21 février 2009

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TUNISNEWS

8 ème année, N° 3196 du 21.02.2009

 archives : www.tunisnews.net  

Essabil On Line: Les prisonniers du bassin minier en grève de la faim à la prison de Gafsa AP: La situation des immigrés à Lampedusa préoccupante La Nuova: Trasferiti da Lampedusa a Elmas 100 clandestini ATS: Les détenus de Bagram n’auront pas les mêmes droits qu’à Guantanamo AFP: Le Maghreb à la traîne pour son commerce interrégional Abdo Malaaoui: L’affaire Maatar ! Houcine Ghali: Scènes Tunisiènnes Mizaanoun: Israël : le Mal absolu

 

Liste actualisée des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l’initiative : manfiyoun@gmail.com


Les prisonniers du bassin minier en grève de la faim à la prison de Gafsa

Essabil On Line, Tunis Madame Jennet Abdaoui a rendu visite vendredi 20 février à son fils, Rachid Abdaoui, prisonnier du bassin minier et membre du Parti Démocratique Progressiste, qui l’a informée que les prisonniers « du bassin minier » à la prison de Gafsa étaient en grève de la faim depuis la veille, le 19 février, pour protester contre l’absence de lits ; depuis le début de leur incarcération, ils dorment à même le sol dans des conditions pénibles. Lorsqu’ils ont demandé à l’administration l’amélioration de leur conditions d’incarcération, les agents les ont violemment agressés, ce qui les a conduits à mener une grève de la faim. Zouhaïer Makhlouf Tunis, (Source : Essabil On Line, 20 février 2009) (traduction ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT)


La situation des immigrés à Lampedusa préoccupante

Associated Press (AP)  20/02/2009 14h47 Une organisation gouvernementale tunisienne en charge des droits de l’Homme s’est dite «préoccupée» par la situation des immigrés clandestins tunisiens retenus dans les centres d’accueil de l’île sicilienne de Lampedusa, en Italie. Elle entend dépêcher une mission sur place. Dans un communiqué transmis aujourd’hui à l’Associated Press, le comité supérieur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales déclare «suivre avec préoccupation les événements» survenus dans ces centres et leurs répercussions sur la situation des Tunisiens qui y résident. Il annonce l’envoi dans l’île italienne d’une délégation conduite par son président «en vue de se rendre compte de visu de la situation des citoyens tunisiens», en notant que «les autorités tunisiennes compétentes suivent de près ce dossier». Selon des informations de presse, plusieurs centaines de Tunisiens font l’objet de mesures d’expulsion et attendent d’être rapatriés à la suite d’un accord intervenu entre le ministre tunisien de l’intérieur, Rafik Haj Kacem, et son homologue italien Roberto Maroni, lors d’une visite effectuée par ce dernier à Tunis le 28 janvier dernier. L’accord, qui porterait notamment sur le rapatriement de 1 200 immigrés illégaux tunisiens, a été annoncé à Rome, tandis qu’à Tunis, les autorités ont observé le mutisme à ce sujet. Depuis, des journaux locaux font état de heurts entre les clandestins et les forces de l’ordre, faisant de nombreux blessés. Une dizaine d’immigrés ont même tenté de se suicider face à la menace de leur expulsion, selon certains quotidiens. Pour sa part, la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) a appelé à «respecter la dignité et les droits» des immigrés placés dans ces centres surchargés, en dénonçant «les conditions inhumaines» qui y prévalent. Dans un communiqué, la LTDH a rendu hommage à la solidarité manifestée par la population de l’île italienne envers les immigrés, contraire aux «discours xénophobes des autorités italiennes«.


Trasferiti da Lampedusa a Elmas 100 clandestini

Il questore di Cagliari assicura «si tratta solamente di una parentesi di trenta giorni» CAGLIARI. Cento tunisini della rivolta di Lampedusa sono stati portati nel centro di prima accoglienza di Elmas (Cpa) e per l’occasione la struttura è stata promossa Cie, centro per l’identificazione e l’espulsione. La riclassificazione è temporanea, vale per il mese dell’alloggio forzato dei cento tunisini durante il quale gli extracomunitari si troveranno di fatto in uno stato di detenzione. In altre parole: se dovessero scappare, la loro sarebbe un’evasione e non un semplice allontanamento, privo di conseguenze sul piano penale. Vuol dire che il Cpa dovrà essere presidiato di notte e di giorno.  Nulla si sa di eventuali criteri di selezione delle persone arrivate a Elmas mercoledì alle 23.30. Dei centottanta trasferiti, cento sono stati portati a Elmas, la domanda che ieri circolava libera era: sono i capi della rivolta? sono quelli che avevano rifiutato di fare lo sciopero della fame innescando così la reazione esasperata dei compagni decisi a lottare per evitare il rimpatrio forzato, sono tutti e due i gruppi assieme col rischio che si ripetano anche qui i disordini nati nel Cie dell’isola siciliana. L’agenzia Italia ieri riportava le dichiarazioni del questore di Agrigento Girolamo Di Fazio: «A Lampedusa, poteva essere una strage». Come è noto uno dei quattro padiglioni del centro di identificazione è stato incendiato, cinquanta immigrati sono rimasti intossicati o feriti, venti fra gli uomini delle forze dell’ ordine. «I poliziotti hanno condotto un’azione eroica – ha aggiunto Di Fazio al cronista dell’Agi – perchè gli immigrati prima si sono barricati dentro l’edificio e successivamente hanno appiccato il fuoco in tre punti diversi. Gli agenti hanno capito il pericolo e hanno proceduto a sfondare le barricate e dopo a portare fuori, uno dopo l’altro, gli immigrati che si erano barricati dentro. La situazione era diventata molto delicata e poteva davvero essere una strage».   Cento a Elmas, ottanta a Gorizia mercoledì notte e ieri mattina 120 sono stati trasportati a Crotone. Il viceprefetto Bruno Corda spiega che il Cpa di Elmas «è stato riclassificato in Cie per una durata massima di un mese e non è nelle intenzioni del ministero trasformare in modo permanente la classificazione del Cpa che è anche Cps (centro primo soccorso) in Cie. Le classificazioni resteranno quelle che erano, salvo questa parentesi. E’ già successo in passato che il Cpa diventasse anche qualcos’altro: con gli immigrati clandestini che avevano chiesto asilo politico. In attesa che la commissione si pronunciasse sulla richiesta, gli extracomunitari giunti in Sardegna che avevano chiesto asilo politico erano ospitati a Elmas con relativa riclassificazione per un periodo limitato». Il punto è che verso l’organizzazione del Cpa di Elmas già nella sua condizione di centro di prima accoglienza ci sono state pesanti critiche da parte dei sindacati di polizia: la struttura, infatti, non sarebbe di per sé adatta a ospitare persone le più diverse, spesso esasperate da un’attesa che, per loro, a volte significa perdere l’unica occasione di trovare un lavoro in Italia o in Francia. «Col ministero – spiega ancora il viceprefetto – stiamo valutando la possibilità di incrementare gli spazi di tipo ricreativo». La permanenza nel Cpa dovrebbe essere molto breve. Per il centro di primo soccorso è prevista al massimo nelle 48 ore successive allo sbarco, col Cpa non ci sono tempi definiti, ma secondo la legge la permanenza deve durare il tempo stretto per fare le pratiche amministrative da inviare ai centri di identificazione. Si è arrivati anche a venti giorni, un mese: «L’invio ai Cie – spiega Corda – è subordinato alla disponibilità di posti in quei centri e poi d’estate in Sardegna c’è l’oggettivo problema di trovare posto in aereo e anche i charter non sono così disponibili». Per non girare intorno al timore principale: questi cento clandestini sono quasi tutti giovani e non vogliono tornare in patria, a Elmas staranno rinchiusi al piano terra se tutto va bene almeno per un mese, la situazione è oggettivamente rischiosa. Il viceprefetto: «C’ è stato un ulteriore rafforzamento delle misure di vigilanza a carico di tutte le forze di polizia». (20 febbraio 2009) (Source: « La Nuova » (Italie) le 20 fevrier 2009) Lien: http://lanuovasardegna.gelocal.it/dettaglio/trasferiti-da-lampedusa-a-elmas-100-clandestini/1593572?edizione=EdRegionale
 
 
 

Les détenus de Bagram n’auront pas les mêmes droits qu’à Guantanamo

 

ATS | 21.02.2009 | 19:08
PRISONNIERS | Le gouvernement de Barack Obama refuse d’accorder aux détenus de la base de Bagram en Afghanistan les mêmes droits que ceux dont bénéficient les prisonniers de Guantanamo, comme contester leur détention. Le gouvernement américain était invité à se prononcer sur cette question à la demande d’un juge fédéral, John Bates, saisi par quatre détenus de la base aérienne de Bagram. La Cour « demandait au gouvernement de lui indiquer s’il entendait affiner sa position sur la compétence de la Cour quant aux plaintes des prisonniers de la base militaire de Bagram, en Afghanistan, au sujet de leur détention », écrit un des procureurs du ministère de la Justice, Michael F. Hertz, dans la réponse gouvernementale, adressée vendredi au juge. « Après examen de la question, le gouvernement se range aux positions qu’il avait précédemment adoptées », du temps du président George W. Bush, ajoute-t-il dans ce texte, dont l’AFP a obtenu copie. Cette décision revient à interdire aux quatre plaignants, deux Yéménites, un Afghan et un Tunisien, et aux centaines de détenus de Bagram la possibilité de contester leur détention devant une juridiction américaine et d’obtenir un avocat, deux droits garantis par la constitution américaine. « La décision du gouvernement Obama de se ranger à une position qui avait contribué à faire de notre pays un paria dans le monde pour son mépris flagrant des droits de l’homme est profondément décevante », a commenté une des avocates de trois des requérants, Barbara Olshansky.


Le Maghreb à la traîne pour son commerce interrégional  
 
AFP Le 20 fevrier 2009 TUNIS (AFP) — Le Maghreb est à la traîne en matière de commerce interrégional, qui représente moins de 3% des échanges des cinq pays le composant, loin des ambitions affichées, ont souligné des experts réunis à Tunis pour le 20e anniversaire de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Selon les participants, trente-sept accords et conventions ont été signés sans pour autant concrétiser l’intégration économique projetée dans le cadre d’une zone de libre échange pour un marché commun potentiel de 90 millions de consommateurs. Fondée le 17 février 1989 par l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie, l’UMA est minée par des problèmes politiques qui paralysent son intégration, notamment sur le dossier du Sahara Occidental, malgré les injonctions répétées de ses partenaires internationaux. La dernière en date émanait du Fonds monétaire international (FMI) dont le directeur Dominique Strauss-Kahn demandait en novembre aux pays maghrébins de s’appliquer à eux-mêmes les relations qu’ils entretiennent avec l’Union européenne (UE). Ces pays, qui effectuent globalement près de 80% de leurs échanges avec l’UE, peinent à s’ouvrir leurs propres frontières et à activer une Banque commune pour l’investissement et le commerce extérieur. « Des progrès ont été accomplis », mais le potentiel inexploité reste très élevé, a constaté le ministre tunisien du Développement Mohamed Nouri Jouini. Selon lui, « un accroissement conséquent des échanges apporterait deux points de croissance supplémentaires à chacun des pays et permettrait de réduire le chômage » qui frappe notamment les jeunes maghrébins tentés par l’immigration. « Nos économies sont complémentaires et la région renferme près de 3% des réserves mondiales en pétrole, 4% des réserves en gaz naturel et 50% des réserves prouvées en phosphates », a-t-il souligné son adresse au colloque. Mabrouk Bahri, organisateur du colloque et président de l’Union maghrébine des agriculteurs, a alerté les pays l’UMA sur le risque d’affronter en ordre dispersé les défis de l’insécurité alimentaire, du changement climatique, la rareté des ressources halieutiques et le manque d’eau. Pour le secteur privé, Hédi Djilani a déploré au nom l’Union des entrepreneurs l’absence de réglementations et d’instruments financiers communs et mis en cause les problèmes du transport aérien, maritime et terrestre dans la région. Il a notamment imputé au secteur privé « la responsabilité du non-Maghreb », dénonçant « un environnement caractérisé par son protectionnisme et sa faible disposition à accepter les règles de la libre concurrence ». Les participants, dont des représentants de l’agence des Nations unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO), ont aussi attiré l’attention sur les enjeux des négociations multilatérales sur la libéralisation du commerce agricole. Les produits agricoles (fruits, légumes, huiles, produits de la mer, conserves) représentent près de 11% du total du commerce régional, selon l’Union tunisienne de l’agriculture de la pêche.


L’affaire Maatar !

 

Abdo Malaaoui

Montréal \ Canada

 

Nous sommes tous pour le respect des Lois et pour l’État de droit ! Le gouvernement tunisien est accusé de pratique déloyale et l’utilisation de la répression par tous les moyens légaux et illégaux y inclus le dernier instrument : « La fiscalité !».

 

J’ai  la chance de rencontrer à Montréal sa gentille et brave fille Madame Mataar, une avocate bien confirmée qui m’avait expliqué techniquement la situation depuis son commencement ! Je suis un gestionnaire confirmé, je connais bien la comptabilité, les enjeux fiscaux puisque j’ai eu deux entreprises en Tunisie mais aussi au Canada.

 

J’ai trouvé plusieurs failles et j’ai compris que le conflit n’est pas seulement fiscal mais aussi personnel ! Je me trouvais dans un dilemme : Comme défenseur de droit de l’Homme, qu’est-ce que je dois faire ? Est-ce que je dois appuyer une cause qui n’est pas encore claire ou jouer le perroquet et sortir mon arsenal et y participer encore à un nouveau conflit ?

 

Je trouve dommage que des avocats de calibre international comme Me Mataar se font avoir facilement par manque de compétence en gestion. Comment des bureaux d’avocats n’ont pas un système comptable clair et précis qui pourrait à l’occasion se faire auditer par un cabinet d’expertise comptable (même si la loi ne les oblige pas !). Comment un avocat qui défend les droits de l’Homme se laisse avoir facilement !

 

Dans tous les pays du monde entier, l’argent des clients sont toujours déposés en Fidéicommis et ils ne sont jamais mélangés avec l’argent de la société ou du bureau, etc.. ! Pourquoi cette pratique n’est pas respectée en Tunisie ? Qu’est-ce que le législateur tunisien attend pour légiférer contre cette grande faille !

 

À mon humble avis et par expérience, je pense qu’il faut scinder ce problème en deux parties :

1- le problème fiscal de Me Mataar et

2- le problème politique de Me Mataar.

 

Ils sont deux problèmes complètement différents. Ne donnant pas la chance aux technocrates et politiciens malveillants de créer la confusion au sein de l’opinion publique.

 

Pour le premier problème, la solution est très simple à condition aussi que Me Mataar accepte les règles de la démocratie et ne continue pas de s’entêter ! Il est de l’intérêt des deux parties (Me Mataar et le gouvernement tunisien) d’accepter qu’une Commission d’enquête internationale composée par une équipe neutre d’experts canadiens à la retraite. Cette équipe peut avoir de professeur fiscaliste, d’expert comptable, d’ex-procureur, d’ex-juge et de gestionnaire de projet. Cette équipe peut se rendre en Tunisie pour faire une contre expertise et rendra son rapport public !    

 

Ce rapport nous montera si le problème de Me Mataar est fiscal comme le prétend le gouvernement tunisien ou politique comme le prétend Me Mataar !

 

Je suis un défenseur des droits de l’Homme, je dois rester vigilent et de ne pas embarquer les yeux fermés ! Je dois comprendre et m’assurer que la cause est juste ! La Tunisie n’est pas et ne sera pas mon ennemi ! Par principe je dois soutenir Me Mataar et tous ceux et celles qui se disent opprimé(e)s, mais il faut aussi me donner une preuve de la justesse de leur cause et ce que je viens de demander à Me Mataar par l’intermédiaire de Tunisnews !

 

E.Mail : maalaoui@yahoo.com


SCENES TUNISIENNES
Houcine Ghali, Genève Le 13 février 2009 à l’ aéroport de Tunis, gate 57 en partence pour Genève. Mon fils a eu l’ envie de prendre un cascrout au desk du coin. Je profite de l’ occasion pour prendre une bière pression de 2,5 cl. L’ addition a été d’ une lourdeur qui m’ a estommaqué: 10,5 dinars! Le sandwich coûte 5,5 dinars et la misérable bière pression 5 dinars! Je n’ enrtevenais pas parce que j’ ai comparé avec ce que coûtaient ces deux mêmes produits à l’ aéroport de Genève et j’ ai constaté qu’ à Tunis ils sont de loin plus cher! En effet,l à Genève je les ai payés l’ équivalent de 9 dinars . Et pourtant, le pouvoir d’ achat en Suisse est 10 fois plus élevé qu’ en Tunisie et la main d’ oeuvre encore dix fois plus coûteuse. Le serveur m’ a rétorqué que celui qui prend l’ avion a les moyens de payer cher! Ainsi donc, dans ce pays qui se gargarise d’ être un Etat de droit et des institutions, le privé est libre d’ arnaquer les gens sans vergogne sans qu’ il soit dérangé par quiconque. Houcine.ghali@bluewin.ch


 

Israël : le Mal absolu /1 Un esprit pathologique

Mizaanoun

Les élections, n’importe lesquelles, qui se déroulent dans l’état sioniste, l’état que le président français, Nicolas Sarkozy, appelle, sans le moindre scrupule, une « grande démocratie », n’ont jamais été autre chose qu’une surenchère entre des candidats à la destruction et l’assassinat des arabes.  Et afin de gagner la voix de l’électeur, chaque candidat présente le programme  qu’il considère le plus efficace, le plus létal et le plus convaincant. Tous savent qu’ils s’adressent à un électeur, qu’il soit de droite, d’extrême droite, de gauche ou autre, qui est ivre de racisme, de vanité et de sang. Un électeur qui scrute les aptitudes réelles des candidats pour être sûr de choisir le mieux placé et capable d’accomplir la mission de terre brûlée sans pour autant donner le moindre signe de crainte de qui que ce soit ou de quoi que ce soit. Toutes les boucheries et les destructions auxquelles on a assisté, depuis plus de soixante ans et qui ne sont pas, contrairement à ce qu’on veuille le faire croire, des guerres au vrai sens du terme, ont jouit toujours de l’approbation des plus de 90% de  ces électeurs. Depuis la création de cet état, tous les dirigeants, sans exception aucune, sont arrivés au pouvoir avec toutes les crédibilités  d’authentiques monstres couverts de sang.

D’abord les chefs des réseaux terroristes qui avaient agi  dans la clandestinité durant le mandat britannique sur la Palestine. En commençant par Ben Gourion, Béguin, Shamir, Dayan etc. tous avaient créé ou appartenus aux groupes terroristes les plus célèbres tels que « Haganah », «  Stern », « Irgoun » etc. Tous ces terroristes se sont succédé au pouvoir après la création de  cet état et ont été accueillis dans les capitales occidentales avec tous les honneurs. Par la suite et jusqu’à nos jours ce sont toujours les chefs militaires qui ont fait leur preuve de feu, de sang et surtout de terre brûlée ou leurs directs descendants qui sont élus et aussi réélus. Pour ce qui est de la dernière boucherie de Gaza, elle ne semble pas avoir donné toute la satisfaction nécessaire à l’ensemble des électeurs israéliens y compris à ceux qui se considèrent les membres du camp de la paix. Tous sont unanimes pour conclure que les forces armées ne sont pas allées jusqu’au bout de leur mission!

Dans une caricature parue dans un quotidien de Barcelone[1] on y voit trois arabes assis autour d’une table  commentant les dernières élections israéliennes. L’un dit : « Vous savez que le vainqueur aux élections en Israël est le centre-droite ? Le deuxième, sur un ton interrogatif se demande : « Mais quelle est la différence entre le centre-droite, la droite ou l’extrême droite ? »  Et le troisième qui répond : « C’est très simple : La droite préfère nous tuer avec  des bombes  au phosphore blanc. L’extrême-droite est plutôt pour l’utilisation de la bombe atomique. Quant à ceux du centre, ils se contentent d’employer les sympathiques bombes normales.» Ça se passerait, bien entendu, de tout commentaire si ce n’est que l’auteur et le journal ne sont ni arabes ni musulmans ni même d’un de ces pays «dominés», marginaux ou marginalisés.

Dans un article[2] dans le journal de langue arabe « Al Quds El arabi » qui paraît à Londres, le journaliste se référant à cette même mentalité de cette horde d’individus assoiffés de sang écrit entre autres :«(…) Ce que j’ai écouté sur les ondes de la BBC est bien révélateur sur l’état d’esprit qui règne au sein des israéliens. (…) Il s’agit d’un jeune qui s’exprimait en anglais avec un fort accent américain. Il accuse le général Sharon d’être à l’origine de l’insécurité dont souffrirait la société israélienne. Mais comment dites-vous ça ? – Oui il est le coupable d’avoir retiré en 2005, les troupes de Gaza. Et le voilà en ce moment en train de payer pour le mal qu’il a causé à son peuple. Il est toujours suspendu entre la vie et la mort. Ni la terre n’accepte de l’ensevelir ni le ciel n’est disposé à lui accorder sa miséricorde.»

« Effectivement, continue l’auteur, le boucher Sharon se trouve depuis trois ans dans le coma. Et toujours selon cet esprit pathologique, il reçoit le châtiment divin qu’il mérite, non pas pour ses innombrables crimes qui ont commencé avec le massacre du village palestinien de Qabia (Palestine), en 1953, mais pour avoir trahi la cause du peuple israélien ! À ce point est arrivé l’aveuglement délibéré et l’absence de tout scrupule, dans la majorité écrasante de la société sioniste qui tourne le dos à toutes les vérités jusqu’à oser, dans une insolence totale, accuser Sharon, l’un de ses plus fidèles serviteurs, d’avoir bradé leur cause. Et pourquoi ? –  Parce que tout simplement, dans le but  réduire les pertes militaires, il a décidé de retirer les troupes et procéder à leur redéploiement en dehors de  Gaza et ainsi remplacer l’occupation par un blocus total sans faire courir le moindre risque à ses soldats. Sharon a recouru à cette stratégie après avoir été aussi amèrement déçu d’avoir échoué de se débarrasser de la Bande de Gaza en la faisant annexer par l’Égypte, que son prédécesseur, Isaac Rabin, qui ne voyait pas se réaliser son rêve, à savoir,  de se lever un beau matin et constater que la mer avait avalé Gaza.» Le dénigrement envers le boucher Sharon n’a été dépassé que par l’exécution pure et simple du général Rabin accusé lui aussi d’avoir trahi la cause en signant « les accords de paix des courageux » avec Yasser Arafat. Une mort inutile car comme tout le monde le sait, tous les accords antérieurs et postérieurs signés par cet état n’ont jamais conduit à rien d’autre qu’un gain de temps, bien calculé, dans une stratégie sioniste de longue date. Tous les accords ont été toujours effacés  dans un bain de sang entre massacres et  destructions.

L’impératif de la dissuasion permanente.

Dans un autre article écrit par Norman Finkelstein[3] sous le titre : « Les dessous du dernier bain de sang à Gaza » l’auteur cite les propos d’un célèbre journaliste israélien qui se lamente sur le résultat de la boucherie en ces termes : « C’est dommage que cela ne se soit pas passé directement après le retrait des colons de Gaza en 2005. » Le célèbre journaliste ne se lamente pas pour les milliers d’innocents entre lesquels des centaines d’enfants et de femmes qui ont péri. Il ne se lamente pas pour les dévastations causées par les bombardements massifs par air, mer et terre jour et nuit contre une population sans défense. Ainsi est la nature commune à tous les membres de cette horde. Dans l’article il y a encore plusieurs points sur lesquels on reviendra un peu plus loin.    

Donc cet aveuglement ne se limite pas aux personnes courantes de cette société, car ses dirigeants en sont beaucoup plus imprégnés. « Lors d’une rencontre avec le journal israélien Yediot Ahranot – cite toujours l’auteur de l’article du journal Al Quds –  après sa démission du 21 juillet 2008, Ehud Olmert a déclaré que jamais il n’oubliera une réunion qu’il avait eue un jour avec Ariel Sharon. « C’était, dit-il, à la veille d’un voyage que je devais faire aux États-Unis pour une réunion secrète avec Condolezza Rice, juste après le retrait des troupes de Gaza par Sharon (Au mois d’août 2005) (…) Ce soir là Sharon avait le visage tellement blême et cadavérique, que  je ne me souvienne jamais l’avoir  vu auparavant dans un tel état. J’ai demandé à mon ami Dow Weinglass s’il en savait quelque chose. Effectivement il m’a dit que Sharon, ce soir-là, venait juste de sortir d’une réunion qu’il venait d’avoir avec les membres du Comité des affaires étrangères et de la Défense du Knesset. Il était pris à partie par Ozi Landau et Evy Eitam. Les deux  l’avaient abreuvé d’insultes le traitant de criminel, de méprisant, de voleur etc. (…) Quelques semaines après, l’homme était fini. [Et ça fait trois ans que Sharon se trouve dans la même situation. Une situation, cliniquement parlant, de coma profond.]

Toutes ces caractéristiques sinistres des membres de cette société ne sont pas l’exclusivité de la droite, puisque un autre porte-parole israélien qui s’est présenté comme de gauche, du côté du camp de la paix, a déclaré à la même chaîne BBC, qu’il a perdu tout espoir de paix. D’après lui il ne voit, depuis plusieurs années, que des concessions du côté israélien sans contre partie substantielle [du côté arabe]. Des concessions à Oslo, des concessions au Liban, des concessions à Gaza. Et qu’est-ce qu’on a reçu après tout cela ? – Rien du tout. Rien que les roquettes de Gaza qu’on nous lance dessus  et par conséquent l’insécurité permanente.

Il n’est pas question ici – continue toujours le journaliste d’Al Quds – de verser des larmes sur Sharon ni de dénoncer la droite ou la gauche qui sont deux jumelles, mais c’est surtout  pour mettre en évidence, que ce que soutiennent beaucoup d’observateurs et experts dans leurs analyses n’est pas vrai du tout,  à savoir, que le problème en Israël réside dans le fait qu’il n’y a pas au sein des dirigeants suffisamment de courage et de volonté pour accepter une solution intermédiaire alors que le peuple, comme tous les autres peuples, n’aspire  à rien d’autre que la paix. Un tel raisonnement est totalement faux. La source du mal dans l’état sioniste, réside dans cet état  d’esprit pathologique de la population bien avant celui de ses dirigeants. (…) C’est un peuple,  qui tout en applaudissant des deux mains le massacre de Gaza, a  exigé beaucoup plus de bombes, plus de massacres et plus de destructions. Et quand il s’est rendu compte que, sous les décombres, il y avait encore des êtres humains qui ont survécu et respirent encore, il a exprimé un profond malaise à l’égard des armées sionistes qui n’ont pas été jusqu’au bout pour bien achever leur mission !

Un peuple, dans toutes ses composantes politiques, de la droite à la gauche y compris ses colombes de la paix, qui considère que le fait d’avoir céder un lopin de  la terre  arabe qu’il occupe par la force du feu et du sang, soit une concession et même une douloureuse concession, il est  impossible de le considérer, sous quelque forme que ça soit un peuple de bien. C’est un peuple du Mal absolu. Il n’est même pas reconnaissant envers les siens comme Rabin ou Sharon. À la simple idée d’entendre parler d’un seul et unique état où pourraient coexister les deux peuples, il sursaute de frayeur et en même temps il met tous les obstacles devant la solution de deux états séparés. »

Jusque là c’était l’article paru dans le journal « Al Quds » de Londres très enseignant quand même sur un aspect de  la nature de « ces voisins » que d’aucuns, surtout au sein des « élites  arabes » veuillent qu’ils  soient les nôtres et pour l’éternité !

Le professeur N. Finkelstein dans le même article déjà cité, explique les motifs fondamentaux derrière le dernier massacre de Gaza et écrit : « Le souci principal d’Israël dans cette attaque est –  comme le rapporte, en citant des sources israéliennes, Ethan Bronner (Le correspondant du The New York Times au Moyen Orient) – de rétablir sa force de dissuasion, parce que ses ennemis n’ont plus aussi peur de lui qu’avant, ou n’ont pas trouille comme ils le devraient.» Préserver sa capacité de dissuasion a toujours pesé lourd dans la doctrine israélienne.

C’était, par exemple, la raison principale du déclenchement de la première attaque de l’Égypte en juin  1967 (…)

Même si l’auteur n’en parle pas dans son analyse-ci, il y a eu avant 1967, l’attaque tripartite de l’Égypte par les israéliens, les français et les anglais en 1956 déjà. Peut être classe-t-il cette agression dans un autre cadre qui devrait surtout profiter à l’empire britannique chancelant et au colonialisme français de l’Algérie aux abois. Néanmoins c’étaient bien les israéliens qui avaient tout fait pour inciter les uns et les autres d’intervenir militairement avec eux.

En effet, même si en mai 1967 le président Nasser avait déclaré que le détroit de Tiran fermé aux navires sionistes, il n’avait aucune intention d’entrer en guerre. Fait confirmé par plusieurs sources dont, par exemple, ce qu’a rapporté le vétéran journaliste égyptien Mohammed H. Heykel[4]. Finkelstein écrit donc à ce sujet : «… Les bateaux traversaient librement le détroit quelques jours après l’annonce de sa fermeture par Nasser. Il est important d’ajouter qu’après enquête, les agences du renseignement américain avaient conclu que les égyptiens n’avaient aucune intention d’attaquer et dans le cas improbable où ils le feraient, seuls ou en collaboration avec d’autres pays arabes, Israël n’aurait aucun mal – selon les mots mêmes du Président Lyndon Johnson – « à leur botter le cul. » (« Whip the hell out of them.») (…)

La menace pour Israël était plutôt la prise de conscience grandissante des pays arabes, insufflée par le nationalisme radical de Nasser. (…) Et qu’ils [les pays arabes] n’auraient plus à suivre les ordres israéliens. Par conséquent, le Commandant Divisionnaire Ariel Sharon a assuré aux membres du cabinet israélien qui hésitaient  à attaquer, qu’Israël était en train de perdre « sa force de dissuasion…notre arme principale – la peur de nous »… Israël a donc déclenché, en juin 1967, une guerre « pour restaurer la crédibilité de la force de dissuasion israélienne » (Zeev Maoz, analyste stratégique d’Israël)

Avant de continuer avec l’analyse de N. Finkelstein faut-il faire ici un petit arrêt pour une petite mise au point. Contrairement à ce que diffusent les moyens de propagande, de mystification et de confusion, principalement les occidentaux, rejoints ces derniers temps par les médias des régimes arabes et leurs élites intellectuelles, jusqu’à présent il n’y a jamais eu de guerre de la part des arabes pour libérer la Palestine. En 1948, les israéliens qui venaient officiellement de déclarer la création de l’état d’Israël étaient bien au courant de la quantité des troupes arabes et surtout du genre d’armement dont elles disposeraient. Toutes les armées arabes de la région, celles d’Égypte, de Jordanie et d’Irak étaient sous le contrôle des anglais. Tous ces pays arabes étaient sous le protectorat de l’Empire anglais. Quant aux pays arabes lointains, comme ceux du Maghreb ils étaient aussi tous colonisés directement par la France. Il est inimaginable que l’Angleterre qui avait promis un foyer pour les sionistes en Palestine, à travers la fameuse déclaration du 2 novembre 1917 signée  par le ministre des affaires étrangères de sa majesté, Arthur James Balfour et  dirigée au baron Lionel Walter Rothschild pour la transmettre à la Fédération Sioniste, puisse armer les troupes arabes avec des armes susceptibles de leur permettre d’arrêter la construction de cet état. Donc cette « guerre » déclarée par les « armadas arabes » contre le « pauvre petit état » qui venait de se créer n’était en réalité que le premier grand massacre officiel.

En 1956 il y a eu l’invasion tripartite de l’Égypte dont on en parlé plus haut. C’était le deuxième grand massacre. Les intérêts des trois agresseurs étaient de la même nature colonialiste. En 1967, comme cela était bien expliqué plus haut dans l’analyse de N. Finkelstein. Celle de 1973 était bien une guerre déclenchée du côté arabe par l’Égypte et la Syrie, non pas pour libérer la Palestine, mais pour récupérer, pour le premier, le Sinaï et pour le deuxième le Plateau du Golan. Anouar Sadat, le président égyptien qui sera assassiné en 1981, s’est arrêté au milieu du chemin, déclarant, comme s’il venait de s’en apercevoir brusquement, qu’il était inutile de continuer la guerre  alors que les 99% des cartes de la solution se trouvent entre les mains des Etats-Unis. Et ainsi joignant la parole au fait, il décide de se rendre à Tel Aviv pour reconnaître d’une manière solennelle l’état sioniste, lors de son discours devant le Knesset. Une reconnaissance qui sera paraphée lors des fameuses négociations et accords de Camp David aux Etats-Unis. En vertu de ces accords, Sadate récupère le Sinaï qui sera totalement démilitarisé et par conséquent sans souveraineté. Il avait auparavant, en pleine bataille, abandonné la Syrie à son sort et le Golan demeure encore aujourd’hui colonisé par les israéliens.

En 1982 c’est le grand massacre au Liban de Sabra et Chatila et l’occupation du Sud du Liban qui va durer jusqu’à 2000. Le 1er. octobre 1985 l’aviation militaire sioniste – 8 mirages – a poussé l’audace et a volé jusqu’aux abords de Tunis, à 2.400 km de ses bases, pour commettre le massacre de Hammam El Chat qui s’est soldé avec plus 73 morts et plusieurs centaines de blessés. En 2002 le grand massacre de Jenine. Dans cet énorme camp de réfugiés en Cisjordanie, c’est-à-dire des réfugiés dans leur pays, s’était rendu, l’écrivain portugais et Prix Nobel de littérature José Saramago en compagnie d’autres écrivains européens. Et quand il a vu de ses propres yeux l’œuvre dantesque des israéliens, il s’est écrié : « Mais c’est pire qu’Auschwitz. » Une simple phrase que n’avait pas, comme on peut bien l’imaginer plu aux sionistes. Eh bien tous les chiens enragés (Merci pour Robert de Niro qui nous a rappelé cette expression du chien enragé dans sa déclaration de solidarité avec Gaza) se sont lancés contre le vieux monsieur. Il a été traité, ainsi que tous ceux qui l’accompagnaient, d’antisémites et ont été presque expulsés. Car tout un programme de rencontre avec les « intellectuels sionistes » ainsi qu’une rencontre télévisée avait été immédiatement annulée. Il n’y a rien de surprenant dans cette attitude propre à ce sinistre esprit sioniste. Le surprenant aurait été le contraire.

Entre 2002 et 2006 les massacres étaient continus en Cisjordanie et à Gaza. Le 12 Juillet 2006 est déclenché une campagne de destructions massive du Liban en général, et, du Sud de ce pays en particulier y compris le sud de la capitale Beyrouth. Sans compter les assassinats qu’ils appellent « sélectifs »  et qui sont pratiquement quotidiens. Ainsi la liste des personnalités et des dirigeants politiques libanais, palestiniens ou autres arabes est bien longue. Tous sont liquidés sans soulever la moindre réprobation de la Communauté Internationale ou de ses instances, alors que la capture d’un simple soldat israélien fait la une dans le monde entier et prend des proportions considérables comme si la planète entière était au bord du gouffre.

Même pas l’assassinat, le 22 mars 2004, du Cheikh Ahmed Yassine, pourtant tétraplégique, n’a soulevé la moindre réprobation ni pour le crime en lui-même ni pour la forme dont il a été perpétré. En effet pour la première tentative, qui a lieu le 6 septembre 2003, c’est un F16 qui a largué une bombe de 250kg sur la maison où se trouvait la victime. Plusieurs personnes qui se trouvaient avec lui sont mortes sous les décombres. Le Cheikh s’en sort avec quelques blessures légères. La deuxième fois, la « bonne » en quelque sorte, les israéliens ont employé un hélicoptère « Gunship » qui a lancé un missile sophistiqué sur le Cheikh, alors qu’on le poussait dans la chaise roulante, à la sortie de la mosquée où il venait de faire la prière de l’aube. Dans la plupart de ses assassinats sélectifs sont employés des missiles sophistiqués ou des bombes larguées avec précision par des avions ou des hélicoptères militaires.   Tous ces dirigeants sont assassinés en vertu de la doctrine de la guerre contre le terrorisme engagée par les israéliens et leurs alliés ou protecteurs occidentaux bien avant le 11 septembre 2001 et la déclaration de guerre mondiale contre le terrorisme qui en a découlée et qui a été proclamée par Bush. Pourtant la dite Communauté Internationale bondit immédiatement  et à l’unisson pour justifier toutes les invasions israéliennes, les massacres et destructions qui s’en suivent et traitent les résistants palestiniens, libanais ou arabes de criminels terroristes qui ne reçoivent des israéliens que ce qu’ils méritent. Il n’y a rien d’étonnant puisque Bernard Kouchner a fini par reconnaître explicitement  « que le seul état au monde qui est au-dessus du droit international est bien Israël.»

Le terrain réel et le symbolique

En résumée mis à part les actions de résistance d’un côté ou d’un autre, une résistance en fin de compte qui constitue le minimum que n’importe quel peuple du monde, qui se trouve, dans sa patrie, face à une énorme machine de mort, soit en droit d’opposer, indépendamment des conséquences ou des représailles et les lourdes pertes en vies humaines et les destructions qui en résultent. La résistance n’est pas seulement un acte de défense légitime, mais c’est aussi l’expression de la dignité. Si  l’équilibre des forces est en faveur de l’ennemi, et, dans ce cas précis, il n’y a réellement aucune comparaison possible. Les forces de l’ennemi sont à des années lumières de celles presque inexistantes de  la résistance.

Ainsi l’ennemi disposant de toutes les armes les plus meurtrières, toutes les technologies de la mort et en plus jouissant du soutien absolu et de la couverture morale pour tous ses crimes par l’ensemble des pays occidentaux il « ramasse toutes les cartes du jeu et force l’Autre [Dans ce cas cet autre est la résistance] à changer les règles du jeu : La nouvelle règle du jeu s’appelle le terrain du symbolique. Le sionisme, tout comme ses premiers alliés, les Etats-Unis, aux prises dans sa propre logique de rapports de forces sur le terrain réel mais sans pouvoir jouer sur le terrain du défi symbolique, celui de la mort dont il n’a plus aucune idée, puisqu’il l’a totalement rayé de sa propre culture[5] »l’ennemi s’adonne, comme on vient de le vivre à Gaza, à des massacres de plus en plus terrifiants. Cet acharnement  contre les populations civiles sans défense explique l’attachement éperdu des sionistes non seulement à ce qu’ils considèrent la doctrine de dissuasion mais aussi au système du «zéro mort.» C’est un ennemi d’une férocité absolu. Comme on l’a bien vu dernièrement à Gaza, il n’hésite pas, pour ne pas courir le risque de perdre un seul soldat, à enfermer les 120 habitants du quartier de Tel el Hawa dans une seule maison pour être immédiatement bombardée par les F16. La même opération a été répétée avec autant ou plus de victimes dont plusieurs enfants, des femmes, des vieillards et même des bébés non pas pour ne pas perdre un soldat, mais pour éviter de le faire capturer par la résistance.

Donc il n’y a pas eu réellement de guerre jusqu’à présent. Ce qu’il y a eu ce ne sont que des massacres indiscriminés, répétitifs et de plus en plus massifs et terrifiants et une résistance sur le terrain symbolique beaucoup plus forte et plus décidée. C’est terminé le temps où les massacres étaient gratuits. À présent tout massacre est répondu. Et c’est là où se trouve la préoccupation actuelle des sionistes, de leurs alliés occidentaux et de leurs alliés objectifs ou subjectifs au sein des régimes ou des dictateurs arabes…

Dans son analyse N. Finkelstein écrit  encore : « L’expulsion de l’armée d’occupation israélienne par le Hezbollah en mai 2000 a posé un problème majeur à la force de dissuasion israélienne.(Même si l’ennemi israélien a subi des pertes humaines importantes, ça ne sort pas du cadre du « symbolique ». Sur le propre de terrain du jeu de l’ennemi, les forces de Hezbollah à l’époque, beaucoup moins aguerries qu’aujourd’hui, ne représentaient pratiquement rien devant les forces ennemies.) Le fait qu’Israël ait subi une humiliante défaite, célébrée à travers le monde arabe, a rendu une nouvelle guerre presque inévitable. Israël a planifié sa revanche immédiatement après, et, à l’été 2006, y a trouvé un prétexte dans la capture, par Hezbollah, de deux soldats israéliens (beaucoup d’autres ont été tués durant le combat) que le mouvement islamique proposait d’échanger contre des prisonniers libanais et arabes enfermés par Israël. Et bien qu’Israël ait fait intervenir ses forces aériennes et se soit préparé à une intervention terrestre, il a encore connu une cuisante défaite.

Un analyste militaire, bien que pro-israélien, a néanmoins conclu que l’IAF (Les forces aériennes israéliennes), la branche de l’armée qui était autrefois capable de détruire une flotte adverse en quelques jours, s’est non seulement montrée incapable d’arrêter les tirs de roquettes du Hezbollah, mais s’est également trouvée dans l’incapacité de lui infliger assez de dégâts pour en empêcher un rétablissement rapide et qu’une fois que les forces terrestres sont entrées sur le territoire du Liban, elles n’ont pas réussi à prendre les positions fortes du Hezbollah, mêmes pas celles pourtant proches de la frontière ; qu’en termes d’objectifs israéliens, les soldats enlevés n’avaient été ni récupérés, ni relâchés ; les tirs de roquettes du Hezbollah n’ont jamais été stoppés et sa force de frappe à longue portée n’a pas été détruite…Les forces israéliennes fortement ébranlées et diminuées par un adversaire capable et bien équipé. Et que plus de troupes et une force terrestre plus importante, auraient peut être donné un résultat différent, mais qu’on ne peut se baser ni sur les faits historiques, ni sur aucun exemple pour dire que cela aurait permis une victoire décisive face à Hezbollah.  

Le fait que l’expert pro-israélien ait employé, pour décrire les forces de Hezbollah, les termes « un adversaire capable et bien équipé » on ne sort pas toujours du contexte du symbolique. Car personne ne peut être naïf au point de comparer les moyens militaires de Hezbollah à l’énorme machine de mort israélienne approvisionnée sans restriction aucune par les arsenaux occidentaux. Notons que durant l’attaque de l’ennemi, toutes les puissances occidentales et particulièrement la première de toute, les Etats-Unis, non seulement apportaient leur soutien militaire et diplomatique, mais faisaient le nécessaire pour bloquer toute résolution de cessez-le-feu pour donner plus de temps aux israéliens dans l’espoir qu’ils finissent par remporter une victoire quelconque. Les Etats-Unis, via l’Angleterre, avaient établi un pont aérien pour faire acheminer des quantités considérables de nouvelles armes, dont les fameuses  bombes anti-bunker. Au bout de 33 jours, ils se sont tous rendus à l’évidence qu’aucun objectif ne sera atteint et pour « consoler » en quelque sorte les israéliens de leur échec, les occidentaux ont décidé d’envoyer leurs propres troupes au Liban faisant jouer leur hypocrisie habituelle et leur euphémisme  diplomatique en les incluant,  sous le prétexte de forces de paix ou d’interposition, dans le cadre de la résolution 1701 qui a été, au désespoir de tout le camp occidental, finalement  votée au Conseil de Sécurité et acceptée malgré-eux par les sionistes.

Donc après cette guerre, écrit N. Finkelstein, Israël brûlait d’envie de se frotter de nouveau à Hezbollah, mais n’avait aucune option militaire pour le faire. Au milieu de l’année 2008, Israël a désespérément essayé d’entraîner les USA dans une attaque contre l’Iran, ce qui décapiterait par la même occasion le Hezbollah, remettrait le principal challenger à sa place et rétablirait  son hégémonie sur toute la région. Israël et ses émissaires non-officiels comme Benny Morris[6], ont alors lancé leur menace, à savoir, que si les USA ne suivaient pas, « des armes non-conventionnelles devraient être utilisées» et que « de nombreux iraniens innocents  mourront.» Au grand regret des israéliens, l’attaque ne s’est jamais matérialisée et l’Iran a tranquillement poursuivi son chemin, alors que la crédibilité de la capacité israélienne à terroriser toute la région subissait un nouvel accroc. Il était grand temps de trouver une cible sans défense à éradiquer. Entrer dans Gaza, le stand de tir préféré d’Israël. (…) Morris pouvait difficilement cacher sa fierté face au « très efficace assaut aérien israélien contre Hamas.»  Le journaliste israélien B. Michael a été moins impressionné par  le déploiement d’hélicoptères et d’avions de chasse « au dessus d’une prison géante pour tirer sur la population.». (…)

Alors que la lumière était faite sur le massacre, les commentateurs israéliens se vantaient que « Gaza était par rapport au Liban ce que la deuxième session était à un examen, une seconde chance pour réussir. » et que cette fois, Israël avait « renvoyé Gaza dans le passé » non pas 20 ans en arrière comme il avait promis au Liban, mais « jusque dans les années 40 du siècle passé. Et qu’il n’y aura plus aucun arabe au monde qui pourra dire qu’Israël est faible.» Au-delà de restaurer sa capacité de dissuasion, l’objectif principal d’Israël est de contrer la menace représentée par la modération palestinienne. Depuis trente ans, la communauté internationale a constamment approuvé une résolution du conflit israélo-palestinien prônant une solution à deux États basée sur le retrait total d’Israël aux frontières de juin 1967, et une « solution juste » à la question des réfugiés basée sur le droit de retour et à la compensation. Le résultat du vote annuel de l’Assemblée Générale des Nations Unies, « pour une solution pacifiste de la question de la Palestine », qui soutient ces propositions, a été, pour l’année 2008, de 164 pour, 7 contre (Israël, USA, Australie, les Îles Marshall, Micronésie, Nauru, Palau) et 3 abstentions…

Dans tous les cas, Israël devait provoquer Hamas pour qu’il rompe le cessez-le-feu et puis le radicaliser ou le détruire, éliminant du même coup un interlocuteur légitime pour des négociations. Ce n’était pas la première fois qu’Israël se retrouvait face à une telle situation et pas la première fois qu’il soit engagé dans la provocation de la guerre pour s’en sortir.

Malgré toutes les élucubrations intellectuelles, philosophiques et politiques qui voulaient jusqu’à présent sacraliser, la machine de mort qu’est l’état sioniste, reste bien ce  que Noam Chomsky appelle tout simplement « un porte-avions américains fixe ancré en Palestine » et ce que confirme le chanoine belge François Houtart, cofondateur du Forum Social Mondial,  en ces termes : « Israël fait partie d’un projet de domination du Nord sur le Sud». À présent, il est devient presque sûr et certain que ce n’est plus l’état sioniste qui fait partie du projet, mais ce sont les pays occidentaux qui se trouvent entraînés dans un nouveau projet du même genre de domination de la planète mais sous la maîtrise sioniste.

 (À suivre) 
 

 

 

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