Mouvement Ettajdid : Hichem Skik, Directeur de la RĂ©daction dâAttariq Aljadid empĂȘchĂ© par la police de pĂ©nĂ©trer
dans le local du Mouvement Pour les libertĂ©s dĂ©mocratiques en Tunisie – Ben Ali : Halte Ă la rĂ©pression ! Reuters: Tunisia begins trial of government critic Chakchouka tunisienne: Ben Ali prend la gifle et Kadhafi se rince lâĆil Anouar Gharbi: Qui a commis le vol ? Reuters: Tunisie-“Je suis un otage de Ben Ali”, dit Ben Brik Ă son procĂšs Le Matin: Sihem Bensedrine assignĂ©e Ă rĂ©sidence, Ben brik reste en prison La Croix: La plume libre de Taoufik Ben Brick en procĂšs Ă Tunis Le Soir: Leterme accusĂ© de « nĂ©ocolonialisme primaire » Nouveau Parti Anticapitaliste: Tunisie: victoire Ă Gafsa AFP: Maroc/MEDays 2009: appel Ă un “rĂšglement rapide” du conflit israĂ©lo-palestinien AFP: Egypte/AlgĂ©rie: manifestation violente au Caire, la crise diplomatique enfle
Hichem Skik, Directeur de la RĂ©daction dâAttariq Aljadid empĂȘchĂ© par la police de pĂ©nĂ©trer dans le local du Mouvement
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Tunisia begins trial of government critic
TUNIS, Nov 19 (Reuters) – Tunisian journalist Taoufik Ben Brik yesterday accused the authorities of jailing him for criticising the government, on the first day of his trial on charges of assaulting a woman in the street.
International press freedom groups say he is being prosecuted on trumped up charges to muzzle his criticism of President Zine al-Abidine Ben Ali. Officials say he knocked over the woman, kicked her and insulted her.
The case has taken on an international dimension after French Foreign Minister Bernard Kouchner told a French radio station he was disappointed with Ben Brik’s arrest. Ben Ali responded in a speech last week by attacking what he called “foreign interference” in Tunisia’s internal affairs.Â
The journalist, a virulent critic of the Tunisian leader, has been held in custody since his arrest on October 29, after the alleged victim filed a complaint. Today’s hearing was attended by Helene Flautre, a French member of the European Parliament and by representatives of campaign group Reporters without Borders.Â
Abd Erraouf Bazoaui, a lawyer for the woman who alleges Ben Brik attacked her, denied in court that there was any political agenda behind the case. Rights campaigners accuse Tunisia of using the police and courts to stifle criticism of the authorities, and of paying only lip service to democracy.Â
Ben Ali has said Tunisia is committed to democracy and human rights. Re-elected to a fifth term as president last month with 89.62% of the vote, many Tunisians credit him with overseeing stability and relative prosperity. Ben Brik, 49, has worked for a number of French newspapers, magazines and media outlets.
Pour les libertés démocratiques en Tunisie !
Ben Ali : Halte à la répression !
Le rĂ©gime tunisien de Ben Ali opprime dans le silence total le mouvement social et les militants politiques. AprĂšs 22 ans de pouvoir et la rĂ©cente mascarade Ă©lectorale, oĂč Ben Ali sâest dotĂ© dâun cinquiĂšme mandat, aprĂšs la sanglante rĂ©pression du mouvement social de Gafsa de lâannĂ©e derniĂšre, le rĂ©gime sâattaque actuellement aux Ă©tudiants en lutte, aux journalistes indĂ©pendants, aux militants associatifs et politique. Le rĂ©gime tunisien ne supporte aucune voix discordante.
Journalistes, militants politiques, Ă©tudiants, syndicalistes sont harcelĂ©s, tabassĂ©s, surveillĂ©s ou emprisonnĂ©s. Loin d’ĂȘtre montrĂ© du doigt, le rĂ©gime tunisien bĂ©nĂ©ficie du soutien du gouvernement français, plus intĂ©ressĂ© Ă la dĂ©fense de ses intĂ©rĂȘts de grande puissance dans la rĂ©gion que par les libertĂ©s dĂ©mocratiques en Tunisie.
Une cinquantaine dâanimateurs du mouvement populaire de Gafsa, libĂ©rĂ©s rĂ©cemment, sont toujours otage dâun Ă©ventuel chantage du rĂ©gime, puisquâils ne retrouvent pas leurs droits civiques. Des journalistes sont pourchassĂ©s ou emprisonnĂ©s parce quâils ont osĂ© Ă©crire sur la rĂ©alitĂ© du pays. LâĂ©crivain et journaliste Taoufik Ben Brik croupit en prison, malgrĂ© une fragile santĂ©, aprĂšs un simulacre de procĂšs. Fahem Boukadous, condamnĂ© Ă 6 ans de prison par contumace, est toujours en cavale, pour avoir eu le courage de couvrir le mouvement social de Gafsa. La liste des victimes du rĂ©gime est longue et nâĂ©pargne mĂȘme pas les Ă©tudiants, qui revendiquent une vie dĂ©cente dans les citĂ©s universitaires. Actuellement, 14 Ă©tudiants sont en prison en attente de leur procĂšs le 30 novembre prochain. Contrairement au discours ambiant, la Tunisie nâest pas lâeldorado Ă©conomique ! Câest le pays oĂč les classes populaires sont paupĂ©risĂ©es, notamment dans les rĂ©gions de lâintĂ©rieur. Et les classes populaires sont durement rĂ©primĂ©es quand elles revendiquent une meilleure rĂ©partition des richesses et une vie dĂ©cente, et digne.
Nous, organisations politiques, syndicales, exprimons notre ferme solidarité pour le peuple tunisien et ses luttes sociales et pour les militants politiques incarcérés ou harcelés, pour les journalistes interdits de donner une information objective et alternative, pour les étudiants en lutte.
Nous exigeons :
âą La libĂ©ration immĂ©diate et inconditionnelle de l’ensemble des Ă©tudiants, journalistes et militants arrĂȘtĂ©s.
âą Lâabandon de toutes les poursuites contre les personnes impliquĂ©es dans des mouvements de luttes sociales et dĂ©mocratiques.
⹠Le recouvrement des droits complets des anciens détenus de Gafsa, libérés récemment sans amnistie.
⹠La satisfaction des revendications légitimes des populations du bassin minier de Gafsa.
⹠La prise en charge des victimes de la répression du mouvement populaire de Gafsa.
âą La poursuite judiciaire des responsables de ces violations et exactions, quelles que soient leur
qualitĂ©, politique, militaire ou policiĂšre ainsi que des excuses officielles de lâEtat.
âą Une libertĂ© de la presse et dâassociation effective.
Nous condamnons le soutien de la France au régime de Ben Ali. Nous tenons les autorités
tunisiennes pour responsables de la dĂ©tĂ©rioration de lâĂ©tat de santĂ© physique et psychique de plusieurs dĂ©tenus condamnĂ©s ou en attente de procĂšs. Nous lançons aussi un appel aux organisations politiques, syndicales et associatives Ă travers le monde Ă sâinscrire activement dans toutes les initiatives de solidaritĂ© avec les luttes sociales des travailleurs, chĂŽmeurs, Ă©tudiants, journalistes et militants tunisiens.
SOYEZ NOMBREUX AU RASSEMBLEMENT POUR MANIFESTER VOTRE SOLIDARITE
LE MERCERDI 30 NOVEMBRE 2009,JOUR DU PROCES DES ETUDIANTS ARRETES
A 18 HEURES
PLACE DE L’OPERA â METRO HOTEL DE VILLE
LYON 1er Arrondissement
Premiers signataires : FSE, NPA, Observatoire des libertés en Tunisie, UPC,
Le mĂȘme rythme de surveillance policiĂšre exercĂ©e sur Abdelkarim Harouni, SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de « libertĂ© et EquitĂ© » les 18,19 et 20 Novembre 2009
Balade Ă Rome
Ben Ali prend la gifle et Kadhafi se rince lâĆil
Le Tunisien Ben Ali et le Libyen Kadhafi ont essayĂ© de tromper les chefs dâEtat africains avec un communiquĂ© bidon. Les deux tyranneaux en ont pris pour leur grade.
Zine el Abidine Ben Ali est un homme qui a beaucoup dâhumour. Et, comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, il nâa pas idĂ©e quâil est si rigolo que pas une semaine passe sans que lâon se torde de rire. Et ce, du DĂ©partement dâEtat amĂ©ricain Ă lâUnion europĂ©enne, en passant par les chancelleries occidentales ou arabes et les rĂ©dactions des journaux du Monde libre.
La derniĂšre blague de notre prĂ©sident Ă vie nous vient tout droit de Rome, en Italie, oĂč sâest dĂ©roulĂ© le fameux Sommet suspendu aux recommandations de Zinochet pour sauver tous les pauvres et mal nourris de la planĂšte. Et puis Rome, chez son ami champion es-“berlusconneries”, il se sentait chez lui, entourĂ© de lâhyper agitĂ© Kadhafi. Bref, notre tyranneau se la coulait douce au milieu de tant de chefs arabes et africains qui lui serraient la main pour le fĂ©liciter de son 5Ăšme hold up Ă©lectoral en 20 ans quâil a fini par croire quâil Ă©tait vraiment dĂ©mocratiquement Ă©lu.
Et patatras boum boum, il tomba de haut lorsque les dirigeants africains se rĂ©unirent en conclave et protestĂšrent vigoureusement contre Ben Ali et Kadafi. En cause ? Le communiquĂ© dont avait accouchĂ© leur Organisation sans quâils aient Ă©tĂ© consultĂ©s. Un comble ! Non seulement ils protestĂšrent mais tinrent surtout Ă sâen dĂ©marquer.
Les chefs dâEtat africains roulĂ©s dans la farine par Ben Ali et Kadhafi
Le communiquĂ©, vous vous en souvenez, non ? Mais si, pardi ! Le jour de son investiture, Ben Ali avait prĂ©venu et tapĂ© du poing. Il sâadresserait Ă lâUMA et Ă lâOUA pour se plaindre de lâingĂ©rence de la France dans sa mayonnaise intĂ©rieure. Et immĂ©diatement, un jour aprĂšs, Kadhafi publiait le fameux communiquĂ© de protestation. Les deux tyrans se congratulĂšrent sans vergogne et sâenvoyĂšrent des bisous et autres gentillesses. Mais dans les faits, personne dâautre nâavait pris part au lynchage du Quai dâOrsay.
Dâabord, lâUMA ne sâĂ©tait dĂ©jĂ jamais rĂ©unie depuis prĂšs de 20 ans. Quant aux chefs dâEtats africains, ils ont estimĂ© avoir Ă©tĂ© roulĂ©s dans la farine par leurs amis tunisien et libyen.
Du coup, sachant que ni la tĂ©lĂ©vision tunisienne ni les journaux de la place ne feraient part de la nouvelle Ă nos compatriotes, jâai tenu Ă vous lâannoncer. Et pour cause : comment se permettraient-ils dâannoncer que Zinochet a Ă©tĂ© pris la main dans le sac puisque ces pairs africains en sont quasiment Ă lâaccusĂ© dâavoir pondu un faux communiquĂ©. Ce qui, Ă mon sens, ne serait pas de trop.
MoralitĂ© de lâhistoire : tout ce tapage autour de lâingĂ©rence et des menaces de plainte nâest que de la poudre de perlimpinpin destinĂ©e Ă la consommation locale et surtout pour bluffer ses propres amis.
Ca ne sâarrange pas entre la France et la Tunisie
Remarquez, le temps dâun long week end, jâai vu la France inquiĂšte de la posture de Ben Ali et quasiment immobilisĂ©e sur le sujet. Et Kouchner, il nâen dort pas la nuit depuis que Carthage rĂ©clame sa tĂȘte Ă lâElysĂ©e, ce que je ne suis pas le seul Ă dire. Le trĂšs informĂ© quotidien français Le Monde lâa aussi mentionnĂ© le 16 novembre.
Mais quâimporte. Hormis Ben Ali qui essuie des sueurs froides pour avoir Ă©tĂ© malmenĂ© et dĂ©savouĂ© par les chefs du continent africain, « tout le monde il est aux anges, tout le monde il est content ». MĂȘme le berger de Tripoli qui sâextasie devant des jeunes pucelles romaines Ă 60 euros la parade⊠pour se rincer lâoeil la nuit tombĂ©e.
(Source : « Chakchouka tunisienne, un blog de Bakchich.info parfumĂ© au jasmin » (France â censurĂ© en Tunisie), le 19 novembre 2009 Ă 12h26)
Lien : http://www.bakchich.info/Ben-Ali-prend-la-gifle-et-Kadhafi,09335.html
Qui a commis le vol ?
Pourquoi le voleur qui a cambriolĂ© ma maison sâest âil intĂ©ressĂ© Ă un livre concernant la vie privĂ© de lâĂ©pouse du prĂ©sident tunisien
Quelques jours auparavant, notre maison a Ă©tĂ© cambriolĂ©e : en plus dâune somme dâargent, le voleur avait pris la clĂ© USB qui contenait tous mes documents privĂ©s.
AprÚs avoir insisté maintes fois, des agents de police sont venus pour effectuer quelques investigations sans pour autant prélever les indices.
Cette affaire est étonnante pour les raisons suivantes :
–Â Â Â Â Â Â Notre maison se trouve dans un quartier calme.
–      Aucun autre cambriolage nâa Ă©tĂ© effectuĂ© dans le mĂȘme quartier.
–      Le voleur avait aussi pris un livre traitant de la vie de lâĂ©pouse du prĂ©sident tunisien qui sâintitule: La rĂ©gente de Carthage, main basse sur la Tunisie.
La police a exprimĂ© son Ă©tonnement quant Ă la maniĂšre dont lâopĂ©ration a Ă©tĂ© menĂ©e et la nature des objets volĂ©s.
En vue de ce qui câest passĂ©, Jâai dĂ©posĂ© plainte contre X et jâavertis les personnes qui voudront exploiter les donnĂ©es enregistrĂ©es sur la clĂ© USB quâelles seront tenues pour responsables. En outre, jâai demandĂ© Ă la Police cantonale et FĂ©dĂ©rale de poursuivre leurs investigations.
Par ailleurs, je suis prĂȘt Ă fournir gratuitement une copie du livre Ă tous ceux qui dĂ©sireraient lâacquĂ©rir tout en sachant, que le fait dâavoir un livre opposĂ© au rĂ©gime ne justifie pas la violation du domicile et la prise dâautant de risques.
NĂ©anmoins, la question qui se pose est la suivante : est-ce que cette opĂ©ration est un avertissement de la part de ceux qui dĂ©sapprouvent lâĂ©lĂ©vation des voix dissidentes et la rĂ©vĂ©lation des secrets.
Anouar Gharbi, GenÚve
Tunisie-“Je suis un otage de Ben Ali”, dit Ben Brik Ă son procĂšs
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Tunisie: Sihem Bensedrine assignée à résidence, Ben brik reste en prison
La militante des droits de lâhomme Sihem Bensedrine ainsi que son Ă©poux, directeur de la rĂ©daction de Radio Kalima, Omar Mestiri, assignĂ©s Ă rĂ©sidence sans aucun motif ni aucune dĂ©cision de justice.
Ce mercredi matin la police tunisienne sur les ordres de Ben Ali a encerclĂ©e le domicile et interdit tout dĂ©placement Ă Siheh Bensedrine et Omar Mestiri. Câest une dĂ©cision totalement arbitraire qui ne sâappuie sur aucun Ă©lĂ©ment de droit.
ContactĂ© par Le Matin au tĂ©lĂ©phone, Sihem Bensedrine, a dĂ©clarĂ© « depuis ce mercredi matin, sous sommes mon Ă©poux, Omar Mestiri, et moi, assignĂ©s Ă rĂ©sidence. On nous a interdit de sortir. » Ils nâont pas pu assister au procĂšs de Taoufik Benbrik qui avait lieu aujourdâhui.
Ben Brik et ses avocats privés de parole
Durant le procĂšs, ni Taoufik Benbrik ni ses avocats nâont eu le droit Ă la parole. Il a juste eu le temps de dire “je suis un otage de Ben Ali”. La dĂ©cision du jugement est attendue le 26 novembre. Entre temps le journaliste reste en prison.
Hier, la Tunisie, avait refoulĂ©e deux avocats, un algĂ©rien M Hocine Zahouane et un marocain, M Mohamed Hassani Idrissi les empĂȘchant de dâĂȘtre prĂ©sent pendant lâaudience. Ben Ali, ne cherche mĂȘme plus Ă sauver les apparences. Une justice expĂ©ditive, sans aucun observateur bafouant ainsi les lois de son propre pays et les droits fondamentaux des citoyens tunisiens.
Rappelons que lundi dernier 16 novembre, Omar Mestiri, directeur de la rĂ©daction de la radio Kalima, a Ă©tĂ© passĂ© Ă tabac sous les yeux de lâavocat et militant des droits de lâhomme, maĂźtre Raouf Ayadi. Puis il avait Ă©tĂ© enlevĂ© par les policiers en civil, et conduit vers une destination inconnue. AprĂšs avoir Ă©tĂ© passer Ă tabac, Omar Mestiri avait Ă©tĂ© relĂącher quelques heures plus tard.
Yahia Bounouar
(Source : Site web du journal «Le Matin » (Quotidien – AlgĂ©rie), le 19 novembre 2009)
Lien : http://www.bakchich.info/Tunisie-Sihem-Bensedrine-assignee,09348.html
La plume libre de Taoufik Ben Brick en procĂšs Ă Tunis
Le bruit courait mercredi 18 novembre dans l’aprĂšs-midi que le procĂšs serait reportĂ© au 25 ou 29 dĂ©cembre, pour Ă©viter des observateurs Ă©trangers, dans une affaire qui met Ă mal les relations franco-tunisiennes
Pour la deuxiĂšme fois en neuf ans, une nouvelle « affaire Taoufik Ben Brick » met Ă mal les relations entre Paris et Tunis. AprĂšs le prĂ©sident Jacques Chirac en 2000, qui avait pris la dĂ©fense du journaliste tunisien, alors en grĂšve de la faim, les autoritĂ©s françaises sâimpliquent Ă nouveau.
La semaine derniĂšre, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, sâest dit « déçu » par les arrestations de journalistes en Tunisie, les jugeant « inutiles » alors que le prĂ©sident Ben Ali a Ă©tĂ© réélu avec 89,62 % des voix.
Tunis a rĂ©pliquĂ©, en rejetant toute « ingĂ©rence » extĂ©rieure. Du rarement vu dans les relations franco-tunisiennes, les gouvernements de droite et de gauche choisissant habituellement de soutenir envers et contre tout « lâami Ben Ali ».
Une « affaire montée de toutes piÚces par les autorités »
Journaliste indĂ©pendant, Ă la plume Ă la fois virulente et facĂ©tieuse contre le prĂ©sident tunisien, Taoufik Ben Brick devrait en principe voir son procĂšs sâouvrir mercredi 18 novembre Ă Tunis, alors quâil est Ă©crouĂ© depuis le 29 octobre Ă la prison Mornarguia Ă 30 kilomĂštres de Tunis.
Il est accusĂ© de lâagression dâune femme dans la rue. Selon Reporters sans frontiĂšres (RSF), il sâagit dâune « affaire montĂ©e de toutes piĂšces par les autoritĂ©s ». Taoufik risque 5 ans de prison.
Le bruit courait hier aprĂšs-midi que le procĂšs serait reportĂ©. « Le pouvoir ne tient pas Ă voir dĂ©barquer en Tunisie des observateurs Ă©trangers et prĂ©fĂ©rerait reporter le procĂšs le 25 ou le 29 dĂ©cembre, jour et veille de fĂȘtes, pour quâil y ait le moins de publicitĂ© sur cette affaire », assurent les proches du journaliste.
Il est clair que Taoufik Ben Brick â qui fut pendant plusieurs annĂ©es le correspondant de La Croix â paie pour ses articles et ses livres irrĂ©vĂ©rencieux contre le chef de lâĂtat tunisien, quâil a surnommĂ© « Ben Avi », contraction de « Ben Ali et de prĂ©sident Ă vie ». Jamais lâhumour, son autre arme de combat, compagne des mauvais jours ne lâa abandonnĂ©.
La présidentielle du 25 octobre a tout changé
« Ils mâont invitĂ© Ă ne plus Ă©crire sur les hommes, avait-il racontĂ© Ă La Croix, jâai alors Ă©crit sur les animaux. Ils mâont demandĂ© de ne plus Ă©crire sur les animaux, jâai Ă©crit sur la nature. Ils mâont interdit dâĂ©crire sur la nature, alors je me suis mis Ă Ă©crire sur ceux qui mâinterdisent dâĂ©crire », en lâoccurrence le prĂ©sident Ben Ali.
Depuis quelques annĂ©es, le chef de lâĂtat tunisien avait pris son parti de la plume de Taoufik. Il riait mĂȘme, selon le journaliste, de ses portraits au vitriol, le considĂ©rant comme « le fou du roi ». Il Ă©tait devenu dâune certaine façon intouchable.
Mais la prĂ©sidentielle du 25 octobre a tout changĂ©. La plume libre de Taoufik Ben Brick que lâon retrouvait sur les sites de plusieurs mĂ©dias français nâa plus Ă©tĂ© de mise, dâautant que la presse française elle-mĂȘme dans son ensemble sâest montrĂ©e trĂšs critique sur la prĂ©sidentielle.
Julia FICATIER
(Source : « La Croix » (Quotidien – France), le 18 novembre 2009)
Lien : http://www.la-croix.com/La-plume-libre-de-Taoufik-Ben-Brick-en-proces-a-Tunis/article/2401979/4077
Tunisie
Le régime de Ben Ali réagit avec retard mais vigoureusement à un texte des Affaires étrangÚres belges Leterme accusé de « néocolonialisme primaire »
BAUDOUIN LOOS
Il fallait sây attendre : Tunis a officiellement protestĂ© contre les propos du ministre belge des Affaires Ă©trangĂšres tenus au SĂ©nat mardi dernier, des propos relayĂ© par Etienne Schouppe en lâabsence dâYves Leterme. La rĂ©ponse des Affaires Ă©trangĂšres belges Ă lâinterpellation dâune sĂ©natrice PS, Caroline DĂ©sir, avait frappĂ© les observateurs par le ton incisif, rare car peu diplomatique, qui critiquait vertement le comportement du rĂ©gime tunisien en matiĂšre des droits de lâhomme (voir Le Soir des 14 et 15 novembre).
Lâambassadeur de Tunisie Ă Bruxelles, Abdessalam Hetira, sera reçu par le chef de cabinet dâYves Leterme ce mercredi. Nul doute quâil relayera le courroux des autoritĂ©s du pays quâil reprĂ©sente, courroux dont Le Soir a pu prendre connaissance Ă la faveur dâune lettre de lâambassade adressĂ©e Ă notre rĂ©dactrice en chef (1).
A lâimage des protestations de Tunis relatives aux dĂ©clarations pourtant trĂšs modĂ©rĂ©es du Français Bernard Kouchner sur le mĂȘme thĂšme, les reproches de Tunis se rĂ©vĂšlent fort acerbes, qui traitent les « allĂ©gations » du ministre belge dâ« attitude inamicale qui relĂšve franchement dâun nĂ©ocolonialisme primaire qui constitue une ingĂ©rence flagrante et inadmissible dans les affaires Ă©trangĂšres dâun pays souverain ».
Le texte se conclut par ces mots : « Le peuple tunisien qui a arrachĂ© son indĂ©pendance aprĂšs de longues et Ăąpres luttes ne peut traiter tant de mauvaise foi et de paternalisme que par le dĂ©dain ». Le dĂ©dain est visiblement teintĂ© de colĂšre, en lâoccurrence, vu les expressions choisiesâŠ
Que dira le chef de cabinet belge Ă lâambassadeur tunisien ? Peut-ĂȘtre voudra-t-il dĂ©samorcer la crise en faisant valoir que le texte lu au SĂ©nat par M. Schouppe nâavait sans doute pas Ă©tĂ© relu par Yves Leterme, comme câest souvent le cas en pareilles circonstances, oĂč les hauts fonctionnaires â les diplomates, ici â sont chargĂ©s de rĂ©diger les rĂ©ponses aux questions parlementaires.
Il reste que les critiques contenues dans ce texte qui a dĂ©plu en haut lieu Ă Tunis ressemblent comme Ă sây mĂ©prendre aux principaux points relevĂ©s trĂšs rĂ©guliĂšrement par les organisations internationales et tunisiennes compĂ©tentes spĂ©cialisĂ©es dans la dĂ©fense des droits humains. On relĂšvera dâailleurs que des dĂ©fenseurs tunisiens de ces droits ont encore Ă©tĂ© agressĂ©s lundi Ă Tunis.
(1) On trouvera lâintĂ©gralitĂ© de cette missive sur notre site www.lesoir.be .
(Source : «  Le Soir » (Quotidien – Belgique), le 18 novembre 2009)
Tunisie: victoire Ă Gafsa
Le soulĂšvement social de la rĂ©gion de Gafsa, en 2008, a subi une rĂ©pression fĂ©roce, avec des procĂšs iniques et de lourdes condamnations injustes. La rĂ©sistance des dĂ©tenus, le combat des femmes et des syndicalistes et la mobilisation internationale ont eu raison de l’arbitraire. 68 prisonniers ont ainsi Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s le 5 novembre. C’est une victoire, mĂȘme si leur libĂ©ration n’est que conditionnelle et les poursuites maintenues Ă l’encontre des quatre condamnĂ©s par contumace.
La lutte continuera tant que les libĂ©rĂ©s ne seront pas rĂ©intĂ©grĂ©s dans leurs droits et fonctions, tant que justice ne sera pas rendue aux jeunes manifestants morts lors des affrontements, tant que les problĂšmes sociaux, Ă©conomiques et Ă©cologiques Ă l’origine du mouvement ne seront pas rĂ©glĂ©s et que le harcĂšlement des habitants de Redeyef ou de ceux contraints Ă fuir Ă l’Ă©tranger ne cessera pas. La vigilance doit redoubler au moment oĂč le porte-parole du mouvement, Adnane Hajji, libĂ©rĂ©, annonce sa volontĂ© de reprendre le combat.
(Source : site du « Nouveau Parti Anticapitaliste » (France), le 19 novembre 2009)
Lien : http://www.npa2009.org/content/tunisie-victoire-%C3%A0-gafsa
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Maroc/MEDays 2009: appel Ă un “rĂšglement rapide” du conflit israĂ©lo-palestinien
ÂEgypte/AlgĂ©rie: manifestation violente au Caire, la crise diplomatique enfle
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