20 février 2009

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TUNISNEWS

8 ème année, N° 3195 du 20.02.2009

 archives : www.tunisnews.net  

Voix Libre: Non a la persecution par la fiscalite Liberté et Equité: La police politique encercle le domicile du journaliste Abdallah Zouari Essabil On Line: La mère du jeune Alaeddine Harbaoui inquiète pour son fils AP: La Tunisie « préoccupée » par la situation de ses immigrés à Lampedusa Xinhua: Le CSHLF tunisien préoccupé par la situation des clandestins tunisiens en Italie ANSA: Italia: immigrazione; Lampedusa; 20 tunisini arrestati per rivolta AFP: Italie: le commissaire Barrot se rendra mi-mars à Lampedusa L’Observateur Paalga: Révolte à Lampedusa – « Je suis clandestin, mais j’ai aussi des droits » Reuters: Terrorisme – Londres condamné pour détention arbitraire Le Temps : Elections d’octobre 2009 – Les préparatifs des partis de l’opposition AP: Algérie: la trotskiste Hanoun candidate à la présidentielle


Liste actualisée des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l’initiative : manfiyoun@gmail.com


Voix Libre ONG oeuvrant pour les droits de l’Homme contact@voixlibre.org Tel : 01 47 06 15 53 – Port : 06 60 37 68 16   www.voixlibre.org Paris Le 20/02/2009  

NON A LA PERSECUTION PAR LA FISCALITE

 Voix libre exprime sa vive inquiétude quant au harcèlement continu des défenseurs des droits de l’Homme en Tunisie.   Le régime tunisien ne cesse « d’innover »  dans ses moyens tortueux de persécution. Après l’instrumentalisation de la justice, c’est autour de l’administration fiscale d’être utilisée pour réduire au silence les éléments « dérangeants » de la société civile.   Maître MAATAR se trouve aujourd’hui au cœur d’une machine infernale destinée à le briser.   Suite à un «malentendu», l’administration fiscale a réclamé à Maître MAATAR la somme astronomique de 232 530,855 dinars (190 milles euros).   Maître Maatar a déposé un recours en opposition à cette décision auprès du tribunal de première instance de Sfax qui doit statuer le 25 février 2009.   Bien que l’affaire n’ait pas encore été jugée, Maître Maatar a eu la désagréable surprise de subir deux amendes successives d’ un montant de 20 milles  dinars supplémentaires. En dépit du fait qu’aucun jugement de fond n’a été prononcé ; les autorités n’ont pas perdu du temps  pour entamer la perception des sommes. Cette réclamation est totalement illégale, la taxation n’est exigible qu’après un verdict définitif.   Sur le fond, la requête de l’administration fiscale est irrecevable, l’impôt ayant été calculé sur un revenu annuel incluant les avoirs des clients de Maître Maatar qui possède touts les justificatifs légaux. Maître Maatar, épaulé par ses collègues a tenté de clarifier la situation et a reçu des garanties d’un règlement de l’affaire avec un sursis à l’exécution jusqu’à épuisement des voies de recours.   En dépit de ses démarches , et au mépris de la législation en vigueur, l’administration fiscale a notifié à maître Maatar une saisie exécutoire sur son domicile et sa voiture le 24 janvier 2009.   Nul doute quant au dessein final de ces abominables manœuvres : dépouiller Maître MAATAR de tous ses biens et le précipiter et les siens dans le besoin et la précarité, afin de le punir de ses engagement en faveur de la lutte pour les droits humains et contre la dictature, et de faire de lui un « exemple » et une « leçon» pour dissuader et terroriser l’ensemble de la société tunisienne.   En effet, Maître Maatar est un militant de la première heure qui a connu les geôles et la répression policières dés les années 70. Membre de la LTDH et du CNLT, membre fondateur du CTIJ, membre et vice président de l’AISPP, Maître Maatar a été sur tout les fronts de la défense des droits du peuple tunisien, mais, l’affront pour lequel le régime semble lui en vouloir au point d’essayer de le briser est sans doute le recours en annulation déposé contre le référendum de 2002 sur la révision constitutionnelle restituant la présidence a vie en Tunisie.   Voix libre :   Apporte son ferme soutien à M. Maatar dans la terrible épreuve qu’il subit.   Dénonce l’acharnement du régime tunisien contre M. Maatar et l’utilisation de l’administration fiscale pour le harceler.   Attire l’attention sur le danger des méthodes usitées par  régime tunisien qui vont détruire la crédibilité des institutions de l’état les réduisant à des moyens de persécution de ses «  adversaires ».   Salue la position de maître  Christian Charrière-Bournazel bâtonnier de l’Ordre des avocats de Paris et son soutien à M. Maatar.   Appelle touts les défenseurs des droits humains et les membres des barreaux en Tunisie, en Europe et dans le monde à exprimer par tous les moyens disponibles leur solidarité  et leur appui à Maître Maatar, et à œuvrer pour la levée immédiate des mesures injustes prises à son encontre.   Somme les autorités tunisiennes de cesser le détournement des institutions de l’état et l’instrumentalisation des biens du peuple tunisien contre les défenseurs des doits et de la dignité.   

Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax: 71 340 860 Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 19 février 2009

La police politique encercle le domicile du journaliste Abdallah Zouari

 

Le domicile du journaliste exilé dans son propre pays, monsieur Abdallah Zouari, à Khriba, Hassi Jerbi, dans la délégation de Zarzis, (gouvernorat de Médenine), est soumis à un blocus policier depuis jeudi 19 février à midi. Trois agents de la police politique se trouvent à proximité du domicile, tandis que deux voitures se relayent devant la maison, avec à leur bord plus de quatre agents. La première serait une « Renault Clio », utilisée d’habitude par le chef du poste de la police et la seconde la « mitsubichi » du chef de la brigade d’orientation. […] Pour le bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

La mère du jeune Alaeddine Harbaoui inquiète pour son fils

Le jeune Alaeddine Harbaoui, originaire de Monastir, a été arrêté mercredi 4 février 2009, par le district de Monastir. Au bout de deux jours, il a été transféré dans les locaux du ministère de l’Intérieur à Tunis, et sa famille ignore jusqu’à aujourd’hui ce qu’il est advenu de lui. Elle craint pour sa vie. L’Intérieur refuse de le libérer et de répondre aux questions de la famille. La durée de la détention d’Harbaoui dépasse la durée légale, puisqu’il y a aujourd’hui deux semaines qu’il a été arrêté alors que la loi interdit une durée supérieure à quatre jours. Sa mère demande la libération de son fils sans plus tarder, et appelle les instances de droits de l’homme et les avocats à l’aider pour savoir ce qu’il est advenu de son fils et œuvrer à sa libération Zouhaïer Makhlouf, Tunis (Source : Essabil On Line, 18 février 2009) (Traduction ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT)  


2 VIDEO qui décrivent ce qui s’est passé à LAMPEDUSA (en italien), cliquez ici :

http://lampedusaonline.com/LAMPEDUSA+VIDEO.htm?v=as2LFWmXuZg

(Source : le site « Lampedusaonline.com », consulté le 20 février 2009)  

La Tunisie « préoccupée » par la situation de ses immigrés à Lampedusa

AP | 20.02.2009 | 20:23 Une organisation gouvernementale tunisienne en charge des droits de l’Homme s’est dite « préoccupée » par la situation des immigrés clandestins tunisiens retenus dans les centres d’accueil de l’île sicilienne de Lampedusa, en Italie. Elle entend dépêcher une mission sur place. Dans un communiqué transmis vendredi à l’Associated Press, le comité supérieur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales déclare « suivre avec préoccupation les événements » survenus dans ces centres et leurs répercussions sur la situation des Tunisiens qui y résident. Il annonce l’envoi dans l’île italienne d’une délégation conduite par son président « en vue de se rendre compte de visu de la situation des citoyens tunisiens », en notant que « les autorités tunisiennes compétentes suivent de près ce dossier ». Selon des informations de presse, plusieurs centaines de Tunisiens font l’objet de mesures d’expulsion et attendent d’être rapatriés à la suite d’un accord intervenu entre le ministre tunisien de l’intérieur, Rafik Haj Kacem, et son homologue italien Roberto Maroni, lors d’une visite effectuée par ce dernier à Tunis le 28 janvier dernier. L’accord, qui porterait notamment sur le rapatriement de 1.200 immigrés illégaux tunisiens, a été annoncé à Rome, tandis qu’à Tunis, les autorités ont observé le mutisme à ce sujet. Depuis, des journaux locaux font état de heurts entre les clandestins et les forces de l’ordre, faisant de nombreux blessés. Une dizaine d’immigrés ont même tenté de se suicider face à la menace de leur expulsion, selon certains quotidiens. Pour sa part, la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) a appelé à « respecter la dignité et les droits » des immigrés placés dans ces centres surchargés, en dénonçant « les conditions inhumaines » qui y prévalent. Dans un communiqué, la LTDH a rendu hommage à la solidarité manifestée par la population de l’île italienne envers les immigrés, contraire aux « discours xénophobes des autorités italiennes ». AP


Le CSHLF tunisien préoccupé par la situation des clandestins tunisiens en Italie

 

 2009-02-20 09:21:39       TUNIS, 19 février (Xinhua) — Le Comité Supérieur des Droits  de l’Homme et des Libertés Fondamentales tunisien (CSHLF) a  déclaré qu’il suit avec préoccupation les événements survenus dans les centres d’accueil des clandestins sur l’Ile de Lampedusa en  Italie et leurs répercussions sur la situation des Tunisiens  résidant dans ces centres.       Dans un communiqué rendu public jeudi soir, le CSHLF a  souligné que partant de ses prérogatives relatives à la garantie  des droits de tous les citoyens tunisiens, à l’intérieur comme à  l’extérieur du pays, il a fait part aux autorités italiennes  concernées de sa demande de dépêcher à l’Ile de Lampedusa une  délégation comprenant le président du Comité et certains de ses  membres en vue de se rendre compte de visu de la situation des  citoyens tunisiens, résidant dans les centres d’accueil.       Le Comité Supérieur des Droits de l’Homme et des Libertés  Fondamentales est en contact étroit et permanent avec les  autorités tunisiennes comp étentes et qui suivent de près ce  dossier.       Mercredi, des clandestins dont des Tunisiens ont mis le feu à  une partie de leur centre de détention situé sur l’île de  Lampedusa, dans le sud de l’Italie, après une tentative d’évasion  ratée.       Selon le maire de Lampedusa, Dino de Rubeis, la police a dû  recourir au gaz lacrymogène pour mettre fin à l’émeute.       Le mois dernier, un millier de candidats à l’ immigration  s’étaient échappés du centre et avaient organisé une marche vers  la mairie pour protester contre leurs conditions de détention.

Italia: immigrazione; Lampedusa; 20 tunisini arrestati per rivolta

 
 
Ansa, le 19 février 2009 à 18h25 LAMPEDUSA (AGRIGENTO), 19 feb (ansa) Sono stati arrestati i venti tunisini protagonisti della rivolta scoppiata ieri nel Cie (Centro di identificazione ed espulsione) di Lampedusa. Gli investigatori li hanno identificati grazie anche alle registrazioni dell’impianto di videosorveglianza della struttura. Per loro è scattata la flagranza di reato con  le accuse di resistenza e oltraggio a pubblico ufficiale, lesioni e danneggiamenti. Gli arrestati sono già stati trasferiti in aereo da Lampedusa, in serata dovrebbero essere  rinchiusi nel carcere di Agrigento. A Lampedusa, intanto, è giunto anche il vice console della Tunisia per collaborare con le autorità italiane. ANSA


 

Italie: le commissaire Barrot se rendra mi-mars à Lampedusa  

AFP, le 19 février 2009 à 17h00 BRUXELLES, 19 fév 2009 (AFP) – Le commissaire européen en charge de la Justice, le Français Jacques Barrot, se rendra « à la mi-mars » à Lampedusa pour visiter le centre d’expulsion, théâtre d’affrontements entre des clandestins et la police, a confirmé jeudi à l’AFP son porte-parole. Les modalités de ce déplacement doivent encore être finalisées avec les autorités italiennes, mais il est planifié entre le 12 et le 14 mars, a précisé Michele Cercone. « Nous attendons de nous rendre sur place pour nous faire une idée plus précise de la situation », a expliqué le porte-parole. Des affrontements entre des clandestins et la police ont fait une soixantaine de blessés mercredi dans le centre de rétention de l’île, en partie ravagé par un incendie. Le gouvernement a transformé fin janvier le « centre de premier accueil » en Centre d’identification et d’expulsion afin de permettre des rapatriements plus rapides. « Nous avons présenté un rapport dans lequel sont décrites les conditions honteuses d’accueil », a indiqué un eurodéputé italien, Giusto Catania, reçu dans la journée par M. Barrot avec une délégation de membres du groupe de la gauche unitaire (GUE). La Commission européenne n’a pas de compétence sur les centres de rétention dans les Etats de l’UE mais la visite à Lampedusa « va permettre de constater les conditions de détention », a indiqué Michele Cercone. En 2008, près de 31.700 immigrants ont débarqué à Lampedusa, au large de la Sicile, soit une augmentation de 75% par rapport à l’année précédente, selon le ministère de l’Intérieur italien.

Révolte à Lampedusa

« Je suis clandestin, mais j’ai aussi des droits »

Le Centre d’identification et d’expulsion de Lampedusa, en Italie, se remet doucement de ses dommages. Mercredi dernier, il a été le théâtre de violents affrontements entre pensionnaires et forces de l’ordre. Bilan de cette journée chaude sur l’île : une vingtaine d’arrestations parmi les mutins, une cinquantaine de blessés légers et l’incendie d’un bâtiment. Il faut dire que depuis la transformation du centre d’accueil en structure d’identification et d’expulsion, la tension n’a cessé de monter sur l’île sicilienne. Entre les protestations des habitants et la pression exponentielle des clandestins, la petite île, jadis paradis touristique, est en passe de devenir une véritable place forte. Certains parlent déjà du « Guantanamo italien », car rien qu’en 2008, des 31000 clandestins arrivés sur les côtes, la plus grande partie a échoué à Lampedusa, pour y être identifiées et systématiquement expulsée. Dès lors, pour ces clandestins, aucune chance de se fondre dans la population, si ce n’est par la voie périlleuse de l’évasion, ratée pour cette fois. Pour plus d’un observateur, la révolte était inévitable, car enfermer 900 étrangers dans une structure prévue pour en héberger seulement la moitié transforme le tout en un véritable giron infernal. Cet enfer, les révoltés de Lampedusa devront l’endurer encore quelques mois, le temps pour les autorités italiennes de les renvoyer manu militari vers l’outre Méditerranée. On comprend dès lors le ressentiment de ces naufragés de la vie, murés dans ce « Guantanamo italien », sans autre horizon que la cavale ou le retour forcé à leur point de départ. Mais tout aussi désespérés qu’ils soient, les clandestins de Lampedusa peuvent encore se permettre le luxe de mener une révolte et de faire entendre leur voix, dans un pays où, malgré les restrictions, ils ont encore les coudées franches. En effet, de l’autre côté de la Méditerranée, l’actualité récente a prouvé que la gestion des flux migratoires restait un exercice hors norme. La Libye du roi des rois Kadhafi est désormais rodée dans l’art et la manière de jeter hors de ses frontières les « frères africains » qui auraient eu le malheur d’y séjourner. Combien de fois des expulsés de la Jamahiriya se sont plaints des multiples exactions commises lors de leur interpellation, et même pour certains, alors qu’ils étaient parfaitement en règle ? La mutinerie de Lampedusa doit sonner comme une alarme aux oreilles de Rome qui, s’il s’obstine à durcir ainsi son système de gestion du flux d’immigrés, devra se préparer à faire face à de nouveaux accrochages, de plus en plus violents. Par H. Marie Ouédraogo
 
(Source: « L’Observateur Paalga » (Quotidien – Burkina Faso) le 20frvrier 2009)

Terrorisme – Londres condamné pour détention arbitraire

 
Reuters, le 19 février 2009 à 19h10 STRASBOURG, 19 février (Reuters) – La Cour européenne des droits de l’homme a condamné le Royaume-Uni pour détention arbitraire de neuf personnes incarcérées en vertu d’une loi sur les étrangers soupçonnés d’activités terroristes. En vertu d’une loi d’exception, les requérants – six Algériens, un Jordanien, un Tunisien et un apatride d’origine palestinienne – avaient été détenus, sans être inculpés, pour une durée allant de deux ans à plus de trois ans parce qu’ils étaient soupçonnés de liens avec des groupes proches d’Al Qaïda. Deux autres plaignants, un Marocain et un Français, ont été déboutés en raison de la courte durée de leur détention, respectivement quelques jours et trois mois. Ils ont été libérés après avoir demandé à être renvoyés dans leur pays. « L’internement et la détention préventive sans inculpation sont incompatibles avec le droit fondamental à la liberté », estime la juridiction du Conseil de l’Europe dans un arrêt. La législation antiterroriste adoptée par le Royaume-Uni dans la foulée des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis autorisait la détention sans procès et sans limitation de durée d’étrangers susceptibles de représenter un danger pour le pays. Elle a été abrogée en mars 2005 après que la chambre des Lords eut déclaré ses dispositions « disproportionnées » par rapport à la menace invoquée. Dans son arrêt rendu à l’unanimité des juges, la Cour européenne des droits de l’homme se réfère abondamment à la décision des lords et estime que la situation au Royaume-Uni ne justifiait pas une telle dérogation aux principes de la Convention européenne des droits de l’homme. « DISCRIMINATION INJUSTIFIÉE » « Les mesures dérogatoires étaient disproportionnées en ce qu’elles opéraient une discrimination injustifiée entre étrangers et citoyens britanniques », affirment les juges. Ils balaient au passage l’argument du gouvernement britannique selon lequel la détention des requérants n’était que « momentanée », dans l’attente de leur expulsion. « Rien n’indique qu’il ait existé une perspective réaliste d’expulser les neuf intéressés pendant la période où ils furent détenus sans les exposer à un risque réel de mauvais traitements », soulignent-ils. Petite consolation pour Londres, la Cour déboute les requérants de leur plainte pour « traitements inhumains et dégradants ». Elle estime que, si la perspective d’une détention illimitée est de nature à provoquer « angoisse et détresse », les recours dont ils ont pu bénéficier ont pu les limiter. De même décide-t-elle de leur accorder des compensations financières « sensiblement inférieures à celles qu’elle a octroyées dans des affaires antérieures de détention illégale » eu égard au fait que leur détention était motivée par le souci de « parer à un danger public », qu’elle ne conteste pas. Les neuf requérants obtiennent chacun entre 1.700 et 3.900 euros au titre des dommages et intérêts, soit un total de 29.300 euros. Au moment de l’audience devant la Cour à Strasbourg, le 21 mai 2008, un des neuf requérants était libre tandis que les huit autres restaient placés en rétention administrative dans l’attente d’une éventuelle expulsion.

Elections d’octobre 2009

Les préparatifs des partis de l’opposition

A pratiquement 8 mois des élections présidentielle et législatives d’octobre 2009, les 8 partis de l’opposition chacun avec ses moyens et sa position prépare sa participation à ces importantes échéances électorales. Etat des lieux des préparatifs.  Au Parti de l’Unité Populaire (PUP) on cultive avec aisance et confiance une suffisance qui selon le secrétaire général du parti Mohamed Bouchiha « découle de l’expérience acquise du parti qui a participé à toutes les échéances électorales, la présidentielle depuis l’instauration du pluralisme et les législatives depuis la légalisation du parti ». En effet, le PUP a présenté la candidature de son secrétaire général Mohamed Bel Haj Amor aux présidentielles de 1999 et  de 2004 et celle de Mohamed Bouchiha celle d’octobre 2009. Pour les législatives, le PUP compte actuellement 11 députés et se place derrière le Mouvement des Démocrates Socialistes qui est en tête des partis de l’opposition en ce qui concerne la représentativité parlementaire avec 14 députés. Donc l’objectif du PUP  pour les prochaines législatives, selon des sources proches de la direction du parti est « de damer le pion au MDS et de devenir le premier parti de l’opposition ». Et pour ce faire le parti a intensifié ses préparatifs qui, selon Hichem Haji membre du bureau politique chargé de l’information « se situent à deux niveaux: premièrement l’élaboration du programme électoral qui sera bien détaillé et reflètera à la fois les orientations idéologiques du parti et sa capacité de présenter des propositions concrètes surtout que nous sommes conscients de la phase transitoire que traverse notre pays et nous sommes déterminés à jouer pleinement notre rôle. Deuxièmement la préparation de la campagne électorale de la présidentielle et des législatives qui sera une campagne riche, variée et moderne avec l’utilisation des nouvelles technique de l’information et de la communication ».
 Programme Mais le MDS n’est pas prêt à lâcher sa place de leader des partis de l’opposition et ambitionne même d’augmenter sensiblement le nombre de ses représentants parlementaires. Son programme sera axé sur la mobilisation régionale. Les membres de son bureau politique ont ainsi entrepris depuis le 31 janvier dernier des tournées régionales pour contacter les militants et élargir sa base en sensibilisant les réticents et pouvoir constituer des listes crédibles pour ces élections et ce, dans les 26 circonscriptions. A cet effet le bureau politique du parti qui s’est réuni le 16 janvier a décidé de placer l’année 2009 sous le signe « Le développement des régions ». Pour ce qui est de l’Union Démocratique Unioniste (UDU) qui va participer à l’élection présidentielle en présentant la candidature de son secrétaire général Ahmed Inoubli, son bureau politique a constitué un comité central et des comités régionaux qui sont chargés des préparatifs à ces échéances électorales. Ils vont élaborer les textes du programme électoral qui seront examinés par la suite par les instances du parti qui les amenderont et les adopteront afin qu’elles constituent la plate-forme électorale de l’UDU pour ces prochaines échéances électorales.
 Construction Le Mouvement Ettajdid compte rééditer son expérience électorale de 2004 qui a été élaborée dans le cadre d’une coalition qui a porté le nom de « L’Initiative Démocratique » qui a regroupé Ettajdid et des personnalités indépendantes et progressistes. Une coalition qui a soutenu la candidature à l’élection présidentielle du président du Conseil national du parti à l’époque Mohamed Ali Halouani. Pour la prochaine élection présidentielle, Ettajdid et ses partenaires vont présenter la candidature du premier secrétaire du parti Ahmed Brahim. Donc ce parti avec ses partenaires regroupés dans la nouvelle coalition qui porte le nom de « Initiative Nationale « vont s’employer à consolider et à étendre les alliances et à rassembler dans toutes les régions et tous les secteurs d’activités du pays, un large courant d’opinions pour la construction d’un véritable pôle démocratique et progressiste porteur d’une alternative de réformes. Un pôle capable à l’occasion des prochaines échéances électorales de présenter et de défendre un certain nombre de revendications susceptibles de gagner la sympathie et l’adhésion d’une grande partie de l’opinion publique » a souligné un membre de la direction du parti.
 Dynamique En ce qui concerne le Parti Démocratique Progressiste (PDP) « l’essentiel, à l’occasion de ces élections, est d’être continuellement sur le terrain, de multiplier les campagnes de sensibilisation de ne lésiner sur aucun effort possible, de faire preuve de créativité, d’avoir confiance et de capitaliser sur toutes les expressions d’aspiration au changement décelées ici et là », a affirmé la secrétaire générale du parti Maya Jribi. A cet effet le bureau politique du PDP a mis au point un plan d’action relatif à ces élections présidentielle et législatives. Les membres du bureau politique du parti ont entamé déjà des tournées dans les régions pour présenter, expliquer et débattre de ce plan d’action avec les militants. Pour ce qui est du Parti Social Libéral (PSL) l’objectif majeur est de constituer le plus grand nombre de fédérations régionales pour pouvoir présenter des listes aux législatives dans la majorité des 26 circonscriptions. « L’enjeu pour le PSL sera articulé autour de son positionnement sur l’échiquier politique comme force modératrice, réaliste et ferme sur les questions inhérentes à la démocratie et au droit de l’homme » a souligné le secrétaire général du parti Mondher Thabet.
 Orientations L’objectif du Parti des Verts pour le Progrès (PVP) qui vient de tenir son premier congrès les 12 et 13 décembre 2008, pour sa première participation à ces élections législatives est de présenter le maximum de listes pour pouvoir gagner des sièges et faire son entrée à la  Chambre des députés. Les Verts donc s’activent à s’implanter dans les régions et à élargir la base du parti pour pouvoir constituer des listes crédibles et dont les membres ont un rayonnement certain pour avoir la chance d’être élus. Pour ce qui est du Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés (FDTL), son premier congrès qui se tiendra en avril prochain sera l’occasion pour le parti d’établir les grands axes de son programme électoral, l’actualisation de ses orientations et sa position face aux prochaines échéances électorales. En un mot les 8 partis de l’opposition ont déjà commencé les préparatifs pour les échéances électorales d’octobre 2009. Pour les législatives les partis parlementaires, le MDS le PUP, l’UDU Ettajdid et le PSL, l’objectif est d’améliorer leur représentativité à la chambre des députés. Pour les autres, le PDP, le FDTL et le PVP, l’objectif est de faire leur entrée à cette Chambre.
Néjib SASSI (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 20 février 2009)  

 

Algérie: la trotskiste Hanoun candidate à la présidentielle

AP Vendredi 20 février, 16h29 La secrétaire générale du Parti des travailleurs algérien, Louisa Hanoun, a annoncé vendredi qu’elle serait candidate à l’élection présidentielle du 9 avril. Le sortant Abdelaziz Bouteflika devrait donc affronter au moins 17 adversaires, avec toutes les chances de conserver son siège. « Notre parti ne boycottera pas l’élection présidentielle d’avril 2009 car le boycott est utilisé aujourd’hui par de grandes puissances pour attenter aux souverainetés nationales », a expliqué la dirigeante trotskiste à l’issue d’une cession du Conseil national du parti. Seule femme en lice pour la présidentielle, Louisa Hanoun estime que « le boycott n’est pas à même d’aider à construire la nation et le parti, ni à protéger l’économie ». Les représentants de l’opposition démocratique et islamiste ont quant à eux appelé au boycott. Mme Hanoun entend faire de la campagne électorale, qui démarrera le 18 mars et s’achèvera le 2 avril, « une tribune pour défendre une autre alternative politique et économique et pour de véritables perspectives ». Elle a souhaité que le scrutin se déroule « sans provocations internes ou externes et sans manoeuvres visant à détourner l’attention du véritable débat, mais plutôt à travers une confrontation des idées et des programmes », et précisé qu’elle avait réuni plus de 140.000 signatures d’électeurs, soit presque le double du minimum de 75.000 fixé par la loi algérienne. Avec Louisa Hanoun, le nombre de candidats à la présidentielle s’élève à 18, sous réserve de l’avis du Conseil constitutionnel. Abdelaziz Bouteflika a déclaré le 12 février qu’il était « candidat indépendant », mais il est soutenu par les trois formations de la coalition présidentielle (FLN, RND, MSP) et les organisations satellites du système au sein de la société civile. A

 

 

 

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