12 juillet 2009

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TUNISNEWS

9 ème année, N° 3337 du 12.07.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Saisie du nr 506 du journal « Al Maoukif »: Communiqué de presse AP: Proche-Orient: Tunis salue les « prises de position positives » de Washington Dr.Mustapha Benjaafar: Les élections de la dernière chance ! Prof. Taoufik BACHROUCH: Démocratie, Obama et  voile AFP: Dix ans de règne de Mohammed VI: des réformes… et des points noirs Tout Sur l’Algérie: Terrorisme : l’armée déclenche une vaste opération de ratissage à l’ouest d’Alger AFP: Mali: libération du dernier otage occidental d’Al-Qaïda

AP: 2 US Marines killed in Afghan bomb blasts


 

Communiqué de presse

 

 
Le numéro 506 daté du 12 Juillet 2009 de l’hebdomadaire Al Maoukif a fait l’objet d’un traitement particulier des plus scandaleux. En effet, nous avons remarqué des dysfonctionnements dans la diffusion du journal constatés au cours de la matinée du 12 Juillet par plusieurs dizaines de lecteurs, qui nous ont donné l’alerte dans les quatre coins du pays. Il s’avère, en définitive, que la société de diffusion a délibérément réduit la « prise » du journal dans des proportions allant de 50 à 90 % de la diffusion habituelle (le numéro a été tiré à 8000 exemplaires) et qui a touché principalement le Grand Tunis. Cette mesure fait suite à une opération systématique d’intimidation des vendeurs par des agents en civil. Le résultat en a été qu’Al Maoukif a disparu de l’ensemble des kiosques les vendredi et samedi. Ces agissements constituent une saisie illégale qui n’ose pas dire son nom car ce dysfonctionnement et cette confiscation n’ont fait l’objet d’aucune mesure judiciaire. En réalité, outre la volonté de faire pression sur notre journal en raison de l’écho croissant rencontré auprès des lecteurs, deux éléments se sont conjugués pour « motiver » ces scandaleuses pratiques : a)    Nous avons consacré la Une à la couverture de l’agression perpétrée par des miliciens du RCD à Al Hichriya (Gouvernorat de Sidi Bouzid) contre des membres de la direction du PDP dont sa secrétaire générale Mme Jeribi. b)    C’est, toutefois, l’accusation lancée par Mme Jeribi au ministre de l’intérieur (qui a fait la manchette de la Une) qui a, semble-t-il, semé la panique dans les cercles du pouvoir. A présent, il est important de mettre en garde les autorités quant à la répétition du scénario de Vendredi dernier. Aussi, appelons-nous à une vigilance accrue de l’ensemble de nos lecteurs pour qu’ils nous alertent et qu’ils interviennent, le cas échéant, auprès des vendeurs. Nous dénonçons pour notre part cette censure déguisée et comptons prendre toutes les dispositions légales afin de défendre notre bon droit au cas où la situation créée cette semaine venait à perdurer, au moment où les échéances électorales approchent.                                                                      Tunis le 12 / 7 / ‏2009‏‏‏ Rachid Khechana Rédacteur en chef 

Proche-Orient: Tunis salue les « prises de position positives » de Washington

AP | 09.07.2009 | 17:31 Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a salué jeudi la politique adoptée par le président Barack Obama et son équipe pour impulser le processus de paix au Proche-Orient, en recevant les lettres de créance de nouveaux ambassadeurs accrédités à Tunis. C’est la première fois que le leader tunisien se prononce sur les initiatives prises dans ce sens par le nouveau locataire de la Maison Blanche, qui a fait de l’instauration de la paix dans la région sur la base de la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël l’une de ses priorités. Le chef de l’Etat tunisien a exprimé devant les diplomates sa « satisfaction au vu des prises de position positives de la nouvelle administration américaine, au sujet de l’approche de paix au Moyen-Orient et d’une solution fondée sur l’existence de deux Etats ». Il a par la même occasion exhorté les parties internationales et le Quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) à intensifier leurs efforts en vue d’assurer la reprise des pourparlers de paix et d’amener l’Etat hébreu à cesser ses activités de colonisation, « qui constituent un obstacle au processus de réglement ». AP  


Les élections de la dernière chance !

Par Dr.Mustapha Benjaafar Dans prés de trois mois, se dérouleront des élections  présidentielle et législatives. Les conditions dans lesquelles elles auront lieu et les résultats qui sortiront des urnes témoigneront de l’avancée ou du recul du processus démocratique en Tunisie. Depuis vingt ans le pouvoir est interpellé pour mettre en place les règles du jeu d’un vrai pluralisme. Il a fait jusques là la sourde oreille. De son coté l’opposition, soumise à une guerre d’usure permanente, ne parvient pas à peser sur le cours des événements. Il est donc impératif de changer le rapport des forces si l’on veut que le rendez vous de 2009 ne soit pas encore une répétition des élections précédentes. Concrètement, il y a un effort à faire pour que tous les acteurs s’accordent sur l’ordre des priorités du moment. Ce ne sera pas aisé mais c’est possible. Il ne s’agit pas pour nous d’occulter ni même de minimiser certaines divergences sur le projet de société considéré par certains courants comme prioritaire, et le FDTL fera tout ce qui est en son pouvoir pour rapprocher les points de vue ou tout au moins créer un climat de sérénité qui nous évitera de nous enliser dans des querelles marginales de nature à affaiblir  l’ensemble de l’opposition. Un dialogue sérieux est d’ores et déjà engagé avec nos camarades du PDP et nos camarades d’Ettajdid. Il a déjà abouti au communiqué commun signé par les trois partis qui interpelle le gouvernement et lui propose d’organiser un débat pluriel au sujet des conditions de base permettant que les prochaines élections soient organisées dans la transparence et que des chances égales soient garanties aux participants sans discrimination. Sur cette question, la balle est dans le camp du pouvoir. Les derniers développements ne poussent pas à l’optimisme, qu’il s’agisse du coup de force programmé contre le syndicat national des journalistes coupable de tenir à son indépendance, des obstacles que rencontrent les partis dans leurs activités au quotidien ou des agressions inadmissibles perpétrées contre des militants et des personnalités de la société civile. C’est à se demander si un courant au sein du pouvoir ne cherche pas à empêcher toute recherche de compromis avec l’opposition même lorsque celle ci fait preuve de pondération et de maturité en limitant ses revendications à l’essentiel.  En tout état de cause, nous n’abandonnerons jamais la lutte pour conquérir nos droits élémentaires, indispensables pour établir le lien avec nos concitoyens. Dans les conditions actuelles de monopolisation de la vie publique par le parti Etat,  Il faudra que l’opposition rassemblée pèse de toutes ses forces pour changer les règles du jeu. Sur ces règles, l’accord est fait. Si, pour l’opposition, le problème le plus délicat consiste à créer les conditions de la participation effective des citoyens : inscription sur les listes électorales, liberté et secret du vote, limitation du nombre des bureaux de vote pour faciliter la tâche des observateurs, criminalisation de la falsification à portée dissuasive . etc,  pour les trois partis signataires du dernier communiqué, la transition démocratique passe obligatoirement par l’instauration des règles minimales  indispensables à l’organisation des élections hors de la tutelle du ministère de l’intérieur. Il faudra, au terme d’un dialogue organisé par le gouvernement et groupant tous les partenaires, trouver la formule acceptable par tous d’une commission nationale de contrôle indépendante. Quant à l’observation étrangère souhaitable, nous pensons toujours que c’est au gouvernement de la revendiquer s’il estime, comme il le clame, que tout se passera dans la transparence. Au moment où il se prépare à négocier avec l’Union européenne le statut de partenariat avancé, il a tout à gagner en prenant une telle initiative au lieu de persévérer dans son attitude frileuse sous couvert d’un souverainisme dépassé. Lors de son congrès, le FDTL a décidé de participer aux élections législatives et de soutenir ma candidature à l’élection présidentielle. C’est notre vocation de participer aux élections et d’agir à travers les urnes pour un vrai changement démocratique. Encore faut il qu’il y ait une vraie compétition avec la même règle du jeu pour tous. Or, à quelques mois des élections nous souffrons d’une double discrimination. La première par rapport au parti du pouvoir, la deuxième tout aussi injuste et intolérable entre notre parti et les partis « parlementaires Si cet état de fait perdure, si à la disparité des moyens s’ajoutent les obstacles accumulés par une administration partisane, alors il n’y aura pas de compétition et les élections seront une partie à sens unique. Cette situation doit changer. Avant les élections. Cela ne peut se faire sans la volonté politique du gouvernement. Un changement d’attitude de la part du pouvoir peut réduire les fractures,  rompre le cercle de la méfiance,  mettre à profit le temps précieux qui reste  et ouvrir au pays de nouveaux horizons. Cela ne peut se faire sans le rassemblement des trois partis et l’accord des autres forces démocratiques du pays. Nous pourrons alors, pouvoir et opposition  éviter que les élections de 2009 ne soient une autre occasion perdue pour la démocratie car le désenchantement pourrait pousser le pays vers l’inconnu…    (Source : « Mouwatinoun » (Hebdomadaire – Tunis), organe du FDTL, nr 113 du 8 juillet 2009)

Démocratie, Obama et  voile

 

 
 Prof. Taoufik BACHROUCH   Obama, un islamo-chrétien on ne sait au juste (notez qu’il n’a pas bu de vin lors de son dernier dîner privé parisien), s’est cru autorisé de dire sa religion en matière de voile, au Caire même, en présence d’un aréopage de clercs musulmans et coptes, comme s’il avait pris rendez-vous avec lui-même. L’idée d’ingérence dans une question de conscience aussi cruciale ne semble pas lui avoir effleuré l’esprit. Cependant, poussant sa quête de conciliation entre Musulmans que le problème de la nudité féminine divise, il n’a pas trouvé mieux que de couper la poire en deux. Quiconque a le droit selon ses dires de disposer de son corps comme il l’entend, soit en le couvrant pour le dérober aux regards libidineux, ou en le dévêtant selon ses convenances pour l’offrir aux regards concupiscents. Ainsi, il confirme la division bipartite des femmes musulmanes en voilées de fait et dévoilées de droit, et ce conformément à la culture américaine en matière de droits de l’Homme et de libertés fondamentales. Du coup, il s’est promptement mis à dos les intégristes qu’ils fussent de profession de foi islamiste ou d’obédience féministe.   En fait, le voile pose un problème de fond qui reste entier sur le plan de la forme. Il n’est pas spécifique aux Musulmans. Son port prescriptif remonte à trois mille ans. Les Juifs (on leur attribue la signification non religieuse et par suite coutumière du voile)  et les Chrétiens (le fait de se couvrir la tête à l’église ne figure plus au code canonique depuis 1983 et le voile a été limité aux seules religieuses comme la mère Thérésa par exemple, mais un voile que Brigitte Bardot aurait revendiqué en son temps) le résolurent à leur manière : il n’a pas donné lieu à un psychodrame social comme chez nous, et il n’a pas été utilisé comme un prétexte pour exprimer une forme d’opposition ou larvée à des régimes en difficulté ou ouverte contre l’Occident. Du coup Sarkozi s’est cru en droit de marquer sa différence en précisant que dans un Etat laïc la religion est une affaire privée. Il en découle que l’american way de la laïcité se trouve en compétition avec le modèle français en la matière.   Le fond du problème reste intact. Peut-on le tirer au clair selon la norme musulmane aux prises avec ce qu’on appelle abusivement la modernité ? Beaucoup s’y sont essayés sans résultats probants et unanimes. Le problème a été mal posé. Le vocabulaire utilisé reste théologiquement imprécis. Le lexique arabe n’est pas d’un grand secours au plan sémantique. Le jilbâb et un qamîs ou vêtement  (thawb) plus ample que le khimâr et plus étroit que le ridâ’, au moyen duquel la femme se couvre la tête et la poitrine, le reste du corps n’étant pas concerné. Il est dit aussi que c’est un habit moins grand que la milhafa, celle dont la femme se sert pour se couvrir en la mettant par-dessus ses habits. Le hijâb est un rideau de séparation pour marquer l’intimité spatiale de la femme et la soustraire aux regards des intrus. Quand on en arrive au izâr, il est question de l’habit qui dérobe la femme aux yeux indiscrets, sans que l’on sache dans quelles proportions. La moulâ’atou évoque la couverture dont on s’enveloppe le corps dans sa totalité. Ar-raytou : une pièce d’un seul tenant. Al-bukhnouqou : serre-tête. An-nasîfou : la moitié d’un ridâ’. Le niqâb est le voile qui cache le visage à hauteur du nez (invalidé par al-Azhar en 2008). Le bourqo’  est une sorte de cagoule à deux trous qui ne laisse voir que les yeux ; il devient le waswasa si les trous sont plus petits ou la fente plus étroite.   Le lexique vestimentaire a pour particularité d’être modulable selon les régions et les traditions locales. Il est à géométrie variable selon et les époques. S’agit-il de quelque chose d’analogue au couvre-chef duquel la princesse de Palmyre nous donne un exemple sculpté ? Le voile ne serait à l’origine et en stricte orthodoxie selon le Coran que l’espèce d’habit ou foulard au moyen duquel la femme de condition libre est appelée à se couvrir les cheveux et le visage pour ne pas être reconnue par les passants et être importunée à l’instar des esclaves ; c’est un signe de statut juridique distinguant la femme libre qu’il faut protéger de la femme de condition servile qu’il est permis d’exposer.  Il sert à se couvrir la tête et non pas tout le corps. Mais du visage que faut-il dissimuler, tout ou partie : le front, les yeux, le nez, les joues, la bouche, le menton, le haut du cou ? Chacun y va de sa conception de la pudeur, ou maximaliste ou minimaliste. Si le voile a pour cause le harcèlement sexuel, à l’origine du moins, quand les femmes libres s’isolaient pour se soulager selon la tradition sans protection juridique, il pourrait devenir caduc aujourd’hui compte tenu du fait que cet abus constitue un délit en vertu de la loi qui en punit les auteurs. Le voile était destiné à circonscrire autrefois les pulsions libidineuses de l’homme, à haute époque. Mais aujourd’hui ?   Le débat sur le « strict apparent » féminin et l’ « hyper dissimulé » a été emprunt de puritanisme et de rigorisme dont seuls les fuqaha sont responsables, jadis, sur la base d’une mention coranique explicite mais imprécise, et d’un hadîth qui en étend le domaine en n’autorisant en matière de dévoilement que le visage et les mains, sans plus. La fatwa émise naguère par Othmane Belkhodja, un descendant turco-hanéfite comme par hasard, et non pas sunnite, considère que l’obligation faite aux femmes de se couvrir tout le corps n’a rien de canonique, ce en quoi il a raison. Il exclut toutefois le visage et les mains, ce en quoi il se conforme au Hadith. L’usage s’y est bien conformé. La symbolique du voile a la vie dure. Notre Tertullien national n’écrivait-il pas à Carthage voilà déjà un peu moins de deux mil ans et sur un ton péremptoire : « Une jeune fille sans voile n’est plus vierge ». Cela ne tient qu’à cela. Il est la ligne Maginot de la chasteté. L’Eglise d’Afrique eut des positions dures à ce sujet.   Il est un autre argument qui n’a jamais été mis en avant. Celui de la coutume, mise en exergue par Ibn Arafa à l’époque hafside et élevée à la dignité du Shar’ en matière de statut personnel. Là où on ne pouvait appliquer la sharî’ on pouvait se contenter de la coutume en tant que pratique sociale de substitution, transformée pour l’occasion en une source juridique du droit musulman. Les femmes bédouines appartenaient aux deux tiers de la population tunisienne, depuis un millénaire, sinon plus selon les époques. Elles furent si peu justiciables du droit canonique, puisque le bras de la justice religieuse se révéla parfois incapable leur rendre justice en exécutant des jugements rendus à leur avantage. Cependant elles portèrent la malya (al-malâ’a) qui laissait certaines parties prohibées de leurs corps exposé aux regards indiscrets : fentes latérales, bras nus, poitrine apparente au dessous du coup, pieds nus… Toutes ne portèrent pas la jubba et la maryoul fadhila, de création récente. Aucun faqih ne se mit en tête de les frapper d’anathème en les habillant de la tête aux pieds comme les citadines. Nulle obligation ne leur fut faite de se marier selon la Loi, bien que point de mariage licite sans acte notarié, alors qu’elles convolèrent en « injustes noces » selon la coutume ; cela faisait que de ce fait leurs couches pouvaient être considérées, et en stricte orthodoxie, comme illégitimes, ce qui n’a jamais été le cas. Cependant elles moururent en bonnes musulmanes. La pratique sociale traditionnelle acquit une force de loi opposable de fait à la loi des Fuqaha. Le voile est un phénomène citadin, socialement minoritaire, et territorialement restreint, auquel échappa ici et là la gente féminine ifrikienne au nom de la tradition, comme les Grecques et les Romaines avant elle. Intégrons alors la problématique de la femme bédouine à notre système référentiel, pour que la démocratie historique ait un sens. Sans transgresser le Coran (contrairement au jeûne et à la prière délaissés dans des proportions variables), nous courons le seul risque de contrevenir au Hadith qui se trouve par ailleurs comme étant authentique croyons-nous et explicite.    Le voilement des femmes pose un problème d’exégèse coranique encore irrésolu à ce jour, du seul point de vue lexicographique ; comme les habits féminins se dérobent concrètement à notre curiosité, on a eu tendance à le résoudre en des termes interprétatifs et prescriptifs, ce qui divise sous l’angle d’une certaine conception du positionnement par rapport à la modernité entre une nonne récusée et une libérée souhaitée. Historiquement, la majorité des femmes non citadines et à la limite non villageoises selon les endroits, ont opté pour un code vestimentaire voulu en non-conformité avec la norme stricto sensu des clercs, et ce au nom de la norme coutumière qui constitue un précédent historique de poids assimilable au droit. Si la liberté a un sens, la femme moderne peut se revendiquer de cet héritage sociologique, selon l’esprit de la démarche d’Ibn Arafa. L’idée n’a pas été creusée. Cependant on ne saurait soutenir que l’institution du voile n’a pas de relation essentielle avec le monothéisme, que le port du voile n’est pas sans fondement religieux et qu’en revanche le libre arbitre n’a pas son mot à dire en la chose. Telle est la quadrature du cercle. Notre esprit est-il incapable de la résoudre en des termes autrement que directifs, dans un sens ou dans un autre.    La circulaire sur le voile sera-t-elle abrogée en termes obamiens, maintenant que le modèle français pourrait ne plus être la seule source d’inspiration de notre laïcité ? Mais voilà qu’Obama s’est adressé à un auditoire de culture anglo-saxonne. Mais voilà qu’en écho Sarkosi re-soulève en pleines chaleurs estivales le problème du burqo’. Ah ce voile qui donne des nuits blanches aux grands de ce monde.  Prof. Taoufik BACHROUCH (Source : « Mouwatinoun » (Hebdomadaire – Tunis), organe du FDTL, nr 113 du 8 juillet 2009)
 

Dix ans de règne de Mohammed VI: des réformes… et des points noirs

RABAT, 12 juil 2009 (AFP) – Dix ans après son intronisation, le roi Mohammed VI du Maroc reste une énigme pour la plupart de ses compatriotes, qui dressent un bilan contrasté d’une décennie marquée par des réformes importantes et la persistance de points noirs. Décrit comme réservé, le souverain marocain n’accorde pour ainsi dire jamais d’interview, ses interventions publiques sont rares et un secret absolu entoure ce qui se passe derrière les murs du « mechouar », le palais royal de Rabat. En accédant au trône alaouite, le 23 juillet 1999 à l’âge de 35 ans, le nouveau roi avait signifié qu’il voulait poursuivre la politique d’ouverture amorcée à la fin du règne de son père Hassan II. S’affichant (au début) aux commandes d’un jet-ski ou de voitures de sport, skiant à Courchevel, aimant le raï, ami du rappeur américain P. Diddy comme de Johnny Hallyday, Mohammed VI avait projeté une image de « roi cool ». Une bouffée d’air frais avait alors soufflé sur un pays anxieux de tourner la page des « années de plomb ». Le 21 mars 2002, son mariage avec une modeste informaticienne de 24 ans, Lalla Salma (Bennani de son nom de jeune fille), avait conforté cette réputation de modernité. Dix ans ont passé depuis la mort de Hassan II et, en dépit d’un certain désenchantement perceptible dans une frange de la population qui aurait souhaité que les choses avancent plus vite, le Maroc bouge. En 2008, le pays a obtenu de l’UE le précieux « statut avancé », qui lui permettra à terme d’accéder librement au marché européen, et se dote d’infrastructures sans égales au Maghreb. Les principales villes du pays sont désormais reliées par autoroutes et le réseau atteindra 1.500 km en 2011 (contre 100 en 1999). Un projet de TGV Tanger-Casablanca a été lancé, Rabat et Casablanca s’équipent de tramways. Sur la façade méditerranéenne, un port gigantesque, Tanger Med, a été réalisé de toutes pièces, ambitionnant de devenir le plus important d’Afrique. Les victimes des « années de plomb » ont été indemnisées à l’issue d’un travail courageux -à défaut d’être complet, puisque les tortionnaires n’ont pas été inquiétés- de l’Instance équité et réconciliation (IER). Un nouveau code de la famille (Moudawana) a également été adopté en 2004, donnant aux femmes (presque) les mêmes droits qu’aux hommes. Et ce, malgré l’hostilité des islamistes radicaux. Commandeur des croyants (Amir Al-Mouminine), Mohammed VI a aussi initié une ambitieuse reconquête du champ religieux destinée à empêcher les dérives d’imams intégristes. Enfin, malgré quelques incidents de parcours irritants, les journaux peuvent écrire à peu près ce qu’ils veulent dès lors qu’ils ne remettent pas en cause le rite sunnite malékite officiel, la monarchie et l’intégrité territoriale. Quelques données et voix discordantes viennent cependant flétrir cette image un peu idyllique. Ainsi, l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH, indépendante) ne se prive pas de mettre en cause l’indépendance de la justice, affirme que torture et détentions arbitraires continuent. Et, en dépit des efforts des autorités, la corruption reste largement pratiquée à tous les niveaux. Environ 40 pour cent de la population est encore analphabète. Enfin, les inégalités sociales perdurent et, dans le rapport mondial sur le développement humain 2007-2008 du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement), le Maroc occupe une peu flatteuse 126ème place. De fait, la misère la plus noire côtoie souvent l’opulence la plus insolente. Comme à Casablanca, capitale économique du pays, où quelques kilomètres seulement séparent le grand bidonville de Sidi Moumen du quartier d’Anfa, enclave pour milliardaires qui n’a rien à envier à Beverley Hills.

Terrorisme : l’armée déclenche une vaste opération de ratissage à l’ouest d’Alger

TSA/Par  ibtissem zaoui , le  12/07/2009  | L’armée nationale a déclenché, dimanche 12 juillet, une vaste opération de ratissage dans la région ouest d’Alger et qui s’étend jusqu’aux frontières de la wilaya de Tipasa. Une source militaire a indiqué à tsa-algerie.com que l’opération a débuté très tôt dans la matinée sur la base d’informations faisant état de mouvements de groupes armés islamistes dans cette zone. Selon la même source, l’opération va se poursuivre jusqu’à la localisation de ces éléments appartenant au GSPC, devenu Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), et dont l’objectif serait de se rapprocher de la capitale pour y commettre des attentats et des attaques contre différentes cibles. Cette opération intervient au lendemain du démantèlement d’un réseau terroriste à l’est de la capitale. Comme nous l’avions révélé dès hier, un réseau de neuf personnes, dont des femmes, a été démantelé, samedi 11 juillet, dans les communes de Bordj El Kiffan et Kouba, dans la banlieue-est d’Alger. L’opération a été menée par les éléments de lutte contre le terrorisme du commissariat de Bab Ezzouar. Ces informations confirment la volonté des groupes armés islamistes de cibler la capitale, étroitement surveillée depuis l’attentat du 11 décembre 2007. Selon une source sécuritaire, cet objectif constitue désormais un défi pour l’AQMI qui n’a pas réussi à commettre d’attaques à l’intérieur d’Alger depuis près de 20 mois.   (Source:  » Tout Sur l’Algerie » le 12 juil. 09) lien:http://www.tsa-algerie.com/Terrorisme—l-armee-declenche-une-vaste-operation-de-ratiss_7430.html


 

Mali: libération du dernier otage occidental d’Al-Qaïda

De Serge DANIEL – TOMBOUCTOU (AFP) — Le dernier otage détenu par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Suisse Werner Greiner, a été libéré dimanche au Mali où les affrontements entre militaires maliens et Aqmi s’intensifient. « L’otage suisse a été libéré, il est très fatigué et il va rejoindre bientôt sa famille en passant d’abord par Bamako », a-t-on déclaré à l’AFP dans la matinée de source proche des autorités locales dans le nord du Mali. Werner Greiner, qui avait été enlevé le 22 janvier au Niger, a été libéré après environ six mois de captivité. Il était à la mi-journée en route pour la capitale malienne où il était attendu dans l’après-midi, selon des sources concordantes. Greiner a été libéré dans le Nord désertique du pays et « récupéré » par les autorités dans la région de Gao. Le Département fédéral des affaires étrangères suisse (DFAE) « a pris connaissance avec joie que les efforts en vue de la libération du dernier otage suisse restant au Mali avaient porté leurs fruits », s’est félicité le DFAE dans un communiqué. « Le ressortissant suisse a été pris en charge médicalement et sera ensuite rapatrié en Suisse pour se reposer », précisent les autorités suisses. Il est le dernier otage occidental à être libéré parmi six enlevés par l’Aqmi entre décembre et janvier au Mali et au Niger. Le 3 juin, Aqmi avait annoncé sur un site internet avoir tué pour la première fois un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer, qu’elle avait capturé le 22 janvier avec un groupe de trois autres touristes européens au Niger, à la frontière avec le Mali. Deux d’entre eux, l’Allemande Marianne Petzold et la Suissesse Gabriella Burco, épouse de M. Greiner, avaient été libérés le 22 avril dans le nord du Mali en même temps que deux diplomates canadiens enlevés en décembre. Sur la route de Bamako, M. Greiner est passé par la ville de Mopti (nord). Revêtu d’une chemise de couleur marron, il avait pris place dans un convoi de véhicules et semblait difficilement supporter le voyage, selon un journaliste de l’AFP. A Mopti, il a hoché la tête et levé légèrement la main probablement en signe de réponse aux salutations de quelques personnes, derrière les vitres fermées du véhicule qui le transportait, sous la protection d’éléments des forces de sécurité malienne en civil. « A cette étape, nous allons poursuivre notre chemin par un autre moyen de transport pour des raisons de sécurité », a-t-on indiqué à l’AFP de source sécuritaire malienne. Une cérémonie officielle de remise de l’otage suisse est prévue lundi à la présidence de la République du Mali, selon une source officielle. La libération de M. Greiner intervient dans un contexte de recrudescence de la violence islamiste dans le nord du Mali. Selon l’armée malienne, des « dizaines » de personnes sont mortes le 4 juillet dans la région de Tombouctou (nord-ouest) dans les affrontements les plus meurtriers signalés jusqu’ici entre Aqmi et l’armée malienne. Aqmi a affirmé avoir tué 28 soldats et capturé trois militaires dans une « embuscade » contre un « convoi de l’armée », ne reconnaissant qu’un mort dans ses rangs. Le 17 juin, l’armée malienne avait annoncé avoir tué 26 « combattants islamistes » en attaquant, pour la première fois, une base de la branche maghrébine d’Al-Qaïda sur son sol, dans l’extrême nord du pays. Ce bilan n’avait toutefois pas été confirmé de source indépendante.  2009 AFP


2 US Marines killed in Afghan bomb blasts

By JASON STRAZIUSO –  12 Jul. 09 KABUL (AP) — A bomb blast killed two U.S. Marines in Afghanistan’s dangerous south, where thousands of American troops have deployed in a massive operation to oust Taliban fighters from the country’s opium poppy region, officials said Sunday. Some 4,000 Marines moved into Helmand province this month, the largest Marine operation in Afghanistan since the 2001 U.S. invasion. They have met little head-on resistance but remain vulnerable to guerrilla tactics like suicide and roadside bombs. « These terrorist attacks are hard to prevent, can be carried out by a few individuals, and do not require a military force capable of confronting the Marines, » said Arturo Munoz, an expert on the tribal environment in Helmand province with the Washington-based RAND Corp. « I would expect the Taliban to avoid pitched battles with the Marines in order to avoid a large number of casualties, » he said. « This does not mean they will avoid violence. » The two Marines were killed Saturday in Helmand. Military officials did not release any other details nor give a specific location. The military initially reported four Marines had died but later corrected the figure, saying the deaths were mistakenly double-counted. The American casualties come after eight British deaths in Helmand in a 24-hour period ending Friday, triggering debate in Britain about its role in Afghanistan. Britain has now lost more troops in Afghanistan than in Iraq. In an interview broadcast Sunday, President Barack Obama called Britain’s contribution critically important and said U.S. and British troops face a difficult summer ahead of elections in Afghanistan late next month. « We’ve got to get through elections, » Obama told Sky News. « The most important thing we can do is to combine our military efforts with effective diplomacy and development, so that Afghans feel a greater stake and have a greater capacity to secure their country. » British Prime Minister Gordon Brown has said fighting the Taliban in Afghanistan will help keep extremist groups from launching attacks inside Britain. And he told Afghan President Hamid Karzai in a telephone call Sunday that Britain would stand « shoulder-to-shoulder with the people of Afghanistan for the long haul, » according to a statement by the Afghan presidency. The embattled prime minister told his troops in an interview Sunday with the British military radio network that it was proving to be a « difficult summer » in Afghanistan but that operations in Helmand were « considerable progress » toward defeating the Taliban. But in an editorial Sunday, The Observer newspaper predicted the British public will soon decide the war is not worth the casualties. « Lives saved by bringing soldiers home will seem a surer benefit than the unproven hypothesis of preventing terrorism with a war thousands of miles away, » the newspaper said. Another American service member died Friday in the U.S. of wounds suffered in Afghanistan in June, said Lt. Cmdr. Christine Sidenstricker, who confirmed the deaths of the two Marines. The three deaths bring to 104 the number of U.S. troops killed in Afghanistan this year, a record pace. Last year 151 U.S. troops died in the country. Overall, 193 international troops have died in Afghanistan this year, according to an Associated Press count based on official announcements. Obama ordered 21,000 additional U.S. troops to Afghanistan earlier this year to help put down an increasingly violent Taliban insurgency. Some 10,000 Marines and 4,000 soldiers from the Stryker Brigade — the 5th Brigade, 2nd Infantry Division based in Fort Lewis, Wash. — are deploying in the south, the Taliban’s spiritual birthplace and stronghold. The troops will help provide security for the Aug. 20 election, when Afghans will choose a president and provincial councils, and help train army and police units that the U.S. hopes one day can provide security for the country. By fall, a record 68,000 U.S. troops will be in Afghanistan. Violence flared elsewhere around the country over the weekend, illustrating again that security is deteriorating. At least 22 people were killed, including seven police officers, officials reported on Sunday. _ In southern Uruzgan province, international troops and Afghan police killed 12 militants in a gunbattle Saturday, police spokesman Mohammad Musa said. _ In Logar, four policemen died when a roadside bomb hit their car in Charkh district Saturday, said provincial police chief Gen. Mustafa Mosseini. _ In Helmand, two police were killed in a roadside bombing in the Helmand provincial capital of Lashkar Gah late Saturday, said Dawood Ahmadi, the governor’s spokesman. _ In a gunbattle in eastern Paktia province between insurgents and Afghan police, two militants and one police officer were killed, said Rahullah Samon, a spokesman for the governor. _ In eastern Kunar province, one civilian was killed and five wounded when shells from a gunbattle between insurgents and Afghan and coalition forces hit a house. Provincial Police Chief Gen. Abdul Jalal Jalal said it was unclear which side fired the shots that hit the house. Associated Press writers Amir Shah in Kabul and Noor Khan in Kandahar contributed to this report. 2009 The Associated Press  

 

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