10 octobre 2003

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TUNISNEWS

  4 ème année, N° 1238 du 10.10.2003

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الحزب الاجتماعي التحرّري: بيان الامجد الباجي : توضيح حول الجانب القانوني الذي تم بموجبه طرد منير الباجي من رئاسة الحزب الاجتماعي التحرري

توفيق الجبالي: قرار التياترو  بالانسحاب بأعماله من أيام قرطاج المسرحية الراية القطرية: بعد سبع سنوات من الشراكة مع الاتحاد الاوروبي، الاقتصاد التونسي يحقق مؤشرات إيجابية مجدي حسين: الكاباس: مناظرة أم مزاد مجلة كلمة : مرة أخرى صحفي في الثلاجة إسلام أون لاين: الحجاب والقوانين الظالمة

علي أحـمد : كلمة فـي قصيدة ورأي فـي شاعر

مشروع الجديد لمدونة الأسرة في المغرب الأقصى يُطلق جملة إصلاحات جوهرية لأوضاع المرأة والأسرة – نص الخطاب « التاريخي » الذي ألقاه العاهل المغربي

عبد المجيد النجار : حرية الرأي الديني بين التخصيص والتعميم


Luiza Toscane : Le prisonnier politique Jalel Mabrouk est en danger

Abdel Wahab Hani: Le Karakouze des nominations continu

AP: Attentat contre Jacques Chirac: « Le devoir, c’est d’intervenir », selon le témoin tunisien Mohammed Tebaï La Presse: International Herald Tribune – Tunisie : les femmes au travail Nouvelles de Tunisie: Electricité – Un plan d’assainissement du réseau en cours

Zohra: Cité Ettadamen

  Abdullah: Témoignage :Islamisme, Marxisme et Sémitisme

AFP: Le prix Nobel de la paix 2003 attribué à l’Iranienne Shirin Ebadi

Libération: Maroc : les islamistes aux marches du palais

Le Monde: Entre Paris et Rabat, une proximité parfois confondante

Courrier International: Les ambitions maghrébines de Chirac

Le Monde: Algérie : un juste en danger de mort

Le Figarot: Algérie : Le cauchemar du docteur Sidhoum


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Jalel Mabrouk est en danger

 

Par  Luiza Toscane  Le prisonnier Jalel Mabrouk (Ben Abdessalam), actuellement incarcéré à la prison de Harboub (Médenine) a vu la dégradation de son état de santé atteindre un stade critique. Jalel Mabrouk est né en 1962 à Chénini (Gabès). Il est enseignant, marié et père d’un bébé nommé Firas lorsqu’il est arrêté en 1991. Torturé par les services de sécurité, il développe alors un syndrôme psychiatrique caractérisé par une paralysie fonctionnelle des membres inférieurs. Il a été condamné en août 1992 à vingt et un ans d’emprisonnement par le tribunal militaire de Bouchoucha pour « participation à un complot en vue de changer la nature de l’Etat » et « appartenance à une association non autorisée ». Son état s’est aggravé en 1995 lorsque l’administration pénitentiaire l’a mis en isolement dans une cellule sans lit, ni eau, ni toilette, peuplée uniquement de rongeurs et de vermine. Il a alors entamé une grève de la faim qui a aggravé son état psychiatrique. Les brutalités infligées par des gardiens à sa mère sous ses yeux au parloir de la prison de Jendouba ont encore alourdi le tableau. Par ailleurs il souffre d’asthme, d’une bronchite chronique, et est atteint sporadiquement de maladies dermatologiques ou gastriques. Fin août 2002, il a été opéré d’un kyste hydatique du foie, et bien que son état ne soit pas stabilisé, il a été ramené à la prison de Sfax, où les conditions d’hygiène de la cellule étaient loin de celles d’un service post opératoire : air pollué, surpeuplement, une demi heure de queue pour accéder à la toilette unique, entre deux à trois heures d’attente (après inscription) pour pouvoir se doucher… Jalel Mabrouk s’est toujours vu prescrire des médicaments tout au long de son incarcération. Son état vient de se détériorer dangereusement. Il relève d’un établissement spécialisé. Il y a urgence. Sa place n’est pas en prison.


Nouveau jeu de chaises musicales dans les services de la Propaganda
 

Le Karakouze des nominations continu

 
par: Abdel Wahab Hani
 
Versailles, le 10 octobre 2003
 
C’était le 3 avril dernier, Mohamed Triki perdait sa place de Directeur de l’organe du RCD, le parti du pouvoir. Il fallut au Bunker un jeu de chaises musicales,  dans les services de la Propaganda, pour dissimuler le limogeage du « Ministre-Conseiller Premier du Président de la République ».
 
Le 9 octobre au soir, rebelotte. Le Bunker ayan décidé du limogeage de Brahim Fridhi, le Directeur général de la Télé et de la Radion tunisiennes (ERTT). Un nouveu jeu de chaises musicales pour camoufler la « décision ». Et ce sont deux « communiqués » différents, émanant respectivement du Premier Ministre et de la Direction du RCD, qui annoncent le puzzle, sans en apporter la pièce maitresse qui est le « départ » du malheurux Fridhi.
 
Revenons aux faits: Mustapha Khammari prend la tete de la Radio et de la Télé, après un court passage, de 6 mois et 6 jours, à la tete de La Presse, organe du gouvernement. Zohra Ben Romdhane hérite de ce haut lieu de la Propaganda gouvernementale après avoir occupé celle du parti, à savoir Le Renouveau. En fait entre l’organe du parti et celui du gouvernement, il n’y a aucune différence semble nous rappeler cette nomination. Il y a 6 mois et 6 jours, Gouja a quitté La Presse pour diriger Le Renouveau. Les vases communicants n’ont jamais mieux fonctionner entre les services de la Propaganda.
 
Mais reste un point important. Cette nomination va etre intrprété par les exégèses du Ben Alisme comme une consécration des ordres présidentiels tendant à imposer la parité Homme/Femme. On s’attend dans les commentaires des jours à venir que Madame Ben Romdhane est la première femme à avoir pris les reines de l’organe du gouvernement. De quoi raviver l’orgeuil de notre « féminisme d’Etat » comme le dit si bien Sophie Bessis.
 
Et pour donner l’impression que les choses sont parfaites et n’obéissent pas au hasard et que la Tunisie est entre de bonnes mains qui n’oublient aucun détail et ques la cohésion d el’Etat et du Parti fonctionne à merveille. Le RCD publie en meme temps que la Premier Ministre un communiqué annonçant la nomination de Mohamed Néjib Ouerghi à la place de Mme Ben Romdhane.
 
Et à nos organes d’information de nous hépater. Les biographies officielles et les faits d’armes de nos « valeureux patrons de presse » sont minutieusement exposés: On apprend que Mme Ben Romdhane « a participé aux commissions de réflexion du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) »(…). Que Mr Khammari est « membre du Conseil supérieur de la communication », instance de régulation qui dépend de la Présidence de la République et qui occupe un étage de l’immeuble présidentiel de l’Avenue Al-Horria (La Liberté), où siègent les Institutions civiles de la Présidence de la République). Que Mr Ouerghi débarque tout droit du « cabinet du ministre du Développement et de la Coopération internationale, où il aété chargé de mission depuis 1995 ». Ainsi l’Etat et la Parti se trouvent confondus jusqu’à l’ame.
 
Reste la question primordiale que le bon sens impose à tout journaliste digne de ce nom. Qui a été limogé et pour qu’elles raisons? Pourquoi ce remu-ménage à peine 6 mois et 6 jours après celui d’avril. Qui est responsable du fiasco dans la gestion de l’épidémie West Nil? Et pendant ce temps le vrai responsable du cahos médiatique que vit le pays, Le Ministre de la Propaganda Abdallah coule des jours tranquille auprès de son maitre. Et à ce rythme de « nominations » qui cachent des limogeages, on est assuré d’avoir des surprises dans 6 mois et 6 jours, donc, le 15 avril prochain ou aux alentours. C’est promis. Et on nous parle de stabilité politique…
 
Ce karakouze me rappelle une scène inooublaible. Un soir des amiEs m’ont proposé d’aller voir un film de l’iranien Mohsen Makhmalbaf. Le titre était joli « Le gout de la cerise ». Le film raconte l’histoire d’un type qui voyage à travers les régions du pays pour demander un service un peu particulier: Il cherche quelqun qui accepte de l’enterrer vivant. En fait de l’aider à creuser la tombe et le couvrir de terre après qu’il ne se mette dans le trou. Et dans sa quete, le type croise des gens veus d’horizons différents: Un étudiant en théologie, un gendarme de la Révolution, un professeur, un camionneur… On y voit toutes les catégories, toutes les éthnies, toute la richesse et toute la contradiction de la perse d’aujourd’hui. Et le Réalisateur de diffuser ses opionon critiques, tout en faisant appel à la sagesse et la philosohpie de ces ancètres. Mais le moment du film fut un diaolgue magnifique entre le type qui veut mourir vivant et le Camionneur. Un Turko-Charkassi qui lui raconte une des fables les plus magnifiques de Perse: « Un jour, un malade est venu voir le grand sage et il lui dit: J’ai mal partout. Dès que je touche un endroit de mon corps, je sens la douleur. J’ai mal partout. La Tete, le dos, le visage, la poitrine, les jambes… Partout, partout où je touche je sens la douleur, où je mets mon doigt, je sens la douleur. Et aucun médeci n’a su me guérir. J’ai voyagé partout à la recherche d’un remède. Et le sage lui dit: En fait tu n’a pas mal parout. C’est ton doigt qui est malade. Et puisque tu te sert de ton doigt malade pour osculter ton corps, tu as l’impression de te sentir mal partout. Arrete de toucher ton corps avec ton doigt malade. Et soigne ton doigt… ». Que Mohsen Makhmalbaf me pardonne si je n’ai pas été fidèle à son histoire, mais je ne prend pas note dans une salle de cinéma.
 
Ce que le sage persan nous dicrit ici c’est la nécessité d’assainir et de guérr l’instrument qu’on utilse pour détecter les maux et les anomalies du corps (biologique ou sacial). Ce film, primé à Cannes, a été longuement projeté dans les grandes salles de cinéma à Tunis dans le cadre de la semaine du Cinéma iranien il y a quelques années, nos compatriotes qui l’ont vu se rappeleront bien du sens de cette fable magnifique.
 
Je fais appel au « gout de la cerise » pour rendre compte du malaise que vit la Tunisie sous la botte de la dictature BenAlienne. Le mal n’est pas dans le corps, mais dans le doigt qui touche ce corps. C’est le doigt de Ben Ali qui est malade, sa politique, sa gestion, sa vision militairsé des rapports, son rapport maffieux à l’Economié nationale… Et il ne suffit pas de changer un Ministre, un Conseiller ou du Directeur de la Télévision pour régler le problème de légitimité du régime. C’est le doigt qu’il faut soigner. Et le doigt, c’est l’exécutif personnalisé jusqu’au détail, dans son chef, l’Officier du Renseignement militaire, le Général Z E A Ben Ali, actuel Président de la République Tunisienne. Laquelle République est malade de son doigt…
 
 
Versailles, le 10 octobre 2003
Abdel Wahab Hani

 

 
الحزب الاجتماعي التحرّري
تونس في 9 أكتوبر 2003   بيان
 
  اجتمع المكتب السياسي للحزب الاجتماعي التحرّري اليوم الخميس 9 اكتوبر 2003 وبعد نقاش التطوّرات التنظيميّة الأخيرة وتدارس الوضع السياسي العام بالبلاد سجّل المكتب السياسي ما يلي:   – يعبّر المكتب السياسي عن تمسّكه باستنهاض المبادئ الديمقراطيّة الليبراليّة التي قام عليها الحزب الاجتماعي التحرّري في لحظة يبدو فيها المشروع التحرّري ضرورة وأفقا ملحّا لا فقط لبلادنا بل ولمجمل بلدان العالم العربي والاسلامي بما يعنيه ذلك من تحقيق الشروط الأساسيّة للتحوّل الديمقراطي وترسيخ التعدديّة السياسيّة واطلاق الحريات العامّة واحترام حقوق الانسان.   ونحن اذ نذكّر بالمرجعيّة الفكريّة والسياسيّة للحزب فانّنا ندعو اليوم كل من له قناعة تحرّريّة وطموح ديمقراطي ليبرالي الى الالتفاف حول الحزب في هذه المرحلة بالذات التي نحاول فيها عبر مسار التصحيح انتشال المشروع الليبرالي في تونس من واقع التهميش المرير الذي عانى منه طويلا .   – يعبّر المكتب السياسي عن انشغاله بحالة اللامبالاة والاستقالة التي اْصابت الساحة السياسيّة وانفضاض قطاعات واسعة من النخب عن مجال العمل السياسي بمعانيه المدنيّة السامية بما يزيد من غموض الصورة المستقبليّة للوضع السياسي القائم أمام حالة اللامبالاة وفقدان الثقة في العمل الحزبي و المشاركة السياسيّة وهو ما يفتح الباب أمام تهديد الانزلاق نحو المجهول سواء كان ذلك على المستوى السياسي أو الاجتماعي او الاقتصادي ..   – يستغرب المكتب السياسي من حالة الجمود السلبي التي تبدو عليها الساحة السياسيّة في هذه الفترة التي من المفترض أنّها عنوان لسنة سياسيّة مليئة بالاستحقاقات الكبرى وأبرزها الانتخابات التشريعيّة والرئاسيّة حيث تبدو الأحزاب المعارضة لأسباب مختلفة ذاتيّة وموضوعيّة في زاوية ضيّقة يعاني بعضها من الصراعات الداخليّة وأخرى من التهميش والتضييق بما يهدّد البناء الديمقراطي والتعدّدي بالبلاد ..   – يلاحظ المكتب السياسي البون الشاسع بين الخطاب الرسمي المطمئن لما تحقّق من انجازات والخطاب المعارض الذي أصابه اليأس من الاصلاح وأمام هذه الصورة يعبّر المكتب السياسي عن قناعته بوجود منطقة واقعيّة بين الاطمئنان واليأس تستطيع أن تكون أرضيّة وطنيّة تعيد تجديد العقد السياسي والاجتماعي على قاعدة تحقيق المطالب التالية :   * تنشيط التعدديّة السياسيّة برفع الحواجز القانونيّة التي تعطّل دعم المشهد التعدّدي حزبيّا واعلاميّا . * استئناف الحوار الوطني بين كل القوى الحيّة في مجتمعنا حول القضايا الكبرى التي تهمّ الوطن كالعفو العام و التعليم والصحّة والتشغيل والمقدرة الشرائيّة للمواطن ووضع هذا الحوار على مدار تعدّدي نشيط بعيدا عن أيّ شكل من أشكال الاقصاء أو التهميش ..   من جهة أخرى يتابع المكتب السياسي تصاعد الحملة المشبوهة التي تخوضها بعض الصحف الخليجيّة بغرض تشويه صورة المكاسب التحديثيّة في تونس وفي هذا السياق يستنكر المكتب السياسي هذه الحملة الظلاميّة المغرضة مؤكّدا رفضه المزايدة على التونسيّين في قضيّة هويّتهم وتمسّكه بالدفاع عن نموذج الحداثة والتنوير ضدّ كلّ أصناف المشكّكين ..   انّ المكتب السياسي يعبّر عن قناعته في أن صيانة المكاسب وتعميق الانجاز الاصلاحي لا يمكن أن تصنعه بلادنا بلون حزبي واحد بل باشراك كلّ أبناءها مهما اختلفت انتماءاتهم ومواقعهم احياءا لمقولة تونس لكل التونسيّين لا فرق بينهم إلاّ بمقياس العطاء وخدمة مصالح الوطن.   عن المكتب السياسي المكلّف بالاعلام برهان بسيّس 
 

توضيح حول الجانب القانوني الذي تم بموجبه طرد منير الباجي من رئاسة الحزب الاجتماعي التحرري

الامجد الباجي

 

تطرقت الجرائد التونسية الى العملية الاخيرة التي قمنا فيها بازاحة منير الباجي من منصبه كرئيس حزب وجات مجمل التدخلات توحي بان الجانب القانوني لم يتم هضمه بل ان الغالبية التزمت الحذر معتبرة ان ما حصل ليس الا مواصلة للانفجارات التي تعرفها الاحزاب السياسية لا غير . ورغم علمي بان المسالة هي سياسية في جوهرها ولكني اريد تقديم توضيح للراي العام حول جانبها القانوني الذي لا يستهان به.

وكلمة قانوني التي يلوح بها منير الباجي لمغالطة الراي العام لها خصوصياتها فيما يتعلق بالاحزاب والجمعيات .فهذه التنظيمات في حال نشوب خلاف داخلي لا تخضع الى المحاكم التونسية مهما كان اختصاصها الا في حالة ثبوت ضرر معنوي او مادي يضر بالصالح العام .اما الاختلافات على المناصب ومسائل الطرد وكل الترتيبات التنظيمية فهي تحسم في اطار العقد الذي يجمع افراد هذه المنظمات . وهذا العقد هو القانون الاساسي الذي يصادق عليه كل منخرط حال اعلانه عن الانخراط. لذلك وحتى لا يغالط منير الباجي الراي العام باستعماله لكلمة ( لقد قمنا بطرد تلك المجموعة واعلنا عن ذلك رسميا) الصريح الثلاثاء 7اكتوبر 2003

فكلمة رسميا تعني انه ابلغ وزارة الداخلية بانه قام بطرد عناصر من الحزب وتعويضها باخرى .والحال ان وزارة الداخلية ليست طرفا.ونحن كاعضاء للمكتب السياسي لسنا موظفين في وزارة الداخلية حتى تكون هي الطرف الرسمي الذي يستوجب اعلامه.ان الطرف الرسمي الذي يعود النظر اليه في قانون الاحزاب هو نحن كاشخاص بصفتنا المدنية والتي تخول لنا حق النشاط السياسي طالما مازلنا نتمتع بكل حقوقنا المدنية.ولاننا انخرطنا في الحزب بصفتنا الشخصية فان الجهة من داخل الحزب التي يخول لها القانون الاساسي اخذ التدابير تجاهنا عليها ان تقوم باعلامنا شخصيا على العناوين التي صرحنا بها عند انخراطنا في الحزب .وهذا ما لم يفعله منير الباجي رجل القانون .

وطالما اننا لم نتصل باعلام الطرد في مقر اقامتنا او في مواقع العمل فاننا نضل اعضاء للمكتب السياسي قائمين الذوات

 

بامكان اي ان كان ان يسال هل خالف منير الباجي احد بنود الحزب .

الحقيقة ان القانون الاساسي الحالي لا يوضح بصورة دقيقة ومفصلة كافة الاجراءات الضرورية التي بموجبها ينتهي العقد بصورة لا رجعة فيها بين الحزب واحد مناضليه في صورة نشوب نزاع . ولكن المخالفة تتعلق بالاعراف المتداولة في كل اشكال العقود والالتزامات.

ولنا ان نتصور حالة قصوى يمكن ان يقع فيها تحت طائلة هذا القانون من ذلك ان مثولنا امام العدالة في قضية نزاع تتعلق بالصالح العام لا ينفي عنا مطلقا صفة اعضاء المكتب السياسي لانه سيكون مجبرا على تقديم ادلة تثبت اننا فعلا فقدنا تلك الصفة وهو ما لا قدرة عليه لاثباته.

صحيح ان هذا الخلاف لا يمكن ان يتدخل فيه القضاء التونسي .وان الجهة الوحيدة المعنية هي مؤسسات الحزب وعلى راسها مؤتمر الحزب .

ولكن مؤتمر الحزب لن ينعقد تقنيا الا في اكتوبر 2003 او ان يكون استثنائيا ويكون بطلب من الرئيس حسب ما جاء في القانون الاساسي الذي وضعه منير الباجي على مقاسه .في الاثناء التحق بنا محمد علي النصراوي في قائمة المتمردين على منير الباجي وصرنا بذلك اغلبية ستة عناصر على احدى عشر من المكتب السياسي الذين انبثقوا عن مؤتمر 99. فلماذا ننتظرمؤتمرا اخر لنظهر حقنا ؟ .خصوصا وان الفقرة 12 من القانون الاساسي الذي وضعه منير الباجي تعطينا اذا كنا اغلبية كل الصلوحيات لاخذ كل التدابير التي نراها في صالح الحزب . واخذنا التدابير اللازمة من ذلك اقالة منير الباجي من منصبه وتجميد كل من المنجي الخماسي وبوجمعة اليحياوى في انتظار احالة الجميع على مجلس التاديب .وهي كلها تدابير في صالح هذا الحزب الذي عانى من هذه الكوارث ودمر واستنزف الى اخر رمق .

 

اقول المعركة سياسية في جوهرها.والسياسة تقتضي ان يقدم منير الباجي حجة للرائ العام على انه احترم المواثيق التي ائتمن من اجلها وعليه ان يقدم للراي العام انه يحترم قوانين واعراف البلاد. وانه قام باعلامنا في التواريخ التي ادعى انه قام فيها بطردنا……

المهم ان يقدم ثبوتات تؤكد انه بالفعل قام بذلك شكليا .

وبامكانه ان يتذرع بانه اعلم الصحافة ولكن القانون الاساسي لا ينص على ان عملية الاعلام تتم عن طريق الصحافة. ثم انه لا يوجد احد منا يعمل في الجرائد حتى يمر الاعلام بالصحافة. الصحافة ايضا ليست طرفا اوكلنا لها مهمة اعلامنا شخصيا.

 

السياسة هي امتلاك الحجة ونحن نتحدى منير الباجي ان يقدم صور وثائق تدل انه اعلمنا بقرارالطرد بصفة شخصية .

الحقيقة ان هذا الشخص اهمل ذلك.ونحن بعد ان قمنا بطرده من رئاسة الحزب لم نهمله . بل قمنا باعلامه برسالة مضمونة الوصول . وهذا رغم الخلاف الذي يقطع اواصرنا .لقد قمنا باحترام المواثيق التي تتكون حولها الاحزاب . والتي تنص على ان الاحزاب هي تجمع

لشخصين فاكثر . وهنا لاحظوا ان القانون واضح فهو لا يؤكد على ان الاحزاب تتكون اثر اجتماع الاحجار او الاشجار او الحيوانات

بل من شخصين ينتميان الى وطن واحد وتجمع بينهما صفة المدنية . اننا نناضل من اجل مجتمع مدني يكون فيه احترام الصفة البشرية عنوان مقدس تماما مثلماعملت المجتمعات القديمة على تقديس اللاهوت.وهذا خط فاصل يقطع بيننا وبين الذين يعملون في الظلام على اعادة عهود لا وجود فيها لاحترام حرية البشر ولا مكان فيها الا لصفوة اعطيت لها كل الحقوق على رقاب الناس.وهذا هو جوهر الصراع .والفرق بيني مثلا وبين منير الباجي انه اليوم صار يمثل ذلك الماضي بكل اشكال الجهل والتخلف والانحطاط الاخلاقي بينما انا امثل المستقبل حتى وان كان في هذا نبرة طوباوية .واذا كان لليبرالية في بلادنا مستقبل فانه سيقوم على على هذا الاحترام للعهود والمواثيق التي تجمع شعبنا .

 

والمعركة سياسية وهذا الى بعض الصحافة الممتعضة من هذه الصراعات داخل الاحزاب وهذه الانشقاقات والتي حسب زعمها لم تعد مهتمة

بالمعارضة الحقيقية بل انها تعارض نفسها .اقول ان الاحزاب السياسية ليست نوادي للنوم المبكر او المعاش المبكر. الاحزاب هي مخابر للصراعات الفكرية والاختلافات والانفجارات .والاحزاب التي ترفض الاختلاف والتناحر هي احزاب ميتة منذ سنوات .وهذه هي حقيقة الديمقراطية التي لا تنتظر حتى يعترف لها فقهاء السياسة الذين تعودوا على الخطب الوعظية المتكلسة . ان الاختلاف والاجهار به هو الفعل اليومي لممارسة الديمقراطية . ونحن نختلف مع منير الباجي ومع المجموعة التي تسانده . وعبرنا عن ذلك . ونستعمل كل الحلول لمقاومته لاننا مقتنعون ان دمار الديمقراطية في بلادنا جاء من هذه الشخصيات المشبوهة التي اوكل لها الحزب الدستوري في السابق لعب مسرحية المعارضة على حساب تشكل معارضة حقيقية تكونت خارج اروقة المدرسة الحزبية التي لم تنتج الا انواع الفاشيست .

 

اننا نعرف ان الجانب القانوني لن يصيرا نافذ الفعول الا عندما تتنتهي المعركة سياسيا . لذلك فنحن نجتهد لفضح المارسات الفاسدة للقيادة السابقة وسنقدم للراي العام بيانات عن الكيفية التي يتم فيها اهدار ميزانية الحزب .وعن الطريقة التي تم بها تسيير هذا الحزب .

ونحن ندرس امكانية تقديم شكوى للعدالة في سوء التصرف المالي .

 

هناك معركة داخل الاحزاب المعترف بها بدات . وسيكون عنوانها الاصلاح . لان البلاد في حاجة الى هذه المؤسسات التي تؤطر العمل السياسي وتجعل منه ممارسة عقلانية تسيرها قوانين لعبة و نزوع الى الشفافية . ومن دونها يبقى العمل السياسي مفتوحا على الفوضى وعلى المجهول علينا ان نعد بلادنا لميلاد كفاءات سياسية اثبتت عبر ممارستها داخل الاحزاب انها مؤهلة لتحمل المسؤولية السياسية

لا ان نترك ابواب مدينتنا مفتوح لاناس اثبتوا انه لا عهد لهم ولا ميثاق .

الامجد الباجي


 

للاعلام..  

ما عسى مهرجان كأيام قرطاج المسرحية، و هو الذي يحتفل بالذكرى العشرين لتأسيسه.. أن يضيف للمنظومة المسرحية العالمية؟ لا سيما  اذا كان يديره مسرحي لامع، و في بلد يفتخر بريادة مسرحه ، و مع مسرحيين  يحترمون فنهم و مسرحهم.. أهو العرفان و التقدير ؟ أم المال الوفير ؟ أم  المسرح  الكبير ؟   أما اذا كان لا هذا و لا ذاك و لا حتى ارضاء السيد الوزير… فحرام أن  نبقى هكذا  » لا في العير و لا في النفير »  .. و على هذا ، قرر التياترو  الانسحاب بأعماله من أيام قرطاج المسرحية 2003 وهي: -« الفلسطينيين » لتوفيق الجبالي، عن كتابات لجان جوني،- – » صفر مربع »  لنضال قيقة و طارق بن شعبان، و « بين الشمال و الجنوب »  لزياد التواتي عن  » موسم الهجرة للشمال »  للطيب صالح. أما  » هنا تونس  » لتوفيق الجبالي »  فقد  تراجعت ادارة المهرجان عن برمجتها لاسباب ( غير مجهولة) و غير مقبولة .. .   توفيق الجبالي   تونس في 07 أكتوبر 2003

Pour information…  
Suite aux manquements artistiques et éthiques et l’attitude irrévérencieuse de la Direction des JTC 2003 à l’égard de ses engagements envers ELTEATRO,  il nous plaît d’annoncer la non-participation des créations  ELTEATRO  aux Journées théâtrales de Carthage 2003 : –         « les palestiniens », d’après Jean GENET, mise en scène de Taoufik JEBALI, (création Février 2003)- –         « à mi-chemin », d’après « la saison de la migration vers le nord » de Tayeb SALAH, mise en scène de Ziyed TOUATI, (création Août 2003)- –         «  zéro bis » mise en scène de Tarak BEN CHAABANE et Nidhal GUIGA, (création Août 2003)- Quant à « Ici Tunis », texte et mise en scène de Taoufik JEBALI, (création Octobre 2002)- la Direction des JTC avait d’ores et déjà annulé – sans avis ni préavis- les 02 représentations prévues le 15 Octobre 03.. Les raisons de cette « annulation » évidente ,  ne sont pas pour nous satisfaire… La Direction d ‘EL TEATRO Tunis le 08/10/03

Attentat contre Jacques Chirac: « Le devoir, c’est d’intervenir », selon le témoin tunisien Mohammed Tebaï

 
vendredi 10 octobre 2003, 13h44 PARIS (AP) – Mohammed Tebaï, un Tunisien qui affirme avoir aidé à maîtriser Maxime Brunerie lors de l’attentat contre Jacques Chirac le 14 juillet 2002 et dont la menace d’expulsion du territoire a été suspendue, a confié vendredi que son « devoir », c’était « d’intervenir ». « Je croyais que c’était une bagarre entre des individus, des hommes, et quand j’ai vu l’arme, j’avais peur », a-t-il raconté sur France-3. Mais « le devoir, c’est d’intervenir, au moins, il n’y avait pas de meurtre. Pour moi, c’était pas un attentat, c’est ce que je disais à tout le monde ». « Quand je repense à ma situation: j’ai une expulsion, j’ai une interdiction » de territoire, « je me suis dit dans ma tête qu’ils (allaient) ramasser tout le monde pour témoigner, pour savoir ce qui se passe. Ils vont contrôler tout le monde au commissariat », a-t-il poursuivi. De peur de se retrouver en garde à vue, il quittera les lieux. Egalement interrogé sur France-3, le député UMP des Yvelines Etienne Pinte a dit « croire » le récit de M. Tebaï. « Je le crois. Il est sincère et les policiers qui confirment en quelque sorte l’avoir vu sont pour moi une assurance objective qu’il était bien là », a-t-il déclaré.

Accords de coopération économique et socio-culturelle

AFP, le 8 octobre 2003

La Tunisie et le Soudan ont conclu mardi une série d’accords de coopération dans les domaines économique, socio-culturel et en matière d’enseignement, a-t-on indiqué de source officielle à Tunis.

 

Huit accords ont été signés à l’issue d’une réunion de la commission mixte tuniso-soudanaise par le secrétaire d’Etat soudanais aux Affaires étrangères, Tijani Salah Foudhil et son homologue tunisien, Hatem Ben Salem.

 

Dans le domaine économique, les deux parties ont signé un protocole pour éviter la double imposition et la fuite fiscale, un accord d’encouragement et de protection de l’investissement et un mémorandum d’entente dans le secteur agricole.

 

Ont été également paraphés des accords de coopération dans les domaines de l’information, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que dans le domaine social (femme, famille, enfance et jeunesse).

 

Enfin les deux parties sont convenues d’un programme d’échanges culturels pour deux ans à partir de 2004.

 

Les relations tuniso-soudanaises dans les domaines politique et économique ont été en outre examinées lors d’un entretien mercredi entre M. Foudhil et le ministre des Affaires étrangères tunisien, Habib Ben Yahia.

 


أشادت بمواقف سورية القومية الثابتة …

الأحزاب والجمعيات في تونس تندد بالعدوان الاسرائيلي

‏ تونس- ­مراسل البعث  (محمد بوعود) ‏   دان حزب الاتحاد الديمقراطي الوطني (؟) الاعتداء الصهيوني على سورية، واعتبر الاتحاد أن الاعتداء حلقة من مسلسل عدواني متواصل على أمتنا العربية في لبنان وسورية وفلسطين والعراق.‏ ودعا جماهير الامة وقواها الحية للوقوف الى جانب شعبنا المستهدف في سورية.‏   من جهته أكد هشام الحاجي الأمين العام المساعد المكلف بالاعلام في حزب الوحدة الشعبية ان الحزب لايمكن ان يكون من منطلق مبدئي ثابت مع سورية وذلك لعدة اعتبارات من أهمها المواقف القومية الثابتة والصامدة لسورية بقيادة السيد الرئيس بشار الأسد.‏   وأضاف العدوان الصهيوني لابد من ان ندرك أهدافه وأسبابه، فهو دليل آخر على ان سورية تقف حجر عثرة في وجه تنفيذ المخطط الامبريالي­ الصهيوني لاحتلال وانهاك الامة العربية، والصمود السوري يعتبر درسا ونموذجا للعرب لأن فيه مزجا خلاقا بين الثبات على المبادىء وتكييف المستجدات لخدمة الاهداف والمثل العليا والتي يبقى إحلال السلام العادل والتمسك بالحقوق المشروعة من أهمها.‏   من جهته أكد الدكتور الهادي المثلوثي، الناطق الرسمي باسم حركة البعث ­ تنظيم تونس­ أن الاعتداء على الاراضي السورية يأتي تتمة للمشروع الامبريالي الصهيوني في المنطقة والذي يهدف الى تركيع كل الاقطار العربية وجرها الى مائدةمفاوضات الذل والهزيمة والاعتراف بالكيان الصهيوني والتنازل عن الحقوق العربية والقبول بالابتزاز الصهيوني الامريكي والذي يرى في سورية آخر قلعة للصمود العربي ويعمل جاهدا على إذلالها.‏   وأضاف إننا في حركة البعث ­تنظيم تونس­ إذ نندد بشدة بهذه العملية الاستفزازية ضد سورية، فإننا نؤكد أننا سنقف دوما الى جانب سورية في مواقفها القومية المشرفة وتمسكها بالثوابت ودعمها للمقاومة الفلسطينية واللبنانية وحرصها على استقلال العراق ووحدته الترابية وسيادته.‏ ونؤكد مرة أخرى أننا مع الاشقاء في سورية.‏   بدوره أكد عمر الماجري عضو المكتب السياسي للحزب الديمقراطي التقدمي أن العدوان الصهيوني على سورية يأتي عقب سلسلة من الهزائم واجهت الحلف الصهيوني الاميركي في المنطقة .‏  وأولى هذ الهزائم تتمثل في الفشل الذريع في فرض خارطة الطريق على الشعب الفلسطيني أولا وسورية تاليا.‏   بدوره أكد شكري الهرماسي منسق اللجنة الوطنية لمناهضة الصهيونية أن الاعتداء الصهيوني الغاشم الاستفزازي الذي قامت به قوات الارهابي شارون على الاراضي السورية هو بحد ذاته مواصلة للارهاب المقنّن الذي أصبحت دولة الكيان الصهيوني بارعة فيه بغطاء وحماية مباشرة من راعية الارهاب الاولى في العالم الولايات المتحدة والتي تحاول من خلال هذه العملية الاستفزازية الاستعراضية توجيه الانظار عن الخسائر التي تتكبدها يوميا في العراق.‏   (المصدر: صحيفة البعث السورية الصادرة يوم 7 أكتوبر 2003)  
 
 


بعد سبع سنوات من الشراكة مع الاتحاد الاوروبي، الاقتصاد التونسي يحقق مؤشرات إيجابية

1ر6% نمو القطاع الصناعي و8ر14% حصته من الناتج المحلي

تونس- أوس يعقوب   في ندوة دولية خصصت لدراسة وتقييم اتفاق الشراكة بين تونس والاتحاد الاوروبي بعد مرور سبع سنوات علي توقيع الاتفاق.ابرز وزير الصناعة التونسي المنصف بن عبدالله بحضور عدد من خبراء الاقتصاد ورجال الاعمال ودبلوماسيين عرب واجانب ان اتفاق الشراكة المبرم بين تونس والاتحاد الاوروبي اثر ايجابيا علي القطاع الصناعي باعتباره احدي الركائز الاساسية في ارساء منطقة للتبادل الحر بين تونس والاتحاد الاوروبي ولدعم اندماج الاقتصاد الوطني في الاقتصاد العالمي وبين الوزير ان الوضع الحالي المتولد عن العولمة وما رافقه من بروز لتكتلات اقليمية قوية يعد اطارا ملائما لنمو المبادلات غير انه يتميز ايضا بتسارع نسق المنافسة ولدي استعراضه لاهم الاصلاحات التي اتخذتها تونس للمرور من اقتصاد مسير الي اقتصاد السوق اوضح الوزير: ان نسبة انفتاح الاقتصاد الوطني علي الخارج قد تطورت بعشر نقاط في الفترة الممتدة من سنة 1996 الي سنة 2000 كما ارتفعت حصة المنتجات التونسية في السوق الاوروبية بنسبة 23ر1% خلال الفترة الممتدة من سنة1997 الي سنة 2000.   تطور بنسبة 8ر11%   واضاف وزير الصناعة ان القطاع الصناعي سجل نسبة نمو متوسط في القيمة المضافة قدرت بنحو 1ر6% خلال السنوات الست الاخيرة بما ساهم في نمو يناهز 8ر14% من الناتج الداخلي الخام في حين ارتفعت الاستثمارات بنسبة 5ر10% وبين ان القطاع الخاص يؤمن لوحدة 85% من حجم الاستثمارات في هذا القطاع وان الصادرات الصناعية تطورت بنسبة 8ر11% وهو ما يمثل 86% من الصادرات الوطنية كما يوفر القطاع 5ر29% من فرص العمل التي تم احداثها في القطاعات غير الفلاحية.   واكد السيد المنصف بن عبدالله ان التقييم الرابع لبرنامج التأهيل الذي انجز سنة 2001 ابرز ان البرنامج يمثل عاملا اساسيا في تطوير المؤسسة التونسية كما يؤكد التفاعل الايجابي للنسيج الصناعي الوطني مع متطلبات المرحلة الجديدة للانفتاح الاقتصادي للبلاد حيث تضاعف مجهود الاستثمار خلال السنوات الست الاخيرة بنحو 7ر8% سنويا وهو ما اتاح بلوغ معدل استثمار يناهز 28ر4% من الناتج الداخلي الخام وبين الوزير ان التوزيع القطاعي للاستثمارات يبرز تطورها الملحوظ في قطاع الصناعات المعملية وذلك بفضل برنامج التأهيل.   واضاف بن عبدالله: ان عملية التنمية في تونس جعلت من الصادرات ضمن اولويات المرحلة التنموية القادمة مضيفا: ان الصادرات سجلت تطورات بنسبة 6ر10% سنويا خلال الفترة الممتدة من سنة 1997 الي سنة 2001 واشار من جهة اخري الي التأثيرات الايجابية للانفتاح علي الخارج والي الدور المتنامي الذي تضطلع به القطاعات الصناعية الواعدة التي تستقطب اهتمام المستثمرين الاجانب وتساهم بصفة فعالة في دفع الصادرات واحداث مواطن العمل.   ولاحظ وزير الصناعة: ان تنفيذ اتفاق الشراكة ولاسيما فيما يتعلق بالتعاون المالي وبالاساس برنامج ميدا2 الذي يمتد خلال فترة 2000/2006 ان هذا التعاون شهد تباطوءا ملحوظا بالنسبة للسنتين الاوليين من تنفيذه اذ لم تسجل سنة 2000 اي تعهد مالي في هذا المجال فيما لم تشهد سنة2001 سوي اتفاق واحد يهم برنامج اصلاح في مجال التعليم الاساسي بقيمة 40 مليون يورو.   انخفاض الاعتمادات الاوروبية   واوضح السيد المنصف بن عبدالله انه من بين العوامل المؤثرة والتي ستطبع التعاون المالي انخفاض حجم الاعتمادات التي تمنحها اللجنة الاوروبية لبلدان جنوب المتوسط مع ارتفاع حدة المنافسة بين هذه البلدان لضمان التمويلات اللازمة لبرامجها التنموية واضاف: ان ضعف نمو اقتصاديات عديد بلدان المتوسط والتي زادته تأثيرات احداث 11 سبتمبر حدة جعل من مسار الشراكة في وضع صعب موشحا ان النمو الاقتصادي الضعيف الذي تسجله عدة بلدان من المنطقة يمكن ان يعرقل مسار تنفيذ الاصلاحات المقررة في اطار الاندماج في منطقة التبادل الحر وبالتالي يقلص من نسق عملية ارسائها.   واضاف الوزير: ان بناء اتحاد المغرب العربي وتفعيل الجوانب الاقتصادية منه تفتح افاقا واعدة لتحقيق الاندماج الاقليمي منوها بقرار الترفيع من رأس مال البنك الاوروبي للاستثمار من 10 مليارات يورو الي 150 مليار يورو.   ومن جهته اعتبر السيد منفريدو فانتي السكرتير الاول للبعثة الاوروبية ان توسيع مجال الاتحاد الاوروبي ليشمل دول اوروبا الوسطي والشرقية لن يكون تهديدا لبلدان جنوب المتوسط بقدر ما سيكون بمثابة الفرصة لاحداث مجموعة اقتصادية ناجحة ومستقرة.   واوضح السيد جون كلود بارتلي الاستاذ الجامعي بجامعة باريس الاولي والاخصائي لدي منظمة التعاون والتنمية الاقتصادية ان عملية التوسيع هذه يمكن ان تكون غير ذات فائدة لدول جنوب المتوسط بحكم ما ستطرحه من تحديات اضافية امامها اذا يتحتم عليها اكتساب قدرة تنافسية في قطاعات النسيج والملابس الجاهزة والصناعات الصغري والميكانيكية والكهربائية مماثلة لبلدان اوروبا الوسطي والشرقية.   (المصدر: صحيفة الراية القطرية الصادرة يوم 10 أكتوبر 2003)

FLASH INFOS
 
MAGHREB CONFIDENTIEL N° 619 du 09/10/2003 
TUNIS

Convertibilité totale du dinar

Au cours de sa visite à Tunis les 26 et 27 septembre, le directeur adjoint du FMI, Agustin Carstens a insisté auprès des ministres tunisiens pour qu’ils engagent un processus pour la convertibilité totale du dinar.     TUNISIE ONTT l’ONTT, office national du tourisme tunisien, a lancé un appel d’offres international pour ses campagnes de publicité de 2004 à 2007. Les pays ciblés sont: la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie etc.  

TUNISIE SAMIRA KHAYACHE

L’actuelle secrétaire d’Etat chargée de l’habitat Samira Khayache, une amie de la première dame Leïla Ben Ali, a le vent en poupe? Adjointe au maire de Tunis et membre du comité central du RCD (parti au pouvoir, depuis 1993), elle se positionne pour le poste de ministre de l’équipement, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. Déjà, elle agit comme un super ministre…


Municipalité de Mégrine : Mise en place d’une commission spéciale

 Une commission spéciale a été mise en place à la tête de la municipalité de Mégrine, par décret du 6 octobre 2003.

M. Abdeljelil Saddam, gouverneur de Ben Arous, a présidé la cérémonie d’installation de cette commission spéciale de six membres dont la présidence sera assurée par M. Mohamed Hamrouni, délégué de Mégrine.

Composition de cette commission : Safouane Fessi, Hmida Tritar, Mohamed Ferid Ben Osmane, Jamila Chouikh Zarrouk, Hédi Toumi, Mohamed Tahar Jouini.

 

(Source : le portail www.bab-el-web.com, d’après Le Renouveau du 10 octobre 2003)

 

La campagne des élections municipales partielles débutera le 12 octobre

La campagne des élections municipales partielles qui se tiendront le 19 octobre courant dans les circonscriptions électorales des municipalités de Carthage et de Sidi Bou Saïd (gouvernorat de Tunis), de Raoued et de la Soukra (gouvernorat de l’Ariana) et de Hammamet (gouvernorat de Nabeul), débutera dimanche 12 octobre et prendra fin vendredi 17 octobre 2003.

Les services concernés ont entamé la distribution des cartes aux électeurs inscrits sur les listes électorales dans les circonscriptions concernées.

Cette opération se poursuivra jusqu’au 16 octobre, date limite à laquelle les cartes non-distribuées devront être mises à la disposition de leurs propriétaires. Au terme de la période légale d’acceptation des candidatures, six listes ont obtenu le récépissé définitif.

 

(Source : le portail www.bab-el-web.com, d’après Le Temps du 10 octobre 2003)

 

IPSI : Une nouvelle spécialité

Une nouvelle spécialité est adressée à partir de cette année aux étudiants de maîtrise en journalisme à l’institut de presse et des sciences de l’information au niveau de la 4ème année. La formation vise à assurer aux étudiants une culture cinématographique leur permettant une intégration aux divers métiers cinématographiques. La grille des programmes comprend l’étude de l’histoire du cinéma, l’analyse de l’image, les principes et les courants de réalisation ainsi qu’un atelier de production audio-visuelle.

 

(Source : le portail www.bab-el-web.com, d’après Le Temps du 10 octobre 2003)

 

Partenariat tuniso-italien dans le secteur de la mécanique

Les industriels italiens revenus en force en Tunisie, après une période de recul, mettent les bouchés doubles pour réaliser le maximum d’investissements industriels en Tunisie. Après l’amorçage des «districts industriels» en textile près de Raoued, et à Enfidha et plusieurs projets agroalimentaires, c’est au tour de la mécanique, et plus précisément de la filière des composants automobiles qui sera très prochainement le vecteur le plus actif du partenariat italo-tunisien. De grands noms, du secteur automobile italien, qui gravitent autour du géant «Fiat» ont en effet décidé de suivre l’exemple des donneurs d’ordres français pour sous-traiter la fabrication des composants automobiles en Tunisie.

 

(Source : le portail www.bab-el-web.com, d’après Le Quotidien du 10 octobre 2003)

 

Le chiffre du jour/10 octobre : 6,2%

Six virgule deux pour cent tel est le taux de croissance de la production des industries électriques et mécaniques au cours du premier semestre 2003.

 

C’est un résultat qui tranche carrément avec celui enregistré au cours du premier semestre 2002 et qui était de -2, 4 %.

 

Ce sont surtout les branches des équipements industriels, des automobiles et cycles et du matériel électrique et électronique qui ont enregistré les meilleurs taux de croissance.

 

(Source : le portail www.bab-el-web.com, d’après Le Quotidien du 10 octobre 2003)


تعيينات جديدة على رأس مؤسسة الإذاعة والتلفزة التونسية وجريدة لابراس

تعلم الوزارة الأولى في بلاغ صادر اليوم انه تقرر تعيين السيد مصطفى الخماري رئيسا لمؤسسة الإذاعة والتلفزة التونسية.   وتعيين السيدة زهرة بن رمضان رئيسة مديرة عامة للشركة الجديدة للطباعة والصحافة والنشر (سنيب) مديرة لجريدة (لابراس).   (المصدر: موقع أخبار تونس الرسمي بتاريخ 9 أكتوبر 2003)  

تعيين مدير جديد لجريدة  » لورونوفو « 

يعلم التجمع الدستوري الديمقراطي انه تقرر تعيين السيد نجيب الورغي مديرا لجريدة  » لورونوفو  » .   (المصدر: موقع أخبار تونس الرسمي بتاريخ 9 أكتوبر 2003)  

دعم التعاون بين تونس و السودان فى المجال الفلاحي

تحادث السيد محمد الحبيب الحداد وزير الفلاحة والبيئة والموارد المائية مع الدكتور التيجاني صالح فضيل وزير الدولة بوزارة الخارجية السودانية الذي ترأس وفد بلاده فى أشغال اللجنة المشتركة التونسية السودانية التى اختتمت أعمالها أمس بتونس. وتناولت المحادثة سبل تدعيم التعاون بين البلدين فى المجال الفلاحي بالتركيز على تبادل الخبرات ونتائج التجارب الزراعية الناجحة وتكثيف الاتصال بين الكفاءات العلمية قصد الاستفادة من برامج البحوث الهادفة الى تعزيز مسيرة الأمن الغذائي والمائي وتعصير أساليب وتقنيات الإنتاج الفلاحي.   (المصدر: موقع أخبار تونس الرسمي بتاريخ 9 أكتوبر 2003)  

بحث آفاق دعم العلاقات التونسية – السودانية

تحادث السيد الحبيب بن يحيى وزير الشؤون الخارجية مع الدكتور التيجاني صالح فضيل وزير الدولة بوزارة الخارجية السودانية. وأفاد الدكتور التيجاني بن فضيل عقب المقابلة ان هذا اللقاء أتاح التطرق للعلاقات التونسية السودانية وآفاق دعمها وسبل تعزيز التعاون القائم بين البلدين خاصة على الصعيدين السياسي والاقتصادي. وأضاف ان المحادثة مكنت أيضا من متابعة العمل على المستوى الثنائي والدولي إضافة الى استعراض مسائل إقليمية ودولية مختلفة   (المصدر: موقع أخبار تونس الرسمي بتاريخ 8 أكتوبر 2003)  

اختتام أشغال اللجنة المشتركة التونسية السودانية

اختتمت بتونس أشغال الدورة الرابعة للجنة المشتركة التونسية السودانية برئاسة كل من السيد حاتم بن سالم كاتب الدولة المكلف بالشؤون المغاربية والإفريقية والدكتور التيجاني صالح فضيل وزير الدولة بوزارة الخارجية السودانية وبحضور وفدي البلدين.   وتطرقت اللجنة الى العلاقات الثنائية بين البلدين الشقيقين والسبل الكفيلة بتعزيزها واستثمار فرص التعاون المتوفرة بينهما على ضوء الامكانيات المتاحة والمشاريع العديدة والهامة التى تم تشخيصها بين مسؤولي البلدين منذ الدورة السابقة للجنة المشتركة.   وتوجت أعمال اللجنة بتوقيع الجانبين على الاتفاقيات والبرامج التالية : – اتفاقية تجنب الازدواج الضريبي ومنع التهرب الضريبي – اتفاقية تشجيع وحماية الاستثمارات – مذكرة تفاهم في مجال الزراعة – برنامج تنفيذي للتعاون الثقافي للسنوات 2004 و2005 و2006 – برنامج تنفيذي لبروتوكول تعاون في المجال الشبابي – اتفاقية تعاون في المجال الإعلامي – اتفاقية تعاون في مجالات المرأة والأسرة والطفولة – اتفاق تعاون في مجال التعليم العالي والبحث العلمي والتكنولوجيا   (المصدر: موقع أخبار تونس الرسمي بتاريخ 8 أكتوبر 2003)  

التضخم في تونس يقترب من 4 % في سبتمبر

تونس ـ رويترز: اظهرت ارقام حكومية أمس ان معدل التضخم التونسي السنوي بلغ 3.9% في شهر سبتمبر (ايلول) الماضي ارتفاعا من 2.25% في اغسطس (اب) و2.68% في يوليو (تموز) و2.4% في يونيو (حزيران). واظهرت البيانات التي اصدرها معهد الاحصاءات الوطني الحكومي ان مؤشر اسعار المستهلكين ارتفع بنسبة شهرية 1.11% في سبتمبر بالمقارنة باغسطس عندما ارتفع بنسبة 0.84%، ويوليو عندما زاد بنسبة 0.37%. وتستهدف الحكومة تحقيق معدل تضخم يبلغ 2.5% في عام 2003 بكامله انخفاضا من 2.8% في العام السابق و1.9 % في عام 2001.   (المصدر: صحيفة الشرق الأوسط الصادرة يوم 10 أكتوبر 2003)


International Herald Tribune

Tunisie : les femmes au travail

L’International Herald Tribune, journal américain d’Europe de renommée et de diffusion mondiales, a consacré toute une page à un reportage que la journaliste Pam Dougherty a fait sur la Tunisie intitulé «Tunisia : Women at work» (Tunisie : les femmes au travail). Nous publions ci-après de larges extraits de ce reportage. «Les pays où les femmes travaillent sont des pays qui prospèrent. Tel était le message que la Banque mondiale envoya aux pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord durant la rencontre annuelle du FMI et de la Banque mondiale de septembre dernier à Dubaï. C’est un message que la Tunisie a compris depuis longtemps. De plus en plus de femmes tunisiennes travaillent et le niveau de vie des Tunisiens progresse de manière continue. Aujourd’hui, 80% de la population appartient à la classe moyenne. Le taux de pauvreté, à 4,2%, est l’un des plus bas de la région. Le pourcentage de femmes, âgées de 30 à 34 ans, est passé de 16,2% en 1975 à 33,8% en 2001. Pour celles âgées de 25 à 29 ans, le pourcentage est passé de 21,2% à 38,4%. Quelque 80% des élèves tunisiens terminent leurs études secondaires et 30% vont à l’université. Le gouvernement entend porter ce chiffre à 50%. Les étudiantes constituent 53,9% du nombre total des étudiants à l’université. «Les filles vont jusqu’au bout de leurs études, et il est rare maintenant de voir une fille éduquée qui ne travaille pas», affirme Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale. On compte aujourd’hui 12% de femmes occupant de hauts postes dans le monde des affaires, 21% de fonctionnaires, 23% de magistrates, 24% de journalistes, 35% de médecins et 63% de pharmaciennes. Il y a aussi 5.000 femmes à la tête d’une entreprise ou d’un projet et 1.500 agricultrices indépendantes. L’origine du changement radical dans la situation de la femme dans la société tunisienne remonte à l’indépendance, en 1956, quand le premier Président tunisien, Habib Bourguiba, introduisit le Code du statut personnel. Depuis 1987, le Président Zine El Abidine Ben Ali a bâti sur cette base progressiste et a joué un rôle prééminent dans le renforcement de la législation pour assurer à la femme l’égalité au niveau des droits civils et politiques, y compris l’introduction de tous les paragraphes de la Convention des Nations unies sur les droits des femmes dans la législation tunisienne en 1994. En 1993, l’amendement du Code du statut personnel va jusqu’à imposer aux époux de «se traiter avec respect mutuel et d’assister l’un l’autre dans la gestion du ménage et de la prise en charge des enfants». Le Président Ben Ali a aussi soutenu les femmes pour qu’elles jouent un plus grand rôle politique. La Tunisie a maintenant six femmes au gouvernement avec rang de ministre ou de secrétaire d’Etat, ainsi qu’une femme au poste de vice-présidente de l’Assemblée. Les femmes représentent 11,5% des députés et 26,6% des membres élus des conseils municipaux. Le RCD continue d’être à l’avant-garde avec l’accueil de deux femmes dans son Bureau politique qui en compte 10. Par ailleurs, les femmes représentent 26,2% des 250 membres du Comité central. Le Président a aussi décidé qu’un minimum de 25% des candidats du RCD dans les élections nationales et municipales doivent être des femmes. M. Jouini relève que la Tunisie est un pays pauvre en termes de ressources naturelles qui a travaillé dur pour atteindre son actuel niveau de développement. Améliorer la condition de la femme et l’encourager à jouer pleinement son rôle a été déterminant. Sur les cinq dernières années, la Tunisie a réalisé une croissance annuelle continue de son PNB qui se situe entre 4,5 et 5%, alors que le taux de croissance démographique décline au point d’atteindre 1% par an. L’un des plus grands défis auxquels le gouvernement fait face est la création de quelque 80.000 emplois pour les diplômés qui arrivent, chaque année, sur le marché du travail. Cependant, la situation est en train de s’améliorer, et M. Jouini est content de relever que le taux élevé et persistant du chômage en Tunisie commence à baisser. Le taux a décliné de 15,6% en 2000 à 15% en 2001 et à 14,9% en 2002. Il dit que l’objectif maintenant est de le réduire entre 12,5% et 13% en 2006, et en dessous de 10% en 2010, bien qu’il ne s’attende pas à ce que la création d’emplois soit chose facile. «Nous devons être réaliste et crédible, et on ne peut pas se permettre de perdre du temps ou des ressources», dit-il. M. Jouini estime que les perspectives sont bonnes pour les technologies de l’information, les télécommunications, le transport, la santé ainsi que pour les secteurs industriel et touristique, particulièrement s’ils mènent à bien leur mise à niveau pour engendrer une meilleure valeur ajoutée. La Tunisie attire quelque 5 millions de touristes par an, et cette industrie assure 350.000 emplois. Une autre priorité consiste à encourager les demandeurs d’emploi à créer leur petit projet. 90% des entreprises tunisiennes emploient maintenant moins de 10 personnes, donc c’est une économie où la petite entreprise joue un rôle important. Mais surtout la Tunisie continuera à tabler sur sa plus grande ressource : une population éduquée où les femmes maintenant ont les mêmes opportunités que les hommes pour contribuer au — et profiter du — développement économique moderne». Dans la même page, l’International Herald Tribune a publié également trois articles consacrés, notamment, à des rencontres avec des femmes tunisiennes : Mme Alifa Châabane, membre du Bureau politique du RCD, Mme Leïla Benzarti, du ministère de l’Emploi, et Mme Sana Ghénima, directrice d’entreprise.
(Source: www.lapresse.tn, le 10 octobre 2003)

Electricité

Un plan d’assainissement du réseau en cours

 
Par : Chokri GHARBI Même si la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) met tout en œuvre pour fournir aux abonnés les meilleures prestations, certains problèmes surviennent de temps à autre. En effet, certains ménages constatent que la tension du courant augmente d’une façon inattendue, ce qui ne manque pas de porter préjudice aux équipements électroménagers. Selon M. Ayadi Ben Aïssa, directeur de la distribution à la société, « notre souci est de maintenir la tension dans une fourchette déterminée pour protéger notre installation ainsi que les appareils des utilisateurs abonnés ». La distribution se fait à travers plusieurs postes de transformation pour parvenir aux abonnés basse tension (utilisation domestique). En effet, on compte près de 12.500 clients de moyenne tension, 16 de haute tension (gros utilisateurs) et quelque 2.418,000 de basse tension. Eliminer les zones de chute de tension Le premier objectif fixé à travers la plan d’assainissement du réseau électrique est l’élimination progressive des zones de chute de tension. L’augmentation du nombre des abonnés dans un seul quartier nécessite l’extension du poste de transformation avec l’ajout éventuellement d’un nouvel transformateur malgré les problèmes qui se posent parfois au niveau de l’espace. La hausse brutale de la tension – préjudiciable aux équipements électroménagers – peut être due à la Steg ou à l’installation même du client. Dans l’installation interne, il suffit que le fil neutre soit déconnecté pour que la tension passe à…400 volts ! Certains clients ont intérêt à vérifier leur installation intérieure « mais il vaut mieux que l’installation électrique soit faite dès le début dans les règles de l’art pour éviter les mauvaises surprises », soutient notre interlocuteur. La société effectue, de son côté, les opérations de maintenance du réseau d’une façon périodique et régulière selon un planning défini au niveau de tous les districts. Au cas où la responsabilité de la Steg est reconnue – après vérification par les agents de la société – les clients concernés peuvent recevoir directement dans les limites d’une franchise globale de 500 dinars par incident. Au-delà de cette somme, le dossier est soumis à l’assurance qui procède au remboursement du client lésé. Une note interne a été publiée précisant que le délai de traitement de la réclamation du client ne doit pas dépasser les trois jours. L’opération d’assainissement pour la moyenne tension prévoit le remplacement des lignes vétustes (âgées de 30 ans et plus) ainsi que l’adoption de nouvelles technologies grâce à l’introduction de postes préfabriqués favorisant la sécurité du personnel de la société et assurant plus de fiabilité. En outre, les lignes basse tension nues (sans isolation) seront remplacées par des câbles protégés. A noter que les lignes de basse tension s’étendent sur une longueur de 70.000 km contre près de 40.000 km pour la moyenne tension. Passage à l’automatisation Actuellement, la gestion du réseau moyenne tension se fait manuellement : en cas de panne, les agents passent beaucoup de temps pour identifier la source de la défaillance. Ce temps sera raccourci à l’avenir grâce au centre de conduite du réseau (un centre est installé depuis 1999 à Sfax) qui sera généralisé dans les régions de la Steg, soit six en tout. On est actuellement au stade de dépouillement des offres après avoir lancé l’appel d’offres et il est prévu de mettre en place les premières installations au cours des années 2005/2006 pour un montant de 45 MD. Le budget alloué au plan d’assainissement du réseau s’élève à 250 MD. Un autre projet est en cours d’exécution depuis 1999 et concerne la sécurisation des zones industrielles et touristiques. Celles-ci disposeront de deux lignes d’approvisionnement : une ligne normale et une ligne de secours à utiliser en cas de panne. De cette façon, l’approvisionnement en électricité sera continu pour ne pas perturber la marche des activités de ces secteurs. Ce projet sera terminé en 2006. A cette date aussi, les unités industrielles profiteront de treize mille compteurs électroniques modernes dont les fonctions ne se limitent pas à compter la consommation mais offriront d’autres services statistiques utiles. La Steg utilise aussi la technique infrarouge (des caméras sophistiquées) pour détecter les points chauds qui se trouvent dans certains axes des réseaux de haute et de moyenne tension et d’intervenir rapidement – dans le cadre des actions préventives et prédictives – pour changer le matériel défectueux avant que l’incident ne se produise. Ce sont surtout les lignes « stratégiques » où il y a un important chargement qui sont vérifiées à temps ainsi que les postes de transformation. Par ailleurs, et à l’occasion des dernières intempéries, la société – représentée par un membre dans les commissions régionales de lutte contre les intempéries – a été amenée à couper le courant dans certaines zones envahies par l’eau dans un souci de sécurité. Des branchements provisoires ont même été aussi installés pour ne pas priver les familles sinistrées d’électricité. Nouvelle technologie introduite De son côté, M. Mohamed Mekki Ayed, directeur des moyens de transport d’électricité nous a expliqué avec force détails comment cette énergie est fournie au service de la distribution avec utilisation de divers moyens et matériels. En effet, pour améliorer la qualité de service et diminuer le nombre de déclenchements des lignes de haute tension – causés essentiellement par la pollution, l’humidité et la nidification des cigognes – on procède à plusieurs actions de maintenance telles que l’entretien préventif programmé (géré par ordinateur) de tous les moyens de transport d’électricité afin de s’assurer de leur bon fonctionnement et l’entretien prédictif par inspection à l’aide de caméras infrarouges permettant de déceler les points chauds du réseau haute tension. L’assainissement du réseau est une action pluriannuelle qui consiste à remplacer les équipements vétustes ne répondant plus aux exigences de l’exploitation. L’installation d’anti-nids de cigognes et de nids artificiels, les travaux sous tension (hors et sous tension) ont fortement contribué à la diminution importante du nombre des incidents particulièrement durant les mois d’été (352 en 2000, 181 en 2001, 56 en 2002 et 48 en 2003). La maintenance et l’exploitation des ouvrages de transport d’électricité (postes et lignes haute tension) sont assurées par les équipes régionales d’intervention disponibles 24 h sur 24 et prêtes à intervenir dans les meilleurs délais, à n’importe quel moment et sur tous les points du réseau. La conduite des postes de transformation (haute tension/moyenne tension) qui desservent le réseau de distribution est assurée par les centres régionaux de conduite. Ils disposent de toutes les informations (mesures et signalisations) nécessaires et instantanées permettant la surveillance continue du fonctionnement du réseau ainsi que le rétablissement rapide à distance par télécommande des ouvrages, en l’occurrence les lignes, transformateurs, etc. coupés par les incidents comme les orages, le vent, le vandalisme… L’entretien, y compris le lavage, sous tension permettant la réalisation des travaux de maintenance sans coupure est une nouvelle technologie récemment adoptée à la Steg (depuis 2001). Trois équipes régionales installées à Tunis, Gabès et bientôt à Sousse sont spécialisées dans ce domaine. Elles étaient initialement formées par des experts canadiens – des formateurs de la société ont par la suite pris la relève – et sont équipées de matériel très performant permettant d’assurer les travaux et la sécurité du personnel dans de bonnes conditions. (Source: www.lapresse.tn, le 10 octobre 2003) Réunion périodique du Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie 09/10/2003– Le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a tenu sa réunion périodique consacrée à l’examen de la conjoncture économique et financière dans le monde et en Tunisie. Au plan international, le conseil relève que les signes de reprise de l’activité économique aux Etats-Unis et au Japon qui renoue avec une croissance positive, augurent de perspectives meilleures pour l’économie mondiale, surtout pour 2004, et ce, malgré la morosité économique que l’on continue à observer dans la zone euro. En Tunisie, l’amélioration de l’activité industrielle récemment observée et les dernières pluies présageant d’une bonne tenue du secteur agricole devraient soutenir l’activité économique qui pourrait, cependant, être affectée par la persistance d’indicateurs négatifs au niveau des économies des pricipaux pays partenaires européens. Quant au tourisme, un rétablissement progressif du climat géopolitique serait à même de rétablir le rythme d’activité normalement observé dans ce secteur. La progression de l’activité industrielle, amorcée depuis avril 2003, s’est consolidée en juillet pour s’élever à 2,6%. Cette évolution provient, essentiellement, des industries mécaniques et électriques (+7,5% contre -0,2% l’an passé), des industries diverses (+19% contre -9%) et des mines (+7,1 contre -12,7%). Néanmoins, au terme des sept premiers mois de l’année 2003, l’indice de la production industrielle continue à s’inscrire en baisse, soit -0,5 pc contre -1,1% à la fin du premier semestre. Au niveau du secteur touristique, si les nuitées globales ont affiché une progression de 7,6% sur la période de juillet/septembre 2003, les recettes en devises n’ont augmenté que de 2,1%. La baisse des dites recettes et des nuitées globales qui était, à fin août 2003, de 4,9% et de 2,2% respectivement, est revenue à 3,4% et 1,9% au terme des neuf premiers mois de l’année. Parallèlement, la progression des économies sur salaires transférées par les Tunisiens résidents à l’étranger s’est poursuivie pour atteindre 5,2% durant les neuf premier mois de 2003. Sur le plan du commerce extérieur, les échanges qui ont affiché une progression jusqu’à fin juin 2003, ont accusé, au cours du troisième trimestre, un fléchissement de 2,8% et de 2,1%, respectivement pour les exportations et les importations. Cette évolution est attribuée, notamment, au ralentissement de l’activité économique dans les pays partenaires de l’Union européenne et à l’achèvement de la campagne d’exportation des principaux produits agricoles. Cependant, et au cours du mois de septembre, les exportations ont progressé de 15,5% pour les industries mécaniques et électriques alors que les importations de matières premières et demi-produits ont connu une augmentation de 9,4%. Pour les neuf premiers mois de 2003, les exportations et les importations ont progressé de 9,8% et 5,1% respectivement, permettant la réduction du déficit commercial de 7,4% et l’amélioration du taux de couverture de 3,3 points de pourcentage pour s’élever à 76%. La baisse du déficit commercial, conjuguée à l’évolution positive des recettes du secteur des services et la progression des revenus des facteurs, continue à soutenir la maîtrise du déficit courant qui s’est contracté de 0,4 point de pourcentage, pour se situer à 1,7% du PIB au terme des neuf premiers mois de l’année en cours. Sur le plan monétaire, et au terme des huit premiers mois de 2003, l’agrégat m3 s’est accru de 6,1%, en adéquation avec le rythme de la croissance économique. Quant aux concours à l’économie, ils ont enregistré un accroissement plus modéré soit 3,5% pour un objectif annuel de 7,5%. Au cours du mois de septembre, la liquidité bancaire s’est élargie de 197 MDT, sous l’effet conjugué de l’accroissement des avoirs nets en devises et de la contraction des billets et monnaie en circulation. De ce fait, l’intervention de la Banque centrale sur le marché monétaire a porté sur un volume moyen de 309 MDT contre 505 MDT le mois précédent. Au 8 octobre 2003, les avoirs nets en devises se sont situés à 3.248 MDT contre 2.906 MDT une année auparavant, soit respectivement 83 et 79 jours d’importation. Pour sa part, le taux moyen d’inflation continue a être maîtrisé, malgré la hausse des prix de certains produits alimentaires due aux effets de la canicule, se situant à 2,2% pour les neuf premiers mois de 2003 contre 3% pour la même période de l’an passé. Les marchés des changes internationaux ont été marqués, au cours du mois de septembre, par la baisse accélérée du dollar vis-à-vis des principales devises, accentuée par le communiqué du « Groupe des sept » à l’issue de la réunion tenue à Dubai, appelant à l’adoption de politiques de taux de change plus flexibles à la faveur d’une contribution plus efficace à la croissance mondiale. Ainsi, le dollar a accusé une baisse de 6,1% vis-a-vis de l’euro et de 5,1% par rapport au yen. Dans ce sillage, le dinar a enregistré une baisse de 2,5% vis-à-vis de l’euro et une hausse de 4,2% à l’égard du dollar. Depuis le début de l’année et jusqu’au 7 octobre 2003, le dinar a connu une depréciation de 5% vis-à-vis de la monnaie unique européenne et une hausse de 6,3% par rapport au dollar.
(Source : www.infotunisie.com, le 9 octobre 2003)


مرة أخرى صحفي في الثلاجة

بقلم: عمار اليوسفي    نشرت جريدة « الأسبوع المصور » التابعة لدار الأنوار تحقيقا عن المعارضة النقابية أجراه الصحفي خالد الحداد في عدد الاثنين 1 سبتمبر 2003 بعنوان « لماذا تكاثر المعارضون لمكتب جراد ؟ » حاور فيه كلا من رشيد النجار عن مجموعة الأرضية النقابية وعلي الضاوي عن اللجنة الوطنية للنقابيين الشرعيين ومحمد الطرابلسي عن المركزية النقابية. هذا التحقيق أثار حفيظة عبد السلام جراد وكان مدار الجدل داخل المكتب التنفيذي صبيحة صدور الجريدة. إلى حدّ تدخل الأمين العام لدى إدارة التحرير ثمّ إدارة المؤسسة معربا عن سخطه عن مثل هذا العمل الصحفي.           وقد علمنا من أحد المتدخلين في هذا التحقيق أنّ السيد محمد الطرابلسي أنكر جملة أنّه أدلى بأي تصريح للصحفي المذكور. ورجّح محدّثنا أنّ مشكلة الطرابلسي هي الجمع بينه و بين المعرضة في صفحة واحدة ومقال واحد.           ويبدو أنّ مساعي عدّة قصدت دار الأنوار لزجر هذا « التجاوز الخطير » في عرف الصحافة التونسية ممّا اضطرها إلى تجميد الصحفي خالد الحدّاد إلى أجل غير مسمى وإيقاف مستشار التحرير الهادي السنوسي عن العمل لوضع الأمور في نصابها.           و هذا الإجراء سبق و أن سلّط على الصحفي بمجلة حقائق الهادي يحمد إثر نشره تحقيقا عن السجون التونسية في ديسمبر 2002. فقد كان مدير المجلة الطيب الزهّار قد عرض عليه الانقطاع عن مقرّ المجلة مع المحافظة على الأجر مدّة غير محدّدة إلاّ أنّه رفض الرضوخ لذلك و اضطرّ إلى الاستقالة. ولا شكّ أنّ عملية التجميد هذه تأتي إرضاء للجهة الغاضبة و تأديبا لمرتكبي « المخالفة ». و إذا استوعبنا ما حصل للهادي يحمد – الذي خضع كذلك للاستجواب من النيابة العمومية نظرا لإغضابه السلطات القمعية نسها – فإنّ القمع إذا جاء من جهة منظمة مستقلّة لا تملك سلطات خارج صلاحياتها يؤكّد لدينا أنّ عبد السلام جراد قد استقوى بجهات معروفة بإحكام سطوتها على قطاع الإعلام في البلاد لردّ الفعل على محرّر التحقيق. هذا و إلى حدّ كتابة هذه السطور لم يظهر توقيع الصحفي خالد الحداد على صفحات جريدة « المصور ». وكان قد امتنع عند اتصالنا به عن مدّنا بأي توضيحات عن وضعيته المهنية الحالية كما لم تطرح قضيته داخل جمعية الصحافيين التونسيين.   (المصدر: مجلة كلمة الألكترونية، العدد 17 لشهر سبتمبر 2003) 

 


 

الكاباس: مناظرة أم مزاد

بقلم: مجدي حسين   أعلنت وزارة التربية سنة 1996 أنّ الجامعة التونسيّة لا تخرّج أساتذة وإنّما تخرّج أصحاب شهائد. ومنذ ذلك الوقت وجدت الدولة المخارج والحيل لأزمة بطالة أصحاب الشهائد تحت لافتات متعدّدة: –      تفتّح الجامعة على المحيط. –      تشجيع أصحاب المؤسسات على انتداب أصحاب الشهائد. –      بعث شهادة الدراسات العليا المتخصصة DESS لتكوين إضافي في غير الإختصاص. –      تأسيس بنك التضامن لإسناد قروض لأصحاب الشهائد لبعث مشاريع صغرى. –      التكوين المهني عبر مكاتب التشغيل.  وهذه الحلول وضعت لمن يئس من العمل ضمن اختصاصه. أمّا من تمسّك بحقه في التشغيل ضمن شهادة الأستاذيّة فقد خلق له الحلّ السحري بمناظرة الكاباس في أكتوبر 1998.  وهي كشأن أيّ مناظرة وطنيّة في تونس فتحت الأطماع في الحظوظ بالدعم من غير دائرة الإمتحانات. وهذه الظاهرة (ظاهرة السمسرة بالمناظرات الوطنيّة) لا تحتاج إلى برهان على صحتها في تونس. فلنتعرّف على بعض ما جرى وما يزال متواصلا في هذه المناظرة التي اجرت يومي 11 و12 سبتمبر 2003 دورتها السادسة. لم توجد هذه الظاهرة بشكل لافت في الدورة الأولى سنة 1999 ربّما إطمئنانا من غالبيّة المترشحين إلى نزاهة الامتحان في دورته الأولى خاصة و أنّه قد نظّمت في تلك الدورة  دروس ومحاضرات لجميع المترشحين ممّا أشبه بالظروف المدرسيّة قبل أن تتحوّل فيما بعد إلى تربّص تكويني للناجخين في الكتابي. نجح في تلك الدورة في امتحان الكتابي عدد كبير من الناشطين السياسيين والنقابيين القدامى والجدد، منهم من قضّى فترة سجنيّة واستعاد حقوقه المدنيّة. فأسقطوا جميعا وكان ذلك أمرا لافتا وشهدت الساحة الوطنيّة احتجاجات لم تكن لها نتيجة تذكر. وتبيّن أن مناظرة الكفاءة في الأستاذيّة لن تشذّ عن القاعدة، فـفتح المزاد. عادة ما يلجا التونسيّون إلى الكوادر الحزبيّة من الأقارب والمعارف لإقامة الوساطة. وكان عدد من المترشحين بعد كل دورة يتحدّثون عن حصولهم على ضمانات للنجاح في الشفاهي في صورة اجتياح عقبة الكتابي. وهي كما يلاحظ وعود من قاصرين عن الحركة داخل أجهزة الدولة. وتبيّن بمرور الوقت أنّ لا فائدة من هذه الطريقة حتّى طلع نجم السيد « عَمر » في مصلحة المناظرات والانتدابات بوزارة التربية صيف 1999. وهذا الموظف أصيل جهة سوسة كان قد حدّد سعرا معقولا للكفاءة في الأستاذيّة بألفي دينار وقليل من المئات. كما برزت وجوه موظّفين نكرات بوزارة التربية وكذلك بعض الحجّاب وسوّاق السيّارات الرسميّة. غير أنّ هؤلاء يعرضون مبالغ زهيدة مثل 500 دينار أو ألف دينار لكن تدمغهم حجّة عمر وثقته في عرض سعره مع ثقل الشخص باعتبار ملفّات المترشحين بين يديه. وقد جنّد لذلك سماسرة من مدارج الوزارة من سوّاق سيّارات الأجرة بين المدن لتصبّ روافدهم في حسابه الخاص. حتّى جاءت النهاية السعيدة وأقيل هذا المسؤول بسبب بعض الأخطاء التوثيقيّة بمكتبه. وهو اليوم المدير الجهوي للتعليم بولاية منّوبة. وفي الأثناء سطع نجم آخر هوّ « زيد » من آل البيت وهو موظف في مطار تونس قرطاج. وقد حدّد مبلغا يقدّر بثلاثة آلاف دينار حتّى دورة سبتمبر 2002 تدفع نقدا ومسبّقا دفعة واحدة دون ضمانات ماديّة ولكن بجديّة لامتناهيّة. والفارق بين هذا المرتشي وسلفه جوهري في الذات وفي طريقة العمل. فهو من ناحيّة أولى معصوم. ومن ناحيّة ثانيّة يتميّز بكونه يلتقي بمريديه في أماكن عامة مثل مقاهي النزل بل هو يمدّهم بأرقام هاتفه القار والجوّال. وقد اختار سماسرته وأعوانه من قطاع النقل بين المدن خصوصا سيّارات الأجرة التي تعمل برخصة « كامل الجمهوريّة » في محطة صفاقس ومحطة المنصف باي بالعاصمة. ولا شكّ أنّه عرف كيف يختار أعوانه، فأبناء تونس من داخل البلاد مقتنعون أكثر من غيرهم بتراجع أسهمهم في الحقوق وبعسر حصولهم عليها دون اختراقات جانبيّة وأيد حانيّة. هذا والسيد متعدد الاختصاصات فهو يوفّر الرخص المختلفة للمقاهي وسيّارات التاكسي وغيرها. غير أنّه حدّثنا بعض من ربطته به هذه الخدمات أنّه قد تراجع سهمه هذه الأيّام بل يئس منه كثيرون ممّن دفعوا ثمن رخص للتاكسي أو للمقاهي. إنّ قراءة أولى لهذه الإخلالات الخطيرة تشير إلى أنّ مرحلة أقلّ سوءا قد مرّت وهي مرحلة الوساطة المجانيّة أي ما يصطلح عليه بـ »الإكتاف » Piston فنظرا إلى الحالة البائسة التي عليها أصحاب الشهائد في الظروف الاجتماعيّة السيّئة التي تمر بها فئات عديدة محبطة ولّدت بيروقراطيّة الخدمات من أجل مواطنين يضحّون وقتيّا بالقليل أو الكثير للخروج من مأزقهم الاجتماعي. والغريب أنّ هذه العمليّات تتم علنيّا فكثيرا من المترشحين يحدّثونك عن عنصرهم أو رجلهم وهذه الأسماء اللامعة لا تجد من يجهلها. وفي الحقيقة لا توجد قرينة ماديّة تدينهم فجميع الصفقات تعقد شفويّا. وفي جميع الأحوال فإنّ الأطراف التي تفتضح بعد أن يتّسع مداها أكثر من حدودها ربّما تبعد من مواقع نفوذها أو تنسحب هيّ نفسها. لكن هذه الطينة من الناس تتناسل وتفرّخ غيرها ويتخرّج من مدرستها الأكفاء. وفي ظل وجودهم تهمّش فئات من التونسيين المتنوّرين وتذلّ ويرهن مصيرهم بأيدي الأمّيين والعابثين ويفقد التنافس شرفه ويحلّ التقاتل « السلمي » بين زملاء الأمس وإخوة الوطن.   (المصدر: مجلة كلمة الألكترونية، العدد 17 لشهر سبتمبر 2003) 

 
 

كلمة فـي قصيدة ورأي فـي شاعر

علي أحـمد 

          معظم الأحيان يـجرّنـي الـحديث عن قصيدةٍ ما إلـى الـتـحدث عن شاعرها ، ويـحدث ذلك من أجل اكـتشاف مدى صدق الشاعر فـي ما يـبدعه من أبـيات شعرية وفـي ما يـمارسه من أعمال ميدانية .           ولو أردت أن أتـحدث عن الشاعر الطاهر العبـيدي بـمناسبة إعادة نشره لقصيدتـه  » فـي صدري قدس مستـعمر  » من على صفحات الموقع الإلكـترونـي الزاهر  » تونس نيوز  » ، لظلمتـه ظلماً فظيعاً لو جـئت أحكم على شاعريته من خلال هذه القصيدة فقط ، أو من خلال ماسبق ونشره فـي بعض المـجلات والصحف .           ذلك لأن المنشور كله لا يعطي صورة حقيقية عـنـه ، بل قيمتـه الـحقيقية هي فـي مئات القصائد المخطوطة والمـحفوظة فـي ملفاتـه . سـمعـته مرّة يلقي بصوتـه الرخيـم الـجذّاب وبلهجـتـه المـحبّبة بعض قصائده التـي دلّت على شاعريتـه الفياضة ، والعذبة ، التـي تأسر القلوب والـنفوس بـما تـحتوي من رشاقة وسـمو فـي  المعانـي ، ومن فـخامة وبلاغة فـي التـعبـيـر ، مـما جعلنـي أؤكد أنّـه مكتمل المواهب فـي هذا المضمار .  فـي قصيدتـه  » فـي صدري قدس مستـعمر  »  يقول لـنا الشاعر العبـيدي بعض خيـبتـنا وفـجيعتـنا القومية . وهذه القصيدة جاءت بـمثابة ردّة فـعل الشاعر على العدوان الصهيونـي الذي حصل فـي منطقة  » حـمام الشط  » بتونس ، يـحاول فيها عدم الاكـتـفاء بـمجرد الوصف لما حصل ، بل يعقد الصلة بـين الأسباب والنـتائج ، بـين الماضي والـحاضر والمستقبل ، وبـين الإنسان والوطن .  » فمأساة  » حـمام الشط  » لا شك تـتكرّر فلا تـناقشنـي ولا تفسّر فلن أصلي فلغيـر الله أبداً لن اكبّـر  » ثـم يقودنا إلـى حالة العدو الإسرائيلي الذي يـخطط لاحـتلال بلادنا ، وإلـى حالة التمزق  العربـي والـنفاق الأخوي .  » إسرائيل لإخراجـنا من الـتاريخ تسطّر ونـحن لا زلـنا من حدودنا نـتذمّر  » ومن فيض ألـمه يرتقي شعوره ، وتأخذه نبـرة خطابـية .  » إسرائيل ترسـم وتفكّر ونـحن نـجـتمع ولا شيء نقرر  » كما يلـجأ الشاعر إلـى الاسقاطات السياسية فـي القصيدة لتـعينـه على وضوح الرؤية وتـنـزيل القول وتصويـبه .  » وفـي صدري قدس مستـعمر وفـي أعـماقـي لبنان متضرر  » ولا يطمح الشاعر هـنا إلـى موقف سياسي ، بل إلـى موقف حضاري ، إنسانـي يرفض الظلم والـتـعدّي داعياً إلـى إرساء العدالة وإحقاق الـحق .  » وأقسـم أنـي لن أسـجد للهزيـمة ولن أركع  » ولا يتـرك ما حصل فـي الذاكرة التاريـخية خبـيئاً ، بل يستـنفره ويستدعيه ليعاد فرزه ، ثـم يـحفره عميقاً لاستـنهاض الـهمم .  » ولن استسلم للذّل ومن الموت لن أخشع ولكنـي سأحـمل نزيفي والمدفع  » قصيدتـه هذه صرخة فـي وجه الطغاة الذين يتـحكّمون فـي العباد ، وهي الصفعة التـي يود أن يوجهها إلـى وجه العجز .  » فإنـي رغـم الـجرح أبـحر رغـم القيد أصرخ وأعبّـر  » فـي هذه القصيدة ، يؤكد شاعرنا الطاهر العبـيدي على انّـه أميناً لقضايا عالمه العربـي ، وفياً لـحزنـه الشـخصي والقومي ، حالماً ، متفائلاً بالمستـقبل الآتـي . وكل ذلك يشيـر إلـى صلابة رؤيتـه ، وإلـى أصالة وجدانه .


 

CITE ETTADAMEN (SUITE)

Par : ZOHRA

 

J’ai lu l’article intitule « Cité Ettadamen : un risque potentiel pour le régime de ben Ali » publié par tunisnews N° 1234 du 06 octobre 2003 , et j’ai un petit commentaire sur cet article.

 

Tout d’abord, j’aime bien savoir qui ceux qui prétendent être les défenseurs de cité Ettadamen et qui les a qualifiés pour cette mission, et quel est leur objectif de cette lettre ouverte ; est ce qu’ils croient qu’avec cette lettre vous allez faire peur au président Ben Ali, vous rêvez.

 

Est ce que vous imaginez les conséquences d’une telle lettre sur les habitants de cité Ettadamen, ils vont être la victime de plus de répression, et toute la cité va être classé dans l’oubliade.

 

Et est ce que vous croyez que même si toute la cité va dire non à Ben Ali ça va changer grande chose pour lui ; rien que plus de rancune et de haine en vers cette cité. Et puis la plupart des habitants sont des khobsistes qui n’ont même une culture politique, ils ne veulent que vivre en paix  travailler, manger  et dormir.

 

Même les pickpokets et les malfaiteurs  que vous critiquez font une partie intégrante du jeu  politique du gouvernement dans notre cité.  Et après tout,  les voleurs existent partout même dans les cités les plus riches.

 

Je dois dire que la vie à cité Ettadamen  est très facile, la vie est la moins chère de toute la Tunisie. Tu sens la chaleur humaine partout. On a quand même un minimum d’infrastructure qui nous permet de vivre.

 

En conclusion, je peux dire que la situation n’est pas aussi catastrophique que vous imaginez ; sinon il n’y aura pas 350.000 habitants.

 

(10 Octobre 2003)

 


 

 Témoignage :Islamisme, Marxisme et Sémitisme

              « Le bien que tout homme recherchant la vertu poursuit pour lui-même, il le désirera aussi     

                                                               pour les autres… » Spinoza (Eth. IV, 37).

  La question Tunisienne : Non au sophisme de la double faute.

 Désagréable est le cauchemar en plein sommeil, l’est encore plus, le cauchemar en état de veille.

 Quand nos voisins algériens du F.I.S. ont gagné haut la main les élections municipales des années 90, on leur a dit :vous n’avez rien gagné ;vous n’êtes pas, de nature, démocrates ; vous n’avez nullement le droit aux fruits de la démocratie.

 Cet événement rappelle exactement ce que disait Bruno Bauer (Die Judenfrage, Braunschweig, 1843): « En Allemagne, personne n’est politiquement émancipé. Nous-mêmes ne sommes pas libres.

Comment pourrions-nous vous libérer ? Vous êtes, vous autres juifs, des  égoïstes, si vous réclamez pour vous, parce que vous êtes juifs, une  émancipation particulière. Vous devez travailler, en votre qualité d’Allemand, à l’émancipation politique de l’Allemagne, et, en votre qualité d’hommes, à l’émancipation humaine. Et l’espèce particulière de votre oppression et de votre honte, vous devez la ressentir, non pas comme une exception à la règle, mais plutôt comme une confirmation de la règle.

Ou bien les juifs demandent-ils à être mis sur le pied d’égalité avec les sujets chrétiens ? S’ils reconnaissent l’Etat chrétien comme fondé en droit, ils reconnaissent le régime de l’asservissement général. Pourquoi leur joug  spécial leur déplaît-il, du moment que le joug général leur plaît ? Pourquoi

l’Allemand s’intéresserait-il à l’émancipation du juif, si le juif ne s’intéresse pas à l’émancipation de l’Allemand? »

Bauer ajoutait : « L’Etat chrétien ne connaît que des privilèges. Le juif possède en lui-même  le privilège d’être juif. Il a, comme juif, des droits que les chrétiens n’ont pas. Pourquoi réclame-t-il des droits qu’il n’a pas et dont jouissent les chrétiens ? En réclamant son émancipation de l’Etat chrétien, il demande  que l’Etat chrétien renonce à son préjugé religieux. Et lui, le juif,  renonce-t-il à son préjugé religieux ? A-t-il donc le droit de demander à un autre d’abdiquer sa religion ? L’Etat chrétien ne peut, de par son essence, émanciper le juif ».

Mais, ajoute  Bauer, « le juif ne peut, de par son essence, être émancipé. Tant que l’Etat  reste chrétien et tant que le juif reste juif, tous deux sont également inaptes, l’un à donner l’émancipation, l’autre à la recevoir.

A l’égard des juifs, l’Etat chrétien ne peut avoir que l’attitude de l’état chrétien. Il doit, par manière de privilège, autoriser que le juif soit isolé des autres sujets ; mais il doit ensuite faire peser sur ce juif

l’oppression des autres sphères isolées, et cela d’autant plus durement que le juif se trouve en opposition religieuse avec la religion dominante. Mais le juif ne peut, de son côté, avoir à l’égard de l’état qu’une attitude  de juif, c’est-à-dire d’étranger: à la nationalité véritable, il oppose sa nationalité chimérique, et à la loi véritable, sa loi illusoire ; il se croit en droit de se séparer du reste de l’humanité ; par principe, il ne prend aucune part au mouvement historique et escompte un avenir qui n’a rien  de commun avec l’avenir général de l’homme; il se considère comme un membre du peuple juif et le peuple juif comme le peuple élu.

A quel titre, juifs, demandez-vous donc l’émancipation ? A cause de votre  religion ? Elle est l’ennemie mortelle de la religion d’état. Parce que vous êtes citoyens ? Il n’y a pas de citoyens en Allemagne. Parce que vous êtes hommes ? Vous n’êtes pas des hommes, pas plus que ceux à qui vous faites appel »

Cela rappelle, aussi, exactement ce qui se passe en Tunisie depuis un bon demi-siècle(Bourguiba-Ben Youssef), puis une exacerbation sporadique du conflit autoritarisme dictatorial-Gauche et aussi dictature-Islamistes, et de nos jours, Gauche-Islamisme qui dure réellement depuis au moins deux décennies.

Mais si les combats dictature-gauche et dictature-islamisme, pris isolément, paraissent « légitimes » aux uns et aux autres, la guerre gauche-islamisme paraissait inacceptable et elle est aujourd’hui le produit du non-sens à moins qu’une partie et/ou l’autre travaille pour la dictature ;

Autrement dit, les positions de l’islamisme et de la gauche sont certainement, car concrètement,  pro-dictatoriales ; mais le sont-elles consciemment ou inconsciemment ?

Si c’est le calcul, la tactique, ou encore la « politique » qui sont de mise, autrement une prise de position volontaire,  l’histoire, que nul n’est à l’abri, le dira.

Mais s’il s’agit d’inconscience donc de non-sens, c’est véridiquement le cauchemar permanent et mortel ;

Cet état cauchemardesque est accentué au point de ne plus savoir à quel problème s’attaquer, à cette déchirure Tunisienne ? ou à des thèmes centraux, touchant le Tunisien mais aussi l’homme en tant qu’homme est par conséquent le Tunisien ? Autrement dit, il est question de voir le Tunisien comme homme oeuvrant pour l’humanité ou comme fardeau pesant sur les épaules de cette humanité déjà essoufflée ?

Est ce qu’il est légitime, de nos jours, de se concentrer sur les désaccords des uns et des autres autour du voile en Tunisie ?

Ou bien focaliser sur le problème de fond qu’est le sionisme et sa toile ?

Est ce que le Tunisien du 21ème siècle n’a de qualités que ce qui lui permet de bavarder, stérilement d’ailleurs, du voile et de la minijupe ? des boucles d’oreille  et de la teinture de cheveux chez les garçons ?

Le Tunisien ne peut-il pas être universel ? Ne peut-il pas sortir de sa prison ? Ne peut-il pas rompre avec sa médiocrité ?

Un dicton américain essaie de répondre : « It’s abnormal to be normal under abnormal conditions ». Mais est ce que l’environnement Tunisien est tellement anormal que le Tunisien perde ainsi la norme et donc sa normalité ? Il s’agit évidemment de la relation environnement-homme où la qualité du Tunisien est en jeu.

Il est important de noter que le tunisien en particulier et l’arabe en général a derrière lui des siècles d’obscurité, de colonialisme et d’ignorance, à prendre en considération, dans la dissection de la situation.  

La guerre Gauche-Islamisme est du non-sens ;

La relation Gauche-Islamisme est le produit d’un blocage intellectuel, lui même synonyme de sclérose cérébrale. Les violences physiques entre-perpétrées en milieu estudiantin durant les deux dernières décennies sont la manifestation flagrante de ce non-sens ;

Ce non-sens a conduit au rejet catégorique de l’autre et à son éradication physique.

Ce non-sens, qui ne cesse d’alimenter cette guerre, est né d’un sémitisme qui ne dit pas son nom ; En effet, le gauchiste qui refuse le hijeb, pour ne parler que de cela, ne le fait que par ce qu’il le considère  (le voile)comme signe d’aliénation humaine(religion) ;Il impose, par ce fait, à son avis, l’émancipation humaine en tentant de détruire la religion ;D’éradiquer, donc, les islamistes puis les musulmans en tant qu’édifice de cet « opium des peuples ». Il veut ainsi dire que seul l’athée a le droit d’exister, du moment où il est supérieur à l’autre puisqu’il a pu, contrairement à autrui,  s’émanciper de cette illusion qu’est la religion.

C’est le sémitisme marxiste.

D’autre part, l’islamiste refuse radicalement cet athée(impie) qui refuse les ordres divins et combat les lois de la charia ;Il est ainsi indiqué, selon la charia, de l’éradiquer puisqu’il est inférieur.

C’est le sémitisme Islamiste.

Comment débloquer la situation ?

وليس هناك من مشروع جدّي لإنقاذ الوطن والأمـّة دون محاسبة عسيرة مع النفس لنفهم أين أخطأنا الطريق، لنقيّم نتائج هذه الإيديولوجيات الجميلة التي تعلّقنا بها في شبابنا وقاتلنا من أجلها وكم منّا من أضاع في الدفاع عنها عمرا قصيرا، كلّ هذا حتى نستطيع أن نبني فوق الخراب الحالي صرحا جديدا يستظل به الأبناء والأحفاد لأنه لا خيار لنا غير أن نحقّق التواصل والتجدّد حتّى لا نبقى الأمّـة التي ضحكت من جهلها الأمم وبكت من عجزها الهمم.   منصف المرزوقي من الخراب إلى التأسيس.           

1/ Le Marxisme : Les marxistes sont des religieux sans en être conscients ;Ils sont, de ce fait, des aliénés religieux selon la pensée de Karl Marx.

Tout le monde était, selon Karl Marx, aliéné :les chrétiens et les juifs, les philosophes de son ère, les politiques et les économistes ;

En s’attaquant à la religion, Karl Marx a utilisé les religieux(réalité et matérialité) pour sa critique, tout en ignorant le déterminisme historique, puisque, disait-il, l’histoire ne l’intéresse pas, pas plus que l’avenir.

Dans ce même cadre, se fait la critique de Salman Rushdie(les vers salmaniques) qui s’est attaqué à l’islam en partant du réel des musulmans à un instant t.

Or, Karl Marx se permet, non seulement de partir d’une situation erronée, mais de parler de socialisme scientifique et même de communisme comme étapes à venir(avenir) pour l’humanité ;Nous parlons de Karl Marx qui n’est même pas fidèle à sa propre méthode, de celui qui ne se veut pas philosophe parce que la philosophie est une aliénation intellectuelle, mais qui se permet tout de même de philosopher et de prédire l’avenir(La pensée de Karl Marx de Jean-Yves Calvez).

La situation de départ de Karl Marx est erronée parce que pour nier la religion qui est, selon lui, une illusion, il a pris position (négative) des religieux(réalité) donc de la manifestation réelle (de point de vue existentiel) de la religion ;Il s’agit donc de négation de la religion(qui existe) ;Il s’agit, autrement dit, d’une opposition autour du thème religieux ;

Ainsi, Il est aberrant de dire que Karl Marx est athée parce qu’il ne croit pas en Dieu, mais il faudra dire que Karl Marx est athée parce qu’il croit que Dieu n’existe pas ;En effet, ce n’est pas un jeu de mots : ne croit pas en Dieu, n’est nullement une activité intellectuelle, c’est plutôt la négation d’une pensée, c’est donc quelque chose qui n’a jamais existé.

Alors que croire que Dieu n’existe pas, c’est une activité intellectuelle, c’est une croyance, donc une religion.

L’athéisme est une religion ;Les athées ont, de par leur religiosité, le droit d’être reconnus en tant que tels ;Ils seront, de par la religiosité des autres, appelés à reconnaître les non-athées ;Il s’agit tout simplement de l’équilibre social « droit-devoir » .

Cet équilibre ne sera possible que par la reconnaissance de l’autre, donc de la différence, en luttant contre l’arrogance et l’égoïsme de soi.

Il n’est pas humain de liquider l’autre sous prétexte d’émancipation humaine.

Si le marxiste pense à éradiquer autrui, c’est avant tout l’échec du marxisme du fait qu’il n’a pas pu convaincre pour émanciper ;Or, convaincre autrui, passe par le savoir( relatif).

Exemple : Marx dit : « La nature est le corps inorganique de l’homme, bien entendu là où elle n’est pas elle-même le corps humain. L’homme vit de la nature ;cela veut dire :la nature est son corps avec lequel il doit rester en contact permanent et progressif pour ne pas périr. Quand nous disons que la vie physique et spirituelle de l’homme est étroitement liée à la nature, nous voulons dire simplement que la nature est en étroite relation avec elle-même, car l’homme est une partie de la nature »( Das Kapital, I, p. 7.).

Quand il est lu au 21ème siècle, avec le principe Marxiste mais aussi Hégélien du « mouvement compris et développé », Marx apparaît non comme un Dieu ni un prophète, mais il doit être assimilé plutôt à un homme ni plus ni moins ;Un penseur qui peut avoir raison comme il peut avoir tort ;C’est effectivement la raison qui tranchera ;Cette raison et cet esprit humain, producteur de la réalité en toute relativité.

La pensée de Marx autour de l’homme et de la nature est tout simplement la traduction du verset coranique : هـو الذي خلقكم من تــراب ثمّ من نطــفة…  غــافر 67  

2/ L’Islamisme : Les islamistes ont tort de penser à l’éradication physique de l’athéisme parce que l’islam reconnaît les autres religions(Sourate Al-Kafiroun).

Les islamistes « radicaux » doivent penser plutôt à leur échec intellectuel face à l’athéisme.

Il est aberrant que les islamistes s’attachent, par exemple, à ce que le caractère musulman de l’état doit être constitutionnellement mentionné, alors qu’il l’est actuellement mais que les valeurs les plus élémentaires de l’Islam sont bafouées.

A ces islamistes, ne serait-il pas préférable que l’Islam soit réellement appliqué dans un état laïc plutôt  que détruit dans un état qui n’a de l’islam que l’étiquette ?

Aux marxistes comme aux islamistes, vos religions respectives seront relativement adoptées par les Tunisiens si ce que vous proposez leur sera convaincant, donc logique, donc scientifiquement vérifiable, à moins que vous ne considérez vos compatriotes comme ignorants.

Aux uns comme aux autres, la religion en pratique humaine est l’interprétation humaine de la religion ;Elle est, donc, l’idée que se font les hommes de la réalité de la religion.

La religion en pratique humaine est, par conséquent, une idéologie humaine inspirée de la réalité de la religion ;Elle sera une illusion qui favorisera l’aliénation humaine si sa pratique sera négative sur la vie humaine.

La négativité comme la positivité de l’impact d’une religion est scientifiquement vérifiable à travers les études de corrélation.

Ainsi, comme il est relativement aisé d’assimiler l’homme à un homme privé(religieux) et social(autrui), il n’en est pas moins de voir dans la religion deux composantes :le volet théologique pur(rapport individuel avec dieu) et le volet théologico-politico-social ;Et c’est ce dernier qui intéresse la vie terrienne de l’humanité et qui doit-être développé et étudié en termes de bien et de mal par rapport à la vie humaine.

Exemple1 :Si un islamiste démontre que :

*Le voile diminue significativement les rapports sexuels illégitimes.

*Les rapports illégitimes augmentent la probabilité de donner à la société de individus à parents inconnus, donc des individus tarés à la naissance.

*Ces rapports augmentent la probabilité qu’une fille épousera son frère.

*Ces rapports augmentent la probabilité d’attraper et de répandre le S.I.D.A.

*…etc.

En convaincant scientifiquement, l’islamiste traduira le verset coranique en rapport :

ادع إلى سبيل ربّك بالحكمة و المـوعظة الحسنة…النحل 125    

Donc, prouver finalement que le voile est un phénomène bénéfique pour la société ;Il sera illogique, car anti-scientifique, que les marxistes le refusent.

Bref, nous n’accepterons ce que vous dites que si vous nous démontrerez son utilité pratique.

Si, au contraire, nous persisterons à faire valoir un sémitisme absolu à l’égard d’autrui, nous ne faisons en fait, que consolider la dictature qui persistera, pour sa part, à faire valoir la relation « maître-esclave », nous tomberons, ainsi dans le sophisme de la double faute.

L’idée superstitieuse du sémitisme juif  

Pour revenir à « la question juive » de Bruno Bauer, la valeureuse Tunisnews a publié un article(en annexe) de IIan GREILSAMMER, intitulé :on ne peut pas dire n’importe quoi sur Israël, même si on est scandalisé par la politique d’Ariel Sharon.

Dans sa pente savonneuse de l’antisémitisme, il a, plutôt, voulu nous faire respirer la fumée magique de l’anti-humanisme, et nous faire avaler l’idée superstitieuse du sémitisme.  

L’auteur n’a fait que défendre le sionisme et le sémitisme ;

La question (en fait, des questions) qui se pose, que Bruno Bauer n’a pu poser, aux juifs est :Qu’avez vous fait de votre émancipation ?

Une terre sans peuple pour un peuple sans terre ? Les Palestiniens ne sont-ils pas un peuple ?

Seuls les juifs sont  un peuple ? et quel peuple ? le peuple élu ? Et qui vous a élu ? Dieu, n’est ce pas ?

Elections démocratiques, non ? Municipales ? Pour le Knesset ? ou Présidentielles ?

Locales ou régionales? Ou plutôt internationales ? Le peuple élu qui dirigera tous les peuples, non ?

Les autres peuples auront-ils le droit de s’émanciper ? Certainement pas, Ils seraient anti-sémites !!!

  Avez vous une ou des preuves ? La bible, La Torah et le Talmud ? Le judaïsme, première religion céleste ?

L’homme est religieux de nature qu’il soit Bouddhiste, Maçonnique, Marxiste, Juif, Chrétien ou Musulman. Même Satan, pour ceux qui croient en son existence, est religieux ; Satan croit en Dieu mais il refuse ses ordres.

Toute religion définit deux types de relation :la relation de l’homme avec son Dieu et celle inter-humaine.

Ces deux types de relation sont régies par des « règles» définissant des attitudes et des comportements, donc l’aspect relationnel concret de la religion en général.

La relation Homme-Dieu est strictement individuelle, elle est relativement « virtuelle » et elle sera jugée par Dieu.

La relation inter-humaine est réelle car elle aboutit à des faits réels scientifiquement quantifiables, elle est jugée par l’humanité.

Si votre notion de « peuple élu » vous donne le droit d’asservir  toute l’humanité et de tuer ceux qui ne veulent pas s’y soumettre, votre sémitisme n’est autre qu’anti-humanisme.

Si votre sionisme vous donne le droit d’occuper « une terre sans peuple pour un peuple sans terre », votre sémitisme n’est autre qu’une occupation.

Si votre sémitisme vous autorise à massacrer le peuple de la « terre sans peuple », ce sémitisme n’est que criminalité.

Si , parce qu’ « élus de Dieu », vous vous considérez et vous vous comportez comme supérieurs aux autres, votre sémitisme n’est qu’arrogance et paonisme.

Monsieur IIan GREILSAMMER, que reprochez vous à Ariel Sharon ? N’est-il pas l’élu du « peuple élu » ? l’essence, donc, de l’essence ? le beurre du beurre ? Serait-il le seul premier ministre sémite, élu du « peuple élu » à avoir une politique scandaleuse?

Certainement pas, vous avez probablement entendu parler de Ben Gorioun, de G.Myer, d’I. Shamir, de M. Begin, de B. Netenyahou, d’Y. Barak,…etc.

Ça ne vous dit pas le sang ?

 

Et 1/Dir Yassine ?

et 2/Qana ?

et 3/ Sabra et Shatila(Beyrouth) ?

et 4/Sud-Liban ?

et 5/Gaza ?

et 6/Jenine ?

et 7/Beitlehem ?

et 8/Naplouse ?

et 9/Alkhalil ?

et 10/Al-Quods ?

et 11/Al-Aqsa ?

et 12/ Beit Jala ?

et 13/beit Lahia ?

et 14/Hammam Ecchatt et la Marsa(Tunisie) ?

et 15/ Sinaï(Egypte) ?

et 16/ La valette(Malte)…etc. …etc. …etc. …etc.

Ça ne vous rappelle pas le massacre et le crime ?

Et vous parlez d’une élection divine ?

C’est Dieu qui vous a autorisé tout ça ?

C’est qui  votre Dieu ? n’est-il pas celui d’Ibrahim(Abraham), d’Isaac, de Yaacoub(Jacob), de Youssef (Joseph), de Daoud(David), de Soulaymane(Salomon), de Moussa(Moïse), de Haroune(Aaron) ?

Mais revenons à votre « élection divine ».

Le Judaïsme est votre religion, mais l’histoire de l’humanité n’est pas la votre, elle est la propriété de l’humanité.

L’histoire humaine est le récit de l’évolution de l’homme dans l’univers ; autrement dit, elle est aussi l’évolution de tout ce qui est relatif à l’homme et entre autres choses, sa religion.

Vous étiez(vous n’êtes plus) élus par Dieu du moment où vous étiez les premiers à recevoir la première partie de l’unique religion céleste qu’est la Torah de Moïse.

La seconde partie de cette unique religion céleste étant l’Evangile de Jésus.

La troisième et l’ultime partie de cette religion céleste étant le Coran de Mohamed.

L’objectif de toute religion, qu’elle soit céleste ou non, est l’organisation des relations inter-humaines.

En effet, Dieu, pour ceux qui en croient, est tellement riche qu’il se passe de « la générosité de l’homme ».

La religion est, en principe, une science d’organisation humaine.

Or, les sciences, au sens du savoir et de la connaissance évoluent ;ainsi, les sciences physiques ont passé de la dynamique Newtonienne à la relativité d’Einstein, la médecine contemporaine n’est plus celle du moyen-âge…etc. Alors que les sémites de sionistes veulent faire reculer l’humanité des milliers d’années, en mâchant cette histoire de « peuple élu » !

Pourquoi ne veulent-ils pas comprendre que leur notion préférentielle est enterrée par l’arrivée de Jésus ?

Ils comprennent parfaitement que Jésus a signé la fin du judaïsme tel que les falsificateurs le voyaient.

Ils pigeaient que leur place avantagée est perdue et c’est pour cela que Jésus(ainsi que sa mère la Sainte Marie) fut attaqué par ceux qui ont tué et maltraité les prophètes et messagers de Dieu(Affaire du bœuf-Dieu, Affaire de l’ordre divin pour qu’ils égorgent la vache, Affaire du meurtre d’un des leurs, le meurtre de ce qu’ils voyaient comme Jésus…etc. Sourate Al-Baqara).

Pourquoi veulent-ils que toutes les sciences évoluent, et que seule la religion, pourtant science d’organisation humaine, reste clouée à leur notion préférentielle de « peuple élu »?

Et c’est, préférentiellement, à IIan GREILSAMMER de rappeler ces vérités flagrantes :

1/ Il y a arrogance et égoïsme mortel car anti-humain de penser qu’il y a un peuple juif, il n’y a que des juifs et une bande d’escrocs de sionistes qui manipulent la religion à leurs guises pour instaurer une dictature internationale.

2/ Il y a arrogance et égoïsme mortel car anti-humain quand on occupe purement et simplement «une terre sans peuple pour un peuple sans terre » en se basant sur une théorie factice de cyclicité de l’histoire tentant d’aliéner toute l’humanité dans vos illusions déformatrices.

3/ Il y a arrogance et égoïsme mortel car anti-humain quand on veut dénoncer la résistance vis à vis des occupants qui jusque là vivaient avec les palestiniens sous le célèbre pacte Omarien.

4/ Il y a arrogance et égoïsme mortel car anti-humain, et même absurdité contradictoire quand vous dénoncez une politique scandaleuse de Sharon et vous le défendez dans le même article.

Avez vous vu quelqu’un de respectable ravaler ce qu’il a vomi ?

5/ Il y a arrogance et égoïsme mortel car anti-humain quand on dénonce les SS d’Hitler qui défendent l’idée de la race Aryenne et qu’on défend les SS de Sharon qui défendent le « superman » juif.

Le sémitisme juif est pire que le nazisme du moment que ce dernier a disparu alors que le premier survit et erre  encore, bien que sa disparition n’est pas lointaine.

6/ Il y a arrogance et égoïsme mortel car anti-humain de mettre tous les juifs dans la poubelle sioniste.

7/ Il y a arrogance et égoïsme mortel car anti-humain quand on excommunie Spinoza ;Il y a arrogance, satanisme et mensonge quand Iian Greilsammer fait l’oreille sourde lorsque Grace Halsell parle du grand entrepreneur et businessman Américain Like Marvin qui lui disait « every war the jewish soldiers fight is a battle directed by God himself » et qui ajoute « Psalm 110 that speaks of yahweh crushing the heads and filling the earth with the corpses of non-believers, and Psalm 137 that expresses the wish for vengeance by taking little Babylonian children and dashing them against the rocks. »(Grace Halsell, Prophecy and politics, p.168).  

8/ Il y a arrogance et égoïsme mortel car anti-humain quand on refuse l’avis de la majorité prétextant d’une supériorité illusoire.

9/ Il y a arrogance et égoïsme mortel car anti-humain quand on parle de la déportation et le transfert, tous deux forcés, des palestiniens au même titre que la colonisation volontaire des juifs.

10/ Il y a arrogance et égoïsme mortel car anti-humain quand on veut laisser comprendre que le sionisme international n’a rien a voir avec l’asservissement de l’humanité entière par le « peuple élu ».

11/ Il y a arrogance et égoïsme mortel car anti-humain quand on présente le plus grand mal de l’humanité comme l’une des plus belles entreprises du XXème siècle. Votre « plus belle entreprise » est « démocratique », mais malgré ce mode politique très évolué, elle n’est pas viable, pourquoi ?

Soit qu’elle n’est pas démocratique ou qu’elle est une « des plus mauvaises entreprises » que l’humanité a connue ou les deux à la fois.

Vous autres sionistes, vous allez me traiter d’antisémite et d’antisioniste et vous pouvez même présenter une plainte contre moi en tant que « terroriste » poseur de bombes à « cerveau enrichi »

pouvant détruire votre sex-étoile déjà rouillée.

Mais je n’ai de comptes à rendre et d’explications à donner qu’à l’humanité à laquelle vous n’avez de rapport que si vous renoncerez à votre sémitisme illusoire et à votre sionisme dictatorial et colonial.

L’humanité, et surtout la partie vivante de cette humanité représentée par la société civile occidentale et non les gouvernements occidentaux a un devoir vital à accomplir dans cette bataille.

Les gouvernements occidentaux sont des dictatures à marge limitée ;En effet, les cas B. kraxi(Italie) et P. Pasqua(France) dénotent de cette pourriture et de cette aliénation politique occidentale.

Ces deux personnes ont trouvé refuge naturel en Tunisie parce que la société civile dans leurs pays respectifs est capable de les mettre en taule.

C’est cette société civile qui est appelée à jouer tout son rôle vis à vis du sémitisme qui menace l’humanité entière.

Quand Roger Garaudy se trouve jugé pour ses opinions, cela représente plus qu’une atteinte à la liberté d’expression en France, Pourquoi ?

La charge retenue contre Garaudy était « l’anti-sémitisme » ;La plainte a été déposée par des « sémites » ;Or, un « sémite » est, par définition illusoire juive, un homme supérieur donc un être qui sort de la définition usuelle de l’humanité pour l’homme. Il y a donc, sur le plan légal, un problème manifeste touchant la forme mais aussi le fond de l’affaire, comment ?

Sur la forme, la justice traite les désaccords entre hommes ; Ceci n’est pas le cas puisque le « sémite » se présente déjà comme un surhomme, il n’est donc pas un homme ;Il ne peut, de ce fait, avoir le droit de recourir au tribunal.

Sur le fond, la justice, comme le terme l’indique, est le domaine de la consécration de l’égalité :

« 1 est égal à 1 » est une équation(a) juste.

Or, le sémite use de  la justice, même, pour la consécration de sa supériorité : l’équation (a) n’est plus juste et on aura au contraire « 1 est supérieur à 1 » est une équation(b) juste.

La société civile notamment occidentale est appelée, à travers ses élus, à réviser la législation en rapport avec ce sujet ;L’objectif sera, non seulement d’annuler les lois et procédures relatives à cette affaire, mais surtout d’instaurer des lois à l’encontre de toute personne ou association appelant au « sémitisme ».

En conclusion, le sémitisme est le plus grand mal qui ronge l’humanité.

Qu’il soit Islamiste, Marxiste ou Sioniste, le sémitisme est une idéologie  émanant d’une fausse interprétation religieuse.

Il est du devoir de l’humanité entière de se souder dans une lutte existentielle d’ailleurs contre le sémitisme sous toutes ses formes.

La société civile occidentale, parce qu’avantagée de par son historique, doit catalyser cette lutte et en être l’axe central.

 Annexe :

On ne peut pas dire n’importe quoi sur Israël, même si on est scandalisé par la politique d’Ariel Sharon.

 La pente savonneuse de l’antisémitisme

Par IIan GREILSAMMER 

Ilan Greilsammer est professeur de sciences politiques à l’université Bar-Ilan de Tel-Aviv. Dernier titre paru en français : «la Nouvelle Histoire d’Israël», Gallimard, 1998. A paraître en octobre : «Léon Blum, les lettres de Buchenwald», Gallimard. Encore et toujours, je m’aperçois que le landerneau parisien reste agité par les querelles concernant l’antisionisme et l’antisémitisme. C’est vraiment stupéfiant de voir que ce sujet bouleverse encore les esprits, au point que des livres entiers lui sont consacrés, alors que les choses sont claires comme de l’eau de roche. Alors, au risque d’enfoncer des portes ouvertes, mettons les points sur les i. Pour deux groupes de personnes, la question antisionisme/antisémitisme ne fait strictement aucun doute, et est immédiatement résolue. Tout d’abord, c’est vrai, pour beaucoup de Juifs, toute critique à l’égard de la politique du gouvernement israélien, même la plus timide remarque, constitue de l’antisémitisme. Dès qu’on critique un tant soit peu Sharon et son gouvernement, que ce soit pour leur stratégie absurde à l’égard des Palestiniens, pour leur complaisance à l’égard des colonies, pour l’argent déversé sur les routes de contournement, pour la politique économique incohérente ou la politique sociale désastreuse, certains segments de la communauté profèrent immédiatement l’accusation d’antisémitisme. Cette accusation, qui tient du «Sésame ouvre-toi», est d’autant plus grotesque que c’est toute la gauche israélienne, toute la population modérée et libérale d’Israël qui critiquent amèrement le gouvernement Sharon, dans des termes souvent beaucoup plus violents qu’à l’étranger. Combien de fois me suis-je fait huer ou agresser verbalement dans la communauté, quand j’exprimais ma détresse face à la nullité absolue de mes gouvernants ? De toute façon, ces cercles intégristes, conservateurs et nationalistes à l’intérieur des communautés juives ont toujours été en retard d’un métro sur l’état de l’opinion israélienne, ils croient que l’Israël des années 50 existe toujours, que les kibboutz et Tsahal sont restés inchangés, et ils encensent encore la merveilleuse victoire de 1967 quand nous pleurons l’état catastrophique de la société israélienne en 2003… Ces cercles juifs ne sont pas sérieux, ils sont anachroniques. Mais un autre groupe de gens, bien plus dangereux à mon sens, a lui aussi un avis définitif sur la question : ce sont tous ces intellectuels ayant pignon sur rue, pour qui l’antisionisme et l’anti-israélianisme ne révéleraient jamais, non, jamais, une once d’antisémitisme. On pourrait tout dire sur Israël et sur le soutien que lui apportent les communautés juives, déverser un torrent d’injures à l’égard du peuple israélien, définir l’axe Etats-Unis-Israël comme un nouvel axe du Mal, appeler ce qui s’est passé à Jénine du nom d’«Auschwitz» (dixit Saramago), comparer les soldats israéliens à des SS, traiter l’Etat juif comme un paria parmi les nations, sans jamais être taxé d’antisémitisme. L’antisémitisme, pour eux, resterait confiné à Le Pen et à Mégret. D’ailleurs, pour eux, il n’y a pas de regain d’antisémitisme en France, les Juifs exagèrent, ils sont hystériques, il n’y aurait pas d’antisémitisme dans les cités et dans les banlieues, et les incendies de synagogues comme les agressions de lycées juifs seraient «grossis» par la communauté juive… Chose grave à mes yeux, les efforts pervers de ce petit groupe influent commencent à porter leurs fruits dans la société française : de plus en plus de gens disent et écrivent des choses sur Israël et les Juifs qu’ils ne se seraient jamais permis de dire ou d’écrire, il y a quelques années. Ils ne se seraient pas permis de le dire, parce qu’ils auraient immédiatement été remis en place par leurs voisins, leurs amis, leurs connaissances, parce que leurs collègues de bureau, de fac ou de labo leur auraient tourné le dos. Apparemment, cet opprobre n’existe plus, c’est pourquoi ils disent n’importe quoi. C’est à l’intention de ceux qui seraient tentés de les suivre sur leur pente savonneuse qu’il faut rappeler quelques vérités premières. 1) Il y a antisémitisme lorsqu’on est prêt à lutter pour l’indépendance nationale de n’importe quel peuple d’Europe, d’Asie ou d’Afrique, mais qu’on nie à un seul peuple au monde, le peuple juif, d’avoir son mouvement de libération nationale, le sionisme, et son Etat, l’Etat d’Israël. 2) Il y a antisémitisme lorsqu’on nie ou qu’on cherche à occulter les liens historiques, culturels, nationaux du peuple juif avec cette terre de Palestine/Israël, et qu’on essaie de faire passer le retour des Juifs sur ce territoire comme du colonialisme pur et simple. 3) Il y a antisémitisme lorsqu’on feint d’ignorer que l’objectif des mouvements islamistes palestiniens, Hamas et Jihad, est de tuer le maximum de Juifs en tant que Juifs, pas en tant qu’Israéliens, et qu’on s’abstient de dénoncer ces organisations comme ce qu’elles sont : des organisations fondamentalement et essentiellement antisémites. 4) Il y a antisémitisme quand on ne dit pas un mot du style et du contenu de la propagande palestinienne, des caricatures à la Stürmer, ou encore du feuilleton antijuif (Cavalier sans cheval) que l’Egypte a fait passer durant des semaines, ou encore des téléfilms montrant Sharon comme un vampire assoiffé du sang des enfants palestiniens 5) Il y a antisémitisme lorsqu’on décrit les soldats de Tsahal comme des SS, lorsqu’on prétend (comme il n’y a pas si longtemps) que les soldats israéliens violent des Palestiniennes, quand on décrit la situation des Palestiniens prisonniers du Mur de séparation comme équivalent à un camp de concentration nazi. 6) Il y a antisémitisme quand on considère que les seuls «bons» Juifs israéliens, ceux que l’on est prêt à inviter et à fréquenter, et à faire parler sur les campus, sont les Juifs anti-israéliens dont la seule occupation est de dire du mal de leur peuple et de leur pays. 7) Il y a antisémitisme quand les journalistes que l’on accuse de trop aimer Israël et de ne pas être assez critiques à son égard sont, comme par hasard, des Juifs, quand les intellectuels que l’on accuse de néoconservatisme et de partialité en faveur d’Israël sont eux aussi, comme par hasard, des Juifs. Sans parler, bien sûr, des dénonciations du fameux «lobby sioniste» qui n’est autre que celui des Juifs dégoûtés des attaques portées à l’existence même d’Israël. 8) Il y a antisémitisme quand le seul pays au monde que l’on dénonce en termes orduriers, et que l’on associe aux «crimes» de Bush en Afghanistan ou en Irak, est… Israël, et qu’Israël se retrouve accusé partout, dans toutes les manifestations de rue, quels qu’en soient leur sujet et leur but. 9) Il y a antisémitisme quand on se scandalise ­ avec raison ­ de la tragédie des réfugiés palestiniens alors que l’exode des Juifs originaires des pays arabes est présenté totalement dénué d’intérêt. 10) Il y a antisémitisme quand on cherche à impliquer Israël dans le combat contre la mondialisation et la globalisation, quand Israël est le seul pays au monde vilipendé par un leader de confédération paysanne, quand Israël est pris comme point de mire d’écologistes chantres des vertus de la Terre, lorsqu’on laisse sous-entendre qu’Israël a quelque chose à voir avec les multinationales et l’oppression des pays pauvres par les pays riches. 11) Il y a antisémitisme quand des gens de gauche et d’extrême droite se mêlent pour affirmer un souverainisme nationaliste exclusif des immigrés… tout en condamnant spécifiquement Israël sur la scène internationale. Je comprends parfaitement que beaucoup de personnes se trouvent dans une situation très délicate : elles sont scandalisées par la politique de Sharon, elles veulent critiquer le gouvernement israélien et soutenir la gauche israélienne dans son combat, mais sans nuire à l’existence même de l’Etat juif. Oui, c’est difficile et compliqué : comment manifester son mécontentement, sa colère devant les barrages et les humiliations, sans que l’entreprise sioniste, l’une des plus belles entreprises du XXe siècle, soit remise en cause et risque d’être annihilée ? Je crois que les gens honnêtes et de bonne volonté sauront faire la distinction entre Sharon, Netanyahou, Mofaz et leurs sbires, et le peuple israélien qui est fondamentalement sain, même s’il a cessé de penser, tétanisé par les attentats. Mais il faut continuer, pardonnez l’_expression, à mettre le nez dans leur pipi à ceux qui veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes, à tous ces antisionistes qui connaissent parfaitement le sens de leurs mots et veulent se donner à tout prix une virginité qu’ils ont perdue depuis longtemps.

(Source : Libération du 24 septembre 2003)


Chirine Ebadi

Le prix Nobel de la paix a été attribué à Chirine Ebadi

 

Avocate et enseignante à l’université de Téhéran, Chirine Ebadi oeuvre depuis pour la défense des droits des femmes et des enfants. Le prix Nobel de la paix 2003 a été attribué vendredi 10 octobre à Oslo à la militante iranienne des droits humains Chirine Ebadi, première musulmane à être distinguée dans l’histoire plus que centenaire de la prestigieuse récompense. La distinction a été attribuée à Chirine Ebadi, âgée de 56 ans, « pour ses efforts en faveur de la démocratie et des droits de l’homme », a fait valoir le comité Nobel dans ses attendus. « En tant qu’avocate, juge, lectrice, écrivain et militante, elle a osé parler clairement et avec force dans son pays, l’Iran, et bien au-delà de ses frontières », a-t-il souligné. L’Iranienne s’est dite « abasourdie » à l’annonce de cette distinction, en ajoutant que le prix allait « à tous les Iraniens qui se battent pour la démocratie ». En 1974, Chirine Ebadi a été la première femme à devenir juge en Iran mais elle a dû quitter son poste après la révolution islamique de 1979, les imams ayant décrété que les femmes étaient trop émotives pour diriger un tribunal. Titulaire d’une maîtrise en droit de l’université de Téhéran, elle a alors embrassé la carrière d’avocate, œuvrant pour la défense des droits des femmes et des enfants dans une société musulmane ultraconservatrice, et fournissant une aide juridique aux personnes persécutées en dépit des menaces dont elle a souvent fait l’objet. LE GOUVERNEMENT IRANIEN « HEUREUX » Elle a accepté des dossiers éminemment délicats, enquêtant en particulier sur une série de meurtres d’intellectuels et d’opposants en 1998 et 1999 et représenté les intérêts des familles des opposants libéraux Darioush et Parvaneh Foruhar, également assassinés. Accusée d’avoir enregistré sur cassette et diffusé les « confessions » d’Amir Farshad Ebrahimi, qui expliquait comment l’Ansar Hezbollah, une organisation d’extrémistes islamistes, avait reçu instruction de briser les manifestations et toute autre contestation, elle a été condamnée à huis clos à une peine de prison avec sursis et cinq années d’interdiction d’exercer sa profession. Elle a été emprisonnée pendant 22 jours en 2000. Depuis, elle enseigne le droit à l’université de Téhéran. Elle est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur son engagement. Le gouvernement réformateur iranien est « heureux » de l’attribution du prix Nobel de la paix à Shirin Ebadi et espère pouvoir « utiliser davantage ses vues expertes », a déclaré son porte-parole Abdollah Ramezanzadeh. Parmi les premières réactions internationales, l’ancien président polonais et lauréat du Nobel de la paix 1983 Lech Walesa a estimé que ce choix constituait une « grande erreur », estimant que le prix aurait dû revenir au pape Jean Paul II, donné comme l’un des favoris avant l’annonce officielle. Le souverain pontife devrait pour sa part adresser un message de félicitations à la lauréate. Mme Ebadi, qui l’a emporté parmi un nombre record de 165 candidats, est la troisième personne de confession musulmane -les deux premiers étaient des hommes – et la 11e femme à recevoir le prix Nobel de la paix depuis sa création en 1901. Avec AFP, Reuters et AP (Source : le site www.lemonde.fr , le 10 octobre 2003)  

 

Le prix Nobel de la paix 2003 attribué à l’Iranienne Shirin Ebadi

Le prix Nobel de la paix 2003 a été attribué vendredi à Oslo à la militante iranienne des droits de l’Homme , première musulmane à être distinguée dans l’histoire plus que centenaire de la prestigieuse récompense. La distinction a été attribuée à Shirin Ebadi, 56 ans, « pour ses efforts en faveur de la démocratie et des droits de l’Homme », a souligné le comité Nobel dans ses attendus. Mme Ebadi, a déclaré à l’AFP à Paris, où elle se trouvait vendredi, être « abasourdie » à l’annonce de cette distinction, ajoutant que le prix allait « à tous les Iraniens qui se battent pour la démocratie ». « J’espère que je peux être utile pour les droits de l’Homme. Ce prix est très bon pour moi, très bon pour les droits de l’Homme, très bon pour la démocratie en Iran », a-t-elle déclaré sur les ondes de la radio publique norvégienne NRK. En 1974, Shirin Ebadi a été la première femme à devenir juge en Iran mais elle a dû quitter son poste après la révolution islamique de 1979, les imams ayant décrété que les femmes étaient trop émotives pour diriger un tribunal. Elle oeuvre depuis pour la défense des droits des femmes et des enfants dans une société musulmane ultra-conservatrice, et fournit une aide juridique aux personnes persécutées en dépit des menaces dont elle a souvent fait l’objet. « Toute personne oeuvrant pour les droits de l’Homme en Iran doit vivre avec la peur de sa naissance à sa mort mais j’ai appris à surmonter ma peur », a-t-elle déclaré un jour au magazine américain The Christian Science Monitor. « Mon problème, ce n’est pas l’Islam, c’est la culture patriarcale. Des pratiques telles que la lapidation n’ont pas de fondement dans le Coran », expliquait-elle en juin au journal britannique The Guardian.   Porte-parole officieuse des Iraniennes, Shirin Ebadi, qui a fait de la prison dans son pays, a joué un rôle-clé en 1997 dans l’élection du président réformateur Mohammad Khatami, parvenu au pouvoir largement grâce à l’électorat féminin.   Elle est la troisième personne de confession musulmane –les deux premiers étaient des hommes– et la 11ème femme à recevoir le prix Nobel de la paix depuis sa création en 1901. Trois membres sur cinq du comité décernant le Nobel de la paix sont actuellement des femmes.   La remise du prix Nobel de la paix –un diplôme, une médaille d’or et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (1,1 million d’euros)– se déroule traditionnellement à Oslo le 10 décembre, date anniversaire de la mort d’Alfred Nobel, savant, industriel et humaniste suédois qui a fondé la récompense.   AFP  

Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix

 

    AFP, le 10.10.2003 à 09h33             TEHERAN, 10 oct (AFP) – L’Iranienne Shirin Ebadi, à qui a été  attribué vendredi le prix Nobel de la Paix 2003, est une militante  des droits de l’Homme, de la Femme et de l’Enfant, une avocate qui  s’est fait une spécialité des causes ardues dans un pays où une  femme vaut la moitié d’un homme.             Militant pour la reconnaissance d’un statut des femmes en Iran,  Shirin Ebadi, 56 ans, a joué un rôle important dans la victoire du  réformateur Mohammad Khatami à la présidentielle en 1997.             Aussi engagée pour les droits des Enfants, elle est une cible de  prédilection des ultra-conservateurs dans son pays.             Elle a elle-même subi le changement des conditions faites aux  femmes après la Révolution islamique. L’une des très rares femmes  juge pendant la période du chah, elle a été contrainte de changer de  profession avec l’instauration de la République islamique et  l’interdiction faite aux femmes de juger.             Titulaire d’une maîtrise en droit de l’université de Téhéran,  elle a alors embrassé la carrière d’avocate dans laquelle elle a  accepté des dossiers éminemment délicats. Elle a en particulier  enquêté sur une série de meurtres d’intellectuels et d’opposants en  1998 et 1999 et représenté les intérêts des familles des opposants  libéraux Darioush et Parvaneh Foruhar, également assassinés.             Elle a été emprisonnée pendant 22 jours il y a trois ans, sous  l’accusation d’avoir enregistré sur cassette et diffusé les  « confessions » d’Amir Farshad Ebrahimi, qui s’exprimait sur son  ancien groupe, l’Ansar Hezbollah (les Partisans du parti de Dieu).             Cet enregistrement expliquait comment l’organisation  d’extrémistes islamistes avait reçu instruction de briser les  manifestations et toute autre contestation.             Elle a alors été condamnée à huis clos, en même temps qu’un  autre avocat défenseur des droits de l’Homme, à une peine de prison  avec sursis et cinq années d’interdiction d’exercer.             Enseignant le droit à l’université de Téhéran, elle est l’auteur  de plusieurs ouvrages sur son engagement.             Elle est mariée et mère de deux filles de 20 et 23 ans.   AFP       

 

Amnesty salue l’attribution du Nobel à une militante des droits de l’Homme

    AFP, le 10.10.2003 à 10h46             LONDRES, 10 oct (AFP) – Amnesty International a salué vendredi  l’attribution du prix Nobel de la paix 2003 à la militante iranienne  des droits de l’Homme Shirin Ebadi, qui récompense à travers elle  les militants des droits humains du monde entier selon  l’organisation.             « En honorant Shirin, le Comité Nobel norvégien a reconnu  l’importance décisive des droits humains et des personnes qui les  défendent dans le monde entier », déclare l’organisation de défense  des droits de l’Homme dans un communiqué.             « Cette récompense, qui intervient à un moment où les principes  des droits humains sont de plus en plus menacés, va apporter de  nouveaux espoirs à tous ceux qui sont impliqués dans la défense  quotidienne des droits de l’Homme », conclut Amnesty.             Le prix Nobel de la paix 2003 a été attribué vendredi à Oslo à  la militante iranienne des droits de l’Homme Shirin Ebadi, 56 ans,  première musulmane à être distinguée dans l’histoire plus que  centenaire de la prestigieuse récompense.   AFP                   

           

Onze femmes lauréates du Nobel de la Paix

 

    AFP, le 10.10.2003 à 09h44             OSLO, 10 oct (AFP) – L’Iranienne Shirin Ebadi, est la onzième  femme à recevoir le prix Nobel de la Paix depuis 1901, date de sa  création. La dernière lauréate a été en 1997 Jody Williams,  coordinatrice de la Campagne internationale pour l’interdiction des  mines (ICBL), qui a reçu le prix conjointement avec l’organisation.                           Voici les lauréates précédentes.             – 1905: La baronne Bertha von Suttner, présidente du bureau  international pour la Paix, Autriche.             – 1931: Jane Addams, présidente de la Ligue internationale des  Femmes pour la Liberté, Etats-Unis.             – 1946: Emily Greene Balch (Etats-Unis), conjointement avec son  compatriote John Raleigh Mott. Mme Balch a été présidente de la  Ligue internationale des femmes.             – 1976: Betty Williams et Mairead Corrigan, fondatrices du  »  Mouvement des femmes pour la paix  » d’Irlande du Nord.             – 1979: Mère Teresa, fondatrice de l’ordre des « missionnaires de  la Charité », qui a consacré sa vie au secours des miséreux en Inde.             – 1982: Alva Myrdal (Suède), conjointement avec le Mexicain  Alfonso Garcia Robles. Ecrivain et diplomate, Mme Myrdal a été  récompensée pour son engagement dans la cause du désarmement.             – 1991: Aung San Suu Kyi, dirigeante de la  » Ligue pour la  Democratie  » en Birmanie.              – 1992: Rigoberta Menchu, militante indienne guatématèque, pour  sa « contribution à la justice sociale et à la réconciliation entre  differénts groupes éthniques ».              – 1997: L’Américaine Jody Williams reçoit le prix conjointement  avec l’organisation pour la Campagne internationale pour  l’interdiction des mines (ICBL), dont elle est coordinatrice.             – 2003: Le prix est attribué à la militante iranienne des droits  de l’Homme, Shirin Ebadi « pour ses efforts en faveur de la  démocratie et des droits de l’Homme ».   AFP  

Le comité Nobel norvégien: qui? comment?

 

    AFP, le 10.10.2003 à 09h54             OSLO, 10 oct (AFP) – Le comité Nobel norvégien qui a décerné  vendredi le prix Nobel de la paix 2003 à l’Iranienne Shirin Ebadi,  est composé de cinq personnalités nommées (pour six ans,  renouvelable) par le Parlement norvégien (Storting), qui ne sont  toutefois pas responsables devant lui.             Le comité est censé refléter l’équilibre des forces politiques  au Parlement. Pour asseoir son indépendance, il a été décidé dès  1936 d’interdire à un ministre en exercice d’y siéger, une  interdiction étendue aux parlementaires en 1977.             Sont habilités à proposer un candidat les membres en exercice et  anciens membres du comité Nobel, les parlementaires et les ministres  de tous les pays, les membres de certaines instances  –essentiellement juridiques– internationales, les professeurs  d’université enseignant le droit, les sciences politiques,  l’histoire et la philosophie, et les précédents lauréats du prix.             Pour être valides, les candidatures doivent être envoyées au  comité avant le 1er février de l’année de remise du prix.             Une fois clos le dépôt des candidatures, une liste est établie.  Au cas où le comité requiert de plus amples renseignements sur  certains candidats, il s’adresse au directeur de l’Institut Nobel,  Geir Lundestad, qui se charge de les lui fournir avec l’aide  éventuelle d’experts.             Au terme de plusieurs réunions réparties dans l’année, les  membres du comité prennent leur décision finale en général fin  septembre ou début octobre, par consensus.             Voici les cinq membres du comité Nobel:             – Ole Danbolt Mjoes, né en 1939. Professeur de médecine à  l’université de Tromsoe. Ancien responsable du parti démocrate  chrétien. Membre et président du comité depuis 2003.             – Berge Ragnar Furre, né en 1937. Historien et professeur de  théologie à l’université d’Oslo. Ancien député et président du parti  de la Gauche socialiste. Membre et vice-président du comité depuis  2003.             – Sissel Marie Roenbeck, née en 1950. Ancienne parlementaire,  elle a occupé plusieurs postes de ministre dans divers gouvernements  travaillistes entre 1979 et 1997. Membre du comité depuis 1994, elle  est actuellement directrice adjointe à la Direction norvégienne du  Patrimoine culturel.             – Inger-Marie Ytterhorn, née en 1941. Ancienne parlementaire,  elle est une conseillère politique du parti du Progrès (droite  populiste). Elle est membre du comité depuis 2000.             – Kaci Kullmann Five, née en 1951. Consultante d’administration.  Ancienne parlementaire et ministre, elle a occupé la présidence du  parti conservateur de 1991 à 1994. Membre du comité depuis 2003.   AFP

Algérie : un juste en danger de mort

par Lahouari Addi, François Gèze, Mohammed Harbi, Salima Mellah, Véronique Nahoum-Grappe, Pierre Vidal-Naquet, Le Monde 9 octobre 2003

IL fait partie des justes. De ce noyau d’Algériennes et d’Algériens qui, tout au long de la « sale guerre » ouverte par le coup d’Etat de janvier 1992, se sont battus pour la vérité, contre le mensonge d’Etat.

Ce juste s’appelle Salah-Eddine Sidhoum. Ce chirurgien orthopédiste de 56 ans, militant de longue date pour les droits de l’homme, est l’un des rares à avoir échappé aux exécutions dont tant de ses pairs ont été victimes (exécutions systématiquement « attribuées aux islamistes »), à avoir résisté aux chantages et aux pressions de l’omniprésente police politique (la sinistrement fameuse SM, sécurité militaire, devenue DRS).

Il ne s’est pas laissé gagner par le découragement que peut provoquer l’atroce constat d’une société algérienne en pleine déréliction. Et il n’a pas renoncé à convaincre une « communauté internationale » jusqu’à présent résolument sourde aux cris des dizaines de milliers de torturés, aux pleurs des mères et femmes des milliers de « disparus » dans les geôles de la police politique, à la révolte des familles dont les proches ont été sauvagement massacrés, « au nom de l’islam », par des groupes armés dont beaucoup ont été manipulés ou créés par le DRS.

Déjà, lors de la répression du « printemps berbère », en 1980, le docteur Sidhoum avait dénoncé les abus des forces de sécurité – ce qui lui avait valu une première incarcération. En 1988, après les manifestations dramatiques d’octobre, il a créé avec d’autres médecins un comité médical contre la torture et alerté l’opinion publique internationale à propos de l’utilisation de balles explosives et de l’emploi systématique de la torture par les services de sécurité.

Le 11 janvier 1992, un coup d’Etat militaire déguisé mit fin aux balbutiements démocratiques, instaurant l’état d’urgence et l’ère de la lutte antiterroriste, menée à la « gégène » et au napalm. La Constitution bafouée, les institutions républicaines assujetties, toute contestation populaire, islamiste ou autre, fut dès lors farouchement combattue par une « sale guerre » qui perdure jusqu’à ce jour.

Salah-Eddine Sidhoum a été de ceux qui, courageusement, ont rendu publiques les graves violations des droits de l’homme commises par les services de sécurité, les milices et les groupes armés : « internement administratif » pendant des mois et des années de milliers d’hommes – simples suspects – dans des camps au sud du pays ; torture massive et systématique dans pratiquement tous les centres de l’armée, de la police et la gendarmerie ; « disparitions », exécutions sommaires et massacres ; manipulation, au-delà de l’entendement, de la violence islamiste…

Alors que l’heure de l' »éradication » de toute voix discordante avait sonné, Salah-Eddine Sidhoum n’a pas hésité à prendre contact avec les médias étrangers et à leur présenter des victimes ou leurs parents. A la suite de la diffusion par Canal+ d’un documentaire de la BBC sur la violence en Algérie, où il intervenait, le 14 décembre 1994, trois hommes armés d’un escadron de la mort du DRS surgirent chez lui, sans le trouver. Il décida alors d’entrer dans la clandestinité, sans renoncer à ses activités de défenseur des droits de l’homme.

En 1996, pour tenter de le faire taire, la police politique l’a faussement accusé, avec d’autres, de la prétendue création d’un « réseau terroriste ». En février 1997, la justice aux ordres l’a condamné, par contumace, à vingt ans de réclusion.

La cabale lancée contre lui par la sécurité militaire, la justice et certains quotidiens de la « presse indépendante » algérienne ne l’a pas empêché de poursuivre son combat : dans les conditions difficiles de la clandestinité, il a conduit un travail absolument remarquable de recueil de milliers de témoignages de victimes, établissant, presque seul, une série de rapports accablants (publiés notamment sur le site Internet www.algeria-watch.org) sur les effroyables « produits » de la machine de mort conçue par les généraux algériens.

Le 29 septembre 2003, désireux d’en finir avec une clandestinité qui dure depuis neuf ans, Salah-Eddine Sidhoum a décidé de se présenter à la justice de son pays pour faire opposition au jugement prononcé contre lui en 1997 et pour en obtenir la révision. Il a été immédiatement incarcéré dans une cellule d’isolement à la prison de Serkadji, à Alger (pendant la guerre d’indépendance, elle s’appelait prison Barberousse, de sinistre mémoire), dans des conditions de détention déplorables : cachot humide en sous-sol, lumière artificielle vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans lit ni matelas, rats, etc. Le docteur Sidhoum a alors choisi de commencer aussitôt une grève de la faim totale (sans eau) pour la reconnaissance de ses droits de détenu politique et pour obtenir un procès rapide, équitable et public.

Sa santé s’est brutalement détériorée, et sa vie, aujourd’hui, ne tient plus qu’à un fil. Avec beaucoup d’autres, Algériens et Français, nous soutenons son combat courageux. C’est pourquoi nous demandons instamment aux autorités algériennes de lui accorder sans délai la liberté provisoire, dans la perspective d’un procès conforme aux règles du droit international.

Lahouari Addi est sociologue, François Gèze est éditeur, Mohammed Harbi est historien, Salima Mellah est journaliste, Véronique Nahoum-Grappe est ethnologue, Pierre Vidal-Naquet est historien

(Source: Le Monde Du 09 – 10 -2003)

 


 

Algérie : Le cauchemar du docteur Sidhoum

 Par : Arezki Aït-Larbi

Salah-Eddine Sidhoum, un chirurgien orthopédiste de 55 ans, est en grève de la faim depuis le 30 septembre à Serkadji, le sinistre pénitencier d’Alger. Condamné par contumace à vingt ans de réclusion en mars 1997, pour «soutien à activités subversives et atteinte à la sûreté de l’Etat», il avait plongé dans la clandestinité. La rumeur l’annonçait dans les maquis de l’Armée islamique du salut, où il aurait monté un hôpital de campagne.

 

Ce que les autorités algériennes ne lui pardonnent pas, c’est son engagement en faveur des droits de l’homme depuis les événements sanglants d’octobre 1988, lorsqu’il militait dans le Comité médical contre la torture, aux côtés du professeur Boucebsi, un éminent psychiatre assassiné en juin 1993.

 

Durant la décennie 90, le docteur Sidhoum, qui avait dressé une liste bien documentée des personnes «disparues», alertait régulièrement les ONG internationales sur les violations des droits de l’homme. Avec la politique de «concorde civile» prônée en 1999 par le président Bouteflika, il refuse de bénéficier de l’amnistie accordée aux islamistes armés et exige un «procès publique et régulier».

 

C’est pour s’expliquer devant la justice qu’il se rend, le 29 septembre 2003, aux autorités. Sitôt en prison, le docteur Sidhoum est la cible de brimades et de menaces. Par sa grève de la faim, il veut obtenir le statut de prisonnier politique.

 

Après une semaine de détention dans un cachot humide, sans matelas ni couverture, son état de santé s’est gravement dégradé, au point de pousser l’opposant Hocine Aït-Ahmed, président du Front des forces socialistes, à demander l’intervention du secrétaire général de l’ONU.

De son côté, Me Abdennour Ali-Yahia, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, a exigé «un procès rapide, équitable, public et conforme aux normes internationales».

 

Ce drame à huis clos rappelle celui d’Ali Bensaad qui avait défrayé la chronique au cours de l’été 1998. Laïc et anti-islamiste convaincu, cet universitaire de 40 ans avait été condamné à mort pour «appartenance à un groupe terroriste et assassinat», alors qu’il se trouvait en Allemagne au moment des faits qui lui étaient imputés.

 

Son véritable crime : il avait critiqué lors d’une réunion publique les frasques du général Betchine, à l’époque puissant conseiller du président Zéroual.

 

(Source : Le Figaro, 10 octobre 2003)


Maroc : les islamistes aux marches du palais

Mohammed VI tenté d’intégrer davantage les modérés.

Par José GARçON Rabat, Casablanca envoyée spéciale Le visage est ravagé. Face aux caméras de télévision, une femme tente d’exprimer l’inexplicable : comment ses deux fillettes de 14 ans ont pu se retrouver devant une juridiction antiterroriste qui les a condamnées, comme pour un absurde exemple, à cinq ans de maison de redressement. Elle n’a pas un mot. Mais soudain, raccourci saisissant du réveil brutal du royaume, elle n’a qu’un geste. En direction de la mosquée. Cinq mois après les attentats sanglants de Casablanca, les Marocains voient avec crainte les islamistes exploiter la religiosité profonde de leur société pour grignoter chaque jour plus de terrain en surfant sur un océan de misère. Lors des prières du vendredi, les fidèles empiètent désormais si largement sur la grande avenue Bir Anzaran de Casablanca qu’ils contraignent la police à détourner la circulation. «Le discours intégriste est en train d’atteindre une nouvelle clientèle, plus classe moyenne, remarque le politologue Mohammed Tozy. Le Maroc est victime de ses choix conservateurs en matière de religion. Les islamistes, eux, ont cessé de penser à la réforme. Pris par les échéances politiques, ils se sont laissé doubler par des jeunes au discours jihadiste radical. Tout cela a fait d’énormes dégâts.» Eradiquer les bidonvilles. Les élections municipales du 12 septembre l’ont confirmé. Sur pression des autorités, les islamis tes «légaux» du PJD (Parti justice et développement) avaient réduit leur participation. Ils n’en ont pas moins remporté de très bons scores. Le 16 mai déjà, les kamikazes de Casablanca avaient rappelé que l’extrême pauvreté pouvait devenir explosive. L’urgence d’accélérer l’éradication des bidonvilles, qui affleurent jusqu’aux flancs des quartiers chics des grandes villes, devenait patente. Le 30 juillet, Mohammed VI dénonçait dans son discours du Trône cette «atteinte à la dignité du citoyen» et cette «menace à la cohésion sociale». Depuis, même les plus critiques reconnaissent que les consignes venues du Palais sont claires. Les gouverneurs, nommés par le roi, en sont des courroies de transmission d’autant plus efficaces qu’ils délèguent pouvoirs et moyens financiers à des relais locaux de la société civile pour faire du travail social. Une logique analogue semble même émerger dans un ministère de l’Intérieur jusqu’ici replié sur la sécurité. Du coup, les Marocains se prennent à croire à l’objectif «vingt villes sans bidonvilles en 2004», même si ces agglomérations de tôles se remplissent plus vite qu’elles se vident. La tragédie de Casablanca et la poussée islamiste ont aussi relancé la question de la gestion de cette mouvance au sommet de l’Etat : «Le 16 mai a d’abord été une autoroute pour les « sécuritaires » comme on appelle ceux qui refusent toute expression politique de l’islam et considèrent qu’une démocratisation trop rapide fait le jeu des islamistes», raconte un haut fonctionnaire. «Fin de l’ère du laxisme», avait d’ailleurs dit le roi. Le tour de vis sécuritaire a été rude. Rafles, torture, procès non-stop, con damnations de 850 personnes, dont 16 à la peine de mort, réorganisation et renforcement des appareils de sécurité… «Insultes». Depuis, Mohammed VI a visiblement reconsidéré la situation, «quand les résultats des municipales ont montré que la propagande éhontée ne suffisait pas à écraser les islamistes», estime Ali Ammar, de l’hebdomadaire le Journal. C’est aussi l’avis de l’islamologue Mohammed Darif : «Les autorités et l’élite occidentalisée pensaient que le 16 mai fragiliserait les islamistes. Au contraire, ils en ont bénéficié en capitalisant les torrents d’insultes lancées contre eux dans un pays où le facteur religieux reste déterminant.» La reprise en main de la politique religieuse de l’Etat a montré une première évolution même si, estime un haut fonctionnaire, «le sécuritaire restera la variable permettant à l’Etat de maintenir les équilibres». «Le nouveau ministre de Habbous [culte] s’attelle à moderniser le conseil des ulémas, à définir des critères rigoureux pour choisir les imams et à contrôler les mosquées et leur gestion», remarque Driss Ksikes, de l’hebdomadaire Tel quel. Cela n’empêchera pas les mosquées clandestines des bidonvilles et des quartiers périphériques d’échapper à ce contrôle. Mais cette reprise en main constitue une rupture avec l’ambiguïté prévalant jusqu’ici. «C’est la première fois que la monarchie tranche dans le champ religieux», se félicite Ali Bouabid, qui dirige la Fondation (de recherche) Bouabid. Cette prise en compte de la poussée des islamistes mènera-t-elle ces derniers au gouvernement ? «La monarchie a besoin d’acteurs religieux pour contrer les salafistes [les plus durs], analyse Mohammed Darif. Elle sait que les islamistes sont forts, et elle cherche à les intégrer davantage et à se doter d’un relais capable d’encadrer la population.» Les autorités ne cachent pas que le «pragmatisme actuel» du PJD les comble d’aise. «C’est devenu un parti tout à fait comme les autres, s’inscrivant dans le cadre des institutions. Il a mené une campagne électorale prudente et efficace et a su nouer des alliances avec tout le monde lors des élections pour les présidences des communes», souligne un très haut responsable. Précisant : «Il ne fait plus peur.» Tractations. Il en faudra plus pour con vaincre Fatiha de retourner voter. «Plus jamais», jure cette institutrice, écoeurée d’avoir vu des partis mal placés aux municipales rafler les mairies de… Casablanca, Marrakech et Rabat grâce à d’ahurissantes tractations. «Le discrédit des politiques est total et les grandes manoeuvres pour organiser une vie politique sur mesure n’y changeront rien. C’est toute une génération qui doit partir.» Pourtant, selon elle, des choses se mettent sérieusement en place pour venir en aide aux quelque 4 millions de personnes qui vivent dans les bidonvilles. «Le problème, c’est que, quand on avait le temps, on l’a gaspillé. Et que, maintenant, il presse.».
(Source : Libération du 10 octobre 2003)


Entre Paris et Rabat, une proximité parfois confondante

Par: Stephen Smith   Ce n’est qu’une anecdote, mais elle sied bien aux relations franco-marocaines : à la veille de la visite de Jacques Chirac au royaume chérifien, Mehdi Qotbi, peintre de profession et lobbyiste de passion, véritable navette entre Paris et Rabat depuis qu’il a fondé, en 1991, le Cercle d’amitié franco-marocain, avait à résoudre un casse-tête protocolaire.   Convié, à la fois, par le président français et par le roi Mohammed VI, il devait décider s’il voulait accompagner l’hôte de marque ou l’accueillir aux côtés de Sa Majesté, la puissance invitante. Un choix d’autant plus cornélien que Mehdi Qotbi, né en 1951 à Rabat mais vivant depuis trente-cinq ans en France, « sujet » marocain et citoyen français, est lui-même l’incarnation d’une familiarité parfois confondante. Finalement, il a répondu à l’invitation royale, « antérieure » selon lui.   La proximité franco-marocaine n’est pas anecdotique. Nulle part ailleurs dans ce qui fut « la plus grande France », pas même dans la « Françafrique » post-coloniale au sud du Sahara, les liens ne sont restés aussi étroits et personnalisés. Etroits sur le plan politique et économique, grâce à de fréquents voyages ministériels (le Maroc est le pays étranger le plus visité par tous les gouvernements successifs de la Ve République), des rendez-vous annuels entre les premiers ministres français et marocain, ainsi que des conversions de créances en investissements qui s’assimilent à une incitation de l’Etat hexagonal à capitaliser l’économie chérfienne. S’y ajoute une coopération multiforme : de nombreux projets d’aide, une foisonnante activité culturelle, une entraide policière sans pareil, des échanges scientifiques intenses, etc.   AU SALON OU DANS LA CUISINE ?   Mais la spécificité – ce mot tant aimé au « royaume exemplaire » cher à Lyautey – de ces relations institutionnelles, c’est leur double fond. Alors que la coopération française refuse désormais, ailleurs, ce mélange des genres, un coopérant reste affecté au haras royal et des agrégés français enseignent au Collège royal, l’école du palais où les princes et princesses côtoient les meilleurs élèves du Maroc.   Cette pépinière n’est pas pour rien dans la consanguinité des classes dirigeantes à Paris et à Rabat. La « mission » constitue le deuxième cercle de ce pouvoir de cooptation. Ainsi appelle-t-on, au Maroc, l’école française qui, de la maternelle à la terminale, forme l’élite francophone d’un pays arabe. Enfin, dans tous les domaines, les relations officielles se doublent de « réseaux » informels. Diplomates, directeurs généraux ou agents secrets, les titulaires du monde franco-marocain sont souvent contournés par des hommes d’influence.   A la mi-septembre, la preuve par l’absurde a été apportée à cet état de fait franco-marocain, extraordinairement fusionnel. Une délégation de Rabat entama alors par Paris une tournée d’explication européenne au sujet du Sahara occidental, le contentieux territorial qui oppose le Maroc à l’Algérie, par Front Polisario interposé.   Un diplomate français, censé recevoir les émissaires, s’avoua perplexe. « Pourquoi nous demandent-ils à être reçus au salon alors qu’on a l’habitude de s’affairer ensemble en cuisine ? » Il est vrai que Jacques Chirac et « M6 », tel un père et son fils, se téléphonent à tout moment et que, peu avant à l’ONU, face à un plan de paix jugé favorable aux indépendantistes sahraouis, la diplomatie française venait de sauver la mise au Maroc.   (ARTICLE PARU DANS L’EDITION DU JOURNAL “LE MONDE” DATEE LE 10.10.03)  

Les ambitions maghrébines de Chirac

Le président français est salué par la presse marocaine comme “un allié du Maroc”, et son voyage officiel est placé sous le signe de “l’amitié privilégiée” entre les deux pays. Par: Hoda Saliby-Yehia “La cérémonie officielle d’accueil du président de la République française, Jacques Chirac, accompagné de son épouse Bernadette, témoigne s’il le fallait encore de relations dont on ne finit pas, de part et d’autre, de souligner l’exception”, s’enflamme Le Matin. “L’Histoire” et même “les murailles” témoigneront de cette visite qualifiée par le quotidien marocain de “grand événement”. La foule, massée tout au long de l’itinéraire emprunté par le cortège, “a longuement ovationné le roi et son illustre hôte”. Libération, porte-parole de l’opposition socialiste au Maroc, n’est pas en reste et précise que c’est sur “invitation de Sa Majesté le roi Mohammed VI” que cette visite a lieu. “Une invitation qui se déroule sous le signe de la grande solennité, mais qui n’éclipse pas la grande amitié et intimité franco-marocaines.” “Cette visite est une occasion pour donner un nouveau souffle au partenariat stratégique entre le Maroc et la France”, surenchérit Attajdid. Le quotidien islamiste souligne que la France est le premier partenaire du Maroc dans les échanges commerciaux et le tourisme. Elle est également le premier investisseur et donateur soutenant l’économie marocaine. Chiffres à l’appui, Attajdid relève l’importance du volume de la circulation des biens et capitaux entre les deux pays. Ainsi, 33,7 % des exportations marocaines en 2002 étaient destinées au marché français. Quant aux investissements français au Maroc, ils ont atteint leur plus haut niveau en 2001 pour représenter 83,4 % de l’ensemble des investissements étrangers. “Même si ce niveau a baissé en 2002, la France reste pour le premier semestre 2003 le premier investisseur direct au Maroc”, poursuit le quotidien. Mais Attajdid s’interroge : “Face à la concurrence des Etats-Unis, la France conservera-t-elle ses intérêts stratégiques au Maroc et sa place de premier partenaire ?” En effet, l’administration américaine s’est empressée ces derniers mois à resserrer les liens avec le royaume, notamment en accélérant la signature d’un accord de libre-échange, prévue pour la fin 2003. Le réchauffement des relations économiques américano-marocaines “pourrait entamer les privilèges dont bénéficie la France, d’autant plus que le Maroc n’a eu de cesse de demander une augmentation de l’aide financière française afin de soutenir sa politique sociale”. Pour le président français, “il est naturel que la France soit aux côtés du Maroc, le soutienne et l’encourage à poursuivre dans la voie qu’il a choisie”, peut-on lire dans Libération qui publie l’entretien accordé par Jacques Chirac à l’agence Maghreb Arabe Presse (MAP). Ainsi, l’avenir des relations franco-marocaines ira dans le sens “du renforcement du partenariat stratégique” qui les unit. Le président poursuit en faisant l’éloge “de la sagesse du roi” et affirme que la France se réjouit “de voir le royaume emprunter la voie de la liberté, de la responsabilité et de la consolidation de l’Etat de droit”. Quant à l’aide française, Chirac a confirmé “les engagements de l’Agence française pour le développement en faveur du Maroc, qui sont passés de 150 à 300 millions d’euros pour la période 2004-2006”. Sur la question du Sahara et du plan proposé par James Baker au nom des Nations unies, Chirac s’est déclaré en faveur “d’une solution politique, réaliste et durable, agréée entre les parties. Le Conseil de sécurité ne peut pas imposer de solution dans ce conflit : c’est aux parties de trouver la voie d’un règlement, et il revient à la communauté internationale de les encourager en ce sens.” Chirac a également souligné que ce conflit constitue “un frein à la construction d’un Maghreb uni” en précisant que la France “encourage les pays du Maghreb à bâtir un avenir commun à travers la construction maghrébine”. Plus encore, le Maroc et la France devraient être, aux yeux du président, “les moteurs de la construction de l’espace euroméditerranéen”. Concernant la lutte contre le terrorisme, “à laquelle le Maroc et la France contribuent activement”, Jacques Chirac a souhaité “le renforcement de cette coopération bilatérale”. Le président a également estimé que “le Maroc, en raison de son histoire et de ses valeurs, a un rôle important à jouer au Proche-Orient”. Libération, qui ne cache pas sa satisfaction au sujet de cette visite qui consacre “des relations bilatérales et exceptionnelles”, relève cependant que, dans cet entretien, le président français a souligné que “pour consolider la démocratie, il faut, en parallèle à la lutte contre le terrorisme, mener un combat contre la pauvreté et l’analphabétisme”. Pour Le Matin, au-delà de la coopération économique, “l’intensité des relations maroco-françaises tient de l’affection toute familiale entre les deux pays”. La visite de Jacques Chirac au Maroc “est d’abord et avant tout poétique et stratégique”.
(SOURCE: LE SITE du Courrier international, LE 10 OCTOBRE 2003)

مشروع الجديد لمدونة الأسرة في المغرب الأقصى يُطلق جملة إصلاحات جوهرية لأوضاع المرأة والأسرة تستأنس بالمقاصد الأساسية للشريعة وتحرص على أن لا تتصادم مع الثوابت الإسلامية.

 

نص الخطاب « التاريخي » الذي ألقاه العاهل المغربي الملك محمد السادس عشية يوم الجمعة 10 أكتوبر 2003 في افتتاح الدورة الأولى من السنة الثانية من الولاية التشريعية السابعة للبرلمان .

 

« الحمد لله والصلاة والسلام على مولانا رسول الله وآله وصحبه حضرات السيدات والسادة البرلمانيين المحترمين، إننا، بافتتاح هذه الدورة البرلمانية، نستكمل تجديد المؤسسات الدستورية، مجسدين إرادتنا الملكية الراسخة، في إعطاء المسار الديمقراطي طريقه القويم، كخيار لا رجعة فيه، مهما تكن دقة التحديات الوطنية والدولية.

   وإذا كنا معتزين بإنجاز هذه النقلة النوعية، فهل معنى ذلك أننا بلغنا الكمال الذي نتوخاه ؟ لقد أكدنا مرارا، ألا ديمقراطية بدون ديمقراطيين، وأن الديمقراطية طريق شاق وطويل، وليست ميدانا صوريا لحرب المواقع، بل هي مواطنة ملتزمة، وممارسة لا محيد عنها، لحسن تدبير الشأن العام، ولاسيما المحلي منه. ولا يمكن تحصينها إلا بترسيخ ثقافة المواطنة المنوط بالأحزاب السياسية، وهيئات المجتمع المدني، وبتحسين الأحوال المعيشية للمواطن ، حتى يلمسها في واقعه اليومي.

   وكيفما كان تركيب المجالس المنتخبة، فإننا لن نكف عن طرح السؤال الجوهري: هل يعد الانتخاب غاية في حد ذاته، ونهاية المطاف ؟ كلا، فإن احترام الإرادة الشعبية يقتضي نبذ عقلية ديمقراطية المقاعد، والالتزام بفضيلة ديمقراطية التنمية.

   وفي أفق استخلاص كل العبر، من انتخاب المجالس التمثيلية واستيفاء شروط عقلنتها، فإننا نكتفي اليوم بوقفة خاصة عند تجديد انتخاب الجماعات المحلية، التي تجسد ديمقراطية القرب والمشاركة، والقاعدة الصلبة لمجلس المستشارين.

   وإننا لننتظر من الجماعات المحلية، طي صفحة المنافسة الانتخابية العابرة، وفتح الأوراش الحيوية للعمل الجماعي، دون استسلام لصعوبة التحديات، بوضع مخططات للتنمية المحلية،لإنجاز أسبقيات السكن اللائق، والاستثمار المنشود، والتشغيل المنتج، والتعليم النافع، وتوفير العيش الكريم. وهذه هي محفزات المواطنين، الذين يجب إشراكهم الفعلي والمتواصل، في تحقيق المشاريع التنموية، المستجيبة لانشغالاتهم الحقيقية. وتلكم سبيلكم لإعادة الاعتبار للديمقراطية المحلية بما هي تواصل دائم مع المواطنين، وليست مجرد لحظة انتخابية موسمية.

   ومع تهانئنا للمنتخبين الجدد، واعتزازنا بارتفاع نسبة الشباب الأكثر تأهيلا، فإن التمثيل الضعيف للنساء في الجماعات المحلية يجعلنا نتساءل: إلى متى سنتستمر في اللجؤ إلى التمييز الإيجابي القانوني، لضمان مشاركة واسعة للمرأة في المؤسسات ؟ لا ريب أن الأمر يتطلب نهضة شاملة، وتحولا عميقا في العقليات البالية والوعي الجماعي، وفتح المجال أمام المرأة، بما يناسب انخراطها في كل مجالات الحياة الوطنية، لما أبانت عنه من جدارة واستقامة وتفان، في خدمة الصالح العام.

   « لقد توخينا، في توجيهاتنا السامية لهذه اللجنة، وفي إبداء نظرنا في مشروع مدونة الأسرة، اعتماد الإصلاحات الجوهرية التالية:

   أولا :تبني صياغة حديثة بدل المفاهيم التي تمس بكرامة وإنسانية المرأة. وجعل مسؤولية الأسرة تحت رعاية الزوجين. وذلك باعتبار « النساء شقائق للرجال في الأحكام»، مصداقا لقول جدي المصطفى عليه السلام: وكما يروى: « لا يكرمهن إلا كريم ولا يهينهن إلا لئيم ».

   ثانيا: جعل الولاية حقا للمرأة الرشيدة، تمارسه حسب اختيارها ومصلحتها، اعتمادا على أحد تفاسير الآية الكريمة، القاضية بعدم إجبار المرأة على الزواج بغير من ارتضته بالمعروف:» ولا تعضلوهن أن ينكحن أزواجهن إذا تراضوا بينهم بالمعروف». وللمرأة بمحض إرادتها أن تفوض ذلك لأبيها أو لأحد أقاربها.

   ثالثا: مساواة المرأة بالرجل بالنسبة لسن الزواج، بتوحيده في ثمان عشرة سنة، عملا ببعض أحكام المذهب المالكي، مع تخويل القاضي إمكانية تخفيضه في الحالات المبررة، وكذلك مساواة البنت والولد المحضونين في بلوغ سن الخامسة عشرة لاختيار الحاضن.

   رابعا : فيما يخص التعدد، فقد راعينا في شأنه الالتزام بمقاصد الإسلام السمحة في الحرص على العدل ، الذي جعل الحق سبحانه يقيد إمكان التعدد بتوفيره ، في قوله تعالى « فإن خفتم ألا تعدلوا فواحدة»، وحيث إنه تعالى نفى هذا العدل بقوله عز وجل «ولن تستطيعوا أن تعدلوا بين النساء ولو حرصتم «، كما تشبعنا بحكمة الإسلام المتميزة بالترخيص بزواج الرجل بامرأة ثانية ، بصفة شرعية لضرورات قاهرة وضوابط صارمة، وبإذن من القاضي، بدل اللجؤ للتعدد الفعلي غير الشرعي ، في حالة منع التعدد بصفة قطعية.

ومن هذا المنطلق فإن التعدد لا يجوز إلا وفق الحالات والشروط الشرعية التالية:

لا يأذن القاضي بالتعدد إلا إذا تأكد من إمكانية الزوج في توفير العدل على قدم المساواة مع الزوجة الأولى وأبنائها في جميع جوانب الحياة، وإذا ثبت لديه المبرر الموضوعي الاستثنائي للتعدد.

   للمرأة أن تشترط في العقد على زوجها عدم التزوج عليها باعتبار ذلك حقا لها، عملا بقول عمر بن الخطاب رضي الله عنه: « مقاطع الحقوق عند الشروط». وإذا لم يكن هنالك شرط، وجب استدعاء المرأة الأولى لأخذ موافقتها، وإخبار ورضى الزوجة الثانية بأن الزوج متزوج بغيرها. وهذا مع إعطاء الحق للمرأة المتزوج عليها، في طلب التطليق للضرر.

   خامسا : تجسيد إرادتنا الملكية ، في العناية بأحوال رعايانا الأعزاء ، المقيمين بالخارج ، لرفع أشكال المعاناة عنهم، عند إبرام عقد زواجهم. وذلك بتبسيط مسطرته، من خلال الاكتفاء بتسجيل العقد بحضور شاهدين مسلمين، بشكل مقبول لدى موطن الإقامة، وتوثيق الزواج بالمصالح القنصلية أو القضائية المغربية، عملا بحديث أشرف المرسلين « يسروا ولا تعسروا».

   سادسا: جعل الطلاق حلا لميثاق الزوجية يمارس من قبل الزوج والزوجة كل حسب شروطه الشرعية وبمراقبة القضاء. وذلك بتقييد الممارسة التعسفية للرجل في الطلاق، بضوابط تطبيقا لقوله عليه السلام:» إن أبغض الحلال عند الله الطلاق»، وبتعزيز آليات التوفيق والوساطة، بتدخل الأسرة والقاضي. وإذا كان الطلاق، بيد الزوج، فإنه يكون بيد الزوجة بالتمليك. وفي جميع الحالات، يراعى حق المرأة المطلقة في الحصول على كافة حقوقها قبل الإذن بالطلاق. وقد تم إقرار مسطرة جديدة للطلاق، تستوجب الإذن المسبق من طرف المحكمة، وعدم تسجيله إلا بعد دفع المبالغ المستحقة للزوجة والأطفال على الزوج. والتنصيص على أنه لا يقبل الطلاق الشفوي في الحالات غير العادية.

   سابعا: توسيع حق المرأة في طلب التطليق، لإخلال الزوج بشرط من شروط عقد الزواج، أو للإضرار بالزوجة مثل عدم الإنفاق أو الهجر أو العنف، وغيرها من مظاهر الضرر، أخذا بالقاعدة الفقهية العامة:» لا ضرر ولا ضرار»، وتعزيزا للمساواة والإنصاف بين الزوجين. كما تم إقرار حق الطلاق الاتفاقي تحت مراقبة القاضي.

   ثامنا: الحفاظ على حقوق الطفل بإدراج مقتضيات الاتفاقيات الدولية، التي صادق عليها المغرب. وضمان مصلحة الطفل في الحضانة من خلال تخويلها للأم ثم للأب ثم لأم الأم. فإن تعذر ذلك، فان للقاضي أن يقرر إسناد الحضانة لأحد الأقارب الأكثر أهلية. كما تم جعل توفير سكن لائق للمحضون واجبا مستقلا عن بقية عناصر النفقة، والإسراع بالبت في القضايا المتعلقة بالنفقة في أجل أقصاه شهر واحد.

   تاسعا: حماية حق الطفل في النسب، في حالة عدم توثيق عقد الزوجية لأسباب قاهرة، باعتماد المحكمة البينات المقدمة في شأن اثبات البنوة، مع فتح مدة زمنية من خمس سنوات لحل القضايا العالقة في هذا المجال، رفعا للمعاناة والحرمان عن الأطفال في مثل هذه الحالة.

   عاشرا: تخويل الحفيدة والحفيد من جهة الأم، على غرار أبناء الابن، حقهم في حصتهم من تركة جدهم، عملا بالاجتهاد والعدل في الوصية الواجبة .

   حادي عشر: أما في ما يخص مسألة تدبير الأموال المكتسبة، من لدن الزوجين خلال فترة الزواج: فمع الاحتفاظ بقاعدة استقلال الذمة المالية لكل منهما، تم إقرار مبدأ جواز الاتفاق بين الزوجين، في وثيقة مستقلة عن عقد الزواج ، على وضع إطار لتدبير واستثمار أموالهما المكتسبة، خلال فترة الزواج، وفي حالة عدم الاتفاق يتم اللجؤ إلى القواعد العامة للإثبات بتقدير القاضي لمساهمة كلا الزوجين في تنمية أموال الأسرة.

   «حضرات السيدات والسادة البرلمانيين المحترمين:

   إن الإصلاحات التي ذكرنا أهمها، لا ينبغي أن ينظر إليها على أنها انتصار لفئة على أخرى، بل هي مكاسب للمغاربة أجمعين. وقد حرصنا على أن تستجيب للمبادىء والمرجعيات التالية:

   لا يمكنني بصفتي أميرا للمؤمنين، أن أحل ما حرم الله وأحرم ما أحله.

   الأخذ بمقاصد الإسلام السمحة، في تكريم الإنسان والعدل والمساواة والمعاشرة بالمعروف ، وبوحدة المذهب المالكي والاجتهاد، الذي يجعل الإسلام صالحا لكل زمان ومكان، لوضع مدونة عصرية للأسرة، منسجمة مع روح ديننا الحنيف.

   عدم اعتبار المدونة قانونا للمرأة وحدها، بل مدونة للأسرة، أبا وأما وأطفالا، والحرص على أن تجمع بين رفع الحيف عن النساء، وحماية حقوق الأطفال، وصيانة كرامة الرجل. فهل يرضى أحدكم بتشريد أسرته وزوجته وأبنائه في الشارع، أو بالتعسف على ابنته أو أخته ؟

    وبصفتنا ملكا لكل المغاربة، فإننا لا نشرع لفئة أو جهة معينة، وإنما نجسد الإرادة العامة للأمة، التي نعتبرها أسرتنا الكبرى.

   وحرصا على حقوق رعايانا الأوفياء المعتنقين للديانة اليهودية، فقد أكدنا في مدونة الأسرة الجديدة، أن تطبق عليهم أحكام قانون الأحوال الشخصية المغربية العبرية.

   وإذا كانت مدونة 1957 قد وضعت، قبل تأسيس البرلمان، وعدلت سنة 1993، خلال فترة دستورية انتقالية، بظهائر شريفة، فإن نظرنا السديد ارتأى أن يعرض مشروع مدونة الأسرة على البرلمان، لأول مرة، لما يتضمنه من التزامات مدنية، علما بأن مقتضياته الشرعية هي من اختصاص أمير المؤمنين.

   وإننا لننتظر منكم أن تكونوا في مستوى هذه المسؤولية التاريخية، سواء باحترامكم لقدسية نصوص المشروع، المستمدة من مقاصد الشريعة السمحة، أو باعتمادكم لغيرها من النصوص ، التي لا ينبغي النظر إليها بعين الكمال أو التعصب، بل التعامل معها بواقعية وتبصر، باعتبارها اجتهادا يناسب مغرب اليوم، في انفتاح على التطور الذي نحن أشد ما نكون تمسكا بالسير عليه، بحكمة وتدرج.

   وبصفتنا أميرا للمؤمنين، فإننا سننظر إلى عملكم، في هذا الشأن، من منطلق قوله تعالى « وشاورهم في الأمر»، وقوله عز وجل « فإذا عزمت فتوكل على الله».

   « وحرصا من جلالتنا، على توفير الشروط الكفيلة بحسن تطبيق مدونة الأسرة، وجهنا رسالة ملكية إلى وزيرنا في العدل. وقد أوضحنا فيها أن هذه المدونة، مهما تضمنت من عناصر الإصلاح، فإن تفعيلها يظل رهينا بإيجاد قضاء أسري عادل، وعصري وفعال، لاسيما وقد تبين من خلال تطبيق المدونة الحالية، أن جوانب القصور والخلل لا ترجع فقط إلى بنودها، ولكن بالأحرى إلى انعدام قضاء أسري مؤهل، ماديا وبشريا ومسطريا، لتوفير كل شروط العدل والإنصاف، مع السرعة في البت في القضايا، والتعجيل بتنفيذها.

   كما أمرناه بالإسراع بإيجاد مقرات لائقة لقضاء الأسرة، بمختلف محاكم المملكة، والعناية بتكوين أطر مؤهلة من كافة المستويات، نظرا للسلطات التي يخولها هذا المشروع للقضاء، فضلا عن ضرورة الاسراع بإحداث صندوق التكافل العائلي.

   كما أمرناه أيضا، بأن يرفع إلى جلالتنا اقتراحات بشأن تكوين لجنة من ذوي الاختصاص، لإعداد دليل عملي، يتضمن مختلف الأحكام والنصوص، والإجراءات المتعلقة بقضاء الأسرة، ليكون مرجعا موحدا لهذا القضاء، وبمثابة مسطرة لمدونة الأسرة، مع العمل على تقليص الآجال، المتعلقة بالبت في تنفيذ قضاياها الواردة في قانون المسطرة المدنية، الجاري به العمل.

   كما يتعين القيام بحملة إعلامية موسعة، لتوعية كل الفئات الشعبية بأهمية هذا الإصلاح، بمشاركة الفعاليات الفقهية والفكرية والسياسية.

   ومهما كانت أهمية القضايا المعروضة عليكم، فإن القضية الوطنية المقدسة للوحدة الترابية للمملكة، تظل في صدارة ما يتعين أن نعبىء أنفسنا جميعا له، داعين إياكم إلى تفعيل الدبلوماسية البرلمانية، في الدفاع عنها، في كل المحافل والمناسبات، بكل إقدام وفعالية، منوهين بالإسهام القوي لممثلي الأقاليم الجنوبية، في المؤسسات المنتخبة، المؤكد لانخراطهم في توجهنا الوطني، لتدبير شؤونهم المحلية، بصفة ديمقراطية، في إطار الوحدة الوطنية والترابية للمملكة، وتراص صفوف شعبنا العزيز حولها بقيادة جلالتنا.

   وإني لعازم على المضي بكل الإصلاحات الجوهرية، بمشاركة كل الطاقات الحية، وفي مقدمتها الشباب، لترسيخ روح المواطنة الايجابية لديه، بالإسهام في بناء مغرب الديمقراطية والتضامن والتنمية، الذي نجدد التأكيد على جعل هذه السنة، سنة تقوية ركائزه الكبرى ألا وهي.. الأسرة المستقرة والمدرسة الرائدة والجماعة المعبأة لخدمة الصالح العام، وتوطيد أركان الدولة الديمقراطية القوية، بمؤسساتها الفعالة.

والسلام عليكم ورحمة الله تعالى وبركاته».

(المصدر: موقع « وكالة أنباء المغرب العربي » الرسمية في المملكة المغربية)

وصلة الموقع:   http://www.map.co.ma/mapara/ara.htm


 

حرية الرأي الديني بين التخصيص والتعميم

 

بقلم: الدكتور عبد المجيد النجار – مفكر إسلامي تونسي.

 

هل كل مسلم له أن يدلي برأيه في تفسير الدين و بيان مدلولاته و شرح مفاهيمه، أم أن ذلك شأن بعض من الناس خاصة دون غيرهم من عامة المسلمين؟ و إذا كان الأمر خاصا فمن هم أولئك الخاصة الذين يحق لهم القول في الدين و لا يحق لغيرهم القول فيه برأي؟ إنه سؤال أثير قديما، وهو يثار اليوم بصفة صريحة حينا و بصفة ضمنية أحيانا، و تختلف فيه الأجوبة إلى حد التضارب مما يستلزم المزيد من الحوار لتحرير الجواب، إذ هو يتعلق بصفة مباشرة بمسألة حرية التعبير و تعددية الرأي التي هي إحدى أهم المسائل العالقة اليوم بواقع المسلمين، و التي تشهد اضطرابا كبيرا على مستويات عدة. إن الناظر في الأجوبة على السؤال المطروح كما هي متداولة اليوم يجد أنها في عمومها تعود في معرض تعددها إلى جوابين متقابلين، إما تقابلا حجاجيا مباشرا ، أو تقابلا بالمواقف العملية في الإدلاء بالآراء والشروح المتعلقة بالمفاهيم الدينية، و في ممارسة المقتضيات الواقعية لتلك الآراء و الشروح، و هما جوابان يميل أحدهما إلى التخصيص في تقرير حق التعبير عن الأفهام الدينية، بينما يميل الآخر إلى التعميم في ذلك. و خلاصة الجواب الأول أن القول في الدين لا ينبغي إلا أن يكون صادرا عن علم بالدين، و هذا العلم أصبح اليوم في ضوء توسع المعرفة و تشعبها اختصاصا قائما بذاته، و إذن فإن التصدي لبيان المفاهيم الدينية ينبغي أن يكون مقصورا على المتخصصين في علوم الدين دون غيرهم، و كثيرا ما يساق في الاحتجاج لذلك أنه كما يجب أن يقتصر التطبيب على المختصين في علوم الطب، و أن يقتصر العمل الهندسي على المختصين في الهندسة، و أن يقتصر العمل التصنيعي في أي مجال من المجالات على المختصين فيه، فإنه يجب أيضا أن يقتصر القول في الدين على المختصين في العلوم الدينية. و ينصرف المقصود بالاختصاص في الدين في الغالب إلى التخرج بالعلوم الدينية من المؤسسات التعليمية الإسلامية، و قد ينصرف أيضا إلى معنى تبوئ المناصب الدينية من إمامة و قضاء و إفتاء و ما شابهها. و خلاصة الرأي الثاني أن الإدلاء بالرأي في الدين هو من حق كل مسلم، سواء كان مختصا في العلوم الدينية و في الوظائف الدينية أو غير مختص فيها، إذ التكليف بالدين هو تكليف شخصي لكل إنسان بعينه، فمن حيث المبدأ كل إنسان تحمل هذا التكليف بالدين له الحق في أن يحصل فيه فهما، و أن يدلي فيه برأي،. و يقال في مقام الاحتجاج لهذا الجواب إن الإسلام ضبطته مصادر موثوقة ثابة، و إن تلك المصادر موفورة بين أيدي المسلمين كافة، و إن الإسلام لم يوكل شرح الدين و بيان مفاهيمه إلى طبقة خاصة من رجال الدين تستأثر بمصادر و أسرار دون غيرها من الناس، و إنما أشاع الأمر بين عامة المؤمنين، و أتاح لهم ذلك على وجه المساواة بحفظ المصادر و سيرورتها بينهم، في حين أن التطبيب و غيرها من الصناعات ليست مناط تكليف للكافة، و إنما أنيطت بعهدة البعض دون آخرين، فوجب فيها الاختصاص و لم يجب في الأفهام الدينية والتعبير عنها. و لو ضربنا هذا الرأي و مستنداته بذاك الرأي و حججه، و حاكمنا الكل إلى ميزان من الأصول المتعلقة بهذا الشأن من ذات الدين، و إلى المضاعفات التطبيقية التي أفرزتها التطبيقات العملية لكلا الرأيين، لتبين من خلال ذلك المجال المشروع للحرية الفكرية في حقائق الدين و في التعبير عنها لوجدنا حاجة إلى التفصيل في الأمر و التدقيق فيه بما قد ينتهي إلى تصور أكثر وضوحا و انضباطا من ذينك الجوابين المتقابلين على سبيل الحدية. و في سبيل ذلك فإنه ينبغي بحث الأمر من الناحية المبدئية العقدية، و من الناحية المنهجية. أما من الناحية المبدئية العقدية، فإن فهم حقائق الدين هو جزء من التكليف به، و بما أن التكليف بالدين هو تكليف فردي يتحمل فيه كل إنسان مسؤولية عينية، فإن الفهم يكون تبعا لذلك مسؤولية عينية يتحملها المسلم بحرية كاملة، على معنى أن كل مسلم مكلف بأن يفهم دينه في مقتضياته النظرية و العملية من مصادره الأصلية بصفة مباشرة و على وجه النظر الحر، و ذلك هو الأصل في تحمل الدين بالفهم، وهو مناط المسؤولية في يوم الحساب. إلا أن المسلم لو عاقته بعض العوائق عن الفهم المباشر للدين فإنه مكلف بأن يستعين بمن يساعده على الفهم، وهي مساعدة تندرج ضمن مسؤوليته الفردية التي يتحملها في التكليف بالدين، و ليست بحال من الأحوال واسطة بينه و بين دينه تعفيه من ذلك التكليف، أو تسلب حريته في الفهم لتجبره على وجهة معينة في الفهم جراء تلك الواسطة، و هذا ما يكفل للمسلم من الناحية المبدئية مجالا واسعا من الحرية الفكرية في فهم الدين هي جزء من الجرية في التدين إيمانا و عملا من حيث الأساس، إذ لا إكراه في الدين كما هو معلوم، و يتبع تلك الحرية في الفهم مقتضاها من الحساب على ما إذا كان المسلم قد تحرى الفهم الصحيح لدينه و توسل إلى ذلك بالذرائع المناسبة سواء على وجه السعي الذاتي أو على وجه اتخاذ الواسطة المساعدة أو هو قصر في ذلك. و من حيث المبدأ يتبع حرية التفكير في المفاهيم الدينية حرية في التعبير عما يقع الوصول إليه من الأفهام، وذلك حينما يستوجب الأمر الشرح و البيان تبليغا لها أو استدلالا عليها أو محاجة لدفع ما يعارضها، فمن حق كل مسلم أن يعبر عما وصل إليه فهمه من المقتضيات الدينية، و ليس لأحد الحجر عليه في ذلك من حيث المبدأ بسبب تخصيص هذا الحق ببعض المسلمين دون بعض من منطلق تمييز مسبق لاعتبار شخصي أو طبقي أو عرقي أو لأي اعتبار آخر متعلق بأصل مبدئي يميز بين المسلمين في حق التعبير عن أفهامهم الدينية، فيبيح هذا الحق للبعض و يمنع منه آخرين. و لكن قد تطرأ أسباب عارضة تقيد هذا الحق في التعبير عن الرأي الديني كما تعرض أسباب لأي ضرب من ضروب الحريات الأخرى فتقيدها، و ذلك من مثل ما إذا كان التعبير عن الفهم الديني ينحو منحى قدحيا تحقيريا يهين المؤمنين و يسيئ إلى مشاعرهم ، أو كان تعبيرا عبثيا مستهترا يقلب المعاني رأسا على عقب، وينسف ما هو ما إجماع من قبل أهل العقول، أو كان مدعاة لفتنة يبيت فيها الخداع و الغواية و التغرير، ففي هذه الحالات يمكن أن تقيد حرية التعبير عن الفهم الديني بقدر ما يحول بينها و بين ما تفضي إليه من أضرار، و ذلك شأن عام في تقييد أي وجه من وجوه الحرية يكون مسموح به من حيث المبدأ، و لم يعرف في التاريخ قديمه و حديثه إطلاق للحرية يعلو على هذه القيود. و لكن إذا كانت حرية القول في الدين مكفولة للمسلم تفكيرا و تعبيرا من حيث المبدأ العقدي، فإنها من حيث المبدأ المنهجي تستلزم مقتضيات تقوم مقام الشروط الموضوعية التي لا يمكن أن تتم ممارستها إلا من خلالها، و إلا فإنها قد تؤول إلى ضرب من العبثية التي إن لم تفض إلى بعض المحاذير المذكورة آنفا فإنها لا أقل من أن تفضي إلى إضاعة الأوقات و التشويش على الناس بما لا يفيد. و تتعلق هذه الشروط الموضوعية بامتلاك الأدوات التي تمكن من الفهم للمدلولات الدينية و التعبير خنها، إذ لا يتعلق الأمر بمحض الاجتهاد الشخصي أو الابتكار الذاتي، و إنما يتعلق بمدلولات تضبطها نصوص محددة هي مصدر الدين الذي لا مصدر سواه، وهو ما يجعل الفهم إنما يدور على البحث عما هو مراد من تلك النصوص و مقاصد مشرعها منها و ليس على مجرد الاجتهاد الشخصي ابتداء. و حينما يكون الأمر كذلك فإن الموضوعية تدعو إلى أن يكون الرأي الديني صادرا عن علم بما يتعلق بالمصدر الذي يضبط المدلولات الدينية، و ذلك من حيث تاريخه و بناؤه اللغوي و كيفيات دلالاته، و مقاصده الفلسفية العلايا، و من حيث تجارب الاجتهادات السابقة التي تفاعلت معه في هذا الشأن فأثمرت أفهاما كثيرة على مر العصور، فالحرية في إبداء الرأي الديني لكي تكون حرية جادة و مسؤولة ينبغي أن تكون مبنية على هذه المعطيات في حدودها الدنيا كما هو الشأن في إبداء الرأي في أي قضية من القضايا الفكرية و العملية فيما تقتضيه الأحكام فيها من الانبناء على المعطيات الموضوعية، و إلا انقلب الأمر إلى ضرب من التهريج الفكري الذي هو إلى العبث أقرب منه إلى المسؤولية الجادة. إذا جمعنا ذلك الوجه المبدئي فيما يتعلق بحرية القول الديني تفكيرا و تعبيرا إلى هذا الوجه المنهجي المقتضي لامتلاك الأسباب الموضوعية الممكنة من أن يكون ذلك القول جديا و الحرية فيه حرية مسؤولة تحصل من هذا الجمع أن المسلم من حقه باعتباره مسلما أن يفهم دينه بملء حريته في التعبير، و لكن ذلك مشروط بقيود منهجية موضوعية من شأنها أن تعصم تلك الحرية من أن تؤول إلى الفوضى بما تحدثه من الفتنة، أو إلى إهدار الجهود سدى بما تسقط فيه من العبثية، و ذلك إذا إذا هي تفلتت من تلك القيود، و أرسلت إرسالا غير مسؤول. و على هذا الميزان في حرية الرأي الديني جرى الأمر في العهد الذهبي للفكر الإسلامي، إذ لم يحجر على أحد من المسلمين أو على أية فئة منهم أن يكون لهم تفكير في فهم دينهم أو تعبير عن ذلك الفهم، و انفسح المجال واسعا في ذلك لكل من طلبه، و منه نشأت تلك الحركة العلمية النشيطة التي أثمرت فقها هو من الثراء بحيث تباهى به الأمة الإسلامية الأمم، وهو من التنوع في الآراء و من التقابل فيها تقابلا يبلغ درجة التعارض أحيانا بحيث يعكس الحرية الواسعة التي كانت متاحة للمسلمين أو عن فئة منهم المشاركة في الحركة الحوارية الفقهية بالتفكير و التعبير ما عدا حالات نادرة تبين فيها الإخلال الفادح بالشروط المنهجية الموضوعية مما أفضى إلى الفتنة أو خيف من وجه الترجيح إلى الإفضاء إليها. و لكن لما ضعفت الحركة العلمية الإسلامية، و اختلت كثير من الموازين في ضبطها و توجيهها، اختل هذا الميزان المتعلق بحرية التفكير الديني أيضا، فإذا قيود كثيفة تقيد بها تلك الحرية، و إذا تلك القيود التي عرفت غالبا تحت اسم شروط الاجتهاد تشبه أن تكون أغلقت باب التفكير في الشأن الديني و التعبير عنه دون سائر المسلمين، و خصت به فئة قليلة منهم يكاد لا يكون لها هي أيضا وجود في أغلب الأحيان جراء قسوة تلك القيود، و انتهى الأمر إلى ما يشبه الوجهة الواحدة في الفهم، و أهدرت أو كادت التعددية في الاجتهادات الدينية تفكيرا و تعبيرا. و لما كان ذلك مخالفا للمخزون الثقافي الإسلامي الذي انبنى على التعددية في هذا الشأن وقع رد فعل اكتسى صبغة التفلت من القيود المنهجية، و قد اشتد هذا التفلت بتأثير الهجمة الثقافية الغربية على العالم الإسلامي، تلك التي أصبح النص الديني بسببها يحمل مفاهيم خارجية لا تتحملها تعابيره و لا مقاصده، فإذا الفهم الديني والتعبير عنه يتم من قبل الكثيرين بدون أي امتلاك لأسباب الموضوعية المتمثلة في الأدوات الأولية للفهم، و إذا الأمر يسفر في محصلته عما ذكرنا في صدر هذه المقالة من تيارين متقابلين في شأن حرية الرأي الديني يميل أحدهما إلى تخصيص يشبه أن يكون إهدارا لهذه الحرية من حيث المبدأ، و يميل الثاني إلى تعميم يشبه أن يكون إهدارا للمبدأ المنهجي المقارن لمبدأ الحرية. و إذا ما حكمنا في هذين التيارين ميزان القسط الجامع بين مبدأ الحرية في الفكر الديني من جهة و بين مبدأ الالتزام المنهجي الموضوعي من جهة أخرى، فإن هذا الميزان يكشف عن شطط في كل منهما اختلت به تلك المعادلة بين الطرفين التي كانت قائمة في العهد الذهبي للفكر الإسلامي، وهو ما يقتضي التقويم ليستوي الفكر الديني على أصله في الحرية فهما و تعبيرا، و لكنها الحرية المنضبطة بالشروط المنهجية. و في هذا الصدد فإننا لا نرى مبررا لما يقال من أن إبداء الرأي في الدين ينبغي أن يكون حكرا على مجموعة من المختصين مثل إبداء الرأي في الطب أو في الهندسة أو في أي اختصاص علمي آخر، ذلك لأن فهم الدين من حيث المبدأ هو مسؤولية مشاعة بين المسلمين تنضوي تحت مسؤولية التكليف بالدين عموما، فكل مسلم بل على كل مسلم الحق في أن يقوم بها باجتهاده إن توفر على إمكان ذلك، أو بالاستعانة بغيره إن لم يتوفر عليه، ثم إن التعبير عن ذلك الفهم هو أيضا من حيث المبدأ حق مشاع لا يستثنى منه مسلم، إلا إذا أدى إلى فتنة أو كان عملا عبثيا، فتقيد الحرية اعتبارا لتلك العوارض لا لأصل المشروعية. و ما يقال من أمر الاختصاص على أي وجه حمل معناه ليس بميزان صحيح يضمن الرشد في الفهم و يعصم من الخطأ فيه، و الشاهد على ذلك أن كثيرا ممن يعتبرون من المختصين باعتبار التخرج من الدراسات الشرعية، أو باعتبار التصدي للمناصب الدينية من إمامة و غيرها نراهم اليوم يمارسون حرية التفكير الديني، فيتوصلون إلى تصورات في مسائل دينية يحملونها قناعة، و ينشرونها بين الناس دعوة، و الحال أنها تصورات كثير ما يجانبها الصواب لسقوطها في الجزئية، و تغافلها عن المقاصد الشرعية، وهي تحدث بذلك أحيانا فتنة بين الناس، و تكون لها آثار مرهقة للإسلام و المسلمين. و في مقابل ذلك فإن ثلة من المصلحين الدينيين و المفكرين الإسلاميين ليس لهم صفة التخصص المجيز لحرية الرأي الديني على رأي من يذهب إلى ذلك، لا على معنى التخرج من المعاهد الشرعية، و لا على معنى تبوئ المناصب الدينية، و لكنهم لما مارسوا حريتهم في التفكير و التعبير أبدعوا في إصابة الحقيقة من حيث الفهم، كما أبدعوا في تبليغها إلى الناس، و في أن يحدثوا بها إصلاحات فردية و اجتماعية مشهودة، ومن أولئك على سبيل المثال محمد إقبال حسن البنا و سيد قطب، فهؤلاء و كثير غيرهم لم يكونوا من المختصين في العلوم الشرعية، و لكنهم باعتبارهم مسلمين نظروا في دينهم نظرا حرا مع امتلاك الأدوات المنهجية لذلك النظر، فتوصلوا إلى أفهام في جملة من قضاياه تحمل من الحق لما عبروا عنها تعبيرا حرا أيضا ما جعلها تحدث تغييرا إصلاحيا واسعا. و لكننا في ذات الوقت لا نرى من مبرر لموقف كثيرين لم يمتلكوا من الأدوات المنهجية و لا من الشروط الموضوعية للنظر في الدين شيئا، ثم هم باسم حرية الرأي الديني يتصدون للإفتاء الأكبر في أمهات القضايا الدينية، بل قد يتصدون أيضا للإفتاء في تفاصيل الأحكام الجزئية ذات الطبيعة الفنية الدقيقة، فإذا هم يصدرون من الآراء و الأفهام و الأحكام ما يعبرون عنه على أنه من حقيقة الدين و من مقتضيات مقاصده، و لكنه في حقيقته لا يعدو أن يكون من محض آرائهم هم التي اخترعوها أو استجلبوها، ثم أظهروها على أنها فهم ديني ناشئ من النظر الحر في مصادر الدين، فكان ما انتهوا إليه بفقدانهم للشروط المنهجية و الموضوعية أقرب إلى العبث منه إلى الجد، و إلى الإسقاط منها إلى التفكير الحر. و بين الميل إلى ذلك التخصيص لحرية التفكير الديني و التعبير عنه، و الميل إلى ذاك التعميم المتفلت من القيود المنهجية و الموضوعية يمكن أن تستوي المعادلة بما استوت عليه في بادئ أمرها، و ذلك بأن تكون الحرية في الرأي الديني تفكيرا و تعبيرا حقا مشاعا للمسلمين عامة، غير محصور في أفراد أو فئات منهم على أي اعتبار من الاعتبارات، و أن يكون ذلك الحق مشروطا بامتلاك أسبابه المتمثلة في الحد الأدنى من الشروط المنهجية التي تمكن من النظر في الدين للتوصل إلى أفهام في أحكامه و مقاصده و مقتضياته. و إذا ما استوت المعادلة على هذا النحو، فاكتسى النظر الحر في الشأن الديني الإخلاص و الجدية، و ابتعد عن الدسيسة و العبثية، فلا ضير أن تنتج تلك الحرية تعددا في الاجتهادات و الآراء، مهما يكن ذلك التعدد بالغا مبلغ التقابل أو التناقض، لأن الحكم في الحكم في سوق الحوار الدائر بين تلك الاجتهادات و الآراء سيكون هو سلطان الحجة العلمية نقلية و عقلية، و سيكون لهذا السلطان قوة الفرز بين ما هو صحيح فيبقى وبين ما هو خاطئ فيبطل، و بين ما هو راجح فيعمل به و بين ما هو مرجوح فيحفظ في الذاكرة الثقافية عسى أن يرجح في يوم ما أو في ظرف ما فيعمل به، و تلك هي الآلية التي ازدهرت بها الثقافة الإسلامية، وأثرى بها التراث الفقهي و العقدي ثراء تباهى به الأمة الإسلامية بين الأمم، وهي الآلية ذاتها التي يمكن أن تعيد الفكر الديني إلى سالف عهده حرا متعددا ثريا. (المصدر: مجلة الوحدة الإسلامية بتاريخ 2 أكتوبر 2003  نقلا عن العدد 14 من مجلة رؤى الفصلية الصادرة بباريس)

وصلة الموضوع: http://www.alwihdah.com/view.asp?cat=1&id=458

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