2 décembre 2006

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2385 du 02.12.2006

 archives : www.tunisnews.net


C.R.L.D.H. Tunisie: 1996-2006 : dix ans de lutte pour les droits de l’homme et les libertés en Tunisie Novopress: Lyon : un imam (tunisien, NDLR) salafiste bientôt expulsé ? Neue Zürcher Zeitung: Fausse route pour «Princess V58» L’affaire du yacht de luxe volé en Tunisie Le Temps: Les comportements à risque chez nos adolescents – Ils se sentent délaissés, marginalisés, abandonnés à eux-mêmes

 

C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie Membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme   21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 crldht@aol.com / www.crldht.org

1996-2006 : dix ans de lutte pour les droits de l’homme et les libertés en Tunisie

 

Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) fête ses dix ans d’existence en cette fin d’année 2006.   Du mois d’octobre 1996, date officielle de sa création, jusqu’à nos jours, le CRLDHT a constitué une aventure humaine associant des Tunisiens et des militants issus d’autres horizons nationaux dans le combat pour le respect des droits de l’homme et les libertés démocratiques en Tunisie.   Nous proposons de faire de cet anniversaire un moment de convivialité dans le cadre d’une soirée réception que nous organisons, le vendredi 15 décembre 2006, de 18h30 à 23h,  à la  Péniche de la Paix (quai Saint-Bernard – Jardin Tino Rossi)  Cette soirée, comme d’ailleurs toute notre action, sera dédiée à Me Abbou et à  tous les prisonniers politiques en Tunisie.  Un hommage sera rendu à nos amis militants disparus : Ahmed Othmani, Manuel Brédier et Adel Arfaoui   Nous souhaitons en faire aussi un moment d’échanges et de réflexion avec nos amis et partenaires sur des préoccupations communes telles que les perspectives de l’action de notre Comité à travers deux ateliers qui se tiendront le samedi 16 décembre 2006, de 14h à 19h, après-midi. Au FIAP, 30 rue Cabanis 75014 Paris. Le premier atelier portera sur la problématique de la démocratisation en Tunisie et son articulation avec les acteurs des droits de l’homme. Le second traitera du positionnement des acteurs de la société civile par rapport aux Accords d’association en termes d’approche et de stratégie au vu du bilan critique qu’ils tirent de l’expérience de ces dix dernières années en la matière.   

C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme   21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 crldht@aol.com / www.crldht.org   1996-2006 : dix ans de lutte Pour les droits de l’homme et les libertés en Tunisie
  Soirée – réception Vendredi 15 décembre 2006 De 18h30 à 23 h  

Hommage à Ahmed Othmani,  Manuel Brédier et Adel Arfaoui

  Soirée dédiée à Me Mohamed ABBOU et à  tous les prisonniers  politiques en Tunisie  Buffet – Animation musicale et culturelle   Inscription : émail : crldht@aol.com; Tél/Fax. : .01.43.72.97.34 Peniche de la Paix Quai Saint-Bernard – Jardin Tino Rossi Prés de l’Institut du Monde Arabe  et de l’université de Jussieu    


C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme   21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 crldht@aol.com / www.crldht.org    1996-2006 : dix ans de lutte Pour les droits de l’homme et les libertés en Tunisie  
Samedi 16 décembre 2006 FIAP Jean Monnet 30, rue Cabanis 75014 Paris- Métro : Glacière   Inscription : émail : crldht@aol.com; Tél/Fax. : .01.43.72.97.34  

14h-16h : Atelier «accords d’association UE Tunisie : quelle utilité, quel avenir ? »

  Modérateur : Kamel Jendoubi, président du CRLDHT   Accords d’association UE Tunisie et société civile : entre  approche «idéologique» et approche « pragmatique ». Khémaies Chammari, consultant international ; membre du conseil d’administration de la Fondation euro méditerranéenne de soutien aux défenseurs des droits de l’homme   Accords d’association UE- Tunisie : quelles alternatives ? Bernard Ravenel, président de l’association France- Palestine –Solidarité, auteur de l’ouvrage «La Tunisie de Ben Ali : la société contre le régime» ; Edition l’Harmattan.   Quelle contribution mesurable de l’UE dans le respect des Droits de l’homme en Tunisie? Francis WURTZ, député européen, président du groupe Gauche unitaire européenne au Parlement Européen.    Discutants : Mokhtar TRIFI (LTDH), Omar MESTIRI (CNLT), Radhia NASRAOUI (ATCT), Khedija CHERIF (ATFD), Saida AKREMI (AISPP)   Echanges avec la salle   16h00- pause  

16h30- 19h : Atelier «la lutte pour la démocratie en Tunisie : acteurs et stratégies »

  Modérateur – discutant : Driss El Yazami, secrétaire général de la FIDH   Démocrates et islamistes tunisiens : quels apports  pour les libertés et la démocratie ? Houcine Bardi, avocat au Barreau de Paris, membre du CRLDHT   Pourquoi  l’unité ? Aziz Krichène, sociologue.   Société civile et rapport entre organisations des droits de l’homme et partis politiques.  Mohamed Cherif Ferjani, professeur à l’Université Lyon II   Discutants : Mokhtar TRIFI (LTDH), Omar MESTIRI (CNLT), Radhia NASSRAOUI (ATCT), Khedija CHERIF (ATFD), Saida AKREMI (AISPP)   Echanges avec la salle    LTDH : ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme CNLT : conseil national pour les libertés en Tunisie ATFD : association tunisienne des femmes démocratiques ATCT : association tunisienne de lutte contre la torture AISPP : association internationale de soutien aux prisonniers politiques  


Lyon : un imam salafiste bientôt expulsé ?

Billel Chouhir, imam salafiste de l’agglomération lyonnaise, a été transféré au centre de rétention du Canet, près de Marseille, en vue d’une expulsion à destination de la Tunisie, son pays d’origine. L’homme, marié et père de six enfants, fait l’objet d’un arrêté de reconduite à la frontière, pris en raison d’une situation irrégulière sur le territoire national, sa carte de séjour étant expirée. Derrière le motif officiel, les autorités ont visiblement décidé d’éloigner un homme à la réputation religieuse radicale. Selon les propos des services spécialisés rapportés par le journal le Progrès, l’imam Chouhir, qui tenait un restaurant kebab dans le 8e arrondissement, serait “un des principaux leaders de la cause salafiste de la région lyonnaise“
 
 


 

 

L’affaire du yacht de luxe volé en Tunisie

 
Un membre du clan familial du président tunisien a commandité le vol du yacht d’un directeur de banque français. Cet homme est actuellement maintenu en détention pour les besoins de l’enquête. Il risque l’extradition vers la France.
 
En Tunisie un membre du clan familial du président Ben Ali est impliqué une affaire de vol de yacht de luxe. Le yacht appartenant au PDG de la banque Lazard Frères avait été volé début mai au port de Boniface en Corse. Il a été saisi fin mai au port de Sidi Bou Said, non loin de Tunis, à la demande d’Interpol. L’embarcation, etimée à plus d’un million d’euros, se trouvait à cette date entre les mains d’Imed Trabelsi. Ce jeune homme à la réputation plus que douteuse n’est autre le neveu de Leila Trabelsi, l’épouse du président tunisien. Le jour-même, c’est ce que rapportent les médias unanimes, le fameux nouveau propriétaire du yacht volé a été placé en garde à vue.
 
Un clan familial au train de vie flamboyant
 
Cette affaire a trouvé écho dans les médias tunisiens aussi. Les activités du clan Trabelsi sont en Tunisie un sujet brûlant au quotidien. Il y a une grande indignation face à la richesse trop voyante et au train de vie flamboyant de ce clan. Mais c’est seulement après que le quotidien francais Le Figaro et l’hébdo marocain Le Journal Hébdomadaire eurent évoqué brièvement le vol du yacht que les autorités tunisiennes ont réagi à cette affaire.
 
Le 20 octobre l’agence de presse officille tunisienne TAP rapporte qu’un conseil ministériel présidé par le chef de l’Etat tunisien, Ben Ali, a été consacré aux «problèmes récents concernant l’Administration des Douanes». Selon Le Figaro, un des skpippeurs, Cédric S., appréhendé dans le cadre de cette affaire, a avoué avoir reçu de Imed Trabelsi et de son cousin Moaz la somme de 44 000 euros pour le vol et la livraison du «Princess V58» ainsi que pour le vol d’autres yachts. Il a aussi allégué que c’était Imed Trabelsi en personne qui lui avait commandité le vol du luxueux bateau. Il a en outre donné des informations détaillees sur la manière dont le yacht volé avait échappé aux procédures douanières tunisiennes.
Le vol «Princess V58», comme celui d’autres bateaux de plaisance,  a été démasqué par la police du port de Toulon. Selon les informations disponibles, une bande criminelle bien organisée, agissant sur un plan mondial, se cache derrière ce genre de crime. C’est une bande qui s’est spécialisée dans le vols de yachts de luxe et qui avait certainement réussi à en voler des dizaines d’autres sur la Côte d’Azur, la Sardaigne et la Corse.
Selon les médias, le «Princess V58» a été , entre-temps, restitué à son propriétaire légal. L’instruction ouverte contre Imed Trabelsi et ses complices se poursuit encore. Si les graves présomptions de culpabilité se transforment en accusations solides, les autorités françaises pourraient adresser à l’Etat tunisien une demande d’extradition. Dans ce cas Imed Trabelsi pourrait connaître le même sort que celui de Moncef Ben Ali, le frère de l’actuel président, qui en 1992 avait dû répondre de ses actes devant un tribunal francais, qui l’a condamné ensuite.
 
Dommages politiques internes
 
Les dommages politiques internes causées par cette affaire sont encore difficiles à estimer. Il est dejà de notoriété publique, et ce depuis longtemps, que des conteneurs de marchandises entrent dans le pays sans payer le moindre dinar de taxes. Le fait que des membres de la famille Trabelsi aient ouvert récemment leur propre «Bureau de consultaion douanière» pour alléger les formalités douanières de leurs clients est perçu comme une provocation. L’affaire du yacht volé alimente les rumeurs selon lesquelles les richesses énormes accumulées par le clan Trabelsi grâce, entre autres, à l’importation illégale de produits de consommation courante et de produits de luxe, auraient connu un remarquable « bond en avant ».
Les commentaires de cette affaire dans les médias tunisiens, tous strictement sous contrôle, sont plutôt timides. La grogne poulaire est on ne plus véhémente sur les forums d’internet. «La Tunisie a dejà une assez mauvaise réputation, et maintenant ce Trabelsi fait tout pour la salir encore», a écrit quelqu’un qui, à travers le choix de ses mots, appartient à la categorie la plus polie des inernautes. Il ajoute: «O mon Dieu, que pouvons-nous faire contre tout ça?»
 
(Source : Neue Zürcher Zeitung (Suisse); 20.11.2006; Seite 13; Nummer 270)
 
[traduit de l’allemand par O.K.]
 
Note du traducteur: L’agence de Presse TNA (TUNeZINE News Agency) assume toute la responsabilité quant aux effets secondaires (risque d’intoxication assez élevé) de certaines de ses dépêches.  


 

Les comportements à risque chez nos adolescents Ils se sentent délaissés, marginalisés, abandonnés à eux-mêmes…

Les adolescents constituent une nouvelle population menacée par les conduites à risque. Tabac, alcool, violence, accidents, l’âge de l’adolescence est celui de la montée des périls. Certains jeunes ont des comportements à problème. La montée de la tempête paraît forte chez les garçons mais aussi chez les filles. Une solution : aider ces jeunes à sortir de cette impasse et à retrouver leur équilibre. « A 16 ans, 32% des garçons ont au moins un comportement à problème contre 30% des filles. A18 ans, ils sont 70% contre 28% des filles, explique M.Choquet dans son livre :   L’adolescent dans le monde d’aujourd’hui ». Le milieu familial ou scolaire  peut devenir   le lieu d’une prise de risque. On l’aime plus ou moins,on y réussit plus ou moins bien. Cela fait partie de l’ordinaire. Mais il arrive que quelque chose se bloque et les comportements à risque deviennent nombreux. Le jeune ne se contrôle plus. Il prend, plus souvent que d’autres le risque de commettre des actes irréfléchis. L’étude touchant 302 adolescents scolarisés dans les établissements scolaires d’une ville située dans le Kairouanais en 2002 a révélé : «  le comportement alimentaire est perturbé pour un adolescent sur trois par la fréquentation des fast-foods ( 30%), la négligence de certains repas familiaux essentiellement le petit déjeuner bien qu’ils reconnaissent son importance (59%) et l’apparition de certains troubles surtout l’anorexie transitoire et la boulimie. La prévalence du tabagisme et de la consommation d’alcool est respectivement de 14,2% et 12,2%. Les  jeunes sont enrôlés par leurs amis dans ces pratiques, surtout lors des périodes jugées difficiles. » Il ressort de cette étude  que la violence est un phénomène non négligeable :  63% des adolescents déclarent avoir été victimes d’une violence surtout verbale à l’égard des filles (68%). Ils reconnaissent aussi qu’ils sont eux aussi agressifs dans 18,9% des cas. 28% déclarent avoir eu des idées suicidaires. 2,3% ont fait au moins une tentative de suicide en rapport avec des problèmes familiaux (64%), des échecs scolaires ( 30%), des échecs sentimentaux (30%) ou un avenir indécis (26%) » Ainsi cette étude montre bien que certains jeunes sont menacés par un environnement hostile pouvant les pousser à adopter des comportements à risque. Que faire ?   La responsabilité des parents et aussi de l’école :   Plusieurs parents se heurtent à plusieurs problèmes d’éducation de leurs enfants. Ils ne peuvent plus les contrôler et deviennent parfois impuissants. «  Mon fils nous dit Manel me cause beaucoup de problèmes. Il fume trop, dort peu et ne veut pas travailler. J’ai essayé de le convaincre et de le persuader. Je n’ai rien obtenu » Mohamed Ali, père de deux enfants trouve des difficultés à les encadrer «  Mon fils aîné explique t-il  ne veut pas étudier. Il passe son temps dans les cafés. Il est devenu agressif et je n’arrive pas à le calmer. Il est exigeant et je ne peux plus le maîtriser » Faut-il rester les bras croisés ou réagir face à ces comportements à risques ? L’essentiel nous dit Mohamed Ali éducateur,  «  est d’avancer dans cet archipel du risque. Les parents ont un rôle à jouer. Ils restent des interlocuteurs appréciés et désirés. Il faudrait les impliquer dans la prise en charge de leurs enfants. Ils doivent les aider à surmonter ces impasses » Héla, enseignante ajoute «  l’école a aussi un rôle à jouer. Son rôle est considérable. Les bureaux d’écoute et de conseil installés dans les lycées pourront contribuer à soigner les maux dont souffrent certains de nos jeunes et renforcer les stratégies d’intervention en médecine préventive. Ces BEC se chargeront de repérer les jeunes en difficulté ou encore de réduire ces comportements à risques qui ne cessent de se développer » Il est vrai que l’école a un rôle à jouer dans la santé de nos jeunes. L’enseignant, le surveillant et le directeur de l’établissement pourront intervenir et trouver la cause de ces maux et identifier ces problèmes de nos adolescents. Nos jeunes pourront se soigner et sont capables de retrouver leur énergie et aborder de nouveau la vie avec espoir et sérénité. Mais ils ont besoin d’être encadré. Si la famille et l’école continuent de se tourner le dos, ce ne sera pas possible  Kamel BOUAOUINA
 
(Source: Le journal Le Temps du 2 decembre 2006)

 

 

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