30 octobre 2007

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TUNISNEWS
8 Úme année, N° 2717 du 30.10.2007

 archives : www.tunisnews.net

Conference – TUNISIA: A MODEL OF MIDDLE EAST STABILITY OR AN INCUBATOR OF EXTREMISM?

AFP: Tunisie : 10 clandestins arrĂȘtĂ©s

LibĂ©ration: La MĂ©diterranĂ©e charrie toujours plus de cadavres sur la route de l’Europe

AFP: France/Tunisie: cinq accords de coopération technologique et industrielle

AFP: AlgĂ©rie: identification par l’ADN des pĂšres des enfants nĂ©s hors mariage

AFP: Espagne: un plan pour libérer du béton 700 kilomÚtres de cÎte (presse)

Committee to Protect JournalistsEgyptian journalists convicted amid wave of libel cases


 

Appel de détresse de Tunisie (*)

 

 

Au nom de Dieu le Clément, le  Miséricordieux,

Appel Ă  toute Ăąme charitable

A nos frĂšres en Dieu dans le monde entier

A toute conscience vive et humanitaire

 

Nous sommes sur la terre de la Zeitouna et de Kairouan et nous sommes submergés par le malheur et le dénuement.

 

Les difficultĂ©s de vos frĂšres et sƓurs sont dĂ©mesurĂ©es et il ne nous reste plus aucun espoir aprĂšs Dieu et vous.

 

Chers frĂšres, une fois sortis de prison, nos frĂšres se sont trouvĂ©s dans une nouvelle grande prison, ils se sont heurtĂ©s Ă  la dure rĂ©alitĂ© Ă  laquelle ils ne s’attendaient pas.

 

Leur sĂ©jour a Ă©tĂ© si long qu’ils doivent non seulement surmonter des obstacles matĂ©riels mais  aussi psychologiques notamment au sein de leurs familles.

 

Ils ont frappĂ© Ă  toutes les portes recherchant du travail peu importe le salaire ; peu d’entre eux ont subvenu Ă  leur besoin. Par contre la majoritĂ© d’entre eux se trouvent au seuil de la pauvretĂ© alors qu’ils avaient promis Ă  leur famille richesse et aisance et  une vie en rose ; d’autant plus que les enfants ont grandi entre temps et que leurs demandes et leurs besoins ont grandi aussi.

 

Tous les rĂȘves et les espoirs se sont envolĂ©s, le travail se fait rare et les proches et les amis ont tournĂ©s le dos ; certains d’entre eux ont mĂȘme vu partir leurs Ă©pouses et leurs enfants.

Il y a, certes,  des frĂšres comme ceux citĂ©s par Allah : «  que l’ignorant croit riches parce qu’ils ont honte de mendier – tu les reconnaĂźtras Ă  leur aspects – Ils n’importunent personne en mendiant.. » La vache/273 . Nous nous soucions d’eux et nous ressentons ce qu’ils ressentent.

Il y en a d’autres qui, par pudeur, n’ose pas sortir de chez eux refusant tout contact extĂ©rieur ; craignant le regard des autres en raison de  leur pauvretĂ©.

 

D’autres sollicitent  Allah avant d’aller affronter les gens et leur dire « donnez moi Ă  manger j’ai faim », et les cas similaires sont nombreux.

 

Chers frÚres, cette crise qui a longtemps duré a engendré des conséquences et des situations néfastes.

 

Nos frÚres qui sont restés en prison parfois plus de quatorze ans se sont retrouvés dans des situations alarmantes :

 

Certains ont atteint la cinquantaine et sont toujours cĂ©libataires, ajoutĂ© Ă  cela de nombreuses maladies de l’estomac, du rein, le phĂ©nomĂšne d’impuissance sexuelle, le cancer  entraĂźnant  la mort dans de nombreux cas.

 

Le pire c’est que la majoritĂ© de ces frĂšres sont privĂ©s de cartes de soins et certains d’entres eux sont au chĂŽmage ou en invaliditĂ©.

 

La situation  de leurs enfants est parfois plus alarmante. De nombreux sont ceux qui prĂ©sentent des maladies psychologiques du fait du stress permanent entraĂźnant des perturbations graves, et comme vous le savez, ces cas nĂ©cessitent de l’attention, de la prĂ©vention et une prise en charge permanente qui est coĂ»teuse.

 

Tout cela n’est qu’un aperçu de la rĂ©alitĂ©, une goutte dans un ocĂ©an.

 

Chers frĂšres, la lecture de cette lettre ne doit pas vous laisser indiffĂ©rents, nous sommes persuadĂ©s qu’aprĂšs sa lecture votre cƓur sera touchĂ©.

 

Notre espoir en Dieu est grand ainsi qu’en votre gĂ©nĂ©rositĂ© devant pareil cas de dĂ©nuement et de pauvretĂ©.

 

Nous ne souhaitions à personne de vivre cette situation. Nous prions Dieu pour qu’Il vous protùge et vous donne la paix.

 

Nous n’avons pas voulu vous importuner avec nos souffrances mais si nous  faisons appel à vous aprùs Dieu, c’est que la situation a atteint un seuil critique.

 

Nous demandons à toute ùme charitable de nous aider afin que nos frÚres puissent retrouver et garder leur dignité.

 

GrĂące Ă  votre aide gĂ©nĂ©reuse et votre main tendue, vous pouvez empĂȘcher le dĂ©sespoir de s’emparer de vos frĂšres qui n’ont pour tort que d’avoir souhaiter vivre dans leur pays en harmonie avec leur religion.

 

Nous gardons espoir en Dieu qui, inchallah, nous unira sur la voie de la foi et l’amour de Dieu.

Le prophĂšte psl dit : « celui qui soulage le fardeau d’un croyant, Dieu le soulagera d’un fardeau le jour du jugement dernier »

 

Qu’Allah vous vienne en aide et vous protùge !

 

Wassalem alaikom wa rahmatoullah wa barakatouhou.

 

 

(*) Cette lettre est parvenue rĂ©cemment de la Tunisie Ă  l’Association « TAKAFUL » pour le secours et la solidaritĂ©, et nous  la transmettons Ă  l’opinion publique  pour l’alerter sur l’inquiĂ©tante situation matĂ©rielle, sociale et psychologique d’un grand nombre de tunisiens victimes de la politique rĂ©pressive du rĂ©gime durant les deux derniĂšres dĂ©cennies.

Vu l’ampleur du drame et le nombre important des victimes qui sont dans le besoin et la prĂ©carité ; l’Association TAKAFUL fait  appel Ă  votre gĂ©nĂ©rositĂ© pour nous aider Ă  secourir vos frĂšres et les aider Ă  sauvegarder leur dignitĂ©.

 

« Et toute dĂ©pense que vous faites dans le bien, Il la remplace, et c’est Lui le meilleur des donateurs » (34 Saba /verset 39.)

 

« Quiconque prĂȘte Ă  Allah de bonne grĂące, Il le lui rendra multipliĂ© plusieurs fois. Allah restreint ou Ă©tend (ses faveurs).Et c’est Ă  lui que vous retournerez » (la vache, verset 245)

 

Vous pouvez  faire parvenir vos dons:

 

* directement en donnant vos dons Ă  des gens de confiance en contact avec l’association TAKAFUL (enregistrĂ©e en France)

 

* en envoyant vos dons à cette adresse :

TAKAFUL  16, citĂ© vert –  94370 Sucy en Brie.

France

 

Tél: 06 09 17 22 88 / 06 80 85 92 98

e-mail :contact@hotmail.fr

 

* par virement  bancaire à l’adresse suivante :

 

la Banque Postale. / France

 

Etablissement         guichet          n° compte          clé RIP

30041                   00001        5173100R020          42

 

Identifiant International de Compte  IBAN

FR54  3004  1000   0151   7310  0R02  042


Amnesty International-USA      Human Rights First      Human Rights Watch

IFEX-Tunisia Monitoring Group           International Federation for Human Rights (FIDH)

In partnership with

The Human Rights Institute at Georgetown University Law Center

Cordially invite you to a one-day conference:

TUNISIA: A MODEL OF MIDDLE EAST STABILITY OR AN INCUBATOR OF EXTREMISM?

The conference will gather civil society actors from Tunisia , scholars and representatives of international human rights groups to reflect on President Zine el-Abidine Ben Ali’s two decades in office and make recommendations on how to promote and protect human rights in Tunisia .

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When:       November 13, 2007 (Registration starts at 9:00 a.m.)

Where:         Hart Auditorium, First Floor, McDonough Hall, Georgetown University Law Center, 600 New Jersey Ave., N.W., Washington, D.C., 20001 (near Union Station, closest Metro stops are Union Station or Judiciary Square)

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The conference will comprise the following sessions:

– 9:30 a.m.: Welcoming remarks

– 10:00 a.m.-12:30 p.m.: Stifling One of the Most Open Civil Societies in the MENA Region

– 1:30 p.m.-3:30 p.m.: A War on « Islamist Extremism” or on Freedom of Association and Expression?

– 3:45 p.m.-5:30 p.m.: What Can the International Community do to Help Protect Basic Rights in Tunisia?

A light lunch will be served

Simultaneous translation will be assured for speakers who address the audience in Arabic or French

RSVP encouraged by Friday November 9, 2007 to 212.845.5298 or jordane@humanrightsfirst.org

Contacts:

For information about the conference or to arrange interviews with participants, please contact:

– Habib Nassar (Arabic, English, French), Human Rights First, at 212.845.5226 or nassarh@humanrightsfirst.org 

– Tarek Radwan (Arabic, English), Human Rights Watch, at 202.612.4342 or radwant@hrw.org


 
 

SUNRISE TO BE COMING
 
 SOON
THANKS TO GOD’S WILL
 
WHEN SPECIFIC PEOPLE PAY THE EXTREMELY HIGH PRICE FOR HAVING STRUGGLED FOR FREEDOM; THAT IS THEIR EXISTANCE TO DEFEND THE MOST EXPENSIVE HUMAN VALUE IN LIFE ; THAT IS FREEDOM,
 
 
HERE COMES A VERY HONORABLE EXAMPLE,
THAT OF ABDELKARIM HAROUNI FROM TUNISIA
 
 
Abdelkarim Harouni, detained in civil mornaguia prison under n° 2795, the strong tunisian political prisoner and prisoner of opinion, known for his hard struggle for freedom in general and basically that of expression and human dignity; by now for a period of 25 years.He is a journalist, ex secretary general of theTunisian General Union of Students’ named U.G.T.E. high engineer in civil engineering, Enahdha party leader.
 
Abdelkarim is born on 17th of december 1960,  twin to our sister, unmarried and his father is 75 year old, has two brothers .    
                                                 Abdelkarim was arrested
on wednesday  30th of october  1991
and our Dear  mother Saida died,
on wednesday  16th of august   2006
 
today is tuesday 30th of october 2007
 
 
WE CALL FOR THE IMMEDIATE RELEASE OF OUR DEAR BROTHER ABDELKARIM FROM PRISON AS HIS GENUINE PLACE IS OUTSIDE PRISON.
 
Abdelkarim’s sister, Hend Harouni
Kram-Ouest
Tunisia
 
Tel. : 216-71.971.180


 

« Tunisie Verte »

Condoléances

Nous avons appris avec tristesse, aujourd’hui le 30 Octobre 2007, le dĂ©cĂšs de madame Zakia Jellouli veuve Feu Abdellaziz Chebbi, ex-bĂątonnier de l’ordre des avocats en Tunisie et mĂšre de notre ami MaĂźtre Ahmed Nejib Chebbi, ex-secrĂ©taire GĂ©nĂ©ral du Parti DĂ©mocrate Progressiste et directeur du journal « El Mawkef ».

Nous présentons nos sincÚres condoléances à notre ami Nejib, à ses frÚres,  cousins et à toute la famille Chebbi.

 

Tunis le 23/10/2007

Abdelkader Zitouni

Coordinateur National du parti « Tunisie Verte »

membre du Parti Vert Européen,

membre de la fédération des verts africains,

membre de “Global Green”.

E- mail : tunisie.verte@gmail.com

Tel : 00.216.98.510.596

Fax : 00.216.71.750.907


Tunisie : 10 clandestins arrĂȘtĂ©s

Dix clandestins, tous ressortissants tunisiens, ont Ă©tĂ© interpellĂ©s par les gardes-cĂŽtes sur le littoral est de la Tunisie. Six d’entre eux ont Ă©tĂ© interceptĂ©s au large de Mahdia (170 km au sud de Tunis) Ă  bord d’un canot pneumatique alors qu’ils se dirigeaient vers l’Ăźle italienne de Lampedusa (sud). Quatre autres Tunisiens ont Ă©tĂ© apprĂ©hendĂ©s alors qu’ils s’apprĂȘtaient Ă  prendre la mer Ă  Haouaria, Ă  la pointe du Cap Bon, proche de la Sicile. Le littoral des pays du Maghreb sert de point de dĂ©part aux clandestins cherchant Ă  gagner le sud de l’Europe, notamment par les Ăźles italiennes, Sicile et Lampedusa. Trois corps en dĂ©composition rejetĂ©s par la mer sur les cĂŽtes de Sejnane, dans le nord-est de la Tunisie avait Ă©tĂ© retrouvĂ©s rĂ©cemment. L’Italie a fait Ă©tat de l’arrivĂ©e de 12.419 migrants clandestins par mer au cours de huit premiers mois de 2007, contre 14.511 pour la mĂȘme pĂ©riode de 2006. (AFP – 29/10/2007)
 

 

 

La MĂ©diterranĂ©e charrie toujours plus de cadavres sur la route de l’Europe

ÉRIC JOZSEF

QUOTIDIEN : mardi 30 octobre 2007

Dans la nuit de dimanche, deux embarcations chargĂ©es d’immigrĂ©s ont fait naufrage sur les cĂŽtes italiennes, causant la mort d’au moins dix-sept clandestins. En Sicile, huit personnes sont portĂ©es disparues. A Roccella Jonica, en Calabre, un chalutier qui transportait cent vingt personnes s’est brisĂ© Ă  proximitĂ© de la rive, dans une mer force 8 ; il y aurait une trentaine de disparus.

L’immigration clandestine sur les cîtes italiennes augmente-t-elle ?

Selon les sources du ministĂšre de l’IntĂ©rieur italien, le nombre de clandestins dĂ©barquĂ©s s’est Ă©levĂ© Ă  14 968 du dĂ©but de l’annĂ©e jusqu’au 17 septembre. Sur la mĂȘme pĂ©riode, ils Ă©taient 16 093 en 2006. Cette lĂ©gĂšre diminution (- 7 %) cache nĂ©anmoins deux autres donnĂ©es prĂ©occupantes. Le nombre de dĂ©barquements constatĂ©s est Ă  l’inverse en forte augmentation. Il aurait mĂȘme doublĂ© entre 2005 et 2006. En clair, il y a plus de bateaux transportant chacun un nombre plus limitĂ© de passagers. Pour les experts, cela signifie que le trafic d’ĂȘtres humains a changĂ© de nature. Autrefois, les passeurs embarquaient les immigrĂ©s sur de grands bateaux et les conduisaient jusqu’en Europe. Pour Ă©viter d’ĂȘtre arrĂȘtĂ©s par les garde-cĂŽtes et de voir leurs navires saisis, ils mettent dĂ©sormais les clandestins sur des petites embarcations de fortune (70 % font moins de 8 mĂštres de longueur). Les trafiquants n’effectuent plus la traversĂ©e, se contentant de confier le timon Ă  l’un des migrants auxquels ils fournissent quelques rudiments de navigation. Ces conditions extrĂȘmement prĂ©caires expliquent l’augmentation des naufrages. De fait, les victimes sur les cĂŽtes europĂ©ennes sont de plus en plus nombreuses : prĂšs de 1 100 depuis le dĂ©but de l’annĂ©e. Au moins 11 000 personnes sont mortes depuis le milieu des annĂ©es 90.

L’origine des immigrants et les routes vers l’Italie ont-elles changĂ© ?

Recueilli Ă  Roccella Jonica, un jeune garçon a assurĂ© dimanche aux garde-cĂŽtes italiens qu’il Ă©tait ĂągĂ© de 14 ans et provenait de Ramallah, en Cisjordanie. Les autoritĂ©s calabraises ont immĂ©diatement entrepris des vĂ©rifications. Depuis l’accord de rĂ©admission entre Rome et Le Caire, nombre d’Egyptiens dĂ©clinent une identitĂ© palestinienne pour obtenir le statut de rĂ©fugiĂ© politique et affirment ĂȘtre mineurs. Mario Morcone, directeur du dĂ©partement immigration du ministĂšre de l’IntĂ©rieur prĂ©cise nĂ©anmoins que, de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, «l’arrivĂ©e de femmes et d’enfants ainsi que de demandeurs d’asile constitue l’élĂ©ment nouveau». Outre les Egyptiens, nombre de Kurdes, d’Afghans, de Pakistanais, de Palestiniens et de Sri-Lankais tentent, Ă  partir de la Turquie et de l’Egypte, de rejoindre les rives calabraises en contournant la GrĂšce, qui a Ă©rigĂ© un «mur» sur ses cĂŽtes. Des milliers de clandestins, marocains pour la plupart, tentent Ă©galement la traversĂ©e depuis la Libye ou la frontiĂšre tunisienne en direction de la Sicile – mais aussi depuis peu vers la Sardaigne, dans le but d’échapper aux garde-cĂŽtes italiens.

L’Italie envisage-t-elle de modifier sa politique d’immigration ?

ArrivĂ©e au pouvoir au printemps 2006, la majoritĂ© de centre gauche de Romano Prodi a promis d’abroger la trĂšs restrictive loi sur l’immigration adoptĂ©e par le gouvernement de Silvio Berlusconi. Au mois d’avril, le Conseil des ministres a approuvĂ© un nouveau texte facilitant l’accueil des immigrĂ©s, mĂȘme en l’absence d’un permis de travail et de «sponsors» qui se portent garants des Ă©trangers. Reste que le texte n’a pas encore Ă©tĂ© approuvĂ© par le Parlement. Dimanche, le ministre communiste de la SolidaritĂ© sociale, Paolo Ferrero, a dĂ©noncĂ© la loi encore en vigueur qui «ne fait qu’alimenter la clandestinité». Fin aoĂ»t, le ministre de l’IntĂ©rieur, Giuliano Amato, avait de son cĂŽtĂ© indiquĂ© : «La MĂ©diterranĂ©e est toujours plus une mer de cadavres. Nous finirons par assumer de graves responsabilitĂ©s si nous n’adoptons pas toutes les initiatives nĂ©cessaires pour trouver des formes plus efficaces de contrĂŽle et de surveillance des lieux de dĂ©part.»

 

(Source: le journal “LibĂ©ration” (Quotidien/ France) le 30 octobre 2007)
Lien:http://www.liberation.fr/actualite/monde/288200.FR.php

 


 

 

France/Tunisie: cinq accords de coopération technologique et industrielle

 
PARIS, 30 oct 2007 (AFP) La France et la Tunisie ont signĂ© cinq accords de coopĂ©ration prĂ©voyant notamment un partenariat renforcĂ© entre technopĂŽles tunisiens et pĂŽles de compĂ©titivitĂ© français, a annoncĂ© mardi le secrĂ©tariat d’Etat chargĂ© des Entreprises et du Commerce extĂ©rieur. HervĂ© Novelli, secrĂ©taire d’Etat chargĂ© des Entreprises et du Commerce extĂ©rieur, et Afif Chebli, ministre tunisien de l’Industrie, de l’Energie et des PME, ont prĂ©sidĂ© Ă  la signature Ă  Paris de ces accords de coopĂ©ration technologique et industrielle. Trois thĂšmes centraux ont Ă©tĂ© dĂ©gagĂ©s, avec en premier lieu la crĂ©ation de programmes de coopĂ©ration pour la mise en rĂ©seau des centres techniques industriels (CTI). L’objectif est de mettre en place une coopĂ©ration approfondie dans le domaine de la recherche technologique et d’apporter une aide au dĂ©veloppement du tissu Ă©conomique tunisien et Ă  la formation, prĂ©cise le communiquĂ©. Une coopĂ©ration en matiĂšre d’innovation sera Ă©galement instaurĂ©e au titre du programme de modernisation industriel financĂ© par l’Union europĂ©enne. Enfin, un partenariat renforcĂ© entre les technopĂŽles tunisiens et les pĂŽles de compĂ©titivitĂ© français sera créé, indique le secrĂ©tariat d’Etat. La Tunisie dĂ©veloppe actuellement un rĂ©seau de technopĂŽles en s’inspirant notamment du modĂšle français des pĂŽles de compĂ©titivitĂ©. A terme, la Tunisie devrait compter douze technopĂŽles sur son territoire, souligne le communiquĂ©. Par ailleurs, le ministre tunisien s’est entretenu mardi avec les reprĂ©sentants des industries française et tunisienne du textile et de l’habillement. “Nous avons constatĂ© que les Ă©changes franco-tunisiens de textiles et de vĂȘtements pourraient approcher le niveau record de deux milliards d’euros en 2007”, Ă©crivent dans un communiquĂ© l’Union des Industries Textiles (France, UIT), l’Union française des industries de l’habillement (UFIH) et la Fenatex (Tunisie). Ils avaient atteint prĂšs de 1,7 milliard en 2006. “La reprise vigoureuse de ces Ă©changes depuis 2006 montre Ă  l’Ă©vidence la pertinence et l’efficacitĂ© des modalitĂ©s prĂ©fĂ©rentielles d’Ă©changes que nous avons dĂ©cidĂ© ensemble de mettre en oeuvre”, poursuit le communiquĂ©. La Tunisie, qui est un des principaux sous-traitants de la France dans ce secteur, a beaucoup souffert de la levĂ©e des quotas sur le textile chinois en Europe en janvier 2005, qui avaient finalement Ă©tĂ© rĂ©introduits en juin de la mĂȘme annĂ©e pour certains produits. Le secteur textile tunisien craint la levĂ©e de ces quotas le 1er janvier 2008. La Tunisie “est restĂ©e un pays sous-traitant. Il faut qu’elle devienne un co-traitant”, estime le prĂ©sident de l’UIT, Lucien Deveaux, rappelant que les industriels français tentent d’aider leurs confrĂšres tunisiens, notamment Ă  travers des actions de formation.


 

AlgĂ©rie: identification par l’ADN des pĂšres des enfants nĂ©s hors mariage

 

AFP, le 30 octobre 2007 Ă  11h10

 

ALGER, 30 oct 2007 (AFP) – Les enfants nĂ©s hors mariage en AlgĂ©rie bĂ©nĂ©ficieront d’une reconnaissance obligatoire de leur pĂšre identifiĂ© grĂące Ă  son ADN, si la mĂšre en fait la demande, a annoncĂ© le ministre algĂ©rien de la SolidaritĂ© Nationale Djamal Ould AbbĂšs. “Le ministĂšre a mis au point un projet de loi pour faire subir au gĂ©niteur un test ADN visant Ă  prouver la paternitĂ© d’un enfant nĂ© hors mariage”, a prĂ©cisĂ© lundi soir M. Ould AbbĂšs, Ă  l’ouverture d’une rencontre sur la stratĂ©gie nationale de lutte contre la violence Ă  l’encontre des femmes.

“Le prĂ©sumĂ© pĂšre sera contraint de subir ce test”, Ă  la demandede la mĂšre et sous le contrĂŽle d’un juge, a prĂ©cisĂ© le ministre. Le pĂšre identifiĂ© par son ADN ne sera cependant pas obligĂ© d’Ă©pouser la

mĂšre de l’enfant nĂ© hors mariage.

“L’important pour nous est de donner un nom Ă  l’enfant pour le protĂ©ger”, a poursuivi le ministre.

Les mĂšres cĂ©libataires accouchent souvent sous “X” et abandonnent leur enfant Ă  l’assistance publique. Le nouveau-nĂ© est alors inscrit sur les registres de l’Ă©tat civil sans nom patronymique, avec la mention: “nĂ© de pĂšre inconnu”.

Selon le ministĂšre, on compterait annuellement 5.000 naissances hors mariage. Une partie seulement de ces enfants sont adoptĂ©s sous le rĂ©gime islamique de la “kĂ©fala” autorisant depuis 1993, sous strictes conditions, l’octroi du nom de la famille d’accueil Ă  l’enfant.


Espagne: un plan pour libérer du béton 700 kilomÚtres de cÎte (presse)

 

AFP, l e29 octobre 2007 Ă  10h48

 

MADRID, 29 oct 2007 (AFP) – Le gouvernement espagnol va prĂ©senter mercredi un plan pour libĂ©rer du bĂ©ton environ 700 kilomĂštres de cĂŽte espagnole, particuliĂšrement polluĂ©e par les constructions, annonce lundi le quotidien El Pais.

 

Le gouvernement socialiste veut proposer aux rĂ©gions autonomes espagnoles, qui sont en partie responsables de la gestion du littoral, un “grand accord” sur la prĂ©servation des cĂŽtes “pour freiner l’urbanisme sauvage”, selon El Pais citant le ministĂšre de l’Environnement.

 

Ce plan prĂ©voit aussi de passer des accords au coup par coup avec les propriĂ©taires d’Ă©difices, dĂ©jĂ  construits sur le domaine public du littoral et qui disposent d’une concession jusqu’en 2018, ce qui concerne un total de 777 kilomĂštres de cĂŽte.

 

Madrid voudrait rĂ©cupĂ©rer, par la nĂ©gociation, les espaces construits afin de les dĂ©molir, passant des accords avec les propriĂ©taires et leur payant des compensations, pour un coĂ»t global estimĂ© Ă  5 milliards d’euros.

 

“Nous voulons nĂ©gocier sans aller directement Ă  l’expropriation ce qui allongerait Ă©normĂ©ment le processus” explique AntonioSerrano, un responsable du ministĂšre de l’Environnement Ă  El Pais.

 

Une loi datant de 1988 a déclaré la frange cÎtiÚre espagnole comme domaine public mais a accordé des concessions de 30 ans aux propriétaires des édifices déjà construits sur le domaine public en principe protégé.

 

Le ministĂšre de l’Environnement voudrait aussi construire des sentiers du littoral sur 782 kilomĂštres, pour permettre aux promeneurs de parcourir plus librement la cĂŽte espagnol.

 

 


 

 Committee to Protect Journalists

 

 

 

330 Seventh Avenue, New York , NY 10001 USA      Phone: (212) 465ñ€‘1004     Fax: (212) 465ñ€‘9568     Web: www.cpj.org     E-Mail: media@cpj.org

http://www.cpj.org

Contact: Abi Wright

e-mail: mideast@cpj.org

Telephone:  (212) 465-1004 x-105

Egyptian journalists convicted amid wave of libel cases

 

New York, October 29, 2007—The criminal libel convictions and one-month jail terms handed down Saturday against journalists for an Egyptian opposition daily are part of a government-organized campaign to silence the press and should be overturned, the Committee to Protect Journalists said today.

The case stems from a complaint filed by lawyers affiliated with the ruling National Democratic Party—one in a series of recent criminal libel cases initiated by party-affiliated lawyers, CPJ research shows.

Al-Wafd Editor-in-Chief Anwar al-Hawari told CPJ that a criminal court in the southern city of Assiut convicted him—along with Mahmoud Abaza, the daily’s chairman of the board, and reporter Younes Darwish—in absentia on charges of libeling two lawyers in a March 21 news item. The brief covered a local council meeting that discussed the lawyers’ acquisition of a piece of land belonging to the Ministry of Religious Endowments in a private auction, he said. All three are free pending appeal.

“Another harsh ruling against opposition voices has left Egypt’s press freedoms in tatters,” CPJ Executive Director Joel Simon said. “We’re very disturbed by this sustained pattern of indirectly targeting the press though criminal lawsuits—a pattern that underscores the Egyptian government’s oppressive stance toward the press.”  

The two lawyers who brought the criminal lawsuit are members of the ruling National Democratic Party, The Associated Press reported. “This is part of a series of attacks on journalists,” al-Hawari told CPJ. He warned of an “unprecedented” crackdown that will have “grave” consequences.

Al-Wafd is the mouthpiece of the main liberal opposition party Al-Wafd al-Jadid, which is headed by Abaza. Opposition newspapers are among the very few critical sources of news in Egypt today. “How can they convict me in a case I had no idea about and ignore my parliament immunity,” Abaza told the AP.

In a September 24 case, a criminal court convicted al-Hawari, Deputy Editor-in-Chief Mahmoud Ghalab, and Politics Editor Amir Salem on a libel complaint filed by 11 lawyers affiliated with the National Democratic Party. They were each sentenced to two years in prison but are free on appeal.

Editor-in-Chief Ibrahim Eissa of the daily Al-Dustour is on trial in relation to articles and headlines about President Hosni Mubarak’s allegedly declining health. On September 13, in an unprecedented case, a Cairo court sentenced four independent editors to one-year jail terms for publishing “false information” and defaming Mubarak and top aides, including son Gamal Mubarak.

In May, CPJ designated Egypt as one of the world’s worst backsliders on press freedom, citing an increase in the number of legal and physical attacks on the press.

 

 


 

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