangers du terrorisme, et pour mobiliser les citoyens en faveur de la lutte contre les réseaux de soutien. Cette conférence a également recommandé l’adoption de mesures législatives et administratives pour contrôler la vente et l’utilisation des cartes SIM de téléphones mobiles et empêcher leur utilisation à des fins terroristes. Les autres sujets de cette conférence ont inclus les facteurs contribuant à l’émergence et à la propagation des groupes terroristes, et les moyens de contrer leurs techniques de recrutement et leurs réseaux de soutien. Les intervenants ont également présenté plusieurs expériences arabes de lutte contre le terrorisme. Les participants ont souligné la nécessité de se concentrer sur la famille en favorisant des techniques comme le dialogue constructif, de manière à ce que la jeune génération puisse se développer hors de toute influence des idéologies terroristes et des comportements criminels. Dans son propos liminaire, le secrétaire général du conseil des ministres arabes de l’Intérieur, Mohamed Ben Ali Kouman, a déclaré que les familles devaient lutter contre le terrorisme en éduquant leurs enfants selon les croyances religieuses basées sur la non-violence, l’amour, la modération et la tolérance. Kouman a déclaré que les institutions religieuses et les médias devaient jouer un rôle important dans la dénonciation des arguments des groupes terroristes. Il a salué les contributions apportées par les artistes, les intellectuels, les associations, les clubs sociaux et sportifs, aux efforts collectifs de lutte antiterroriste. Le secrétaire général a également déclaré qu’une attention supplémentaire devait être apportée aux difficiles conditions socio-économiques, qui, selon lui, contribuent à cette criminalité.
 
(Source: « Magharebia.com » le 23 juillet 2010)
 

Révision du Groupe islamique combattant libyen : un an après


 
Analyse de Camille Tawil à Londres – 23/07/10 Malgré les obstacles et une faible couverture médiatique, ces révisions présentent un raisonnement juridique islamique qu’al-Qaida n’a pas contesté. L’expérience du dialogue libyen avec les membres du Groupe islamique combattant libyen (GICL) n’a pas attiré autant d’attention de la part des médias que ce qu’auraient certainement souhaité ses acteurs. Mais cela ne diminue en rien l’importance de cette initiative. L’Etat libyen a ouvert la porte à la réintégration des djihadistes qui renoncent à la violence comme moyen de changement et de réinsertion dans la société. Malgré les nombreux revers de cette expérience, elle reste sans aucun doute l’une des approches les plus novatrices, qui mérite un examen approfondi pour mesurer l’importance de son succès dans la fin de la lutte entre les gouvernements arabes et les groupes islamistes armés. Le dialogue entre le gouvernement libyen et le GICL a débuté en 2006, et a atteint son sommet durant le mois du Ramadan en 2009, lorsque la direction du groupe a publié des révisions majeures, sous le titre « Etudes correctives dans la compréhension du djihad, redevabilité et jugement du peuple ». Ces révisions se fondent sur des arguments juridiques islamiques pour conclure que le recours aux armes dans le but de renverser les gouvernements arabes et islamiques n’était pas admissible. Les auteurs de ces révisions étaient six des principales figures du GICL : l’émir, Abdul Hakim al-Khuwailidi Balhaj (Abu Abdullah al-Sadiq) ; son lieutenant Khalid Muhammad Al-Sharif ; le chef spirituel Sami Mustafa Al-Saaidi (Abu al-Munzir al-Saaidi) ; le premier émir du groupe Miftah al-Mabruk al-Thawadi (Abdul Ghaffar) ; le commandant militaire Mustafa Al-Said Qunayfid (Abu al-Zubair) ; et Abdul Wahhab Muhammad Qayid, le frère ainé d’Abu Yahya al-Libi. Ils ont reconnu leurs erreurs pour avoir pris les armes contre le régime du colonel Muammar Kadhafi, qu’ils avaient tenté, sans succès, de renverser au milieu des années 1990. Ils ont également critiqué des interprétations jugées contraires aux enseignements de la religion islamique, telles que la violence sans discrimination commise par certains groupes armés au nom du djihad, une référence indirecte à certaines opérations menées par al-Qaida ou d’autres organisations ayant épousé la même idéologie. Les leaders du GICL ont ajouté à leurs révisions une lettre d’excuse adressée à Kadhafi pour avoir tenté de renverser son régime et de l’assassiner. Dans cette lettre, ils reconnaissent leurs erreurs d’avoir mis sur pied un groupe armé, ce qui les a poussés à sa dissolution. La position du GICL a choqué certains des islamistes proches des mouvements djihadistes alignés sur al-Qaida. Certains partisans d’al-Qaida ont indiqué sur des forums internet ne pas être satisfaits de cette initiative et appelé à la continuation de la lutte contre ceux qu’ils qualifient d’apostats dans le monde arabe (les régimes gouvernementaux) et contre l’Occident, dont ils affirment qu’il soutient ces régimes et favorise leur maintien au pouvoir. Mais il est à noter qu’après la publication de ces révisions sous leur forme intégrale, ni al-Qaida ni aucun de ses partisans n’a publié un quelconque raisonnement légal islamique condamnant cette présentation par le GICL. Cela montre clairement que les détracteurs n’ont trouvé aucune carence jurisprudentielle islamique dans les principes sur lesquels le GICL a fondé ses conclusions. Les autorités libyennes ont récompensé le GICL en mars en relâchant trois de ses six dirigeants co-auteurs de ces révisions, en plus de deux cents djihadistes islamistes affiliés au GICL ou aux « réseaux irakiens », parmi lesquels des jeunes arrêtés pour s’être préparés à partir pour l’Irak pour s’y engager dans la lutte, ou avoir préparé des opérations en Libye ou dans les pays voisins. La libération de ces prisonniers n’a pas été la seule mesure prise en faveur de ces personnes. Le Dr Saif al-Islam al-Kadhafi, le fils du dirigeant libyen, figue centrale dans le dialogue entre les leaders emprisonnés du GICL et les responsables des agences de sécurité depuis 2006, a promis que le gouvernement s’occuperait de ces personnes libérées et faciliterait leur réinsertion dans la société et la reconstruction de leur avenir. A ce jour, il est encore difficile de dire de quelle manière cette aide est apportée – ou si même elle est apportée – et si le gouvernement leur a fourni des logements ou des emplois, ou encore des prêts pour leur permettre de créer leurs propres entreprises pour gagner leur vie. Il sera essentiel de tenir ces promesses, car cela coupera court à tous les arguments visant à encourager les personnes libérées à revenir à la violence, au prétexte que le gouvernement n’a pas tenu ses engagements. Mais ce n’est pas le seul obstacle empêchant une réconciliation complète entre le gouvernement et les djihadistes libérés. Un autre réside dans l’extrémisme affiché par certains des jeunes souhaitant participer à ce qu’ils considèrent comme le djihad, que ce soit en Irak, en Afghanistan ou en Somalie. Les signes de cet extrémisme se sont manifestés lors du dialogue entre les islamistes eux-mêmes à l’intérieur des prisons libyennes avant la libération des leaders du GICL en début d’année. Dans ces prisons, il est en effet apparu manifeste que les responsables du GICL appartiennent à une génération différente de celle des « néo-djihadistes », qui soutiennent ouvertement al-Qaida et son leader Ossama ben Laden. Selon les conclusions d’un récent colloque organisé à Londres pour évaluer la portée des révisions du GICL, cette nouvelle génération refuse d’engager un quelconque dialogue avec des régimes qu’elle juge « apostats ». Malgré la vaste connaissance de l’Islam que possède les leaders du GICL, certains des jeunes emprisonnés souhaitent uniquement brandir le drapeau du djihad, bien qu’ils ignorent nombre de ses conditions, que les dirigeants du GICL ont tenté, en vain, de leur expliquer. La réconciliation entre l’Etat libyen et les islamistes pourrait être mise à mal si une cellule affiliée à al-Qaida se livrait à des actes de violence et à des attentats. Cela pourrait en effet déclencher une réaction de la part du gouvernement contre tous les islamistes relâchés, qu’ils soient ou non partisans d’al-Qaida. Un autre obstacle encore est l’ambiguité entourant la position de certains membres de l’Etat libyen concernant la réconciliation avec les djihadistes. Elle pourrait être en partie liée à la nature du système de gouvernement de la jamahiriya. Bien que Saif al-Islam al-Kadhafi ait réussi à obtenir le consentement des autorités pour la libération des prisonniers du GICL, d’autres au sein du régime ne font pas confiance aux islamistes. Certains responsables de haut rang au sein du gouvernement libyen estiment que les leaders du GICL n’ont adopté une nouvelle position qu’après avoir été militairement battus et après l’élimination du groupe, d’abord en Libye elle-même au milieu des années 1990, puis lorsque les leaders du GICL furent remis à la Libye après leur arrestation à l’étranger dans le cadre de la « guerre contre la terreur ». Certains responsables libyens ont ouvertement indiqué qu’ils considèrent encore les islamistes comme des menaces à la sécurité. Mais les obstacles peut-être les plus significatifs, et que n’ont traités aucune des deux parties, tiennent à l’avenir politique de ces djihadistes qui ont accepté de renoncer à la violence et qui rejettent désormais les actions d’al-Qaida et de groupes aux idéologies similaires. Les prisonniers relâchés seront indubitablement un jour prêts à propager leurs idées, bien que de manière pacifique. Or, le gouvernement libyen refuse toujours l’existence des partis politiques, considérant que le système de la jamahiriya est le meilleur moyen pour les citoyens d’exprimer leurs points de vue et leurs ambitions sans avoir recours aux partis, qu’ils soient islamistes ou laïcs. C’est-là un problème qui pourra être résolu à long terme. Quels que soient ces obstacles, et ils sont nombreux, il est certain que le succès de cette expérience du dialogue en Libye, ou son échec, aura un impact positif ou négatif sur les conflits en cours dans de nombreux pays islamiques entre les régimes et les djihadistes armés. Mais quel que soit leur succès ou leur échec, qu’il sera difficile d’évaluer à court terme, les révisions du GICL étayent un raisonnement juridique islamique très clair, qui interdit effectivement de prendre les armes pour renverser des gouvernements dans le monde islamique. Et à ce jour, ce raisonnement n’a pas été contredit par al-Qaida.
 
(Source: « Magharebia.com » le 23 juillet 2010)
Lien:http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/features/2010/07/23/feature-02


Al Qaïda au Maghreb islamique annonce avoir tué l’otage français Michel Germaneau


AP 25/07/10 21:38 LE CAIRE (AP) — Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a annoncé dimanche avoir tué l’otage français Michel Germaneau, 78 ans, enlevé en avril dernier au Niger. Les autorités françaises n’ont pas confirmé dans l’immédiat cette information, l’Elysée précisant effectuer des vérifications. Le chef d’AQMI Abdelmalek Droukdel a affirmé dans un message audio diffusé dimanche par la chaîne de télévision Al-Jazira qu’Al Qaïda au Maghreb islamique a tué l’otage français en représailles de la mort de six membres d’AQMI, tués dans un raid récent des forces mauritaniennes. Le ministère français de la Défense avait annoncé vendredi que la France avait « apporté un soutien technique et logistique à une opération mauritanienne » contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui détient l’otage français. D’après des médias espagnols, il s’agissait d’une tentative pour le libérer, ce que ni Paris ni Nouakchott n’ont confirmé. Michel Germaneau, 78 ans, ingénieur à la retraite qui travaillait dans le secteur pétrolier algérien, a été enlevé le 22 avril dans le nord du Niger. Le 11 juillet dernier, l’AQMI avait menacé d’exécuter le ressortissant français si la France ne répondait pas sous deux semaines à sa demande d’échange de prisonniers. AP

 


Attentat kamikaze contre une gendarmerie en Kabylie : Un civil tué, huit gendarmes blessés


Par slimane Khalifa Huit gendarmes ont été blessés, dimanche 25 juillet, dans un attentat kamikaze. Le siège de la brigade de gendarmerie de Ait Aïssi (Beni Douala), à 15 kms au sud de Tizi Ouzou, a été attaqué à la voiture piégée très tôt dans la matinée du dimanche 25 juillet. De sérieux dégâts ont été provoqués au bâtiment ainsi qu’à ceux qui abritent le siège de la garde communale et la mairie de Beni Aïssi, a appris le correspondant de DNA sur place. Lire également : Nouvel attentat en Kabylie : Quatre militaires périssent lors d’une attaque terroriste Huit gendarmes ont été blessés ont été blessés au cours de cette attaque. Un citoyen, probablement un gardien de nuit, qui se trouvait dans les parages a été mortellement touché par les débris du véhicule, selon des sources concordantes. De nombreuses habitants ont été touchées par le souffle de l’explosion. C’est le premier attentat kamikaze perpétré depuis au moins deux ans dans la wilaya de Tizi Ouzou. L’étau des services de sécurité n’avait pas permis aux islamistes armés d’atteindre leurs cibles à l’aide de la voiture piégée. Le dernier attentat au camion piégé remonte à août 2008 lorsque le siège des Renseignements généraux de la police de Tizi Ouzou avait été attaqué détruisant ainsi complètement la bâtisse. Quatre militaires ont été tués et treize autres blessés mercredi 14 juillet lors de l’explosion de quatre bombes au passage de la patrouille sur la route menant de Tadmait à Larbâa, à 18 km à l’ouest du centre ville de Tizi Ouzou. Les quatre engins explosifs ont sans doute été actionnés à distance. La région montagneuse allant de Boumerdes à Jijel, en passant par les maquis de Tizi Ouzou et de Béjaia est réputée pour être un fief des groupes armés affiliés à Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Outre les attaques et embuscades contre les services de sécurité, ces groupes seraient également responsables de nombreux kidnappings opérés dans la région contre des entrepreneurs, des commerçants et des enfants de familles riches.

 

 

 

Questions raised on Megrahi release


A cancer specialist who examined the Lockerbie bomber did not endorse the view that he had less than three months to live, it has been reported. Professor Jonathan Waxman, one of the world’s leading oncologists, visited Abdelbaset al-Megrahi in prison a year ago but said he is not surprised to see him alive today. Megrahi’s release on compassionate grounds was on the basis of a medical report which indicated he had three months to live – but next month will mark a year since he was freed. Prof Waxman told the Sunday Express: « The Scottish Government took its own advice, not mine. « I did not say three months and I am not at all surprised to see him alive. « The problem with a prognosis like this is that there is no such thing as an average person. » The Tories stepped up the pressure on the Scottish Government to publish all the medical evidence which led to Megrahi’s release. Ministers have published the report which concluded a three-month prognosis was reasonable. But Scottish Tory justice spokesman John Lamont demanded to know how many specialists and doctors examined the bomber. The US Senate Foreign Relations Committee has announced plans for an inquiry into the bomber’s release, but Scottish justice secretary Kenny MacAskill and former foreign secretary Jack Straw have both rejected calls to give evidence in person (Source: Belfast Telegraph le Le 25 juillet 2010) Source: http://www.belfasttelegraph.co.uk/breaking-news/uk-ireland/questions-raised-on-megrahi-release-14888472.html##ixzz0ugy7ao1w

 

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