27 mars 2009

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TUNISNEWS

8 ème année,N° 3230 du 27.03.2009

 archives :www.tunisnews.net  

Amnesty International: Tunisia: Appeal trial for political prisoner convicted after media statements  Association des Tunisiens en France: Communiqué Parti communiste français: Tunisie : la vie de 5 étudiants en grève de la faim est en danger. Le gouvernement tunisien doit écouter leur revendications. Il y a urgence. Journée de soutien aux etudiants grévistes de la faim Maghreb Confidentiel: Banque islamique: Meddeb et Milad avec Materi ? Slim Boukhdir: Tunisian president calls criticism « unbecoming » Larbi Chouikha: Hommage à Bruno Etienne Le Temps: La  IFALPA consternée par la sentence du tribunal de Palerme à l’encontre de Tuninter Le Temps: Les avocats et la télévision: Me Abderrazak Kilani « Cette polémique a pris des proportions démesurées et aura occulté les véritables problèmes de la profession » Le Temps : Ahmed Brahim, premier secrétaire d’Ettajdid : -Lutter afin que soient réunies les conditions minimales pour des élections dignesde ce nom- AFP: Diffamation des religions: un projet de résolution à l’ONU inquiète des ONG Reuters: L’Onu condamne la « diffamation religieuse » AFP: Durban II: le responsable du texte « optimisme » sur l’issue de la Conférence ATS: Conférence de l’ONU contre le racisme à Genève  – Les négociations en bonne voie, selon un diplomate AFP: Turquie: le parti d’Erdogan grand favori des municipales malgré la crise Reuters: Turkey’s AK Party set to win new mandate – poll 24 Heures: Tariq Ramadan en appel devant un tribunal new-yorkais


Liste actualisée des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l’initiative : manfiyoun@gmail.com


AMNESTY INTERNATIONAL PUBLIC STATEMENT Date: 27 March 2009

Tunisia: Appeal trial for political prisoner convicted after media statements

 

Amnesty International is seriously concerned about the detention of Sadok Chourou, a political prisoner who will appear before the Tunis Court of Appeal tomorrow. He is appealing a verdict handed down by the Tunis Court of First Instance sentencing him to one year’s imprisonment on 13 December 2008 for “maintaining a banned organization”, a charge related to his connection with the banned Islamist movement Ennahda.   Amnesty International fears that he may be a prisoner of conscience detained solely for peacefully exercising his right to freedom of expression after his release from prison in November 2008 following 18 years’ detention. If this is the case, he should be released immediately and unconditionally. Sadok Chourou gave interviews to Arab media about his prison experience, as well as his views on the political situation in Tunisia, and expressed his wish that the Ennahda movement be authorized to resume its political activities. Sadok Chourou had been sentenced to life imprisonment by a military court in 1992 but was conditionally released on 5 November 2008, along with 43 others, on the occasion of the 21st anniversary of President Ben Ali’s accession to power. He was re-arrested at his home one month later, on 3 December 2008. Background Sadok Chourou, a professor at the Faculty of Science of Tunis University and former head of Ennahda, was sentenced to life imprisonment by the military court in Bouchoucha, in Tunis, on 28 August 1992 in connection with an alleged “plot” by Ennahda to overthrow the Tunisian government. Amnesty International observed the trial at the time and found it to be grossly unfair. Sadok Chourou was one of several defendants who were reportedly tortured in pre-trial detention. The statements obtained under torture were used as the main evidence against them in court, while the torture allegations were not investigated. Since the late 1980s, the Tunisian authorities have tried without success to produce evidence that Ennahda, which was denied legal authorization in June 1989, was involved in attempts to overthrow the government by force. The leadership of Ennahda has repeatedly denied this accusation and condemned the use of violence.
 


Association des Tunisiens en France  COMMUNIQUE  

 
Depuis 45 jours, Cinq étudiants de l’UGET (Union Générale des Etudiants de Tunisie)  sont en grève de la faim pour protester contre leur exclusion des universités de Tunisie et exiger leur réintégration. Selon le dernier communiqué du comité de suivi médical, daté du 20 Mars 2009, leur état est alarmant et leur santé se détériore d’une manière grave. Les médecins avaient appelé à l’arrêt de la grève et souligné la nécessité de transférer les grévistes dans une structure de soins afin d’éviter des complications irréversibles. Ces étudiants qui réclament, depuis des semaines leur droit à étudier semblent être réduits à mettre en danger leur vie pour attirer l’attention du gouvernement qui demeure sourd à leurs revendications au risque de les pousser au désespoir. L’ATF, Réitère son soutien à ces jeunes étudiants grévistes et leur demande légitime,    exprime sa solidarité avec eux et avec leurs familles et s’inquiète de la détérioration de leur état de santé    considère qu’il incombe au gouvernement tunisien de répondre aux revendications légitimes des grévistes et que faire la sourde oreille ne peut qu’aggraver le désespoir de ces jeunes au bord de l’irréversible.    Fait assumer aux autorités tunisiennes la responsabilité des conséquences dramatiques de cette grève qui n’a que trop duré.    Appelle tous les démocrates tant en Tunisie qu’à l’étranger à se mobiliser et à soutenir le combat légitimes de ces jeunes étudiants grévistes pour que le gouvernement tunisien réponde favorablement  à leurs revendications.    Le Bureau National Paris le 27 mars 2009

Parti communiste français
Communiqué  27 03 09

Tunisie : la vie de 5 étudiants en grève de la faim est en danger. Le gouvernement tunisien doit écouter leur revendications. Il y a urgence.

 

 
Le Parti communiste français exprime sa solidarité avec cinq étudiants tunisiens de l’UGET, en grève de la faim depuis le 11 février  afin d’exiger le respect de leurs droits : droit d’exercer un mandat syndical, droit de poursuivre leur études librement. Le régime du Président Ben Ali montre une fois encore son caractère policier, répressif et brutal en refusant obstinément tout dialogue. Aujourd’hui, c’est la vie même des étudiants qui est en danger après 45 jours de grève de la faim. Leur état de santé est très dégradé et alarmant. Dans cette situation préoccupante la responsabilité des autorités tunisiennes est engagée. Elles doivent entendre les revendications des étudiants. Il y a urgence.

Journée de Soutien auxEtudiants

grévistes de la faim

Depuis le 11 février, 5 militants de l’Union Générale des Etudiants de Tunisie observent une grève de la faim illimitée dans le siège de leur organisation situé au 19 rue Naplouse à Tunis.

Exclus de leurs établissements universitaires pour « délie » d’activités syndicales, ils réclament, notamment, leur droit légitime à être réintégrer afin de poursuivre leurs études.

Malgré la dégradation de leur état de santé et le refus des autorités tunisiennes d’engager ne serait-ce que le moindre dialogue avec eux, ils continuent, au péril de leurs vies, une grève de la faim illimité jusqu’à obtenir gain de cause.

Les rapports médicaux sont alarmants. Le pronostic vital est mis en jeu.

Convaincus de la légitimité de leur cause, nous organisons une journée de soutien : Notre solidarité peut faire la différence. Notre mobilisation peu jouer en leur faveur. Nous pouvons aider à sauver leurs vies.

Venez nombreux le samedi 28 mars 2009 au :

Rassemblement devant le Consulat de Tunisie

17 Rue Lubeck 75016 Paris

Métro Iéna Ligne 9

A 11H00

Rencontre – débats – expositions

Au local de la FTCR

2 rue de Nantes 75019

Métro Crimée Ligne 7

A 14H00

Exprimons notre soutiens à des étudiants en grèves de la faim

depuis le 11 février 2009

_________________________________________________________________________________________________________

 

 

 

Comité de Soutien aux Etudiants grévistes de la Faim

www.matroudine.fr.vc

matroudine.solidarite@gmail.com

Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux rives

www.ftcr.eu

ftcr2@wanadoo.fr

 

 

Communiqué de presse

 

 

Une réunion de travail entre le Comité de Soutien aux Etudiants grévistes de la Faim et  le Président de la Fédérations tunisienne pour une Citoyenneté des deux Rives a étudié la question des 6 étudiants tunisiens militants de l’UGET en Grève de la faim illimitée depuis le 11 février 2009. Les participants à cette réunion

–         ont exprimé leur forte inquiétude face à la grave détérioration de leur état de santé après 44 jours de grève de la faim

–         dénoncent l’attitude  irresponsable des autorités qui impose le silence et refusent toute possibilité de dialogue

–         soutiennent les étudiants grévistes et appuient leur revendication légitime de réintégrer leur universités,

–         appellent à intensifier la campagne de solidarité et invitent toutes les composantes démocratiques de la société civile à y participer.

 

Le Comité de Soutien aux Etudiants grévistes de la Faim et la Fédération tunisienne pour Citoyenneté des deux Rives vous informeront de leur actions communes.

 

Paris le 26/03/2009

 

 


 

Chers lecteurs,

Le numéro 98 de Mouwatinoun organe du Forum Démocratique est maintenant disponible chez votre marchand de journaux.

Vous pouvez visualiser la totalité de son contenu à partir de dimanche en cliquant sur ce lien : http://www.fdtl.org/IMG/pdf/mouwatinoun_98.pdf

Pour les internautes se connectant depuis la Tunisie, il est fort possible que l’accès à notre site soit bloqué pour les raisons connues par tous. Dans ce cas, la seule manière de se procurer notre hebdomadaire est de le demander à votre marchand de journaux. Vous contribuerez ainsi à aider financièrement notre parti qui en a besoin dans ces temps difficiles.

Merci aussi de diffuser l’info autour de vous.

Cordialement,

Le webmaster du FDTL (www.fdtl.org)  


 

Tunis

Banque islamique: Meddeb et Milad avec Materi ?

Annoncé il y a plusieurs mois, le projet de banque islamique de Mohamed Sakher El Materi se précise. Selon nos informations, « monsieur gendre » (de Ben Ali), patron de Princesse El Materi Holding, aurait déjà convaincu trois groupes de participer au tour de table de sa future banque. Il s’agit de Délice-Danone (Hamdi Meddeb) ; du groupe Doghri (frères Moncef, Néjib, Kamel et Hassine Doghri) qui possède la Compagnie d’assurances et réassurances tuniso-européenne ; et de TTS Group, l’entreprise de tourisme d’Aziz Milad. Ce dernier possède déjà un pied dans le monde de la banque en tant qu’administrateur de la BIAT et de l’UIB. La future banque pourrait s’appeler Zitouna, clin d’œil à la radio islamique lancée par Materi en 2007.

(Source : « Maghreb Confidentiel » (Lettre d’information française), N° 873 du 26mars 2009)


 

 

Hilton

Hilton pourrait revenir en Tunisie. Le groupe hôtelier américain aurait conclu le rachat pour 15 millions DT du Karthago Le Palace. Situé sur les hauteurs de Gammarth (banlieue nord de Tunis), l’établissement appartient au groupe Karthago de Belhassen Trabelsi.

(Source : « Maghreb Confidentiel » (Lettre d’information française), N° 873 du 26mars 2009)


 

Tunisian president calls criticism « unbecoming »

 
By Slim Boukhdir During his address to the nation on the anniversary of Tunisia’s independence on March 20, President Zine El Abidine Ben Ali did not hesitate to reject critical journalism and the right of journalists to cover corruption or mistakes by the government. As customary, local organizations concerned with freedom of the press, including the Tunisian Observatory for Press Freedom and the Tunisian Journalists’ Syndicate, hesitated–until Wednesday–to refute the president’s statements. Ben Ali was addressing the media establishment in Tunisia when he referred to what he termed « the persistence [on the part of journalists] on emphasizing mistakes and violations » in their writing, describing the practice as « an activity that is unbecoming of our society and is not an expression of freedom or democracy, » as he put it. In what can only be described as a direct attack on journalists and the freedom to write, Ben Ali plainly asked journalists during his address to virtually not criticize anybody in their articles. He warned them against what he described as « assailing the standing of organizations and agencies, be they administrative, professional, social, or judicial. » This rhetoric can be understood to mean that the Tunisian regime is willing to punish any journalist who dares direct any criticism toward any government agency, considering that any organ of the government will, by definition, be of an administrative, professional, social, or judicial nature. The government in Tunisia insists on a press law that includes prison terms for journalists–a press law whose excessive provisions have allowed the government in the past to charge many writers, journalists, and opposition figures with assailing the standing of state agencies, denigrating officials, or with publishing false news even when they were able to prove that their reporting was accurate. Ben Ali’s March 20 address and his demand that journalists abandon their duty to write about government corruption in Tunisia is, in essence, a threat if they insist on expressing themselves by writing critically and exposing the violations that take place. It is also a grave deviation from the Constitution, which guarantees the right to free expression and thought. It is also a blatant violation of a number of international agreements ratified by Tunisia. We also note that Ben Ali’s use of the phrase « persistence » (by journalists) to « emphasize mistakes and violations » of the government is rooted in a desire to prosecute intentions. This expression grants the government an abundance of future opportunities to place any critical article in the nebulous category of « persistence on emphasizing mistakes and violations » and punishing its author. Ben Ali’s latest speech sends a clear message to journalists that they must abandon their most elementary right, which is the right of free expression, in spite of his attempt to use the same address to point out that « successful journalism is drawn from the lives and concerns of the citizens, and is characterized by seriousness, humor, and excellence; it is exemplified by a spirit to educate, guide, and raise awareness. » Such words are devoid of meaning when they are preceded by a statement calling on journalists to refrain from covering transgressions. The president’s address comes just a few months ahead of Tunisia’s presidential elections, which are slated for October of this year. Ben Ali’s call for journalists to abandon the right to critique at this time in particular constricts any media outlet that attempts to fulfill its role of voicing opinions that run counter to those held by the regime. This eliminates, without a doubt, even the most rudimentary conditions for a democratic environment during the upcoming election. Ben Ali will be running for a fifth presidential term, in spite of promising the Tunisian people that he would end the practice of lifelong presidency upon coming to power after a November 7, 1989, coup. Slim Boukhdir is a Tunisian journalist and writer who spent eight months in prison for writing articles critical of President Zine El Abidine Ben Ali. (Translated from Arabic)
 

 

 


 

Hommage à Bruno Etienne

      

 Larbi Chouikha

Bruno Etienne, politologue et islamologue de renom, nous a quittés le 04 mars dernier, à l’âge de 71 ans, et ces nombreux amis parmi les universitaires tunisiens qui l’ont bien connus, regrettent sa disparition. Bruno Etienne avait, en effet ; effectué plusieurs séjours parmi nous, en Tunisie ; d’abord, comme étudiant où il avait appris l’arabe à l’Institut Bourguiba des langues à Tunis dans les années 1960 ; ensuite, comme invité par ses collègues universitaires et ses amis de la société civile pour participer à leurs rencontres.

 

Directeur de l’Observatoire du religieux à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, Bruno Etienne est considéré comme un pionnier de la recherche pluridisciplinaire sur le phénomène religieux et fut, à ce titre, régulièrement consulté par des institutions et des autorités politiques sur les questions de l’Islam et de l’Islamisme, Déjà, dans son ouvrage L’islamisme radical (1987), il avait développé l’idée que l’islamisme radical était « un mouvement moderne et pas le cheminement normal de la tradition islamique », écrit-il. Cette thèse avait suscité l’ire de ses collègues de notre rive qui lui reprochaient à la fois son ton provocateur et ses positions jugées conciliantes à l’égard de l’islamisme politique de l’époque. Ses « coups de gueule » et ses envolées lyriques et gestuelles sur les plateaux des télévisions et dans les rencontres scientifiques (agrémentés par l’accent de son terroir du Midi qu’il avait toujours conservés) étaient devenus légendaires. Il nous arrivait de ne pas partager ses idées mais nous nous délections toujours en sa compagnie et nous appréciions ses gesticulations ostentatoires et les anecdotes – bien pimentées et sans tabou – qu’il nous racontait avec sa verve habituelle.

En 1965, sa thèse de doctorat en droit avait porté sur Les Européens et l’indépendance de l’Algérie. En 1974, il passe son agrégation en sciences politiques puis effectue deux années, de 1977 à 1979, au Maroc, où il est nommé Maître de conférences à l’université de Casablanca. En 1980, il devient Directeur du Centre de Recherche et d’Étude des Sociétés Musulmanes (CRESM), un laboratoire du CNRS, et professeur à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) d’Aix-en-Provence où il se spécialisera dans l’étude du religieux dans l’espace euro-méditerranéen, et notamment de l’Islam dans sa dimension politique. En 1985, il fonde et prend la direction de l’Observatoire du religieux, avec pour objectif de fédérer les recherches autour du religieux en sciences politiques, en sociologie et en anthropologie. Il est également cofondateur en 1999 de la revue politico-littéraire La Pensée de midi, Bruno Etienne est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont, parmi les plus importants, La France et l’Islam (1989), Ils ont rasé la Mésopotamie (1991), Abd-el-Kader (1994),Etre bouddhiste en France aujourd’hui (avec Raphaël Liogier, 1997), La Science politique est-elle une science ? (1998), Le temps du pluriel (1999), Islam, les questions qui fâchent (2003), Pour retrouver la parole: Le retour des frères (avec Alain Bauer, Roger Dachez et Michel Maffesoli, 2006)

Adieu Bruno, tu nous manqueras ! 

           

(Source : Attariqaljadid n°121 – du 28 mars au 3 avril 2009)

 

 


 

Transport aérien

La Fédération Internationale des Associations des Pilotes de Ligne (IFALPA) consternée par la sentence du tribunal de Palerme à l’encontre de Tuninter

Les délégués de la soixante-quatrième conférence de la fédération internationale de l’association des pilotes de lignes (IFALPA)* ont unanimement exprimé leur consternation face au jugement rendu par le tribunal de Palerme à l’encontre de l’équipage et du management de Tuninter suite à l’amerrissage d’un ATR 72 au large des côtes de Sicile, constatant ainsi que le besoin de faire porter le chapeau à l’équipage de l’avion a dépassé la nécessité fondamentale d’améliorer la sécurité du transport aérien.

L’enquête technique sur les circonstances menant à l’accident a démontré que cela était la résultante de l’installation d’une jauge de carburant incorrecte, ce qui a conduit à une double panne moteur due à l’épuisement du carburant ; l’équipage a réagi à la perte de puissance en passant en mode manuel et a accompli un amerrissage réussi.

Selon l’approche internationalement admise lors des enquêtes sur les accidents, de telles circonstances ne constitueraient pas un prétexte pour des poursuites criminelles.

L’IFALPA est fermement convaincue que ces poursuites sont totalement injustifiées étant donné les circonstances de l’accident et de surcroît une fois encore remet en question l’engagement dans l’amélioration de la sécurité aérienne.

L’Italie a été critiquée par le passé pour son attitude concernant des poursuites dans des situations similaires et ce cas fourni un autre exemple de cette politique.

L’IFALPA en appelle au gouvernement italien pour agir dès à présent afin de modifier les lois qui continuent d’avoir un effet néfaste sur la sécurité aérienne et par conséquent sur l’amélioration du transport des passagers.

(*) IFALPA  : la Fédération Internationale des Associations des Pilotes de Ligne représente plus de 100.000 pilotes dans plus de 100 pays à travers le monde ; la mission de l’IFALPA est d’être la voix globale des pilotes de lignes pour promouvoir le plus haut niveau de sûreté et de sécurité aérienne dans le monde, d’apporter services, aides, et représentation à tous ses membres.

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 27 mars 2009)


 

 

Les avocats et la télévision: Me Abderrazak Kilani, président de la section de Tunis du Conseil de l’Ordre des avocats :

Cette polémique a pris des proportions démesurées et aura occulté les véritables problèmes de la profession-

 

L’émission -Al Haak Maak- de Tunis 7 diffusée le 12 mars continue de faire couler beaucoup d’encre. Le Conseil de l’Ordre des Avocats  a reproché à l’émission  de porter un coup à l’image de marque de la profession mais l’animateur de l’émission Moez Ben Gharbia a rejeté cette accusation affirmant que c’est tout juste une méthode moderne de l’enquête d’investigation journalistique, soulignant que les avocats présents à l’émission ont défendu avec force  la profession tout en affirmant que le cas présenté de l’avocat  qui a détourné les fonds revenant à sa cliente reste une exception.

Après le compte rendu de la conférence de presse du Bâtonnier sur cette question tenue le 18 mars, l’interview de Ben Gharbia le 20 mars, les deux interviews de Mes Brahim Bouderbala et Mohamed Jemour notre invité aujourd’hui et Me Abderrazak Kilani président de la section de Tunis du Conseil de l’Ordre des Avocats. A signaler que cette interview a eu lieu avant l’entrevue entre le Bâtonnier et Maîtres Amel Kilani et Fethi El Mouldi, entrevue qui a remis les pendules à l’heure.

 Le Temps: Que pensez-vous de la polémique soulevée après l’émission en question.

Me Abderrazak Kilani: Tout d’abord je tiens à souligner qu’en tant que président de la section de Tunis du Conseil de l’Ordre des Avocats et au sein du conseil de la section nous faisons notre cheval de bataille, la préservation des règles déontologiques de la profession et ses nobles valeurs dans le cadre d’un programme axé principalement  sur les jeunes confrères stagiaires. Parmi les points essentiels à inculquer aux jeunes et aux moins jeunes c’est le respect des institutions et des rapports de confraternité. Aujourd’hui tout ce qui se passe va à l’encontre du combat que nous menons pour préserver ces valeurs et ces principes.

 •Mais concernant la polémique soulevée?

-Je m’excuse poliment de ne pas faire de commentaires concernant une affaire qui a pris des dimensions qu’elle n’aurait pas dû prendre et qui a occulté  nos véritable problèmes.

•Lesquels?

-A commencer par les difficultés quotidiennes que vivent les confrères au Palais de justice, les difficultés structurelles et organisationnelles que connaît la caisse de retraite et de prévoyance sociale, les problèmes de courtage et de la procédure de réquisition, les difficultés matérielles que vivent des centaines de confrères. Tout cela mérite une attention particulière des structures dirigeantes de la profession. Pour ce qui est de l’affaire  que vous avez signalée, les acteurs de cette affaire ont répondu suffisamment à toutes les interrogations soulevées. Nous autres avocats demeurons toujours les défenseurs de la veuve  et de l’orphelin et de la liberté de s’exprimer. On est farouchement attachés à la déontologie et aux valeurs universelles. Pour nous la presse demeure le 4ème pouvoir dont le rôle est d’informer  et d’éclairer l’opinion publique et d’alerter les autorités sur toutes les injustices dont peuvent être victimes les citoyens mais sans pour autant qu’il y ait des sujets tabous. Toutefois les autorités judiciaires  sont appelées à jouer pleinement leur rôle.

•Et en ce qui concerne la participation des avocats à ce genre d’émission. Qu’en pensez-vous?

-Le Conseil de la section de Tunis s’est rendu compte bien avant l’émission en question que la participation des avocats  aux médias mérite un débat. Il a programmé en janvier un séminaire sur la question mais qui a été reporté suite aux événements de Gaza. Un séminaire a eu lieu donc le 28 février sur  le thème « La déontologie de la profession et la collaboration avec les médias ». Une collaboration qui ne date pas d’aujourd’hui. Les participants à ce séminaire ont débattu largement de cette question. Il y en a qui se sont déclarés contre car selon eux cela relève de la publicité qui est  interdite par la loi organisant la profession et si cette collaboration devient permanente elle se transforme en une sorte de cumul d’emploi ce qui est  aussi interdit. D’autres ont jugé que cette collaboration est nécessaire pour ne pas jouer le jeu de la chaise vide. Mais cette collaboration doit respecter  les règles déontologiques qui régissent la profession et le respect de la loi. En conclusion  les participants ont opté pour une collaboration qui se base sur l’alternance et qui soit permise par les structures  de la profession.

•Certains disent que derrière cette polémique soulevée il y a des calculs électoraux?

-En tant que président de la section  de Tunis, j’assumerai mes responsabilités sans tapages , ni menaces, ni surenchères et conformément à la confiance placée en moi par mes confrères. Pour moi il est immoral que quiconque  fasse de tels calculs dans l’exercice de ses responsabilités car les questions sont tellement graves et l’avenir des générations d’avocats et de leurs familles en dépend.

Interview réalisée par Néjib SASSI

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 27 mars 2009)


 

 

 

Proximités   lundi 23 mars 2009

VIE POLITIQUE ET SOCIETE CIVILE

Ahmed Brahim, premier secrétaire d’Ettajdid :

Lutter afin que soient réunies les conditions minimales pour des élections dignesde ce nom-

Interview réalisée par Néjib SASSI

Le Mouvement Ettajdid a décidé hier de présenter la candidature de son premier secrétaire Ahmed Brahim à l’élection présidentielle d’octobre 2009.Cette candidature est soutenue par l’Initiative Nationale pour la Démocratie et le Progrès une alliance qui regroupe Ettajdid et d’autres forces progressistes.

Pour en savoir plus sur cette candidature et sa portée, nous avons invité M.Brahim. Il nous parle de la signification de cette candidature, la deuxième d’Ettajdid après celle de 2004, des grandes lignes de son programme électoral,des réformes politiques souhaitables pour permettre aux prochaines élections de se dérouler dans la transparence la plus totale et d’autres questions. Interview.

 

Le Temps :Lors de la réunion tenue hier à la salle EL Hamra à Tunis, la «Moubadara» a annoncé sa décision de vous considérer comme son candidat aux élections présidentielles?

Quelle est pour vous la portée de cette annonce?

 

Ahmed Brahim: La réunion d’hier a constitué pour nous et pour la vie politique nationale un grand événement, aussi bien par le nombre et la qualité des militants et des citoyens qui y ont assisté que par son objet même. Le Conseil National de notre mouvement avait adopté fin novembre le principe de ma candidature aux présidentielles et décidé de mettre cette candidature à la disposition de l’Initiative Nationale pour la Démocratie et le Progrès. Pour avoir le maximum de chances de peser sur le cours des choses, la participation de l’opposition démocratique aux élections ne doit pas être cantonnée dans le cadre étroit d’un seul parti. Elle doit se faire dans le cadre d’une coalition qui soit la plus large possible et propose au pays une alternative claire et crédible fondée sur un projet de société démocratique, moderniste et progressiste, un projet qui se démarque à la fois de celui du pouvoir en place et de celui de certaines forces rétrogrades qui instrumentalisent la religion en vue de remettre en question les acquis progressistes réalisés par notre peuple, notamment dans le domaine de l’émancipation de la femme. Or l’Initiative Nationale, qui a décidé hier de se mobiliser et de mobiliser l’opinion autour de ma candidature, présente les caractéristiques essentielles d’une coalition de ce genre, dont le rayonnement et le rôle sont d’ailleurs appelés à s’élargir et à se renforcer. Cette décision revêt donc une grande importance et ouvre des perspectives prometteuses pour nos luttes dans les mois qui viennent et même au-delà de l’échéance électorale proprement dite.

 

Votre participation aux prochaines élections présidentielles va avoir lieu dans le cadre de l’Initiative nationale pour la démocratie et le progrès (INDP). N’est-ce pas là un e répétition de l’expérience de 2004, où Ettajdid avait présenté un candidat dans le cadre de l’Initiative démocratique (ID)?

 

L’expérience de  l’Initiative Démocratique en 2004 a été éminemment positive en ce qu’elle a été une alliance progressiste autour d’un programme électoral clair, une alliance qui a présenté – pour la première fois dans l’histoire du pays – un candidat véritablement opposé au candidat du pouvoir.

Elle a mené une campagne active et réussi à mobiliser des centaines de militants et à susciter l’intérêt et la sympathie de larges secteurs d’une opinion assoiffée de changement démocratique véritable.

Ce souffle militant, cette volonté de lutte sur le terrain pour la citoyenneté et l’égalité, demeure aujourd’hui tout à fait vivace et continue d’animer les protagonistes de l’actuelle INDP. En cela, il y a, non pas répétition, mais continuité entre les deux expériences. Nous avons tiré les leçons de 2004 en en consolidant les acquis unitaires et en construisant un front plus large qui ne se limite pas aux élections, mais veut s’inscrire dans la durée, dans une perspective stratégique, celle de la construction d’un large pôle démocratique et progressiste.

 

Quelle signification donnez-vous à votre candidature: Est-elle électorale ou politique?

 

Ma candidature a bien évidemment une signification à la fois politique et électorale. En me présentant aux présidentielles dans une situation marquée par la persistance de la fermeture et  du  blocage, je n’ai pas choisi la voie de la facilité. Malgré cela, je veux défendre les valeurs de démocratie, de souveraineté du peuple, de citoyenneté et de justice sociale, contre les orientations et la politique du pouvoir en place. Je me battrai avec détermination, mais dans la sérénité et dans un esprit de responsabilité et d’ouverture au dialogue, en proposant des solutions sérieuses aux problèmes du pays, loin de toute crispation et de toute surenchère démagogique. Je le ferai en tant que porte- parole d’une mouvance démocratique et moderniste, et aussi en tant que porte- voix de tous ceux qui veulent être des citoyens libres dans une société juste et qui sont aujourd’hui réduits au silence. Il va de soi que je chercherai à rassembler autour de mon programme le maximum de suffrages. Voilà la signification politique de ma candidature. Encore faut-il que les conditions élémentaires d’une vraie compétition électorale soient réunies. Il y a tout lieu de s’inquiéter, en effet, quand on sait quel sort a été réservé jusqu’ici aux choix exprimés par les citoyens à travers leurs bulletins de vote, quand on voit qu’aucune leçon n’a été tirée dans le sens d’une rupture avec les simulacres de consultations électorales que le pays a connus jusqu’ici. C’est pourquoi on peut dire que l’enjeu principal des élections, ce sont les élections elles-mêmes: je veux dire le fait que celles-ci  puissent, pour la première fois, se dérouler dans des conditions de régularité, d’objectivité et de transparence.

 

Quelles sont les grandes lignes de votre programme et quelles sont les réformes à entreprendre pour que ces élections soient transparentes?

 

Je commencerai par la seconde question, car ma première préoccupation est aujourd’hui de lutter afin que soient réunies les conditions minimales pour des élections dignes de ce nom, c’est-à-dire des consultations crédibles et transparentes et non un remake des expériences du passé. Sur ce point, il y a malheureusement un divorce patent entre le discours officiel et la réalité tangible. On nous présente comme étant garanties les conditions de transparence, d’objectivité  et de respect des règles de la compétition démocratique mais, dans la pratique, nous constatons le maintien en l’état d’un code électoral notoirement antidémocratique, et même une aggravation des restrictions déjà énormes imposées à l’activité et à la liberté d’expression des candidats de l’opposition véritable et de leurs partis avant et pendant la campagne. Il faut que les prochaines élections soient une chance à saisir pour que notre pays réussisse son examen de passage à une vraie démocratie et,  pour cela, des signaux assez forts doivent être immédiatement donnés dans le sens de la rupture avec l’hégémonisme du RCD sur les rouages de l’Etat et sur la société, et avec la mainmise quasi absolue du pouvoir exécutif sur le plégislatif et le judiciaire. Notre pays a besoin d’un véritable assainissement du climat politique, d’une véritable ouverture des médias nationaux à tous les candidats de toutes sensibilités, de la levée des obstacles qui entravent l’activité normale des partis, et surtout de la refonte radicale du système électoral, notamment en confiant la supervision de l’ensemble de l’opération électorale à une commission nationale indépendante, seule garantie d’impartialité.

Quant à mon programme, il est celui d’une opposition ferme et résolue à l’autoritarisme et aux orientations qui ont montré leur incapacité à répondre aux aspirations à la citoyenneté et de justice  sociale et aux impératifs du développement intégral au service de l’ensemble du peuple et de l’ensemble des régions du pays. Je demande de pouvoir exercer dès aujourd’hui mon droit d’exposer mon projet aux Tunisiens, qui pourront ainsi se prononcer en toute connaissance de cause le jour du scrutin. Dès à présent, je vais m’employer, avec mes camarades et amis au sein de l’Initiative, à faire en sorte que l’ensemble des revendications de démocratisation et de réforme politique, sociale et culturelle – que le contexte ne me permet pas de développer ici – soient résolument prises en charge par l’élite, par la jeunesse, par les travailleurs et les couches les plus larges de la population. J’appelle les Tunisiens et les Tunisiennes à sortir de leur résignation et de leur attitude de spectateurs pour exprimer leur refus d’être traités comme des «sujets» et leur volonté d’agir en citoyens libres et responsables!

 

 

Et pour les législatives, est-il question pour votre mouvement d’y participer aussi dans le cadre d’une alliance?

 

La dynamique unitaire enclenchée au sein de l’Initiative Nationale est une dynamique très sérieuse, et il est normal qu’elle embrasse tous les champs de la lutte politique, y compris, naturellement, les élections dans leurs deux dimensions. La réunion d’hier s’est focalisée sur les élections présidentielles, mais cela ne veut pas dire que nous perdons de vue les législatives. Dans l’immédiat, on va s’employer à susciter la création de structures régionales et sectorielles, et à mettre en place des forums de discussion et des ateliers de réflexion ouverts à toutes les compétences et à tous les démocrates et progressistes qui partagent avec notre coalition l’essentiel de ses orientations, en vue d’élaborer un programme électoral national et de programmes régionaux, ce qui est une manière de se préparer pour les législatives dans les meilleures conditions.

 

Interview réalisée par Néjib SASSI

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 22 mars 2009)


 

 

Diffamation des religions: un projet de résolution à l’ONU inquiète des ONG

AFP, le 25 mars 2009 à 17h50

GENÈVE, 25 mars 2009 (AFP) – Un collectif de 183 organisations non-gouvernementales (ONG) a appelé mercredi le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à rejeter un projet de résolution visant à« combattre la diffamation des religions », considéré par elles comme une menace pour la liberté d’expression.

Les signataires de l’appel se disent « très préoccupés » par le projet de texte déposé le 11 mars par l’Organisation de la conférence islamique (OCI) qui cherche selon elles « à restreindre,et non promouvoir », la liberté d’expression.

Ils critiquent un concept « sans aucune base dans le droit national ou international » et en contradiction avec le principe mêmedes droits de l’homme, « qui protègent les individus contre lesviolences, pas les croyances contre un examen critique ».

Le projet de résolution, déposé par le Pakistan au nom de l’OCI et susceptible d’être soumis au vote des 47 membres du Conseil jeudi ou vendredi à Genève, stipule notamment que « la diffamation des religions constitue une grave atteinte à la dignité humaine menant àdes restrictions de la liberté religieuse de ses adeptes et uneincitation à la haine religieuse et à la violence ».

Il appelle à « combattre efficacement la diffamation de toutes les religions (…) en général et de l’Islam et des musulmans en particulier », victimes selon lui d’une stigmatisation accrue depuis les attentats du 11 septembre 2001.

« Cette résolution (…) ne fait pas la distinction entre critique de la religion et haine des croyants (..)a estimé devant la presse le représentant de l’ONG International Humanist and EthicalUnion Roy Brown.

« Non seulement elle ne remplit pas son but de protéger les musulmans de la haine mais exacerbera au contraire les tensions entre communautés », a-t-il ajouté.

Pour les ONG, ce projet illustre « la campagne insistante et grandissante menée par l’OCI visant à produire des résolutions onusiennes, des déclarations et des conférences mondiales pour propager le concept de +diffamation des religions+ ».

Ce concept a été retiré dernièrement du projet de déclaration finale de la Conférence contre le racisme, dite de Durban II qui setient à Genève du 20 au 24 avril.

 

AFP

 


 

L’Onu condamne la « diffamation religieuse »

Reuters, le 26 mars 2009 à 21h05

GENEVE, 26 mars (Reuters) – Le Conseil des droits de l’homme de l’Onu a adopté jeudi une résolution condamnant la « diffamation religieuse », malgré les craintes qu’elle ne justifie des atteintes à la liberté d’expression dans les pays musulmans.

Ce texte non-contraignant, proposé par le Pakistan au nom de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), a été adopté par 23 voix contre onze et 13 abstentions.

Les délégations occidentales, soutenues par de nombreux mouvements de défense des droits de l’homme, se sont émues de cette résolution, qui s’ajoute à de récentes initiatives visantà élargir le champ des droits de l’homme pour défendre les communautés religieuses plutôt que les individus.

Les représentants pakistanais se sont félicités du « délicatéquilibre » entre liberté d’expression et respect des religions auquel les auteurs de ce texte sont, selon eux, parvenus.

Depuis les attentats du 11-Septembre, soulignent ces derniers, les minorités musulmanes ont fait l’objet de violences et d’actes d’intolérance, y compris à travers des procédures administratives qui stigmatisent les fidèles.

« La diffamation religieuse constitue une atteinte grave à la dignité humaine qui se traduit par une restriction de la liberté des victimes et par une incitation à la violence religieuse », ajoutent les auteurs, selon lesquels « l’islam est fréquemment associé à tort aux atteintes aux droits de l’homme et au terrorisme ».

REUTERS

 

Durban II: le responsable du texte « optimisme » sur l’issue de la Conférence

AFP, le 26 mars 2009 à 19h02

GENEVE, 26 mars 2009 (AFP) – Le diplomate russe chargé d’élaborer le projet de déclaration finale de la Conférence de « Durban II » contre le racisme d’avril à Genève s’est dit jeudi « optimiste » sur les chances de parvenir à un consensus sur le texte.

« En étant réaliste, je suis optimiste », a déclaré devant la presse le « facilitateur » russe Youri Boychenko en réponse à une question sur les chances de parvenir à un consensus sur la nouvelle version du document de déclaration finale. Le document a été purgésous l’impulsion de M. Boychenko des points de discorde quifaisaient craindre un échec de la conférence.

« Beaucoup de délégations se sont publiquement déclarées prêtes à adopter le texte tel qu’il est », a-t-il affirmé, n’excluant pas qu’il soit même accepté avant le début de la Conférence, fin avril à Genève.

Le projet de déclaration finale, présenté le 17 mars par le diplomate russe, ne mentionne plus ni Israël et le Proche-Orient, ni la diffamation des religions, ni la question des réparations pour esclavage, trois sujets considérés comme des « lignes rouges » par les Occidentaux.

Il n’évoque pas non plus la question des discriminations liées à l’homosexualité, défendue cette fois par les capitales occidentales au grand dam des pays musulmans et africains ainsi que du Vatican.

« Beaucoup de gens non seulement parmi les diplomates mais aussi parmi les média ont estimé que ce document avait changé l’atmosphère » régnant autour de la conférence, s’est réjoui M. Boychenko, qui relève toutefois que certains pays demeurent encore

« prudents ».

« Les Etats-Unis (…) ont affirmé qu’il leur faudrait du temps avant de prendre une décision » sur leur éventuel retour dans le processus, a-t-il ainsi relevé.

Les Etats-Unis, qui avaient claqué la porte de la Conférence de Durban en même temps qu’Israël en 2001, se sont dits fin février « prêts à se réengager » si le nouveau document alors en cours de préparation par le diplomate russe obtenait leur faveur.

Lors de la prochaine session formelle de négociations sur le texte, début avril à Genève, M. Boychenko « espère qu’il ne sera question que de légers ajustements et de changements cosmétiques ».

La conférence de Durban II, qui se tiendra du 20 au 24 avril, doit assurer le suivi de celle organisée en 2001 dans la ville sud-africaine de Durban, qui avait débouché sur l’adoption d’un plan d’action contre le racisme mais s’était terminée dans la confusion et sur des accusations d’antisémitisme.

AFP


 

Conférence de l’ONU contre le racisme à Genève

Les négociations en bonne voie, selon un diplomate

 

ATS, le 26 mars 2009 à 17h26

 

Genève (ats) La conférence de l’ONU contre le racisme (DurbanII), prévue à Genève du 20 au 24 avril, devrait éviter l’échec. Le président des négociations, le Russe Youri Boychenko, a fait état jeudi de réactions positives au projet de déclaration finale.  

« L’atmosphère des négociations est meilleure », a-t-il confié à la presse, une semaine après avoir présenté un nouveau texte qui évite de mentionner les sujets polémiques, comme le conflit israélo-palestinien et la diffamation des religions.

La conférence de l’ONU contre le racisme s’ouvre le 20 avril à Genève. Elle fait suite à la conférence de Durban (Afrique du Sud),en septembre 2001, qui avait été marquée par des manifestationsd’antisémitisme.

Réactions positives

« Les réactions des différents groupes régionaux sont positives », a affirmé le diplomate. Il a indiqué avoir reçu des indications selon lesquelles de nombreux pays sont disposés à adopter le texte actuel, sans demander des modifications importantes.

Interrogé sur la position des Etats-Unis, Youri Boychenko a été plus prudent. Si Washington a constaté que « la plupart des éléments qui constituaient une ligne rouge ont disparu », ses représentants à Genève ont indiqué qu’une décision formelle de participer ou non àla conférence « prendra du temps ».

« Je ne suis pas certain que les Etats-Unis pourront être de retour » dans le processus de Durban, a affirmé le diplomate russe. Israël a confirmé pour sa part il y a quelques jours qu’il maintenait son boycott de la conférence.

Youri Boychenko n’a pas écarté le risque que certains pays ressuscitent, d’ici la conférence, des sujets polémiques comme la condamnation d’Israël. Toutefois, « la majorité des pays ont démontré leur volonté d’aboutir à un succès », a-t-il dit. Le comité de rédaction se réunit de manière formelle à partir du 6 avril à Genève.

Sommet des ONG

Une coalition d’organisations non gouvernementales (ONG) a pour sa part annoncé jeudi que la veille de la conférence, le 19 avril, près d’un millier de militants se réuniront à Genève pour un « sommet pour les droits de l’homme, la tolérance et la démocratie ».

De célèbres prisonniers de conscience y participeront.

Le Haut Commissariat aux droits de l’homme n’a aucune indicationconcernant l’éventuelle participation du dirigeant libyen Kadhafi à la conférence, a précisé un porte-parole. La Libye préside le comité préparatoire au nom du groupe africain. Plusieurs ministresdes Affaires étrangères ont par contre annoncé leur venue à Genève dans la semaine du 20 avril.

(Source : www.romandie.com (Suisse) , le 25 mars 2009)

 

 
 

Turquie: le parti d’Erdogan grand favori des municipales malgré la crise

 
AFP, le 27 mars 2009 à 09h17 Par Burak AKINCI     ANKARA, 27 mars 2009 (AFP) – Le parti islamo-conservateur du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan est le grand favori des élections municipales qui se dérouleront dimanche en Turquie, en dépit des retombées sur le pays de la crise économique mondiale.     Généralement, les élections locales en Turquie, pays peu décentralisé, ont une faible incidence sur la vie politique, mais cette fois le scrutin a pris des allures de référendum pour le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir, depuis que cette formation a échappé à une interdiction l’an dernier pour activités anti-laïques.     Selon deux sondages publiés jeudi, l’AKP recueillerait de 40 à 48% des intentions de vote, devançant largement ses deux principaux adversaires, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) et celui de l’action nationaliste (MHP, nationaliste).     L’AKP devrait conserver les deux premières métropoles, Istanbul et Ankara.     M. Erdogan s’est personnellement investi dans ce scrutin. Il veut améliorer son score des législatives de 2007 (46,6%). Aux précédentes municipales, en 2004, l’AKP avait obtenu 41% des voix.     Toutefois, la récession qui a gagné la Turquie pourrait, selon les observateurs, affecter la performance du parti gouvernemental.     « Si l’AKP recueille moins de 40% des suffrages, un sérieux mouvement de panique est à prévoir au sein du parti », estime un éditorialiste du journal Vatan. Il souligne cependant qu’une baisse des voix ne pourraitêtre considérée comme un « échec majeur » pour un parti au pouvoir depuis près de sept ans.     La crise frappe de plein fouet la Turquie: le taux de chômage a atteint un record historique en mars, avec 13,6% de la population active.     Longtemps optimiste, M. Erdogan pensait que la Turquie serait épargnée par la tourmente. Il est allé jusqu’à afficher son opposition à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI), alors que cette institution a été dans le passé parmi les principales sources de financement du pays.     Pour inciter les ménages à dépenser, le gouvernement a annoncé des baisses temporaires de la TVA sur plusieurs secteurs.     Le ministre de l’Economie, Mehmet Simsek, a laissé entendre que le nouvel emprunt auprès du FMI serait finalisé après les élections, ce qui devrait donner un peu de baume au coeur à un budget d’austérité.     Une fois passées les élections, le gouvernement espère de nouveau progresser dans la voie des réformes pro-européennes et de son projet de « Constitution civile » pour remplacer l’actuelle, rédigée sous la tutelle des militaires après le coup d’Etat de 1980.     M. Erdogan avait lancé sa réforme constitutionnelle pendant la campagne des législatives anticipées de l’été 2007, organisées après une âpre bataille avec le camps laïque. Le projet avait été enterré après de vives critiques.     En 2008, le gouvernement a relancé le projet d’une révision, pour permettre une levée de l’interdiction du voile à l’université, mais elle a été annulée par la Cour constitutionnelle, parce que contraire à la laïcité.     Le conflit a encore avivé les tensions entre laïcs et gouvernement, et provoqué l’ouverture d’une procédure visant à faire interdire l’AKP, procédure qui n’a pas abouti.

Turkey’s AK Party set to win new mandate – poll

Reuters, le 25 mars 2009 à 18h52

ANKARA, March 25 (Reuters) – Turkey’s ruling Islamist-rooted AK Party will win a strong mandate in Sunday’s local elections but not as strong as in general elections in 2007, a poll said on Wednesday as the economic crisis batters Turkey.

A sound victory for Prime Minister Tayyip Erdogan’s party would give him a fresh mandate to push ahead with economic and political reforms, including signing an IMF loan agreement and bringing the predominantly Muslim country closer to European Union membership, analysts say.

Turks will vote on Sunday for mayors and municipal and provincial assemblies. The vote for provincial assemblies is the most representative nationwide because it includes voters bothin the countryside and cities.

A poll by private pollster A&G, made for CNN Turk, showed support for the AK Party at 40 percent in the provincial assembly vote after undecided votes were redistributed among parties. The AK Party, which is rooted in political Islam but also embraces nationalists and liberals, won 47 percent of the vote in the 2007 general election.

Turkey’s economy is expected to contract in 2009 by 3.5 percent according to a Reuters poll of 19 economists, after nearly 7 percent annual growth for several years, as the global

financial crisis hits the $750 billion economy.

Unemployment is at an all-time high of 13.6 percent, and many workers are heading back to the villages as firms lay off staff and factories shut down production.

If the AK Party won 40 percent of the vote, it would be the first time the party has not improved on its previous electoral performance since it swept to power in 2002 and broke the grip of the traditional secularist establishment.

The poll, taken on March 21 and 22 and with a margin of error of 1.5 percent, showed support for the secularist opposition CHP party in the provincial vote at 26.5 percent and for the nationalist MHP at 15.7 percent, showing a slight risein support for the opposition, albeit insufficient to challengeErdogan, by far Turkey’s most popular politician.

The CHP, which traditionally attracts the well-educated urban elite, won 20.88 percent in the 2007 general election. The urban elite resent the social rise of conservative Turks from the Anatolian heartland, who support the AK Party.

The MHP won 14.27 pct in 2007.


 

Tariq Ramadan en appel devant un tribunal new-yorkais

 
REFUS DE VISA | Une procédure en appel à la suite du refus des autorités américaines d’octroyer un visa d’entrée aux Etats-Unis à Tariq Ramadan s’est ouverte mardi à New York. Cette procédure en appel a été lancée par des associations de lutte pour les libertés: l’Union américaine des libertés civiles (ACLU) et l’Association américaine des professeurs d’université (AAUP). L’intellectuel musulmam genevois estime avoir été victime de censure. S’exprimant devant un panel de trois juges, elles ont déclaré mardi que Tariq Ramadan n’avait pas obtenu l’autorisation nécessaire des responsables américains – à l’époque George W. Bush était président – pour pouvoir fouler le sol des Etats-Unis en raison de ses critiques à l’égard de la politique étrangère menée par Washington. Selon les deux organisations, Tariq Ramadan n’a pas été le seul professeur ou intellectuel à se voir refuser un visa d’entrée aux Etats-Unis. Une telle décision des autorités est une violation des lois sur l’immigration et une tentative d’empêcher tout débat politique aux Etats-Unis, a estimé l’avocat de l’ACLU, Jameel Jaffer. Les organisations américaines qui avaient invité Tariq Ramadan n’ont pas pu pleinement exercer leur liberté d’expression en raison du refus des autorités de délivrer le précieux sésame à l’intellectuel genevois, a-t-il ajouté. Fin 2004 Fin 2004, M. Ramadan avait dû renoncer à venir enseigner à l’Université Notre-Dame, dans l’Etat de l’Indiana, les autorités américaines ayant révoqué son visa à la dernière minute. Depuis, il n’a pas pu non plus participer à plusieurs conférences auxquelles il était invité outre-Atlantique. En septembre 2006, sommé par la justice, le gouvernement américain avait donné le motif de sa décision: entre 1998 et 2002, M. Ramadan a versé 1670 francs à une organisation caritative de soutien au peuple palestinien, placée en 2003 par Washington sur une liste noire anti-terroriste parce que proche du mouvement islamiste Hamas. Dénonçant une censure, l’universitaire et plusieurs associations ont porté plainte. Mais en décembre 2007, un juge fédéral de New York les a déboutés, estimant que M. Ramadan devait d’abord prouver qu’il ne savait pas que l’organisation caritative était proche du Hamas, même si ses dons datent d’avant l’inscription sur la liste noire américaine. Nouvelle invitation fin avril Jameel Jaffer a déclaré mardi qu’il espérait une décision rapide en faveur de M. Ramadan. Le Genevois est invité aux Etats-Unis à la fin avril pour s’exprimer dans le cadre d’un congrès, a-t-il indiqué sans donner plus de précision. Si l’appel est rejeté, les organisations projettent d’aller devant la Cour suprême. Le procureur David Jones a souligné de son côté mardi que l’interdiction d’entrée aux Etats-Unis était une question consulaire et non judiciaire, et que rien n’empêchait M. Ramadan de se rendre de nouveau devant les autorités consulaires. Intellectuel musulman controversé, petit-fils du fondateur des Frères musulmans égyptiens, Tariq Ramadan vit à Genève et enseigne notamment à l’Université britannique d’Oxford. (Source: « 24 Heures » (Quotidien – Suisse), le 25 mars 2009)

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