29 avril 2001

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TUNISNEWS
Nr 357 du 29/04/2001
 

 .

LES TITRES DE CE JOUR:
  1. Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme :infos-express 
  2. Maghreb confidentiel n° 50

    :preparatifs « democratiques » pour les jeux mediterraneens

  3. Droits & Libertés des Maghrébins et au Maghreb: Pour la libération immédiate de Maître Néjib HOSNI 
  4. le Numéro 1 d´Alternatives Citoyennes est en ligne.

  5. les informations confidentielles de “Realites” du jeudi 27 avril 2001
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  8. Dossier:

    Après Abdallah Kallell poursuivi par le parquet genevois c´est le tour de Khaled Nezzar d´etre poursuivi par le parquet parisien

  9. Realités: Hommage aux ingénieurs de la première génération

 

Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme

infos-express 

 
Aujourd’hui 28 avril 2001 une réunion de solidarité avec M Nejib Hosni  c est tenu a son domicile au Kef (150km de Tunis ) ont participé a cette réunion la Ligue Tunisienne pour la défense des droits de l Homme ,le Conseil national pour les libertés en Tunisie amnesty international le Rassemblement pour une alternative internationale de développement l union des avocats arabes des membres du barreau des avocats de Tunisie des membres de la section de Tunis des avocats le Comité de soutien de Nejib Hosni le  des représentants de partis politique le comité de soutien de moncef marzouki des militants syndicalistes et des militants des droits de l Homme A la suite de cette réunion un rassemblement de solidarité avec M Nejib hosni a été organiser devant la prison ou M Hosni est incarcéré les autorités pénitentiaire ont refuser de permettre aux présent de voir M Hosni et ils ont refuser la demande de visite de ses avocats ,le directeur de la prison a refuser de recevoir les délégués des participants aux rassemblement.

*SOURCE  Liste de discussion et d’information sur les droits humains au Maghreb


 

Mort d’ un prisonnier de droit commun après 54jour de la grève de la faim

Nous avons appris que M Abderrahman   jihnaoui (tunisien – âgé de 25 ans- de Hammamet /Gouvernerat de Nabeul) prisonnier de droit commun incarcéré a la prison de Borj el Amri (30km de Tunis)est mort après 54 jour de la grève de la faim.Son frère M Sadoc Jihnaoui est en grève de la faim depuis 40 jours il demande l ouverture d une enquête sur le cas de son frère.


*

Mort d ‘un prisonnier d opinion après avoir été agressé par des gardiens de la prison.


M Belgasem Bel haj nasr jedidi Yacoubi (tunisien  agé de 45 ans de douz /gouvernerat de kebili  prisonnier   d opinion /ennahdha et gréviste de la faim )est mort a la prison 9 avril /Tunis après avoir été agressé
par des gardiens .

Le cas du prisonnier Youssef fazii

Vu  qu elle n a pas pu le voir lors des visites depuis 2 mois et que les autorités pénitentiaire   de la prison d el hwareb /Kairouan déclarent qu il ne veut voir personne ;des membres de  la famille de M Youssef ben Mohamed  Fazii nous ont  exprimé leurs craintes pour la santé et la vie de M Youssef  Fazii (prisonnier d opinion de Gardimaou/gouvernerat de Jendouba.)


Passeport.
M Sadri Khiari
ex membre du comité de liaison du conseil national pour les libertés en Tunisie et membre du comité directeur du rassemblement pour une alternative internationale de développement (RAID/ATTAC
Tunisie)est toujours privé de son passeport .il a déposé un dossier pour le  renouvellement de son passeport périmé le 28/6/2000 le dossier a été
enregistré sous le n 759 poste de police el manazih mais il n a reçu aucune réponse jusqu a ce jour.

 

Le cas de

Mmohamed nejib Gharbi
La famille de Mmohamed nejib Gharbi(prisonnier d’opinion incarcéré depuis le début des années 90 ) n a pas pu  le voir depuis 3 mois et elle craint pour sa santé et pour sa vie

 
*SOURCE  la liste Tunisie2000
   

 
MAGHREB CONFIDENTIEL N° 50

 
  26/04/01 TUNISIE
 

PREPARATIFS « DEMOCRATIQUES » POUR LES JEUX MEDITERRANEENS

  En prévision des « JM 2001 », formidable enjeu pour « la promotion àl’étranger de l’image de la Tunisie de l’ère nouvelle », les autorités ont ordonné une enquête sur la préparation de « la protection civile » par les
autorités policières.
  Sur le front des droits de l’homme, le régime avance à pas de loup: il vient ainsi de décider de transférer l’administration des établissements pénitentiaires de la tutelle du ministre de l’Intérieur à celle du
ministère de la Justice. Pour se mettre aux « normes internationales »…

 
Ouverture d’un symposium international sur le commerce électronique

 AFP, le 26 avril 2001 à 22h10.

Ouverture d’un symposium international sur le commerce électronique

  TUNIS, 26 avr (AFP) – Un symposium international sur la réglementation du commerce électronique s’est ouvert jeudi à Tunis avec la participation d’une centaine d’experts de quelque 25 pays du monde, a constaté un journaliste de l’AFP.
  Ce symposium intitulé  « internet, commerce électronique, droit et arbitrage », est organisé par le Centre de conciliation et d’Arbitrage de Tunis (CCAT) avec le concours du Centre de commerce international (CCI), organe relevant notamment de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
  Le colloque, inauguré par le ministre tunisien de la Justice Béchir Tekari, devrait notamment permettre l’examen de textes juridiques régissant les transactions électroniques dans les pays en développement souhaitant s’intégrer dans la nouvelle économie.
  Les universités de Montréal (Canada) et de Nancy (est de la France) participent également à ce symposium, dont les travaux dureront trois jours et donneront lieu à des débats sur « l’organisation du commerce électronique et le rôle de l’Etat », « le contrat électronique », « l’arbitrage et l’intermédiation via internet ».

AFP

 
 
le Numéro 1 d´Alternatives citoyennes est en ligne:
 

 

Alternatives citoyennes Numéro 1 - 26 avril 2001
des Tunisiens, ici et ailleurs, pour rebâtir ensemble un avenir
Sommaire

Éditorial

Actualité
- Portrait
- Syndicalisme

Dossier

Politique

Économie

Société

International
- Pétition
- Politique

Culture

Champ libre

Au sommaire de ce numéro

Éditorial :

« Plus aucune voix ne se taira à l’avenir en Tunisie »

, par la rédaction

Actualité :
 Portrait :

Bourguiba, un grand acteur de l’Histoire

, par Mustapha Kraïem
 Syndicalisme :

UGTT : à quand le véritable renouveau ?

, par Salah Zeghidi

Dossier :

3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse

 Présentation :

L’honneur perdu du journalisme tunisien

, par la rédaction
 

Hommage à Abdeljelil Béhi, directeur du Phare

, par Nadia Omrane
 

Il faut désétatiser l’information !

, par Larbi Chouikha
 

RSF : 15 ans de confusion entre la liberté de la presse et les droits de l’homme-journaliste

, par Meryem Marzouki

Politique :

Tendances, tensions et tentations du mouvement démocratique tunisien

 Présentation :

Invitation au débat

, par la rédaction
 Entretien :

À propos de la responsabilité de l’intellectuel – Interview exclusive de Hichem Jaït

, par Nadia Omrane
 

Rejeter la démagogie comme l’aventurisme

, par Mustapha Kraïem
 

Pour qui donc roulent ceux qui veulent réhabiliter le mouvement intégriste ?

, par Salah Zeghidi
 

Regards croisés : droits des femmes et démocratie

, par Neïla Jrad

Économie :
 Présentation :

Les entrepreneurs arabes seront-ils les acteurs d’une démocratisation libérale ? Cas de l’Égypte et du Maroc

, par la rédaction
 

Égypte : le « bricolage » d’un modèle libéral

, par Nadia Omrane
 

Maroc : l’entreprise, pilote du mouvement citoyen ?

, par Nadia Omrane

Société :

Droits sociaux – Le pouvoir d’achat des Tunisiens se fragilise-t-il ?

, par Georges Adda

International : Palestine
 Pétition :

Appel pour la Palestine – Contre la logique coloniale

 Politique :

Les deux journées d’avril tuniso-palestiniennes

, par Ahmed Brahim

Culture :
 Présentation :

Le dernier cru littéraire

, par la rédaction
 

Écrire en Tunisie

, par Jean Fontaine
 Romans 2000, par Jean Fontaine

Champ libre :

Tartarin de Jérissa

, par Nadia Omrane

www.alternatives-citoyennes.sgdg.org  ~ 
altcit@noos.fr

 

Droits & Libertés des Maghrébins et au Maghreb

Pour la libération immédiate de Maître Néjib HOSNI 

Droits & Libertés des Maghrébins et au Maghreb
Association d’Aide, d’Assistance, de Soutien et de Défense des Droits de l’Homme
B.P. N° 28 – 93161 Noisy-le-Grand Cedex- France
– CCP Paris 5 336 77 P –
Adresse électronique : DLMMAbdess@hotmail.com

Communiqué du 28 Avril 2001
Tunisie

Pour la libération immédiate de Maître Néjib HOSNI

La situation en Tunisie est marquée, aujourd’hui plus que jamais, par une inquiétante escalade dans la violation et les atteintes aux libertés individuelles et collectives.

En contradiction flagrantes aux récentes ( )déclarations de Slaheddine Maâoui, nommé en février 2001 à la tête du Ministère des droits de l’homme et de la communication, une délégation composée de Pierre De PREUX, Bâtonnier de Genève, du secrétaire d’Avocats sans frontières (Suisse) et de l’association de jeunes avocats ainsi que d’autres avocats; à l’initiative de l’Ordre des Avocats de Genève, ont voulu intervenir auprès des responsables de la mission diplomatique tunisienne permanente à Genève afin de déposer une motion en faveur de Me Néjib Hosni.

La mission diplomatique a demandé un grand renfort de la police Genevoise qui s’est déplacée pour demander aux avocats rassemblés pacifiquement de quitter les lieux ce qui s’est passé après quelques discussions.
D.L.M.M. qui soutien ces formes d’actions pacifiques de protestations contre l’injustice qui frappe Maître Nejib HOSNI, combattant pour les libertés dans son pays, avocat bien connu pour son combat en faveur des droits fondamentaux de la personne humaines.

Me Néjib Hosni a été condamné le 18 décembre 2000 par le tribunal de grande Instance du Kef à une peine d’emprisonnement ferme de 15 jours, soit au maximum de la peine pour non-respect d’une mesure d’interdiction d’exercer la profession d’avocat.

Il fut arrêté le 21 décembre 2000 mais ne fut point libéré au terme de l’exécution de cette peine. Les autorités prétendent le maintenir en détention pour une durée de 5ans. Ce fut par révocation d’une décision de libération conditionnelle antérieure dont il avait bénéficié à la suite d’une condamnation à une peine d’emprisonnement de 8 ans, lors d’un procès qui a eu lieu en 1996.

Les observateurs internationaux sont nombreux qui attestent du caractère politique de cette condamnation de Me Hosni et de l’absence des garanties du procès équitable qui a caractérisé la procédure.

Les faits qui ont été reprochés au mois de décembre 2000 à Me Hosni, à savoir est l’exercice illégal de la profession d’avocat, sont déniés par une attestation du Conseil de l’Ordre des Avocats Tunisiens, dont relèvent exclusivement l’inscription et la radiation des membres du Barreau.

Me Hosni est dûment inscrit au Barreau tunisien et la décision de le maintenir en prison procède de la volonté claire de certaines des autorités d’empêcher un avocat attaché à sa mission et à ses valeurs, d’exercer sa profession de défenseur.

D.L.M.M. salue et encourage cette initiative courageuse et condamne ce comportement indigne de la part des représentants des autorités tunisiennes et appelle à renforcer la mobilisation en faveur de tous les prisonniers et pour une Tunisie libre, démocratique, multipartite sans exclusion.
DLMM partant de son attachement aux principes universels des droits de l’Homme et convaincue que les droits individuels et collectifs (politiques, économiques, culturels et sociales) constituent une unité indissociable et indivisible qui conditionne la viabilité d’une citoyenneté effective, de la souveraineté populaire, de l’immunité de la nation et de la dignité humaine dans le respect de la justice indépendante, de son authenticité et son attachement aux valeurs arabo-musulmanes.
DLMM qui continue à œuvrer pour l’assainissement du climat politique et milite pour l’instauration d’une vie publique pluraliste et démocratique afin de garantir à chaque citoyen de jouir de ses droits et des libertés énoncées dans la déclaration universelle et garantis par la constitution, ce demande pour quant sera réglé le conflit avec une partie de la population qui a participé aux élections en 1989 et qui représentent 20% du corps électoral.
DLMM appelle et continue à appeler à une amnistie générale( ) qui se concrétisera par :
– 1* La libération de tous les prisonniers d’opinion reconnus par les organisations internationales.
– 2* La reconnaissance de toutes les organisations populaires et syndicales et estudiantines
– 3* L’abolition des privilèges du parti au pouvoir en faisant du chef de l’Etat, le Président de tous les Tunisiens
– 4* L’ouverture d’une enquête publique sur la mort dans des conditions mystérieuses et responsabiliser les tortionnaires et leurs commanditaires, et engager des réparations des préjudices causés aux victimes de la torture
– 5* Le retour de tous les exilés dans la dignité
– 6* Rassembler tous ceux et celles qui refusent la violence comme moyen de changement de la société autour d’un projet de réconciliation Par un Rassemblement Patriotique Démocratique Citoyen et Souverain (RPDS) pour la Tunisie du 21° siècle.
Abdessalem BOUCHADEKH
Le Président de D.L.M.M.
28 Avril 2001
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LES INFORMATIONS CONFIDENTIELLES DE “REALITES” DU JEUDI 27 AVRIL 2001

MDS : les dissidents gagnent du terrain
Une source proche des dissidents du MDS a indiqué que le marathon de réunions organisées dimanche 22 avril dans les principaux fiefs du MDS a permis la mobilisation des militants de base ainsi que des cadres régionaux influents contre le secrétaire général actuel du MDS.

La même source a indiqué que  » les militants de base MDS ont été convaincus, lors des débats qui ont eu lieu dans les locaux régionaux du MDS, de la nécessité de tenir un congrès extraordinaire, prévu le 6 mai prochain à Sfax, afin de sauver le Mouvement d’un affaiblissement sans précédent « .

Rappelons que les réunions tenues dimanche 22 avril 2001 dans les gouvernorats de Jendouba, Nabeul et Sfax, ont été présidées respectivement par MM.Aroussi Nalouti, Moncef Jallouli et Taïeb Mohsni. La veille, M. Sahbi Bouderbela a tenu une réunion à Tozeur, groupant également les militants des gouvernorats de Gafsa et de Kébili.

 
Avocats : la compétition commence
La campagne électorale pour choisir un nouveau bâtonnier bat son plein. Jusqu’à ce jour, six candidats ont déposé leur candidature. Il s’agit de Mes Jameleddine Bida, Mansour Cheffi, Ibrahim Bouderbela, Abada Kefi, Mohamed El M’kacher et Béchir Essid.

On croit savoir que l’assemblée générale élective se tiendra au courant du mois de juin prochain.

 
Le PSL et la droite
Le Président du PSL est en mission dans deux capitales européennes, Bruxelles et Paris, du 20 au 26 avril 2001.

De sources proches du PSL, on indique M. Mounir Béji a rencontré la présidente de l’Internationale Libérale, Mme Knight, le vice-président de Démocratie Libérale, ainsi que de hautes personnalités de la droite française afin de maintenir des liens de coopération avec les milieux libéraux européens, et de présenter les points de vue tunisien concernant des questions politiques régionales d’actualité.

PSL : crise de démocratie ?
Des membres du Bureau Politique du PSL, proches de M. Mounir Béji, commencent à briser le silence et à dénoncer ce qu’ils appellent la  » crise de la démocratie au sein du PSL » et  » l’autoritarisme du Président du Parti « .

Critiquant également les dissidents du parti qui ont constitué une commission de réforme du PSL, ces membres ont insisté en revanche sur le fait que  » ces problèmes d’autoritarisme et d’absence de démocratie ne peuvent être résolus qu’au sein des structures légales du PSL  » et que  » les critiques manifestées contre Mounir Béji en dehors des structures légales aboutiront en revanche au renforcement de sa mainmise sur le parti « .

Soulignons par ailleurs que quatre des onze membres du Bureau Politique ont été exclus du parti pour avoir adressé des reproches au président du PSL. Ils composent actuellement la dite commission de réforme du PSL.

 
Agression sexuelle dans une école primaire de Radès
Tout Radès est en émoi. En effet, un instituteur aurait commis plusieurs agressions à caractère sexuel envers de jeunes écolières de dix et onze ans, et ce en classe et devant tous les élèves.

On croit savoir que deux enquêtes, administrative et judiciaire, sont ouvertes. Leurs résultats seraient connus dans les prochains jours. Nous y reviendrons.

Carrefour
L’ouverture de l’hypermarché Carrefour sur la route de La Marsa a attiré une affluence exceptionnelle de clientèle tout au long de ces deux semaines.

Cette affluence a révélé une fois de plus une fièvre de consommation jamais vue jusqu’ici en dehors des périodes de fêtes.

Le parking, d’une capacité de 1.800 voitures, a été largement débordé et des centaines de voitures étaient parquées sur des terrains vagues.

Des embouteillages inouïs ont été constatés, ce qui a amené les autorités à aménager rapidement le Carrefour Tunis-La Marsa et La Soukra-Carthage afin de fluidifier le trafic routier en attendant peut-être la construction d’un échangeur.

Il faut dire que le nouveau temple du commerce jouit d’un grand prestige et que les baisses de prix consenties ont joué le rôle de catalyseur.

Les grandes surfaces concurrentes réagissent de leur côté dans l’intérêt du consommateur. Une nouvelle répartition des parts de marché en perspective.

 
 
ENFIN..  VOICI LA MEILLEURE !
 
La coiffeuse de Hillary Clinton à Tunis
« Hair line 2001 Seminar » est le grand événement destiné aux professionnels de la coiffure et qui sera organisé, par « International Cosmetics Laboratories », partenaire de Wella, leader allemand de la coiffure et de la coloration.

L’événement aura lieu les 6, 7 et 8 mai à l’hôtel « The Résidence Gammarth » et sera animée par Miss Teri Dougherty, artiste coiffeuse de renommée internationale.

Rappelons que Miss Dougherty est directrice artistique d’un des plus grands salons de coiffure au monde (San Francisco) et compte, entre autres clientes célèbres, Madame Hilary Clinton.

Une grande manifestation qui permettra aux professionnels de la coiffure en Tunisie de se familiariser avec les dernières nouveautés de la mode.

 
 
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æÞÇáÊ ÇáãÕÇÏÑ: Åä ÇáÓÌíä äõÞá Åáì ãÓÊÔÝì « ÔÇÑá äíßæá » Ýí ÇáÚÇÕãÉ ÊæäÓº ÍíË ÃßÏ ÇáÃØÈÇÁ æÝÇÊå. æÞÇáÊ ÇáãÕÇÏÑ: Åä ÇáÓÌíä ÇáíÚÞæÈí ÔÇÑß Ýí ÇáÅÖÑÇÈ Úä ÇáØÚÇã¡ ÇáÐí íÎæÖå ÇáãÓÇÌíä ÇáÓíÇÓíæä Ýí ÇáÓÌæä ÇáÊæäÓíÉ¡ ÊÚÈíÑÇ Úä ÊÖÇãäå ãÚåã¡ ããÇ ÃËÇÑ ÅÏÇÑÉ ÇáÓÌä ÝÊÏÎá ãÌãæÚÉ ãä ÇáÓÌøÇäíä æßÇáÊ áå ÇáÖÑÈ ÇáÔÏíÏ ÇáÐí ÃÏì Åáì æÝÇÊå.

ÊäÙíã Íßæãí ááÓÌæä

ãä äÇÍíÉ ÃÎÑì ÕÇÏÞ ãÌáÓ ÇáäæÇÈ (ÇáÈÑáãÇä) ÇáÊæäÓí íæã ÇáËáÇËÇÁ 24 ÅÈÑíá ÇáÌÇÑí Úáì ÇáÞÇäæä ÇáãäÙã ááÓÌæä ÇáÊæäÓíÉ. æÃÚáäÊ ÇáÕÍÝ ÇáÑÓãíÉ Ãä åÐÇ ÇáÞÇäæä íÃÊí « ÊäÝíÐÇ áÅÐä ÑÆíÓ ÇáÏæáÉ ÈÕíÇÛÊå¡ Ýí ÎØÇÈå ÈãäÇÓÈÉ ÇáÐßÑì ÇáËÇáËÉ ÚÔÑÉ ááÊÍæá ».

ßãÇ ÃõÚáä Ýí ÊæäÓ Úä ÅáÍÇÞ ÅÏÇÑÉ ÇáÓÌæä ÇáÊæäÓíÉ ÈæÒÇÑÉ ÇáÚÏá ÈÏáÇ ãä æÒÇÑÉ ÇáÏÇÎáíÉ¡ æåæ ãØáÈ ØÇáÈÊ Èå ÇáÚÏíÏ ãä ÇáåíÆÇÊ ÇáÍÞæÞíÉ æÞæì ÇáãÚÇÑÖÉ ÇáÊæäÓíÉ¡ áßä ÈÚÖ ÇáÌåÇÊ ÇáÍÞæÞíÉ ÔßøÊ ãä Ãä ÇáãØáÈ ÃõÝÑÛ ãä ãÖãæäå ÈÇáÅÈÞÇÁ Úáì ÎÖæÚ Óáß ÍÑÇÓ ÇáÓÌæä áæÒÇÑÉ ÇáÏÇÎáíÉ ÈÏáÇ ãä æÒÇÑÉ ÇáÚÏá.

æäÝì æÒíÑ ÇáÚÏá ÇáÊæäÓí Ýí ßáãÉ áå ÃãÇã ÇáÈÑáãÇä ÇáÊæäÓí Ýí ÃËäÇÁ ãäÇÞÔÉ ÇáÞÇäæä ÇáÌÏíÏ ÇáãäÙã ááÓÌæä ÍÕæá Ãí ÊÌÇæÒÇÊ Ýí ÇáÓÌæä ÇáÊæäÓíÉ¡ ßãÇ äÝì Úáãå ÈæÌæÏ ÅÖÑÇÈ Úä ÇáØÚÇã Ýí Ãí ãä ÓÌæä ÇáÈáÇÏ.

 
ÕÇáÍ ßÑßÑ
ãä ÝÞå ÇáÓíÇÓÉ

 

          ÕÏÑÊ ÎáÇá ÔåÑ ãÇÑÓ ÇáÝÇÑØ ËáÇËÉ ÈíÇäÇÊ ÓíÇÓíÉ Úä ËáÇË ãÌãæÚÇÊ ãä ÇáãÚÇÑÖÉ. æ íÍÞ áäÇ ÇáÂä¡ æ ÞÏ ÇÑÊÎÊ ÇáÃÚÕÇÈ¡ Ãä äÚæÏ ÅáíåÇ æ äÓáØ ÚáíåÇ ÈÚÖ ÇáÃÖæÇÁ ÈäíÉ ÊÕÍíÍ ÇáÃÎØÇÁ Ýí ÇáãæÇÞÝ æ ÊæÖíÍ ÇáÑÄíÉ Úáì ÃÓÇÓ ÇáãÕÇÑÍÉ æ ÇáäÞÏ ÇáÈäÇÁ¡ ãåãÇ ßÇä ãÑÇ¡ ãä ÃÌá ÇáäåæÖ ÈÇáÓíÇÓÉ Ýí ÇáÈáÇÏ Åáì ãÓÊæì Óáíã æ ÔÝÇÝ ÃÑÞì íÚíÏ ËÞÉ ÇáÔÚÈ ÝíåÇ æ Ýí ÑÌÇáÇÊåÇ. æ áÇ ÝÇÆÏÉ Ýí ÇáÊÃßíÏ Úáì Ãä ÊÍÇáíáäÇ æ ÃÝßÇÑäÇ ãÊÌÑÏÉ ãÊÑÝÚÉ Úä ÇáÅÚÊÈÇÑÇÊ ÇáÔÎÕíÉ æ áÇ äÑíÏ ãä æÑÇÆåÇ ÇáÈÊÉ ÇáÅÓÇÁÉ áÃÍÏ ÃÈÏÇ ÈÞÏÑ ãÇ äåÏÝ Åáì ÅÞÇãÉ ÇáÈäÇÁ ÇáÕÍíÍ ááÚãá ÇáÓíÇÓí ÇáÓáíã ÇáÐí ÊÍÊÇÌå ÇáÈáÇÏ Èßá ÅáÍÇÍ.

          æ ÍÊì äÝåã ÃÈÚÇÏ åÐå ÇáÈíÇäÇÊ æ ÏÑÌÉ ãÕÏÇÞíÉ ßá æÇÍÏ ãäåÇ ÊÊÍÊã ÚáíäÇ ÇáÚæÏÉ Åáì ÇáäÙÑ Ýí ØÈíÚÉ ÇáÎÇÑØÉ ÇáÓíÇÓíÉ ÇáÊí ÚÑÝÊåÇ ÇáÈáÇÏ Ýí äåÇíÉ ÇáËãÇäíäÇÊ æ ãØáÚ ÇáÊÓÚíäÇÊ¡ Ïæä ÇáÏÎæá Ýí ÊÝÇÕíá áíÓ ãÍáåÇ åäÇ¡ æ áÇ Ýí ÌæÇäÈ ÚÏíÏÉ áíÓÊ åí Úáì ÚáÇÞÉ ÈÇáÃØÑÇÝ ÇáÊí ÞÇãÊ Úáì åÐå ÇáÈíÇäÇÊ. áÞÏ ÇÊÕÝÊ åÐå ÇáÎÇÑØÉ ÈÇÌÊãÇÚ ãÚÙã ÇáÓÇÍÉ ÇáÓíÇÓíÉ Ýí ÇáÈáÇÏ ÃäÐÇß Íæá ÇáÌäÑÇá ÇáØÇÛíÉ æ ÊÃííÏåÇ ÇáãØáÞ áå Ýí ÎØÊå ÇáÇÓÊÆÕÇáíÉ ÖÏ ÇáÍÑßÉ ÇáÅÓáÇãíÉ ÇáÊí ÇäÞáÈÊ ÚáíåÇ ÃäÐÇß ÃÛáÈíÉ ÝÕÇÆá ÇáãÚÇÑÖÉ¡ ÅãÇ ÍÞÏÇ æ ÅãÇ ÇäÊåÇÒíÉ æ ØãÚÇ æ ÅãÇ ÎæÝÇ¡ æ ÇÚÊÈÑåÇ ÇáÌãíÚ¡ ÛíÑ ÈÚÖ ÇáÇÓÊËäÇÁÇÊ¡ ÇáÎÑæÝ ÇáÃÓæÏ ÇáÐí íÌÈ ÊØåíÑ ÇáÞØíÚ ãäå æ áæ ßáÝåã Ðáß ÇáÊäßÑ áßá ÇáãÈÇÏÆ æ ÇáÞíã ÇáÓíÇÓíÉ æ ÇáÃÎáÇÞíÉ. æ ÊÃÎÑÊ ÇáäÎÈÉ ÇáãËÞÝÉ Úä ÇáÞíÇã ÈæÇÌÈåÇ æ ÇáÐÈ ÚäåÇ ãÊÎáíÉ ÈÐáß¡ ÎæÝÇ ãä ÈØÔ ÇáÍÇßã ÇáÌÇÆÑ ÇáãÓÊÈÏ¡ æ áã Êßä ãÍÞÉ Ýí Ðáß æ áÇ íãßä Ãä ÊÚÐÑ Ýíå ãä Ãí æÌå ãä ÇáæÌæå¡ Úä ÃãÇäÊåÇ ÇáÝßÑíÉ æ ÇáÚáãíÉ Ýí ÇáãÌÊãÚ.

          æ ÃãÇã åÐÇ ÇáãÝÊÑÞ ÇáÑåíÈ ááÝÊä ÇáÚÇÊíÉ æ ÇáÅÛÑÇÁÇÊ ÇáÌÇÑÝÉ¡ ÇäÝÌÑÊ ÍÑßÉ ÇáÏíãÞÑÇØííä ÇáÅÔÊÑÇßííä¡ ÈÚÏ Ãä ßÇä ÞÏ ÇäÓÍÈ ÚäåÇ ÒÚíãåÇ ÇáÊÇÑíÎí ÃÍãÏ ÇáãÓÊÈÑí¡ ÕÇÍÈ ÇáÍÓ ÇáÓíÇÓí ÇáãÑåÝ¡ ÈÚÏ Ãä ÊÃßÏ ÈÍÓå ÐÇß Ãäå áã íÚÏ åäÇß ãÌÇá áÃí Úãá ÓíÇÓí ÌÏíÑ ÈåÐÇ ÇáÅÓã Ýí Ùá åÐÇ ÇáÊÍæá ÇáÓíÇÓí ÇáÓáÈí ÇáÌÏíÏ Ýí ÇáÈáÇÏ. æ ÞÏ ÍÕá Ðáß ÇáÅäÝÌÇÑ ÈÓÈÈ ÖÚÝ ÇáæÚí ÇáÓíÇÓí ÇáÑåíÈ ááÞíÇÏÉ ÇáÌÏíÏÉ æ ÞÕÑ äÙÑåÇ æ ÍÞÏåÇ ÇáÔÚæÑí Ãæ ÇááÇÔÚæÑí Úáì ÇáÍÑßÉ ÇáÅÓáÇãíÉ¡ æ ÇäÊåÇÒíÊåÇ æ ØãÚåÇ¡ ÝÃÌÈÑÊ ãäÇÖáíåÇ Úáì ÇáÇäÍíÇÒ Åáì ÇáÌäÑÇá ÇáÃÑÚä¡ åÐÇ ÇáÍÇßã ÇáÃÎÑÞ ÇáÌÏíÏ¡ ÙäÇ ãäåÇ Ãäå åæ ÇáÐí íÎÏã áåÇ ãÕáÍÊåÇ ÚÇÌáÇ æ ÂÌáÇ. æ áãÇ ßÇä ãä Èíä ÃÚÖÇÁ Êáß ÇáÍÑßÉ ãä åã Úáì ÍßãÉ æ ãæÖæÚíÉ æ æÚí ÓíÇÓí ãÑåÝ¡ ÝÞÏ ÑÝÖæÇ ÇáÇäÒáÇÞ Ýí åÐÇ ÇáÎØ ÇáÎÇØÆ ãä ßá ÇáæÌæå æ ÍÈÐæÇ ÇáÇäÓÍÇÈ ãä ÍÑßÊåã Úáì ÇáæÞæÚ Ýíå ÝíÏíäåã ÇáÊÇÑíÍ æ íÄäÈåã ÇáÖãíÑ. æ ÞÏ ÞÏãæÇ ÈÐáß ÎÏãÉ ÌáíáÉ ááãÈÏÆíÉ æ ÇáäÙÇÝÉ ÇáÊí íÌÈ Ãä íßæä ÚáíåÇ ÇáÚãá ÇáÓíÇÓí ÇáÌÏí ÇáãÊÑÝÚ Úä ÇáäÙÑÉ ÇáÖíÞÉ æ ÇáÍÓÇÈÇÊ ÇáÇäÊåÇÒíÉ ÇáãäÍØÉ. æ ÓæÝ áä íäÓì áåã ÇáÊÇÑíÎ Ðáß æ ÓíÄåáåã Èå Ýí íæã ãä ÇáÃíÇã ááãÓÇåãÉ Ýí ÅÚÇÏÉ ÇáÊÃÓíÓ ÇáÓíÇÓí æ Çáåíßáí ÇáÌÏí Ýí ÇáÈáÇÏ. ÃãÇ ÇáÓíÏ ãÍãÏ ãæÇÚÏÉ ÝÞÏ æÇÕá ØÑíÞå ãÚ ãä ÊÈÞì ãÚå ãä ÃÚÖÇÁ ÍÑßÊå Ýí ÇáÊØÈíá æ ÇáÊÒãíÑ ááØÇÛíÉ æ ÊãÒíÞ ÇáÃÍÐíÉ Ýí ÇáåÑæáÉ íæãíÇ Åáì ÇáÞÕÑ áÊáÞí ÇáÃæÇãÑ æ ÇáÊæÌíåÇÊ ãä ÑÃÓ ÇáÓáÍÝÇÉ åäÇß.

          æ áãÇ Êãßä¡ ÈÚÏ ãÏÉ ØæíáÉ¡ æ Ðáß ÈÓÈÈ ÓÞÝ æÚíå ÇáÓíÇÓí ÇáãÊÏäí¡ ãä ÇáæÞæÝ Úáì ÝÓÇÏ æ ÊÝÇåÉ ãä ßÇä ÞÏ ÇÛÊÑ Èå ÈÇáÃãÓ¡ ÛíÑ ãä ÊæÌåå äÍæå¡ æ ÃÏÇÑ ÙåÑå áå¡ æ æÌå áå ÑÓÇáÊå ÇáãÝÊæÍÉ ÇáÔåíÑÉ ÇáÊí ÃÏÎáå ÈåÇ¡ ÈÚÏ Ãä ßÇä ÍáíÝå ÈÇáÃãÓ¡ ÇáÓÌä æ ãÑÛ áå ÈåÇ æÌåå Ýí ÇáÊÑÇÈ. æ ÞÏ ÊÃáãäÇ áÐáß æ ÔåÑäÇ Èå¡ æ Ðáß æÝÇÁÇ ãäÇ ááãÈÏÆíÉ æ ÇáÊÌÑÏ æ ááÎáÞ ÇáÓíÇÓí ÇáÑÝíÚ¡ áÃä ßÑÇãÉ ÇáÅäÓÇä ãåãÇ ßÇä ãÌÚæáÉ áÊÕÇä æ ÊÍÊÑã¡ æ áÇ áÃä ÊäÊåß æ ÊåÇä. ÅáÇ Ãä Ðáß áã íãäÚ ãä ÇáÈÞÇÁ Ýí ÍÑßÊå ããä åã ÃÞá æÚí ÓíÇÓí æ ÃÔÏ ÇäÊåÇÒíÉ æ äÝÇÞÇ æ ØãÚÇ¡ Ýáã íæÇÝÞæÇ ãÑÉ ÃÎÑì ÒÚíãåã Ýí ÊæÌåå ÇáÌÏíÏ¡ áßä Ýí åÐå ÇáãÑÉ Ýí ÇáÅÊÌÇå ÇáãÚÇßÓ¡ ÝÔÞæÇ ÚÕÇ ÇáØÇÚÉ Úäå æ åÑÈæÇ ÈÒÚÇãÉ ÅÓãÇÚíá Èæ áÍíÉ¡ æ ÈÏÚã ãÝÖæÍ ãä ÇáÓáØÉ ÇáãÇßÑÉ¡ ÈÇáÍÑßÉ Ýí äÝÓ ÇáØÑíÞ ÇáãæÇáí Èá ÇáÊÇÈÚ ááÌäÑÇá ÇáÐí ßÇä ÞÏ ÇÓÊåá ÇÊÈÇÚå Ýí ÇáÈÏÇíÉ ãæÇÚÏÉ äÝÓå. æ áã íÑÇÚæÇ ÃÈÓØ ÇáÞíã ÇáÃÎáÇÞíÉ ÊÇÑßíä ÑÆíÓåã æ äÇÆÈå ÝÑíÓÉ ááÓáØÉ ÇáãÝÓÏÉ ÇáÊí ÇäÍÇÒæÇ ÅáíåÇ.

          æ åßÐÇ ÝÞÏ ÊÍæáÊ ÍÑßÉ ÇáÏíãÞÑÇØííä ÇáÇÔÊÑÇßííä ÈÝÖá ÍäßÉ æ ÍÓä ÊÏÈíÑ ÇáÓíÏ ãÍãÏ ãæÇÚÏÉ Åáì ËáÇË ÍÑßÇÊ. ßãÇ íÊÈíä áäÇ ÃíÖÇ Ãä ÇáÓáØÉ¡ ÑÛã ÝÓÇÏåÇ æ ãßÑåÇ æ ÍÞÏåÇ Úáì ßá ãÇ åæ ãÚÇÑÖÉ ãåãÇ ÇÞÊÑÈ ãäåÇ æ æÇáÇåÇ¡ æ ÑÛã æáÛåÇ Ýí ÇáÞÖíÉ ÃíÖÇ¡ áíÓÊ åí ÇáãÓÄæáÉ ÇáÃæáì æ ÇáæÍíÏÉ Úáì ÊãÒíÞ æ ÊÔÊíÊ åÐå ÇáÍÑßÉ¡ ÈÞÏÑ ãÇ ßÇä ÇáãÓÄæá ÇáÃæá ÇáÍÞíÞí åæ ÑÆíÓåÇ ÇáÓíÏ ãæÇÚÏÉ æ áíÓ ÛíÑå. åæ ÇáÐí ÃÚØì ÇáÝÑÕÉ ááÌäÑÇá æ ãÑÊÒÞÊå áíÝÚáæÇ ÈÍÑßÊå ãÇ ÝÚáæå ÈåÇ. æ äÍä ãä ãæÞÚäÇ ÇáãÊÌÑÏ ÇáÎÇÑÌ ÊãÇãÇ Úä åÐå ÇáÍÑßÉ¡ áÇ äÚÊÈÑåÇ ÊãÒÞÊ Åáì ÃÔáÇÁ¡ æ ÅäãÇ äÚÊÈÑåÇ ÊÎáÕÊ ãä ÓãäÊåÇ æ ãä ÃãÑÇÖåÇ æ ÇáÒæÇÆÏ ÝíåÇ¡ æ ÃäåÇ áÇ ÊÒÇá ÍÑßÉ æÇÍÏÉ æØäíÉ æ ÏíãÞÑÇØíÉ æ ãÈÏÆíÉ æ ãÊãËáÉ Ýí ÇáÊßÊá ÇáÏíãÞÑÇØí ãä ÃÌá ÇáÍÑíÇÊ æ ÇáÚãá¡ åÐå åí ÍÑßÉ ÇáÏíãÞÑÇØííä ÇáÅÔÊÑÇßííä ÇáÃÕíáÉ æ ÇáÔÑÚíÉ¡ æ ãÇ Óæì Ðáß ÝÞÏ ÝÞÏ ãäÐ ÒãÇä ãÈÑÑÇÊå æ áã íÚÏ ÔíÆÇ íÚÊÏ Èå¡ ÈÚÏ Ãä ÊäßÑ ÃÕÍÇÈå ááãÈÇÏÆ ÇáÊí ÊÃÓÓÊ ÚáíåÇ ÇáÍÑßÉ Ýí ÈÏÇíÊåÇ.

          æ åäÇß ãä ÇáãÚÇÑÖÉ ãä ÐåÈ ÃßËÑ Ýí ÊÃííÏå ááØÇÛíÉ æ ãäÇÕÑÊå áå æ ÇáÃßá ãä ãÇÆÏÊå ÝÔÇÑßå ÇáÍßã¡ Èá æ äÙÑ áå æ ÃÑÓì áå ÞæÇÚÏ Íßãå. æ ãä åÄáÇÁ ÇáãäÕÑ ÇáÑæíÓí æ ÇáÓãÇæí æ ãÍãÏ ÇáÔÑÝí æ ÛíÑåã ãä äÝÓ ÇáãÏÑÓÉ¡ æ Ðáß ÑÛã ãÇÖíåã ÇáËæÑí¡ æ ÊæÌååã ÇáÔÚÈí ÇáÐí áã íÊÑÏÏæÇ áÍÙÉ Ýí ÇáÊäßÑ áå¡ æ æÞæÝåã ÇáÔÑÓ Ýí æÌå ÈæÑÞíÈÉ æ äÙÇãå. æ ãÇ ÏÇã åÄáÇÁ ÞÏ ÔÇÑßæÇ¡ Ýí ÃÏÞ ÇáÙÑæÝ æ ÃÚÓÑåÇ Úáì ÇáÈáÇÏ æ ÇáÔÚÈ¡ ÇáÌäÑÇá ÇáãÓÊÈÏ Ýí Íßãå æ ÊÍÇáÝæÇ ãÚå¡ ØãÚÇ æ ÇäÊåÇÒíÉ æ ÍÞÏÇ æ ÊäßÑÇ áÃÈÓØ ÇáÞíã ÇáÓíÇÓíÉ æ ÇáÃÎáÇÞíÉ ÇáÝÇÖáÉ¡ Ýåã ÔÑßÇÄå Ýí ßá ãÇ ÞÇã Èå æ áÇ íÒÇá ãä ÅÌÑÇã¡ æ áíÓ åäÇß áåã ãä ÓÈíá ááÊÝÕí ãä ÇáãÓÄæáíÉ æ ÊÖáíá ÇáÎáÞ æ ÊÍÑíÝ ÇáÊÇÑíΡ æ ßÃä ÇáÈáÇÏ ÎáÊ ãä ÃåáåÇ Ãæ ßÃä ÔÚÈåÇ ÛÏÇ ÞØíÚÇ ãä ÇáÈáå æ ÇáÓÐÌ.

          ÈÚÏ åÐÇ ÇáÑÓã ÇáÓÑíÚ ááÎÇÑØÉ ÇáÓíÇÓíÉ ÇáÊí ÚÑÝÊåÇ ÇáÈáÇÏ Ýí Ãæá ÚåÏ äÙÇã 7/11¡ ãä ÇáÌÇäÈ ÇáÐí íåãäÇ Úáì ÇáÃÞá¡ äÚæÏ Åáì ÞÕÉ ÇáÈíÇäÇÊ. ÝÇáÈíÇä ÇáÃæá ÇáããÖì ãä ØÑÝ ÍÑßÉ ÇáäåÖÉ æ ÍÑßÉ ÇáÏíãÞÑÇØííä ÇáÅÔÊÑÇßííä¡ ÝäÍä äÞÏÑ Ãäå áÇ íãßä Ãä Êßæä áå ãÕÏÇÞíÉ æ áÇ Ãä ÊÍÕá Úäå äÊíÌÉ ÚãáíÉ ÊÐßÑ Úáì ÃÑÖ ÇáæÇÞÚ¡ æ áÇ åæ ÞÇÈá ááÊØæÑ æ ÇáãÓÇäÏÉ ãä ØÑÝ ÌåÇÊ ÓíÇÓíÉ ÃÎÑì. Ýåæ ÈÇÏÆ Ðí ÈÏÁ áíÓ ÈíÇäÇ áÍÑßÊíä¡ æ ÅäãÇ áÔÎÕíä ÇáÓíÏ ãÍãÏ ãæÇÚÏÉ æ ÇáÔíÎ ÑÇÔÏ ÇáÛäæÔí ÈÕÝÊåãÇ ÕÏíÞíä æ áíÓ ÈÕÝÊåãÇ ÑÆíÓíä áÍÑßÊíä ÏÝÚÊåãÇ ãÈÇÏÆ æ ÃåÏÇÝ¡ æ áæ ãÑÍáíÉ¡ ãÔÊÑßÉ¡ æ ÞÇãÇ ÈãÇ íÓÊæÌÈå ãËá åÐÇ ÇáÚãá ÇáåÇã ãä ÊÔÇæÑ ÞÇÚÏí ãæÓÚ¡ ÊÍÊãå ÇáÖÑæÑÉ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ ÇáÍÞÉ ÇáÊí áã ÊÊæÞÝ Úä ÑÝÚåÇ¡ Úáì ãÓÊæì ÇáÎØÇÈ æ ÇáÔÚÇÑÇÊ¡ ãËá Êáß ÇáÍÑßÇÊ. æ åæ ãä æÌå ËÇäí ÊÞÇÑÈ ÛíÑ ØÈíÚí¡ ÅÐ Ãä ÇáÓíÏ ãÍãÏ ãæÇÚÏÉ ßÇä ããä ÃíÏæÇ ÈÇáÃãÓ ÇáÞÑíÈ æ ÈÏæä ÊÍÝÙ ÓíÇÓÉ ÇáÌäÑÇá ÇáÇÓÊÆÕÇáíÉ ÇáÂËãÉ æ ÇáÅÌÑÇãíÉ ÖÏ ÇáÍÑßÉ ÇáÅÓáÇãíÉ æ ãÇ ÊÓÈÈ Ýíå Ðáß ãä ÃÖÑÇÑ ÝÇÏÍÉ áÇ ÊÌÈÑ ááÈáÇÏ æ ááÚÈÇÏ. ÝÅÐÇ ßÇä ÇáÂä ÞÏ ÊÇÈ Úä ÐäÈå æ ÞÇã ÈäÞÏå ÇáÐÇÊí ÝÇáÊÚÇãá ãÚå íÈÞì ããßäÇ áßä áíÓ Úáì åÐÇ ÇáãÓÊæì æ áÇ ÈåÐÇ ÇáÊãííÒ æ ÇáÊÝÖíá Úä ÇáÂÎÑíä. ÝßÇä Ãæáì ÈÇáÔíÎ ÑÇÔÏ ÇáÛäæÔí Ãä íÚØí ÇáÃæáæíÉ Ýí ÇáÊÚÇãá æ íÚæá ÃßËÑ Úáì ÃÕÍÇÈ ÇáãÈÇÏÆ¡ æ ÇáÐíä áã íØÚäæÇ ÇáÍÑßÉ ÇáÅÓáÇãíÉ Ýí ÇáÙåÑ Ýí ÃíÇã ÚÓÑÊåÇ¡ æ ÍÈÐæÇ ãÛÇÏÑÉ ÊäÙíãÇÊåã ÇáÊí æÞÚÊ Ýí ÇáãÍÖæÑ ÈÏáÇ ãä Ðáß¡ ãËá ÇáÏßÊæÑ ãÕØÝì Èä ÌÚÝÑ æ ÍÒÈå. ÅáÇ Ãä ÇáäÇÓ áÇ íÚÑÝæä ÏÇÆãÇ ßíÝ ÊÍÊÑã ÇáãÈÇÏÆ æ áÇ Ãíä ÊÊæÇÌÏ ãÕÇáÍåã ÇáÍÞíÞíÉ¡ ÝíÊÕÑÝæä ÈÚßÓ ãÇ íÌÈ ÊãÇãÇ.

          æ åßÐÇ ÝäÍä äÚÊÈÑ Ãäå áÇ íãßä ÇáÊÚæíá ßËíÑÇ Úáì ÇáÓíÏ ãÍãÏ ãæÇÚÉ áÃäå ÞÏ ÎáÝ ãÓÊÞÈáå ÇáÓíÇÓí æÑÇÁå æ ÝÞÏ ãÚÙã ãÕÏÇÞíÊå ÈãÇ æÞÚ Ýíå Ýí ÇáãÇÖí ãä ÃÎØÇÁ ÓíÇÓíÉ ÝÇÏÍÉ áÇ íÞæã ÈãËáåÇ ÞÇÆÏ ÓíÇÓí åæ Ãåá áåÐÇ ÇáÇÚÊÈÇÑ¡ æ ÇáÊÚÇæä ãÚå åæ ãä ÞÈíá ÇäÊÔÇáå ãä ÇáÛÑÞ Åä áã íßä ãä ÞÈíá ãÓß ÇáÛÑíÞ ÈÇáÛÑíÞ ãä Íæáå æ ÇáÐí áÇ íäÊÌ Úäå ÅáÇ ÇáÛÑÞ ÇáãÍÞÞ ááØÑÝíä ãÚÇ.

          ÃãÇ ÈíÇä ÇáÏíãÞÑÇØííä ÇáÊÞÏãííä¡ æ Åä ßäÊ ÞÏ ÊÚáãÊ ÇáÇÍÊíÇØ ßËíÑÇ ãä ÇáÔÚÇÑÇÊ æ ÇáÊÓãíÇÊ  ÇáÑäÇäÉ ÇáÊí ßËíÑÇ ãÇ Êßæä Ýí ÍÞíÞÊåÇ ÌæÝÇÁ ãÊäÇÞÖÉ ÊãÇãÇ ãÚ Êáß ááÔÚÇÑÇÊ ¡ Ýåæ ÃíÖÇ ÈíÇä ãÊäÇÞÖ ãÚ ØÈíÚÉ ÇáÃÔíÇÁ. æ ÃÍÓÈ Ãäå ÃÊì äÊíÌÉ áÖÚÝ Ýí ÇáæÚí ÇáÓíÇÓí áÈÚÖ ÇáããÖíä Úáíå¡ Ãæ áÝÑØ Ýí ÇáÍãÇÓ ÈÇáäÓÈÉ ááÈÚÖ ÇáÂÎÑ¡ Ãæ áãÌÑÏ ÛÝáÉ ááÈÚÖ ááÂÎÑíä¡ Ðáß áÃä ÇáãÑÁ íÓÊÍí Ãä íÊÍÏË Úä ÞáÉ ÇáæÚí Ãæ ÇáÍãÇÓ ÇáÚÇØÝí ÃãÇã ÃÚáÇã¡ åã ãä ÃÓÇÊÐÉ ÇáÔÚÈ æ ÇáÈáÇÏ¡ ãä ãËá ÇáÃÓÇÊÐÉ ãÍãÏ ÇáØÇáÈí æ åÔÇã ÌÚíØ æ ãäÕÝ ÇáãÑÒæÞí æ ãÍãÏ ÔÞÑæä æ ÛíÑåã ßËíÑ. ÝÅÐÇ ÕÍÊ ÇáÔÇÆÚÇÊ ÇáÞÇÆáÉ ÈÃä ÕÇÍÈ ÇáãÈÇÏÑÉ Ýí åÐÇ ÇáãÔÑæÚ åæ ãÍãÏ ÇáÔÑÝí æ ÇáÌãíÚ íÚáã ãÓÄæáíÊå Ýí ãÇ ÍÕá ãä ÅÌÑÇã æ ÅÑåÇÈ æ ÝÓÇÏ Ýí ÇáÈáÇÏ¡ ÝÇáãÑÁ íÈÞì ãÊÚÌÈÇ ßíÝ íÞÈá ãËá åÄáÇÁ ÇáÃÓÇÊÐÉ ÇáÃãäÇÁ ÇáÅãÖÇÁ Úáì æËíÞÉ íÞÝ ãä æÑÇÆåÇ ÇáÔÑÝí¡ ÃáåÐÇ ÇáÍÏ ÇÓÊæÊ ÇáÃãæÑ Èíä ÞíãÊí ÇáÍÓä æ ÇáÞÈÍ¡ æ ÇáÎíÑ æ ÇáÔÑ¡ æ ÇáÕÏÞ æ ÇáßÐÈ. Ýåá íáíÞ ÈäÇ Ãä äÓæí Èíä åÄáÇÁ ÇáÃÓÇÊÐÉ ÇáÃãäÇÁ ÇáÝÖáÇÁ¡ ÞÇÏÉ ÇáÝßÑ æ ÇáËÞÇÝÉ Ýí ÇáÈáÇÏ¡ ÈåÐÇ ÇáÇäÊåÇÒí ÛíÑ ÇáãÓÄæá ¿

          æ åßÐÇ ÝáíÓ åäÇß ãä Èíä ÇáÈíÇäÇÊ ÇáËáÇËÉ ãä åæ Ãåá ááÔÑÚíÉ æ ÇáãÕÏÇÞíÉ æ ÌãÚ ÇáÔãá ÃßËÑ ãä ÇáÈíÇä ÇáÐí ÕÏÑ Úä ÍÒÈ ÇáÊßÊá ÇáÏíãÞÑÇØí ãä ÃÌá ÇáÍÑíÇÊ æ ÇáÚãá. æ Åä ßäÇ ãÞÊäÚíä Ãä ßá ÝÑÏ æ ßá ØÑÝ åæ ÍÑ Ýí ÇÊÎÇÐ ÇáãæÞÝ ÇáÐí íÑíÏ Ãæ íÑÇå ãäÇÓÈÇ áå¡ ÅáÇ Ãä Ðáß áÇ íãäÚäÇ ãä ÊäÇæá ÇáÃÍÏÇË æ äÞÏåÇ æ ÊÞííãåÇ æ ÊÞÏíã ÑÃíäÇ ÝíåÇ æ ÇáÐí åæ Ýí ÇáäåÇíÉ áÇ íáÒã ÃÍÏÇ ÛíÑäÇ. ÝäÍä äÑì Úáì ÃÓÇÓ ãÇ ÞÏãäÇå ãä ÊÍáíá ÓÑíÚ Ãä ÊáÊÍÞ ÍÑßÉ ÇáäåÖÉ ÈÈíÇä ÇáÏßÊæÑ ãÕØÝì Èä ÌÚÝÑ æ ÊãÖí Úáíå æ ÊáÊÒã Èå æ ÇáÑÌæÚ Åáì ÇáÍÞ æ áæÈÔßá ãÊÃÎÑ ÎíÑ ãä ÇáÊãÇÏí Ýí ÇáÎØÅ. ßÐáß ßá ÇáÐíä íÍÊÑãæä ÃäÝÓåã æ íÍÊÑãæä ÇáäÙÇÝÉ æ ÇáãÈÏÆíÉ Ýí ÇáÚãá ÇáÓíÇÓí¡ æ ßÐáß æ ÎÇÕÉ ÃæáÇÆß ÇáÐíä íÚÊÈÑåã ÇáÔÚÈ ÃÓÇÊÐÊå Ýí ÇáËÞÇÝÉ æ ÇáÝßÑ Ãä íÍæáæÇ ÅãÖÇÁÇÊåã Åáì ÈíÇä ÇáÏßÊæÑ Èä ÌÚÝÑ æ ÍÒÈ ÇáÊßÊá ÇáÏíãÞÑÇØí. Ðáß áÃäå ÃÞÑÈ Åáì ÇáãÈÏÆíÉ æ ÇáäÙÇÝÉ ÇáÓíÇÓíÉ æ ÇáÔÑÚíÉ æ ÃÌÏÑ ÈÃä íÌÊãÚ ÇáäÇÓ ãä Íæáå Ýí Úãá ãÔÊÑß íäÇÖá ãä ÃÌá ÊÎáíÕ ÇáÈáÇÏ ãä ØÛíÇä ÇáÌäÑÇá æ äÙÇãå ÇáãÊÚÝä æ íÚíÏ ÈäÇÁ ÃÑßÇä ÇáÍíÇÉ ÇáÓíÇÓíÉ ÇáÓáíãÉ Ýí ÇáÈáÇÏ ãä ÈÚÏå.

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                                                            ÕÇáÍ ßÑßÑ

                            24 ÃÝÑíá 2001

                             

                      

 

La peur changage de camp !

 
Les responsables de la decenie noire au Maghraeb traqués par la justice europeenne
 
apres Abdallah Kallell poursuivi par le parquet genevois c´est le tour de Khaled Nezzar d´etre puorsuivi par le parquet parisien!
 

 

Un haut responsable algérien menacé de poursuites en France pour tortures


LE MONDE | 26.04.01 | 15h54

LES AUTORITÉS FRANÇAISES sont aux prises, depuis mercredi 25 avril, avec la plus explosive des affaires dont elles aient eu à connaître depuis qu’est engagée, au niveau international, une offensive sans précédent contre l’impunité des grands criminels de guerre ou d’Etat.

C’est en effet un haut dignitaire algérien en fonction, le général Khaled Nezzar, ancien ministre de la défense et jusqu’à maintenant membre du Haut Comité d’Etat algérien, qui est visé. A peine avait-il posé le pied à Paris, où il entamait, mercredi, une série de conférences-débats visant à présenter en France le livre dont il est l’auteur – Algérie : échec à une régression programmée, une défense et illustration des mérites de l’armée algérienne contre les dénonciations dont elle a fait l’objet ces derniers mois -, qu’une plainte était déposée contre lui au parquet de Paris, pour demander son arrestation.

Au nom d’une famille dont le fils est mort sous la torture et de deux anciens détenus torturés dans les prisons algériennes, Mes Antoine Comte et William Bourdon ont déposé une plainte contre le général Nezzar, pour « sa responsabilité directe dans la politique de répression généralisée, fondée non seulement sur l’usage massif et systématique de la torture mais aussi sur les exécutions extra-judiciaires », et demandé, en application de la Convention internationale de 1984 contre la torture, dont la France est signataire, l’arrestation en France et le jugement du général.

Vers 19 heures mercredi, le général Nezzar, apparaissant pour la première de ses conférences, au centre culturel algérien de Paris (rue de la Croix-Nivert), semblait encore ne se douter de rien. Pourtant, quelques heures plus tôt, les avocats s’étaient rendus au bureau de François Cordier, chef de la quatrième section du parquet de Paris, lequel avait fait diligence : dès mercredi après-midi, la plainte était jugée recevable et une enquête préliminaire était ouverte. La brigade criminelle devait, jeudi, entendre les plaignants et vérifier le statut du général Nezzar en France (avec quel type de passeport et de visa est-il venu ?). Au stade de l’enquête préliminaire, aucune coercition n’est encore possible contre lui. Mais, si aucune immunité ne s’y opposait, le général serait entendu, une information serait ouverte, un juge d’instruction désigné et un mandat d’amené délivré.

On en était là, jeudi matin. Sur le fond, il ne peut guère y avoir débat, dit Me Bourdon : « Le parquet devrait l’entendre tout de suite ; sa responsabilité pénale ne fait pas de doute. » Khaled Nezzar a été, en tant que ministre de la défense en 1992 et 1993, le responsable hiérarchique des tortures pratiquées à grande échelle dans les prisons algériennes, dont ont attesté de nombreux témoignages avant ceux des plaignants qui se tournent aujourd’hui vers la justice française. L’un d’entre eux, incarcéré pendant deux ans et torturé dans la prison de Blida, n’en a pas moins en Algérie un casier judiciaire vierge prouvant que, malgré les sévices, rien n’a pu lui être imputé…

« MISSION OFFICIELLE »

La plainte déposée par William Bourdon et Antoine Comte fait valoir qu’en vertu de l’article 6 de la Convention internationale sur la torture tout Etat signataire de cette convention sur le territoire duquel se trouve une personne soupçonnée d’avoir pratiqué ou couvert de telles pratiques est tenu d’« assurer la détention de cette personne ou de prendre toutes mesures juridiques nécessaires pour assurer sa présence »(l’empêcher de partir).

Le général peut-il y échapper en se recommandant d’une immunité diplomatique ? « La situation juridique du général Nezzar est en cours de vérification au Quai d’Orsay », se borne à indiquer Me William Bourdon. L’ambassade d’Algérie en France a, sitôt avertie mercredi en fin d’après-midi, envoyé au ministère français des affaires étrangères un fax garantissant que le général Nezzar était en « mission officielle ». Ce qui semble indiquer que l’intéressé n’a pas de passeport diplomatique, donc pas d’immunité statutaire, mais qu’on va chercher à faire valoir l’immunité due au représentant d’un Etat « en mission officielle »dans un autre Etat. Les autorités politiques françaises vont manifestement essayer de jouer sur ce registre, pour tenter d’éviter ce qui pourrait être plus qu’un incident diplomatique : une crise majeure dans les relations de la France avec l’Algérie. On va vraisemblablement sortir des textes (la convention de Vienne de 1815 sur les privilèges et immunités, modifiée en 1961, 1963, 1969), pour signifier au parquet que l’affaire doit s’arrêter là.

A priori, l’argument paraît faible : comment une personnalité qui vient faire en France la promotion de ses écrits, sans que son programme ne prévoie aucune rencontre avec des officiels français, pourrait-elle être considérée comme effectuant une « mission officielle » ? Mais les textes sont flous et l’enjeu diplomatique en revanche crucial : Paris a résolument fermé les yeux ces dernières années sur l’ampleur des atrocités commises par l’armée algérienne au nom de la lutte anti-islamiste. Les responsables algériens sont particulièrement susceptibles et récusent vigoureusement toute mise en cause sur ce point. Le président Bouteflika est, d’autre part, l’un des plus ardents défenseurs de la souveraineté des Etats et l’un des plus ardents pourfendeurs de l' »ingérence » que constitue toute justice internationale.

Jamais encore ne s’était aussi douloureusement posé à la France ce dilemme, cette contradiction entre la défense affichée des droits de l’homme et la raison d’Etat. Khaled Nezzar, c’est pire que Pinochet en nombre de victimes ; c’est un homme au pouvoir toujours agissant actuellement, dans un pays plus que proche. Et cette affaire qui le met en cause, c’est pire que tout ce dont le Quai d’Orsay a eu jusqu’ici à connaître : c’est une contestation radicale de la « raison d’Etat » par ceux qui ne peuvent accepter que la cause anti-islamiste vaille aux tortionnaires l’impunité totale.

Le cas du général Nezzar sera aussi, si le parquet est finalement empêché d’engager des poursuites, une démonstration franco-française de « l’ingérence » du politique dans des affaires de portée internationale que la justice commence à traiter autrement.

Claire Tréan


 

L’homme de la répression d’octobre 1988, partisan résolu de l' »éradication » des islamistes »



LE MONDE | 26.04.01 | 15h54

PORTRAIT M. Nezzar faisait partie du clan très fermé des « décideurs »

DE SON PROPRE AVEU , Khaled Nezzar s’explique tout entier par son itinéraire. L’homme trouve ses racines dans l’Algérie profonde. Né il y a soixante-quatre ans à Biskra, (au sud du pays chaoui), d’une famille modeste, c’est paradoxalement grâce à l’armée française que le jeune Nezzar échappe à sa condition. Il passe par l’école de sous-officier de Saint Maixent et a le grade de sous-lieutenant quand il déserte, en avril 1958, et rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale, l’ALN.

Sa carrière est rapide, au lendemain de l’indépendance, en 1962. Après diverses étapes (Moscou, le Sahara, notamment), il est nommé chef des forces terrestres en 1986, sous la présidence de Chadli Bendjedid. Il est devenu chef d’état-major quand l’armée tire sur les manifestants, en octobre 1988 et instaure l’état de siège. Combien y- a-t-il de victimes, lors de ces émeutes ? 500 morts, 1 500 morts ? On ne le saura probablement jamais.

Au lendemain du raz-de-marée du Front islamique de salut (FIS) aux élections locales, en juillet 1990, le général Nezzar est nommé ministre de la défense, un poste réservé jusque-là au président de la République. A la tête d’une commission de généraux, il met au point une stratégie destinée à contrer la poussée du FIS et contribue à limoger le premier ministre réformateur de l’époque, Mouloud Hamrouche, qu’il accuse d’avoir fait le jeu des islamistes.

CIBLE D’UN ATTENTAT

 

Après l’interruption du processus électoral de décembre 1991 – le FIS ayant remporté haut la main les législatives – le général Nezzar pousse vers la sortie le président Chadli Bendjedid et entre au Haut Comité d’Etat (HCE), structure collégiale présidentielle dirigée par Mohamed Boudiaf. Il y restera après l’assassinat de ce dernier, en juin 1992.. En février 1993, Nezzar est la cible d’un attentat à la voiture piégée à Alger. Cette même année, il cède son portefeuille de la défense à Liamine Zeroual, lequel devient président de la République l’année suivante. Khaled Nezzar prend alors sa retraite, mais cela ne l’empêche pas de donner ses points de vue. Quand Abdelaziz Bouteflika annonce qu’il se présente à l’élection présidentielle d’avril 1999, Nezzar le qualifie dans un premier temps de « canasson ». Il ne lui a pas pardonné d’avoir accepté, cinq ans plus tôt, la proposition que lui faisait la hiérarchie militaire – la présidence de la République – puis de s’être ravisé à la dernière seconde, sans même la prévenir. Sur l’insistance de son ami le général Larbi Belkheir, Nezzar finit par soutenir Abdelaziz Bouteflika, mais ne lui ménagera pas ses critiques par la suite.

De quel pouvoir dispose aujourd’hui encore le général Nezzar ? Etant donné l’opacité du système algérien, la réponse n’est pas évidente. Un homme qui a fait partie du clan très fermé des « décideurs » ne peut pas avoir perdu toute influence, même s’il est à la retraite. D’un autre côté, il n’est pas du tout sûr que les options de ce partisan résolu de « l’éradication » des islamistes soient soutenues sur ce point, aujourd’hui, par l’ensemble de la hiérarchie militaire. Nezzar n’a sans doute pas l’appui, en tout cas, du président Bouteflika qui lui, serait plutôt un « éradicateur dans une main de velours, » comme le définit le leader du parti Wafa (non légalisé), Ahmed Taleb Ibrahimi.

Florence Beaugé


Un général algérien et la justice française



LE MONDE | 26.04.01 | 11h40

Une famille algérienne dont le fils est mort et deux anciens détenus algériens ont porté plainte, mercredi 25 avril, pour tortures, contre le général Khaled Nezzar, de passage en France. Le parquet de Paris a confirmé sa compétence dans l’affaire. La brigade criminelle devait entendre, jeudi, les plaignants, qui ont requis l’anonymat par crainte de représailles ; elle devait examiner dans la journée la situation du général Nezzar, pour savoir s’il peut se prévaloir d’une immunité contre toute poursuite. Le général a néanmoins pu quitté la France, jeudi, sans être interrogé par la police. La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) a protesté contre ce départ. Le général Nezzar, ancien ministre de la défense et membre du Haut Comité d’Etat algérien, est connu pour être l’homme de la répression des émeutes d’octobre 1988. Cette nouvelle tentative de faire jouer les mécanismes de compétence universelle prévus par la Convention internationale contre la torture est particulièrement embarrassante pour les autorités françaises

 

LES AUTORITÉS FRANÇAISES sont aux prises, depuis mercredi 25 avril, avec la plus explosive des affaires dont elles aient eu à connaître depuis qu’est engagée, au niveau international, une offensive sans précédent contre l’impunité des grands criminels de guerre ou d’Etat.

C’est en effet un haut dignitaire algérien en fonction, le général Khaled Nezzar, ancien ministre de la défense et jusqu’à maintenant membre du Haut Comité d’Etat algérien, qui est visé. A peine avait-il posé le pied à Paris, où il entamait, mercredi, une série de conférences-débats visant à présenter en France le livre dont il est l’auteur – Algérie : échec à une régression programmée, une défense et illustration des mérites de l’armée algérienne contre les dénonciations dont elle a fait l’objet ces derniers mois –, qu’une plainte était déposée contre lui au parquet de Paris, pour demander son arrestation.

Au nom d’une famille dont le fils est mort sous la torture et de deux anciens détenus torturés dans les prisons algériennes, Mes Antoine Comte et William Bourdon ont déposé une plainte contre le général Nezzar, pour « sa responsabilité directe dans la politique de répression généralisée, fondée non seulement sur l’usage massif et systématique de la torture mais aussi sur les exécutions extra-judiciaires« , et demandé, en application de la Convention internationale de 1984 contre la torture, dont la France est signataire, l’arrestation en France et le jugement du général.

Vers 19 heures mercredi, le général Nezzar, apparaissant pour la première de ses conférences, au centre culturel algérien de Paris (rue de la Croix-Nivert), semblait encore ne se douter de rien. Pourtant, quelques heures plus tôt, les avocats s’étaient rendus au bureau de François Cordier, chef de la quatrième section du parquet de Paris, lequel avait fait diligence : dès mercredi après-midi, la plainte était jugée recevable et une enquête préliminaire était ouverte. La brigade criminelle devait, jeudi, entendre les plaignants et vérifier le statut du général Nezzar en France (avec quel type de passeport et de visa est-il venu ?). Au stade de l’enquête préliminaire, aucune coercition n’est encore possible contre lui. Mais, si aucune immunité ne s’y opposait, le général serait entendu, une information serait ouverte, un juge d’instruction désigné et un mandat d’amené délivré.
On en était là, jeudi matin. Sur le fond, il ne peut guère y avoir débat, dit Me Bourdon : « Le parquet devrait l’entendre tout de suite ; sa responsabilité pénale ne fait pas de doute. » Khaled Nezzar a été, en tant que ministre de la défense en 1992 et 1993, le responsable hiérarchique des tortures pratiquées à grande échelle dans les prisons algériennes, dont ont attesté de nombreux témoignages avant ceux des plaignants qui se tournent aujourd’hui vers la justice française. L’un d’entre eux, incarcéré pendant deux ans et torturé dans la prison de Blida, n’en a pas moins en Algérie un casier judiciaire vierge prouvant que, malgré les sévices, rien n’a pu lui être imputé…

« MISSION OFFICIELLE »

La plainte déposée par William Bourdon et Antoine Comte fait valoir qu’en vertu de l’article 6 de la Convention internationale sur la torture, tout Etat signataire de cette convention sur le territoire duquel se trouve une personne soupçonnée d’avoir pratiqué ou couvert de telles pratiques est tenu d’« assurer la détention de cette personne ou de prendre toutes mesures juridiques nécessaires pour assurer sa présence » (l’empêcher de partir).

Le général peut-il y échapper en se recommandant d’une immunité diplomatique ? « La situation juridique du général Nezzar est en cours de vérification au Quai d’Orsay« , se borne à indiquer Me William Bourdon. L’ambassade d’Algérie en France a, sitôt avertie mercredi en fin d’après-midi, envoyé au ministère français des affaires étrangères un fax garantissant que le général Nezzar était en « mission officielle ». Ce qui semble indiquer que l’intéressé n’a pas de passeport diplomatique, donc pas d’immunité statutaire, mais qu’on va chercher à faire valoir l’immunité due au représentant d’un Etat « en mission officielle » dans un autre Etat. Les autorités politiques françaises vont manifestement essayer de jouer sur ce registre, pour tenter d’éviter ce qui pourrait être plus qu’un incident diplomatique : une crise majeure dans les relations de la France avec l’Algérie. On va vraisemblablement sortir des textes (la convention de Vienne de 1815 sur les privilèges et immunités, modifiée en 1961, 1963, 1969), pour signifier au parquet que l’affaire doit s’arrêter là.

A priori, l’argument paraît faible : comment une personnalité qui vient faire en France la promotion de ses écrits, sans que son programme ne prévoie aucune rencontre avec des officiels français, pourrait-elle être considérée comme effectuant une « mission officielle » ? Mais les textes sont flous et l’enjeu diplomatique en revanche crucial : Paris a résolument fermé les yeux ces dernières années sur l’ampleur des atrocités commises par l’armée algérienne au nom de la lutte anti-islamiste. Les responsables algériens sont particulièrement susceptibles et récusent vigoureusement toute mise en cause sur ce point. Le président Bouteflika est, d’autre part, l’un des plus ardents défenseurs de la souveraineté des Etats et l’un des plus ardents pourfendeurs de l' »ingérence » que constitue toute justice internationale.

Jamais encore ne s’était aussi douloureusement posé à la France ce dilemme, cette contradiction entre la défense affichée des droits de l’homme et la raison d’Etat. Khaled Nezzar, c’est pire que Pinochet en nombre de victimes ; c’est un homme au pouvoir toujours agissant actuellement, dans un pays plus que proche. Et cette affaire qui le met en cause, c’est pire que tout ce dont le Quai d’Orsay a eu jusqu’ici à connaître : c’est une contestation radicale de la « raison d’Etat » par ceux qui ne peuvent accepter que la cause anti-islamiste vaille aux tortionnaires l’impunité totale.

Le cas du général Nezzar sera aussi, si le parquet est finalement empêché d’engager des poursuites, une démonstration franco-française de « l’ingérence » du politique dans des affaires de portée internationale que la justice commence à traiter autrement.

Claire Tréan



Sévices, déportations…

UN DES PLAIGNANTS, dont l’anonymat doit être préservé, explique ce qu’il a vécu à partir du 16 janvier 1992. Suite à une convocation, il se rend au commissariat de police d’Alger-Cavaignac. Il est mis aux arrêts sans qu’aucun reproche ne lui soit fait et sans aucun mandat de justice, puis mis dans une malle d’une voiture et conduit au commissariat central. Durant toute la semaine qui suivit, il fut torturé, humilié, insulté et menacé de mort. Au neuvième jour de son arrestation, il fut embarqué avec d’autres détenus vers la caserne de la garde républicaine, sise aux Pins maritimes à Alger et emprisonné dans un hangar, avec d’autres personnes, dans des conditions hygiéniques déplorables.

Quelques jours plus tard, transféré dans un autre centre de détention, il est conduit dans une pièce lugubre et mis sur un lit métallique. Il remarquait sur les murs des traces de sang. Un agent en civil vint lui demander de se déshabiller complètement. Il fut attaché au lit avec des menottes et victime de nombreuses séances de torture. A la fin de la « séance », c’est sous les coups de poing et coups de pied qu’il se traîna pour aller en cellule comme les tortionnaires le lui ordonnaient.

Moins d’une semaine après, les détenus sont emmenés vers Tamanrasset et le camp militaire de concentration de Aïn Amguel où ils trouvèrent plusieurs centaines de déportés vivant dans des conditions effroyables, avec sévices et mauvais traitements. La victime ne sera libérée que le 18 août 1992. Il fit l’objet ensuite de trois tentatives d’assassinat, à la suite de quoi il décida de fuir à l’étranger. Peu avant son départ, les services de sécurité étaient venus chez lui et ne l’ayant pas trouvé, ils ont emmené son fils, âgé de quinze ans.


 

La convention de 1984 contre la torture

La plainte déposée contre Khaled Nezzar, au parquet de Paris mercredi 25 avril, est fondée sur la convention internationale de 1984 contre la torture. La convention invite les Etats signataires à poursuivre tout responsable de tels actes, quelle que soit sa nationalité, dès lors qu’il se trouve sur son territoire. C’est, avec les conventions de Genève de 1949 sur les crimes de guerre, la seule convention internationale qui édicte un mécanisme de compétence universelle.

Cette convention a déjà été invoquée, notamment contre des militaires mauritaniens, qui séjournaient provisoirement en France et contre lesquels des plaintes pour tortures ont été déposées par des victimes. C’est à ce texte aussi que se sont référées les victimes et familles de victimes qui ont tenté de poursuivre devant la justice sénégalaise l’ancien président tchadien Hissène Habré.


Le départ précipité du général Nezzar provoque des protestations


LE MONDE | 27.04.01 | 12h50

De sources policières, l’ex-ministre algérien de la défense, le général Khaled Nezzar, aurait quitté précipitamment la France, dans la nuit de mercredi à jeudi. Quelques heures plus tôt, une enquête avait été ouverte, à la suite d’une plainte pour tortures déposée contre lui. Les avocats des plaignants, Antoine Comte et William Bourdon, estiment que la France a manqué à ses obligations internationales.

LE GÉNÉRAL algérien, Khaled Nezzar, aurait quitté la France dans la nuit de mercredi à jeudi, ou jeudi matin, quelques heures après avoir appris que le parquet de Paris avait ouvert une enquête, à la suite d’une plainte pour tortures, déposée à son encontre, le matin même, par trois personnes. Le départ précipité de l’ex-ministre algérien de la défense, ancien membre du Haut Comité d’Etat (HCE), révélé de sources policières, n’a pas été confirmé officiellement.

Apprenant la nouvelle, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) a aussitôt protesté, déplorant qu’« aucune mesure conservatoire n’ait été prise pour prévenir (cette) fuite fortement prévisible. » La FIDH interprète ce départ comme « un aveu de culpabilité » et estime qu’il est « extrêmement regrettable que le général Nezzar ait pu ainsi se dérober à ses responsabilités, sans être le moins du monde inquiété. » Protestations identiques des deux avocats des plaignants contre l’ex-ministre algérien, William Bourdon et Antoine Comte. Pour eux, les autorités françaises « ont choisi d’éluder leurs engagements internationaux, puisque la Convention sur la torture oblige les Etats signataires à prendre toutes les mesures nécessaires pour poursuivre et juger les auteurs présumés de tels faits. »

ENQUÊTE PRÉLIMINAIRE

De son côté, Nacera Dutour, fondatrice du collectif des familles de disparus en Algérie – qui avance le chiffre de 7200cas – a déclaré au Monde qu’il était « hors de question d’oublier le passé et de reconstruire l’Algérie sur une mare de sang ».
Interrogé par la presse sur cette affaire, le Quai d’Orsay a fait valoir que le général Nezzar se trouvait « en mission officielle en France« , selon les autorités algériennes, qu’il était porteur d’un passeport diplomatique, et que la décision d’une levée de son immunité diplomatique « relevait de l’autorité judiciaire » et d’elle seule.

L’argument d’une « mission » de Khaled Nezzar, général à la retraite, n’occupant plus aucune fonction officielle en Algérie, n’avait aucune chance de convaincre les défenseurs des droits de l’homme. De son propre aveu, le général était venu en France pour faire la promotion de son dernier ouvrage (Algérie, échec à une régression programmée, Publisud.) « Je n’interfère pas dans la politique de mon pays« , déclarait-il mardi, lors d’un entretien accordé à la radio Beur FM.

Mercredi soir, M. Nezzar, en présentant son livre, au Centre culturel algérien de Paris, avait refusé de réagir à l’annonce, faite une heure plus tôt, de la plainte pour tortures déposée par trois ressortissants algériens, dont l’un serait mort de ces sévices, en 1992. Le parquet de Paris avait aussitôt saisi la brigade criminelle de cette enquête et fait procéder à l’audition des plaignants. Depuis, les policiers ont reçu pour mission – toujours dans le cadre de l’enquête préliminaire – de vérifier en urgence si le général Nezzar avait bien quitté la France, et de mener des investigations supplémentaires sur son statut diplomatique.

C’est la première fois que la France se retrouve saisie d’une plainte contre un ancien haut responsable algérien. En principe, la justice française ne peut se mêler de faits commis par des étrangers en territoire étranger. Mais la Convention des Nations unies contre la torture de 1984a donné aux pays qui l’ont ratifiée une possibilité de compétence « universelle », afin d’empêcher que les tortionnaires trouvent refuge en territoire étranger et bénéficient de l’impunité.

Fl. B.

 


Un général algérien épinglé à Paris


Plaintes pour tortures contre l’ex-ministre de la Défense.

Par JOSÉ GARÇON

Liberation Le jeudi 26 avril 2001

Une plainte a été déposée, hier à Paris, contre le général Nezzar par une famille algérienne dont le fils est mort sous la torture, et deux anciens détenus, eux aussi torturés par l’armée.

Depuis plusieurs mois, les généraux qui assument la réalité du pouvoir en Algérie vivent dans la hantise de devoir un jour rendre des comptes sur la «sale guerre» qui ensanglante le pays depuis dix ans. Cette peur s’est concrétisée avec la plainte, déposée hier à Paris, contre le général Khaled Nezzar par une famille algérienne, dont le fils est mort sous la torture, et deux anciens détenus, eux aussi torturés par les forces armées dans la période qui a suivi la proclamation de l’état d’urgence, en 1992. Ironie du sort: l’ex-homme fort du régime algérien a été rattrapé par cette «sale guerre» alors qu’il est précisément venu en France pour tenter d’innocenter l’armée des accusations portées contre elle dans le livre à succès d’un jeune officier algérien, Habib Souaïdia (Libération du 25 avril).

La nouvelle, qui s’est répandue comme une traînée de poudre à Alger, constitue un véritable séisme politique. Pour les généraux algériens qui ne pouvaient même pas imaginer il y a encore quelque temps d’être interpellés publiquement sur les exactions de l’armée. Mais c’est aussi un séisme en France, où les autorités ont toujours évité de froisser Alger, quand elles n’ont pas bloqué les velléités de certains pays européens de conditionner l’aide économique à un minimum de démocratisation.

Si la raison d’Etat a sans doute encore de beaux jours devant elle, la triple plainte en urgence, déposée hier matin auprès du parquet de Paris, par Mes William Bourdon et Antoine Comte, brise un tabou. Le choc sera d’autant plus grand que le parquet a dû confirmer sa compétence et saisir la brigade criminelle, qui a interrogé, dès hier, les victimes.

Le procureur du parquet de Paris pouvait difficilement faire autrement. La «compétence universelle» sur laquelle les avocats des plaignants se sont appuyés pour déposer leur plainte, prévoit, en effet, qu’en application de la Convention contre la torture de 1984, chaque Etat peut poursuivre et juger toute personne coupable de tortures si celle-ci se trouve en France. C’est très exactement le cas de Khaled Nezzar, de passage hier à Paris pour y donner une conférence. «L’ensemble des ONG, note la plainte, l’ont mis en cause pour sa responsabilité directe, en tant que ministre de la Défense, puis membre du Haut Comité d’Etat, dans la politique de répression généralisée.» Les avocats font, en outre, valoir, et c’est sans doute l’argument le plus important pour justifier des poursuites, que Khaled Nezzar«n’a pas mis un terme à ces tortures, dont il ne pouvait ignorer le caractère massif et systématique, alors qu’il en avait les moyens du fait de ses prérogatives, de son statut et de son pouvoir».

La France «remplira-t-elle ses obligations internationales», comme le lui demandent les plaignants? Le message envoyé, à travers cette plainte, aux «décideurs» algériens, qui ont jusqu’ici toujours été assurés d’une impunité totale, est sans doute tout aussi important que la suite qui y sera donné. «Nous sommes entrés dans une période, affirme Antoine Comte, où les chefs d’Etat criminels ou des responsables politiques ou militaires qui mènent des politiques criminelles ne sont plus à l’abri de l’impunité ou de la raison d’Etat… sauf, hélas! dans leur pays.»

Pendant ce temps, Khaled Nezzar débattait au Centre culturel algérien, à Paris, avec un public trié sur le volet, qui lui soufflait même les mots qu’il ne trouvait pas. Polo noir, apparemment décontracté, mais fumant cigarette sur cigarette, le général (en retraite) a expliqué, notamment, «qu’interrompre le processus électoral (qui a marqué, en 1991, le début des affrontements, ndlr) n’était pas facile. C’était stressant, mais il fallait prendre une décision.» A l’extérieur, une soixantaine de personnes réclamaient des nouvelles de leurs «disparus».


 

Paris laisse partir Khaled Nezzar

Départ précipité du général algérien malgré les plaintes pour tortures.

Par JOSÉ GARÇON

Liberation Le vendredi 27 avril 2001

La France n’est pas la Grande-Bretagne qui arrêta Pinochet sur son lit d’hôpital et l’empêcha de quitter son territoire pendant un an et demi. Le général en retraite Khaled Nezzar, ex-homme fort du régime algérien, a donc quitté la France, sans encombre et sans être interrogé par la police en dépit des trois plaintes pour «tortures» déposées la veille contre lui (Libération du 26 avril). Selon nos informations, il s’est envolé du Bourget par avion spécial mercredi à minuit, quelques heures seulement après le dépôt de ces plaintes et peu après la présentation de son livre au Centre culturel algérien. La brigade criminelle, saisie par le parquet de Paris, a en revanche interrogé mercredi et jeudi les plaignants qui résident en France, une famille dont le fils est mort sous la torture, et deux anciens détenus, eux aussi torturés par les forces armées après la proclamation de l’état d’urgence en 1992.

La départ précipité du général Nezzar était prévisible. Dès le dépôt des plaintes par William Bourdon et Antoine Comte, Paris a cherché la parade lui permettant d’éviter une crise majeure avec Alger. Khaled Nezzar ne pouvant apparemment pas prétendre à une immunité diplomatique statutaire, la France a trouvé un salut auprès des autorités algériennes. Faute de cette immunité, il fallait faire valoir celle due à «une mission officielle».

Mission officielle. Les autorités algériennes ont donc envoyé un fax à l’ambassade de France à Alger certifiant que l’ancien ministre de la Défense était bien en «mission officielle pour cinq jours». Reste qu’à elles seules, la date et l’heure de ce fax suffisaient à signifier qu’il s’agissait bien d’un arrangement trouvé à la hâte. Daté du 25 avril, il a été envoyé à… 14 heures, soit quatre heures environ après le dépôt des plaintes! Mais peu importe visiblement l’absence de crédibilité de la «mission» invoquée quand Paris devait se débarrasser au plus vite d’une affaire délicate. On voit mal en effet en quoi venir promouvoir ses écrits sans qu’aucun rendez-vous officiel ne soit prévu, peut constituer une «mission officielle». Mais surtout, cet argument a été cent fois démenti par Khaled Nezzar lui-même qui prend toujours le soin de déclarer, en Algérie comme en France, qu’il est «en retraite», «n’a aucune activité officielle» et «parle uniquement en son nom». «Je n’interfère pas dans la politique de mon pays», affirmait-il mardi sur Beur FM.

Dès hier, William Bourdon et Antoine Comte voyaient dans ce départ «précipité» la preuve que «les autorités françaises ont choisi d’éluder leurs engagements internationaux puisque la convention sur la torture (les) oblige à prendre les mesures nécessaires pour poursuivre et juger les auteurs présumés de tels faits» et empêcher qu’ils quittent le territoire. C’est aussi le sens de la lettre qu’ils ont envoyée à François Cordier, le premier substitut de la 4e section du Parquet de Paris. «Soit l’immunité est évidente, commente Bourdon, soit elle ne l’est pas et le dernier mot doit appartenir à l’autorité judiciaire, sauf à accepter une ingérence du pouvoir exécutif dans l’autorité judiciaire».

Craintes. Tout se passe comme si la vraisemblance de l’argument invoqué par la France avait pesé de peu de poids face à son refus de toucher à l’un des généraux qui assument la réalité du pouvoir en Algérie. Dès les premières années de la «sale guerre», Paris a en effet fermé les yeux sur les exactions commises par l’armée au nom de la lutte anti-islamiste, redoutant de payer au prix fort toute prise de position: attentats contre ses intérêts en Algérie, voire même violences sur son territoire. «Le gouvernement français est contraint dans son expression», reconnaissait d’ailleurs Lionel Jospin en septembre 1997. L’impact de cette plainte n’en casse pas moins un tabou majeur. Assurés jusqu’ici d’une impunité totale, les généraux algériens se retrouvent pour la première fois en position d’accusé.


 

 

Hommage aux ingénieurs de la première génération :

les bâtisseurs de la Nation

En marge du Congrès des Ingénieurs Arabes, Réalités accompagne cette manifestation par ce petit hommage à ceux que l’on a tendance à oublier et qui furent les bâtisseurs de la Nation

 

 
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En 1840 est créée au Bardo l’Ecole Militaire de Tunis dont la désignation en langue arabe, mekateb al mouendissin, fait des ingénieurs le fer de lance de la résistance à la pression coloniale puis à l’occupation. La sociologue Lilia Ben Salem relève, dans son ouvrage relatif aux ingénieurs tunisiens aux XIXème et XXème siècles, qu’il s’agit d’une école polytechnique, la première grande institution ne relevant pas des autorités religieuses. La formation scientifique qui y est dispensée demeurait inaccessible à un recrutement d’élèves étrangers de bas niveau et cette expérience ne fit pas long feu. Dans le même esprit une école de guerre (Mekteb al harb) lui succéda.

Des ingénieurs de la première génération décorés le 19 octobre dernier par le Conseil de l’Ordre des ingénieurs

Sous le protectorat, la France, qui bloqua toute hypothétique concurrence dans ses dépendances, réduites à fournir denrées agricoles et matières premières à la métropole, découragea toute formation d’élèves ingénieurs, en dehors de l’ECAT (Ecole coloniale d’agriculture) créée en 1898 et dont sortaient des techniciens français, puis tunisiens. Aux Français étaient échues des parcelles de terre destinées à asseoir l’emprise coloniale. Quant aux Tunisiens, ils retournaient à leurs petites exploitations familiales. Au début du siècle, trois Tunisiens sortent diplômés de l’ECAT : Joseph Attal, Mongi Baccouche, Chérif Taj.

Cependant, Lilia Ben Salem fait remarquer que jusqu’en 1920 au moins, l’administration française du protectorat ne recrutait aucun cadre tunisien, la technicité d’ailleurs se départageant en un système de cadres français et un autre tunisien. Une autre recherche sur « Ingénieurs et sociétés du Maghreb » chiffre à 5 % la participation des Tunisiens en personnel technique, mis à contribution notamment dans les grands projets techniques de la Régence.

Voilà pourquoi les Tunisiens préférèrent l’enseignement ou les professions libérales à la carrière d’ingénieur. Une exception : celle de Mohamed Ali Annabi, élève dans les années 30 de l’Ecole Centrale et de l’école Polytechnique de Paris, et qui fut une figure de la scène culturelle tunisienne d’entre-deux guerres comme il anima le mouvement étudiant jusqu’en 1956. Une autre figure prit le relais, Mohamed Mili, ingénieur tunisien en télécommunications.

Dans la décennie qui précède l’indépendance, grâce à des bourses octroyées par le Collège Sadiki ou par le système de donations habous, quelques ingénieurs tunisiens furent formés en France, à l’Ecole Centrale, l’Ecole des Mines et enfin à l’Ecole Polytechnique dont sortit ainsi Mokhtar Latiri.

Leurs compétences ne leur permettent pas, pour autant, de s’intégrer aux hauts cadres techniques du Protectorat. De toutes façons, la colonisation française n’encourage qu’un développement tourné vers la métropole et pour lequel elle dispose de ses propres ingénieurs.

Aussi, à l’indépendance, la Tunisie manque-t-elle de cadres techniques pour faire face à ses propres projets de développement.

Selon Mme Lilia Ben Salem, à l’indépendance, la Tunisie comptait une centaine d’ingénieurs dont 48 étaient ingénieurs agronomes, les autres venant des grandes écoles françaises, (Polytechnique, Mines, Ponts et Chaussées, Centrale et Télécoms), et un certain nombre venaient de l’Ecole spéciale des Travaux publics.

Au lendemain de la crise de Bizerte, qui vit le départ des cadres français, l’Etat tunisien est mis dans l’urgence de produire sa propre haute technicité.

C’est ainsi que le second polytechnicien tunisien, Mokhtar Latiri, est chargé de lancer le projet de l’Ecole Nationale des Ingénieurs de Tunis. L’ENIT démarre en 1969 avec l’aide de l’URSS (les USA ayant préféré financer un Institut de gestion) et la première formation en sortira en 1974. Avant cette date, les ingénieurs tunisiens sont formés en France et se voueront tous au service public.

C’est à eux que l’on doit l’infrastructure du pays. Ainsi, ils mirent en œuvre les grands chantiers nationaux, le complexe sédérurgique, l’exploitation du pétrole et des mines, les industries chimiques et les grands services nationaux d’électricité et gaz ainsi que de l’eau, enfin TUNISAIR.

Le groupe de travail d’Eric Gobe (de IFRMC) s’est intéressé particulièrement à l’analyse des perspectives individuelles des ingénieurs de la première génération, en recherchant particulièrement s’ils s’étaient constitués en groupe social avec des intérêts propres.

Au départ, même avant l’indépendance, les ingénieurs, rassemblés avec les techniciens dans le cadre de l’AITT, étaient très actifs dans le mouvement syndical. En 1972 une scission fut entreprise, au grand dam des techniciens, et les ingénieurs s’individualisèrent dans l’Union Nationale des Ingénieurs de Tunisie. Mais des passerelles furent établies entre les deux corps, notamment au niveau de la formation et de la carrière.

Un contentieux s’ouvrit avec l’Etat au sujet de la gestion par l’UNIT des intérêts professionnels des ingénieurs. Au bout d’une dizaine d’années, ces prérogatives furent cédées au Conseil National de l’Ordre des Ingénieurs. Mais ce ne sont déjà plus les ingénieurs de la première génération qui conduisent ce Conseil. Tandis qu’ils avaient relevé le défi du développement, ce sont maintenant les cadres formés en Tunisie qui, conduisant le Conseil National de leur Ordre, s’apprêtent à répondre aux défis technologiques de la mondialisation.

N.O

Les polytechniciens tunisiens de la première génération

Ce bref aperçu d’une classe d’ingénieurs prestigieux passe hâtivement en revue la première génération de polytechniciens. Un dossier approfondi leur sera consacré ultérieurement.

Une thèse publiée en 1997 par une Iranienne, Anousche Karvar, consacrée aux polytechniciens étrangers sortis de la prestigieuse école française, fait la part belle aux diplômés tunisiens qui raflent la mise, parmi tous les étrangers. Ce travail de recherches distingue trois générations de polytechniciens tunisiens.

Les ingénieurs de la première génération se sont impliqués peu ou prou dans la reconquête nationale et, à l’indépendance, forts de leurs compétences universitaires et techniques et d’un capital social né de celles-ci, ils ont occupé des positions élevées dirigeantes des grandes sociétés nationales, avec la maîtrise de toute l’infrastructure qu’ils avaient créée. Le secteur public, c’était eux !

La seconde génération n’a fait qu’un transit dans l’Administration. Car, faisant fructifier leur expérience acquise dans le secteur public et leur réseau de relations, ils ont installé leurs propres entreprises ou bureaux d’études, s’inscrivant ainsi dans l’évolution libérale de l’économie tunisienne qu’ils ont contribué à consolider.

Quant à la troisième génération, les polytechniciens qui en font partie participent depuis la décennie 80 de cet exode des compétences qui s’aggrave avec la mondialisation. Le top niveau de l’ingénieurat répond à une demande mondialisée d’un marché de l’emploi mis désormais sur l’Internet. Même quand ils reviennent au pays, c’est en hauts cadres de multinationales qui rapatrient leur plus-value dans la centralité financière du monde développé.

Ceux qui nous intéressent sont les seniors qui bâtirent leur pays, restituant ainsi généreusement les bourses ou dons que la collectivité leur avait consentis sous la colonisation.

C’est à ces sacrifices d’une communauté pauvre et en lutte de libération, mais à l’acharnement de ces jeunes dans des études où ils excellèrent que la Tunisie doit d’avoir aujourd’hui les piliers solides de la République.

Mokhtar Latiri
Le premier de ces bâtisseurs fut Mokhtar Latiri. Diplômé de Polytechnique de 1947, il est, selon Anousche Karvar, une figure controversée de cette communauté prestigieuse. De famille très modeste, il parvint au faîte après  » une course d’obstacles « .

Il fit sa scolarité grâce à des efforts familiaux, puis à une bourse tunisienne.

En dépit de ses diplômes il est déclassé par l’administration des Travaux Publics de l’époque, dirigée par des Français. Ce n’est qu’en 1952 qu’on lui confie la direction de l’arrondissement des Travaux Publics de Sousse avec une équipe d’ingénieurs français sous son autorité.

Ce n’est qu’après l’indépendance qu’il donne plein épanouissement à ses compétences en créant notamment l’Ecole Nationale des Ingénieurs de Tunis. Il occupa différentes postes de haute responsabilité dans des sociétés nationales ou des conseils économiques ou financiers, en relation avec les projets de développement ou la Banque.

Depuis sa retraite, il est conseiller technique du Président de la République et à ce titre supervise les grands travaux en chantier. On le présente plus comme un expert technique que comme un politique.

M. Zidi
La recherche d’Anoushe Karvar le présente comme Monsieur Energie.

Diplômé de Polytechnique, il se spécialise à l’école des Mines de Paris et fait un stage à Saclay dans le domaine de l’énergie atonique.

De retour dans son pays, il se met au service de l’Etat ; c’est à lui que revient la réalisation de l’usine d’El Fouladh, en coopération avec de grandes sociétés européennes. En 1970, il revient à la direction des Mines et de l’Energie où il gère les difficultés des sections des phosphates et du pétrole.

Il occupera des responsabilités gouvernementales en tandem avec l’ancien ministre et polytechnicien Tijani Chelly et finira sa carrière publique à la direction de l’ETAD avant de s’établir en  » free-lance « .

Kamel Rekik
Diplômé de Polytechnique en 1961, il termine son bac et ses classes préparatoires au lycée Louis Le Grand. Il intègre Polytechnique, fait sa spécialité à l’Ecole des Mines et, de retour en Tunisie, il rejoint lui aussi le secteur de l’Energie. Il passe par l’EDF avant d’étendre le réseau de la STEG à partir des centrales de La Goulette et de Gabès et entreprend le raccordement des villes au réseau général. C’est lui qui donna pour ainsi dire de la lumière aux Tunisiens.

Plus tard, il s’occupera de l’exploitation du gaz d’El Borma, projet détourné par l’initiative italienne du gazoduc transméditerranéen. Il dirigera la société SOTUGAZ, filiale de l’ETAP. Tout au long de son parcours, il supervisera l’ensemble de la production et de la distribution des ressources énergétiques, à divers niveaux de responsabilité. En 1994, il est dirigé vers un secteur, celui de la céramique, qui n’a rien à voir avec son profil et son expérience. Il quitte alors le service public et rentre dans le système privé auquel s’intégreront désormais les polytechniciens de la seconde génération.

Mohamed Mili
Mohamed Mili, un des ingénieurs de la première génération que salua le Conseil National de l’Ordre en octobre 2000, occupa différentes fonctions, entre autres celle de Secrétaire général de l’Union Internationale des Télécommunications (U.I.T).

Il vit aujourd’hui à Genève mais fit le voyage à Tunis où il prononça l’intervention inaugurale de la cérémonie en l’honneur des seniors. Il rappela d’abord la pénurie d’ingénieurs du temps de la colonisation, surtout avant la seconde guerre mondiale. A l’occasion, il rappela le rôle éminent de Mohamed Ali Annabi, en dépit des discriminations dont il souffrit.

Le rôle du collège Sadiki fut souligné dans la promotion des bacheliers qui donnèrent les principaux cadres libéraux, prioritairement médecins et avocats dont le marché de la profession était vierge. Les ingénieurs ne vinrent qu’en second lieu. Ingénieur en télécommunications en 1949, il ne fut admis à l’Office Postal que sous la pression du syndicat tunisien des Postes, et encore à un sous-grade, en deçà de ses diplômes. « Tout Tunisien encombrant était rélégué dans une voie de garage « , dit-il. La France faisait subir une discrimination aux ingénieurs tunisiens.

Après la guerre, un plus grand nombre de jeunes Tunisiens essaima à Paris dans le but d’intégrer des formations d’ingénieurs. Mohamed Mili en attribue le mérite au renouveau de l’enseignement du Collège Sadiki, plus scientifique, et cela sous la férule de son premier Directeur tunisien, Mohamed Attia.

La seconde raison est d’ordre politique pour Mohamed Mili, car l’indépendance apparaissait possible. Dès lors, une pléiade d’ingénieurs s’apprêtèrent à relever le défi de la reconstruction post-coloniale.


Le témoignage de M. Hassouna Mezgheni

Hassouna Mezgheni est né dans une famille d’agriculteurs, à Sfax. Diplômé de l’Ecole Coloniale d’Agriculture de Tunis en 1939, son parcours d’ingénieur agronome est riche d’expérience et de réalisations. Il a exercé de nombreuses fonctions : ainsi, il fut chef des Centres de céréales de Nefza et de Sejnane (1941/1942).

Spécialiste, il dirigea les plantations d’oliviers, réalisées par le paysannat algérien dans le Hodna (Msila et Barika) de 1945 à 1949 (50.000 oliviers plantés) ; inspecteur des cultures à l’administration des Habous à Tunis, il supervisa 200.000 ha, plus d’un million d’arbres (agrumes, oliviers, dattiers) de 1950 à 1957 ; chef du service agricole à l’Office de la Medjerda de 1958 à 1960, il introduisit la culture du paprika et procéda à la plantation de plus de 50.000 arbres fruitiers.

Il conduisit à cette époque peut-être la première mission de coopération technique, une mission au Maroc en vue de conduire les opérations de récolte de coton (1958) ; de 1961 à 1970, il fut directeur du domaine du Chaâl, la plus belle et la plus grande oliveraie du monde, où il planta plus de 130.000 arbres en oliviers, amandiers et pistachiers. Il dirigea en même temps les terres domaniales de la région de Sfax (60.000 ha) et plus d’un million d’arbres.

De 1970 à 1979, il dirigea le service de l’inspection et puis la direction des études et du crédit à l’Office des Terres Domaniales. Mis à la retraite en 1979, il retourne à son  » jardin  » de 200 ha, où il se livre à des expérimentations agronomiques, tout en donnant des conférences et en écrivant. A l’occasion du Congrès des ingénieurs arabes, il tient à mettre en avant le commandement, auquel doit se plier tout scientifique dans le monde arabo-musulman : « IKRA »:

« En tant que plus ancien ingénieur tunisien, je voudrais saluer en premier lieu la mise de cette manifestation sous le haut patronage de Monsieur le Président de la République. Je voudrais également féliciter M. Kamel Ayadi, président du COI, ainsi que ses collègues et les participants au congrès tout en leur souhaitant la bienvenue.

Personne ne nie le retard à caractère technologique qu’accusent les pays arabes. La science et la technologie sont les domaines essentiels de l’ingénieur.

Comme a dit M. Sid Ahmed Ghozali, suivant les mots de Malthus, la faute nous incombe par le fait « qu’avant les richesses matérielles, la prospérité d’une société repose sur trois piliers : de bonnes institutions, une bonne éducation et un bon traitement du statut de la propriété ».

Cela ne fait que confirmer ce que j’ai toujours pensé : que les deux principales causes de notre retard technologique et civilisationnel sont :

*la non-application du premier verset coranique IKRA, soit « apprend à lire et à écrire, cherche le savoir », ordre donné au musulman pour bien remplir sa mission sur terre.

*l’absence de la propriété privée de la terre, à laquelle, dans le régime tribal, l’homme ne voue aucun amour.

En conclusion, je souhaite que l’ingénieur arabe puisse avoir plus de conscience de ce qu’il vaut et de l’importance du rôle qu’il porte pour qu’il puisse faire accélérer l’évolution technologique qui reste la condition sine qua non de toute notre position mondiale à l’avenir ».

 
 
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