8 avril 2010

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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3607 du 08.04.2010
 archives : www.tunisnews.net 


TTU  Monde Arabe: Discrétion tunisienne – De violents heurts auraient opposé un groupe de jeunes salafistes avec les forces de sécurité TTU  Monde Arabe: Pressions politiques Assabilonline: Ouael Naouar, militant estudiantin, déféré devant le juge d’instruction El Watan: Ben Brik : Harcèlement et menaces même en prison El Watan: Acharnement contre Ben Brik PDP Info: Un soutien inacceptable de l’Union à la Tunisie  – Les intérêts économiques au mépris des droits de l’Homme Akhbar: Le Premier ministre reçoit le vice-premier ministre belge The Daily Star: The son also rises, for Arab misfortune Jeune Afrique: Le boom des maisons d’hôtes AFP: Kirghizstan : des premiers affrontements à la chute du pouvoir en place Reuters: Le vice-Premier ministre turc frustré par l’UE


Discrétion tunisienne


Il y a quelques jours, de violents heurts auraient opposé un groupe de jeunes salafistes avec les forces de sécurité, dans la région tunisienne d’Aïn Draham (frontalière avec l’Algérie). L’affaire aurait été tenue secrète par les autorités tunisiennes. On ignore encore s’il y a eu des victimes. Ces salafistes seraient des individus d’origine tunisienne résidant en Algérie. Fait marquant, des témoins auraient constaté, pour la première fois, la présence de femmes parmi eux. (Source: TTU  Monde Arabe , Lettre hebdomadaire d’informations politiques et stratégiques Numéro 643, jeudi 8 avril 2010)  

 Pressions politiques


La démission de l’ancien ministre tunisien de la Défense et de l’Intérieur, Mohamed Jegham, de son poste de directeur général de l’hôtel Royal de Hammamet serait due à des pressions politiques. Selon une source locale, le groupe propriétaire de la chaîne aurait subi des tracasseries fiscales et son président aurait été reçu par le conseiller politique du président Ben Ali, Abdelwaheb Abdallah (un proche de la première dame tunisienne). Autrefois très proche du chef de l’Etat, dont il fut le conseiller spécial, Jegham aurait quitté la scène politique à la suite de désaccords avec le clan Trabelsi, précise cette source. (Source: TTU  Monde Arabe , Lettre hebdomadaire d’informations politiques et stratégiques Numéro 643, jeudi 8 avril 2010)


A perfect press conference in Tunisia


 

Le numéro 131 de Mouwatinoun disponible chez votre marchand de journaux

Chers lecteurs, Le numéro 131 de Mouwatinoun organe du Forum Démocratique est maintenant disponible chez votre marchand de journaux*. Vous pouvez visualiser la totalité de son contenu à partir du dimanche 18 avril 2010 en cliquant sur ce lien : http://www.fdtl.org/IMG/pdf/mouwatinoun_131.pdf Pour les internautes se connectant depuis la Tunisie, il est fort possible que l’accès à notre site soit bloqué pour les raisons connues par tous. Dans ce cas, la seule manière de se procurer notre hebdomadaire est de le demander à votre marchand de journaux.


Ouael Naouar, militant estudiantin, déféré devant le juge d’instruction


Assabilonline, Tunisie De source étudiante, nous avons appris que Ouael Naouar, militant de l’UGET, secrétaire général du Bureau Fédéral de la faculté de littérature de Sousse, a été déféré aujourd’hui, jeudi 9 avril 2010, devant le juge d’instruction du tribunal de Sousse dans l’affaire de la plainte déposée contre lui par un agent de la Sûreté. […] 08-04-2010 (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 


 Ben Brik : Harcèlement et menaces même en prison


 
Le régime de Carthage se déchaîne contre le journaliste et opposant Taoufik Ben Brik. Il est poursuivi par les sbires de Ben Ali jusque dans le bagne de Siliana, où il croupit depuis le 28 novembre 2009. Sa famille a fait part, hier, de provocations et de menaces dont fait l’objet Taoufik Ben Brik par «des détenus à la solde du pouvoir». Dans un SMS adressé aux journaux étrangers, dont El Watan, la sœur du journaliste, Nadjet Zoughlami, a lancé un appel urgent pour sauver son frère. Elle a écrit dans son message : «Depuis une semaine, Ben Brik est soumis aux provocations et menaces de certains détenus à la solde du pouvoir.» Le pouvoir tunisien cherche, à travers cette sale besogne, «à pousser le journaliste à commettre une faute qui entraînerait une prolongation de son incarcération», a ajouté Nadjet Zoughlami dans son appel. Des méthodes propres aux régimes policiers, dont celui de Tunis a la maîtrise parfaite. Après l’avoir empêché à plusieurs reprises de bénéficier de soins malgré la maladie dont souffre gravement Taoufik Ben Brik, le pouvoir tunisien se montre cruel à son égard. La soeur du journaliste dit craindre le pire. Elle a demandé à l’opinion internationale d’agir, de mettre plus de pression sur le pouvoir tunisien pour que cessent les menaces contre le journaliste. «Ne laissez pas mourir mon frère dans les prisons de Ben Ali», a-t-elle écrit dans son court message. Ben Ali ne supporterait pas un Taoufik Ben Brik libre. Condamné à six mois de prison ferme, le 28 novembre 2009, suite à une affaire «montée de toutes pièces : agression d’une femme sur la voie publique». La bête noire du régime de Tunis devrait retrouver sa liberté normalement dans deux mois. Le journaliste, âgé de 49 ans, avait assuré être la cible d’un «procès politique» dans le cadre d’une «affaire fabriquée par les services spéciaux». «J’ai été arrêté deux heures après la parution d’une interview imaginée» avec le président Ben Ali, avait-il déclaré. L’opinion internationale avait vivement dénoncé «un procès politique et une affaire montée de toutes pièces pour faire taire le journaliste». A l’approche de sa libération, le palais de Carthage tremble. Ben Ali, qui dirige le pays d’une main de fer depuis 23 ans, est pris de panique, ce qui expliquerait sans doute l’acharnement permanent contre un prisonnier dont le seul tort a été d’avoir courageusement critiqué un régime qui prend en otage «Tounès El Khadra». Pour se maintenir au pouvoir et en dépit de sa maladie et de son manque de légitimité, Ben Ali a usé de méthodes d’un autre âge pour réduire au silence toute voix discordante. Journalistes injustement incarcérés, étudiants et ouvriers matés et partis d’opposition étouffés. Le rapport du Réseau euroméditerranéen des droits de l’homme (REMDH) sur la Tunisie, rendu public le 29 janvier dernier, a fait part de graves dérives en matière de libertés démocratiques. Le rapport fait état d’intensification des mesures visant «à affaiblir les figures de l’opposition et les membres des associations, en particulier les associations de défense des droits de l’homme, qui expriment une voix discordante au discours officiel. La surveillance policière continue devant leurs domiciles, le contrôle de leurs communications téléphoniques et électroniques – par le filtrage des sites internet et le contrôle de leur messagerie électronique – s’inscrivent clairement dans une stratégie de harcèlement et d’intimidation ne visant qu’à davantage intimider et isoler les personnes qui en sont victimes par l’impossibilité de tenir toute conversation privée entre elles ou avec des personnes à l’étranger». Il faut rappeler que les capitales occidentales, habituellement très regardantes sur les questions des droits de l’homme dans beaucoup de pays, se sont tues devant des dépassements très graves en Tunisie. Il ne faut surtout pas irriter «leur ami le dictateur». Hacen Ouali (Source: « El Watan » (Quotidien – Algerie) le 7 avril 2010)  

Acharnement contre Ben Brik


Le journaliste le plus célèbre de Tunisie, Taoufik Ben Brik, moisit en prison depuis octobre 2009. Les protestations internationales n’ont pas été assez fortes pour infléchir la position du président Ben Ali, qui s’est particulièrement acharné contre lui, pour lui faire payer le prix de ses articles dénonçant la mascarade entourant la récente élection présidentielle. Ben Brik n’est pas du tout aimé par le régime tunisien qui le pourchasse depuis de longues années, comme il le fait avec tous les opposants. Ce journaliste-écrivain talentueux, féroce et très critique vis-à-vis des puissants qui gouvernent la Tunisie, exerce en réalité un simple droit à l’expression et dont la seule ambition est de faire bouger les lignes… Dans ce pays, la liberté de la presse n’existe pas. Les Tunisiens n’ont pas le droit d’exprimer des opinions divergentes ou de critiquer les autorités. Une répression, d’une incroyable dureté s’abat régulièrement sur les journalistes. Ben Brik a écopé de six mois de prison pour « violences contre une femme » ; en réalité, il est victime d’une machination montée de toutes pièces par les services spéciaux qui sont passés maître dans les coups tordus contre les opposants. En prison, Ben Brik vit le calvaire. Il est très malade, mal soigné et les visites des membres de sa famille sont rares et espacées. Depuis quelques jours, il fait l’objet de provocations et de menaces de certains détenus à la solde du pouvoir. De toute évidence, le président Ben Ali ne veut pas que Taoufik Ben Brik quitte la prison. On le pousse à la faute pour le maintenir au fond du trou. Ben Brik à nouveau libre, c’est vraisemblablement le pire des cauchemars pour les dirigeants tunisiens. L’homme est ingérable. Il ne se laissera pas faire, les intimidations n’ont pas entamé sa fougue et son combat pour l’expression libre et démocratique en Tunisie. La Tunisie a peut-être réussi au plan économique, accueille des millions de touristes, jouit d’une réelle réputation en matière de respect du droit des femmes grâce à l’exceptionnel engagement du président Bourguiba, mais véhicule une image sombre et négative dans le domaine des libertés. C’est l’eldorado pour les touristes algériens mais une prison pour ceux qui osent porter la moindre critique contre le régime en place. Par Omar Belhouchet (Source: « El Watan » (Quotidien – Algerie) le 7 avril 2010)


Un soutien inacceptable de l’Union à la Tunisie :
Les intérêts économiques au mépris des droits de l’Homme

De Marie-Christine Vergiat, MEP GUE/NGL – Front de Gauche

Membre de la sous-commission Droits de l’Homme

Membre de la délégation UE – Maghreb du Parlement européen

Après une rencontre entre le Parlement européen et le Parlement tunisien, M. Stefan Füle, Commissaire européen à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage s’est rendu en Tunisie, pour signer le 30 mars dernier avec le gouvernement tunisien un protocole d’accord pour l’octroi d’une aide de 240 millions au titre de la coopération (*).

Or, nous savons ce qu’il en est de la situation en Tunisie. Depuis la réélection du Président Ben Ali en octobre 2009, la situation des droits de l’Homme ne cesse de s’y dégrader. Les arrestations et harcèlements de tous types touchent tant les défenseurs des droits de l’Homme que les avocats, les journalistes, les syndicalistes et même de plus en plus les étudiants. Les campagnes de calomnie qui touchent particulièrement les femmes y sont d’autant plus inadmissibles que la Tunisie se fait le chante de la promotion de leurs droits et se veut exemplaire pour toute l’Afrique et particulièrement pour le Maghreb.

A quelques semaines des élections municipales, prévues pour le 9 mai, l’accès aux sièges et locaux de plusieurs ONG et partis politiques légaux est largement entravé et les mesures répressives se multiplient à l’encontre des acteurs de la société civile tunisienne.

Alors que l’accord avec la Tunisie comporte un volet sur la démocratie et les droits de l’Homme, la signature de cet accord tout comme la poursuite des négociations sur le statut avancé de la Tunisie dans le cadre de son partenariat avec l’Union, comme si de rien n’était, est donc un camouflet pour les droits de l’Homme mais il est encore plus révélateur de l’intérêt qu’y portent la plupart de responsables de l’Union quand ses intérêts économiques sont en jeu.

La signature de cet accord est donc plus qu’un très mauvais signe, elle a valeur de mauvais exemple sur la façon dont l’Union européenne entend intervenir en ce domaine et ne peut que nourrir les attaques de ceux qui prétendent que les droits de l’Homme ne sont qu’in outil au service de « l’Occident » pour essayer de conserver sa suprématie à travers le monde.

Les droits de l’Homme sont universels, ils ne peuvent pas sans cesse être bafoués au nom de priorités économiques. Ils doivent être les mêmes partout et pour tous et toutes et l’Union européenne qui se veut exemplaire doit faire appliquer les clauses des accords qu’elle signe en ce domaine avec la même rigueur que les clauses économiques.

(*) Ce protocole d’accord est conclu au titre du nouveau Programme indicatif national (pour la période 2011-2013). Le montant est destiné au financement de la coopération technique et financière.

(Source : pdpinfo.org (Censuré en Tunisie), le 8 avril 2010)


Le Premier ministre reçoit le vice-premier ministre belge

M. Mohamed Ghannouchi, Premier ministre, a reçu, mercredi, au palais du gouvernement à la Kasbah, M. Didier Reynders, vice-premier ministre et ministre belge des finances et des réformes institutionnelles.

M. Reynders a déclaré que l’entretien a permis d’évoquer l’évolution des relations entre la Tunisie et la Belgique dans tous les domaines, notamment, dans de nouveaux créneaux comme la recherche et l’enseignement.

Il a, particulièrement insisté sur l’intérêt qu’il y a à exploiter les opportunités de partenariat qui s’offrent aux deux pays dans le secteur des énergies renouvelables.

Le responsable belge a souligné que son pays se propose de valoriser l’expertise et le savoir acquis par la Tunisie dans le domaine de la santé pour développer des programmes de coopération triangulaire notamment en Afrique subsaharienne.

Il a ajouté que la Belgique qui assurera, au cours du second semestre 2010, la présidence de l’Union européenne, ne manquera pas de mettre à profit cette opportunité aux fins de faire progresser le partenariat tuniso-européen et de réunir les conditions devant favoriser l’accès de la Tunisie au « Statut avancé ».

(Source : «Akhbar.tn » (Officiel – Tunis), le 7 avril 2010)


The son also rises, for Arab misfortune


By Michael Young Commentary by Thursday, April 08, 2010 
In his book “What’s Left,” the British author Nick Cohen quotes a onetime Foreign Office official as saying,“All isms are wasms.” That amusing phrase is an apt summation of Arab nationalism, as regimes throughoutthe Middle East claiming some sort of fealty to nationalist ideology find themselves at different levels of political breakdown. The most flagrant sign of the decline of Arab nationalist regimes is their transformation into hereditary republics. Recently, Hosni Mubarak returned from an operation in Germany to face questions about his future. What ailed him remains unknown, but it is no secret that the 81-year-old Egyptian president has long sought to prepare the way for his son, Gamal, to succeed him. In this, Mubarak is little different than the late Hafez Assad, whose son Bashar followed him as president of Syria. Had Saddam Hussein remained in power in Iraq, he would almost certainly have handed over to one of his psychopathic sons. Yemen’s president, Ali Abdullah Saleh, hopes one day to see his son Ahmad in office. In Libya, Moammar Gadhafi appears to have similar aspirations for one of his boys, perhaps Seif al-Islam or the younger Moatassem. And in Tunisia, President Zein al-Abedin bin Ali is rumored to want his son in law, Sakher al-Materi, to one day lead the country. Forgotten in these family plots is that, in several countries, nationalist regimes once drew their legitimacy from overthrowing monarchical orders perceived as corrupt or in the pocket of foreign powers. Inherent in the Arab nationalism of the latter years of colonial rule and the first decades of independence was a conviction that the ideology was a byword for reform. Baathism in Syria and Iraq introduced purportedly egalitarian socialist principles, as did Nasserism in Egypt. Habib Bourghuiba gave Tunisian women rights while also introducing improvements in education and more. Yet that did not prevent all Arab regimes from consolidating autocratic rule, usually in the guise of family-led kleptocracies. Whereas specific nationalist leaders may have enjoyed legitimacy upon taking office, all came later on to rely substantially on violence to maintain order. This was the case in Syria, Iraq, Egypt, Algeria, Libya, and Tunisia after Bin Ali, and the list goes on. Arab nationalists, previously thought of as representing the vanguard of a new Middle East, instead merely reproduced the methods of pre-Independence regimes, usually in far more brutal ways. At its heart, Arab nationalism is about unity, the establishment of a broader Arab nation reflecting the professed oneness of the Arab people. National borders were always regarded as the unnatural legacy of Western colonialism. However, what has emerged from that ideological conceit is a region more divided than virtually all others in the world. In the same way that Arab republics became the near-private domains of families, minorities, or ruling classes sharing the narrow goals of self-preservation and profit, did their interests (in reality those of its leaders) collide with those of other states.  In other words, Arab regimes have spent decades generating and relying upon antagonism to preserve their authority, because only antagonism allowed them to impose the massive security apparatuses propping up such authority. This always went beyond fighting Israel, which all major Arab countries have studiously avoided doing since 1973. Arab regimes deploy violence most frequently against their own populations and neighboring countries. In this context, the political unity of the Arab nation is not just a mirage, it is also a cruel joke.  
 
Not surprisingly, many ostensibly secular national regimes have compensated for their waning legitimacy by falling back on Islam and religious symbolism. After his regime crushed the Muslim Brotherhood in the early 1980s, Hafez Assad began a massive program of building mosques and religious schools. The aim was to better control believers, certainly, but also to burnish Assad’s Muslim credentials. After his ouster from Kuwait in 1991, Saddam Hussein placed the words “God is Great” on the Iraqi flag. The Egyptian state has supported legislation favoring Islam as the flip side of a policy to marginalize the opposition Muslim Brotherhood. The notion that secular Arab nationalists are necessarily hostile to Islam is simply untrue. There has always been a complex interplay between Arab nationalists and Islamists, particularly when both opposed colonialism. Even today their objectives may overlap, for example when Syria decides to support Hamas against the Palestinian Authority, or allows Al-Qaeda militants to pass through its territory to destabilize Iraq. For that matter, consider the sheer poverty of Iraqi Baathists, who have spent years collaborating with Al-Qaeda against the emergence of a secure Shiite-dominated system in Baghdad. Arab nationalism has turned into what it was supposed to displace. The ensuing democratic degradation in Arab countries has been to the advantage of the Middle East’s periphery, where relatively democratic systems, or at least pluralistic ones, prevail. Israel may treat Palestinians abominably, but its leaders are disposable, therefore legitimate domestically. Turkey, although the religious proclivities of its government have hit up against state secularism, is nonetheless representative, making a military coup less likely today. To describe Iran as a democracy would be naïve. However, until the fraudulent presidential election last year, the country’s elections were more than rubber-stamp processes. The system preserved, and in many respects still does, the pluralistic structures needed to absorb its complex hierarchies of authority. Who knows where Iran is heading, but few believe that a dictatorship of the Revolutionary Guards will do anything but weaken the Islamic Republic down the road. Arab nationalism’s obituary has been written many times, and no one can deny that what we have here is a corpse. However, the ideology retains its vivacity, as would any nostalgic yearning for an Arab world never attained. Self-delusion has mitigated the hisses of intimidation.  
 
Michael Young is opinion editor of THE DAILY STAR.
 
(Source: THE DAILY STAR (Quotidien – Liban) le 8 avril 2010)


Le boom des maisons d’hôtes

Par Frida Dahmani, à Tunis

Pour sortir des circuits classiques, l’initiative privée invente un tourisme alternatif à travers de nouvelles formules d’hébergement.

Murs blancs, coussins bleu azur, transats au design moderne, coin piscine, cactus paresseux. Dar Bibine, à Djerba, joue la carte du farniente chic. À l’opposé, Dar Chenoufi, au Kef, mise sur les atouts du terroir et d’une campagne bucolique, encore méconnue. Ce ne sont là que deux exemples, sur une cinquantaine, d’une nouvelle offre touristique en Tunisie, celle des maisons d’hôtes.

Né il y a cinq ans de manière presque confidentielle, le phénomène est aujourd’hui très à la mode. Aux antipodes du tourisme de masse, les maisons d’hôtes sont les nouvelles ambassadrices de charme de la destination. Les offres chez l’habitant se sont multipliées, si bien qu’aujourd’hui on peut faire le tour de la Tunisie à travers ce réseau. Palais de la médina, maisons troglodytes, demeures traditionnelles sont autant de lieux paisibles, parfois insolites, où se déploie un sens certain de l’hospitalité.

Cette nouvelle formule d’hébergement répond à une demande hors des circuits classiques. Et tous les propriétaires de maisons d’hôtes sont unanimes à dire qu’ils souhaitent avant toute chose partager leur passion pour leur demeure ou leur région. Certains, comme Isabelle Planchon, propriétaire de Dar Bibine, ont abandonné leur carrière professionnelle pour s’immerger totalement dans leur projet, né d’un réel coup de foudre.

L’activité a obtenu son cahier des charges en janvier 2010. Au départ, seules des autorisations d’exploitation provisoire étaient délivrées, les autorités régionales ayant du mal à cadrer un concept échappant aux normes du tourisme classique. C’est à la faveur d’initiatives privées, relayées par des prêts bancaires, que ces projets ont pu voir le jour. Marouane Ben Miled, amoureux de la médina de Tunis, fait même d’une pierre deux coups avec La Chambre bleue, dont l’exploitation apporte un appoint financier pour sauvegarder une demeure du XIXe siècle. Pour d’autres, comme à Dar Zaghouan, il s’agit de créer une dynamique à travers des activités liées au terroir. Cet effort privé est aujourd’hui encouragé, car il donne au tourisme tunisien une image valorisée et valorisante. Les établissements tunisiens ont d’ailleurs fait leur première sortie officielle au Salon international des chambres d’hôtes, les 13 et 14 mars, à Bruxelles.

Promotion en ligne

Les acteurs de ce tourisme alternatif ont su vendre leur concept sans moyens promotionnels réels, éveillant la curiosité à travers des sites internet ou des pages Facebook qui mettent l’accent sur l’esthétique des lieux, l’originalité des espaces et des activités enrichissantes. Cette nouvelle visibilité du secteur a suscité des reportages et des sujets dans des magazines internationaux, tels que Maisons Côté Sud. Amel Djaïet, fondatrice du site Mille et Une Tunisie, a été l’initiatrice et la fédératrice de cette communication en ligne qui a remporté un franc succès au vu du nombre de réservations enregistrées.

Ouvertes toute l’année, ces maisons affichent un taux d’occupation moyen de 50 %, pour un prix de 100 euros environ la nuitée. La clientèle est cosmopolite: résidents étrangers, touristes, nationaux, tous attirés par un cadre de vie non stéréotypé et qui apprécient de se sentir choyés. Gérard, de Dar Bibine, note que les Anglo-Saxons, qui ne sont pas les premiers clients du tourisme tunisien, sont friands de la formule, et que ce créneau peut donc ouvrir de nouveaux marchés. « Cela favorise les échanges et le plaisir de la découverte, précise Raoudha Chenoufi, pionnière des maisons d’hôtes. Nous attirons une clientèle individuelle en quête d’émotions, de moins d’anonymat. »

Au moment où la conjoncture fait de la maison une valeur refuge, recevoir des hôtes est aussi une manière de partager avec l’autre un chez soi et un ailleurs dans sa propre maison.

(Source : « Jeune Afrique » (Magazine hebdomadaire – France), N° 2568 du 28 mars au 3 avril 2010)


Kirghizstan : des premiers affrontements à la chute du pouvoir en place

AFP, le 8 avril 2010 à 15h28

BICHKEK, 8 avr 2010 (AFP) – Voici le film des événements des trois derniers jours au Kirghizstan, où de violents affrontements ont conduit l’opposition à faire chuter le pouvoir en place et provoqué la fuite du président Kourmanbek Bakiev.

— MARDI 6 AVRIL– – Environ 1.500 manifestants de l’opposition au président Kourmanbek Bakiev envahissent le siège de l’administration régionale de Talas (nord-ouest). – Dans la soirée, le Premier ministre accuse l’opposition de tenter d’organiser un soulèvement armé et s’engage à réprimer le mouvement. – A Bichkek, la capitale, la police interpelle des responsables de l’opposition, dont l’ex-président du Parlement, Omourbek Tekebaïev, et l’ex-candidat de l’opposition à la présidentielle, Almazbek Atambaiev. — MERCREDI 7 — – La police anti-émeutes affronte plusieurs centaines de manifestants près du siège de l’opposition à Bichkek. – La Russie et les Etats-Unis qui disposent chacun d’une base militaire au Kirghizstan, appellent au calme. – En début d’après-midi, des milliers de manifestants tentent de pénétrer par la force dans la présidence à Bichkek. Les forces de l’ordre tirent sur la foule, usant de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes. D’autres villes sont le théâtre de violences, notamment Talas et Naryn (centre). – L’état d’urgence est décrété, puis un « couvre-feu » après que les violences ont déjà fait au moins deux morts à Bichkek. – Les manifestants prennent le contrôle à Bichkek du siège de la télévision. – Le ministre de l’Intérieur, Moldomoussa Kongantiev, est tué à Talas, selon une source au ministère. Démenti d’un porte-parole du ministère. – Le Parlement est envahi et le siège du parquet général incendié. Dans la soirée, la maison du président Bakiev est pillée et incendiée. – Les manifestants annoncent la chute du gouvernement. Le président Bakiev s’enfuit vers Och, dans le sud du pays. – Le Premier ministre, Daniar Oussenov, démissionne. L’opposition forme son « propre gouvernement », avec à sa tête l’ex-ministre des Affaires étrangères, Rosa Otounbaïeva. – 75 personnes au total ont été tuées et un millier blessées (ministère de la Santé). — JEUDI 8 AVRIL — – La base militaire américaine, vitale pour les opérations militaires de l’Otan en Afghanistan, restera ouverte, déclare Rosa Otounbaïeva. – Bakiev tente de rallier ses partisans dans le sud du pays et refuse de démissionner, affirme Rosa Otounbaïeva. – Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, offre l’aide de la Russie, dans un entretien téléphonique avec Rosa Otounbaïeva. – Ban Ki-moon annonce l’envoi du diplomate slovaque Jan Kubis au Kirghizstan. – Rosa Otounbaïeva annonce qu’une élection présidentielle aurait lieu dans six mois. – La Russie dépêche environ 150 parachutistes à sa base militaire au Kirghizstan.  


INTERVIEW : Le vice-Premier ministre turc frustré par l’UE

Reuters, le 8 avril 2010 à 14h47

par Pinar Aydinli et Simon Cameron-Moore

ANKARA, 8 avril (Reuters) – Cemil Cicek, vice-Premier ministre turc, se dit frustré par l’attitude de l’Union européenne vis-à-vis de son pays.

Lors d’un entretien accordé à Reuters, Cicek, personnalité de premier plan au sein du Parti pour la justice et le développement (AKP) au pouvoir, estime que d’autres pays candidats à l’UE sont mieux traités que la Turquie.

« Il est temps que les Européens commencent aussi à se comporter avec éthique. Quand cela concerne les autres, un kilogramme égale un millier de grammes. Quand il s’agit de la Turquie, un kilogramme vaut 800 grammes », affirme-t-il.

L’occupation du tiers nord de Chypre par la Turquie depuis 1974 est généralement considérée comme le principal obstacle à l’adhésion de la Turquie à l’UE, dont la partie de l’île gouvernée par les Chypriotes grecs fait partie.

La République turque autoproclamée du Nord de Chypre (RTNC) n’est reconnue par aucun autre pays que la Turquie, qui y stationne des troupes.

Aujourd’hui, la Turquie prêche la réunification du pays via les pourparlers entre les responsables chypriotes grecs et turcs, espérant qu’un règlement de ce litige vieux de plus de 35 ans lui facilitera l’entrée dans l’Europe des Vingt-sept.

IMPASSE DANS LES NÉGOCIATIONS?

Cemil Cicek assure que le gouvernement d’Ankara est attaché à une solution pacifique à la question chypriote, quelle que soit la personnalité que les Chypriotes turcs se choisiront lors des élections présidentielles du 18 avril.

Mais, en privé, des responsables turcs se disent préoccupés par la perspective d’une défaite du président sortant de la RTNC, Mehmet Ali Talat, partisan convaincu de la réunification, dont les négociations marquent le pas.

Du même coup, les négociations entre la Turquie et l’UE s’en ressentent. Douze des 35 chapitres de négociations entre les deux parties sont ouverts depuis 2005, mais 18 sont bloqués, principalement en raison du contentieux chypriote.

Ces négociations pourraient aboutir à une impasse d’ici à la fin de l’année si le blocage persiste sur ces 18 chapitres alors que les autres questions sont réglées. Selon un responsable turc, cela équivaudrait à « un train qui s’enfonce dans un

tunnel ».

L’appartenance de la Turquie à l’UE ne fait pas unanimité en Europe. Beaucoup craignent qu’absorber un Etat musulman aussi peuplé freinerait le processus d’intégration communautaire.

Pour le Premier ministre turc, Tayyip Erdogan, un militant actif de l’adhésion de son pays à l’Europe, « l’UE ne serait qu’un club chrétien sans la Turquie ».

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy ne cachent pas leur hostilité à l’intégration de la Turquie et lui proposent plutôt un « partenariat privilégié », mais Ankara ne veut rien moins que d’être membre à part entière de l’UE.

« LES RUSES DES CHYPRIOTES GRECS »

Cemil Cicek assure que, si l’AKP remporte une troisième victoire consécutive aux élections législatives de la mi-2011, son objectif restera de répondre aux critères économiques, politiques et sociaux d’adhésion à l’Union.

« La Turquie voit jusqu’en 2023, année qui marquera le centenaire de sa République. Nous aimerions voir la Turquie être membre à part entière de l’UE d’ici là. »

Mais il accuse « certains pays » hostiles à la candidature turque d’instrumentaliser l’affaire chypriote pour faire  obstacle à son admission.

« Cette attitude de l’Union européenne est avant tout contraire à l’éthique et immorale parce que l’appartenance à l’UE dépend des critères politiques de Copenhague et de leur mise en oeuvre », affirme-t-il en assurant qu’Ankara les a remplis.

Cemil Cicek reproche en outre à l’Union européenne de tenir en quarantaine les Turcs du nord de Chypre, présentés comme vivant dans une « prison ouverte », et accuse la partie chypriote grecque de torpiller toute solution politique.

La Turquie honorera son engagement d’ouvrir ses ports et aéroports aux activités des autorités chypriotes si l’UE lève son blocus de la RTNC, ajoute-t-il.

Il dit enfin craindre que celles-ci ne prennent prétexte des élections présidentielles dans le Nord pour retarder la réunification. « Cette situation ne durera pas éternellement, cinq ou dix ans de plus, parce nous en avons assez des ruses des

Chypriotes grecs », prévient-il.

 

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