27 août 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2652 du 27.08.2007

 archives : www.tunisnews.net

 

Oum Ahmed, Luiza Toscane: Souhaits universels a tous les natifs du 27 aout – nous souhaitons un joyeux anniversaire a khaled et oualid layouni

AFP:Tunisie: la Ligue des droits de l’Homme dénonce:l’arrestation de pêcheurs
Tunisie Affaire :Tunisie : Réduction de 10 dinars des frais d’accès ADSL

African Manager : Tunisie : 747 mille riches et 376 mille pauvres !

Le Temps :Colle, drogue, relations sexuelles anarchiques: Dérives juvéniles et inconscience
Le Temps :L’indiscipline scolaire:La faute à ce système, désormais vétuste et inefficace Le Temps :Vie politique: Interview de M. Ahmed BRAHIM, premier secrétaire du mouvement « Ettajdid »


SOUHAITS UNIVERSELS A TOUS LES NATIFS DU 27 AOUT NOUS SOUHAITONS UN JOYEUX ANNIVERSAIRE A KHALED ET OUALID LAYOUNI QUI SONT INCARCERES A LA PRISON DE MORNAGUIA ET EXIGEONS LEUR LIBERATION IMMEDIATE

ASSOCIEZ-VOUS A NOS VOEUX EN LEUR ECRIVANT *

 
Oualid et Khaled Layouni sont des jumeaux nés le 27 août 1978. Ils passeront le 27 août 2007 à la prison de Mornaguia, loin de leur mère, Ftima Bouraoui, de leurs épouses respectives, Soumayya et Sarra, et de leurs enfants. Oualid Layouni a vécu et travaillé aux Emirats Arabes Unis comme décorateur d’intérieur. Le 18 octobre 2005, il a été livré aux autorités tunisiennes qui l’ont détenu une semaine puis libéré pour l’appréhender une année plus tard. Il est resté plus d’un mois en garde à vue, a été torturé et est depuis incarcéré à la prison de Mornaguia dans des conditions infra-humaines qui lui ont fait perdre le contact avec le réel. Il a dû être hospitalisé à l’hôpital Razi, mais jusqu’à aujourd’hui peine à reconnaître les siens, notamment ses enfants : Nour, Emna, Ahmed et Mohammed. Khaled Layouni a été arrêté aux Emirats Arabes Unis et renvoyé en Tunisie comme son frère. Il est resté deux semaines en garde à vue au ministère de l’Intérieur puis a été écroué dans l’attente de son procès. Ballotté de prison en prison, il a été maltraité, battu et ne cesse de protester par des grèves de la faim. Il réclame actuellement le droit à une visite directe de sa famille qu’il n’a jamais obtenue, pour pouvoir embrasser ses deux enfants : Abdallah et Abderrahmane. Oum Ahmed, Luiza Toscane  *Adresse en prison : Khaled Layouni n°1386 D Prison de Mornaguia 1110 Gouvernorat de Mannouba, Tunisie Oualid Layouni Prison de Mornaguia 1110 Gouvernorat de Mannouba, Tunisie

 

Tunisie: la Ligue des droits de l’Homme dénonce l’arrestation de pêcheurs

AFP, lundi 27 août 2007
TUNIS – La Ligue tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme (LTDH) a dénoncé l’arrestation et le jugement de sept pêcheurs tunisiens en Italie et exigé leur libération « immédiate », dans un communiqué publié à Tunis. « La Ligue dénonce l’arrestation et la traduction en justice des sept pêcheurs tunisiens et demande leur libération immédiate et arrêt des poursuites engagées contre eux », selon le communiqué reçu lundi à l’AFP. Sept pêcheurs originaires de Monastir ( centre-Est) sont poursuivis devant un tribunal d’Agrigente en Sicile, les autorités italiennes les accusant d’être des passeurs, alors qu’ils affirment n’avoir fait que secourir en mer des clandestins en danger de mort. Les sept hommes affirment avoir porté secours le 8 août à 44 personnes entassées dans un zodiac sur le point de chavirer, les faisant monter à bord de leurs bateaux de pêche, avant de les conduite sur l’île de Lampedusa. Selon la LTDH, le seul « tort » de ces hommes a été de porter secours – après avoir avisé les autorités italiennes et tunisiennes – à 44 personnes, dont deux enfants deux femmes enceintes à douze milles des côtes de Lampedusa. « Ne voyant pas les secours arriver, les pêcheurs ont embarqué les naufragés pour les conduire vers le port le plus proche comme l’exige la législation et les usages maritimes », a affirmé la Ligue. La LTDH a demandé aux autorités tunisiennes de défendre les pêcheurs et exigé la restitution de leurs bateaux arraisonnés par les autorités italiennes. Selon cette association, les marins n’ont fait qu’accomplir un « devoir humain et une obligation légale pour lesquels ils auraient du être félicités ». Le procès des sept pêcheurs a commencé le 22 août. La Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives de la Méditerranée (FTCR, Marseille) avait dénoncé la « détention arbitraire » des pêcheurs et réclamé leur « libération immédiate ».


Tunisie : Réduction de 10 dinars des frais d’accès ADSL

 
Tunisie Télécom a annoncé dernièrement, une diminution des frais d’accès ADSL de 10 DT par mois pour les débits 512 Kbps et 1024 Kbps, pour ce qui est de l’Internet haut débit. En effet, les frais mensuels d’accès au réseau Internet pour les débits 512 kbps et 1024 kbps passeront respectivement, de 40DT à 30DT et de 50DT à 40DT,  à partir du 1er septembre 2007. Cette réduction tarifaire concerne aussi bien les nouveaux que les anciens abonnés ADSL ayant une ligne fixe post-payée. De même, Tunisie Télécom annonce que toute migration vers un débit supérieur sera gratuite. L’ADSL (Liaison numérique à débit asymétrique) est une technologie basée sur la coexistence, sur une même ligne, de deux canaux de transmission de données numériques et d’un canal de téléphonie. L’ADSL permet ainsi d’accéder à Internet haut débit (allant jusqu’à 1 Mbps), tout en continuant à recevoir et émettre des appels téléphoniques. Les clients peuvent consulter le site web de Tunisie Télécom (www.tunisietelecom.tn) ou contacter directement un des fournisseurs de services Internet (globalnet, Hexabyte, Planet, Topnet et Tunet). T.A. (Source : « Tunisie Affaire » le 27 août 2007)

Tunisie : 747 mille riches et 376 mille pauvres !

 
par : A.M. Dans la dernière de ses éditions, une revue économique tunisienne affirmait en parlant des résultats de la dernière enquête des dépenses des ménages tunisiens, que «par catégorie, les plus riches (parmi les Tunisiens), quelque 747 mille tunisiens dépensent plus de 4000 DT chacun par an » ! Il est vrai que dans le document distribué par le ministère du développement et de l’INS (Institut National de la Statistique ) qui en a été le maître d’œuvre, que cela n’est pas aussi clairement dit. Dans ledit document, la répartition des dépenses familiales a été faite en 7 paliers. Le plus bas est consacré à ceux qui dépensent plus ou moins 400 DT par an et par personne et le plus haut est consacré à ceux qui ont un niveau de dépense de plus de 4000 DT par an et par personne. Ce sont donc, en théorie, les plus pauvres, ceux qui vivent avec légèrement plus d’un Dinar par jour et par personne et ceux qui dépensent, au moins par jour 11 DT et donc les plus riches ! Par défaut ou par souci de ne pas défalquer cette somme des 747 mille Tunisiens et Tunisiennes par tranches de dépenses, cette enquête considère de fait donc comme riche, toute personne ayant un niveau de dépenses de plus de 4000 DT par an ! Riches sans le savoir ! Avant d’aller plus loin dans cette «analyse» (le mot est certainement plus grand que nos connaissances en la matière), rappelons ce qu’a déclaré le Chef de l’Etat tunisien, Zine El Abidine Ben Ali à l’occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de la proclamation de la République. «Le revenu annuel moyen par habitant a été porté à 4.000 dinars, et le taux de pauvreté a été ramené à 3,8 %, ce qui a contribué à élargir la classe moyenne de la société tunisienne pour atteindre 80 %» ! Pour ceux qui voudraient une explication scientifique, le revenu par tête (ou RNB par habitant, ou revenu per capita), est défini comme le revenu national brut (RNB) pour une année, divisé par le nombre total d’habitants, ceci pour un pays ou une région donné. C’est ainsi que pour les enquêteurs, ou ceux qui au ministère du développement ont fait la lecture des résultats chiffrés de l’enquête, le seuil de la richesse en Tunisie serait égal au revenu annuel par habitant qui est de 4000 DT ! Prenons ensuite un exemple, celui d’un cadre célibataire qui gagne l’équivalent de 1000 DT par mois. Par an, cela lui fait un revenu annuel de 12 mille DT, sans compter le 13ème mois, la prime de rendement et autres ! En supposant (et ce n’est pas le cas car il est de notoriété que le taux d’épargne tunisien est l’un des plus bas), qu’il en met de côté 5 mille DT par an dans un carnet d’épargne et en dépense le reste en achat de divers biens et services, ce cadre est certainement riche sans le savoir ! Prenons ensuite l’exemple d’un simple chauffeur d’entreprise privé, célibataire lui aussi pour faire toujours simple, et qui est payé un net de 500 DT par mois. Cela lui fait un revenu annuel de 6000 DT net. Lui aussi est apparemment un riche qui s’ignore, puisqu’il va dépenser ses 6000 DT par an ! Pour 1 DT par jour, ce n’est pas la pauvreté, c’est un peu plus ! Sans aller jusqu’à dire que les chiffres de l’INS et de son ministère de tutelle, sont faux, on dira qu’ils restent très imprécis et pourraient donner une fausse image de la société tunisienne. Considérer le premier, comme le second exemple parmi les riches de la Tunisie , est une aberration des plus insoutenables ! Il aurait été plus juste de défalquer plus finement cette portion de la population tunisienne qui dépense plus de 4000 DT ! Cela aurait même augmenté, pour les amateurs de chiffres, celui de la proportion de la classe moyenne ! Un riche ca consommerait plus de la moitié de cette somme en rien qu’en cigarette d’une certaine marque américaine connue ! Qu’appellerait-on alors ces quelques milliers de Tunisien pour les besoins desquels des marques prestigieuses de voiture vendent et se développent ? L’enquête place ensuite le début de la classe moyenne, à partir d’un seuil de dépenses de 585 DT par an et par personne, c’est-à-dire une dépense de 1,6 DT par jour ou le prix d de moins de deux sandwichs par jour ! La pauvreté, pour les experts de l’INS, ne commencerait donc qu’à partir d’une moyenne de dépense de 1 DT par jour ou une dépense annuelle de 400 DT par personne ! Avec ce que rapporte ce 1 dinar en Tunisie où tout le monde affirme que tous les prix ont augmenté, ce n’est pas uniquement de la pauvreté, c’est un peu plus ! Les chiffres sont pourtant là, la Tunisie ne compte que 376 mille pauvres et cela résoudrait bien toute la dialectique de la caisse de compensation qui se débat dans une dépense annuelle de plus de 450 MDT par an pour ne pas léser ces personnes ! Tout est certainement une simple question de chiffres qui ont des objectifs. On pourra certainement, nous les présenter autrement. Mais le chiffre projette une image et lorsqu’il est déformé, l’image l’est aussi ! (Source : « African Manager » le 27 août 2007)


Colle, drogue, relations sexuelles anarchiques Dérives juvéniles et inconscience

 
Plus de 23 % des jeunes n’ont pas d’information sur le SIDA, le quart ne connaît pas les conséquences des comportements à risque, notamment les filles. « Les comportements à risque représentent un ensemble de mauvaises conduites mettant en péril la vie, la santé et le rendement scolaire chez les adolescents. Ces inconduites comprennent la violence, la conduite périlleuse de l’automobile, les comportements sexuels anarchiques et non protégés, l’usage du tabac, la consommation de l’alcool et de la drogue, la nutrition et certains sports qui peuvent également faire l’objet de conduite à risque », c’est de cette manière que les spécialistes à la Direction de la Médecine Scolaire et Universitaire définissent le comportement à risque auprès des adolescents. Ils précisent également qu’ils ont « une faible perception des dangers reliés à certains comportements et qu’ils ne sont pas en mesure de saisir les conséquences imminentes de leurs actes ». Encadrer et mieux prendre en charge cette frange de la société afin de la protéger contre toutes les formes des risques, doit être ainsi l’une des priorités des différents intervenants.  En Tunisie des études ont été réalisées pour tracer le profil de nos adolescents, leurs comportements et les mesures à prendre pour les mieux encadrer. Toutefois, nous continuons à enregistrer des « dérives » de cette population, faute de prise en charge. Jean Jacques Rousseau disait ; « La jeunesse est le temps d’étudier la sagesse, la vieillesse est le temps de la pratiquer ». Mais nos jeunes sont-ils capables réellement d’étudier la sagesse ? Avec la propagation de la consommation d’alcool, de la drogue, de la violence scolaire et des rapports sexuels anarchiques et non protégés, nos jeunes sont très loin de la sagesse. Ils considèrent que ces pratiques ne sont pas nocives, et se sentent immunisés contre les risques. En effet, une consultation nationale sur les jeunes menée il y a quelque temps pour étudier le profil de la tranche d’âge 15-29 ans qui représentait d’ailleurs, 29 % de la population tunisienne en 1999. Interrogés entre autres sur la santé mentale, 75,2 % des jeunes considèrent que la consommation de l’alcool est la première cause de déséquilibre individuel et social. Presque la moitié manque d’informations sur la santé mentale et 32,6 % n’ont pas de données sur le sujet. La consultation a aussi démontré qu’un nombre important de jeunes sont mal informés quant aux maladies sexuellement transmissibles et leurs dangers. Les chiffres révèlent que plus de 23 % n’ont pas d’information sur le SIDA, le quart ignore les conséquences des comportements à risque essentiellement les filles. Les jeunes issus des milieux ruraux sont de leur côté mal informés sur le sujet. Par ailleurs, une autre consultation a été organisée en 2005 pour tracer les nouveaux comportements à risque des adolescents. Les résultats sont plus inquiétants car ils ont dévoilé l’émergence d’une multitude de pratiques dangereuses à savoir ; le sniffage de la colle, l’usage des différentes drogues et les relations sexuelles anarchiques. La consultation a tiré la sonnette d’alarme car, le tiers de nos jeunes jugent que ces habitudes ne sont pas nocives à la santé. Autre fait inquiétant, est que plus de la moitié de cette frange de la société a besoin d’informations sur la santé de la reproduction. Les rapports sexuels. Toujours dans la même perspective, le ministère de la Santé publique avait déjà organisé en 1990 une enquête qui a démontré, entre autres, que plus de trois quarts des adolescents pensent que les jeunes de leur âge ont eu des relations sexuelles et que cela s’est fait dans plus de la moitié des cas avec des partenaires différents et sans l’utilisation des moyens de protection (préservatifs, moyens de contraception…). L’âge du premier rapport est estimé à 17,4 ans pour les garçons et de 16,4 ans pour les filles. Ainsi, il est important d’accorder plus d’attention à ces comportements puisque les MST et la grossesse non désirée représentent un vrai danger qui a des conséquences lourdes. Il faut en fait multiplier les programmes de sensibilisation et toucher davantage cette population en arrêtant les moyens adéquats pour faire passer les messages. L’enquête a aussi démontré que l’âge moyen de la 1ère cigarette est estimé à 13 ans et que les garçons consomment le tabac sept fois plus que les filles. Cette consommation augmente avec l’âge pour les deux sexes. Pour ce qui est de la consommation d’alcool, pratiquement le quart des adolescents ont consommé au moins une fois une boisson alcoolisée dont plus de 33 % des garçons et 7,5 % des filles. Ce comportement a été enregistré le plus auprès des ados issus des zones urbaines que ceux du milieu rural. Parmi les garçons qui ont goûté à l’alcool, presque les trois quarts ont été ivres au moins une fois et pratiquement la moitié plusieurs fois. 30 % des filles ont passé par cette expérience toujours d’après l’enquête. Facteurs … à risque Indéniablement, plusieurs facteurs favorisent les comportements à risque. Ils sont notamment d’ordre familial, individuel, éducatif et socio-économique. Les troubles comportementaux des parents, l’alcoolisme, la violence conjugale et celle familiale sont un champ propice pour l’émergence de ces comportements auprès des jeunes. Quant au facteur éducatif, il s’agit notamment du mode d’éducation des parents, de la garde et de la surveillance des enfants. Avec le changement du rythme de la vie, les parents confient davantage leurs progénitures aux crèches et aux garderies. Ces espaces ont certes un impact sur la formation de la personnalité dès le jeune âge, car ils contribuent à l’enracinement des comportements agressifs ou de la soumission. L’environnement a aussi son mot à dire. Les facteurs socio-économiques et culturels tracent le profil des jeunes, leur personnalité et leurs conduites. La pauvreté accompagne très souvent les comportements à risque. Elle est conjuguée à l’isolement, le stress et les problèmes familiaux. De même, les pères influent les jeunes au moyen de la pression exercée sur les amis.  Les supports de communication et l’ouverture du paysage médiatique sur les chaînes satellitaires ne cessent d’avoir un impact sur les jeunes. La télévision est devenue l’accompagnateur des jeunes et des enfants. Ils sont par conséquent influencés par les messages qu’elle diffuse.       Réaliser des enquêtes et des études pour tracer le profil de nos jeunes et la courbe d’évolution de leur comportement est d’une importance majeure. Toutefois, il ne faut pas se limiter aux chiffres et aux recommandations. Il est primordial de les concrétiser par la mobilisation des compétences adéquates. Dresser, également l’état des lieux des programmes réalisés pour cet objectif pour identifier leurs points faibles est également nécessaire. C’est de cette manière que nos jeunes seront responsabilisés. Sana FARHAT Meher Trimech, sociologue : La conduite à risque chez les jeunes est un sujet sensible même pour les spécialistes » Le sociologue considère que la conduite à risque est un sujet sensible même pour les sociologues. Elle est en fait due à trois sphères à savoir, la sphère de l’intimité, la sphère de l’autre et la sphère juridique. Expliquant la première sphère, le sociologue précise que les jeunes ont tendance à l’intimité pour se reconnaître. Mais le problème qui se pose à ce niveau est l’absence des normes et des règles pour cette population et ce à cause de la libération des normes. Quant à la deuxième sphère ou celle de l’autre elle pose problème. En fait les filles reproduisent la non-reconnaissance de soi au sein de la société. Celles qui sont issues d’un milieu social démuni et souffrant des problèmes notamment la violence voire celles qui sont analphabètes et souffrent de la marginalisation sociale. La sphère juridique ou les règles sociales implique l’application des normes. Chaque fois que les règles ne sont pas appliquées les problèmes se posent davantage dans la société d’où le risque croissant des conduites et des comportements non mesurés. S.F   (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 27 août 2007)

L’indiscipline scolaire La faute à ce système, désormais vétuste et inefficace Il est impératif de réviser notre système disciplinaire actuel qui devient vétuste et  presqu’inefficace devant des cas d’indiscipline de plus en plus « modernes ».

 
C’est un régime qui a certes fait ses preuves sur trois décennies, étant considéré à l’époque comme révolutionnaire du fait qu’il a supprimé le châtiment corporel et l’a remplacé par des méthodes plus humaines qui, loin de tyranniser l’enfant, vise à le responsabiliser devant ses actes et les conséquences qui en découlent dont il se doit de répondre.  Une discipline ainsi conçue barre sans doute le chemin à ceux qui prônent encore le retour aux « bonnes  vieilles méthodes », à savoir la fessée, les coups de baguette, les gifles…  Ces méthodes sont révolues à jamais ! Inutile d’en parler. Mais, il faut le dire, le régime disciplinaire actuel, basé sur un principe de gradation, allant du simple avertissement au renvoi définitif, ne répond malheureusement plus aux aspirations des parents ni aux attentes des enseignants. En effet, les actes d’indiscipline ont changé de formes et de nature, car l’élève d’aujourd’hui n’est plus celui des siècles derniers, l’attitude des parents et des enseignants vis-à-vis de la fonction de l’école a également évolué et la société tunisienne se modernise et se mondialise et, par conséquent, notre école subit tous ces bouleversements qui influent automatiquement sur le comportement de nos jeunes. En effet, en matière de discipline, Il y a aujourd’hui des choses qu’on ne peut  plus exiger des élèves : personne ne prétend maintenir le silence absolu dans sa classe pendant quinze minutes de suite, pourtant cela était possible et même obligatoire avec les générations précédentes ! Les bavardages, les interpellations bruyantes, les déplacements sans autorisation, les chuchotements, les cris, les disputes, les sonneries des portables et j’en passe. Tous ces actes qui nuisent certainement au bon déroulement du cours méritent d’être sanctionnés au moins par un avertissement et pourtant ils passent parfois inaperçus, car pour passer un avertissement à l’administration, il faut bien remplir un formulaire pour chaque délit commis, ce qui constitue une grande perte de temps pour la classe, surtout lorsqu’il s’agit de sanctionner trois ou quatre élèves par séance, d’où le fait que certains professeurs s’en abstiennent et tâchent de rétablir l’ordre à leurs manières, tant bien que mal. Et même si le professeur passe son avertissement à l’égard d’un élève insolent ou perturbateur, encore faut-il l’approbation du directeur pour que la sanction soit valable. Ainsi, la sanction peut perdre de sa valeur et de son objectif immédiat (un rappel à l’ordre de l’élève indiscipliné) puisqu’elle ne parvient aux parents par voie postale qu’après un mois ! Pendant ce temps, l’élève puni peut récidiver. Ce sont là quelques exemples d’actes indisciplinés qui se déroulent quotidiennement en classe et qui sont considérés comme des cas d’incivilité; d’autres sont encore plus graves et plus fréquents, allant jusqu’à la violence physique aussi bien contre les élèves que contre les adultes (personnel administratif et corps enseignant), souvent,  les équipements, les locaux et les voitures des enseignants ne sont pas épargnés. Il faut imaginer l’ampleur des dégâts et le coût des réparations surtout au terme de chaque trimestre. Tenir une classe est devenu aujourd’hui une tâche difficile, surtout pour les jeunes enseignants qui sont affrontés à une situation toute autre que celle qu’on leur a théoriquement montrée en formation. Ces jeunes professeurs découvrent dès les premiers jours qu’ils ont affaire à des jeunes trop bruyants, dissipés et impétueux qu’il leur est impossible de dompter. Que faire ? Avant de répondre à cette question, il faut chercher les véritables causes de cette recrudescence de l’indiscipline chez nos jeunes : serait-ce une révolte contre l’autorité de l’adulte exercée doublement sur les enfants, par les parents à la maison et par les enseignants à l’école ? S’agit-il d’un refus ou d’une contestation des règlements scolaires en vigueur qu’ils considèrent trop rigides et humiliants ? Ou encore peut-on assimiler ce phénomène d’indiscipline à une négation pure et simple des valeurs sociales et culturelles jugées démodées par les jeunes d’aujourd’hui dans un souci d’établir de nouvelles règles de jeu mieux adaptées à leurs goûts, à leurs préoccupations et à leurs caprices ? Venons-en aux solutions qui restent d’ailleurs de simples propositions non définitives dictées par les transformations, tous azimuts, subies par nos institutions scolaires qui connaissent en permanence des réformes structurelles et pédagogiques influant non seulement sur le parcours scolaire de nos enfants mais aussi sur leur comportement. Partant du principe que tout système disciplinaire doit être à la fois souple et ferme, c.-à-d. adaptable aux circonstances sans cesse variables, il est nécessaire qu’il favorise un climat éducatif propre à responsabiliser l’enfant et à lui faire comprendre le devoir d’être coopératif et solidaire tout en témoignant du respect aux personnes avec lesquelles il est en contact (élèves, profs, surveillants…) et au milieu auquel il appartient(école, collège, lycée). Mais il faut dire qu’il n’y a pas de recette magique en matière de discipline car nous sommes dans un domaine qui évolue continuellement et c’est pourquoi les meilleurs régimes sont ceux qui s’accommodent facilement aux nouvelles réalités pédagogiques. Aucun régime disciplinaire dans le monde ne peut prétendre à endiguer parfaitement l’indiscipline scolaire, encore moins ses causes. Dans certains pays développés où l’indiscipline a pris des proportions alarmantes, les autorités ont eu recours à l’installation de caméras de surveillance dans la cour et les couloirs de l’établissement scolaire, mais la situation ne semble pas s’améliorer. De même un même régime peut être praticable dans une région et pas dans une autre : cela dépend énormément du niveau de vie des élèves et du  milieu social auquel ils appartiennent, les cas d’indisciplines enregistrés dans les zones périphériques (banlieues et villages) ne sont pas de même nature que ceux qu’on retrouve dans les zones urbaines (capitales et grandes villes). Et c’est pour cette raison que les règles préétablies doivent subir les révisions et les adaptations adéquates. Toutefois, la réussite ou l’échec d’une discipline est tributaire du degré de coopération de la famille ; en effet, cette dernière doit aider l’école dans sa tâche pédagogique et disciplinaire, car l’autorité parentale reste toujours le levier principal de l’éducation. L’école, à son tour, est là pour compléter l’action éducative de la famille. Car l’école ne peut rien faire à un enfant qui vient en classe détenant déjà un statut trop permissif de ses parents et avec un esprit trop « ouvert » reçu au sein de sa famille : l’école reste souvent impuissante devant de tels cas. Pour ce faire, des mesures immédiates visant surtout à prévoir les cas d’indiscipline doivent être prises dès la rentrée scolaire : – L’affichage mural (dans la cour, dans les salles de classe, aux vestiaires, dans les toilettes…) de slogans destinés à la sensibilisation des élèves au respect d’autrui et aux valeurs de la civilité et de la citoyenneté. – Un rappel quotidien (à travers la Radio de l’école, pendant la récréation) des conséquences graves que pourrait encourir un élève suite à une indiscipline ou une violence (verbale ou physique) commise contre un camarade, un professeur ou un surveillant. – L’information des parents sur l’indiscipline de leur enfant doit se faire illico par téléphone portable (dont le numéro doit être exigé par l’administration au début de l’année)  surtout lorsque la conduite de leur enfant est jugée dangereuse pour ses camarades ; et ce en attendant que le courrier leur parvienne par voie normale, histoire de gagner du temps et donner plus d’efficacité à la sanction reçue. – Un bon emplacement « stratégique » du bureau du surveillant général pourrait contribuer à l’évitement de plusieurs cas d’indiscipline, surtout lorsqu’il donne sur la cour, ce qui permet une bonne vigilance et une intervention rapide et efficace en cas d’un acte de violence. Malheureusement, dans la plupart des collèges et des lycées, les bureaux des surveillants généraux sont situés un peu à l’écart. –  De même, la présence de temps en temps d’un responsable administratif (proviseur, directeur, surveillant…) à l’heure de l’entrée et de la sortie des élèves pourrait désamorcer bien des cas d’indiscipline, parce que là aussi, devant l’établissement, les disputes et les bagarres sont très fréquentes, incitées souvent par des bandes de jeunes intrus qui viennent semer le trouble devant les collèges et les lycées. – En cas d’indiscipline, abstraction faite de la sanction reçue, il faut faire réfléchir l’élève sur les mobiles de ses actes et de leurs conséquences dont il ne peut se rendre compte qu’après coup, pour lui faire assumer sa responsabilité et l’amener à se repentir tout en lui montrant que la discipline est une partie intégrante de la vie scolaire. Pour cela, il faut créer au sein de tout établissement une cellule d’écoute formée de professeurs, de parents et de spécialistes en sociologie et en psychologie en vue d’œuvrer pour le dialogue avec les élèves qui doivent comprendre que le régime disciplinaire leur garantit la sécurité et protège leurs droits en tant qu’élèves tout en leur assurant une vie scolaire consacrant le respect mutuel et sans  violence. Espérons que la rentrée prochaine apportera les réformes nécessaires, efficaces et satisfaisantes au régime disciplinaire en cours qu’il est grand temps de réviser suite aux grands changements subis par l’école tunisienne. Hechmi Khalladi (Enseignant) (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 27 août 2007)

Vie politique: Interview de M. Ahmed BRAHIM, premier secrétaire du mouvement « Ettajdid » Nous voulons contribuer à préserver les acquis nationaux contre les risques de régression et d’instrumentalisation religieuse

 
Le  Mouvement Ettajdid a tenu les 27, 28 et 29 juillet 2007 son 2ème congrès en intégrant des indépendants qui ont participé aux travaux du congrès.  Duquel congrès a été issue une nouvelle direction notamment un Premier Secrétaire, Ahmed Brahim qui a remplacé Mohamed Harmel à la tête du parti consacrant ainsi l’alternance. A l’occasion de la rentrée politique, nous invitons le nouveau Premier Secrétaire. Il nous parle ici du déroulement des travaux du congrès, de ses résultats et du mécontentement de certains congressistes qui ont préféré se retirer ainsi que des nouvelles perspectives du parti. Interview : – Le Temps : Plus de trois semaines après la fin du congrès d’Ettajdid, que doit-on retenir de cet événement ? Quelles en sont les nouveautés ? – -Ahmed Brahim : De l’avis de tous les observateurs, ce congrès a été un succès incontestable sur la voie de la construction d’un mouvement démocratique et progressiste unifié et puissant capable d’influer positivement sur le rapport des forces. Il  a constitué sans aucun doute un événement marquant et quelque chose d’éminemment nouveau et original dans la vie politique nationale. D’abord, dans son mode de préparation et dans le déroulement de ses travaux jusqu’à leur terme, ce congrès n’avait rien de traditionnel puisqu’il a été réalisé sous le signe du partenariat entre les membres d’Ettajdid et un grand nombre de militants qui étaient jusque-là « indépendants » mais qui ont pris conscience de la nécessité de s’organiser et de participer avec nous, sur un pied d’égalité, dans la mise en œuvre d’un processus de co-fondation d’un cadre politique démocratique, moderniste et progressiste de type nouveau fondé sur la dialectique de la diversité et de l’unité. Ensuite, les textes que les congressistes ont adoptés à l’unanimité ou à la quasi-unanimité, après des débats passionnés, parfois houleux, témoignent de ce pari d’ouverture que nous avons réussi ensemble. Enfin, la direction élue par le congrès sur la base de la parité entre tajdidistes anciens et tajdidistes nouveaux, en tenant compte autant que possible de la diversité des sensibilités parmi les uns et les autres, concrétise non seulement l’alternance (dans la continuité avec les grands acquis politiques de notre mouvement), mais aussi et surtout la volonté de parachever et de consolider la dynamique d’unification. Je dis bien « parachever » car nous sommes conscients des insuffisances sur ce plan, et nous sommes déterminés à prendre toutes les initiatives et toutes les mesures politiques et organisationnelles pour que tous les cadres qui ont contribué au processus de rénovation et d’unification mais dont nous n’avons pas pu – ou pas su – réaliser la représentation au sein de notre Conseil central soient effectivement et positivement associés à la poursuite et au développement de notre œuvre commune. – Mais ce congrès, qui devait être un congrès unificateur, ne semble pas l’avoir été totalement. Plusieurs indépendants et même des membres d’Ettajdid auraient claqué la porte. Quelles en sont, d’après vous, les conséquences sur l’avenir du parti ? – –  Comme je vous l’ai déjà dit, le fait que ce congrès tenu sous le mot d’ordre du « processus unificateur » a été incontestablement un grand succès ne signifie pas que ses résultats aient été parfaits, ni qu’ils aient été totalement au niveau de toutes nos attentes et de toutes nos ambitions. Ce dont je suis sûr, c’est que, grâce aux acquis mêmes que le congrès a permis de réaliser, nous avons non seulement la volonté politique mais aussi les moyens pratiques de consolider l’unification de nos forces et de l’élargir à d’autres forces, de plus en plus nombreuses, qui ont bien compris qu’un véritable tournant vient d’avoir lieu…Reste qu’il est vrai que quelques uns parmi les congressistes – et non pas « plusieurs » !- ont manifesté au moment de l’élection du Conseil central un certain mécontentement, ce qui arrive dans tous les congrès démocratiques, encore bien de l’eau ait coulé sous les ponts depuis cette date et que bien des malentendus aient été levés, comme en témoigne le fait que le premier secrétaire et le Comité politique du mouvement ont été élus à l’unanimité. Cela étant dit, je suis le premier à reconnaître que des efforts sérieux d’ouverture doivent être faits en direction de tous ceux – quel que soit leur nombre et quelle que soit leur appartenance passée (membres ou non d’Ettajdid) – qui peuvent estimer, à juste titre, n’avoir pas eu la place qu’ils méritent. Avec l’esprit ouvert et unitaire qui est le nôtre, nous sommes donc en droit d’envisager l’avenir de notre mouvement avec confiance et détermination. – N’empêche que ces dissidents dont je vous ai parlé accusent des membres de la commission des adhésions d’avoir gonflé artificiellement le nombre de congressistes pour créer une majorité artificielle au sein du congrès et brouiller ainsi les cartes. Qu’en pensez-vous ? – –  Franchement je n’ai pas connaissance d’une quelconque « dissidence » ! Tout ce que je sais, c’est qu’un certain nombre de personnes – dont la plupart ont d’ailleurs considérablement relativisé les choses depuis le congrès – avaient exprimé à un certain moment, comme je vous l’ai déjà dit, des réserves sur la composition du Conseil central élu par le congrès. Ces réserves étaient, il faut le souligner, de nature plutôt politique, et non pas statutaire… C’est pourquoi je suis étonné de vous voir vous faire l’écho de rumeurs fantaisistes, dont j’entends parler pour la première fois, sur un prétendu « gonflement artificiel » du nombre de congressistes dont auraient été coupables des membres de la « commission des adhésions » !! Cette commission avait été chargée fin avril par le Comité national paritaire de préparation du congrès d’élaborer la liste des adhérents et des congressistes. Elle était elle-même constituée sur une base paritaire (membres d’Ettajdid et « indépendants ») et toutes les sensibilités sans exception y étaient représentées, étant entendu que son travail devait se terminer avec l’ouverture du congrès, et c’est effectivement ce qui s’est passé, puisque celui-ci a commencé ses travaux, comme tous les congrès, par l’élection d’une « commission de vérification des mandats » tout à fait différente. Notez que c’est à l’unanimité de ses membres que cette commission a proposé, par la bouche de son rapporteur, Me Néjib Halouani, la validation de la liste des congressistes, proposition approuvée par l’ensemble – je dis bien l’ensemble –  du congrès, lors d’une séance qui était, soit dit en passant, co-présidée par Mme  Sana Ben Achour et M. Mohamed Ali Halouani… Tout cela pour dire que, logiquement et sur le plan de l’éthique,  les rumeurs bizarres et les contrevérités du type de celles dont vous avez fait état ne peuvent en aucun cas provenir de congressistes, quelles que soient par ailleurs les appréciations des uns ou des autres à propos des résultats du congrès… – Ce parti a vu l’entrée d’un grand nombre de personnalités indépendantes ayant joué un rôle de premier plan dans la fondation et l’animation de l’Initiative Démocratique. Cela signifie-t-il qu’Ettajdid rénové est censé se substituer à cette dernière ? – – Pas du tout ! la raison d’être et l’ambition de notre parti est de mettre toutes ses forces et toutes ses compétences au service de la construction d’un pôle démocratique et progressiste large et puissant capable à la fois de jouer le rôle d’un contre-pouvoir et de se proposer aux citoyens comme un pouvoir alternatif porteur d’un projet de démocratisation, de modernité et de justice sociale et capable de réaliser la transition vers la démocratie tout en en développant les acquis nationaux et en les préservant contre les risques de régression inhérents à d’autres projets qui instrumentalisent indûment la religion. Même si la plupart des militants naguère indépendants ont dépassé leurs réserves passées à l’égard de l’appartenance organique et occupent aujourd’hui une place de premier plan dans notre parti rénové, il en est d’autres qui doivent pouvoir jouer pleinement leur rôle au sein d’une mouvance souple telle que l’Initiative Démocratique, sans parler des mouvements organisés qui ont déjà fait un bout de chemin important avec nous dans le cadre de cette même mouvance et de tous les autres que nous espérons gagner à notre grand projet d’unification des forces démocratiques et modernistes. – – Mais la constitution de ce parti avait démarré avec l’Initiative démocratique et le symbole de celle-ci est Mohamed Ali Halouani, candidat à la présidence de la République en 2004. Or ce dernier a démissionné et contesté la légalité du congrès. Qu’en pensez-vous ? – –  Vous savez, les grands projets historique ont ceci de fort qu’ils ne dépendent pas des évolutions qui peuvent survenir dans les choix personnels de tel ou tel de leurs cadres, quelle que soit l’importance symbolique ou réelle que ceux-ci puissent avoir eue à un moment ou un autre de nos luttes, lesquelles doivent transcender et transcendent en effet toutes nos individualités sans exception car nous ne sommes que des « passeurs de témoin » et nous nous devons de jouer notre rôle avec toute l’humilité requise. Concernant la démission de Mohamed Ali  Halouani, je ne peux que la regretter, même si j’éprouve encore beaucoup de difficulté à en comprendre les motivations et surtout la cohérence : cohérence avec notre parcours commun et avec les décisions prises à l’unanimité par notre mouvement et son Conseil national – dont il était le président – d’ouvrir notre congrès, de le préparer et de le tenir dans le cadre du partenariat total ; cohérence avec les décisions du Comité paritaire de préparation du congrès, dont il était membre et même rapporteur de l’une de ses commissions ; cohérence avec les travaux mêmes du congrès qu’il a lui-même co-présidé…Je vous signale d’ailleurs que les justifications qu’il a fournies par voie de presse ne concernent nullement la légalité du congrès mais relèvent plutôt d’une appréciation politique et idéologique générale qui lui est toute particulière et que je m’abstiendrai de juger ici. Quoi qu’il en soit, je réitère ce que j’ai déjà dit à votre consoeur Assabah : je suis prêt à considérer cette décision hâtive comme n’ayant pas eu lieu et je demeure, comme l’ensemble de mes camarades de la nouvelle direction, tout à fait ouvert à toute forme de dialogue constructif… – Y a-t-il des initiatives envisagées pour réintégrer les dissidents et ceux qui ont été exclus du parti ou l’ont quitté en 1999 ? – – Encore une fois, le terme « dissidents » est loin d’être approprié pour les raisons que j’ai déjà exposées… S’agissant des militants qui, pour une raison ou pour une autre, s’étaient trouvés en dehors des structures du mouvement, je ne vois pas pourquoi il faut privilégier la date dont vous avez parlé, car il y a eu d’autres périodes qui ont connu des formes diverses d’éloignement de militants de valeur par rapport à l’activité organisée. Beaucoup d’entre eux nous ont rejoints à l’occasion de la préparation et de la tenue du dernier congrès, d’autres s’apprêtent à le faire de manière spontanée sans avoir besoin d’une quelconque décision de réintégration pour la bonne raison qu’il n’y avait jamais eu de décision d’exclusion. Reste le cas de quelques personnes qui avaient à un certain moment décidé d’adhérer à d’autres partis appartenant à la sphère proche du parti au pouvoir et qui peuvent aujourd’hui avoir tiré les leçons qui s’imposent de leur expérience. Si c’est à ceux-là que vous pensez, je vous dirai que je ne dispose à ce jour d’aucune information précise sur ce point et sur un éventuelle demande de « réintégration ». On avisera donc le moment venu… Dans tous les cas, notre attitude est et restera celle du dialogue, de l’ouverture et de l’attachement à l’unité la plus large dans le cadre du respect des principes politiques et éthiques justes qui sont les nôtres.  Interview réalisé par Néjib SASSI (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 27 août 2007)

 


 

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