14 octobre 2010

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TUNISNEWS 10 ème année, N° 3796 du 14.10.2010
 archives : www.tunisnews.net 


AISPP: Procès 13 octobre 2010

Liberté et Equité: Communiqué

LTDH – Section de Kairouan: Information

FCTC: Fayçal Tabbabi a réussi à résister à son expulsion ce matin

Parti « Tunisie Verte »: Communique de presse à proposDe la 4ème conférence Islamique des Ministres de l’environnement

AP: Exercice multilatéral anti-armes chimiques en Tunisie

Slim Bagga: Expropriation vengeresse

Dr.Mustapha BenJaâfar: Pour une transition démocratique en 2014

Abou Firas: A propos du texte « le regime voyou » du 10-10-2010


Association Internationale de soutien aux prisonniers politiques 43 rue Mokhtar Atya, Tunis Aispp.free@gmail.com Tunis, le 13 octobre 2010


·   Aujourd’hui mercredi 13 octobre 2010, Ryadh Ben Mohammed Lazhar Ben Mizouni Louati […], Anis Ben Habib Ben Salah Sliti […], Mouazz Ben Hédi Ben Mohammed Haïzem […], Nasreddine Ben Mnaouer Ben Taïeb Aloui […], Ounas Ben Ali Ben Sadok Frigui […] et Karim Ben Amor Ben Mabrouk Marzouki […] ont été déférés en état d’arrestation devant la treizième chambre de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Tahar Yefreni […] La Cour a décidé de reporter l’affaire au 20 octobre 2010 à la demande de la commission de la défense composée de Maîtres Abderrahmane Kraïem, Anouer Aouled Ali, Fethi Mouldi et Abdelhamid Amara […] ·   Aujourd’hui, mercredi 13 octobre 2010, la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, a examiné l’affaire n°21022 dans laquelle sont déférés Hédi Ben Monji Ben Hédi Hejri […], Mohammed Atef Ben Hassen Ben Boujemaa Sdiri […], Hatem Ben Naceur Ben Brahim Hermi […], Abidi Ben Hafnaoui Ben Youssef Labidi […], Saber Ben Mohammed Lazhar Ben Hammouda Dhahri […], Khelil Ben Moussa Ben Mbarek Gasmi […] et Mehdi Ben Azzeddine Ben Sadok Nsiri […] tous en état d’arrestation pour tenue de réunions non autorisées, adhésion à une organisation et à une entente en rapport avec les infractions terroristes, incitation à la commission d’infractions terroristes et à adhérer à une organisation terroriste. Lors de l’interrogatoire, les accusés ont nié ce qui leur était imputé. Puis la commission de la défense, composée de Maîtres Abdelfattah Mourou, Mourad Labidi, Rabeh Khraïfi, Samir Ben Amor, Raja Mediouni, Sihem Hajri et Saida Ghribi, a plaidé leur innocence […] A l’issue des plaidoiries, l’affaire a été mise en délibéré […] ·   Aujourd’hui, mercredi 13 octobre, la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, a examiné l’affaire n°20940 dans laquelle sont déférés Faïçal Abidi, Taïeb Bouthouri, Issam Bouzazi, Mohammed Khdhiri, Aymen Mosbah, Aymen Hosni, Mohammed Abderraouf Yansi, Hamza Mejri, Bilel Riabi, Lassaad Bouthouri, Aymen Labidi, Oualid Saïd, Mohammed Ali Oueslati, Oualid Hermi, en état d’arrestation, ainsi que Saïfeddine Ben Gomra, Ouejdi Arfaoui, en liberté et Bilel Chaouachi (en fuite), pour tenue de réunions non autorisées, et pour le premier : incitation à la commission d’infractions terroristes et à l’adhésion à une organisation terroriste. Le tribunal a décidé de reporter l’affaire au 27 octobre 2010 à la demande de la commission de la défense composée de Maîtres Farida Labidi, Lotfi Ben Youssef, Abdelfattah Mourou, Saïda Akrami, Mohammed Nasser Ben Boubaker, Imène Triki, Abdelhak Barchani, Karima Nefsi, Olfa Ben Romdhane et Othman Labidi […] ·   Aujourd’hui, mercredi 13 octobre 2010, Mohammed Ben Nayeb Ben Mohammed Bakkay, né le 21 avril 1979 et Oualid Ben Tahar Ben Ali Jarray, né le 1er mars 1987, ont été déférés devant la huitième chambre correctionnelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Lassaad Chammakhi, pour tenue de réunions non autorisées. Les deux jeunes ont été interrogés et ils ont nié ce qui leur était imputé. Puis ce fut le tour des plaidoiries de la défense, composée de Maîtres Samir Ben Amor et Najet Labidi qui demandé à ce qu’ils soient innocentés […] l’affaire a été mise en délibéré et le jugement sera prononcé le 16 octobre 2010. Ces deux jeunes habitent à Ben Guerdane. Ils ont été arrêtés en juin 2010. ·    Aujourd’hui, Mercredi 13 octobre 2010, Nasser Ben Ali Ben Béchir Jemaoui, né le 15 janvier 1981, Ramzi Ben Mohammed Béchir Ben Abdelhafidh Zaghdoudi, né le 14 février 1988, Noureddine Ben Taïeb Ben Ameur Benaïssa, né le 15 mai 1987, ont été déférés en état d’arrestation devant la huitième chambre correctionnelle du Tribunal de Première instance de Tunis, présidée par le juge Lassaad Chammakhi, dans l’affaire n°16966/2010, pour tenue de réunions non autorisées. Les jeunes ont été interrogés et ils ont nié ce qui leur était imputé, puis vint le tour des plaidoiries de la commission de la défense composée de Maîtres Mokhtar Jemaï, Samir Ben Amor et Ouiem Dabboussi, qui ont demandé que leurs clients soient innocentés, faute d’éléments légaux et considérant que les rencontres entre leurs clients étaient fortuites et ne revêtaient pas les conditions de publicité qui en font un délit de tenue de réunions non autorisées. L’affaire a été mise en délibéré et le jugement sera prononcé le 16 octobre 2010. Ramzi Zaghdoui et Noureddine Benaïssa sont étudiants à l’Institut supérieur d’informatique de Kairouan. ·     Aujourd’hui, mercredi 13 octobre 2010, des étudiants ont été déférés en état d’arrestation devant la huitième chambre correctionnelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Lassaad Chammakhi, dans l’affaire n°17472/2010 (Ammar Ben Houssine Ben Mohammed Bellili, né le 10 décembre 1985, Abdelkader Ben Younes Ben Amor Hosni, né le 24 février 1987, Ahmed Ben Fethi Ben Amor Soui’i, né le 27 décembre 1986) pour tenue de réunions non autorisées. Le tribunal a décidé de reporter l’affaire au 27 octobre 2010 à la demande de la commission de la défense composée de Maîtres Boubaker Ferhati, Chaouki Tabib, Mokhtar Jemaï et Henda Hermi. Les jeunes déférés dans cette affaire font des études supérieures à l’Institut supérieur d’informatique de Kairouan. ·    Aujourd’hui, mercredi 13 octobre 2010, Mohammed Ali Ben Hassen Ben Mohammed Mena, né le 11 mars 1985, Houssem Ben Abdelaziz Ben Ayadi Bilel, né le 8 décembre 1985, Mehrez Ben Mohammed Ben Younes Sultani, né le 4 octobre 1985 et Chaker Ben Mohammed Ben Belgacem Jendoubi, né le 27 décembre 1984, ont été déférés en état d’arrestation devant la quatorzième chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Mohammed Ali Chouikha, dans l’affaire n°8696/2010, pour tenue de réunions non autorisées, mise à disposition d’un local pour des réunions non autorisées et aide à une personne à quitter le territoire de la République sans document officiel. Le Tribunal a décidé de reporter l’affaire au 10 novembre 2010 à la demande de la commission de la défense composée de Maîtres Abdelfattah Mourou et Samir Ben Amor. Les jeunes déférés dans cette affaire habitent dans la région de la cité Ettadhamoun. Pour la commission de suivi des procès politiques Le Secrétaire général Maître Samir Ben Amor (raduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation indépendante de droits humains 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax : 71 340 860 Tunis, le 12 octobre 2010   Communiqué

Monsieur Zouhaïer Latif est un citoyen tunisien, détenteur de la carte nationale d’identité n°01990163. Il a la nationalité britannique. Il travaille dans les médias et il a est privé depuis 2004 de son passeport tunisien, sans aucune justification légale. Il a présenté une première demande près de l’ambassade de Tunisie en Angleterre en août 2008. Le citoyen tunisien Zouhaïer Latif s’obstine à récupérer son passeport qui est une composante indissociable de la reconnaissance de sa citoyenneté tunisienne. Il a ainsi déposé une seconde demande le 30 août 2010, enregistrée auprès de l’ambassade de Tunisie à Berlin où il vit actuellement. Comme il n’avait reçu aucune réponse claire à ce jour quant au devenir de cette requête et de ce droit, il a pris contact vendredi 8 octobre 2010 avec les services spéciaux pour demander des éclaircissements. Monsieur Zouhaïer Latif a affirmé à Liberté et Equité qu’il avait contacté le consul tunisien à Berlin directement par téléphone, qui lui avait affirmé ne rien savoir des raisons véritables à l’origine de cette privation de passeport et qu’il devait contacter directement les services spéciaux du ministère de l’Intérieur. Monsieur Zouhaïer Latif est entré en Tunisie à six reprises avec son passeport britannique en 2010. […] Pour le bureau exécutif de l’organisation Maître Najet Labidi Chargée du bureau des émigrés et des exilés (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 
 

Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme Section de Kairouan 13 octobre 2010   Information

Le tribunal cantonal de Kairouan a examiné aujourd’hui l’opposition présentée par les étudiants Houssine Souissi, 4ème année d’arabe, secrétaire général du Bureau Fédéral de l’UGET, Badreddine Chaabani, 4ème année d’arabe, membre du bureau fédéral, Othman Karaoui, 4ème année de philosophie, membre du bureau fédéral, Saber Selmi, 2ème année de français, militant syndical, contre le jugement prononcé par défaut contre eux en juillet 2010, les condamnant à une peine d’emprisonnement de trois mois pour « outrage verbal à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions ». A la demande de la défense composée de Maîtres Faouzi Mokkadem, Khaled Krichi et Choukri Belaïd, l’examen de l’affaire a été reporté au 27 octobre 2010. Ces étudiants avaient été renvoyés de la faculté à cause de leurs activités syndicales et politiques en mars 2009. […] Pour le comité de section Messaoud Romdhani (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 
Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR)

Fayçal Tabbabi a réussi à résister à son expulsion ce matin

 

Pour la 5è fois, Fayçal a réussi à résister à son expulsion ce matin ! Nous ne savons pas encore s’il est ramené au CRA de Rennes ou s’il est transféré dans un autre CRA… Fayçal Tabbabi est un Tunisien originaire de la ville de Redeyef, située dans le bassin minier de Gafsa. Il a participé dans son pays au mouvement de protestation pour le droit au travail et la dignité et contre la répression du pouvoir tunisien. Comme beaucoup de manifestants ayant fui leur pays, Fayçal a des craintes fondées en cas de retour forcé en Tunisie. Lors de son dernier passage au CRA de Rennes en février 2010, Fayçal a résisté à 4 tentatives d’expulsion et a été transféré dans 3 CRA différents avant d’être finalement remis en liberté par le juge à l’issue du 4è refus avec une interdiction du territoire de 2 ans ! Cette fois-ci Fayçal Tabbabi fait partie des 5 jeunes tunisiens, qui occupaient la Tour du Sillon de Bretagne à Saint-Heblain près de Nantes. Ils ont été arrêtés sur dénonciation et placés au CRA de Rennes. Ils sont tous sont issus de la ville sinistrée de Redeyef. Ces jeunes tunisiens sont :Fayçal Tabbabi, Marouane Ahmédi, Abid Ben Abdellah, Kamel Ben Abdellah, Saad Ben Abdellalh… Marouane Ahmédi a subi le même sort que Fayçal hier. Il a lui aussi réussi à résister à son expulsion et a été transféré au CRA de Palaiseau. Les 3 autres ont été présentés au consulat tunisien lundi et attendent leur laissez-passer. Fayçal Tabbabi est  le cousin de Yaya Tabbabi qui occupait également le même immeuble à Saint Herblain avant d’être viré par la police le 15 décembre 2009. Suite à cette expulsion Yaya Tabbabi avait choisi de partir en Belgique où il avait été interpellé le 31 Décembre 2009 avant de décéder 3 jour plus tard au centre de rétention de Vottem… La FTCR réitère son soutien à Fayçal Tabbabi et marouane Ahmédi et demande aux autorités françaises de les libérer et de régulariser leurs situations ainsi que celles des tunisiens originaires de Redeyef qui occupent actuellement le « Sillon de Bretagne »  à Nantes. Paris le 14 octobre 2010


Parti « Tunisie Verte »:

Communique de presse à proposDe la 4ème conférence Islamique des Ministres de l’environnement


Tunis,  le 5 Octobre 2010    Le 4ème congrès Islamique des Ministres de l’Environnement  a clôture ses travaux à Tunis .             Plus de 40 pays ont assisté à cette conférence. Ils ont  affirmé les préoccupations des pays Islamiques quant à leur  environnement, et leur attachement à la déclaration  de 2002 sur  le  développement  durable et les engagements de Djeddah pour ce même défi.             Ce congrès coïncide avec d’autres congrès mondiaux traitant  les défis de l’environnement, et le changement climatique et leurs conséquences, qui menacent   les pays  pauvres comme récemment les inondations  monstres au Pakistan.             Les désastres naturels ont détruit et sinistré plusieurs villages et forcé à l’exil  dix millions de citoyens pakistanais,             Les catastrophes naturelles dues à l’effet de serre et ses conséquences climatiques et économiques ont été  l’occasion de constater l’absence de solidarité mondiale face à la crise et son caractère dérisoire et tardif dans ce pays débordé par des guerres coûteuses et des interventions étrangères destructives.              Ces catastrophes ont démontré aussi que les pays pauvres restent seuls à affronter les séquelles de ces désastres  Nous affirmons de nouveau, que les problèmes  de l’Environnement : tarissement des sources  en eau, la désertification,  le déboisement et l’effet de serre, la pollution de l’air, de l’eau et du sol sont les principaux problèmes de ce nouveau siècle.     Ces défis ne peuvent être affrontés qu’avec davantage de solidarité internationale, et d’engagement des pays riches à appliquer les conventions internationales pour sauvegarder l’environnement, le développement durable et la lutte contre  la pauvreté.             Toutefois, nous devons rappeler à cette occasion que : 1-/ Le renoncement International à appliquer plus de 900 conventions et déclarations mondiales pour la sauvegarde de l’Environnement, à commencer par la déclaration de Barcelone 1976 pour la protection  de la Méditerranée, et finissant par le protocole de Kyoto 2005 2-/ La Garantie de la Démocratie, des droits de l’homme, le respect des libertés fondamentales, le Droit au développement, la transparence et la bonne gouvernance, la participation  effective et authentique de la société civile, sont des  facteurs décisifs pour le développement durable.             Notre Parti Tunisie Verte reste toujours privé de son droit légal et constitutionnel d’exercer librement ses activités. Son visa légal a été usurpé et octroyé à des ignorants. 3-/ Les pertes de l’économie mondiale dues à la déforestation ont été évaluées à 5 trillions de dollars et sont donc bien au-delà  des pertes de la récente crise financière mondiale.             Quant à la pollution de l’Ecosystème maritime et ses conséquences et dégâts qui conduisent  à la  destruction et  l’extinction de milliers d’espèces de la faune et de la flore  sont des dégâts irréversibles et inestimables.             Notre Parti a manifesté sa désapprobation et sa condamnation de tels crimes et de tels méfaits le 08-08-2010 dans un rassemblement de citoyens à la plage de Hammam-Lif sinistrée  par le déversement des eaux usées à l’eau de mer. 4-/ Les Pays Arabes et Musulmans détiennent plus de 75% des réserves mondiales de Pétrole et 40% de Gaz.             Cette richesse dilapidée est actuellement exploitée  d’une façon aléatoire et polluante. Actuellement en Iraq (occupé),il y a plusieurs champs pétroliers et zones urbaines polluées par l’Uranium appauvri . Ainsi les maladies du cancer ont atteint l’un des taux les plus élevés du monde. La détérioration économique et environnementale engendre  aujourd’hui plus de 5%  de perte du PIB de ces Pays. 5-/Récemment plus de 30 experts et savants nucléaires égyptiens ont Condamné, dans une motion la (corruption du nucléaire). Au moment ou nous  voyons plusieurs pays  arabes et musulmans s’engager dans  des projets énergétiques nucléaires sans consulter  sa société civile  et  politique, ni ses savants, cette orientation politique est très périlleuse et  menace sérieusement les projets d’énergie renouvelable propre et peu couteuse 6- /Les réserves en eau potable des pays musulmans sont évaluées à Environ  deux jours de leur consommation moyenne ! Et en même temps les sources d’eau sont gaspillées et polluées dans ces pays(en Egypte il y a actuellement 67 sites pollués le long du NIL) D’un autre cote, la spéculation de ces eaux  par des entrepreneurs véreux qui les mélangent  avec les eaux usées, a cause  la mort   de dix citoyens  dont des enfants par la typhoïde. L’absence d’une stratégie unifiée laisse le champ libre aux monopoles mondiaux pour spéculer sur cette richesse  naturelle stratégique à l’instar du  conseil  mondial des eaux Le contentieux Africain des Pays du Bassin du Nil, Alimenté par des puissances étrangères, doit être résolu par la sagesse, le dialogue, et la concertation.   Abdelkader Zitouni Coordinateur National du parti « Tunisie Verte » Membre du Parti Vert Européen, Membre de la fédération des verts africains, Membre de « Global Greens ».  E- mail : tunisie.verte@gmail.com Tel : 00.216.98.510.596 Fax : 00.216.71.750.907


Exercice multilatéral anti-armes chimiques en Tunisie


AP Jeudi 14 octobre, 17h40  Bouazza ben Bouazza La Tunisie abrite depuis quatre jours un exercice multilatéral destiné à faire face à une éventuelle attaque chimique, « Assistex 3 », placé sous l’égide de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et mettant à contribution des équipes spécialisées de Tunisie et de 10 autres pays parties à la convention sur l’interdiction des armes chimiques. Lire la suite l’article Les autres pays impliqués dans l’exercice sont l’Afrique du Sud, le Danemark, l’Espagne, la France, l’Inde, l’Italie, la Libye, le Royaume-Uni , la Suisse et la Turquie. Selon le porte-parole de l’OIAC, Michael Luhan, c’est la Tunisie qui, en tant qu’Etat membre, a proposé d’abriter cet exercice. « Cela ne veut pas dire qu’elle est menacée, mais c’est plutôt à titre préventif », a-t-il déclaré jeudi à la presse. « Tous les pays n’ont pas la capacité de faire face à une agression aux armes chimiques. Aussi, si un Etat membre venait à être attaqué, il a le droit de demander l’aide des autres Etats parties à la convention », a-t-il précisé. Entrée en vigueur en 1997, la convention sur l’interdiction des armes chimiques a été ratifiée par 188 Etats, soit 98% de la population mondiale et de l’industrie chimique. Seul sept pays n’en font pas partie: la Corée du Nord, Israël, la Syrie, l’Egypte, l’Angola, la Somalie et la Birmanie. M. Luhan a estimé que les armes chimiques continueront de représenter une menace tant que leur fabrication est autorisée. « C’est pourquoi, l’OIAC s’emploie à inciter les pays non membres à y adhérer ». En tout état de cause, les moyens existent actuellement, selon lui, pour détruire de telles armes en cas de guerre classique. « La seule crainte viendrait de leur utilisation dans des attaques terroristes », a-t-il ajouté. Encadré par une logistique civile et militaire tunisienne, l’exercice entamé lundi se poursuivait jusqu’à vendredi dans le complexe sportif de Radès (14 km de Tunis). Le scénario consiste, selon le responsable de l’OIAC, à tester les équipements et coordonner la réaction des équipes en place venues « volontairement ». Les tests étaient axés sur la détection, le secours des victimes et la décontamination de la zone par des spécialistes munis de masques à gaz. Des laboratoires d’analyse des produits chimiques utilisés et de grandes tentes pour les soins étaient installés tout autour des bâtiments occupés par le staff directeur des opérations. Selon M. Luhan, quelque 40.000 Iraniens souffrent encore des séquelles des armes chimiques utilisées durant la guerre Iran-Irak dans les années 1980. Depuis, environ 60% des armes chimiques ont été détruites à travers le monde. Les Etats-Unis qui détiennent à eux seuls 90% de ces armes, en ont détruit respectivement 80% et 50%, selon le porte-parole de l’OIAC. L’Inde, l’Albanie et un autre pays « qui ne veut pas être nommé » s’en sont totalement débarrassés. Quant à la Libye, qui a adhéré à l’OIAC en 2004, elle s’emploie à se doter des moyens de détruire son arsenal chimique, a-t-il ajouté en réponse à une question. « Assistex 3 » est le troisième exercice du genre organisé par l’OIAC après ceux ayant eu lieu à Zadar, en Croatie en 2002 et à Lviv, en Ukraine en 2005. AP


Expropriation vengeresse

Le 1 novembre prochain, le Tribunal de première instance de Tunis aura à se prononcer sur une affaire d’expropriation d’un vaste terrain acquis en 2006 à La Marsa par la Fondation Bouebdelli. Cette nouvelle tentative de spoliation intervient officiellement suite à la saisie du Tribunal par le ministère des Domaines publics qui entend annuler la vente par un promoteur privé du terrain en question. Le promoteur avait, à l’époque, exigé qu’il serait à usage d’école et de maternelle, clause respectée par l’acquéreur. De plus, le projet de construction était même agréé par le ministère de l’Equipement.  Les allégations de l’Etat ne tiennent enfin pas la route dans la mesure où une crèche existe à proximité de ce terrain. Mais qu’importe… Personne n’est dupe:  cette nouvelle manoeuvre où l’ombre de Carthage ne fait aucun doute a pour seule finalité de déposséder la famille Bouebdelli de leur propriété  pour se venger du président de la Fondation éducative. En attendant l’issue de ce procès, pensons tous à avoir le courage de faire parvenir, ce 1er novembre, des chrysanthèmes au couple de tyrans pour sa manière de gérer l’enseignement et l’éducation en Tunisie.   Slim BAGGA


Édito

Pour une transition démocratique en 2014


Dr.Mustapha BenJaâfar    Moins d’un an après les élections d’octobre 2009, on commence déjà à préparer celles de 2014. Des rangs du RCD et à l’entour, des voix courtisanes et intéressées ont accaparé les médias pour « implorer » le président Ben Ali qui entame  son dernier mandat afin qu’il se représente pour un nouveau mandat, le sixième depuis son accession au pouvoir, le 7 novembre 1987.    Cadeau empoisonné? La question mérite d’être posée. Car les termes de la Constitution font obligation au président de quitter le pouvoir en 2014. Ceux et celles qui lui demandent d’enfreindre la règle ou de la modifier le poussent, pour préserver leurs propres intérêts, à la faute. Coupables de faire fi de cette loi suprême qu’est la Constitution, ils oublient ou font semblant que le chef de l’État en est le garant et le principal gardien.    Moins préoccupée de la question de la succession qui, dans les rangs du pouvoir, tourne à l’obsession, l’opposition s’emploie à panser les plaies des élections de 2009 gâchées par le parti pris d’une administration aux ordres du RCD. Elle serre les rangs et s’organise à l’image de ce que font depuis quelques mois les partenaires de l’Alliance pour la citoyenneté et l’égalité. S’appuyant sur l’accord conclu sur le terrain lors des élections de 2009, cette alliance se veut ouverte à toutes les forces qui militent pour une alternance démocratique et pacifique, pour peu que ces forces s’engagent à respecter l’éthique du combat collectif et lui accordent la priorité par rapport à l’intérêt partisan ou personnel. Autre gage de son succès, l’Alliance doit se placer au plus prés des préoccupations des citoyens pour remobiliser les forces sociales détournées,  aujourd’hui, du champ politique.    L’entreprise peut paraître difficile mais l’intérêt national commande qu’elle soit tentée. Oui, il s’agit bien de l’intérêt national car le pays ne supportera pas les conséquences d’un autre ratage. Le rendez-vous de 2014 se présente comme une ultime opportunité pour engager l’avenir sur de nouvelles bases rompant clairement avec le système du parti hégémonique et de la pensée unique. Le dernier mandat présidentiel, s’il était débarrassé de l’enjeu personnel et du jeu suspect des coteries, pourrait être le mandat des réformes, ces réformes que le pays attend pour se mettre au diapason du monde moderne, ces réformes revendiquées par les forces vives du peuple qui ont l’ambition de voir le Tunisie à l’avant-garde des pays émergents et qui sont convaincues qu’un tel objectif ne peut être atteint sans démocratie politique et sans justice sociale.   Optimisme excessif? Peut-être, mais seule la conjugaison des efforts et l’obtention d’un consensus issu d’un véritable dialogue national sur la nécessité des réformes sont de nature à ouvrir de nouveaux horizons et répondre aux impératifs de l’heure : réhabiliter la République, établir un vrai pluralisme, préparer les conditions nécessaires pour des élections démocratiques en 2014. (Source: « Mouatinoun » organe du FDTL Nr 137.octobre 2010-10-07)


A propos du texte « le regime voyou » du 10-10-2010


Le texte paru dans l’édition du 10-10-2010 sous le titre « Le régime voyou » par le Groupe de citoyens libres mérite une large diffusion par la profondeur de son analyse, de sa pertinence et de sa clairvoyance. Nous devons réfléchir au pragmatisme des actions proposées, notre opposition devrait faire preuve d’humilité comme l’ont fait les auteurs de ce texte pour réfléchir aux actions proposées … qui dénotent d’un grand réalisme et d’un pragmatisme politique certain. Ne pourrait-on pas demander aux auteurs ou à d’autres bénévoles de traduire ce texte en arabe et lui assurer une large diffusion. Je partage l’opinion qu’il est utopique de croire que le changement politique sera pacifique, ou qu’il nous viendra par un appui externe quelconque .. Je partage également l’opinion que toute action sur le territoire tunisien est vaine .. ce régime a su mettre à sa bottetoutes les forces de sécurité, de sureté et de police. Il ya trés peu de pays qui peuvent se targuer de réussir un verrouillage aussi hermétique de la vie politique. A quand un forum de l’opposition unie  et même un gouvernement à l’exil pour dire : Non à une présidence à vie, Non à la manipulation de la constitution, Non à la manipulation de l’opinion publique, Non à Ben Ali, Non à sa famille nombreuse , Non à cette mafia au pouvoir qui continue tous les jours à saigner la tunisie et son peuple avec une arrogance et une impunité incroyables … N’est-il pas grand temps de nous réunir autour de ce combat noble pour notre liberté et de celle de nos enfants ? N’est-il pas grand temps de retrouver notre dignité bafouée ? Abou Firas.

 

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