9 juin 2002

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TUNISNEWS
3ème année, N° 752 du 09.06.2002

Pour consulter les archives de notre liste, cliquez ici: : http://site.voila.fr/archivtn

LES TITRES DE CE JOUR:

 

 

LTDH: Infos Express 9 juin 2002
Emarrakech: Tunisie: Un webmaster de liberté a été kidnappé
New York Times: Tunisia bomber’s trail tracked in Canada
PC: Le récent attentat-suicide en Tunisie aurait des ramifications à Montréal

Michel Letellier: contribution au débat concernant les appels au boycott du tourisme en Tunisie

Massoud : Enquête exclusive !!!
 


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SOLIDARITE TUNISIENNE

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Ligue Tunisienne pour la défense des droits de l’homme

 

Infos Express              9 juin 2002


La Ligue Tunisienne pour la défense pour la défense des droits de l’Homme a fêté hier à son nouveau local inauguré a cette même occasion  son 25 eme anniversaire a  l’ouverture de la cérémonie M Mokhtar Trifi president de la LTDH a souhaité le bienvenu a ses invité(e)s et a souligné que ce local est un nouveau espace de liberté ouvert a toute la mouvance démocratique M Trifi a par ailleurs  reaffirmé la determination de la LTDH à accomplir sa mission en matiere de defense des  libertés et des droits de l’homme .
ont participé a la cérémonie organisée a cette occasion : les présidents d’honneurs de la  de la LTDH ( M Hassib Ben Ammar  M Saad Eddine Zemerli , M Mohamed Charfi et M Taoufik Bou Derbala ), des membres des ex-comités directeurs parmi lesquels M Tahar Chagrouch et M Abdelkerim Allagui  , des représentants d’ONGs indépendantes : Mme Hela Abdeljaoued ( ATFD) Mme Sihem Ben Sedrine  (CNLT) M Hechmi Jgham ( CTIJ), Mme Souad Triki (AFTURD) M Mohamed Talbi ( OLPEC)  M Mohamed Jmour (ordre national des avocats de Tunisie) , M Abdessttar Ben Moussa (section de Tunis des Avocats ) , M Hichem Moussa (ECL) ,  M Tahar Chaieb (CDT) et des représentants de AJAT, UGET, LEI, et l’ICssppt ,des responsables et des représentants de partis politique dont M Mohamed Harmel ( président du mouvement Ettajdid, )M Ahmed Nejib Chabbi ( secrétaire générale du PDP) , M Mustapha Ben Jaafer ( secretaire générale du Forum Démocratique pour le Travail et les Liberté) , Mme Naziha Rejiba (CPR) et M Bouchiha , des députés de l’opposition parlementaires parmi lesquels M Mokhtar Jallali et M Adel Chaouech , des syndicalistes L’UGTT , des militants du mouvement associatif indépendant , et des militants politiques de toutes les tendances.
Etaient présents à cette cérémonie M Taieb Bakkouche président de l’institut Arabe des droits de l’homme, M Radhia Nasroui représentante de l’OMCT et M le directeur du bureau de Tunis  de la Fondation fredirich Ebert , M L’ambassadeur des USA, M L’ambassadeur de la Grande Bretagne,M l’ambassadeur de la Grèce ainsi que d’autre représentants du corps diplomatique accrédité en Tunisie
A cette même occasion la ltdh a reçu des messages de salutations d’ONgs installées à l’étranger et  de M okthom Naisseh président  des comités pour la défense des droits de l’homme en Syrie.
 

 
L’Art chez la Ligue 
 
à l’occasion du 25 eme anniversaire de la LTDH une exposition de peinture a été organisée par l’artiste Mahmoud Chelbi et à laquelle ont participé de nombreux peintres.
 

 
La chasse aux internautes
 
La LTDH a été informée qu’après l’arrestation de Zouheir Yahiaoui (de TUNe Zine) encore en détention au secret  depuis le 4 juin 2002 ,  6 arrestations ont été enregistrées parmi les internautes  les 2 derniers jours, une à Tunis  2 à Bkalta  et 3 à Ben Arous.
 

Apres avoir purgé une peine de 11 ans de prison ferme M Abdallah Zouari  journaliste au journal interdit el fejr du mouvement Ennahda  a été libéré le 6 juin 2002 .
Rappelons que M Zouari a été jugé et condamné en 1991 avec M Hamadi jbali ditrcteur de ce même journal et qui purge encore  sa peine.

 
ARRESTATION DE ZOUHEYER YAHYAOUI: SUITE

 

Tunisie: Un webmaster de liberté a été kidnappé

Le 4 juin 2002 à 19 Heures, un homme libre a été kidnappé par les forces de police tunisienne. Cet homme s’appelle Zouhair Yahyaoui, plus connu sous le pseudonyme Ettounsi
 
Ettounsi est le webmaster du site http://216.33.240.250/cgi-bin/linkrd?_lang=EN&lah=a5130e4887067c244acbc24dd3c8f68e&lat=1023768850&hm___action=http%3a%2f%2fwww%2etunezine%2ecom qui comporte un magazine électronique (TUNeZINE), deux forums de discussion et depuis peu une newsletter quotidienne. Ce site a pour vocation d’informer Zouhairsur la situation politique tunisienne, laquelle est caractérisée par un manque de liberté et la répression de toute voix discordante. L’enlèvement d’Ettounsi en est un symbole éclatant.
 
Intégralement effacé du serveur durant la nuit du 4 au 5 juin (certainement après que la police tunisienne eût « persuadé » Ettounsi d’avouer le mot de passe), le site a repris du service grâce à la solidarité et au travail acharné de toute l’équipe de rédaction.
 
Le Comité pour la Libération d’Ettounsi (CLE) qui annonce sa création par le biais de ce communiqué appelle à :
 
– La libération immédiate et inconditionnelle de Zouhair Yahyaoui (Ettounsi) qui n’a fait qu’exercer sa liberté d’expression.
– Le respect de sa dignité et son intégrité physique.
 
Par ailleurs, si l’information de l’arrestation du gérant et du propriétaire du publinet où Ettounsi a été arrêté devait se confirmer, le CLE demande également leur libération immédiate et inconditionnelle.
 
Finalement, le CLE tient à remercier toutes les associations, les partis politiques et les personnalités tunisiennes et étrangères qui ont exprimé leur solidarité avec Ettounsi.
 
CLE
 
Porte-Parole: Sophie Elwarda.
 
Membres, (les membres fondateurs de Tunezine) : Decepticus, Hsouna, Lecteur Assidu et Omar Khayyâm. (par souci de sécurité, les membres ne peuvent dévoiler leur identité).
 
Pour tout contact :
 
 
Premiers signataires : Kaws El Karama, CRLDHT, Kamel Jendoubi, Omeyya Seddik, Chokri Hamrouni, Moncef Marzouki (CPR), Taoufik Ben Brik, E.C.E.C, Soltane El-Ghalla Productions, Moncef Guedouar, Hurrya/Liberté, Anthony Witney (UNEF), Forum Tuniso-Suisse des Libertés, Larbi Maaninou (Forum Marocain pour la Vérité et la Justice – France) , Kamel Laâbidi, Oulidha, Zoubir Sami, Sadri Khiari, RAID (Attac Tunisie), Adonis Carpentier, ADPM (Canada), Jalel Matri,Riadh Ben Attia, Chokri Tarouni, Houcine Ghali, Union des Tunisiens de Suisse, …
 
 
CLE
Le 2002/6/9

 

Pour Zouheir et pour nous tous


Partir à l’assaut de l’UIT. UNE URGENCE : écrire aux responsables de l’UIT
La prochaine réunion préparatoire du Sommet mondial de l’information est prévue à Genève du 1er au 7 juillet.

Le directeur de l’UIT est le japonais Yoshio Utsumi, mais on pourra également s’adresser à Arthur Levin, « chef des Unités de coordination, des relations extérieures et de la communication. »
Adresse : wsis@itu.int

Si l’on va sur ce lien, on trouveras côte à côte le président suisse et le général de Tunis :
http://www.itu.int/wsis/basic/basic02.htm

Il faut donc également écrire au chef de l’exécutif suisse, fort embarrassé, mais silencieux, car mis dans le pétrin par le directeur en question sans qu’on l’ait consulté. Dans le site officiel geneva2003.org, on essaie de faire comme si Tunis et son gouverneur militaire n’existaient pas… Cela ne nous suffit pas. Il faut que la confédération bouge.
A nos claviers !

Echantillon sur http://www.itu.int/wsis/basic/basic02.htm :

Rôle des pouvoirs publics, du secteur privé et de la société civile dans la définition de la société de l´information
L´information, bien public commun à tous (l´infor – mation, domaine public)
Droits de propriété intellectuelle et exceptions juridiques
Liberté d´expression
Politiques tarifaires de l´accès aux télécommu- nications et à Internet

Khaled Ben M’barek


Que Dire, Ettounsi ?

Que dire cher ami, que tu ne connais dejà ?
Ai-je réellemnt besoin de te dire tout le respect, l’admiration et l’amour que j’ai pour toi.
Je ne t’ai jamais rencontré. J’ai toujours redouté de te connaitre sous ta vraie identité car j’ai toujours été convaincu que ce serait mauvais signe.
N’empêche, j’aime lire ce que tu écris.
Tu me dis souvent que tu jalouses mon style scientifique et journalistique.
Aujourd’hui, je peux te dire que je jalouse ton style sarcastique, insolent, impoli, irrespectueux, insouciant, moqueur et tellement sympathique.
Avec tes chroniques, tu nous fais rire et pleurer en même temps. Quel talent l’artiste !
Que dire cher ami, sinon ce sentiment de vide et de peur que je vis.
J’écris ces mots dans le luxe de ma chambre alors que je sais que tu dors par terre. je les écris alors que mon ventre est plein alors que le tien ne l’est probablement pas.
Je les écris alors que je pue le luxe et l’abondance.
Je me sens tellement impuissant mais je ne te lâcherai jamais.
Nous te sortirons de là, parole d’ami et de compagnon.
Et ce jour, je chanterai ces paroles éternelles de Negm:


Ya Habaybna Fin Wahachtouna
Lissa Fakrinna Walla Nisitouna
Dah’na fil Ghorba, mil hawa Dhoubna
Wintou fil Gorba gouaa fi klobna
iouou tiftikrou innina tohna
mahma faraouna waalla baradouna
Ya Habaybna »

Et tu me répondras:

 » Lan Yamorrou wa in abarou fa rala Jothati la khiar ».
Je ne veux pas traduire ces paroles pour ne pas faire pleurer une femme qui t’aime et dont le nom sera écrit, avec des lettres en or, dans les manuels de l’Histoire tunisienne dans quelques années

Hasta Siempre l’ami !

Lecteur Assidu, 6 juin 2002

 
FLASH INFOS

Après 11 ans d’emprisonnement, le journaliste Abdallah Zouari est libéré

Je viens juste d´apprendre que le journaliste Abdallah Zouari du journal El-Fajr vient d´être libéré après avoir passé 11 ans dans les lieux d´incarcération de monsieur 99 %.

Abdallah Zouari comme la plupart des prisonniers d´opinion a passé la peine prescrite sans la voire réduite et sans demander un pardon d´un gouverneur injuste qui ne sait même pas parler sa langue maternelle, un gouverneur complexé pour ne pas pouvoir mener une discussion ou défendre un avis, un gouverneur illégal et illégitime, qui a peur des intellectuels surtout les plus honorables de type de Abdallah Zouari.

Je félicite Abdallah d´avoir quitté la petite prison sans perdre la vie comme fut le cas des dizaines de détenus, d´avoir passé sa peine sans demander le pardon de monsieur 99 %.
Vous êtes le (les) vrais présidents, et notre honneur perdu.

Je te souhaite un retour dans la vie sans grands problèmes et sans nouveaux procès pour les mêmes causes. Ne t´en fais pas, les onze années passées sont les plus belles de ton âge mais pour une personne comme la tienne tu n´aurais pas du jouir cette période obscure de notre histoire moderne si tu étais libre, car la répression n´a jamais abandonné les cœurs vivants comme celui qui se cache dans ta cage thoracique.

Donc un bon retour dans la grande prison « la Tunisie » et surtout bonne chance dans ta vie « normale » sans les gardiens avec uniformes ou les quatre mètres carrés.

Une bonne surprise t´attend, c´est que tu ne seras pas tout seul dans la dissidence, il y en a plus d´une poignée, je cite Ettounsi qui a pris ta relève dans les lieux d´incarcération mais aussi son oncle le juge rebelle, le docteur Sahbi El Amri, Sihem Ben Sedrine est toujours comme elle a été ou même plus décidé à défié le caporal…

(Source : Info publiée par Mqas sur le Forum Tunezine le samedi 8 juin 2002)


La LTDH déménage à la rue Baudelaire

La Ligue Tunisienne des Droits de l’homme (la LTDH) déménage du 7 rue Pierre Curie au 21 rue Baudelaire à Tunis. A cette occasion. le comité directeur de la Ligue devait organiser hier en fin d’après-midi une réception dans le nouveau local. Le président de la LTDH Mokhtar Trifi a donné une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté le rapport de la Ligue sur les droit de l’Homme pour l’année 2001.

(Source : Le Temps du 9 juin 2002, d’après le portail Babelweb)

 


RENCONTRE-DEBAT
à l’initiative des comités Attac Paris Nord Ouest et 93 Ouest

VOUS ETES CORDIALEMENT INVITES A

LA BOURSE DU TRAVAIL DE SAINT-DENIS
11 rue Génin, métro Porte de Paris (sortie Bd Marcel Sembat).

LE 12 JUIN A 19H30   

LES ENJEUX ECONOMIQUES DU CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN

LE RÔLE DE L’UNION EUROPEENNE

 

LES INTERVENANTS:

DANIEL BENSAID, écrivain,

OFER BRONCHTEIN, co-fondateur pour le forum de la paix et la réconciliation au Proche-Orient 

OLFA LAMLOUM, Chercheuse, membre d’Attac

MOHAMMED TALEB, chercheur en histoire, Président de l’Université Transdisciplinaire Arabe

MERCI de diffuser le plus largement possible cette invitation auprès de vos adhérents, lecteurs, amis …
Nous tenons le tract à disposition de celles et ceux qui souhaiteraient davantage de renseignements


 

Incendie à la zone industrielle de la Charguia

Quelques minutes seulement ont suffi pour que plus de 3 milliards de millimes d’équipements et de machines d’une grande entreprise située à la Charguia partent en fumée. La cause en est un gigantesque incendie dont on ignore encore l’origine.
Il était 14 heures trente minutes quand les premières flammes ont commencé à se répandre dans l’atelier réservé à la tapisserie. L’agent de sécurité raconte: « Je faisais le pointage des cinq derniers ouvriers qui venaient de terminer leur travail dans l’usine, quand le premier foyer d’incendie s’est déclaré. Immédiatement, j’ai accouru pour couper l’électricité et nous avons alerté les services de la protection civile. M. Slama Kaouel, propriétaire de « Technomeubles » était à ce moment-là dans l’entreprise. »…

(Source : Le Quotidien du 9 juin 2002, d’après le portail Babelweb)

 

Le récent attentat-suicide en Tunisie aurait des ramifications à Montréal

dimanche 9 juin 9h56 HNE

(PC) – L’attentat-suicide perpétré en avril dernier dans une ancienne synagogue, en Tunisie, aurait des ramifications au Canada, possiblement à Montréal.

Les enquêteurs français et allemands soupçonnent l’auteur de l’attentat, qui a fait 19 morts, d’avoir oeuvré pour une cellule canadienne du réseau Al-Qaida d’Oussama Ben Laden. L’homme de 24 ans aurait vécu pendant 18 mois à Montréal, alors qu’il était inscrit dans une école d’agents de voyage.

Il pourrait avoir eu des liens avec le groupe dont faisait partie le Montréalais d’origine algérienne Ahmed Ressam, arrêté aux Etats-Unis pour avoir planifié des attentats lors des célébrations de l’arrivée du nouveau millénaire.
http://216.33.240.250/cgi-bin/linkrd?_lang=EN&lah=4dd0a6a0e9deb3972c98581456c4f902&lat=1023768850&hm___action=http%3a%2f%2fcf%2enews%2eyahoo%2ecom%2f020609%2f1%2f79oi%2ehtml

 

Tunisia bomber’s trail tracked in Canada

Montreal link suspected in blast

Chris Hedges
NEW YORK TIMES

LYON, France — A scramble is on to find any Al Qaeda cells in Canada that backed a 24-year-old blamed for the attack on an ancient synagogue in Tunisia this spring.

Intelligence officials in Germany and France say Nizar Ben Muhammad Nasr Nawar, a Tunisian, spent months planning the bombing, which killed 19 people, 12 of them German tourists, on April 11.

Tunisian investigators say they have identified Nawar, who was killed in the blast, from dental records. They have no doubt of his complicity and that he himself put together the crude explosive device — a truck loaded with gas.

Nawar’s story is in some ways typical of dispossessed and uneducated young militants, but there are still big gaps in what officials know about his travels and activities, including whether he was the lead planner in the attack, considered the deadliest by operatives linked to Osama bin Laden since Sept. 11.

So far, intelligence agents have concluded he moved, often abruptly, between his boyhood home near Tunisia’s border with Libya and the apartments of two uncles on the island of Djerba, where the attack took place. He also vanished for long periods in Canada and may have travelled from there to Afghanistan.

One of Nawar’s brothers said his immediate family had not seen him for two years, though he did phone occasionally.

German and French investigators suspect Nawar was part of an Al Qaeda-linked ring of militants that worked out of Montreal — probably, they say, the same network that assisted Ahmed Ressam, an Algerian convicted of plotting to bomb Los Angeles International Airport during the millennium celebrations.

« What we do not know yet is how he fell in with Al Qaeda and which cells he worked with in Germany and Canada, » said a senior French intelligence official interviewed in Paris. « This is what we are examining, especially in Canada. »

Canadian intelligence officials, who said they spent several weeks tracking Nawar’s movements, declined to comment on the case.

Nawar was a surprising convert to Islamic militancy, intelligence officials have concluded.

He was raised by his mother in the dusty town of Ben Gerdene in southern Tunisia. The oldest of three brothers and one sister, he was a mediocre student who never finished high school. His father, a labourer in Lyon, an industrial city in eastern France, came home for periodic visits.

« There was nothing to really distinguish him, » said an uncle, Muhammad Chedli Nawar, 47, interviewed in Ben Gerdene.

« He was not good at school and when he dropped out he made his living travelling into Libya to buy cheap goods and sell them in the local market. He was not religious. He drank. … I never saw him pray.

« But all this was before he left two years ago. During the last six months he was back I never saw him. »

Nawar, through Tunisian contacts, went to South Korea in 1999 and worked in a restaurant, his family said. But the owners, after nine months, never paid him. His mother and father sent him the money to fly back to Tunisia.

Nawar then borrowed money from his parents to go to Montreal, where he said he had been accepted at a school that trained travel agents. His family said they did not know the name of the school, and Nawar never provided them with a phone number in Montreal.

Although he told his parents he spent a year and a half in the city, Nawar was not registered at any schools for travel agents, either under his name or under an alias he is known to have used. Canadian officials said neither name appeared in their database of immigrants.

When Nawar returned to Djerba around the start of this year, he dressed and acted the same, but avoided relatives and old friends. When he did see them, he spoke little about his life.

« He came to see me one night three months after he came back, » said Muhammad Nawar, 43, another uncle, who lives on the island. « He came for an hour, chatted, disappeared for several hours and then came back only to sleep.

« In the morning he left early. I never saw him again. He did not do his prayers while he was with me. There was nothing to show that he was religious. »

The last-minute preparation for the attack was a closely guarded affair. Nawar operated under a pseudonym. On the morning of the attack he and a colleague drove a truck behind a tourist bus near the synagogue. He ignited it from the driver’s seat after an accomplice fled. His charred remains were found inside the cab.

Another uncle of Nawar’s, Belgasem Nawar, whose apartment in Djerba he often shared, is now under arrest.

Investigators say the synagogue attack appears to have been planned outside Tunisia. But one intelligence official noted: « Who knows where he really was during the past two years? Just because he said he was in Canada does not mean he was in Canada. »

In February, Nawar left Tunisia and investigators suspect he headed again for Montreal and spent four weeks on the final planning for the bombing of the synagogue, the oldest in North Africa. When Nawar returned to Djerba, he was accompanied, family members said, by a small number of men whom he described as « colleagues from the travel agency. » They kept to themselves, did not meet his family, and then departed abruptly.

Nawar’s uncle Belgasem bought an old refrigerated truck a few weeks before the attack from a butcher in Djerba, Tunisian officials say, and the nephew kept it hidden in a small garage where he filled the tank with propane by hand.

The day before the attack, Nawar told family members he was going to Libya. But the next morning German taps on the phone of a Polish immigrant in Germany named Christian Ganczarski, who had converted to Islam, picked up Nawar asking him to « pray for me. » He said all he needed was « dawaa » or a command.

Several Tunisian community leaders in Montreal insist Nawar was not a part of the social circle and did not frequent Tunisian cafés and restaurants.

Rather, they said, he probably gravitated toward the radical Algerians, who have a small presence in Montreal. French intelligence officials, too, believe Nawar had links to radical Algerians in Canada.

In Canada, Nawar is suspected of having built ties with the former Tunisian opposition party Ennahda, which Tunisia banned in 1991. From there, intelligence officials said, it was a short step into the arms of bin Laden’s Al Qaeda network. « This is what we suspect, but we have yet to nail it down, » a French official said.

Intelligence officials say they suspect Nawar belonged to the most dangerous of the half-dozen armed Tunisian groups thought to be operating in Europe, called the Tunisian Fighting Group. It is based in Hamburg, Germany, and northern France. « We have evidence that ties the group directly to Al Qaeda, » said a French intelligence official.

(Source : The Star, journal canadien publié à Toronto le 9 juin 2002 http://216.33.240.250/cgi-bin/linkrd?_lang=EN&lah=657cccd1d7163e854e3be0303ac3dc20&lat=1023768850&hm___action=http%3a%2f%2fwww%2ethestar%2ecom)

 

Contribution au débat concernant les appels au boycott du tourisme en Tunisie

Messieurs,
J’ai le plaisir de vous faire tenir ma contribution au débat concernant les appels au boycott du tourisme en Tunisie lancés dans vos colonnes, par un comité constitué pour l’occasion et ralayés par Reporters sans frontières.
 
Le communiqué du comité demandant  » au peuple allemand de manifester sa solidarité avec le peuple tunisien ( sic ) en cessant immédiatement de passer ses vacances en Tunisie » et « aux hommes d’affaires allemands à retirer leurs investissements » est ridicule, irresponsable et dangereux.
 
Ridicule parce que le rédacteur de ce communiqué tente de tromper les lecteurs en assimilant le combat politique mené par quelques opposants à Ben ALi, au peuple tunisien tout entier qui n’en a cure – les résultats du référendum du 26 mai nous le prouve – sauf à prétendre, ce qui serait surréaliste,  que le scrutin était truqué et que les autorités ont dû faire pression sur 3.5 millions d’électeurs qui se sont prononcés pour la révision constitutionnelle qui leur était proposée !
 
Irresponsable car le tourisme est l’un des premiers – sinon le premier secteur – qui crée le plus de richesse économique et constitue le premier employeur du pays. Les milliers de tunisiens et leurs familles, qui vivent du tourisme apprécieront !
 
Dangereux parce que ces appels au sabotage de l’économie tunisienne surviennent au moment même où des fausses alertes à la bombe – et autres intimidations sur des hôteliers -prennent pour cible des hôtels très fréquentés dans le sud tunisien et pourraient donner des idées à certains de passer à l’acte comme à Djerba.
 
Quant à Reporters sans frontières, ses responsables seraient mieux inspirés – au lieu de soutenir l’action de ce comité de boycott – de nous dire pourquoi l’OFFICE EUROPEEN DE LUTTE ANTIFRAUDE de la Commission européenne a ouvert une enquête financière à son encontre.

Michel Letellier

 

ÇáãÍÞÞæä ÇáãÕÑíæä æÇáÊæäÓíæä íÍááæä ÈíÇäÇÊ ÇáÕäÏæÞíä ÇáÃÓæÏíä Ýí ÍÇÏË ØÇÆÑÉ ÇáÈæíäÛ

 

ÊæäÓ: ãÍãÏ Úáí ÇáÞáíÈí
íÚßÝ æÝÏ ÇáãÍÞÞíä ÇáãÕÑííä Ýí ÍÇÏË ÊÍØã ÇáØÇÆÑÉ ÇáÈæíäÛ ÇáÊÇÈÚÉ áÔÑßÉ ãÕÑ ááØíÑÇä Úáì ãÑÊÝÚÇÊ ÇáäÍáí ÈÊæäÓ íæã 7 ãÇíæ (ÇíÇÑ) ÇáãÇÖí¡ Úáì ÇÌÑÇÁ ÇÓÊÚÑÇÖ ÔÇãá ááÊÞÑíÑ ÇáÇæá Íæá ÊÍáíá ÈíÇäÇÊ ÇáÕäÏæÞíä ÇáÇÓæÏíä ãÚ äÙÑÇÊåã ÇáÊæäÓííä æÇáÐí ÍÕá ßá ØÑÝ Úáì äÓÎÉ ãä ãÍÊæíÇÊåãÇ ãä ãÚÇãá åíÆÉ ÇáØíÑÇä ÇáÝÑäÓíÉ. æÍÓÈ ãÚáæãÇÊ «ÇáÔÑÞ ÇáÃæÓØ» ÝÇä æÝÏ ÇáãÍÞÞíä ÇáãÕÑííä ÇáÐí æÕá Çáì ÊæäÓ ãÓÇÁ ÇãÓ íÖã ÇáßÇÈÊä ÚÑÇÈí ÚÈÏ Çááå ãä æÒÇÑÉ ÇáØíÑÇä ÇáãÕÑíÉ æÇáßÇÈÊä ÔÇßÑ ÞáÇÏÉ ãä ÔÑßÉ ãÕÑ ááØíÑÇä.
æØÈÞ áäÝÓ ÇáãÚáæãÇÊ ÝÇä ÇáÝÑíÞíä ÇáãÕÑí ÇáÊæäÓí íÞæãÇä ÍÇáíÇ ÈÏÑÇÓÉ ÊÝÑíÛ ãÍÊæíÇÊ ÔÑÇÆØ ãÓÌá ÇáÈíÇäÇÊ æãÓÌá ÇáÕæÊ ááØÇÆÑÉ æÇáÊí Êã ÇáÍÕæá ÚáíåÇ ãä ÇáÕäÏæÞíä ÇáÇÓæÏíä ááÎÑæÌ ÈÑÄíÉ ãÔÊÑßÉ Íæá ÇáÇÓÈÇÈ ÇáÍÞíÞíÉ ÇáÊí ÇÏÊ Çáì ÓÞæØ ÇáØÇÆÑÉ ÝæÞ ãÑÊÝÚÇÊ ÇáäÍáí ÇáÊí ÊÈÚÏ ÍæÇáí 6 ßíáæãÊÑÇÊ ãä ãØÇÑ ÊæäÓ æßÐáß ÇáßÔÝ Úä ÓÑ ÇäÎÝÇÖ ÇáØÇÆÑÉ ÇáãÝÇÌÆ æÇÑÊØÇãåÇ ÈãÑÊÝÚÇÊ ÇáäÍáí ããÇ ÇÏì Çáì ÊÍØãåÇ æãÞÊá 14 ãä ÑßÇÈåÇ æØÇÞãåÇ.

(ÇáãÕÏÑ: ÕÍíÝÉ ÇáÔÑÞ ÃáÃæÓØ áíæã 9 ÌæÇä 2002)

 

ÇááÌäÉ ÇáÊÌÇÑíÉ ÇáãÕÑíÉ – ÇáÊæäÓíÉ ÊÌÊãÚ ÇáÔåÑ ÇáãÞÈá

ÊÚÞÏ ÇááÌäÉ ÇáÊÌÇÑíÉ ÇáãÕÑíÉ -ÇáÊæäÓíÉ ÇÌÊãÇÚÇð ÈÑÆÇÓÉ æÒíÑí ÇáÊÌÇÑÉ ÇáãÕÑí, íæÓÝ ÈØÑÓ ÛÇáí, æÇáÊæäÓí ØÇåÑ ÕíæÏ, äåÇíÉ ÇáÔåÑ ÇáÌÇÑí Ýí ÊæäÓ, ááÈÍË Ýí ÊÚÒíÒ ÇáÊÈÇÏá ÇáÊÌÇÑí Èíä ÇáÈáÏíä, ÊäÝíÐÇð áÞÑÇÑÇÊ ÇááÌäÉ ÇáÚáíÇ.
æÞÇá ÚÖæ ãÌáÓ ÇáÇÚãÇá ÇáãÕÑí – ÇáÊæäÓí, íãÇäí ÝáÝáÉ, Çä ÇáÇÌÊãÇÚ ÓíÈÍË Ýí ÇáÇÞÊÑÇÍÇÊ ÇáÎÇÕÉ ÈãäÍ ÇáÓáÚ ÇáãÕÑíÉ æÇáÊæäÓíÉ ãÒÇíÇ ÊÝÖíáíÉ Ýí ÓæÞí ÇáÈáÏíä, æÇÊÎÇÐ ÇáÎØæÇÊ ÇáÖÑæÑíÉ áãæÇÌåÉ ÇáæÖÚ ÇáäÇÔÆ Úä ÅÚÝÇÁ ÕÇÏÑÇÊ ÇáÇÊÍÇÏ ÇáÇæÑæÈí ãä ÇáÌãÇÑß Ýí ÊæäÓ, ÈÚÏ ÊØÈíÞ ÇÊÝÇÞíÉ ÇáÔÑÇßÉ Èíä åÐÇ ÇáÈáÏ æÇáÇÊÍÇÏ. æÇÖÇÝ Çä åÐå ÇáÇÞÊÑÇÍÇÊ ÊÔãá ãäÍ æÖÚ ÇáÃÝÖáíÉ áÓáÚ ÇáÈáÏíä æãÚÇãáÊåÇ ãÚÇãáÉ ÇáÓáÚ ÇáæØäíÉ Ýí ÇáÈáÏ ÇáÂÎÑ, æÊæÝíÑ ÇáãÚáæãÇÊ ÇáÎÇÕÉ ÈÝÑÕ ÇáÇÓÊËãÇÑ Ýí ÇáÈáÏíä.
æÓíÞÏã ãÌáÓ ÇáÇÚãÇá Çáì ÇááÌäÉ ÇíÖÇð ÇÞÊÑÇÍÇÊ ÎÇÕÉ ÈÊÓåíá ÇÌÑÇÁÇÊ ÍÕæá ãæÇØäí Ïæá ÔãÇá ÇÝÑíÞíÇ Úáì ÊÃÔíÑÇÊ ÇáÏÎæá Çáì ãÕÑ, ÃÓæÉ ÈãÇ íÍÏË Ýí Ïæá ÇáÎáíÌ æáíÈíÇ æÓæÑíÉ æÇáÇÑÏä, æÐáß ÈåÏÝ ÊäãíÉ ÇáÓíÇÍÉ ãä åÐå ÇáÈáÏÇä Çáì ãÕÑ.

(äÞáÇ Úä ÕÍíÝÉ ÇáÍíÇÉ ÇáÕÇÏÑÉ íæã 9/6/2002 )

 

ãæÇÞÝ ÒÇíÏ ÊÚÈÑ Úä ÖãíÑ ÇáãæÇØä ÇáÚÑÈí:
ÅÚáÇãí ÊæäÓí Ýí ãÍÇÖÑÉ ÈãÑßÒ ÒÇíÏ:
æÅäÌÜÜÇÒÇÊ ÇáÅãÜÜÇÑÇÊ ãßÓÈ ÊÇÑíÎÜÜí ááÃãÜÜÉ

ÃßÏ ÇáÇÚáÇãí ÇáÊæäÓí ÃÈæ ÈßÑ ÇáÕÛíÑ Ýí ãÍÇÖÑÉ ÇáÞÇåÇ ÈãÑßÒ ÒÇíÏ ááÊäÓíÞ æÇáãÊÇÈÚÉ ÍÑÕ ÈáÇÏå ÇáßÈíÑ Úáì ÊØæíÑ ÚáÇÞÇÊåÇ ãÚ ÏæáÉ ÇáÇãÇÑÇÊ ÇáÚÑÈíÉ ÇáãÊÍÏÉ æÐáß áÇÚÊÈÇÑÇÊ ÚÏÉ ãäåÇ ÇáãßÇäÉ ÇáÊí íÍÙì ÈåÇ ÕÇÍÈ ÇáÓãæ ÇáÔíÎ ÒÇíÏ Èä ÓáØÇä Âá äåíÇä ÑÆíÓ ÇáÏæáÉ ÍÝÙå Çááå Ýí ÊæäÓ ÃÐ íÚÊÈÑ Óãæå ÔÎÕÇ ãÍÈæÈÇ ÌÏÇ·
æÞÇá Ãä ãÇ íãíÒ ÕÇÍÈ ÇáÓãæ ÇáÔíÎ ÒÇíÏ Èä ÓáØÇä Âá äåíÇä ÑÆíÓ ÇáÏæáÉ åæ ÅäÌÇÒÇÊå æãæÇÞÝå ÓæÇÁ ÈÇáäÓÈÉ ááÚÑÇÞ ÍíË ßÇä áÏæáÉ ÇáÇãÇÑÇÊ ÇáÚÑÈíÉ ÇáãÊÍÏÉ ÈåÐÇ ÇáÎÕæÕ ãæÇÞÝ ÔÌÇÚÉ æ ßÇä áÓãæå ÕæÊ ÚÇá Ýí æÞÊ áã íßä ÃÍÏ íÓÊØíÚ Ãä íÊÍÏË Úä ÑÝÚ ÇáÍÙÑ æßÐáß ãæÞÝ Óãæå ãä ÇáÞÖíÉ ÇáÝáÓØíäíÉ æãÈÇÏÑÊå ÇáÇÎíÑÉ ÈÅÚÇÏÉ ÇÚãÇÑ ãÎíã Ìäíä ÅÖÇÝÉ Çáì ãæÞÝå Ýí ÇáÈæÓäÉ æÇáåÑÓß æ ßæÓæÝÇ· æÃßÏ Ãä åÐå ÇáãæÇÞÝ æÌÏÊ ÕÏì ßÈíÑÇ áÏì ÇáÑÃí ÇáÚÇã ÇáÚÑÈí· æÃæÖÍ Ãäå íãßä áÊæäÓ æÃÞØÇÑ ÇáãÛÑÈ ÇáÚÑÈí Ãä ÊÓÊÝíÏ ãä ÇáÊÌÑÈÉ ÇáßÈíÑÉ ááÇÊÍÇÏ æÇáÊí ÊÚÏ ãßÓÈÇ ÊÇÑíÎíÇ æÇÓÊÑÇÊíÌíÇ ááÇãÉ ÇáÚÑÈíÉ ÝÖáÇ Úä ÇáÞÝÒÉ ÇáäæÚíÉ ÇáÊí ÊÍÞÞÊ Úáì ÃÑÖ ÏæáÉ ÇáÇãÇÑÇÊ· æÞÇá Åäå ÔÚÑ ÚäÏ Íáæáå ÈÇáÇãÇÑÇÊ Ãä åäÇß ÔÚÈÇ æÈáÏÇ íÓÇÈÞ ÇáÒãä Ýí ÊÍÞíÞ ÎØæÇÊ ãä ÇáÊØæÑ æÇáÑÞí æÇáÊÞÏã æÇáÑÎÇÁ· ããÇ íËíÑ ÇáÇÚÌÇÈ æÇáÇäÊÈÇå æÍÊì ÛíÑÉ ÇáÚÏíÏ ãä ÇáÈáÏÇä ÇáÇÎÑì ãÔíÑÇ Çáì Çäå íÝßÑ Ýí ßÊÇÈÉ ÓáÓáÉ ãä ÇáãÞÇáÇÊ Úä ÇáÇãÇÑÇÊ ÊÍÊ ÚäæÇä ÈáÏ Ýí ÓÈÇÞ ãÚ ÇáÒãä·
æÈÔÃä ÇáÇÓÊÝÊÇÁ ÇáÐí ÔåÏÊå ÊæäÓ Ýí ÔåÑ ãÇíæ ÇáãÇÖí Íæá ãÔÑæÚ ÇáÇÕáÇÍ ÇáÏÓÊæÑí· ÞÇá ÇáãÍÇÖÑ Åä ãÇ ÔÏ ÇåÊãÇã ÇáãÑÇÞÈíä ÇáÓíÇÓííä áíÓ ØÈíÚÉ åÐÇ ÇáÇÓÊÝÊÇÁ æÅäãÇ äÊíÌÊå ÇáäåÇÆíÉ ÇáÊí ÈáÛÊ 99 Ýí ÇáãÆÉ ÞÇÆáÇ Åäå ãä ÇáÇÌÍÇÝ Ãä äÞÝ ÝÞØ ÊÌÇå ãÔÑæÚ ÈÃåãíÉ ÇáÇÓÊÝÊÇÁ ÇáÏÓÊæÑí Ýí ÊæäÓ ÚäÏ ÇáäÊíÌÉ ÇáãæÕæáÉ ÈÇáÊÕæíÊ Úáíå Ýí Ííä Ãä ãÔÑæÚ ÇáÇÕáÇÍ ÇáÏÓÊæÑí åæ ÈãËÇÈÉ ËæÑÉ ÅÕáÇÍíÉ åÇãÉ ÊÚíÔåÇ ÊæäÓ äÇåíß Ãä Ãæáì ÇáãÍÇæÑ ÇáÊí ÓíØÇáåÇ ÇáÇÕáÇÍ Ãæ ÇáÊÚÏíá ãÌÇá ÍÞæÞ ÇáÇäÓÇä ÇáÐí ÔåÏ Ýí ÇáÓäæÇÊ ÇáÇÎíÑÉ ÊØæÑÇ ãÊÚÇÞÈÇ Ýí ãÝåæãå·
æÚÒÇ ÇáäÌÇÍ ÇáÐí ÍÞÞå ÇáÑÆíÓ Èä Úáí Úáì ÇáãÓÊæì ÇáÔÚÈí Çáì ßæäå ÃæÌÏ Çáíæã Ýí ÊæäÓ ØÈÞÉ æÓØì ÈäÓÈÉ 85 Ýí ÇáãÇÆÉ ßãÇ æÝÑ áßá ÇáÚÇÆáÇÊ ÇáÊæäÓíÉ ÖÑæÑÇÊ ÇáÍíÇÉ ãä ãÓßä æ ÓíÇÑÉ ÇáÇãÑ ÇáÐí íÌÚá åæáÇÁ íÔÇÑßæä Ýí ßá ÇáãæÇÚíÏ ÇáÇäÊÎÇÈíÉ·
æáÝÊ Çáì Ãäå ãä ÇáÙáã Ãä íÞíã ÃÍÏ ÊÌÑÈÉ ÊæäÓ Ýí ÖæÁ ãÇ íÑæÌ Ãæ íäÔÑ Ýí ÈÚÖ æÓÇÆá ÇáãÚÇÑÖÉ ãæÖÍÇ Ãä ãä íÚÇíä Úä ÞÑÈ ãÇ ÍÕá ãä ÊÛííÑ Ýí ÊæäÓ íÞÑ ÈÇáÝÚá Ãä åäÇß ãÌåæÏÇ ßÈíÑÇ ÈÐá Ýí ÇÊÌÇå ÊÍÞíÞ Úáì ÇáÇÞá ÍÏ ÃÏäì ãä ÇáÏíãÞÑÇØíÉ ÃáÇ Ãäå ÃÖÇÝ Ãäå ãä ÛíÑ ÇáÕÍíÍ ÇáÞæá ÃääÇ æÕáäÇ Çáì ãÑÍáÉ ÏíãÞÑÇØíÉ ãÊØæÑÉ Ðáß Ãä åäÇáß ÊÌÇæÒÇÊ æáÇ ÒÇáÊ åäÇáß ãßÇÓÈ áÇ ÈÏ Ãä íÊã ÊÍÞíÞåÇ·
æÝíãÇ íÊÚáÞ ÈãÇ ÅÐÇ ßÇä ÇáÏÓÊæÑ ÇáÊæäÓí ÇáÌÏíÏ íßÝá åÇãÔÇ ãä ÍÑíÉ ÇáÕÍÇÝÉ ÐßÑ ÇáãÍÇÖÑ ÈÃä ÇáÏÓÊæÑ Ýí äÕå ÇáÞÏíã íÄßÏ Úáì ãÈÏà ÍÑíÉ ÇáÊÚÈíÑ æÃä ÇáÏÓÊæÑ ÇáÌÏíÏ íÏÚã ÇáÕÍÇÝÉ ãä äÇÍíÉ Çäå íäÕ áÇæá ãÑÉ Úáì ãÈÏà ÍÞæÞ ÇáÇäÓÇä æÇáÍÑíÇÊ ÇáÚÇãÉ ÈãÇ ÝíåÇ ÍÑíÉ ÇáÕÍÇÝÉ æ åæ ãÇ íÚÏ ãßÓÈÇ· æÍæá ãÇ ÅÐÇ ßÇä ááíåæÏ Ýí ÊæäÓ Ãí äÔÇØ ÓíÇÓí ÞÇá ÇáãÍÇÖÑ Çäå íÕÚÈ Úáì ÇáãÑÁ ÇáÊãííÒ Èíä ÇáíåæÏí æ ÇáãÓáã Ýí ÇáÔÇÑÚ· ãÔíÑÇ Çáì Çä ÚÏÏ ÇáíåæÏ íÈáÛ äÍæ 4000 íåæÏí ãÚ ÇáÚáã Çä åæáÇÁ ÈÞæÇ ãä ÇáåÌÑÉ ÇáßÈÑì ááíåæÏ ÚÇã 1967 ÈÚÏ åÒíãÉ 5 íæäíæ·

(ÇáãÕÏÑ: ÕÍíÝÉ ÇáÅÊÍÇÏ ÇáÅãÇÑÇÊíÉ áíæã 9 ÌæÇä 2002)

 

ÅÈä ÑÔÜÏ··ÌÓÜÑ ÇáÍÖÜÇÑÇÊ:

ÇáãÝßÑæä ÇáÚÑÈ ÃáÈÓæå ßá ÇáÚÈÇÁÇÊ ÇáãÚÇÕÑÉ

 

ÇáÞÇåÑÉ – Íáãí Çáäãäã:

ÊÚÏÏÊ ÇáäÏæÇÊ Ýí ÇáÓäæÇÊ ÇáÃÎíÑÉ ÈÊæäÓ æÇáãÛÑÈ æãÕÑ Íæá ÇáÝíáÓæÝ ÇáÇÓáÇãí ÇÈä ÑÔÏ· æßÇä ÇáÇÍÊÝÇá ÈãÑæÑ ËãÇäíÉ ÞÑæä Úáì æÝÇÊå ÞÏ ÇÓÊÏÚì åÐå ÇáäÏæÇÊ¡ ÈÏÁÇ ãä ÚÇã 1998 ãäåÇ äÏæÉ ááãÌáÓ ÇáÃÚáì ááËÞÇÝÉ ÊÍÊ ÚäæÇä ÇÈä ÑÔÏ·· ÈÏÇíÉ ÞÑä æäåÇíÉ ÞÑä

æÊãíÒÊ ÈÍÖæÑ ÚÑÈí ßËíÝ ãä ÌÇäÈ ÇáãÊÎÕÕíä Ýí ÇÈä ÑÔÏ¡ æÍÏË ÇáÇáÊÞÇÁ Èíä ÇáãÏÑÓÉ ÇáãÔÑÞíÉ Ýí ÇáÏÑÇÓÇÊ ÇáÑÔÏíÉ¡ ãÕÑ æáÈäÇä æÓæÑíÇ æãÚåÇ ÈáÏÇä ÇáÎáíÌ æÇáãÏÑÓÉ ÇáãÛÑÈíÉ ÐÇÊ ÇáÇåÊãÇã ÇáÎÇÕ ÈÇÈä ÑÔÏ ÈÇÚÊÈÇÑå ÇÈä Êáß ÇáãäØÞÉ·
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æÓÃáÊ ãÞÑÑ ÇááÌäÉ ÇáÚáãíÉ ááäÏæÉ Ï· ÚÇØÝ ÇáÚÑÇÞí Úä åÐÇ ÇáÛíÇÈ ÝÃßÏ áí Çä ÇááÌäÉ ÇáÚáãíÉ ÃÑÓáÊ ãäÐ ÔåæÑ ÇáÏÚæÉ ÈÇáÇÓã Çáì ÇáãÊÎÕÕíä Ýí ßáíÊí ÇÕæá ÇáÏíä æÏÇÑ ÇáÚáæã áßä áã ÊÊã ÇáÇÓÊÌÇÈÉ æáã ÊÍÏË ÇáãÔÇÑßÉ¡ æÛíÇÈ ÌÇãÚÉ ÇáÃÒåÑ áíÓ ÝÞØ Úä Êáß ÇáäÏæÉ Èá Úä ãÚÙã ÇáäÏæÇÊ·
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ÇÈä ÑÇÔÏ·· ãÏÑæÓÇð

Ýí ÌáÓÉ ãåãÉ ÊäÇæá ÇáäÇÞÏ æÇáãÝßÑ ãÍãæÏ Ããíä ÇáÚÇáã ÇáÏÑÇÓÇÊ ÇáÑÔÏíÉ Ýí ÇáÝßÑ ÇáÚÑÈí ÇáãÚÇÕÑ æÈÏà ÈÃæá ÏÑÇÓÉ ÕÏÑÊ ãØáÚ ÇáÞÑä ÇáÚÔÑíä¡ ÚÇã ¡1903 æÇÚÏåÇ ÝÑÍ ÇäØæä æÝí ÇáãÞÏãÉ ÇáÍæÇÑ ÇáÐí ÏÇÑ Èíä ÇäØæä æÇáÇÓÊÇÐ ÇáÇãÇã ãÍãÏ ÚÈÏå¡ ãÝÊí ÇáÏíÇÑ ÇáãÕÑíÉ ÂäÐÇß¡ æßÇä ÍæÇÑ ÇäØæä æÚÈÏå Èíä ÇáÚÞáÇäíÉ æÇáÏíä¡ æÞÏ ÚÑÖ ÇäØæä ÝßÑ ÇÈä ÑÔÏ æÞÕÏ Èå ÇáÌÇäÈ ÇáÚãáí æáíÓ ÇáäÙÑí¡ Ãí ÇáÌÇäÈ ÇáÐí íÚÈÑ Úä ãÔßáÇÊ ÇáãÌÊãÚ ÇáÚÑÈí ÂäÐÇß¡ ÈíäãÇ ßÇä ÚÈÏå ãåÊãÇ ÈÇáÈÚÏ ÇáäÙÑí Ýí ÝßÑ ÇÈä ÑÔÏ·
æÊæÞÝ ÇáÚÇáã ÚäÏ ÊäÇæá Ï· Òßí äÌíÈ ãÍãæÏ áÇÈä ÑÔÏ Ýí ãÞÇá áå äÔÑ Ýí ßÊÇÈå Þíã ãä ÇáÊÑÇË¡ æÑÃì ÇáÚÇáã Çä ãæÞÝ Òßí äÌíÈ íãËá ÇáÊÈäí ÇáãØáÞ áÝáÓÝÉ ÇÈä ÑÔÏ¡ æÇä ãæÞÝå íãËá ÇáãæÞÝ ÇáäÞÏí æÇáÚÞáí¡ ÍíË ÇäÊåì ãä ÏÑÇÓÉ áÇÈä ÑÔÏ Çáì Çäå áíÓ åäÇß ÝÇÑÞ áÏì ÇÈä ÑÔÏ Èíä ÇáÔÑíÚÉ æÇáÚÞá¡ æáßäåãÇ ßÊÇÈ æÇÍÏ ÈáÛÊíä·
æÃæÖÍ ÇáÚÇáã Çä ÇáÈäíÉ ÇáÝßÑíÉ Ýí ÇáÞÑäíä 11 æ12 ÊÊÔÇÈå ÊãÇãÇ ãÚ ÇáÈäíÉ ÇáÝßÑíÉ ááÞÑäíä 19 æ20 ãä ÍíË ÊÔÇÈå ÇáãÔßáÇÊ æÇáåãæã¡ æßÇäÊ ÇáÔÑíÚÉ ÇáÅÓáÇãíÉ åí ÇáÑÃÓ æÇáÃÓÇÓ ÇáËÞÇÝí Ýí ÇáãÑÍáÊíä æåäÇß åã åæ ÊåÏíÏ ÇáÛÒæ ÇáÇÌäÈí æÖÚÝ ÇáÍßÇã æÇÓÊÈÏÇÏåã¡ æãä åäÇ ÔÚÑ ÝÑÍ ÇäØæä ÈÃåãíÉ ÇÈä ÑÔÏ æÊæÞÝ ÚäÏå·

ÚáãÇäíÉ ÑÔÏíÉ

æíÑì ãÍãæÏ Çãíä ÇáÚÇáã Çä Òßí äÌíÈ ãÍãæÏ ÞÏã ÇÈä ÑÔÏ æÝåãå æÇäÊÞÏå ãä ÎáÇá ãäÙæÑå æÝßÑå ÇáÎÇÕ¡ ÇáÐí åæ ÝßÑ ÇáæÖÚíÉ ÇáãäØÞíÉ Ãæ ãäåÌ ÇáÊÍáíá ÇáÚáãí æÇááÛæí¡ áÐÇ ÇÎÐ Úáì ÇÈä ÑÔÏ ÇåÊãÇãå ÈãäåÌ ÇáÈÑåÇä æãäØÞå æáíÓ ÊÍáíá ÇáæÞÇÆÚ ÇáÚãáíÉ ÇáãÚØÇÉ·
æÇä ßÇä Òßí äÌíÈ ÇÎÐ Úáì ÇÈä ÑÔÏ ÇåÊãÇãå ÈÇáÈÑåÇä ÝÇä Ï· ãÍãÏ ÇáãÕÈÇÍí -ÊæäÓ- Ýí ÏÑÇÓÇÊå ÇáÚÏíÏÉ Úä ÇÈä ÑÔÏ ÞÏ ÇÍÊÝì ÈÐáß ÇáãäåÌ áÏì ÇÈä ÑÔÏ· ææÕÝ ÇáÚÇáã ÏÑÇÓÇÊ ÇáãÕÈÇÍí ÈÇäåÇ ÃÑÞì æÃÚãÞ ãÇ ßÊÈ Úä ÇÈä ÑÔÏ Ýí ÇáÚÇáã ÇáÚÑÈí·
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(ÇáãÕÏÑ: ÕÍíÝÉ ÇáÅÊÍÇÏ ÇáÅãÇÑÇÊíÉ áíæã 9 ÌæÇä 2002)

 

Le site belge

www.assabyle.com a publié derniérement cette enquête (republiée le 7 juin 2002 par un intervenant sur le forum Tunezine). Elle peut vous intéresser..

 

Massoud : Enquête exclusive !!!

L’un des deux assassins du chef afghan a vécu 14 ans en Belgique. Qu’a fait chez nous Dahmane Abdessatar ? Trois journalistes ont retracé, pas à pas, le parcours du futur terroriste

Une enquête de Marie-Cécile Royen, avec Philippe Lamotte et Thierry Denoël

Le 9 septembre 2001, le commandant Massoud, chef de l’Alliance du Nord, est assassiné à Khuaja Bahaodine, dans son fief de Panshir, en Afghanistan. Deux faux journalistes ont réussi à l’approcher, sous le prétexte d’une interview. Le plus jeune porte sous sa ceinture une charge explosive. Elle le coupe littéralement en deux, blessant mortellement Ahmed Shah Massoud. Le plus âgé des faux journalistes s’enfuit par une fenêtre, avant d’être abattu dans la rue par un garde du corps.

Enterré comme un chien, puis exhumé par les services secrets anglais pour autopsie, cet homme est maudit par les gens de la vallée.
Seules les pierres qu’on y jette régulièrement garnissent sa sépulture. L’assassin ou plutôt le convoyeur de l’assassin de Massoud a longtemps vécu en Belgique. Quatorze ans, exactement. Que s’est il passé entre le moment où Dahmane Abdessatar quitte sa Tunisie natale pour poursuivre ses études de journalisme en Belgique, et cette fin infamante, à l’âge de 39 ans ?
L’ÉTUDIANT EN « COMU ».
Abdessatar naît le 27 août 1962 à Gabès, petite ville tunisienne située au bord de la Méditerranée. Son dernier domicile, en Tunisie, était situé rue Ibn Hazin, 65, à Jendouba, une petite ville rurale située à 140 kilomètres à l’ouest de Tunis. Détenteur d’une licence en communications sociales, il accède régulièrement au territoire belge, en 1986. Il a alors 24 ans. En 1987, il est inscrit à l’UCL, au département de communication sociale de la faculté des sciences économiques, politiques et sociales (« comu »). Il doit repasser sa licence en Belgique, pour non équivalence de diplôme. Il a toutes les apparences de l’étudiant ordinaire. Exactement comme Adel Tebourski, d’un an son cadet, qu’il a connu sur le campus, et que leurs origines communes ont rapprochés. L’aspirant journaliste et l’ingénieur (Tebourski voulait passer une licence en math à l’UCL) ne se perdront jamais de vue. Pour le meilleur et pour le pire.
Dahmane – qui se fait appeler aussi Dahmane Ben Salem Mouna est domicilié rue du Cheval d’arçons, à Louvain la Neuve. Les photos le montrent grand, plutôt costaud, le visage bien charpenté, la tête souvent penchée sur l’épaule gauche et la paupière de l’oeil gauche légèrement baissée. « Je l’ai connu, vers 1988, à l’UCL, se souvient un étudiant africain. Je le voyais régulièrement au Bar des Sauvages, fréquenté, en majorité, par des étudiants étrangers, surtout des Blacks. Il s’amusait comme tout le monde, aimait le reggae et Bob Marley en particulier. Il était habillé normalement : jeans, cheveux courts, pas de barbe. Je n’ai jamais évoqué de sujet religieux avec lui. Nous étions tous les deux musulmans et nous nous reconnaissions comme tels, mais je ne me souviens pas l’avoir vu à la mosquée. ».
Son intérêt pour le journalisme et les idées de gauche était manifeste. Il a participé à une réunion au Centre international des étudiants étrangers (CIE) en vue de collaborer, en qualité de représentant du Maghreb, à la revue que publie celui là. Sans suite. « Côté personnalité, poursuit son ancien camarade, il était plutôt réservé. Il ne parlait pas facilement. Il lui fallait du temps pour se livrer. Il était timide, un peu naïf aussi. Mais il avait la tête sur les épaules, parlait « cul » comme n’importe quel jeune de son âge. C’était aussi quelqu’un de très serviable : il était capable de se couper en quatre pour rendre service. ». Abdessatar quitte l’UCL sans diplôme. L’année académique 1990-1991 le trouve inscrit à l’ULB. Il habite alors rue du Rouleau, à Bruxelles. Jusqu’à tout récemment, son nom figurait sur le site Internet de l’ULB comme celui d’un étudiant banal dont l’Association des licenciés en journalisme et communication cherchait à retrouver la trace.
Un avis de recherche bien anodin pour l’assassin de Massoud.
UN MARIAGE QUI TOURNE COURT.
Abdessatar épouse Samia S., 27 ans, lors d’un séjour en Tunisie, en décembre 1991. Ensemble, ils reviennent vivre à Bruxelles. Ils s’inscrivent à la VUB. Lui, un peu moins sérieusement qu’elle. L’étudiant africain le rencontre, un jour, sur le campus de la VUB. « On a discuté quelques minutes, se souvient celui ci. Il m’a dit qu’il faisait un doctorat en communication sociale, ce qui était la suite logique de ses études à l’UCL. Il avait l’air d’aller bien. » Mais les chances de réaliser ses ambitions en Belgique s’amenuisent et Abdessatar en conçoit sans doute de l’amertume.
Un événement important se produit vers 1994 1995. Lasse, peut être, de cet éternel fauché, de ce jaloux qui prend ombrage de sa liberté, Samia va le quitter (le divorce ne sera prononcé qu’en 1998). Est-ce ce choc psychologique qui ramène Dahmane à l’islam ? En tout cas, lui qui n’était guère pratiquant, commence à fréquenter les mosquées, s’isole de ses anciens amis, se replie sur lui même.
Un signe qui ne trompe pas : il refuse désormais de serrer la main des femmes. Ses nombreux changements d’adresse montrent sa marginalisation croissante. « Je l’ai croisé une dernière fois, en 1998, rue Malibran, à Bruxelles, devant une poissonnerie, raconte l’étudiant louvaniste. Il déchargeait des cageots. J’ai été surpris car il avait changé, même s’il dégageait toujours la même gentillesse. Il portait la barbe des islamistes. On s’est peu parlé, je ne l’ai pas interrogé sur ce qu’il devenait. Il m’a souri, comme pour dire : « Eh oui, je suis comme ça, maintenant… ». Ce n’était plus l’Abdessatar que j’avais connu à Louvain la Neuve et qui avait un idéal dans la communication sociale. ».
LES MAUVAIS AMIS.
En 1996, le Tunisien bascule du mauvais côté. C’est l’époque où, avec Adel Tebourski, il tombe sous la coupe d’un groupe d’islamistes tunisiens animé par Tarek Maaroufi, 38 ans. Cet agitateur, déjà condamné en Tunisie pour ses entreprises séditieuses, a réussi à obtenir la nationalité belge, qui le met à l’abri des demandes d’extradition des justices étrangères. Lors du procès, à Bruxelles, en 1995, de l’Algérien Ahmed Zaoui, l’émir présumé des GIA (Groupes islamiques armés) en Europe, Maaroufi n’a « pris » que trois ans de prison avec sursis mais, à la différence de Zaoui, il est demeuré à Schaerbeek. «Maaroufi le bouffon», pour les uns, « Maaroufi, le coordinateur européen », pour les autres, est, sans nul doute, les deux à la fois. Côté face, il parade dans les médias, bombe le torse en affichant ses idées talibanes, se vante de ses voyages en Iran et en Afghanistan, en 2000.
Côté pile, Maaroufi est une adresse essentielle pour le réseau islamiste européen. Il n’est peut être pas le plus écouté des islamistes. Les vrais leaders exercent leur influence par le respect qu’ils inspirent, par leurs connaissances religieuses, par l’invisible cooptation de leurs pairs du monde entier et par le pouvoir qu’ils ont de déclencher des actions, sans donner d’ordre, le réseau se mettant alors au service de leurs objectifs. Ces chefs spirituels détiennent également la clé des ressources financières. Abou Katada, un fondamentaliste d’origine palestinienne, réfugié à Londres et soupçonné d’être le relais d’Oussama ben Laden en Europe, correspond à ce profil. Il a été arrêté le 19 décembre 2001.
Bien qu’étant beau parleur un « éveilleur de conscience » islamique, Maaroufi est plus proche de l’action. Et quelle action ! Les services de renseignement français (DST) ont établi son rôle dans la préparation, à Francfort, de l’attentat manqué contre le marché de Noël de Strasbourg, en 2000. Quant aux écoutes téléphoniques diligentées par le contre espionnage italien (Digos), de janvier à avril 2001, elles ont permis d’observer, in vivo, une cellule de terroristes tunisiens gravitant autour du Centre islamique de Milan. Elle préparait un attentat à l’arme chimique contre la France et en référait à Tarek Maaroufi, qui les conseillait, les sermonnait, souhaitait même les réunir à Anvers (le démantèlement de la cellule milanaise d’Essid Sami Ben Khemais, en avril 2001, empêchera la réalisation de ce projet).
Le juge d’instruction antiterroriste bruxellois Christian De Valkeneer a fini par l’arrêter, le 18 décembre 2001, pour « falsification de sceaux » et « recrutement de personnes en vue de les envoyer à l’étranger pour faire partie d’une troupe armée ». Cette incrimination, adoptée en 1979 pour permettre la répression sur le sol belge des membres du Front Polisario, semble avoir été taillée sur mesure pour les activistes islamiques ! Le réseau dans lequel a mis les pieds Dahmane, qui à cette époque se présente comme journaliste et correspondant pour la Belgique de l’Audace, un mensuel d’opposition tunisien édité à Paris, est tout sauf anodin.
Ce groupe est perpétuellement sur un « coup » : trafic de documents d’identité, hébergement de clandestins, accueil d’émissaires de cellules sueurs, recrutement de combattants, surveillance des membres douteux… Une activité multiforme, incessante, procédant par essais et erreurs, au sein de petites cellules souples qui se recomposent au gré des circonstances, et qui ne laisse aucun répit, sauf pour la fréquentation de la mosquée. Les islamistes ne manquent aucune prière. Ils y participent, comme des fidèles normaux. Mais, une fois ceux ci partis, les « frères » restent sur place, à l’abri des yeux et des oreilles indiscrètes. Ils discutent trafics et contrebande. Et parlent beaucoup argent car celui ci, comme chacun sait, est le nerf de la guerre.
MOLENBEEK SAINT JEAN.
Justement, le quartier entre la place des Etangs noirs et la gare de l’Ouest, à Molenbeek, connaît une forte concentration de mosquées. AI Khalil, rue Delannoy, est la plus grande. Très fréquentée, surtout par des Marocains, elle est réputée proche des Frères musulmans, un mouvement international qui prêche la « réislamisation » des masses musulmanes, tant par l’éducation et l’encadrement sociopolitique que par la conquête (ou l’infiltration) du pouvoir. C’est avec les responsables de cette mosquée que les autorités communales de Molenbeek entretiennent les contacts les plus réguliers. Il y a aussi l’Association culturelle de solidarité, rue des Etangs noirs : une salle de prière sommaire, animée par un jeune imam marocain, au fond d’une cour intérieure encombrée de bric à brac, où se réunissait le Parti de libération islamique (PLI), une branche radicale des Frères musulmans, prônant l’action violente et le rétablissement du Califat.
Vient, ensuite, la plus « folklorique » dangereuse, également, sur le plan idéologique : le Centre Islamique Belge (C.I.B.) de Molenbeek. Violemment anti-israélienne, elle plaide pour l’application de la charia (loi islamique), l’instauration d’un Etat islamique, joue les intermédiaires dans toutes sortes de trafics et envoie de jeunes musulmans étudier à Médine, en Arabie saoudite. Officiellement, le C.I.B. a récolté des vêtements pour l’Afghanistan et peut être davantage : un compte bancaire était proposé pour les dons aux talibans.
Le C.I.B. vient de quitter la rue Vanderdussen pour prendre ses quartiers, à quelques pas de là, rue Albert Vanderkindere, dans deux maisons mitoyennes. L’une accueille la mosquée des femmes et les tiers, bureaux. L’autre est dédiée à la mosquée des hommes et à une salle de fête où se déroulent les mariages. D’après ce qu’il annonce sur son site Internet (www.assabyle.com), le C.I.B. se propose de rapprocher les hommes et les femmes soucieux de s’unir devant Dieu. On raconte que certains de ces « mariages » ne durent parfois que quelques jours. Mais ils sont islamiquement corrects (« union de jouissance » ou zina). Comme le C.I.B. se propose d’aider les personnes en quête de papiers et que le mariage, blanc ou non, peut y contribuer, on voit, dans la pratique, que ces deux raisons sociales peuvent, à l’occasion, se confondre.
L’accueil y est courtois. Les jeunes hommes qui la fréquentent n’ont aucune réticence à parler avec une femme, même s’ils évitent de lui serrer la main. Pour la plupart convertis, ils arborent des tenues afghanes, se sont laissé pousser la barbe et ont un GSM vissé à l’oreille. Ibrahim père belge, mère congolaise a été élevé dans le catholicisme et s’est converti à l’islam au terme d’une recherche personnelle. Président de l’ASBL qui gère la mosquée, il apprécie le contact avec un islam pur, non parasité par les traditions marocaines. Mais la tête d’affiche est ailleurs : c’est Ayachi Bassam, qui refuse le titre d’imam, se contentant de celui de « Cheikh ». Il règne sur ce petit monde avec la roublardise d’un vieux comédien, habile aux jeux sémantiques. Cet ingénieur de formation, français d’origine syrienne (blond aux yeux bleus, «souvenir de l’occupation romaine », dit il), est arrivé en Belgique en 1992.
De son passage à Marseille, il a gardé la « tchache » méridionale et, malgré un accent guttural prononcé, une maîtrise quasi parfaite de la langue française. Il a bien connu Dahmane, par le biais, dit il, de sa seconde épouse, Malika. Cette Belge d’origine marocaine, âgée d’une quarantaine d’années, a participé à l’aventure afghane du terroriste. « Elle a fréquenté le centre, il y a cinq ou six ans de cela, se souvient le Franco Syrien. C’était une femme paisible. Après une rencontre furtive et deux mariages qui se révélèrent malheureux j’ai célébré l’un d’eux. Elle a rencontré ce monsieur, Dahmane Abd Al Sattar. Il était super gentil, très doux, très éduqué : un intellectuel. C’est Slim Bagga, le directeur de l’Audace, un de mes amis, qui me l’avait présenté lors d’un repas chez Maaroufi. Il n’aurait pas fait de mal à une mouche.
Son but était de s’installer quelque part et d’y vivre tranquillement. Mais, en Belgique, il n’avait pas de papiers. Ça le dérangeait de vivre dans l’illégalité, dans la crainte d’être contrôlé. Pour survivre, il fréquentait les mosquées pendant le ramadan, lorsqu’on y distribue de la nourriture. Il donnait aussi des cours de morale islamique aux enfants, dans les mosquées ou chez des particuliers.». N’ayant d’avenir ni en Belgique ni en Tunisie, l’homme cherche à émigrer. « Dans les pays arabes, c’était exclu, poursuit Cheikh Bassam, car ceux ci n’acceptent pas les islamistes ». En Arabie saoudite, les Américains peuvent entrer sans visa, mais pas un Arabe. Le Yémen a refusé de lui donner un visa. A l’ambassade du Soudan, on lui a dit qu’il n’y avait pas de travail pour lui. En Iran, on pourchasse tous les Arabes, mêmes s’ils sont chiites. Résultat : il a préféré l’Afghanistan, pour y ouvrir une petite école.
Avec les 20 000 francs récoltés auprès de ses amis, il s’est acheté une maison et quelques chèvres à Jalalabad (NDLR : à la frontière du Pakistan). Il n’est jamais revenu en Belgique.». Malika, en revanche, est rentrée une fois, pour raison de santé. Elle a raconté à ses amis et connaissances de Molenbeek que « les talibans ne violaient pas les femmes » et qu’elle était heureuse avec son mari. « Le plus gentil de tous ceux qu’elle a eus », insiste Cheikh Bassam, qui se vante de célébrer des dizaines de mariages par an – il brandit une liasse de contrats selon les normes islamiques. Il ne répugne pas, non plus, à jouer les conseillers conjugaux auprès des jeunes ménages. « Comme un ancien curé catholique », précise t-il. Et dans le cas de Malika, d’une certaine façon, il a réussi sa mission, car il semble que la jeune femme ait été très amoureuse, puisqu’elle a rejoint, sans hésiter, son mari en Afghanistan. Elle même ne rêvait elle pas de travailler dans l’humanitaire ? Mais le rêve a viré au cauchemar. Et il n’est pas sûr qu’elle en soit guérie.
Rapatriée par les soins du ministère des Affaires étrangères, le 19 décembre 2001, sous bonne escorte de la Sûreté de l’Etat, « Oum » (son nom de combattante, comme « Abdu » était celui de son mari) a été longuement interrogée par les enquêteurs de la police fédérale. Un grand nombre de services de police et de renseignement étrangers s’intéressent à elle car, là où elle demeurait, à Jalalabad, se trouvaient également les familles d’islamistes belges, français, britanniques, espagnols, algériens, tunisiens, etc., regroupées non loin des camps d’entraînement des hommes. Certains se sont enfuis avec les talibans, d’autres dont trois Belges, à ce jour ont été capturés par les Américains et envoyés à la base de Guantanamo, à Cuba.
Pour Malika, Massoud était l’ennemi à abattre. Mais, affirme t elle, elle n’était pas au courant des projets de son mari. « Je n’ai jamais cru qu’il était capable de se faire exploser » , a t elle déclaré sur RTL TVI, le 18 décembre 2001, à Islamabad, au Pakistan, alors qu’elle fuyait les combats en Afghanistan. « De se battre, oui, mais pas de se faire exploser. » Qu’il ait eu, ou non, l’espoir de sortir vivant de l’attentat, le fait est que Dahmane avait pris la précaution de rédiger son testament.
Aujourd’hui, cette femme se terre quelque part, à Bruxelles, à la fois pour observer la période de claustration de son veuvage religieux et pour se soustraire à la pression des médias. Elle a recommencé à fréquenter la mosquée. Comment, sans heurter le principe de la liberté religieuse, « déprogrammer » quelqu’un qui s’est laissé entraîner dans une secte ? Car il apparaît que le recrutement des soldats du djihad relève, en partie, du phénomène sectaire. Les personnes fragiles, ou socialement frustrées, sont repérées, coupées de leur milieu, rendues dépendantes sur les plans matériel et affectif jusqu’à ce qu’elles deviennent des instruments dociles dans les mains des « recruteurs ». Sans écarter l’hypothèse d’un Dahmane Abdessatar assassin de Massoud, Cheikh Bassam exprime ses doutes. « Il n’a jamais fait de sport, raisonne t-il. C’était un garçon très simple, très modeste, qui se déplaçait doucement… Lui, l’intellectuel qui ne rêvait que d’enseigner l’islam aux petits enfants, comment aurait il pu se laisser manipuler ?
Et s’il voulait se suicider, aurait il entraîné sa femme à Jalalabad ? Jamais, je ne l’ai entendu exprimer sa volonté de faire le combat, ni vu distribuer des tracts ou tenir des discours intégristes. Les seules fois où il a fait preuve d’une certaine forme d’excitation, c’était lors de discussions en présence de Slim Bagga ayant pour sujet la Tunisie. Il était presque mystique. Croyez moi, c’est en Afghanistan qu’il s’est laissé entraîner dans cette affaire. » Et Ayachi Bassam de se lancer dans une apologie de la Belgique, où la liberté de religion et d’expression est respectée, où les gens sont si gentils et pas du tout racistes. « Que j’apprenne que mon frère prépare quoi que ce soit contre la Belgique, et c’est moi qui le tue ! » lance t il, emphatique. Avant de prédire un rapprochement entre l’Europe et le Moyen Orient, nations « civilisées » qui connaissent la valeur d’un compromis, à la différence des Américains, « uniquement soucieux de leurs intérêts » …
DES PAPIERS, VITE.
La vérité sur les projets migratoires d’Abdessatar est, elle aussi, un peu différente de l’édifiant récit servi par le Cheikh. En fait, son union avec Malika s’apparente plutôt à un mariage de convenance. Mobile ? Se procurer une couverture et, surtout, des papiers pour voyager plus librement. Depuis qu’il est sous le coup d’un ordre d’expulsion, signifié en 1999, le Tunisien se démène pour obtenir le passeport que, croit il dans sa naïveté, son mariage avec une Belge (non entériné par un mariage civil) lui aurait permis de décrocher. Mais il se noie dans les démarches administratives. La demande de régularisation qu’il a introduite s’enlise, elle aussi, bien que son dossier ait reçu un avis favorable du secrétariat de la commission de régularisation, qui l’a transmis pour signature au ministre de l’Intérieur, Antoine Duquesne (PRL), dès le 5 février 2000. Sa demande est finalement rejetée, le 15 novembre 2001, sur la base de renseignements négatifs fournis par l’Office des étrangers. Dahmane était déjà mort.
Mais, en mai 2000, le temps presse. Selon les analystes du terrorisme, 2000 est une année charnière pour le mouvement islamiste en Belgique. Après la période Zaoui, en contact avec les maquis algériens, puis celle de Farid Melouk (1998), lorsque de fréquents allers retours s’effectuent entre la zone du Maghreb et le territoire afghan, 2000 marque le début du recrutement d’Européens en Europe. Tarek Maaroufi est au coeur de ce dispositif, même si, selon toute vraisemblance, les influx nerveux partent de Londres. Dahmane, en sa qualité de journaliste à l’Audace, le rencontre de façon « officielle » dans divers cercles et mosquées bruxellois (notamment Al Tawhid, rue Terre Neuve, à Bruxelles).Maaroufi lui offre son aide pour le légendage des photos d’une exposition consacrée à la Tchétchénie, à Molenbeek Saint Jean. Mais Dahmane, est plus spécialement pris en charge par Mohammed (« Amor ») Sliti, un Belge d’origine tunisienne, qui a tenu un garage à Molenbeek dont il a fait connaissance par l’intermédiaire, une fois de plus, de Slim Bagga que Sliti hébergeait à son domicile durant ses séjours bruxellois.
Curieusement Bagga, qui en France, où il réside, bénéficie du statut de réfugié territorial tout en étant l’objet d’un mandat d’arrêt international, n’a jamais été entendu par la justice belge bien que son nom revienne plus que régulièrement dans ce dossier : un important service de renseignement d’un état voisin de la Belgique serait intervenu afin que nulle question ne lui soit posée et qu’il puisse continuer à circuler sans entraves à l’intérieur de l’espace Schengen. «Converti» par Maaroufi, Sliti sert, à son tour, de mentor à Dahmane sur le chemin du djihad. Il est actuellement sous le coup de plusieurs mandats d’arrêt internationaux car, outre ses activités au sein du réseau, il est poursuivi pour avoir soustrait ses cinq enfants à leur mère, une Belge néerlandophone qui l’avait suivi à Jalalabad.
Le « réseau tunisien » se met en demeure d’organiser le départ de Dahmane et de Rachid (son nom de famille n’a pas encore été rendu public), le kamikaze qui s’est fait sauter devant Massoud. Cet homme était, lui aussi, tunisien. Il a vécu assez longtemps en Belgique, mais dans la clandestinité. Maaroufi leur aurait fourni de faux visas pakistanais fabriqués en Bosnie. Adel Tebourski, lui, se débrouille pour procurer à Dahmane un billet d’avion Düsseldorf Londres Islamabad. Tebourski, qui n’a jamais perdu le contact avec son copain de fac, a pris la nationalité française. Il est domicilié dans le nord de la France, mais il est tout le temps fourré à Bruxelles. Tebourski a été arrêté, avec un complice, le 26 novembre 2001. Mis en examen pour « trafic de faux documents administratifs en relation avec une entreprise terroriste », il est suspecté d’avoir offert un support logistique aux activistes du réseau. Actuellement détenu à la prison de la Santé, à Paris, non loin du juge antiterroriste français Jean Louis Bruguière, il a déjà été interrogé à quatorze reprises. Tebourski minimise son rôle dans les événements ultérieurs.
D’après lui, il est impossible de savoir si Dahmane était, ou non, averti du rôle qu’il aurait à jouer dans l’assassinat du chef de l’Alliance du Nord. Juin 2000 : Dahmane a réussi à gagner Londres sans trop de difficultés. Mais il s’y retrouve bloqué. En cause les soupçons du service britannique de l’immigration, à l’aéroport de Heathrow, qui flaire les faux documents, et lui refuse l’accès à un vol pour le Pakistan. Dahmane, qui s’est présenté comme un réfugié, est hébergé dans un centre de transit, d’où il s’échappe. Il téléphone à Tebourski pour qu’il lui fasse parvenir un autre passeport, du lot de ceux qu’il lui a laissé en dépôt et qui ont été volés à l’ambassade belge de La Haye et au consulat belge de Strasbourg, en 1999. Un « facteur » le lui apporte à Londres. Cette fois ci, les services britanniques ne cillent pas et le laissent s’envoler. Nous sommes en juillet 2001. Dahmane a mis à profit son séjour londonien pour obtenir d’Al Siri, le directeur de l’Islamic Observation Center (arrêté depuis lors pour complicité d’assassinat), une accréditation d’une société bidon, Arabit News International, qui leur permettra, à lui et à Rachid, de se faire passer pour des journalistes d’une télévision marocaine.
« KARIM » ET « KASSIM ».
Les deux futurs kamikazes transitent par l’ambassade talibane d’Islamabad, où ils obtiennent un visa, gagnent Kaboul, puis reviennent à Jalalabad. Là, ils sont probablement accueillis par Mohammed (« Amor ») Sliti, qui se trouve déjà sur place. Celui ci reviendra au moins une fois en Belgique, où il sera interrogé par la police fédérale. Sans suite judiciaire, vu l’absence de preuve de ses activités délictueuses. Quant à Dahmane («Karim Touzani») et son agneau, Rachid (« Kassim Bocouli »), ils vont entamer leur dernier voyage. Le 22 août 2001, ils franchissent la ligne de front. Ils sont intégrés dans un groupe de journalistes qui doivent interviewer le chef de l’Alliance du Nord. Ce dernier se fait attendre. Les journalistes ont tout le loisir d’observer ces étranges confrères dont le plus jeune, le cameraman, passe ses journées à dormir, ne parle à personne et s’énerve quand on le dérange dans ses prières. Probablement se prépare t il au sacrifice de sa vie. Dahmane, lui, parle français et anglais avec les autres journalistes qui font le pied de grue. Il ne se sépare jamais de son bloc notes, bien qu’il n’y écrive rien. Un réflexe de journaliste ? A un confrère russe qui, lassé d’attendre Massoud, repart pour le Tadjikistan, il confie, en souriant: « Nous sommes obligés de rester. Si nous ne voyons pas Massoud, notre venue n’aura pas de sens. »
DEVENIR UN HÉROS.
A ce point de l’histoire, on se perd en conjectures sur les mobiles de l’assassinat de Massoud. Très vite après les attentats du 11 septembre, les spécialistes du terrorisme ont fait le rapprochement entre les deux attentats. Il aurait fallu se débarrasser de Massoud pour que les Américains, dans leurs représailles prévisibles, ne disposent pas d’un allié sur place. Mais qui a transmis l’ordre d’assassiner le commandant Massoud ? On ne le sait pas. L’hypothèse la plus probable est que ce « contrat » aurait été exécuté sur ordre du chef du Groupement islamiste tunisien combattant (GITC), Sayfallah ben Hacine, alias Abu Ayad, pour dédommager les talibans de l’occupation des camps d’entraînement mis à sa disposition, en vue de former des combattants prêts à porter le djihad en Tunisie. Quelqu’un mais qui ? a manipulé l’amour propre si souvent blessé de Dahmane pour lui permettre d’accomplir l’acte d’éclat qui lui donnerait, enfin, le statut de héros.

M-C.R., avec Ph.L. et T.D.

 

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