TUNISNEWS
9 Úme année,N° 3327 du 02.07.2009
LibertĂ© et EquitĂ©: Nouvelles des libertĂ©s en Tunisie Reporters sans frontiĂšres: A 100 jours des Ă©lections : inquiĂ©tudes pour la presse indĂ©pendante LâACAT-France: Un an aprĂšs la rĂ©pression Ă Redeyef – Lettre au MinistĂšre de la Justice et des Droits de lâhomme LâACAT-France: Cas de Ramzi Romdhani – Lettre au Directeur de lâAdministration PĂ©nitentiaire TTU Monde Arabe: Tunisie : lâhomme du prĂ©sident AFP: Natation: Oussama Mellouli, roi des Jeux MĂ©diterranĂ©ens AFP: Mauritanie: dix candidats Ă la prĂ©sidentielle, dĂ©but de la campagne jeudi Xinhua: Hamas official visited Switzerland, other European countries:sources AP: Al Qaeda Warns France over Burqa Criticism Reuters: Affaire Ergenekon – Un colonel turc briĂšvement arrĂȘtĂ© Reuters: World changing around Turkey’s generals Reuters: Main figures in Turkey’s power struggle Jeune Afrique: Jeune Afrique: Au CNRS, la libertĂ© intellectuelle d’un spĂ©cialiste de l’islam menacĂ©e
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Liberté pour tous les prisonniers politiques
LibertĂ© et EquitĂ© Organisation indĂ©pendante de droits de lâhomme 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/Fax : 71 340 860 Adresse Ă©lectronique : liberte.equite@gmail.com  Tunis, le 2 juillet 2009
Nouvelles des libertés en Tunisie
1) les prisonniers dâopinion suspendent leur grĂšve de la faim Jeudi 2 juillet 20009, des prisonniers dâopinion incarcĂ©rĂ©s dans diverses prisons ont suspendu la grĂšve de la faim quâils avaient commencĂ©e le 22 juin pour exiger leur libĂ©ration [âŠ]
2) Maher Beziouche, prisonnier dâopinion, a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© Ă la prison de Mornaguia Le prisonnier dâopinion Maher Beziouche a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© de la prison de Borj Er Roumi Ă celle de Mornaguia. Sa famille nâen a Ă©tĂ© informĂ©e que le jeudi 2 juillet lorsque son pĂšre lui a voulu lui rendre visite et se rassurer sur son Ă©tat. [âŠ]  Pour le bureau exĂ©cutif de lâorganisation Le PrĂ©sident
MaĂźtre Mohammed Nouri (traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)
A 100 jours des élections : inquiétudes pour la presse indépendante
A trois mois des Ă©lections lĂ©gislatives et prĂ©sidentielle, Reporters sans frontiĂšres dresse un Ă©tat de la libertĂ© de la presse. Les intimidations, interdictions de sortie du territoire et autres menaces Ă lâencontre de journalistes tunisiens sont monnaie courante.
« A la veille dâĂ©lections nationales, on espĂ©rerait plus de tolĂ©rance de la part du pouvoir en place, mais lâappareil policier continue Ă exercer une pression constante sur les journalistes critiques des autoritĂ©s. Etre journaliste indĂ©pendant en Tunisie relĂšve toujours du calvaire. Les Ă©lections dâoctobre risquent de servir de prĂ©texte pour alourdir la pression sur la presse proche de lâopposition et les correspondants des mĂ©dias Ă©trangers en Tunisie », a dĂ©clarĂ© lâorganisation.
Des pressions sâexercent notamment sur ceux qui sâexpriment librement dans les mĂ©dias Ă©trangers. Le 25 juin 2009, Tarek Soussi, activiste des droits de lâhomme et membre de lâAssociation internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP), a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă trois mois de prison avec sursis par la cour dâappel de Bizerte (60 km au nord-lâouest de Tunis), aprĂšs de nombreux reports de sĂ©ance. Il Ă©tait poursuivi pour « propagation de fausses nouvelles de nature Ă troubler lâordre public », aprĂšs avoir participĂ©, en 2008, Ă un programme consacrĂ© Ă lâactualitĂ© des pays de lâAfrique du Nord sur Al-Jazeera. Au cours de cette Ă©mission, il avait dĂ©noncĂ©, au nom de lâAISPP, lâinterpellation abusive de sept jeunes de Bizerte, quâil avait qualifiĂ©e dâ« enlĂšvement ». (Voir le dernier communiquĂ© sur Tarek Soussi du 26 septembre 2008).
Les pressions sur les journalistes indĂ©pendants passent aussi par une interdiction de sortie du territoire. En les empĂȘchant de participer Ă des formations et des forums internationaux sur la presse, les autoritĂ©s tunisiennes musĂšlent les journalistes indĂ©pendants, tels queMohammed Al Hamrouni, Rachid Khechana et Slim Boukhdhir qui attendent depuis de nombreuses semaines la validation de leur dossier de passeport, alors que la procĂ©dure ne prend que deux semaines en gĂ©nĂ©ral.
Le correspondant dâAl-Jazeera en Tunisie, Lotfi Hajji, sâest plaint dâune intensification des restrictions Ă son encontre. Le cĂąble Internet de son domicile est coupĂ© depuis plus dâun mois, pour la deuxiĂšme fois en lâespace de six mois. Il a aussi Ă©tĂ© empĂȘchĂ© par la police de rencontrer un dĂ©fenseur des droits de lâhomme, les 24 et 26 juin Ă Tunis.
Lotfi El-Hidouri a rĂ©cemment fait lâobjet dâune surveillance policiĂšre Ă son domicile Ă Tunis pendant 24 heures, le 27 juin. Ce journaliste de lâagence de presse Qods Press International Ă©crit des articles sur la corruption et les atteintes aux droits de lâhomme en Tunisie.
Une autre collaboratrice des mĂ©dias indĂ©pendante, Zakia Dhifaoui avait Ă©galement Ă©tĂ© suivie par des agents de police en civil pendant trois jours, au dĂ©but du mois dâavril dernier. Elle collabore Ă la seule radio indĂ©pendante de Tunisie, Kalima, dont les locaux Ă Tunis avaient Ă©tĂ© fermĂ©s le 30 janvier. La radio Ă©met sur Internet depuis lâItalie.
La situation des médias tunisiens :
La rĂ©cente ouverture de lâaudiovisuel et de la presse Ă©crite Ă des investissements privĂ©s avait, dans un premier temps, apportĂ© quelques espoirs concernant la libertĂ© dâinformation. Mais les progrĂšs dans ce domaine se font toujours attendre. En effet, la majoritĂ© des mĂ©dias est directement contrĂŽlĂ©e par le gouvernement, ou appartient Ă des proches du prĂ©sident. La presse dâopposition est quant Ă elle financĂ©e par des groupes politiques : Attarik Al-Jedid par le Mouvement Attajdid, Al-Maoukif, organe du Parti dĂ©mocratique progressiste, Mouatinoun est publiĂ© par le Forum dĂ©mocratique pour le travail et les libertĂ©s. Le journal indĂ©pendant Kalima de Sihem Ben Sedrine nâa jamais reçu les autorisations nĂ©cessaires pour paraĂźtre.
Il en est de mĂȘme pour la tĂ©lĂ©vision. La seule chaĂźne indĂ©pendante, Al-Hiwar Ettounsi, est accessible seulement via le satellite. Interdite, elle Ă©met depuis lâĂ©tranger. Certes, quatre stations privĂ©es partagent la bande FM avec neuf stations gouvernementales, mais elles appartiennent Ă des proches du prĂ©sident. Et la seule radio indĂ©pendante, Kalima, est contrainte dâĂ©mettre sur Internet, depuis septembre 2008. Pendant 24 heures seulement en janvier 2009, Kalima pouvait ĂȘtre Ă©coutĂ©e via le satellite. Mais les autoritĂ©s ont officiellement interdit les activitĂ©s de la radio en Tunisie.
Les autoritĂ©s tunisiennes filtrent la Toile. Les sites dâopposition sont systĂ©matiquement filtrĂ©s, les cybercafĂ©s sont surveillĂ©s, lâidentitĂ© des utilisateurs conservĂ©e. Certains sites communautaires de partages et dâĂ©changes de donnĂ©es, tels que DailyMotion, YouTube ou Facebook, sont rĂ©guliĂšrement bloquĂ©s en raison de la publication de contenus critiquant la politique du chef de lâĂtat.
Lire le rapport de mission de Reporters sans frontiĂšres : « Tunisie, le courage dâinformer ».
(Source: “Reporters sans frontiĂšres” le 1er juillet 2009)
 LâACAT-France
Monsieur BĂ©chir Tekkari MinistĂšre de la Justice et des Droits de lâhomme 57 Bd Bab Benat 1006 Tunis TUNISIE Fax : 00 216 71 568 106   Monsieur le Ministre,  Un an aprĂšs la rĂ©pression qui a secouĂ© la rĂ©gion du bassin minier de Redeyef et qui sâest soldĂ©e par la mort dâun manifestant et de nombreux blessĂ©s, lâarrestation massive et la condamnation de nombreux manifestants, plusieurs Ă©lĂ©ments restent trĂšs prĂ©occupants :  –         aucune enquĂȘte nâa Ă©tĂ© ouverte pour identifier les responsables de la mort dâun manifestant, tuĂ© par balles lors dâune manifestation le 6 juin 2008 ; –         lâĂ©tat de santĂ© des plusieurs de prisonniers incarcĂ©rĂ©s est inquiĂ©tant. Aucune enquĂȘte nâa Ă©tĂ© menĂ©e sur les allĂ©gations de tortures subies. Les conditions dans lesquelles sont dĂ©tenus la plupart des prisonniers de cette affaire sont dĂ©plorables et lâĂ©tat de santĂ© de plusieurs dâentre eux sâest dĂ©gradĂ© Ă cause de lâabsence de soins ; –         de nombreuses irrĂ©gularitĂ©s ont entachĂ© le procĂšs de cette affaire dite de lâ « entente » du mouvement de protestation de Gafsa et les prĂ©venus ont Ă©tĂ© condamnĂ©s en appel le 4 fĂ©vrier Ă de lourdes peines. –         les dĂ©tenus sont souvent transfĂ©rĂ©s dans des lieux de dĂ©tention Ă©loignĂ©s ce qui rend difficiles les visites de leurs familles ;  ConformĂ©ment Ă vos engagements internationaux en matiĂšre de droits de lâHomme, je vous demande instamment de : garantir lâintĂ©gritĂ© physique et psychologique des personnes dĂ©tenues dans le cadre de cette affaire ; ·        mener une enquĂȘte pour identifier les responsables de la mort dâun manifestant, tuĂ© par balles lors dâune manifestation le 6 juin 2008 et sur les allĂ©gations de tortures subies par les personnes actuellement dĂ©tenues dans le cadre de cette affaire; ·        les libĂ©rer immĂ©diatement dans la mesure oĂč ces personnes nâont fait quâexercer leur libertĂ© dâexpression et dâassociation.  Dans cette attente, je vous prie dâagrĂ©er, Monsieur le Ministre, lâexpression de ma considĂ©ration distinguĂ©e.  LâACAT-France appartient Ă la FĂ©dĂ©ration internationale de l’Action des chrĂ©tiens pour l’abolition de la torture (FIACAT) ayant statut participatif auprĂšs du Conseil de l’Europe et des Nations unies. Â
 LâACAT-France Â
Monsieur le Directeur de lâAdministration PĂ©nitentiaire Administration PĂ©nitentiaire (Idarat el-Sujun) Rue dâIran Lafayette 1002 Tunis TUNISIE Â
Monsieur le Directeur, AlertĂ©(e) par lâACAT France, je suis trĂšs prĂ©occupĂ©(e) par la situation de Ramzi Romdhani actuellement dĂ©tenu Ă la prison de Mornaguia oĂč il purge une peine de vingt neuf ans dâemprisonnement prononcĂ©e contre lui au titre de la loi antiterroriste de 2003. Il aurait Ă©tĂ© torturĂ© par des agents de lâadministration pĂ©nitentiaire en avril 2009.  ConformĂ©ment aux engagements de la Tunisie en tant que partie Ă la Convention contre la torture, je vous demande instamment de : ·       garantir lâintĂ©gritĂ© physique et psychologique de Ramzi Romdhani ; ·       mener de toute urgence une enquĂȘte indĂ©pendante et impartiale afin que tout fonctionnaire prĂ©sumĂ© responsable soit dĂ©fĂ©rĂ© Ă la justice ; ·       permettre Ă Ramzi Romdhani de recevoir les visites de sa famille.  Dans cette attente, je vous prie dâagrĂ©er, Monsieur, lâexpression de ma considĂ©ration distinguĂ©e. Â
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Mouvement Ettajdid / Initiative Nationale pour la Démocratie et le ProgrÚs INVITATION
Vous ĂȘtes invitĂ©s par l’Initiative Nationale pour la DĂ©mocratie et le ProgrĂšs Ă assister Ă une soirĂ©e culturelle de solidaritĂ© avec les familles des dĂ©tenus du bassin minier
(poĂ©sie: Mohamed Sghaier Ouled Ahmed , Chants: Lobna Nooman, Nabil Chamekh, vidĂ©os et exposition de tableaux d’art….). Et ce le
vendredi 3 juillet 2009 Ă partir de 17h
au
local d’Ettajdid: 7,avenue de la LibertĂ© , 2Ăšme Ă©tage, Tunis.
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TUNISIE : LâHOMME DU PRĂSIDENT
Les milieux diplomatiques Ă Tunis notent lâascension au sein du pouvoir tunisien de Tahar Fellous, lâun des proches du prĂ©sident Zine el-Abidine Ben Ali. Ainsi, on a pu noter sa prĂ©sence Ă toutes les cĂ©rĂ©monies officielles rĂ©cemment organisĂ©es, comme lors du 54e anniversaire de la âtunisificationâ de la police. De mĂȘme quâAbdelhafidh Harguem, secrĂ©taire d’Etat aux Affaires maghrĂ©bines et ancien attachĂ© de presse de Ben Ali, Fellous appartient au centre de dĂ©cisions du pouvoir en matiĂšre de sĂ©curitĂ©, et donc de lutte contre lâopposition, Ă lâintĂ©rieur comme Ă lâextĂ©rieur du pays. A noter que sa thĂšse de doctorat, soutenue en Tunisie, en 1994, s’intitulait : âL’Etat tunisien et ses ressortissants dans le Monde arabe et en Europeâ. A la suite de la soutenance de sa thĂšse, il a Ă©tĂ© nommĂ© directeur de la coopĂ©ration internationale et des affaires externes au ministĂšre de l’IntĂ©rieur. Un poste de second couteau, apparemment, mais nĂ©anmoins stratĂ©gique dans les relations entre Tunis et les pays europĂ©ens, qui lui permet notamment dâorganiser la lutte contre les opposants tunisiens en exil. Dans le cadre de la redistribution des cartes attendue aprĂšs la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle, le 24 octobre prochain (qui doit assurer Ă Ben Ali un cinquiĂšme mandat), Tahar Fellous est l’une des seules personnalitĂ©s Ă ĂȘtre dĂ©jĂ Â rassurĂ©e sur son avenir.
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(Source: “TTU Monde Arabe” (LETTRE HEBDOMADAIRE D’INFORMATIONS STRATĂGIQUES) nr 610 du 2 juillet 2009)
Natation: Oussama Mellouli, roi des Jeux Méditerranéens
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le 02/07/2009 Ă 15:28 AFP Le champion olympique de natation Oussama Mellouli a Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ© comme une star lors des Jeux MĂ©diterranĂ©ens de Pescara, oĂč il a glanĂ© cinq titres avec en prime la 2e performance de tous les temps sur 1500 m nage libre, un avant-goĂ»t du festin qu’il pourrait offrir aux Mondiaux de Rome. “J’ai fait de trĂšs belles performances ici. Rome s’annonce bien, il n’y a pas de raison pour ne pas rĂ©ussir lĂ -bas”, avance le Tunisien Ă trois semaines des Championnats du monde. Dans le bassin des Abruzzes, le fondeur ĂągĂ© de 25 ans a dominĂ© la compĂ©tition avec panache, et chacune de ses performances a Ă©tĂ© l’occasion de moments de joie dans le camp tunisien, venu en nombre avec drapeaux et tee-shirts Ă son effigie. “+Ous+, la torpille tunisienne”, pouvait-on lire sur celui portĂ© par sa maman. “Je suis trĂšs fiĂšre de lui, il ne nous a jamais déçus. Je suis trĂšs heureuse. Je souhaite que toutes les mamans du monde vivent ces moments de joie avec leurs enfants. C’est grandiose!”, s’enthousiasme Radija Mellouli, si admirative pour son garçon, devenu hĂ©ros en son pays. Triple mĂ©daillĂ© mondial, Mellouli a connu la consĂ©cration en dĂ©crochant le titre suprĂȘme lors des Jeux de PĂ©kin sur 1500 m libre. Cela faisait 40 ans que la Tunisie n’avait pas vĂ©cu pareil honneur. “C’Ă©tait un rĂȘve devenu rĂ©alitĂ©, confie doucement et simplement le trĂšs souriant nageur. Quand je suis rentrĂ© chez moi, ça a Ă©tĂ© gĂ©nial. On a fait deux parades. J’ai Ă©tĂ© reçu par le prĂ©sident, j’ai Ă©tĂ© dĂ©corĂ© et ça a Ă©tĂ© un grand honneur. Mais le plus important, ça a Ă©tĂ© dans le Water Cub de PĂ©kin oĂč j’ai nagĂ© devant tous ces gens venus de toutes les parties du monde pour voir la natation”. FormĂ© au pĂŽle de France Font-Romeu, Mellouli s’entraĂźne Ă Los Angeles depuis 2002. C’est en 2003 qu’il a commencĂ© Ă rĂȘver en dĂ©crochant une mĂ©daille de bronze sur 400 m 4 nages aux Mondiaux de Barcelone. Le rĂȘve a Ă©tĂ© brisĂ© par un contrĂŽle positif aux amphĂ©tamines en novembre 2006. Son premier titre mondial, remportĂ© en mars 2007, lui a Ă©tĂ© retirĂ©. Pour le Tunisien, le sacre reste acquis. “J’ai eu l’or Ă Melbourne”, dit-il, Ă©voquant sa suspension comme un “ralentisseur placĂ© sur sa route”. “Ca m’a rendu plus conscient de ce que je fais, plus prĂ©ventif et plus Ă©veillĂ©. C’est une histoire ancienne. C’est le passĂ©.” A PĂ©kin, il a signĂ© son retour aprĂšs dix-huit mois de suspension avec son premier titre olympique. Il se rendra Ă Rome dans quelques jours avec pour objectif de dĂ©fendre son statut sur 1500 m libre et de viser le podium sur 400 m et 800 m libre. AprĂšs sa trĂšs belle performance sur 1500 m libre Ă Pescara (14:38.01), nombreux sont ceux qui l’imaginent aussi s’en prendre au record du monde vieux de huit ans. “J’essaie de ne pas trop y penser mais ce serait gĂ©nial. Ce serait une grosse cerise sur le gĂąteau!”, lance-t-il. Â
Mauritanie: dix candidats à la présidentielle, début de la campagne jeudi
2009-07-02 12:44:22 â AFP Dix candidats ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s au total pour l’Ă©lection prĂ©sidentielle du 18 juillet en Mauritanie, selon une liste “provisoire” rendue publique mercredi par le Conseil constitutionnel Ă la veille du lancement de la campagne jeudi Ă 00H00 heure (locale et GMT). Selon l’Agence mauritanienne d’informations (Ami, officielle) qui cite une dĂ©libĂ©ration du Conseil constitutionnel, six nouveaux candidats issus pour l’essentiel des rangs de l’opposition au putsch du 6 aoĂ»t ont Ă©tĂ© inscrits. Parmi les nouvelles candidatures figurent celles des trois principaux leaders de l’opposition: Ahmed Ould Daddah, chef du principal parti d’opposition, le Rassemblement des forces dĂ©mocratiques (RFD), Messaoud Ould Boulkheir prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, candidat du Front national pour la dĂ©fense de la dĂ©mocratie et Jemil Ould Mansour, chef du parti islamiste Tewassoul. Trois autres candidats dont l’ancien prĂ©sident de la transition dĂ©mocratique (2005-2007) venu au pouvoir en 2005 aprĂšs un coup d’Etat, Ely Ould Mohamed Vall, le responsable du putsch avortĂ© du 8 juin 2003, Saleh Ould Henenna et une nouvelle figure politique, Hamadi Ould Meimou, un administrateur issu du grand sud-est mauritanien, se sont Ă©galement portĂ©s candidats. Ces six candidats viennent s’ajouter Ă ceux dĂ©jĂ en lice pour la prĂ©sidentielle prĂ©vue le 6 juin et reportĂ©e, dont notamment le gĂ©nĂ©ral Mohamed Ould Abdel Aziz, ex-chef de la junte qui avait dĂ©missionnĂ© de ses fonctions militaires et prĂ©sidentielles Ă la mi-avril pour se porter candidat. Ses trois co-listiers sont l’ancien Premier ministre, SgheĂŻr Ould M’Dareck, le leader de l’AJD (Alliance pour la justice et la dĂ©mocratie), Sarr Ibrahima Mocatr et le vice-prĂ©sident de l’assemblĂ©e nationale, dissident du RFD, Baba Hamidou Kane. Les dix candidats devront, si leur candidature est validĂ©e par le Conseil constitutionnel mercredi soir, dĂ©buter jeudi matin leur campagne Ă©lectorale. La prĂ©sidentielle devrait mettre un terme Ă la crise nĂ©e du coup d’Etat du 6 aoĂ»t ayant renversĂ© le premier prĂ©sident dĂ©mocratiquement Ă©lu du pays Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Â
Hamas official visited Switzerland, other European countries:sources
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 2009-07-02 GAZA, July 2 (Xinhua) — A senior Gaza-based Hamas official visited a number of European countries recently to promote the Islamic movement’s general position, a source said on Thursday.    Switzerland was one of the European countries that Mahmoud Zahar, former Hamas’ foreign minister, visited in his low-profile tour, the source, who declined to reveal the names of other countries Zahar visited, told Xinhua.    Zahar is a newly-elected member of Hamas’ politburo, the highest decision-making body of the Islamic movement which the United States and most of the European countries classified as a terrorist organization, owing to its charter which calls for the elimination of Israel.    In his talks with European officials, Zahar focused on the blockade Israel has been imposing on the Hamas-controlled Gaza Strip for two years. “These meetings aimed at breaking the siege on Gaza and the international isolation on Hamas. He also tried to build relations” with these European countries, the sources added.    Hamas did not release news about Zahar’s visits “upon requests by the countries that were included in the trip.” Zahar, who is also a member of the Hamas-dominated Palestinian parliament, paid the visit upon requests by those European countries.    After Israel ended a three-week offensive in the Gaza Strip in January, many Western diplomatic delegations visited the territory and some of them held talks with Hamas, the latest one was former U.S. President Jimmy Carter.    In June, Khaled Mashaal, Hamas’ politburo chief, delivered a speech in which he said the Islamic movement was open to talk with the West and was willing to accept a Palestinian statehood alongside Israel but without recognizing the Jewish state. Â
Al Qaeda Warns France over Burqa Criticism
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France on Guard After Militants Vow “Vengeance” for Sarkozy’s Disapproval of Face-Covering Veils  PARIS, July 1, 2009  AP) French officials were on guard Wednesday after an al Qaeda affiliate threatened vengeance for President Nicolas Sarkozy’s criticism of the face-covering veils worn by some Muslim women. France is maintaining “very great vigilance” toward actions and statements by al Qaeda in the Islamic Maghreb, or North Africa, French Foreign Ministry spokesman Eric Chevallier said in a briefing. “French authorities reaffirm their determination to fight terrorism,” he added. The Algeria-based group issued a statement on Islamic Web sites vowing to “seek vengeance against France” over Sarkozy’s comments about face-covering Muslim veils such as the burqa and niqab. The declaration could not be independently verified. Sarkozy said last week the burqa would not be “welcome” in France and would turn women into prisoners. France’s parliament created a commission to study the issue, which could lead to banning the Muslim robes from being worn in public. Human Rights Watch said the move would be counterproductive, and a top British Muslim group said Sarkozy’s comments were patronizing and offensive. Lebanon’s most influential Shiite cleric called on the French leader to reconsider his statement. The al Qaeda declaration called on followers to act “for the honor of our daughters and our sisters” and called on all Muslims “to respond to this hate.” Hard-line Algerian militants left over from a civil war between radical Islamists and government forces in the 1990s joined al Qaeda in 2006. They regularly target Algerian government forces and have tried to step up attacks against foreigners. The Associated Press
Turquie: poussĂ©e de fiĂšvre entre l’armĂ©e et le parti islamiste au pouvoir
AFP, le 30 juin 2009 Ă 13h13 Par Burak AKINCI ANKARA, 30 juin 2009 (AFP) – Les dirigeants civils et militaires de Turquie se sont rĂ©unis mardi pour Ă©voquer des soupçons de conspiration militaire contre le gouvernement islamo-conservateur, qui provoquent une poussĂ©e de fiĂšvre entre l’armĂ©e et le parti au pouvoir. Le Conseil national de sĂ©curitĂ© (MGK) se rĂ©unit tous les deux mois pour faire le point sur la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure et extĂ©rieure du pays, mais la rĂ©union tenue en dĂ©but d’aprĂšs-midi a pris une importance particuliĂšre. Le chef d’Ă©tat-major des armĂ©es, le gĂ©nĂ©ral Ilker Basbug, a en effet annoncĂ© la semaine derniĂšre que cette rĂ©union se pencherait sur un prĂ©tendu complot, au sein de l’armĂ©e, visant Ă discrĂ©diter le gouvernement pour entraĂźner sa chute. L’affaire a dĂ©marrĂ© par la publication le 12 juin par le quotidien libĂ©ral Taraf d’un document secret, qualifiĂ© de “bout de papier” par le chef des armĂ©es. Lors d’une confĂ©rence de presse la semaine derniĂšre, le gĂ©nĂ©ral Basbug, flanquĂ© de tous ses adjoints, a dĂ©noncĂ© avec solennitĂ© une “campagne de dĂ©nigrement” contre l’armĂ©e, sans dire qui en Ă©tait responsable. Il s’est entretenu lundi avec le chef du gouvernement Recep Tayyip Erdogan. Depuis que l’AKP (Parti pour la justice et le dĂ©veloppement, issu de la mouvance islamiste) est arrivĂ© au pouvoir en 2002, les relations entre le gouvernement et l’armĂ©e, qui se considĂšre comme garante de la laĂŻcitĂ©, sont tumultueuses. SignĂ© par un colonel de marine, le texte stigmatise l’AKP et la puissante confrĂ©rie du chef religieux Fethullah GĂŒlen, qui le soutient. Il annonce le projet de lancer de fausses accusations contre l’AKP et la confrĂ©rie, pour les discrĂ©diter aux yeux de l’opinion publique. Le colonel incriminĂ©, Dursun Ciçek, a Ă©tĂ© entendu mardi par un procureur d’Istanbul avec plusieurs autres officiers. Depuis sa publication, un dĂ©bat sur l’authenticitĂ© du document a fait monter la fiĂšvre entre le pouvoir et l’armĂ©e. La justice militaire a annoncĂ© qu’il s’agissait d’un faux, mais l’AKP a saisi la justice civile. M. Erdogan, qui ne semble pas convaincu par les conclusions de la justice militaire, s’est posĂ© en dĂ©fenseur de la dĂ©mocratie face Ă toute vellĂ©itĂ© de complot contre un gouvernement dĂ©mocratiquement Ă©lu, Ă l’heure oĂč son pays frappe Ă la porte de l’Union europĂ©enne. La tension a montĂ© un peu plus dans la nuit de vendredi Ă samedi avec l’adoption par le parlement, dominĂ© par l’AKP, d’une loi rĂ©duisant les prĂ©rogatives des tribunaux militaires. De nombreux militaires Ă la retraite ou en activitĂ© sont dĂ©jĂ au banc des accusĂ©s, depuis l’an dernier, dans le procĂšs Ergenekon, du nom d’un vaste rĂ©seau supposĂ© visant Ă provoquer l’anarchie pour inciter les militaires Ă prendre le pouvoir. En Turquie, l’armĂ©e a dĂ©mis quatre gouvernements, depuis 1960. Pour l’opposition cependant, l’enquĂȘte qui se poursuit dans l’affaire Ergenekon n’est que prĂ©texte Ă rĂ©duire au silence les dĂ©tracteurs de M. Erdogan. “Il faut parvenir Ă une entente au sommet de l’Etat, car cela devient destructif pour les deux parties”, pouvoir et armĂ©e, estime l’Ă©ditorialiste du journal Vatan, Okay Gönensin, alors que la presse dans son ensemble Ă©voquait mardi une “crise de confiance” entre les institutions de l’Etat. Lundi soir, de retour d’une visite en Chine, le prĂ©sident turc Abdullah GĂŒl a tentĂ© de calmer le jeu, appelant Ă l'”harmonie” dans les relations entre le gouvernement et l’armĂ©e. Â
Affaire Ergenekon – Un colonel turc briĂšvement arrĂȘtĂ©
Reuters, le 1er juillet 2009 Ă 19h34 ISTANBUL, 1er juillet (Reuters) – Un colonel de l’armĂ©e turque dĂ©jĂ mis en cause dans un complot visant Ă dĂ©stabiliser le gouvernement a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© mardi soir pour son implication rĂ©sumĂ©e dans le rĂ©seau “Ergenekon”, mais a Ă©tĂ© relĂąchĂ© par la suite, rapporte l’Agence anatolienne de presse. Le colonel Dursun Cicek est soupçonnĂ© de liens avec cette organisation d’extrĂȘme droite accusĂ©e par le parquet d’avoir planifiĂ© une vague d’attentats et d’assassinats pour provoquer un coup d’Etat militaire. Plusieurs officiers actifs ou Ă la retraite ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s dans le cadre de cette affaire. L’officier a Ă©tĂ© remis en libertĂ© aprĂšs un recours de son avocat, prĂ©cise l’agence. Le journal libĂ©ral Taraf avait dĂ©jĂ mis en cause le colonel Cicek dans une autre affaire, l’accusant d’avoir Ă©bauchĂ© un document visant Ă discrĂ©diter le Parti pour la justice (AKP, au pouvoir) et Ă raviver les craintes des milieux nationalistes Ă l’Ă©gard de ce mouvement qui plonge ses racines dans l’islam politique. L’armĂ©e, qui a dĂ©savouĂ© ce plan, a refusĂ© d’engager des poursuites contre Cicek en s’interrogeant sur l’authenticitĂ© de ce complot prĂ©sumĂ©, qui a suscitĂ© des tensions entre les militaires et l’AKP. Le gouvernement et les chefs de l’armĂ©e ont tenu sept heures de rĂ©union mardi pour apaiser les tensions. Le Premier ministre Teyyip Erdogan et le chef d’Ă©tat-major de l’armĂ©e, le gĂ©nĂ©ral Ilker Basbug, y participaient. L’armĂ©e turque, farouchement attachĂ©e Ă l’ordre laĂŻque de la RĂ©publique kemaliste, a renversĂ© quatre gouvernements au cours des 50 derniĂšres annĂ©es, mais elle a vu son influence dĂ©cliner Ă mesure que le pays adoptait des rĂ©formes en vue d’adhĂ©rer Ă l’Union europĂ©enne. Elle dĂ©ment tout lien avec le rĂ©seau Ergenekon, qui a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© au grand jour il y a deux ans et conduit Ă l’arrestation de 140 personnes.
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ANALYSIS-World changing around Turkey’s generals
   * Previously untouchable generals on the defensive    * Tug-of-war between secularists and religious-minded groups    * EU reforms have clipped wings of powerful military
Reuters, le 2 juillet 2009 Ă 13h12        By Ibon Villelabeitia    ANKARA, June 30 (Reuters) – Turkey’s powerful generals are feeling unprecedented pressure, cornered by what they see as Islamist enemies bent on dividing the military and their once formidable influence in public life cut by EU-inspired reforms.    A spat over an alleged plot by the secularist military to undermine the Islamist-rooted AK Party government has exposed a rivalry between elites. An angry outburst by the country’s top general — “Take your hands off the armed forces!” — illustrates the depth of frustration of the men in uniform.    “The military is completely lost in its reaction to the changes around it,” said Cengiz Aktar, a professor at Istanbul’s Bahcesehir University who is often critical of the army.    “They used to be unaccountable but are having a hard time in handling the process of normalisation of civilian-military ties. They will suffer more. There is nothing they can do but adapt to the new rules,” Aktar said.    Turkey’s military, which has ousted four governments in 50 years in the predominantly Muslim European Union candidate country, regards itself as the last bulwark against political Islam tring to subvert the republic’s secular principles.    That role is now being questioned, strained by reforms aimed at meeting EU membership criteria and as a rising middle class of religious-minded Turks that have moved into positions of power under the AK Party challenge the old secularist elite.    A document published by a liberal newspaper earlier this month alleging a military conspiracy against the AK Party and the religious movement of Muslim preacher Fethullah Gulen has raised new tensions between the government and the military, which has seen its prestige blemished by the row.    Few see a risk of the military staging a coup. The AK Party enjoys wide popular support and a military intervention would demolish the image of an institution whose power and privilege is already waning.    In a sign of democratic maturity, financial markets have so far reacted calmy but investors are following developments closely as Turkey has a long history of political instability.    “This settling of accounts won’t end up easily,” wrote Mehmet Ali Birand, a leading commentator. “It is not clear where and when this escalation will end.”       “PSYCHOLOGICAL WAR”    Military chief General Ilker Basbug last week denounced the plot report as a smear campaign to split the armed forces. Wagging his finger during a news conference broadcast live, a visibly angry Basbug said NATO’s second-largest army was facing an “asymmetric war” conducted through the media.    Basbug did not name any group but secularists are suspicious the Gulen movement may be behind the document to discredit the armed forces and goad it into a fight with the government.    The Gulen movement and the secularist establishment of military, judicial and academic elite have long been at odds.    Gulen gleans much of his support from a rising group of religious-minded professionals who are the same people who helped sweep the Islamist-rooted AK Party to power in 2002.    Secularists, who suspect Gulen of wanting to train a cadre of people to run a future Islamic state, believe followers in the police and courts are driving a separate investigation into the right-wing “Ergenekon” network suspected of planning a coup.    “Everything we are witnessing is part of a psychological war. The Turkish armed forces is on one side and the Gulen movement on the other,” Ismet Berkan, editor of Radikal, a secularist daily, recently wrote in a column.    Gareth Jenkins, an Istanbul-based military analyst, said the military was at a crossroads. Past army interventions aimed at blocking the AK Party from taking state institutions including the presidency have backfired, but many in the ranks feel their old rivals are now out to get them.    “The military doesn’t want to run the country as in the past, but they feel they are being attacked. The problem they have is that they can’t be too aggressive against the government because who is going to replace the AK Party? Their best chance is to hold on to what they have,” Jenkins said.       EUROPE    The AK Party’s use of its parliamentary majority to pass EU-inspired reforms to cut back the power of the military has also raised suspicions among hard-line secularists the AK Party wants to weaken the army’s role as guardian against Islamism.    The AK Party denies this.    Analysts said Basbug, halfway through his two-year tenure, will need to show tact in upholding the military’s prestige while avoiding an open clash with the government.    Retired general Kenan Evren, who lead a 1980 military coup, was quoted last week as saying he would rather commit suicide than be tried by a civilian court if changes to the constitution under discussion pave the way for such a trial.    Jenkins, the military analyst, said the two camps will eventually need to find an accomodation.    “The process of pushing the military towards EU standards has to be done without provoking the military. The last thing Turkey wants is a demoralised army. Government and military have to get along in a normal country,” he said. REUTERS Â
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Main figures in Turkey’s power struggle
Reuters, le 2 juillet 2009 Ă 15h28    ANKARA, June 30 (Reuters) – An alleged plot in the secularist armed forces to undermine Turkey’s ruling AK Party has exposed a rivalry between elites in the Muslim European Union candidate nation.    Following are brief portraits of some of the key figures in the secularist and religious-minded camps.    * TAYYIP ERDOGAN, PRIME MINISTER:    — Erdogan, 55, is AK Party leader and Turkey’s most popular and charismatic politician. He presided over Turkey’s 2005 historic launch of European Union membership talks, but many in the secularist establishment suspect he harbours plans for an Islamic state. A former mayor of Istanbul who served a short jail sentence in 1999 for reading a poem deemed too Islamist at a public rally, Erdogan is a hero for millions of pious Turks from the Anatolian heartland who credit him for standing up against the powerful secularist establishment, including the military. A devout Muslim, he has been accused of contributing to the polarisation of Turkish society.    * ABDULLAH GUL, PRESIDENT:    — A respected former foreign minister, Gul, 58, was voted president by the AK Party-controlled parliament in August 2007 despite a military website condemnation — branded an “e-coup” by critics — of his appointment. One of the founders of the AK Party along with Erdogan, Gul is viewed with suspicion by the secularist elite because of his Islamist past and because his wife wears the Muslim headscarf. His appointment to the post — first occupied by founder Mustafa Kemal Ataturk — ended the secularists’ decades-old grip on the presidency. Since becoming president, he has taken a moderating position, maintaining contacts with all sides to find consensus.    * ILKER BASBUG, ARMED FORCES CHIEF:    — General Basbug has been credited with ending open hostilities between the military and the AK Party government under his more confrontational predecessor. He has been forced on to the defensive by an alleged military plot to undermine the AK Party government and by an investigation into the “Ergenekon” right-wing network, in which senior active and retired officers have been arrested on charges of plotting a bombing and assassination campaign to provoke a military coup. Like the rest of the secular establishment, he distrusts Erdogan’s AK Party. In his speech after taking command last August he warned againsta rising “religious lifestyle” in Turkey. He has said he would never tolerate coup activities in the military.    * PREACHER FETHULLAH GULEN    — Revered by many as a tolerant, moderating force in Islam, but suspected by secularist Turks of harbouring a political agenda, Muslim preacher Gulen conveys like few other public figures the competing attitudes that reflect the wider struggle for Turkey’s identity. He is the founder of a powerful socio-religious community secularists suspect promotes what they call a creeping Islamisation of Turkey’s society. Critics say his followers have infiltrated the police and courts to target the military and control newspapers critical of the army. The reclusive Gulen, 68, left for the United States in 1999, shortly before a case against him on charges with plotting to destroy the secular state and establish Islamic law. He was acquitted but has lived there ever since. His movement is seen as having ties to the AK Party.    * CHP LEADER DENIZ BAYKAL:    – The septuagenarian Baykal is the veteran leader of the main opposition Republican People’s Party, the party of Turkey’s urban secular elite wary of the social and economic rise of pious Muslims. Lukewarm on the EU, his party has blocked efforts by the AK Party to reform the military-drafted constitution, a key requirement for EU membership entry. He has often chastised the AK Party for what he says are efforts to undermine Turkey’s secular system of government, but he has focused his attacks of late on alleged government corruption.    * HASIM KILIC, CONSTITUTIONAL COURT CHAIRMAN:    — As chief judge, Kilic played a key role when the Constitutional Court last year narrowly rejected an attempt to shut down the AK Party on charges of being a focal point of anti-secular activities. The court voted instead to impose financial penalites on the AK Party. He is one of the oldest members of the 11-member court. Gul appointed him chairman of the court in October 2007. Three judges will see their terms expire within a year, which could determine the court’s direction. The president has the final say on appointing judges.    * ABDURRAHMAN YALCINKAYA, COURT OF APPEALS PROSECUTOR:    — AK Party arch-nemesis Abdurrahman Yalcinkaya, a staunch secularist, was the prosecutor behind the legal attempt to ban the AK Party. Speculation surrounding a second closure case grew this month as newspapers reported the implacable Yalcinkaya was investigating allegations that German-based Islamist charity Deniz Feneri channelled funds to the AK Party. REUTERS
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Jeune Afrique: Au CNRS, la libertĂ© intellectuelle d’un spĂ©cialiste de l’islam menacĂ©e
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02/07/2009 17:35:10 – La rĂ©daction web de Jeune Afrique- Par : Provenzano Lauranne â
Recherches au CNRS surveillĂ©es, menaces de sanctions disciplinaires,… l’affaire Vincent Geisser, un spĂ©cialiste de l’islam, suscite l’inquiĂ©tude du monde des enseignants chercheurs, qui dĂ©fendent le principe de la libertĂ© intellectuelle.
Chercheur au CNRS, Vincent Geisser est spĂ©cialiste de lâislam. Il vient dâĂȘtre sanctionnĂ© par un « avertissement sans inscription au dossier » lors de sa rĂ©cente convocation devant la commission de discipline de lâorganisme de recherche scientifique, le 29 juin dernier.
On lui reproche son « manquement au devoir de rĂ©serve », pour avoir prononcĂ© des propos « calomnieux et injurieux » Ă lâencontre dâun fonctionnaire de sĂ©curitĂ© et de dĂ©fense, Joseph Illand, qui surveillait ses travaux au sein du CNRS.
Le CNRS a rappelĂ© quâil ne sâagissait que dâune sanction consultative et quâil revenait dĂ©sormais Ă la direction de se prononcer sur le dossier. Son avocat a nĂ©anmoins contestĂ© la mesure disciplinaire et attend les conclusions finales de la direction du Centre.
Un comitĂ© de soutien a Ă©tĂ© créé, et les collĂšgues du chercheur craignent quâune telle mesure fasse dĂ©sormais jurisprudence et les contraigne fermement Ă ce fameux droit de rĂ©serve. Lâaffaire a fait grand bruit dans la sphĂšre des enseignants-chercheurs et des scientifiques, qui sont immĂ©diatement montĂ©s au crĂ©neau pour dĂ©fendre la libertĂ© intellectuelle.Â
Accointances avec lâislam
Au demeurant, lâaffaire est plus complexe quâil nây paraĂźt. On reproche au chercheur les propos qu’il a tenus dans un mail personnel adressĂ© Ă une collĂšgue, mail qui a Ă©tĂ© publiĂ© sur un blog Ă son insu et qui a dĂ©clenchĂ© une plainte de la part de Joseph Illand.
A cette chercheuse de Toulouse, interdite dâexercer car elle portait le voile (une sanction imputĂ©e au mĂȘme fonctionnaire de dĂ©fense que celui qui suivait les travaux de Vincent Geisser), il Ă©crivait les propos suivants :
« Le FD (fonctionnaire défense, ndlr) est un idéologue qui traque les musulmans et leurs « amis », comme à une certaine époque on traquait les Juifs et les Justes. Le FD constitue des dossiers sécuritaires sur un nombre de chercheurs du CNRS afin de les faire sanctionner.
Sa cible privilĂ©giĂ©e ? Les chercheurs travaillant sur le monde arabe et musulman, mais aussi les chercheurs ayant des accointances avec lâislam ».Â
HarcÚlement sécuritaire
Pour expliquer la dureté de ces propos, il faut rappeler que Vincent Geisser estime avoir subi « cinq ans de harcÚlement sécuritaire » de la part de Joseph Illand, selon les propos des chercheurs qui le soutiennent.
IngĂ©nieur gĂ©nĂ©ral de lâarmement, ancien de la DĂ©fense et fonctionnaire au CNRS depuis 2003, Joseph Illand Ă©tait donc chargĂ© de surveiller les « intĂ©rĂȘts » de la recherche française.
Alors quâil effectuait une enquĂȘte sur les enseignants-chercheurs issus des migrations maghrĂ©bines, le dĂ©partement dont dĂ©pendait Vincent Geisser a Ă©tĂ© classĂ© « sensible », tout comme le thĂšme de ses travaux, et il sâest aperçu que le FD avait rĂ©coltĂ© nombre dâinformations sur ses recherches, dans le but de le faire « sanctionner ».
« Petit Ă petit, jâai compris ce quâon me reprochait, dâinfiltrer le CNRS avec un lobby islamique », dĂ©clare Ă Rue 89 Vincent Geisser , connu pour ĂȘtre lâauteur de La Nouvelle Islamophobie, un ouvrage qui a suscitĂ© des dĂ©bats passionnĂ©s.Â
Maccarthysme à la française
Lâ « affaire Geisser » a en tout cas provoquĂ© lâire du milieu de la recherche, qui sâinquiĂšte de la menace pesant sur la libertĂ© des scientifiques.
La convocation de Vincent Geisser a dĂ©clenchĂ© le lancement dâune pĂ©tition « pour la dĂ©fense de la libertĂ© intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs de la fonction publique », qui a rĂ©coltĂ© plus de 4.000 signatures. Une lettre ouverte a Ă©galement Ă©tĂ© adressĂ©e Ă ValĂ©rie PĂ©cresse, ministre de lâEnseignement supĂ©rieur et de la Recherche.
Des « pointures » du monde universitaire, telles quâEdgar Morin, Pascal Boniface ou Olivier Roy ont expliquĂ© quâils soutenaient Vincent Geisser, moins pour ses positions sur lâislam que pour la sauvegarde du principe de libertĂ© intellectuelle des universitaires.
Dans un appel diffusĂ© sur le site Rue 89, Olivier Roy et Esther Benbassa, deux universitaires, ont tirĂ© la sonnette dâalarme :
« Nos blogs bloquĂ©s, nos mails Ă©piĂ©s, nos travaux Ă©pluchĂ©s par les militaires, nos livres devront-ils ĂȘtre bientĂŽt soumis Ă la censure ou ne reflĂ©ter que les positions agréées ou supposĂ©es agéées par nos gouvernants ? Un maccarthysme Ă la française, est-ce lĂ dĂ©sormais lâ « exception française » ? »
(Source: Jeune Afrique.com” le 02 juillet 09)
Lien:http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20090702173509/-islam-chercheur-CNRS-Vincent-Geisser-Au-CNRS-la-liberte-intellectuelle-d-un-specialiste-de-l-islam-menacee.html