20 mars 2008

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TUNISNEWS
 8 ème année, N°  2857 du 20.03.2008

 archives : www.tunisnews.net

 


AISPP: Non au châtiment collectif ! C.R.L.D.H.Tunisie: Une histoire banale de persécution qui terrasse toute une famille depuis plus de quinze ans C.R.L.D.H. Tunisie: Grève de la faim à la prison de Messaâdine :Solidarité avec les Etudiants emprisonnés de l’ (UGTT) AISPP: Ajmi Lourimi, ex prisonnier politique, fait toujours l’objet d’un contrôle policier Liberté et Equité: Communiqué AFP: Les otages autrichiens peut-être près de Tombouctou (chef touareg rebelle) Le Temps: Réforme de l’assurance-maladie : La page des dissensions est tournée Le Temps: Le réalisateur Brahim Letaïef parle (encore plus) de son film : « 7, Avenue Habib Bourguiba » AFP: Interdiction du parti gouvernemental turc: nouveau combat sur la laïcité AFP: La possible interdiction de l’AKP déprime les milieux économiques turcs Reuters: Turquie – L’AKP au pouvoir chercherait à éviter la dissolution Reuters: Turkish party told not to amend law to avoid ban

 


C.R.L.D.H.Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme 21 ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org  Une histoire banale de persécution qui terrasse toute une famille depuis plus de quinze ans   

Le CRLDHT a recueilli il y’a quelques jours le témoignage de la famille Ben Khaled et notamment du père, M. Khaled Ben Khaled qui vit à Fouchana, dans la banlieue Sud de la capitale. C’est l’histoire d’une persécution gratuite qui perdure depuis plus de quinze ans  et qui atteint toute une famille, à l’instar des milliers d’autres qui souffrent  en silence, victimes de marginalisation et d’exclusion totales, liées à de graves violations de droits à la sécurité, à l’emploi, à la circulation, dont ils font l’objet….   M. Khaled Ben Khaled a 66 ans. Père de cinq enfants, il travaillait avant sa descente aux enfers depuis 1993 comme chef service à la Coopérative Centrale des Cultures au Ministère de l’Agriculture, à Tunis.  Il a été arrêté une 1ère fois le 03 août 1993 et condamné  à huit mois de prison ferme pour appartenance à une organisation non reconnue.  Depuis sa sortie de prison le 26 avril 1994, il n’a jamais pu exercer le moindre emploi malgré les innombrables tentatives entreprises, d’autant qu’il a été contraint au contrôle administratif quotidien au poste de police de Fouchana et hebdomadaire dans trois lieux différents : au poste de la gendarmerie et celui de la garde nationale à Mégrine ainsi qu’au district de police de Ben Arous, une violation caractérisée de  droit qui lui a été imposée, sans décision judiciaire, qui a pris fin en 2000.   Entre temps, il a été de nouveau arrêté et incarcéré pour appartenance à une organisation non reconnue. La seconde arrestation a eu lieu le 28 septembre 1997, le  31 janvier 1998, il a été acquitté. La troisième a eu lieu le 28 septembre 1999, il a été condamné à trois ans et demi de prison ferme. Le 06 novembre 1999, il a bénéficié d’une libération conditionnelle six mois après.   Durant les trois incarcérations, M. Khaled Ben Khaled a subi la torture sous différentes formes, au Ministère de l’intérieur, au district de Bouchoucha et en prison. Ses souffrances actuelles en témoignent.    Diabétique et insulinodépendant en raison de deux prises par jour, il souffre également de problèmes cardiaques et  a perdu la vue depuis 2002. Dernièrement, il a subi une opération chirurgicale d’ablation du gros orteil. Cet état précaire de santé résulte de la torture et des  traitements inhumains dont il a fait l’objet lors de chaque arrestation. Elle vient également du fait qu’il a été privé depuis 93 de toute couverture sociale, lui permettant de se soigner et de prendre en charge les coûts de son traitement diabétique.   Cette violation du droit à la santé a fait du malade un alité permanent ; ce qui n’a pas empêché la police politique à poursuivre ses visites  forcées  à toute heure, de jour comme de nuit.  Après les affrontements armés de Soliman, la police politique lui a interdit de quitter le domicile sans autorisation de sa part.     A cette longue série d’atteintes, s’ajoute sa privation au passeport et à son droit à la circulation. Son interpellation auprès de la  présidence de la République en novembre 2006 n’a rien donné, sinon un interrogatoire réalisé par la police politique en mars 2007.   Son fils Moujahed Ben Khaled, 24 ans, est un étudiant en maths informatique à la faculté des sciences à Tunis. Depuis des années, il a fait l’objet d’un harcèlement policier permanent en raison de sa religiosité.  Il a été arrêté maintes fois, torturé, humilié et contraint à enlever sa barbe.   Le 29 septembre 2004, il a quitté légalement la Tunisie pour fuir cette injustice qui s’abat contre lui, en direction de l’Arabie Saoudite. Là-bas, il s’est confronté à une nouvelle loi restrictive quant à l’admission et l’accueil des étudiants étrangers, une loi qui lui a privé d’une inscription légale dans un des établissements universitaires du pays et par là une régularisation de son séjour.   Le 08 décembre 2007, il a appelé son père pour la dernière fois et l’a informé de sa décision de quitter l’Arabie Saoudite après le pèlerinage…Une heure après, il fût arrêté par les autorités saoudiennes à son hôtel, à la Mecque.  La famille a contacté le Consulat tunisien à Jeddah qui a affirmé ne pas avoir ce nom sur leurs listes !     Le CRLDHT s’indigne de cette situation de non droit que vit M. Khaled Ben Khaled  après avoir passé plus de quinze  ans de sa vie traité en sous homme et affirme la culpabilité des  autorités tunisiennes pour non assistance à personnes en danger lorsqu’elles ont privé la victime de son droit aux soins alors qu’il souffre de graves pathologies !   Il lance un appel aux autorités saoudiennes de faire valoir toute la vérité quant au sort de M. Moujahed Ben Khaled  depuis son arrestation le 08/12/2007 car sa famille a le droit de connaître les raisons de cette  arrestation ainsi que  les charges qui pèsent sur la victime.   Il dénonce avec vigueur l’attitude irresponsable des services consulaires tunisiens qui feignent l’indifférence face aux appels au secours des familles et n’ont aucune limite quant à la poursuite de leur politique de punition collective qui sème la haine au sein de la population,  rend favorables les thèses les plus extrémistes et ouvre la porte grande ouverte à toutes les violences.   Il exprime son soutien total à M. Khaled Ben Khaled et à sa famille qui affrontent ces injustices avec beaucoup de courage, et exige son rétablissement dans ses droits fondamentaux ainsi que toute la lumière sur la disparition de son fils Moujahed Ben Khaled.  Paris, le : 20/03/2008  


C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org  

Grève de la faim à la prison de Messaâdine : Solidarité avec les Etudiants emprisonnés de l’Union Générale des Etudiants Tunisiens (UGTT)

                Le CRLDHT exprime son inquiétude et sa préoccupation quant à la pénible  et inhumaine situation des six jeunes prisonniers d’opinions, dirigeants et membres actifs de  la centrale syndicale étudiante,  l’Union Générale des Etudiants Tunisiens (UGET) et/ou ses représentants aux conseils scientifiques à la faculté des lettres et des sciences humaines  de Sousse, incarcérés depuis décembre 2007 à la prison de Messaâdine.                 Les six jeunes syndicalistes emprisonnés viennent d’entamer aujourd’hui même, le 20 mars 2008( Fête de l’indépendance) , une grève de la faim illimitée pour dénoncer cette injustice qui s’est abattue contre eux pour avoir exercé leurs libertés d’opinion et d’organisation et exiger leur libération dans immédiate. Ces jeunes emprisonnés sont : Karima Boussetta, Mohamed Amine Ben Ali, Ahmed Chaker Ben Dhaia, Faouzi Hmidette, Wael Naouar et Rachid Othmani. Le mercredi 02/01/2008, ils ont comparu devant le juge d’instruction du tribunal de première Instance de Sousse pour inculpations fallacieuses du type « Entraves à la liberté du travail et  vol de produits alimentaires… »            D’autres jeunes syndicalistes de la même institution universitaire sont recherchés et des mandats d’amener ont été livrés à leur encontre. Ce sont :Jawaher Ben Meftah Channa, Majdi Houas, Karim Hammadi, Abdallah Haj Ali, Ali Ben Ali Ghabri, Zied Abbassi,  Farid Slimani, Marouane Mighri et Abdelwahed Jabli.            Le Comité National de Soutien aux Etudiants de Sousse et son porte parole, M. Abdrrahmane Hdhili, dirigeant de la LTDH et responsable syndical au sein de l’UGTT, a fait appel, pour l’organisation  d’un rassemblement, ce matin,  devant la prison de Messaâdine où ils sont incarcérés, un appel suivi par leurs familles ainsi que  différents militants politiques et associatifs et notamment les représentants des sections de Sousse, Monastir, Kairouan et Mahdia de la LTDH. Une présence policière impressionnante aux alentours de la prison a empêché de force quiconque de s’y approcher.   Il  y’a quelques jours, ce même Comité National de Soutien a organisé une journée nationale de soutien à Karima Boussetta en partenariat avec l’ATFD, à l’occasion de la fête internationale de la femme.     Le CRLDHT dénonce avec vigueur ces détentions arbitraires qui  touchent des militants syndicalistes, poursuivis pour avoir user de leurs droits fondamentaux à l’expression et à la manifestation  pacifique et affirme que la gestion sécuritaire de toute crise traduit une incapacité réelle de la part du pouvoir despotique tunisien à répondre aux attentes et besoins des tunisiens et notamment  aux aspirations légitimes de la jeunesse aux libertés et à dignité.                 Il affirme son soutien indéfectible aux étudiants détenus et/ou recherchés, à leurs familles et à toute la jeunesse estudiantine et exige l’arrêt immédiat de toute poursuite  et la libération inconditionnelle des détenus.                Il rappelle à l’Etat tunisien ses engagements pour le  respect du droit syndical et à la protection de ses citoyens dans l’exercice de leurs  libertés fondamentales.    Paris, le : 20/03/2008  


Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques 43 rue Eldjazira, tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 19 mars 2008 Non au châtiment collectif !

 

L’association a appris que les autorités consulaires tunisiennes à Paris avaient refusé à Oui’em Kéfi, une lycéenne, fille du réfugié politique en France, Mohammed Hédi Kéfi) de renouveler son passeport sans présenter la moindre justification légale et se sont contentées d’avancer que le ministère de l’Intérieur à Tunis était l’instance décisionnaire. Oui’em Kéfi est né à Bizerte en Tunisie le 12 février 1991. Elle étudie et vit avec ses parents en France depuis le 6 juin 1997. Sa mère est Aïcha Dhaouadi, une ancienne prisonnière politique qui a passé huit mois en prison, a été torturée et a été adoptée par l’organisation Amnesty International en 1995. Oui’em Kéfi avait obtenu son passeport tunisien (N° L282676) à Bizerte le 15 mai 1997 et l’avait fait renouveler au consulat tunisien de Nanterre le 3 novembre 2002 (P265189). Puis elle a présenté une demande de renouvellement le 21 février 2008 (reçu n°00436) et n’avait pas reçu de réponse à la date du 18 mars 2008 alors que le délai d’attente et en moyenne de 24 heures. […] Pour l’association Le président Maître Saïda Akrami (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  


Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques 43 rue Eldjazira, tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 19 mars 2008

 

Ajmi Lourimi, ex prisonnier politique, fait toujours l’objet d’un contrôle policier collant depuis qu’il a quitté la prison en juillet 2007, une voiture banalisée d’agents de la Sûreté en civil le suit en permanence et la police politique se présente à son domicile en moyenne deux fois par semaine et s’interpose devant ses proches et ses visiteurs dans le but de les harceler. Monsieur Ajmi Lourimi avait été condamné à l’emprisonnement à perpétuité et il avait passé seize ans en prison, de 1991 à 2007. Il vit aujourd’hui dans un isolement social complet en raison de ce contrôle sécuritaire intense qui est une assignation à résidence qui ne dit pas son nom. […] Pour la commission de suivi des personnes libérées Le secrétaire général de l’Association Maître Samir Dilou

(traduction ^d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques

43 rue Eldjazira, tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 19 mars 2008  

 
 

Tentant d’instaurer un contrôle administratif extra judiciaire, les agents de la police politique de Bizerte n’ont de cesse de poursuivre la jeunesse pieuse et de les conduire dans les postes de la Sûreté pour les y soumettre à des enquêtes sur leurs relations, leurs lectures et les programmes de télévision qu’ils regardent. Des agents en civil ont convoqué, sans présenter de convocation officielle écrite, deux jeunes, Hamza Aouali et Redhouane Ben Aïssa, au poste de police avant l’audience prévue au tribunal pour le 17 mars 2008, lors de laquelle ils devaient comparaître libres. Quant au lycéen Hatem Tajini (frère du détenu Mohammed Tajini), sa carte d’identité nationale lui a été confisquée pour l’obliger à se rendre au poste de police de Zarzouna. Le jeune Sabri Meliani a été arrêté mardi 11 mars 2008 par un agent de la police politique, Mourad Labidi, qui a tenté de l’obliger à se rendre au poste de la Sûreté de Bouguetfa sans motif légal. Le chef du poste de police de Bouhaïra a menacé la mère du jeune Béchir Ben Frej d’investir son logement et d’emmener son fils par force s’il ne se présentait pas de lui-même au poste de la Sûreté. L’association […] Pour la section de Bizerte Tarek Soussi (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Sauvez la vie du prisonnier politique et ingénieur Ridha Boukadi Liberté pour Slim Boukhdhir, la plume libre Liberté et Equité

Organisation de droits de l’homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax: 71 340 860 Email : Liberte_équite@yahoo.fr Tunis, le 19 mars 2008

 

1) jeudi 13 mars 2008, le jeune Khaled Zouari, originaire de Ksar Gafsa, a été arrêté sur son lieu de travail (réparation de téléphone portable) et tous les livres religieux ont été saisis à son domicile. 2) jeudi 13 mars 2008, Noureddine Kéfi, un mineur de dix sept ans, a été arrêté à son domicile de Ksar Gafsa après la prière de l’aube. La brigade spéciale du district de la Sûreté de Gafsa l’avait déjà convoqué pour enquêtes à quatre reprises. 3) la brigade spéciale du district de Sousse a arrêté le samedi 1er mars 2008 Faïk Ouissada, un étudiant originaire de la région de Gafsa, âgé de vingt deux ans. Pour le bureau exécutif de l’organisation Maître Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT)

 


Les otages autrichiens peut-être près de Tombouctou (chef touareg rebelle)

 

AFP, le 20 mars 2008 à 16h17

 

VIENNE, 20 mars 2008 (AFP) – Les deux otages autrichiens enlevés le mois derniers par la branche du Maghreb d’Al-Qaïda alors qu’ils voyageaient dans le Sud tunisien, sont probablement retenus dans la région de Tombouctou dans le nord du Mali, selon un chef touareg rebelle interrogé par le magazine profil.

 

« S’ils sont actuellement dans le nord du Mali, ils sont certainement dans la région autour de Tombouctou » dans le nord-ouest du pays, a indiqué le commandant militaire des Touaregs rebelles

Hassan Fagaga, dans une interview avec l’hebdomadaire autrichien profil à paraître vendredi.

 

« C’est dans cette région que le chef du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat, rallié à Al-Qaïda depuis 2006) Mokhtar Belmokhtar a trouvé refuge depuis quelques années parmi les tribus arabes », a affirmé le chef touareg.

 

Wolfgang Ebner, 51 ans, et Andrea Kloiber, 44 ans, ont été enlevés le 22 février alors qu’ils circulaient dans le sud de la Tunisie et auraient été conduits par leur ravisseurs d’Al-Qaïda dans le nord malien, selon les sources concordantes mais sans confirmation officielle des autorités maliennes.

 

Jusqu’à présent on estimait que les deux Autrichiens étaient retenus par leur ravisseurs dans la région de Kidal, environ à 450 km au nord-est de Tombouctou, sans que cette information ait été confirmée officiellement.

 

Hassan Fagaga, déserteur de l’armée régulière du Mali depuis 2006, a également estimé qu’une rançon sera vraissemblablement payee en échange de la libération des deux otages même si le gouvernement autrichien a toujours refusé officiellement cette option.

 

« Si l’on ne réussit pas à libérer les otages par la force – ce que j’estime difficile car il y a de nombreux indices que l’enlèvement a été bien préparé – l’expérience de la prise d’otages de 2003 nous montre que les Etats acceptent finalement de payer une rançon même s’ils commencent par affirmer le contraire », selon Hassan Fagaga.

 

Selon la presse autrichienne les ravisseurs auraient réclamé une rançon de 5 millions d’euros d’ici dimanche prochain.

 

Ce versement peut être effectué, selon le rebelle touareg, « par le biais d’un riche dignitaire, une fondation comme celle du fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi ou quelqu’un d’autre ».

 

Il y a cinq ans 32 Européens, y compris dix Autrichiens, avaient été enlevés dans le Sahara et relâché après plusieurs mois de négociation et le versement d’une rançon de près de 5 millions d’euros par l’Allemagne.

 

La Fondation Khadafi, créée par le fils du dirigeant Seif El-Islam, avait joué un rôle important dans le dénouvement de cette affaire comme dans celles d’autres prises d’otages dans la région.

 

De même, le leader politique du groupe des Touaregs rebelles dirigés militairement par Hassan Fagaga, Iyad Ghali, était intervene activement comme intermédiaire dans la libération des 32 otages européens en 2003 et avait remis la rançon aux ravisseurs.

 

Enfin, selon Hassan Fagaga on estime le nombre des membres d’Al-Qaïda dans la région du nord du Mali à quelques dizaines, « mais les terroristes sont très bien équipés ». Interrogé sur les relations entre Al-Qaïda et les rebelles touaregs, il a indiqué que les affrontements violents avaient fait plusieurs morts en 2006. La situation reste depuis tendue.

 


 

Réforme de l’assurance-maladie : La page des dissensions est tournée

Accord en vue entre la CNAM et le syndicat des médecins spécialistes libéraux

La révision de la convention sectorielle en janvier 2009.

 

Des négociations en vue d’un arrangement avant le 30 juin 2008 sur le mode de remboursement des actes des médecins non conventionnés durant la période transitoire.

 

Le ministère des Affaires sociales, de la Solidarité et des Tunisiens à l’Etranger et le Syndicat Tunisien des Médecins Spécialistes Libéraux « STMSL » sont parvenus à un accord stipulant la révision de la convention sectorielle des médecins en janvier 2009 (au lieu de décembre 2009) et d’un arrangement sur le remboursement des actes des médecins non conventionnés avant le 30 juin 2008. Lequel arrangement fera l’objet de négociations entre les deux parties dans les semaines à venir.

 

Cet accord vient suite à des pourparlers qui se sont poursuivis lundi soir et toute la journée du mardi et qui ont été conclus par une rencontre, mardi après-midi, entre le ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et des Tunisiens à l’Etranger, M. Ali Chaouch, et une délégation du STMSL composée de son Secrétaire Général, Dr Ali Jebira, et des docteurs, Faouzi Charfi et Slim Ben Salah. M. Ali Chaouch avait reçu Dr Ali Jebira en tête à tête juste avant cette rencontre.

 

Une grande mobilisation était perceptible chez les médecins spécialistes libéraux, durant la journée du mardi. Ils ont déserté leurs cabinets et se sont rassemblés à partir de 16h dans un hôtel de la place pour suivre l’évolution des négociations entre le ministère et la délégation de leur syndicat. Une fois cette réunion terminée, une Assemblée Générale a eu lieu, peu après 18h, en présence de plus de sept cent médecins spécialistes libéraux du Grand Tunis.

 

Espoir

 

Une note optimiste a dominé l’ambiance générale de l’Assemblée Générale. Les médecins spécialistes libéraux ont insisté sur la portée de l’accord passé avec le ministère et sur le climat de confiance dans lequel ont eu lieu ces discussions. Dr Ali Jebira a expliqué : « La convention sectorielle passée entre la CNAM et l’autre syndicat des médecins, le Syndicat Tunisien des Médecins Libéraux, le ‘STML'(communément appelé celui des généralistes) prévoit sa révision à partir du 1er janvier 2010. Mais, après la création de notre syndicat, le Syndicat Tunisien des Médecins Spécialistes Libéraux, le ‘STMSL’ et les diverses propositions qu’il a avancées pour améliorer cette convention, le ministère des Affaires sociales a accepté que cette révision se fasse à partir de janvier 2009, soit douze mois en avance. Le STMSL sera partie prenante à part entière dans cette révision et il défendra les points de vue de notre corporation professionnelle. C’est un grand pas en avant après celui de l’intégration du STMSL en tant que membre du Conseil Supérieur de l’Assurance-Maladie »  Pour ce qui est des prestations des médecins non conventionnés, le Dr Ali Jebira ajoute : « Le ministère ne voit pas d’objection à discuter du principe de la prise en charge des prestations et des prescriptions des médecins non conventionnés dans les conditions qui seront définies au plus tard le 1er juillet 2008 et ceci pour une période transitoire en attendant la révision de la convention sectorielle »

 

Confiance

 

Les médecins spécialistes libéraux présents sur place ont réitéré leur confiance dans leur syndicat en approuvant l’accord qu’il a passé avec le ministère des Affaires sociales. Ils ont insisté sur l’effet positif que donneraient ces résultats sur le projet de la réforme de l’assurance-maladie. Ils ont réaffirmé leur entière adhésion à la réussite de ce projet et rappelé que ces révisions enrichiraient l’éventail de solutions proposées aux assurés sociaux pour une meilleure prise en charge de leurs diverses pathologies.

 

Mourad SELLAMI

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 20 mars 2008)

 

 

Le réalisateur Brahim Letaïef parle (encore plus) de son film : « 7, Avenue Habib Bourguiba »

« Ce film na pas obtenu de subvention du ministère et cela fait que je suis au comble du bonheur »

 

« J’ai critiqué la commission de subvention et le ministère m’a sanctionné »

 

Tunis – Le Temps : Le cinéaste Brahim Letaïef a tenu, avant hier, une conférence de presse (cf : le Temps) à l’occasion du tournage de son film « 7, Avenue Habib Bourguiba ». Après la conférence, Brahim Letaïef a livré ces propos à notre collègue Mohsen Ben Ahmed, propos parus sur les colonnes d’Assabah, hier.

 

Question : « 7, Avenue Habib Bourguiba » : ton premier long-métrage ; n’est-ce pas aventureux ?

 

-Plutôt l’aventure. Mais une aventure que j’entreprends par amour pour le cinéma.

 

•Dans quelles conditions a été préparé ce film ?

 

Ma fierté, mon bonheur, c’est dans le fait que la réalisation de ce film rompt avec les méthodes traditionnelles dans le domaine.

 

• Est-ce à dire ?

 

-Ce film n’a pas obtenu de subvention de la part du ministère de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine… Et, c’est pour cela que je suis au comble du bonheur.

 

• Mais alors d’où sont venus les fonds et les appuis ?

 

-De la part des techniciens et des acteurs professionnels qui ont cru en ce projet. Ce n’est pas facile pour un réalisateur de rassembler autant de professionnels de haut niveau.

 

• Tu as parlé du défaut de subvention de la part du ministère… Mais, en fait, qui a snobé l’autre.

 

-Je n’ai pas présenté de demande de subvention et c’était un choix délibéré.

 

• Pourquoi ?

 

-Car j’ai eu le sentiment d’être sanctionné par cette institution.

 

• Comment ?

 

-J’ai eu à dire franchement ce que je pensais de la commission de subvention et je l’ai critiquée puisque nous sommes dans l’Etat des droits et des institutions. Nous devons donc parler en toute liberté et en pleine responsabilité.

 

• Et que reproches-tu à cette commission ?

 

-Elle est dépassée. Elle se réunit une fois tous les deux ans et puis, est-il normal que cette commission examine une première expérience de long-métrage (la mienne) au même titre qu’un film de Abdellatif Ben Ammar ou de Férid Boughdir.

 

Les encouragements présidentiels stimulent la création et l’entreprise individuelle. Mais voilà que je me heurte à de grandes difficultés. J’ai produit dix courts-métrages ; je suis en train d’en parachever dix autres. Et voilà que je m’aventure dans un long-métrage et cela, sans un rond comme subvention !

 

• Et les difficultés dont tu parles ?

 

-La première scène de mon film se déroule devant le ministère de la Culture… J’ai présenté une demande d’autorisation dudit ministère mais ce fut un refus, alors que le ministère de la Défense m’y a autorisé. Je suis né pour être créateur, cinéaste. J’aime le cinéma et je nourris de grandes ambitions dans ce sens.

 

Propos recueillis par M.B.A pour Assabah du 19 mars 2008

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 20 mars 2008)

 

 

Interdiction du parti gouvernemental turc: nouveau combat sur la laïcité

 

AFP, le 20 mars 2008 à 10h48

Par Burak AKINCI

 

ANKARA, 20 mars 2008 (AFP) – Le procureur de la Cour de

cassation a provoqué un séisme politique en demandant la dissolution du parti au pouvoir en Turquie, situation insolite et dernier épisode d’une lutte acharnée entre le camp laïc et les anciens islamistes, estiment des analystes.

 

Le long réquisitoire du procureur Abdurrahman Yalçinkaya, qu’examine depuis lundi la cour constitutionnelle chargée de faire respecter les principes fondateurs de la République turque, dont la

laïcité, accuse le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et nombre de ses collaborateurs d’islamiser peu à peu la Turquie, de tradition laïque depuis Atatürk (1923-38).

C’est la première fois qu’une telle requête est lancée contre un parti au gouvernement, même si une vingtaine de partis ont été dissous depuis les années 1960.

Le Parti de la justice et du développement (AKP), issu de la mouvance islamiste, s’insurge contre le fait que l’on « puisse envisager d’interdire un parti qui est actuellement au pouvoir ».

« Pourtant, ce n’est pas parce qu’un parti est au gouvernement qu’il jouit automatiquement d’une immunité devant les lois », fait remarquer l’analyste et journaliste Can Dündar.

« Ce n’est pas parce qu’il a réuni presque la moitié des suffrages lors des élections qu’un parti ne doit pas se soumettre à ces mêmes lois. Affirmer le contraire risquerait de conduire le pays vers la dictature de la majorité », souligne le commentateur.

L’AKP de M. Erdogan, un ex-islamiste et chef charismatique, est au pouvoir depuis 2002 et a été confortablement réélu lors des législatives de juillet 2007 avec 46,6% des voix.

Il est néanmoins accusé par le procureur de constituer un « foyer d’activités anti-laïques ».

M. Erdogan, interdit d’activité politique dans le passé pour les mêmes motifs, est de nouveau dans le collimateur de la justice qui réclame qu’il soit empêché pendant cinq ans de faire de la politique.

La justice, tout comme l’armée et l’administration universitaire, est un bastion du kémalisme, l’idéologie inspirée du fondateur de la Turquie laïque, Mustafa Kemal Atatürk.

Malgré d’importantes réformes pro-européennes et une stabilité économique appréciées, l’AKP, qui représente une nouvelle bourgeoisie islamiste et plaît aux classes populaires, inquiète profondément des millions de laïcs appartenant à la classe moyenne urbaine.

Le souvenir de la révolution islamique dans l’Iran voisin constitue un traumatisme pour ces masses qui sont descendues dans les rues chaque fois que l’AKP imposait ses projets controversés comme celui l’an dernier de faire élire son numéro 2, Abdullah Gül, à la présidence et plus récemment encore d’autoriser le foulard islamique à l’Université.

« Même si la Cour constitutionnelle les rejette, ces accusations resteront comme une épée de Damoclès sur l’AKP », estime un haut fonctionnaire turc sous couvert d’anonymat, qui souligne que « l’AKP doit mettre ce procès à profit pour dissiper les soupçons ». D’autres sont pessimistes.

« L’exécutif et la justice sont polarisés, les institutions s’opposent. Même si le parti n’est pas interdit, il y a une crise majeure », souligne la politologue Nuray Mert dans un entretien au journal Vatan.

Elle affirme que l’AKP aurait pu prévenir cette crise en évitant de « jouer sur les symboles » comme le voile, dernière goutte qui a fait déborder le vase.

« Je pense que l’éventualité d’une dissolution est très faible », a commenté l’analyste Rusen Cakir sur la chaîne NTV, qui estime que le parti sortirait renforcé de ce processus car l’électeur aura le sentiment qu’on a voulu l’empêcher d’exprimer sa volonté et se rangera du côté des accusés.

Il met toutefois en garde contre le pire des scénarios: une interdiction de l’AKP. Car, dit-il, dans le contexte politique actuel « il n’y a pas d’alternative à Erdogan et à l’AKP ».

Selon la presse, l’AKP pourrait aussi tenter en catastrophe d’effectuer des révisions constitutionnelles afin d’éviter la dissolution sur fond d’instabilité politique et d’incertitudes économiques.

 

La possible interdiction de l’AKP déprime les milieux économiques turcs

 

AFP, le 20 mars 2008 à 10h12

 

Par Nicolas CHEVIRON

 

ISTANBUL, 20 mars 2008 (AFP) – Les milieux économiques turcs ne cachaient pas leur pessimisme jeudi après le lancement d’une procédure visant à faire interdire le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, démarche qui risque selon eux d’entraîner le pays dans une longue phase de turbulences.

Accusant l’AKP de mener « des activités allant à l’encontre de la laïcité », le procureur de la Cour de cassation a déposé vendredi dernier devant la Cour constitutionnelle une demande d’interdiction contre le parti et 71 de ses cadres, dont le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

La réaction des milieux d’affaires, d’habitude soucieux de neutralité dans le combat opposant l’AKP, issu de la mouvance islamiste mais qui affirme avoir rompu ses liens avec l’islam politique, et le courant pro-laïcité, très influent au sein de l’armée et de la magistrature, ne s’est pas faite attendre.

« La demande de dissolution à l’égard des partis politiques, éléments indispensables de la vie démocratique, est inacceptable pour la démocratie turque », a martelé la puissante confédération

patronale TÜSIAD dans un communiqué diffusé dimanche.

De nombreuses associations d’hommes d’affaires lui ont emboîté le pas, comme l’Association des investisseurs internationaux (YASED) dont le président Tahir Uysal a prévenu mardi qu’une « longue période d’instabilité politique affectera tous les plans d’investissements ».

Seule surprise dans cette crise annoncée: la relative bonne tenue de la Bourse d’Istanbul, dont la chute lundi (-7,5%) a finalement été limitée, si on tient compte des effets additionnels d’une mauvaise conjoncture internationale, liée à l’effondrement de la banque d’investissements Bear Stearns.

A l’instar de nombreuses places internationales, l’IMKB-100 stambouliote a par ailleurs rebondi mardi (+3,3%) et mercredi (+0,5%) dans la foulée d’une forte réduction du taux directeur de la Réserve fédérale américaine.

L’enthousiasme n’est pourtant pas de mise, estime Haluk Bürümçekçi, directeur des recherches de la banque Fortis.

« Dans ce genre d’événements, où on voit que le processus va être long, cinq ou six mois, on table sur des probabilités qui n’affectent pas les marchés au jour le jour », explique-t-il.

« Néanmoins, dans les jours à venir, il y aura de nouveaux développements et chacun d’eux va entraîner des réactions. »

La Cour constitutionnelle doit se prononcer dans les prochains jours sur la recevabilité de la demande d’interdiction de l’AKP, puis statuer sur une autre requête concernant l’annulation d’une récente réforme autorisant le voile islamique dans les universités -un jugement qui donnera une indication sur l’état d’esprit des juges.

La plupart des analystes se disent convaincus que la Cour acceptera de juger sur le fond le dossier présenté par le procureur, plongeant la Turquie dans plusieurs mois d’incertitude politique et

économique, jusqu’au verdict final.

« Le procès et toutes les tensions politiques qui vont en découler vont placer l’économie au second plan pendant longtemps. Le gouvernement va oublier tous ses projets », se désole dans le

quotidien économique Dünya l’éditorialiste Tevfik Güngör, citant la réforme de la sécurité sociale, l’aide promise au sud-est anatolien sous-développé, la construction de centrales nucléaires…

Reste l’hypothèse que peu d’analystes souhaitent envisager:

celle d’une interdiction effective de l’AKP.

« Si la Cour constitutionnelle décide d’interdire l’AKP, d’interdire d’activité politique ses dirigeants, il y aura un grand séisme », prophétise Seyfettin Gürsel, économiste à l’Université stambouliote de Galatasaray.

« L’Union européenne ne pourra pas l’accepter, il y aura

suspension des négociations (d’adhésion), probablement des sorties de capitaux, ce sera la grande crise », poursuit-il.


Turquie – L’AKP au pouvoir chercherait à éviter la dissolution

Reuters, le 20 mars 2008 à 16h07

 

ANKARA, 20 mars (Reuters) – Le chef de l’opposition turque a prévenu jeudi l’AKP qu’il ne devait pas chercher à modifier la loi pour échapper à des poursuites qui pourraient aboutir à l’interdiction du parti islamiste modéré au pouvoir.

 

La Cour constitutionnelle doit décider d’ici une semaine si elle juge recevable une requête du parquet en faveur de la dissolution du parti. Même si la requête est acceptée, aucune décision n’est attendue avant plusieurs mois.

 

Le procureur de la Cour de cassation qui a saisi la Cour constitutionnelle accuse l’AKP de « menées anti-laïques », ce que ce dernier dément.

 

Selon les médias turcs, le parti au pouvoir envisagerait d’amender la loi ou la Constitution afin de rendre plus difficile l’interdiction des partis politiques.

 

« Une procédure judiciaire est en cours. Changer la loi ne serait pas en accord avec la notion d’Etat de droit », a estimé Deniz Baykal, chef de file du Parti républicain du peuple (CHP), farouche défenseur de la laïcité.

 

« L’AKP s’emploie à adapter la Constitution à ses propres besoins. Ce n’est pas bon », a déclaré Baykal sur CNN Türk.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a condamné la procédure engagée par le parquet turc en estimant qu’elle allait « à l’encontre de la volonté nationale ».

 

Erdogan est le dirigeant politique le plus populaire du pays et son parti a remporté 47% des voix aux dernières élections législatives, en juillet 2007.

 

Selon la presse, Erdogan pourrait essayer de modifier la loi pour que seuls les partis reconnus coupables d’incitation à la violence ou au racisme puissent être interdits. Une autre proposition obligerait à faire approuver par le Parlement toute dissolution d’une formation politique.

 

 

 


Turkish party told not to amend law to avoid ban

Reuters, le 20 mars 2008 à 15h42

 

ANKARA, March 20 (Reuters) – Turkey’s ruling AK Party should not try to change the law to avoid being closed down by state prosecutors, the leader of the main opposition party said on Thursday.

 

A top prosecutor asked the Constitutional Court last week to close the AK Party and ban 71 party officials, including the prime minister and president, from politics for five years for allegedly trying to build an Islamic state in secular Turkey.

 

The AK Party, which has Islamist roots, denies the charges.

 

The court is weighing whether to take up the case but Turkish media say the AK Party is considering legal or constitutional changes that would make it harder to close down political parties.

 

« There is a legal case underway. Changing the law now would not accord with the notion of a state based on the rule of law, »

Deniz Baykal, leader of the staunchly secularist Republican People’s Party (CHP), told private broadcaster CNN Turk.

 

« The AK Party is trying to tailor the constitution to suit its own needs … This is not right. »

 

The head of Turkey’s Court of Appeals, whose chief prosecutor launched the case against the AK Party, also warned the government against taking measures that could undermine the independence of the judiciary.

 

« If there is no judicial independence, there can be no rights and freedoms, » appeals court chief Hasan Gerceker told a televised gathering of judges.

 

« Nobody can put pressure on the courts. »

 

Turkey’s secular elite, which includes the judiciary, army generals and university rectors, believes the AK Party is trying to undermine the separation of state and religion.

 

The centre-right, pro-business AK Party denies this and says the indictment filed against it is politically motivated.

Prime Minister Tayyip Erdogan has reacted angrily to the lawsuit, vowing to fight what he calls an attack on democracy.

 

He is the most popular politician in Turkey and his party won 47 percent of the vote in last July’s parliamentary election.

 

« I believe we will continue our democratic struggle in a mature and intelligent way, we will continue within a legal framework, » Erdogan told party supporters on Thursday.

 

Turkish newspapers suggested on Thursday Erdogan might try to change the law so that only parties guilty of inciting violence or racism could be banned.

 

Another proposal would require any party ban to be approved by parliament, where AK has a big majority.

 

The indictment has raised the risk of prolonged political uncertainty in Turkey, a candidate for European Union membership with a fast-growing economy, at a time of increased anxiety among investors because of the global credit crunch.

 


Sarkozy défend France Monde contre CNN et Al-Jazira

 

AFP, le 20 mars 2008 à 16h55

 

PARIS, 20 mars 2008 (AFP) – Le président français Nicolas Sarkozy a défendu jeudi sa décision de regrouper dans une holding baptisée France Monde l’audiovisuel public extérieur français, dont

la chaîne francophone TV5Monde, estimant que « il n’y a pas que Al-Jazira et CNN ».

« Il n’y a pas qu’Al-Jazira (chaîne qatarie d’informations continues en langue arabe) et CNN (chaîne d’information américaine), mais si on laisse chacun dans son pré carré, on n’aura plus que ça »,

a déclaré M. Sarkozy lors d’un discours prononcé à Paris à l’occasion de la journée mondiale de la francophonie.

« Il faut que les hôtels à l’étranger n’aient pas seulement accès à CNN, je n’ai rien contre, mais on peut avoir autre chose », a-t-il poursuivi.

« Je veux renforcer les moyens de diffusion de la culture et de la langue françaises dans le monde et, partant, je ne veux pas que chacun reste sur son petit pré carré, certain d’avoir la vérité », a insisté le chef de l’Etat.

« Et je discuterai avec nos partenaires francophones pour les associer jusqu’à ce qu’on trouve un consensus et qu’on crée une nouvelle marque, France Monde, pour que chacun puisse s’appuyer sur le réseau de l’autre, et qu’on soit plus visible », a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a chargé en février Alain de Pouzilhac, PDG de la chaîne d’information internationale France 24, de créer rapidement une holding dénommée France-Monde qu’il présidera et qui doit regrouper France 24, Radio-France Internationale (RFI) et TV5Monde.

Cette décision suscite l’inquiétude des partenaires de la France au sein de TV5Monde (Canada, Québec, Belgique et Suisse), qui estiment que le projet de la France menace l’existence de ce média multinational unique au monde.

 

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