Kalima: LâAlgĂ©rie censure Radio Kalima Le Figaro: Al-Qaida au Maghreb taxe les trafiquants de drogue AFP: La CITES refuse sa protection aux coraux prĂ©cieux, malgrĂ© la menace El Watan: El Oued : Saisie de 750 kg dâail tunisien Le Post.fr : Paris: un adjoint au maire Ă©cope de 6 mois de prison avec sursis pour violences conjugales Prof. Nurit Peled-Elhanan: Je prendrai le deuil pour la Nakba
LâAlgĂ©rie censure Radio Kalima
ProposĂ© parDjamel Belayachile Samedi 20 mars 2010 La sociĂ©tĂ© Eutelsat a cessĂ© de diffuser jeudi, sur son satellite Hotbird, les programmes de Radio Kalima. Lâantenne indĂ©pendante, que se partagent deux rĂ©dactions algĂ©rienne et tunisienne, dĂ©nonce une censure commanditĂ©e par les autoritĂ©s algĂ©riennes. Radio Kalima nâa apparemment plus droit de citĂ©. La sociĂ©tĂ© Eutelsat a brutalement mis fin jeudi Ă la diffusion, sur son satellite Hotbird, de cette antenne indĂ©pendante partagĂ©e entre une rĂ©daction algĂ©rienne et tunisienne. Eutelsat a annoncĂ© au provider de Radio Kalima, basĂ© Ă Chypre, quâil cessait sa diffusion au motif que celle-ci ne dispose pas de licence. « Licence ? Quelle licence ? Cela nâa pas de sens, sâemporte, incrĂ©dule, Yahia Bounouar, le directeur de Radio Kalima-AlgĂ©rie. A considĂ©rer que câest vrai, pourquoi ne nous ont-ils pas contactĂ©s pour nous prĂ©venir, ou pour nous dire quâil fallait fournir X document ? ». Pour lui, le doute nâest pas permis. « Nous avons Ă©tĂ© censurĂ©s Ă la demande des autoritĂ©s algĂ©riennes », dĂ©nonce-t-il. MĂȘme son de cloche chez la militante tunisienne des droits de lâhomme Sihem Bensedrine, qui assure la rĂ©daction en chef de Radio Kalima-Tunisie. Pour elle, lâargument dâEutelsat est sournois : « Câest vrai que localement, il faut disposer dâagrĂ©ments auprĂšs des autoritĂ©s algĂ©riennes et tunisiennes pour exercer. Mais pas pour avoir une frĂ©quence. Câest lĂ quâil y a confusion des genres ». CoĂŻncidence troublante : la veille de lâinterruption de son signal satellite, mercredi, le site Internet de Radio Kalima a progressivement cessĂ© de fonctionner depuis lâAlgĂ©rie. « Nous craignons que cet acte de censure nâinaugure le dĂ©but dâun contrĂŽle dâInternet dans le pays », sâest inquiĂ©tĂ© Reporters sans frontiĂšres (RSF) dans un communiquĂ©, vendredi. « Nous demandons aux autoritĂ©s algĂ©riennes de fournir des explications et dâordonner le dĂ©blocage immĂ©diat du site, effectuĂ© de maniĂšre arbitraire », dĂ©nonce encore le texte. LâONG de dĂ©fense de la libertĂ© de la presse a Ă©galement adressĂ© une correspondance Ă la sociĂ©tĂ© Eutelsat lui demandant des explications. « Si Eutelsat ne se ressaisit pas, nous ferons valoir nos droits par voie judicaire », affirme Sihem Bensedrine. ContactĂ©e par Afrik.com, la sociĂ©tĂ© nâa pas donnĂ© suite Ă nos sollicitations. Touche pas Ă mon audiovisuel ! Pour les responsables de Radio Kalima, les raisons de cette censure sont claires : les autoritĂ©s algĂ©riennes et tunisiennes veulent absolument garder leur monopole sur lâaudiovisuel. Créée fin janvier 2010, Radio Kalima-AlgĂ©rie est la seule radio privĂ©e Ă Ă©mettre dans le pays. Elle a remis en cause le monopole dâEtat imposĂ© au secteur depuis 1962, annĂ©e de lâindĂ©pendance. En Tunisie, il existe trois radios et deux tĂ©lĂ©visions privĂ©es. « Mais elles sont toutes dĂ©tenues par des proches du prĂ©sident Ben Ali », indique Sihem Bensedrine, qui nâa jamais pu dĂ©crocher dâagrĂ©ment pour son mĂ©dia. Les locaux de Radio Kalima Ă Tunis, lancĂ©e en 2008, sont sous scellĂ©s depuis plus dâun an, et Bensedrine, sous le coup de poursuites judiciaires, vit aujourdâhui en exil en Espagne. Sâagissant de la censure sur Internet, « lâAlgĂ©rie sâest rĂ©cemment dotĂ©e de matĂ©riels et Ă©quipement dernier cri et mĂȘme envoyĂ© des agents en formation en Tunisie », indique Yahia Bounouar. « RoutiniĂšre en Tunisie, elle est en train de devenir un modĂšle qui sâexporte dans les pays voisins », constate de son cĂŽtĂ© Sihem Bensedrine. Ce nâest pas tout Ă fait la premiĂšre fois quâun site Internet est bloquĂ© en AlgĂ©rie. RĂ©putĂ© proche des islamistes, le site dâun mouvement dâopposition nommĂ© Rachad nâest plus accessible depuis le mois de janvier dernier. Les autoritĂ©s algĂ©riennes semblent avoir dĂ©finitivement entamĂ© le virage de la censure sur le Net.
Les islamistes armés escorteraient des convois de transport de cocaïne pour financer le terrorisme.
La drogue est haram («illicite») pour les djihadistes, mais rien n’interdit Ă al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) de tirer profit des nouvelles routes africaines de la cocaĂŻne pour diversifier ses revenus. Tel est le constat dressĂ© depuis quelques mois par la plupart des experts occidentaux ainsi que par Antonio Maria Costa, le directeur de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). «Dans le Sahel, les terroristes puisent dans les ressources du trafic de drogue pour financer leurs opĂ©rations, acheter des Ă©quipements et payer leurs troupes», explique le patron de la lutte antidrogue des Nations unies. «En Mauritanie, plusieurs enquĂȘtes judiciaires ont rĂ©vĂ©lĂ© l’implication de militants salafistes dans des affaires de trafic de stupĂ©fiants», prĂ©cise Isselmou Ould Moustapha, le rĂ©dacteur en chef de Tahalil, un hebdomadaire mauritanien indĂ©pendant. Il ajoute : «Les suspects ont dĂ©clarĂ© dans leurs aveux qu’un dĂ©bat sur la drogue s’est ouvert dans les campements clandestins d’al-Qaida. Il s’agissait de savoir s’il fallait s’opposer ou non au trafic dans les zones d’influence de l’organisation.» Des oulĂ©mas auraient tranchĂ© la question en proposant de prĂ©lever un impĂŽt sur ce transit de marchandises destinĂ© aux «impies des pays apostats».
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La derniĂšre affaire a Ă©clatĂ© dans la nuit du 25 au 26 fĂ©vrier – trois jours aprĂšs la libĂ©ration par l’Aqmi de l’otage français Pierre Camatte – lorsque les forces de sĂ©curitĂ© mauritaniennes ont tendu une embuscade Ă un groupe armĂ© en plein dĂ©sert, Ă la frontiĂšre de la Mauritanie et du Mali. Lourdement armĂ©s, les convoyeurs circulaient Ă bord de trois vĂ©hicules tout-terrain surpuissants qui escortaient un petit camion bourrĂ© de rĂ©sine de cannabis. Selon une source militaire citĂ©e par l’AFP, les accompagnateurs Ă©taient des «islamistes». «S’il n’est pas prouvĂ© que l’Aqmi est engagĂ©e en profondeur dans la contrebande, il ne fait aucun doute que des membres de l’organisation sont directement impliquĂ©s dans le trafic», affirme l’expert amĂ©ricain, David Gutelius.
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Le crash du Boeing de la cokeÂ
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Les djihadistes ont vu monter en flĂšche leurs prĂ©lĂšvements «douaniers» avec la transformation du Sahara en autoroute de la cocaĂŻne en provenance d’AmĂ©rique du Sud. La «poudre blanche» qui passe par le dĂ©sert est transportĂ©e par avion de la Colombie vers l’Afrique de l’Ouest. Puis, elle remonte vers l’Europe via le Sahel. Les contrebandiers suivent les anciennes routes des caravanes des marchands de sel. Ils y croisent les colonnes d’al-Qaida. Des alliances conjoncturelles se nouent entre les groupes.
En novembre, un Boeing 727 a ratĂ© un atterrissage sur une piste de fortune prĂšs de Gao dans une zone oĂč circulent trafiquants et terroristes. Pris de court, l’Ă©quipage de l’avion a brĂ»lĂ© sa cargaison avant de prendre la fuite. Dix tonnes de cocaĂŻne seraient parties en fumĂ©e. L’enquĂȘte a rĂ©vĂ©lĂ© que l’appareil affrĂ©tĂ© par un cartel sud-amĂ©ricain avait fait escale en GuinĂ©e-Bissau, la plaque tournante des mafias, avant de remonter vers le nord en pilotage manuel sans ĂȘtre repĂ©rĂ© par les radars. D’autres vols ont sans doute eu lieu avant le crash.
Quasi introuvable en AlgĂ©rie, la cocaĂŻne a fait son apparition chez une clientĂšle aisĂ©e depuis que ce pays est devenu une zone de transit. Le phĂ©nomĂšne inquiĂšte. RĂ©unis mardi Ă Alger, sept pays de la rĂ©gion ont annoncĂ© qu’ils allaient, en dĂ©pit de leurs tiraillements, resserrer les rangs face Ă la «collusion du terrorisme et du crime organisé». Reste Ă savoir s’ils parviendront Ă dĂ©passer les dĂ©clarations de bonnes intentions.
(Source: Le site du journal “Le Figaro” (Quotidien – France) le 19 mars 2010)
La CITES refuse sa protection aux coraux précieux, malgré la menace
El Oued : Saisie de 750 kg dâail tunisien
Paris: un adjoint au maire écope de 6 mois de prison avec sursis pour violences conjugales
Le Post.fr Dimanche 21 mars, 12h13 Yacine Chaouat, adjoint (PS) au maire du XIXĂšme arrondissement de Paris, en charge, notamment, de la mĂ©diation, a Ă©tĂ© condamnĂ© par le tribunal correctionnel Ă six mois de prison avec sursis et dix-huit mois de mise lâĂ©preuve, pour violences conjugales sur son Ă©pouse. En aoĂ»t 2009, Fatima, 21 ans, avait Ă©tĂ© battue Ă coups de ceinture et retenue Ă son domicile, alors quâelle venait dâarriver de Tunisie. La jeune femme avait portĂ© plainte contre son mari. Selon lâavocate de la jeune Ă©pouse, Yacine Chaouat « voulait la rĂ©duire Ă lâĂ©tat dâesclave ». Depuis, la jeune femme a entamĂ© une procĂ©dure de divorce. Voir les photos, les vidĂ©os et rĂ©agissez Ă l’info sur LePost.fr
Je prendrai le deuil pour la Nakba
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