27 juin 2009

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TUNISNEWS

9 ème année, N° 3322 du 27.06.2009

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AFP: Tunisie: le syndicat des journalistes revendique l’autonomie AFP: Afrique : Constitutions amendées, mandats présidentiels illimités Bondy blog: Quand la Tunisie régularise des clandestins chinois AFP: Mauritanie: le président déchu démissionne, un gouvernement d’union constitué Iran : l’organe suprême d’arbitrage tente de trouver une issue à la crise Iran: Moussavi rejette la commission sur les résultats du scrutin Reuters: Iran-Les Bassidji entrent de nuit chez des manifestants présumés

Reuters:Turkey’s military says plot report is smear campaign


Tunisie: le syndicat des journalistes revendique l’autonomie

AFP 27.06.09 | 19h55 L e Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), en crise ouverte ces dernières semaines, a revendiqué son « autonomie » et appelé ses adhérents à « l’unité » face à ce que sa direction décrit comme des pressions orchestrées du gouvernement, dans une motion publiée samedi à Tunis. « Les journalistes se refusent à la dissension et veulent la concorde pour sortir de la crise (…) et préserver l’autonomie de leur syndicat », selon la motion signée par le président Néji Bghouri. Ce texte, adopté à l’issue d’une assemblée houleuse vendredi en présence de délégués de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), se fait l’écho de l' »opposition des journalistes aux pressions exercées sur les dirigeants » du syndicat. La motion salue la « volonté de conciliation » de la FIJ pour sauver le syndicat, menacé de dissolution. M. Bghouri a dénoncé vendredi une campagne orchestrée selon lui par le pouvoir, dans le but de démettre les dirigeants en froid avec le gouvernement. L’exécutif du SNJT, affaibli par la démission de quatre élus membres ou proches du parti au pouvoir, est dans l’obligation d’organiser de nouvelles élections. La crise a éclaté le 4 mai à la suite de la publication d’un rapport critique sur l’état de la liberté de la presse et la condition des journalistes. Jugé partisan, ce rapport a été violemment dénoncé par les détracteurs de la direction du SNJT, dont le président s’est fait reprocher de faire le jeu de l’opposition avant les élections présidentielle et législatives d’octobre. En mai, la FIJ avait condamné « une campagne, organisée selon toute vraisemblance par le gouvernement pour déstabiliser le syndicat » et appuyé le droit du SNJT de « publier des rapports indépendants ». Cette organisation basée à Bruxelles (Belgique) compte plus 600.000 journalistes dans 123 pays, dont la Tunisie.


Afrique : Constitutions amendées, mandats présidentiels illimités

 
AFP, le 27 juin 2009 à 16h27          PARIS, 27 juin 2009 (AFP) – Le président nigérien Mamadou Tandja, qui s’est octroyé des « pouvoirs exceptionnels », n’est pas le premier en Afrique à avoir voulu amender la Constitution pour rester au pouvoir : la limitation du nombre des mandats présidentiels a été supprimée dans plusieurs pays du continent.         GUINEE : en novembre 2001, le général Lansana Conté (mort en décembre 2008) qui était au pouvoir depuis 1984, avait organisé un référendum qui lui a permis de briguer un nouveau mandat en 2003. La réforme a supprimé la limitation du nombre de mandats présidentiels et la limite d’âge du titulaire du poste, auparavant fixée à 70 ans. Le mandat présidentiel a été porté de cinq à sept ans. L’opposition avait boycotté puis rejeté les résultats.         TUNISIE : en mai 2002, le président Zine El Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis 1987, a fait amender par référendum la Constitution, ce qui lui a permis de briguer un quatrième mandat en octobre 2004. Le nouveau texte permet le renouvellement sans limite des candidatures et a repoussé de 70 à 75 ans l’âge limite pour postuler à la magistrature suprême. L’opposition a estimé que cette modification « ouvrait la voie à une présidence à vie ». Le président Ben Ali est âgé de 72 ans et une élection est prévue en octobre.         TOGO : en décembre 2002, l’article 59 de la Constitution qui limitait à deux le nombre de mandats présidentiels a été amendé, permettant au président Gnassingbé Eyadéma, au pouvoir depuis 1967, de briguer un nouveau mandat en juin 2003. En février 2005, après son décès, une modification de la Constitution par les députés a permis à son fils, Faure Gnassingbé, choisi par l’armée, d’être investi président. Mais sous la pression de la communauté internationale, celui-ci a quitté le pouvoir une quinzaine de jours plus tard avant d’être déclaré vainqueur de la présidentielle d’avril.         OUGANDA : en juillet 2005, le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, a fait modifier la Constitution, pour se présenter une troisième fois à la présidentielle, en 2006.         TCHAD : le président Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 1990, a été autorisé à briguer un troisième mandat en 2006 grâce à une révision constitutionnelle adoptée lors d’un référendum controversé en 2005. Le texte a supprimé la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.         CAMEROUN : en avril 2008, l’Assemblée nationale a adopté une révision constitutionnelle qui donne la possibilité au président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, de briguer un nouveau mandat en 2011. Le nombre de septennats était jusqu’alors limité à deux. Sévèrement critiquée par l’opposition qui a crié au « coup d’Etat constitutionnel », la nouvelle loi octroie également au chef de l’Etat une « immunité » à l’issue de son mandat.         ALGERIE : en novembre 2008, le Parlement algérien a supprimé la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux en plébiscitant un projet de révision de la Constitution. Le président Abdelaziz Bouteflika a été réélu en avril dernier.         D’autres chefs d’Etat africains ont tenté vainement des modifications similaires pour rester au pouvoir : en Zambie, Frederick Chiluba a dû y renoncer en 2001 sous la pression populaire et au Malawi, le Parlement s’est opposé en 2002 à ce que le président Bakili Muluzi brigue un troisième mandat en 2004.


Quand la Tunisie régularise des clandestins chinois

Vendredi 26/06/2009 | Posté par Sofian Retour sur un événement qui est complètement passé inaperçu en France, mais qui a été relayé par plusieurs journaux arabophones ou sinophones. Je parle de la régularisation massive d’immigrés illégaux chinois en Tunisie le 10 mars 2009.  Un groupe de  migrants chinois en provenance de Shanghai devait se rendre en Italie de façon illégale, mais le bateau  n’allait pas au port de Gênes comme prévu, mais à celui de la Goulette en Tunisie. Ces derniers ont voyagé entassés dans un contenaire, et plusieurs d’entre eux souffraient de deshydratatrion ou d’autres maux relatifs à ce périple. Face à cette situation inédite, le gouvernement tunisien a décidé de régulariser ces hommes et femmes à la recherche d’une vie meilleure. Entretien avec Heng Lee, étudiant chinois en maîtrise de  biologie à l’Université Claude Bernard de Lyon, qui  a reçu un appel d’un ami qui a bénéficié de cette régularisation massive. Comment as- tu eu vent de cette nouvelle ? J’avais lu dans un journal hongkongais que des clandestins chinois souhaitaient se rendre en Italie et qu’ils ont atterri en Afrique. L’article parlait d’un président africain qui avait régularisé  toutes les personnes par respect pour ces gens. J’ai eu plus de précisions en regardant la télévision chinoise. Mais, j’avoue que ce fait divers ne m’intéressait pas plus que ça. Pourquoi n’a-t-on pas entendu cette information en France ? Je pense que la France a des règles migratoires de plus en plus strictes et ce n’était pas dans son intérêt d’ébruiter l’affaire. Ceci a indirectement eu une certaine répercussion sur ta vie quotidienne ? Effectivement, j’ai reçu un appel sur mon téléphone portable le 12 mars 2009 d’un numéro que je ne connaissais pas du tout. Mon ancien camarade de classe en Chine Denwei, m’a appelé et m’a dit qu’il se trouvait en Tunisie. Etonné, je lui ai demandé ce qu’il faisait dans ce pays et celui-ci m’a expliqué qu’il avait voulu étudier en France et en Italie, mais que son visa d’étude lui avait été refusé. Il a alors choisi une filière clandestine qui l’a emmené à prendre le bateau illégalement pour se rendre en Europe. Il s’est rendu compte qu’il n’était pas arrivé à bon port. Le cargo l’avaitconduit en Tunisie. Il m’a rassuré en me disant qu’il était en bonne santé et qu’il avait obtenu son visa de travail pour vivre dans ce pays. Il a donc choisi de rester en Afrique.. N’est-ce pas un choix surprenant ? Plus ou moins, mais il a accepté de vivre dans ce pays car il n’a pas le barrage de la langue et surtout il a un emploi à la clef. Quand on est diplômé en médecine, c’est difficile de trouver un emploi en Chine. Les services hospitaliers tunisiens lui ont proposé un emploi et un logement. Donc, c’est logique qu’il accepte. Est-ce que tu dirais que ton ami fuit le régime politique chinois ? Je ne crois pas, il cherchait plus une vie meilleure qu’autre chose. Mon ami n’est pas un politicien, mais plutôt quelqu’un qui cherche à réussir sa vie. Il fuyait plus le chômage qu’autre chose.
 
(Source: Le blog « Bondy blog » le 26 juin 2009)


Mauritanie: le président déchu démissionne, un gouvernementd’union constitué

 
 AFP, le 27 juin 2009 à 03h44 Par Hademine Ould SADI           NOUAKCHOTT, 26 juin 2009 (AFP) – Le président mauritanien renversé par un coup d’Etat le 6 août Sidi Ould Cheikh Abdallahi a démissionné et signé vendredi soir à Nouakchott un décret portant nomination d’un gouvernement d’union nationale, chargé de préparer l’élection présidentielle du 18 juillet.     Il a signé le document devant les membres du Conseil constitutionnel et en présence du président sénégalais Abdoulaye Wade, qui conduit la médiation internationale.     Après la signature, il a été vivement applaudi par l’assistance. La cérémonie a eu lieu au Palais des congrès de la capitale mauritanienne en présence des protagonistes de la crise ainsi que des membres du Groupe de contact sur la Mauritanie.     Paris a estimé cette décision comme « une étape importante dans le processus de sortie de crise », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.     « La France demeure prête à apporter, avec ses partenaires internationaux, son plein soutien à la poursuite de la mise en oeuvre de l’accord », a ajouté le communiqué.     La mise en place d’un gouvernement d’union, constitué à parité de pro et anti-putsch, était prévue dans l’accord de sortie de crise négocié à Dakar et signé à Nouakchott le 4 juin mais qui n’avait pas été mis en oeuvre en raison d’un désaccord entre les différentes parties.     Après la signature du décret, le président déchu a déclaré « renoncer volontairement à (sa) fonction de président de la République » afin de « prémunir le pays contre les dangers cumulés de l’embargo économique, des déchirements politiques et des explosions sociales ».     « Je partirai comme je suis venu, le coeur pur de toute haine vis-à-vis de qui que ce soit », a-t-il ajouté lors d’un discours radiodiffusé en direct, invitant le peuple mauritanien à « s’unir afin de donner espoir » au pays « à travers des élections transparentes ».     La démission, prévue dans l’accord de Dakar, a ensuite été acceptée par le Conseil constitutionnel.     Il a démissionné après avoir reçu une décision du Haut conseil d’Etat (HCR, junte) de se transformer en Conseil supérieur de la défense, organisme s’occupant uniquement des questions de défense et de sécurité et placé sous l’autorité du gouvernement de transition.     Un peu plus tôt dans la journée, un des médiateurs internationaux Habib Kabachi, avait annoncé à l’AFP qu’un « accord sur tous les points » en litige avait été trouvé entre les protagonistes de la crise.     Jusqu’à présent, le président renversé liait en effet sa démission à la dissolution de la junte, ce qu’elle refusait.     « L’élection aura lieu le 18 juillet, tout le monde s’accorde là-dessus, avec l’accord sans réserve et l’engagement de la communauté internationale », avait également déclaré M. Kabachi.     Cette annonce avait été faite juste après une rencontre entre le président sénégalais et médiateur en chef Abdoulaye Wade et l’ex-chef de la junte et candidat à la présidentielle, le général Mohamed Ould Abdel Aziz.     Le chef de l’Etat sénégalais était arrivé jeudi après-midi à Nouakchott et avait rencontré le président déchu ainsi que le chef de l’opposition Ahmed Ould Daddah.     De dimanche à mardi, des discussions entre délégations mauritaniennes avaient eu lieu sans succès à Dakar, butant sur le statut de la junte avant la présidentielle.     Mais cette sortie de crise, sur le terrain politique, s’accompagne de nouvelles craintes dans le domaine sécuritaire.     La branche maghrébine d’Al-Qaïda a ainsi revendiqué vendredi l’assassinat d’un Américain mardi à Nouakchott, dans un communiqué cité par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE Intelligence.     Dans son communiqué, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) annonce sa responsabilité dans l’assassinat de Christopher Logest qu’elle accuse de se livrer à « des activités d’évangilisation ».  

Iran: Moussavi rejette la commission sur les résultats du scrutin

 
AFP, le 27 juin 2009 à 20h23          TEHERAN, 27 juin 2009 (AFP) – Le candidat malheureux à la présidentielle iranienne Mir Hossein Moussavi a rejeté samedi la commission devant préparer un rapport sur l’élection du 12 juin, jugeant qu’elle n’était pas à même d’avoir un « jugement équitable », selon son site de campagne.     « Le Conseil des gardiens, et surtout une commission qui est nommée par le Conseil (des gardiens) ne peut parvenir à un jugement équitable », a déclaré M. Moussavi, chef du mouvement de la contestation de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.     « J’insiste à nouveau sur l’annulation (des résultats) de l’élection comme la façon la plus appropriée de sortir du problème », a-t-il ajouté.     Le Conseil des gardiens de la Constitution, l’organe chargé de superviser les élections et d’en valider les résultats, a annoncé vendredi la création d’une commission spéciale comprenant des représentants des candidats qui devra préparer un rapport sur le scrutin, tout en affirmant qu’il n’y avait pas eu de fraude lors de la réélection du président Ahmadinejad.     Le conseil a appelé les candidats « Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi à présenter leurs candidats dans 24 heures (pour participer à cette commission) pour qu’il n’y ait plus d’ambiguïtés et de questions sur l’affaire des élections ».     Le Conseil de discernement, l’organe suprême d’arbitrage iranien, a appelé « tous les candidats à coopérer au maximum avec le Conseil des gardiens de la Constitution et à utiliser cette occasion (…) pour présenter leurs documents pour un examen complet et précis » du processus électoral, selon un communiqué rapporté samedi par l’agence Isna.     Mir Hossein Moussavi, ainsi que le candidat réformateur Mehdi Karoubi, réclament l’annulation du scrutin pour fraude. AFP

Iran : l’organe suprême d’arbitrage tente de trouver une issue à la crise

 

 
AFP, le 27 juin 2009 à 19h31     Par Siavosh GHAZI     TEHERAN, 27 juin 2009 (AFP) – L’organe suprême d’arbitrage iranien a appelé samedi les candidats battus à la présidentielle à coopérer avec le Conseil des gardiens de la Constitution pour trouver une issue au conflit sur la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.     Sur le terrain diplomatique, M. Ahmadinejad a de nouveau répliqué au président Barack Obama tandis que les Affaires étrangères critiquaient les déclarations « hâtives » du G8, dont les chefs de diplomatie ont demandé la fin des violences après le scrutin aux résultats contestés.     Présidé par l’ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani, le Conseil de discernement appelle « tous les candidats à coopérer au maximum avec le Conseil des gardiens de la Constitution et à utiliser cette occasion (…) pour présenter leurs documents pour un examen complet et précis » du processus électoral, selon un communiqué cité par l’agence Isna.     Le Conseil des gardiens de la constitution a annoncé vendredi la création d’une commission spéciale comprenant des représentants des candidats qui devra préparer un rapport sur le scrutin, tout en affirmant qu’il n’y avait pas eu de fraude au moment de la réélection du président Ahmadinejad.     Le principal rival de M. Ahmadinejad à la présidentielle et chef du mouvement de contestation, Mir Hossein Moussavi, ainsi que le candidat réformateur Mehdi Karoubi réclament toujours l’annulation du scrutin pour fraude.     Le Conseil de discernement semble tenter de trouver une issue pacifique à la contestation qui a fait au moins 20 morts depuis deux semaines.     MM. Moussavi et Karoubi n’avaient pas répondu samedi après-midi à l’invitation à participer à la commission spéciale, ni nommé de représentants, selon le Conseil des gardiens.     Le Conseil de discernement est chargé de régler les disputes entre le Parlement et le Conseil des gardiens. Il conseille également le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.     L’organe d’arbitrage a également demandé au Conseil des gardiens « un examen précis de toutes les plaintes et protestations et de répondre aux ambiguïtés » entourant le scrutin.     Dix pour cent des bulletins de vote doivent être recomptés par la commission spéciale.     Par ailleurs, M. Ahmadinejad s’en est de nouveau pris samedi au président américain Barack Obama, qui s’était dit la veille « outré » par la répression des manifestations.     « Il a parlé de réformes et de changement, pourquoi alors intervient-il (dans les affaires intérieures iraniennes) et fait-il des commentaires contraires (…) à la politesse », a-t-il dit.     Le président iranien a également dénoncé les « propos insultants de certains responsables occidentaux » envers l’Iran, en affirmantqu’il allait désormais profiter de sa présence « dans toutes les instances internationales pour faire le procès » de ces dirigeants.     Réunis à Trieste en Italie, les chefs de diplomatie du G8 avaient demandé vendredi la fin des violences et invité le pouvoir iranien à respecter en particulier « le droit d’expression ».     Ces déclarations sont « hâtives » et constituent « une ingérence », a dit le porte-parole de la diplomatie iranienne, Hassan Ghashghavi.     Deux semaines après la proclamation de la victoire de M. Ahmadinejad avec 63% des voix, le mouvement de contestation contre le résultat du scrutin s’essoufle et Téhéran était calme samedi.     Mais les autorités ne relâchent pas la pression et ont perquisitionné aux locaux d’un parti politique ayant soutenu M. Moussavi pendant la campagne.     « Des agents (des forces de sécurité) se sont rendus au siège du parti Kargozaran et ont emporté des documents et des ordinateurs », a rapporté le quotidien réformateur Etemad Melli sans préciser de date. Le parti a été fondé en 1995 par des technocrates et des proches de M. Rafsandjani.     Par ailleurs, le rédacteur en chef d’un journal de campagne de M. Moussavi l’a accusé d’avoir « causé » la mort d’Iraniens lors des manifestations.     « Maintenant que les communiqués provocants ont causé la mort de compatriotes, il est pris au piège » de son erreur de jugement, a déclaré Amir Hossein Mahdavi, le rédacteur en chef d’Andisheh No, à l’agence Isna.

Iran-Les Bassidji entrent de nuit chez des manifestants présumés

 

Reuters, le 27 juin 2009 à 20h12     WASHINGTON, 27 juin (Reuters) – Les bassidji, miliciensislamiques iraniens, s’efforcent d’empêcher les habitants deTéhéran de manifester de nuit sur leurs toits en pénétrant dansles maisons et en battant les habitants, rapporte Human RightsWatch.     « Des témoins nous disent que les bassidji saccagent des ruesentières et même des quartiers ainsi que des maisonsindividuelles en tentant de faire cesser les cris nocturnes de protestation lancés du haut des toits », écrit Sarah Leah Whitson, directrice pour le Proche-Orient à Human Rights Watch, dans un rapport publié le 26 juin par le groupe.     Les médias iraniens ont fait état de 20 morts dans les violences qui ont suivi l’élection présidentielle du 12 juin dont les résultats ont, selon Mirhossein Moussavi, candidat de l’opposition, été falsifiés pour permettre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.     Des heurts ont opposé les forces gouvernementales, dont font partie les bassidji, à des manifestants et de nombreux partisans de Mirhossein Moussavi ont choisi de protester en scandant la nuit sur les toits « Allahu Akbar » (Dieu est grand), une forme de de protestation en vogue lors de la révolution de 1979 qui a transformé l’Iran en République islamique.             Le document de HRW, qui n’a pu être vérifié de source indépendante, cite des attaques nocturnes décrites par plusieurs habitants non identifiés.     « Le 22 juin, alors que nous criions ‘Allahu Akbar’ du haut des toits (…) des bassidji sont entrés dans notre quartier et ont commencé à tirer en l’air à balles réelles dans la direction des immeubles d’où ils pensaient que provenaient les cris ‘Allahu Akbar' », a rapporté un habitant du quartier de Vanak.     Une femme a raconté que, faute d’avoir réussi à enfoncer les portes, des bassidji avaient escaladé des murs pour entrer dans les maisons dans le quartier de Velenjak dont des habitants criaient du haut des toits, le 23 juin.     « Lorsqu’ils sont entré dans les maisons, ils ont battu les habitants. Les voisins se sont mis à maudire les bassidji et à jeter des pierres sur eux pour qu’ils cessent de battre les habitants, mais les bassidji ont alors attaqué les maisons de ces voisins et tenté d’y pénétrer », a dit cette femme.     Un autre habitant rapporte que les bassidji ont tracé un signe à la peinture sur les portes de maisons d’un quartier du centre de Téhéran où ils pensaient que des manifestants s’étaient réfugiés.     « Quelques minutes plus tard, ils sont revenus et ils ont attaqué les maisons ainsi désignées, enfonçant les portes pour y pénétrer. Ils ont battu les propriétaires et brisé les vitres de la maison ainsi que des voitures ».     HRW dit avoir reçu des récits similaires d’autres quartiers de Téhéran: Niavaran, Farmanieh, Saadat Abad, Shahrak Gharb et Place Vanak, pour la plupart des quartiers bourgeois.
 
 

Turkey’s military says plot report is smear campaign

Fri Jun 26, 2009 9:04am EDT By Zerin Elci and Ibon Villelabeitia ANKARA (Reuters) – Turkey’s top general said on Friday that reports of a military plot to undermine the government were part of a smear campaign to divide the armed forces and pledged he would never tolerate coup activities. Liberal newspaper Taraf recently published what it said was a document drafted in April by a navy colonel on stopping the ruling AK Party and a religious movement from « destroying Turkey’s secular order and replacing it by an Islamist state. » The controversy has raised tensions between the military and the AK Party, which has roots in political Islam but also embraces center-right and nationalist forces. The army has removed three government in the last 50 years and sees itself as the ultimate guarantor of Turkey’s secular political system. « We see this piece of paper as part of an organized smear campaign to weaken the military. This is an attempt to stir up and divide the military, » General Ilker Basbug told a rare news conference flanked by his senior commanders in a show of unity. « The military does not shelter those that would engage in (coup) activities. I give my guarantee as the chief of the Turkish Armed Forces, » a stern-looking Basbug said in comments that were broadcast live on television channels across Turkey. The report, which has put the once-untouchable military on the defensive, has underlined the waning influence of the generals as the Muslim country has pushed liberal reforms aimed at winning membership of the European Union, analysts said. « The era when the military in Turkey could take charge of the country are over and it has become more answerable to the public, » said Hugh Pope, an author of books on Turkey. « There is a readjustment under way in the civilian-military relationship in Turkey, » he said. Markets have ignored the row for now, seeing little risk of a military coup against the ruling party. Financial markets strengthened on Friday as hopes of a fresh loan deal with the International Monetary Fund supported sentiment, dealers said. GUARDIANS OF SECULAR TURKEY The military is seen as one of the most trusted institutions in Turkey, but recent setbacks have damaged its prestige. Senior retired officers and serving military were among those arrested in connection with a separate coup plot allegation, known as the « Ergenekon » case. Failed attempts by the secularist establishment to block the AK Party from taking control of Turkey’s key institutions and from promoting religion in public life have backfired, weakening the military in a long power struggle with pious Muslims. The AK Party has managed to take the moral high ground since Taraf broke the story even if it turns out not to be authentic. Prime Minister Tayyip Erdogan, who was in Brussels on Friday to revive Turkey’s EU bid, pledged to press on with an investigation into the report. « We will not allow democracy to be harmed, » he said. At the news conference, Basbug urged civilian courts to find out who was behind the document. Secularists are suspicious that a powerful Islamist movement with ties to the AK Party is the author of this document to discredit the armed forces. In an outburst of anger, Basbug said without naming any particular group: « Take your hands off Turkey’s armed forces! » The AK Party, which denies any secret Islamist agenda, has been at odds with a conservative secularist establishment including generals, judges and academics over the direction of the country.

 

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