20 novembre 2009

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TUNISNEWS

9 Úme année, N° 3468 du 20.11.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Mouvement Ettajdid : Hichem Skik, Directeur de la RĂ©daction d’Attariq Aljadid empĂȘchĂ© par la police de pĂ©nĂ©trer

dans le local du Mouvement Pour les libertĂ©s dĂ©mocratiques en Tunisie – Ben Ali : Halte Ă  la rĂ©pression ! Reuters: Tunisia begins trial of government critic Chakchouka tunisienne: Ben Ali prend la gifle et Kadhafi se rince l’Ɠil Anouar Gharbi: Qui a commis le vol ? Reuters: Tunisie-“Je suis un otage de Ben Ali”, dit Ben Brik Ă  son procĂšs Le Matin: Sihem Bensedrine assignĂ©e Ă  rĂ©sidence, Ben brik reste en prison La Croix: La plume libre de Taoufik Ben Brick en procĂšs Ă  Tunis Le Soir: Leterme accusĂ© de « nĂ©ocolonialisme primaire » Nouveau Parti Anticapitaliste: Tunisie: victoire Ă  Gafsa AFP: Maroc/MEDays 2009: appel Ă  un “rĂšglement rapide” du conflit israĂ©lo-palestinien AFP: Egypte/AlgĂ©rie: manifestation violente au Caire, la crise diplomatique enfle


Communiqué du Mouvement Ettajdid

Hichem Skik, Directeur de la RĂ©daction d’Attariq Aljadid empĂȘchĂ© par la police de pĂ©nĂ©trer dans le local du Mouvement

Nous avons eu, aujourd’hui 19 novembre 2009 Ă  10 heures du matin, la surprise de voir un certain nombre de policiers en civil obstruer l’entrĂ©e de notre siĂšge central Ă  Tunis devant Monsieur Hichem Skik, directeur de la RĂ©daction de notre journal Attariq Al Jadid et l’ empĂȘcher, par la force, de pĂ©nĂ©trer dans nos locaux. Les agents ont persistĂ© dans leur attitude, mĂȘme aprĂšs l’intervention du Premier SecrĂ©taire du Mouvement et de membres de sa Direction pour demander que l’entrĂ©e de nos locaux soit dĂ©gagĂ©e et n’y ont renoncĂ© qu’aprĂšs avoir eu de nombreuses consultations avec leurs responsables. Devant cette agression caractĂ©risĂ©e et sans prĂ©cĂ©dent perpĂ©trĂ©e contre notre Mouvement, en la personne d’un de ses symboles et directeur de la rĂ©daction de son journal, le Mouvement Ettajdid exprime sa grande colĂšre face Ă  ces comportements irresponsables. Il fait porter au pouvoir la responsabilitĂ© de cette escalade grave et dĂ©libĂ©rĂ©e et demande avec insistance que l’on renonce Ă  de telles pratiques et que l’on nous traite d’une maniĂšre normale, sur la base de la lĂ©galitĂ© et du respect dĂ» Ă  notre Mouvement, Ă  son journal et Ă  ses militants. Tunis, le 19 novembre 2009 Le Premier SecrĂ©taire du Mouvement Ettajdid Ahmed Brahim  

Borhéne Bessaies face à Abdelwahab Al Hani sur Medi 1 Sat (Vidéo)

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Invit%C3%A9s+borhane


Tunisia begins trial of government critic

TUNIS, Nov 19 (Reuters) – Tunisian journalist Taoufik Ben Brik yesterday accused the authorities of jailing him for criticising the government, on the first day of his trial on charges of assaulting a woman in the street.

International press freedom groups say he is being prosecuted on trumped up charges to muzzle his criticism of President Zine al-Abidine Ben Ali. Officials say he knocked over the woman, kicked her and insulted her.

The case has taken on an international dimension after French Foreign Minister Bernard Kouchner told a French radio station he was disappointed with Ben Brik’s arrest. Ben Ali responded in a speech last week by attacking what he called “foreign interference” in Tunisia’s internal affairs. 

The journalist, a virulent critic of the Tunisian leader, has been held in custody since his arrest on October 29, after the alleged victim filed a complaint. Today’s hearing was attended by Helene Flautre, a French member of the European Parliament and by representatives of campaign group Reporters without Borders. 

Abd Erraouf Bazoaui, a lawyer for the woman who alleges Ben Brik attacked her, denied in court that there was any political agenda behind the case. Rights campaigners accuse Tunisia of using the police and courts to stifle criticism of the authorities, and of paying only lip service to democracy. 

Ben Ali has said Tunisia is committed to democracy and human rights. Re-elected to a fifth term as president last month with 89.62% of the vote, many Tunisians credit him with overseeing stability and relative prosperity. Ben Brik, 49, has worked for a number of French newspapers, magazines and media outlets.


Pour les libertés démocratiques en Tunisie !

Ben Ali : Halte à la répression !

Le rĂ©gime tunisien de Ben Ali opprime dans le silence total le mouvement social et les militants politiques. AprĂšs 22 ans de pouvoir et la rĂ©cente mascarade Ă©lectorale, oĂč Ben Ali s’est dotĂ© d’un cinquiĂšme mandat, aprĂšs la sanglante rĂ©pression du mouvement social de Gafsa de l’annĂ©e derniĂšre, le rĂ©gime s’attaque actuellement aux Ă©tudiants en lutte, aux journalistes indĂ©pendants, aux militants associatifs et politique. Le rĂ©gime tunisien ne supporte aucune voix discordante.

Journalistes, militants politiques, Ă©tudiants, syndicalistes sont harcelĂ©s, tabassĂ©s, surveillĂ©s ou emprisonnĂ©s. Loin d’ĂȘtre montrĂ© du doigt, le rĂ©gime tunisien bĂ©nĂ©ficie du soutien du gouvernement français, plus intĂ©ressĂ© Ă  la dĂ©fense de ses intĂ©rĂȘts de grande puissance dans la rĂ©gion que par les libertĂ©s dĂ©mocratiques en Tunisie.

Une cinquantaine d’animateurs du mouvement populaire de Gafsa, libĂ©rĂ©s rĂ©cemment, sont toujours otage d’un Ă©ventuel chantage du rĂ©gime, puisqu’ils ne retrouvent pas leurs droits civiques. Des journalistes sont pourchassĂ©s ou emprisonnĂ©s parce qu’ils ont osĂ© Ă©crire sur la rĂ©alitĂ© du pays. L’écrivain et journaliste Taoufik Ben Brik croupit en prison, malgrĂ© une fragile santĂ©, aprĂšs un simulacre de procĂšs. Fahem Boukadous, condamnĂ© Ă  6 ans de prison par contumace, est toujours en cavale, pour avoir eu le courage de couvrir le mouvement social de Gafsa. La liste des victimes du rĂ©gime est longue et n’épargne mĂȘme pas les Ă©tudiants, qui revendiquent une vie dĂ©cente dans les citĂ©s universitaires. Actuellement, 14 Ă©tudiants sont en prison en attente de leur procĂšs le 30 novembre prochain. Contrairement au discours ambiant, la Tunisie n’est pas l’eldorado Ă©conomique ! C’est le pays oĂč les classes populaires sont paupĂ©risĂ©es, notamment dans les rĂ©gions de l’intĂ©rieur. Et les classes populaires sont durement rĂ©primĂ©es quand elles revendiquent une meilleure rĂ©partition des richesses et une vie dĂ©cente, et digne.

Nous, organisations politiques, syndicales, exprimons notre ferme solidarité pour le peuple tunisien et ses luttes sociales et pour les militants politiques incarcérés ou harcelés, pour les journalistes interdits de donner une information objective et alternative, pour les étudiants en lutte.

Nous exigeons :

‱ La libĂ©ration immĂ©diate et inconditionnelle de l’ensemble des Ă©tudiants, journalistes et militants arrĂȘtĂ©s.

‱ L’abandon de toutes les poursuites contre les personnes impliquĂ©es dans des mouvements de luttes sociales et dĂ©mocratiques.

‱ Le recouvrement des droits complets des anciens dĂ©tenus de Gafsa, libĂ©rĂ©s rĂ©cemment sans amnistie.

‱ La satisfaction des revendications lĂ©gitimes des populations du bassin minier de Gafsa.

‱ La prise en charge des victimes de la rĂ©pression du mouvement populaire de Gafsa.

‱ La poursuite judiciaire des responsables de ces violations et exactions, quelles que soient leur

qualitĂ©, politique, militaire ou policiĂšre ainsi que des excuses officielles de l’Etat.

‱ Une libertĂ© de la presse et d’association effective.

Nous condamnons le soutien de la France au régime de Ben Ali. Nous tenons les autorités

tunisiennes pour responsables de la dĂ©tĂ©rioration de l’état de santĂ© physique et psychique de plusieurs dĂ©tenus condamnĂ©s ou en attente de procĂšs. Nous lançons aussi un appel aux organisations politiques, syndicales et associatives Ă  travers le monde Ă  s’inscrire activement dans toutes les initiatives de solidaritĂ© avec les luttes sociales des travailleurs, chĂŽmeurs, Ă©tudiants, journalistes et militants tunisiens.

SOYEZ NOMBREUX AU RASSEMBLEMENT POUR MANIFESTER VOTRE SOLIDARITE

LE MERCERDI 30 NOVEMBRE 2009,JOUR DU PROCES DES ETUDIANTS ARRETES

A 18 HEURES

PLACE DE L’OPERA – METRO HOTEL DE VILLE

LYON 1er Arrondissement

Premiers signataires : FSE, NPA, Observatoire des libertés en Tunisie, UPC,


CommuniquĂ© Urgent Hend Harouni TĂ©l. : 216-71971.180 Port. : 216-93439770 Au nom d’Allah Le ClĂ©ment et Le MisĂ©ricordieux, la  Paix et la PriĂšre Soient sur Notre ProphĂšte Royal et SincĂšre Mohamed Tunis le 20 Novembre 2009-3 Dhulhija 1430

Le mĂȘme rythme de surveillance policiĂšre exercĂ©e sur Abdelkarim Harouni, SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de « libertĂ© et EquitĂ© » les 18,19 et 20 Novembre 2009

 
La stricte surveillance policiĂšre en moyenne de 3 voitures civiles exercĂ©e jour et nuit sur mon frĂšre Abdelkarim  continue toujours mĂȘme ce matin quand  il s’est rendu aux cimetiĂšres pour rĂ©citer « La Fatiha » sur l’ñme de notre chĂšre Maman Saida qu’Allah la bĂ©nisse dans Son Ă©ternel paradis./.

 

Balade Ă  Rome

Ben Ali prend la gifle et Kadhafi se rince l’Ɠil

Le Tunisien Ben Ali et le Libyen Kadhafi ont essayĂ© de tromper les chefs d’Etat africains avec un communiquĂ© bidon. Les deux tyranneaux en ont pris pour leur grade.

Zine el Abidine Ben Ali est un homme qui a beaucoup d’humour. Et, comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, il n’a pas idĂ©e qu’il est si rigolo que pas une semaine passe sans que l’on se torde de rire. Et ce, du DĂ©partement d’Etat amĂ©ricain Ă  l’Union europĂ©enne, en passant par les chancelleries occidentales ou arabes et les rĂ©dactions des journaux du Monde libre.

La derniĂšre blague de notre prĂ©sident Ă  vie nous vient tout droit de Rome, en Italie, oĂč s’est dĂ©roulĂ© le fameux Sommet suspendu aux recommandations de Zinochet pour sauver tous les pauvres et mal nourris de la planĂšte. Et puis Rome, chez son ami champion es-“berlusconneries”, il se sentait chez lui, entourĂ© de l’hyper agitĂ© Kadhafi. Bref, notre tyranneau se la coulait douce au milieu de tant de chefs arabes et africains qui lui serraient la main pour le fĂ©liciter de son 5Ăšme hold up Ă©lectoral en 20 ans qu’il a fini par croire qu’il Ă©tait vraiment dĂ©mocratiquement Ă©lu.

Et patatras boum boum, il tomba de haut lorsque les dirigeants africains se rĂ©unirent en conclave et protestĂšrent vigoureusement contre Ben Ali et Kadafi. En cause ? Le communiquĂ© dont avait accouchĂ© leur Organisation sans qu’ils aient Ă©tĂ© consultĂ©s. Un comble ! Non seulement ils protestĂšrent mais tinrent surtout Ă  s’en dĂ©marquer.

Les chefs d’Etat africains roulĂ©s dans la farine par Ben Ali et Kadhafi

Le communiquĂ©, vous vous en souvenez, non ? Mais si, pardi ! Le jour de son investiture, Ben Ali avait prĂ©venu et tapĂ© du poing. Il s’adresserait Ă  l’UMA et Ă  l’OUA pour se plaindre de l’ingĂ©rence de la France dans sa mayonnaise intĂ©rieure. Et immĂ©diatement, un jour aprĂšs, Kadhafi publiait le fameux communiquĂ© de protestation. Les deux tyrans se congratulĂšrent sans vergogne et s’envoyĂšrent des bisous et autres gentillesses. Mais dans les faits, personne d’autre n’avait pris part au lynchage du Quai d’Orsay.

D’abord, l’UMA ne s’était dĂ©jĂ  jamais rĂ©unie depuis prĂšs de 20 ans. Quant aux chefs d’Etats africains, ils ont estimĂ© avoir Ă©tĂ© roulĂ©s dans la farine par leurs amis tunisien et libyen.

Du coup, sachant que ni la tĂ©lĂ©vision tunisienne ni les journaux de la place ne feraient part de la nouvelle Ă  nos compatriotes, j’ai tenu Ă  vous l’annoncer. Et pour cause : comment se permettraient-ils d’annoncer que Zinochet a Ă©tĂ© pris la main dans le sac puisque ces pairs africains en sont quasiment Ă  l’accusĂ© d’avoir pondu un faux communiquĂ©. Ce qui, Ă  mon sens, ne serait pas de trop.

MoralitĂ© de l’histoire : tout ce tapage autour de l’ingĂ©rence et des menaces de plainte n’est que de la poudre de perlimpinpin destinĂ©e Ă  la consommation locale et surtout pour bluffer ses propres amis.

Ca ne s’arrange pas entre la France et la Tunisie

Remarquez, le temps d’un long week end, j’ai vu la France inquiĂšte de la posture de Ben Ali et quasiment immobilisĂ©e sur le sujet. Et Kouchner, il n’en dort pas la nuit depuis que Carthage rĂ©clame sa tĂȘte Ă  l’ElysĂ©e, ce que je ne suis pas le seul Ă  dire. Le trĂšs informĂ© quotidien français Le Monde l’a aussi mentionnĂ© le 16 novembre.

Mais qu’importe. Hormis Ben Ali qui essuie des sueurs froides pour avoir Ă©tĂ© malmenĂ© et dĂ©savouĂ© par les chefs du continent africain, « tout le monde il est aux anges, tout le monde il est content ». MĂȘme le berger de Tripoli qui s’extasie devant des jeunes pucelles romaines Ă  60 euros la parade
 pour se rincer l’oeil la nuit tombĂ©e.

(Source : « Chakchouka tunisienne, un blog de Bakchich.info parfumĂ© au jasmin » (France – censurĂ© en Tunisie), le 19 novembre 2009 Ă  12h26)

Lien : http://www.bakchich.info/Ben-Ali-prend-la-gifle-et-Kadhafi,09335.html


Qui a commis le vol ?

Pourquoi le voleur qui a cambriolĂ© ma maison s’est ‘il intĂ©ressĂ© Ă  un livre concernant la vie privĂ© de l’épouse du prĂ©sident tunisien

Quelques jours auparavant, notre maison a Ă©tĂ© cambriolĂ©e : en plus d’une somme d’argent, le voleur avait pris la clĂ© USB  qui contenait tous mes documents privĂ©s.

AprÚs avoir insisté maintes fois, des agents de police sont venus  pour effectuer quelques investigations sans pour autant prélever les indices.

Cette affaire est étonnante pour les raisons suivantes :

       Notre maison se trouve dans un quartier calme.

       Aucun autre cambriolage n’a Ă©tĂ© effectuĂ© dans le mĂȘme quartier.

       Le voleur avait aussi pris un livre traitant de la vie de l’épouse du prĂ©sident tunisien qui s’intitule: La rĂ©gente de Carthage, main basse sur la Tunisie.

La police a exprimĂ© son Ă©tonnement quant Ă  la maniĂšre dont l’opĂ©ration a Ă©tĂ© menĂ©e et la nature des objets volĂ©s.

En vue de ce qui c’est passĂ©, J’ai dĂ©posĂ© plainte contre X et j’avertis les personnes qui voudront exploiter les donnĂ©es enregistrĂ©es sur la clĂ© USB qu’elles seront tenues pour responsables. En outre, j’ai demandĂ© Ă  la Police cantonale et FĂ©dĂ©rale de poursuivre leurs investigations.

Par ailleurs, je suis prĂȘt Ă  fournir gratuitement une copie du livre Ă  tous ceux qui dĂ©sireraient l’acquĂ©rir tout en sachant, que le fait d’avoir un livre opposĂ© au rĂ©gime ne justifie pas la violation du domicile et la prise d’autant de risques.

NĂ©anmoins, la question qui se pose est la suivante : est-ce que cette opĂ©ration est un avertissement de la part de ceux qui dĂ©sapprouvent l’élĂ©vation des voix dissidentes et la rĂ©vĂ©lation des secrets.

Anouar Gharbi,  GenÚve


Tunisie-“Je suis un otage de Ben Ali”, dit Ben Brik Ă  son procĂšs

 

 
Reuters, le 19 novembre 2009 Ă  18h35 TUNIS, 19 novembre (Reuters) – Au premier jour de son procĂšs pour une supposĂ©e agression d’une femme, qu’il dĂ©nonce comme une provocation de la police, le journaliste d’opposition tunisien Taoufik Ben Brik a affirmĂ© avoir Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© pour ses critiques contre le rĂ©gime du prĂ©sident Zine el Abidine ben Ali. “J’ai Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ© en raison de mes Ă©crits (…) Je suis un otage du prĂ©sident Ben Ali”, a dĂ©clarĂ© le journaliste au juge devant lequel il a comparu jeudi pour la premiĂšre fois et qui a ajournĂ© la suite de son procĂšs au 26 novembre. Les organisations internationales de dĂ©fense de la libertĂ© de la presse, prĂ©sentes dans la salle, soutiennent la mĂȘme thĂšse voulant que Ben Brik soit victime d’une provocation montĂ©e de toutes piĂšces par la police afin de le faire taire. Le ministre français des Affaires Ă©trangĂšres, Bernard Kouchner, qui s’Ă©tait dit “déçu” de l’arrestation du journaliste, s’est attirĂ© la semaine derniĂšre les foudres de Ben Ali, qui a demandĂ© Ă  l’Union africaine et Ă  l’Union du Maghreb arabe, que prĂ©side le colonel Mouammar Kadhafi, de dĂ©noncer cette “ingĂ©rence Ă©trangĂšre” dans les affaires intĂ©rieures tunisiennes. (Tarek Amara, version française Marc Delteil) REUTERS


Tunisie: Sihem Bensedrine assignée à résidence, Ben brik reste en prison

La militante des droits de l’homme Sihem Bensedrine ainsi que son Ă©poux, directeur de la rĂ©daction de Radio Kalima, Omar Mestiri, assignĂ©s Ă  rĂ©sidence sans aucun motif ni aucune dĂ©cision de justice.

Ce mercredi matin la police tunisienne sur les ordres de Ben Ali a encerclĂ©e le domicile et interdit tout dĂ©placement Ă  Siheh Bensedrine et Omar Mestiri. C’est une dĂ©cision totalement arbitraire qui ne s’appuie sur aucun Ă©lĂ©ment de droit.

ContactĂ© par Le Matin au tĂ©lĂ©phone, Sihem Bensedrine, a dĂ©clarĂ© « depuis ce mercredi matin, sous sommes mon Ă©poux, Omar Mestiri, et moi, assignĂ©s Ă  rĂ©sidence. On nous a interdit de sortir. » Ils n’ont pas pu assister au procĂšs de Taoufik Benbrik qui avait lieu aujourd’hui.

Ben Brik et ses avocats privés de parole

Durant le procĂšs, ni Taoufik Benbrik ni ses avocats n’ont eu le droit Ă  la parole. Il a juste eu le temps de dire “je suis un otage de Ben Ali”. La dĂ©cision du jugement est attendue le 26 novembre. Entre temps le journaliste reste en prison.

Hier, la Tunisie, avait refoulĂ©e deux avocats, un algĂ©rien M Hocine Zahouane et un marocain, M Mohamed Hassani Idrissi les empĂȘchant de d’ĂȘtre prĂ©sent pendant l’audience. Ben Ali, ne cherche mĂȘme plus Ă  sauver les apparences. Une justice expĂ©ditive, sans aucun observateur bafouant ainsi les lois de son propre pays et les droits fondamentaux des citoyens tunisiens.

Rappelons que lundi dernier 16 novembre, Omar Mestiri, directeur de la rĂ©daction de la radio Kalima, a Ă©tĂ© passĂ© Ă  tabac sous les yeux de l’avocat et militant des droits de l’homme, maĂźtre Raouf Ayadi. Puis il avait Ă©tĂ© enlevĂ© par les policiers en civil, et conduit vers une destination inconnue. AprĂšs avoir Ă©tĂ© passer Ă  tabac, Omar Mestiri avait Ă©tĂ© relĂącher quelques heures plus tard.

Yahia Bounouar

(Source : Site web du journal «Le Matin » (Quotidien – AlgĂ©rie), le 19 novembre 2009)

Lien : http://www.bakchich.info/Tunisie-Sihem-Bensedrine-assignee,09348.html


La plume libre de Taoufik Ben Brick en procĂšs Ă  Tunis

Le bruit courait mercredi 18 novembre dans l’aprĂšs-midi que le procĂšs serait reportĂ© au 25 ou 29 dĂ©cembre, pour Ă©viter des observateurs Ă©trangers, dans une affaire qui met Ă  mal les relations franco-tunisiennes

Pour la deuxiĂšme fois en neuf ans, une nouvelle « affaire Taoufik Ben Brick » met Ă  mal les relations entre Paris et Tunis. AprĂšs le prĂ©sident Jacques Chirac en 2000, qui avait pris la dĂ©fense du journaliste tunisien, alors en grĂšve de la faim, les autoritĂ©s françaises s’impliquent Ă  nouveau.

La semaine derniĂšre, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s’est dit « déçu » par les arrestations de journalistes en Tunisie, les jugeant « inutiles » alors que le prĂ©sident Ben Ali a Ă©tĂ© réélu avec 89,62 % des voix.

Tunis a rĂ©pliquĂ©, en rejetant toute « ingĂ©rence » extĂ©rieure. Du rarement vu dans les relations franco-tunisiennes, les gouvernements de droite et de gauche choisissant habituellement de soutenir envers et contre tout « l’ami Ben Ali ».

Une « affaire montée de toutes piÚces par les autorités »

Journaliste indĂ©pendant, Ă  la plume Ă  la fois virulente et facĂ©tieuse contre le prĂ©sident tunisien, Taoufik Ben Brick devrait en principe voir son procĂšs s’ouvrir mercredi 18 novembre Ă  Tunis, alors qu’il est Ă©crouĂ© depuis le 29 octobre Ă  la prison Mornarguia Ă  30 kilomĂštres de Tunis.

Il est accusĂ© de l’agression d’une femme dans la rue. Selon Reporters sans frontiĂšres (RSF), il s’agit d’une « affaire montĂ©e de toutes piĂšces par les autoritĂ©s ». Taoufik risque 5 ans de prison.

Le bruit courait hier aprĂšs-midi que le procĂšs serait reportĂ©. « Le pouvoir ne tient pas Ă  voir dĂ©barquer en Tunisie des observateurs Ă©trangers et prĂ©fĂ©rerait reporter le procĂšs le 25 ou le 29 dĂ©cembre, jour et veille de fĂȘtes, pour qu’il y ait le moins de publicitĂ© sur cette affaire », assurent les proches du journaliste.

Il est clair que Taoufik Ben Brick – qui fut pendant plusieurs annĂ©es le correspondant de La Croix – paie pour ses articles et ses livres irrĂ©vĂ©rencieux contre le chef de l’État tunisien, qu’il a surnommĂ© « Ben Avi », contraction de « Ben Ali et de prĂ©sident Ă  vie ». Jamais l’humour, son autre arme de combat, compagne des mauvais jours ne l’a abandonnĂ©.

La présidentielle du 25 octobre a tout changé

« Ils m’ont invitĂ© Ă  ne plus Ă©crire sur les hommes, avait-il racontĂ© Ă  La Croix, j’ai alors Ă©crit sur les animaux. Ils m’ont demandĂ© de ne plus Ă©crire sur les animaux, j’ai Ă©crit sur la nature. Ils m’ont interdit d’écrire sur la nature, alors je me suis mis Ă  Ă©crire sur ceux qui m’interdisent d’écrire », en l’occurrence le prĂ©sident Ben Ali.

Depuis quelques annĂ©es, le chef de l’État tunisien avait pris son parti de la plume de Taoufik. Il riait mĂȘme, selon le journaliste, de ses portraits au vitriol, le considĂ©rant comme « le fou du roi ». Il Ă©tait devenu d’une certaine façon intouchable.

Mais la prĂ©sidentielle du 25 octobre a tout changĂ©. La plume libre de Taoufik Ben Brick que l’on retrouvait sur les sites de plusieurs mĂ©dias français n’a plus Ă©tĂ© de mise, d’autant que la presse française elle-mĂȘme dans son ensemble s’est montrĂ©e trĂšs critique sur la prĂ©sidentielle.

Julia FICATIER

(Source : « La Croix » (Quotidien – France), le 18 novembre 2009)

Lien : http://www.la-croix.com/La-plume-libre-de-Taoufik-Ben-Brick-en-proces-a-Tunis/article/2401979/4077


Tunisie

Le régime de Ben Ali réagit avec retard mais vigoureusement à un texte des Affaires étrangÚres belges Leterme accusé de « néocolonialisme primaire »

BAUDOUIN LOOS

Il fallait s’y attendre : Tunis a officiellement protestĂ© contre les propos du ministre belge des Affaires Ă©trangĂšres tenus au SĂ©nat mardi dernier, des propos relayĂ© par Etienne Schouppe en l’absence d’Yves Leterme. La rĂ©ponse des Affaires Ă©trangĂšres belges Ă  l’interpellation d’une sĂ©natrice PS, Caroline DĂ©sir, avait frappĂ© les observateurs par le ton incisif, rare car peu diplomatique, qui critiquait vertement le comportement du rĂ©gime tunisien en matiĂšre des droits de l’homme (voir Le Soir des 14 et 15 novembre).

L’ambassadeur de Tunisie Ă  Bruxelles, Abdessalam Hetira, sera reçu par le chef de cabinet d’Yves Leterme ce mercredi. Nul doute qu’il relayera le courroux des autoritĂ©s du pays qu’il reprĂ©sente, courroux dont Le Soir a pu prendre connaissance Ă  la faveur d’une lettre de l’ambassade adressĂ©e Ă  notre rĂ©dactrice en chef (1).

A l’image des protestations de Tunis relatives aux dĂ©clarations pourtant trĂšs modĂ©rĂ©es du Français Bernard Kouchner sur le mĂȘme thĂšme, les reproches de Tunis se rĂ©vĂšlent fort acerbes, qui traitent les « allĂ©gations » du ministre belge d’« attitude inamicale qui relĂšve franchement d’un nĂ©ocolonialisme primaire qui constitue une ingĂ©rence flagrante et inadmissible dans les affaires Ă©trangĂšres d’un pays souverain ».

Le texte se conclut par ces mots : « Le peuple tunisien qui a arrachĂ© son indĂ©pendance aprĂšs de longues et Ăąpres luttes ne peut traiter tant de mauvaise foi et de paternalisme que par le dĂ©dain ». Le dĂ©dain est visiblement teintĂ© de colĂšre, en l’occurrence, vu les expressions choisies


Que dira le chef de cabinet belge Ă  l’ambassadeur tunisien ? Peut-ĂȘtre voudra-t-il dĂ©samorcer la crise en faisant valoir que le texte lu au SĂ©nat par M. Schouppe n’avait sans doute pas Ă©tĂ© relu par Yves Leterme, comme c’est souvent le cas en pareilles circonstances, oĂč les hauts fonctionnaires – les diplomates, ici – sont chargĂ©s de rĂ©diger les rĂ©ponses aux questions parlementaires.

Il reste que les critiques contenues dans ce texte qui a dĂ©plu en haut lieu Ă  Tunis ressemblent comme Ă  s’y mĂ©prendre aux principaux points relevĂ©s trĂšs rĂ©guliĂšrement par les organisations internationales et tunisiennes compĂ©tentes spĂ©cialisĂ©es dans la dĂ©fense des droits humains. On relĂšvera d’ailleurs que des dĂ©fenseurs tunisiens de ces droits ont encore Ă©tĂ© agressĂ©s lundi Ă  Tunis.

(1) On trouvera l’intĂ©gralitĂ© de cette missive sur notre site www.lesoir.be .

(Source : «  Le Soir » (Quotidien – Belgique), le 18 novembre 2009)


Tunisie: victoire Ă  Gafsa

Le soulĂšvement social de la rĂ©gion de Gafsa, en 2008, a subi une rĂ©pression fĂ©roce, avec des procĂšs iniques et de lourdes condamnations injustes. La rĂ©sistance des dĂ©tenus, le combat des femmes et des syndicalistes et la mobilisation internationale ont eu raison de l’arbitraire. 68 prisonniers ont ainsi Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s le 5 novembre. C’est une victoire, mĂȘme si leur libĂ©ration n’est que conditionnelle et les poursuites maintenues Ă  l’encontre des quatre condamnĂ©s par contumace.

La lutte continuera tant que les libĂ©rĂ©s ne seront pas rĂ©intĂ©grĂ©s dans leurs droits et fonctions, tant que justice ne sera pas rendue aux jeunes manifestants morts lors des affrontements, tant que les problĂšmes sociaux, Ă©conomiques et Ă©cologiques Ă  l’origine du mouvement ne seront pas rĂ©glĂ©s et que le harcĂšlement des habitants de Redeyef ou de ceux contraints Ă  fuir Ă  l’Ă©tranger ne cessera pas. La vigilance doit redoubler au moment oĂč le porte-parole du mouvement, Adnane Hajji, libĂ©rĂ©, annonce sa volontĂ© de reprendre le combat.

(Source : site du « Nouveau Parti Anticapitaliste » (France), le 19 novembre 2009)

Lien : http://www.npa2009.org/content/tunisie-victoire-%C3%A0-gafsa


 

Maroc/MEDays 2009: appel Ă  un “rĂšglement rapide” du conflit israĂ©lo-palestinien

 

 
Associated Press, le 19 novembre 2009 à 00h44  
 
TANGER (Maroc), 19 nov 2009 (AFP) -Les travaux du forum international MEDays 2009 ont commencĂ© jeudi soir Ă  Tanger (nord) par un appel pressant pour un “rĂšglement rapide” du conflit israĂ©lo-palestinien, a constatĂ© un journaliste de l’AFP. Le ministre marocain des Affaires Ă©trangĂšres Taieb Fassi Fihri et son homologue espagnol Miguel Angel Moratinos ont insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de crĂ©er deux Etats: l’un israĂ©lien, l’autre palestinien. “L’annĂ©e 2010 devra ĂȘtre celle de la paix” entre IsraĂ©liens et Palestiniens, a dĂ©clarĂ© le chef de la diplomatie espagnole Ă  l’ouverture de ce forum organisĂ© durant trois jours par l’institut Amadeus, un “think tank” marocain. Pour cette deuxiĂšme Ă©dition de MEDays, un imposant dispositif sĂ©curitaire a Ă©tĂ© mis en place en raison de la prĂ©sence attendue de personnalitĂ©s israĂ©liennes, dont l’ancienne ministre des Affaires Ă©trangĂšres Tzipi Livni. Dans un message lu devant les quelque 170 congressistes, l’Ă©missaire amĂ©ricain pour le Proche-Orient George Mitchell a reconnu qu’il restait “beaucoup de chemin Ă  parcourir pour parvenir” Ă  la paix. Mais, a-t-il dit, “en dĂ©pit des difficultĂ©s, nous continuerons Ă  oeuvrer” pour “relever les dĂ©fis”. Les organisateurs ont confirmĂ© l’arrivĂ©e dans la nuit de jeudi Ă  vendredi de Tzipi Livni, qui participera au colloque en sa qualitĂ© de chef de l’opposition israĂ©lienne. Une manifestation de protestation contre sa prĂ©sence a eu lieu jeudi soir Ă  Tanger Ă  l’appel du Collectif d’action nationale pour le soutien au peuple palestinien et Ă  l’Irak et de la section locale du parti islamiste Justice et DĂ©veloppement (PJD, opposition parlementaire). La recherche de la paix au Proche-Orient sera au coeur des travaux de MEDays 2009, auxquels participeront des personnalitĂ©s venues d’Europe, des Etats-Unis, du monde arabe et d’Afrique. AFP  


Egypte/Algérie: manifestation violente au Caire, la crise diplomatique enfle

AFP, le 19 novembre 2009 Ă  16h35 Par Samer AL-ATRUSH     LE CAIRE, 20 nov 2009 (AFP) – Le Caire – Une manifestation devant l’ambassade d’AlgĂ©rie vendredi au Caire a donnĂ© lieu Ă  des violences et 35 personnes, dont 11 policiers, ont Ă©tĂ© blessĂ©es, tandis que la crise diplomatique avec l’Algerie a encore enflĂ©, deux jours aprĂšs le match de football entre les deux pays. Alger a convoquĂ©, Ă  son tour l’ambassadeur d’Egypte. De son cĂŽ tĂ©, Alaa Moubarak, le fils du prĂ©sident Ă©gyptien Hosni Moubarak, a fustigĂ© les incidents “terroristes” de mercredi Ă  Khartoum, oĂč s’est dĂ©roulĂ©e la rencontre qualificative au Mondial-2010 en Afrique du Sud, remportĂ©e par l’AlgĂ©rie (1-0). En matinĂ©e, des manifestants Ă©gyptiens ont lancĂ© des pierres et des bombes incendiaires sur les forces de l’ordre qui protĂ©geaient l’accĂšs de l’ambassade d’AlgĂ©rie au Caire, blessant 11 policiers, a indiquĂ© le ministĂšre Ă©gyptien de l’IntĂ©rieur dans un communiquĂ©. Dans un nouveau bilan, cette source a fait Ă©tat de 35 blessĂ©s, parmi lesquels au moins 11 policiers. Quinze voitures garĂ©es dans les environs et quatre vitrines de magasins ont Ă©galement Ă©tĂ© endommagĂ©es. “Nous devrions traiter l’AlgĂ©rie comme un pays qui nous a dĂ©clarĂ© la guerre”, a lancĂ© Ă  l’AFP Amr Higazi, un Ă©tudiant qui portait une pancarte appelant Ă  l’expulsion de l’ambassadeur d’AlgĂ©rie en Egypte, Abdelkader Hadjar. Le rassemblement aux abords de la reprĂ©sentation algĂ©rienne avait dĂ©butĂ© jeudi soir, quand 150 personnes avaient brĂ»lĂ© des drapeaux algĂ©riens et lancĂ© des slogans hostiles Ă  ce pays, dĂ©nonçant des agressions de supporteurs Ă©gyptiens par des fans algĂ©riens Ă  Khartoum. L’Ă©quipe Ă©gyptienne a Ă©tĂ© confrontĂ©e Ă  des actes de “terrorisme (…) avant, pendant et aprĂšs le match”, a dĂ©clarĂ© le fils du prĂ©sident Moubarak, Alaa, qualifiant les supporteurs algĂ©riens de “mercenaires”. L’agence Mena, qui rapporte ces propos, a affirmĂ© que M. Moubarak avait fait ces commentaires jeudi lors d’une Ă©mission sportive. Selon les autoritĂ©s soudanaises, quatre personnes ont Ă©tĂ© blessĂ©es aprĂšs le match. Le ministre Ă©gyptien de la SantĂ© Hatem el-Gabali a parlĂ© de 21 victimes, toutes “lĂ©gĂšrement blessĂ©es”. Dans ce climat de forte tension, la police anti-Ă©meutes Ă©gyptienne a bloquĂ© vendredi aprĂšs-midi l’accĂšs de rues menant Ă  l’ambassade d’AlgĂ©rie au Caire, dans le quartier huppĂ© de Zamalek, repoussant une trentaine de manifestants dont certains piĂ©tinaient et brĂ»laient des drapeaux algĂ©riens. La querelle entre Le Caire et Alger autour du match avait tournĂ© jeudi Ă  la crise diplomatique avec le rappel “pour consultations” de l’ambassadeur d’Egypte en AlgĂ©rie. L’Egypte avait Ă©galement convoquĂ© l’ambassadeur d’AlgĂ©rie au Caire, qui avait dĂ©jĂ  dĂ» s’expliquer aprĂšs le saccage de sociĂ©tĂ©s Ă  capitaux Ă©gyptiens en AlgĂ©rie. Alger a rĂ©pliquĂ© vendredi en convoquant Ă  son tour l’ambassadeur d’Egypte. Le premier contentieux autour de cette confrontation sportive remonte Ă  jeudi dernier et Ă  l’attaque Ă  coup de pierres du bus transportant l’Ă©quipe d’AlgĂ©rie Ă  son arrivĂ©e au Caire, pour un prĂ©cĂ©dent match entre les deux Ă©quipes. Trois joueurs algĂ©riens avaient Ă©tĂ© lĂ©gĂšrement blessĂ©s. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la Ligue arabe, Amr Moussa, a lancĂ© vendredi un appel au calme. “J’appelle la rue arabe Ă  un retour au calme et Ă  la raison. L’affaire doit ĂȘtre ramenĂ©e Ă  sa juste proportion, et les Egyptiens comme les AlgĂ©riens sont des Arabes”, a dĂ©clarĂ© Moussa Ă  l’AFP.

 

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