19 juillet 2008

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TUNISNEWS
8 Úme année, N°2979 du 19.07.2008
 archives : www.tunisnews.net 


Liberté et Equité: Nouvelles des libertés

AISPP:Nouvelle sĂ©rie d’arrestations Ă  Bizerte

Amel BejaouiFemmes de Rdeyf et d'”ailleurs” “Que faire lorsque : Que faire est brĂ»lĂ©?” *

Sadok Amine:Zied le bienheureux : un« journaliste tunisien » hors du commun

mourad regaya:LETTRE ouverte aux deux candidats du département de français

 La Presse :Le Président Ben Ali, à la clÎture de la 9e session ordinaire du Comité central du RCD

AFP :Tunisie: le parti du présidentBen Ali lui demande de se représenter en 2009

Angola Press:Tunisie: Le parti du président Ben Ali l`appelle àbriguer un cinquiÚme mandat

Audinet :Tunisie : PrioritĂ©s de la prĂ©sidence française de l’UE et conclusions du Sommet de l’UPM

.nawaat:Tunisie : Deux fonctionnaires tunisiens et 3 de leurs compatriotes condamnés pour « terrorisme »

Table ronde du CJD sur l’emploi : DĂ©phasage entre textes et contexte

Tunisie Affaire :Duel franco-espagnol pour le siùge de l’UPM, Tunis serait hors course 

Business News :

Impact de la crise financiĂšreinternationale sur le Maghreb

SaĂąd LounĂšs:Le cauchemar Ouyahia entre Boumediene et Saddam Hussein

Telegraph:Knife crime: why Hamouda Bessaad will always haunt me


Sauvez la vie du prisonnier politique et ingĂ©nieur Ridha Boukadi LibertĂ© pour Slim Boukhdhir, la plume libre LibertĂ© et EquitĂ© Organisation de droits de l’homme indĂ©pendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax: 71 340 860 Email : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 16 juillet 2008

Nouvelles des libertés

 
– A la suite de son arrestation injustifiĂ©e au poste de police de Slimane dans le gouvernorat de Nabeul, Mohammed Gueloui, militant des droits de l’homme, a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© aujourd’hui 16 juillet au poste de la SĂ»retĂ© de GabĂšs. -Demain jeudi 17 juillet, KaĂŻs Bouzouzia, reprĂ©sentant de l’Union GĂ©nĂ©rale des Etudiants de Tunisie au campus universitaire de Tunis, Chedly Krimi, Ali Falhi, Issam Sellami, Mohammed BouallĂšgue, Ali Hboubi, Ali Bouzouzia et Mohammed KĂ©fi seront dĂ©fĂ©rĂ©s devant le Tribunal de PremiĂšre Instance de Tunis pour y rĂ©pondre de plusieurs accusations – le jeune Youssef Ben Abdessalam Elamri, originaire d’Oum HĂ©ni est toujours dĂ©tenu par la police politique et sa famille ignore tout de lui depuis son arrestation mardi 8 juillet 2008. Pour le bureau exĂ©cutif de l’organisation Le PrĂ©sident MaĂźtre Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version originale, LT)  


Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques 43 Rue Eldjazira, Tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 16 juillet 2008

Nouvelle sĂ©rie d’arrestations Ă  Bizerte

 
La police politique de Bizerte innove en matiĂšre de mĂ©thode de traque et de ratissage de la jeunesse : ces derniers jours elle a eu recours aux « convocations par tĂ©lĂ©phone » C’est ainsi que le poste de la circulation de Menzel Bourguiba a Ă©tĂ© chargĂ© de convoquer le jeune Youssef Ben Abdessalam Elamri (36 ans) mardi 8 juillet 2008. En dĂ©pit des efforts de sa famille pour connaĂźtre son sort et les contacts pris par son pĂšre avec la police de la circulation, le sort de Youssef reste inconnu. De mĂȘme, samedi 12 juillet, Monsieur Mouadh Ben Mohammed Cheikh a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© sur son lieu de travail, dans une pharmacie de Menzel Bourguiba Ă  dix heures du matin et son pĂšre ignorait oĂč il Ă©tait dĂ©tenu aprĂšs que les agents du poste de la SĂ»retĂ© de Bouguetfa lui aient affirmĂ© ne rien savoir de l’endroit oĂč il se trouvait et avant qu’il ne soit libĂ©rĂ© le lundi 14 juillet dans l’aprĂšs midi […] Pour la section de Bizerte Othman Jemili (traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)  


Femmes de Rdeyf et d'”ailleurs” “Que faire lorsque : Que faire est brĂ»lĂ©?” *

 
Dimanche dernier, une rencontre avec des femmes du bassin minier de Gafsa Ă©ait programmĂ©e Ă  l’ATFD dans le cadre de l’inter-associatif. Elles ont fait beaucoup de kilomĂštres pour venir tĂ©moigner, dans le but de chercher ensemble des solutions Ă  leurs maux. Seules une trentaine de militants et de militantes  Ă©taient prĂ©sentes. L’affaire ne concernait ni leader. Ni symbole. C’Ă©tait un dimanche et il faisait trĂšs trĂšs chaud. Amel Bejaoui *  Bachir Hadj Ali


mourad regaya:LETTRE ouverte aux deux candidats du département de français

 

 
Cher collĂšgue , chĂšre collĂšgue,
 J’ai appris que vous avez prĂ©sentĂ© votre candidature au prochain Conseil Scientifique de notre FacultĂ©. J’ai appris aussi que le nom de chacun de  vous deux figure sur une liste Ă©lectorale  diffĂ©rente.  Comme tous nos collĂšgues du dĂ©partement, je dois venir Lundi 23 juin prochain voter pour chacun de vous deux, ou pour seulement l’un de vos deux,  et vous investir ainsi de ma confiance et de mon droit personnel de reprĂ©sentativitĂ© dans cette dĂ©mocratique structure scientifique et pĂ©dagogique. Vous serez ma voix, ma plume et mon visage dans ce Conseil qui devra son existence et sa lĂ©gitimitĂ© Ă  moi-mĂȘme comme Ă  tous les collĂšgues votants de tous les grades, de tous les dĂ©partements et de quelque liste qu’ils se proclament. Cette voix, la mienne propre, que je vais vous accorder, ou ne pas vous accorder, et qui peut sĂ»rement dĂ©cider de votre Ă©lection ou, au contraire, vous empĂȘcher d’appartenir Ă  ce Conseil, me donne pleinement le droit de vous demander de rĂ©pondre d’abord, en votre Ăąme et conscience, Ă  ces interrogations lĂ©gitimes : 1-Avez-vous matĂ©riellement le temps d’assister Ă  toutes les rĂ©unions mensuelles du Conseil Scientifique. La distance qui  sĂ©pare votre demeure de la facultĂ©, la  nature de votre charge familiale, vos occupations artistiques ou acadĂ©miques, bref ; votre vie,  vous permet-elle vraiment de consacrer Ă  ce Conseil Scientifique tout le temps que demanderont les questions et les dossiers, nombreux et prenants,  que vous aurez Ă  Ă©tudier avec les autres membres ? Le Temps, oui, c’est trĂšs important ! Pour ma part, je ne l’ai pas, ce temps prĂ©cieux,  mĂȘme si, comme Monsieur, j’habite Ă  15 minutes de notre FacultĂ©. C’est pour cela d’ailleurs que je n’ai point cherchĂ© Ă  prĂ©senter ma candidature Ă  cette structure que je respecte beaucoup et dont je dĂ©fends l’existence souveraine. ChĂšre collĂšgue, depuis avril 2004, vous ĂȘtes membre Ă  ce conseil scientifique. Vous ĂȘtes en train d’y boucler votre  mandat : avez-vous alors eu le temps de prendre part vraiment Ă  toutes les rĂ©unions, absolument toutes ? Pouvez-vous nous le dire, en votre Ăąme et conscience ? 2- Pensez-vous avoir la personnalitĂ© nĂ©cessaire, l’indĂ©pendance d’esprit nĂ©cessaire, le franc-parler nĂ©cessaire, la transparence nĂ©cessaire pour ĂȘtre pleinement UN (UNE) membre Ă  ce conseil, un membre Ă  part entiĂšre qui existera pleinement par lui-mĂȘme, sans qu’il ne soit humblement soumis Ă  l’autoritĂ© d’aucun autre collĂšgue quel que soit son grade et quelles que soient ses prĂ©rogatives dans notre facultĂ© ? Etes-vous sĂ»r (e) que vous ne ferez pas de la simple figuration. Vous, Madame, vous avez Ă©tĂ© membre Ă  ce conseil, vous l’ĂȘtes encore, jusqu’à la fin de votre mandat, et vous savez mieux que moi-mĂȘme et mieux que nous tous ce que vous avez Ă©tĂ© au juste dans ce Conseil : Vous savez combien de fois vous avez pris la parole, combien de collĂšgues vous avez pu dĂ©fendre, Ă  combien d’autres membres vous avez exprimĂ© un avis contraire, un avis personnel, un avis diffĂ©rent, un avis libre qui n’est pas nĂ©cessairement celui de ceux qui ont voulu que vous soyez sur leur liste Ă©lectorale,  car vous ĂȘtes bien sur une liste prĂ©cise, comme d’ailleurs en 2004 ? Vous seule, en votre Ăąme et conscience, vous pouvez le savoir et vous pouvez nous le dire honnĂȘtement. C’est notre droit de le savoir, de savoir qu’était notre collĂšgue dans ce Conseil-lĂ  qui est notre Conseil Ă  Tous. C’est notre droit aussi de savoir ce que sera Monsieur ou Madame dans notre prochain Conseil : Un bon dĂ©fenseur des droits de TOUS les collĂšgues, sans discrimination aucune,  ou un (e) simple comparse qui ne lĂšverait jamais le petit doigt devant ceux qui risqueraient (au conditionnel) de faire de ce Conseil une propriĂ©tĂ© privĂ©e ou un hĂ©ritage « lĂ©gitime ». Car les Ă©carts, les dĂ©viations, les abus ou les dĂ©tournements guettent partout oĂč des collĂšgues risqueraient (au conditionnel) de mĂ©priser et de trahir ceux-lĂ  mĂȘmes qui ont votĂ© pour eux et sans qui ils n’auraient eu nulle appartenance Ă  ce Conseil ! Madame, Monsieur, si un jour vous ĂȘtes membre (s) de ce prochain Conseil et que je  vous Ă©cris pour vous demander des explications au sujet d’une dĂ©cision qui aurait Ă©tĂ© prise par ce Conseil  en faveur ou contre un collĂšgue, me rĂ©pondriez-vous clairement et par Ă©crit, au besoin,  ou m’opposeriez-vous ce  silence  fort peu Ă©loquent indigne d’un collĂšgue qui souhaiterait aujourd’hui obtenir ma voix ! Madame, quelle rĂ©ponse avez-vous donnĂ©e Ă  la question lĂ©gitime et nette que je vous ai posĂ©e par Ă©crit, en Mars dernier, en votre qualitĂ© de Membre au Conseil ? Vous ĂȘtes-vous donnĂ© la peine de me rĂ©pondre, moi qui suis votre collĂšgue depuis 1994 et qui ne vous tĂ©moigne que de l’estime, une estime fraternelle et belle ? C’est vous qui le savez. 3- Que pensez-vous enfin de la prĂ©cieuse rĂšgle de l’alternance qui devrait rĂ©gir normalement cette structure dĂ©mocratique qu’est le Conseil Scientifique ? Un collĂšgue qui respecte vraiment ses collĂšgues et qui n’a absolument aucun intĂ©rĂȘt personnel, aucune vanitĂ© particuliĂšre Ă  tirer de cette structure, qui ne subit aucune pression,   se permettrait-il de prĂ©senter sa candidature plus d’une fois Ă  ce Conseil quand il sait que d’autres collĂšgues, tout aussi respectables et compĂ©tents que lui, peuvent aussi s’acquitter, comme lui,  de cette responsabilitĂ© que chacun de nous tous devrait assumer, alternativement, une fois, juste une fois, une seule fois, pendant 3 ans, et se consacrer ensuite seulement Ă  ses recherches et Ă  ses cours. Car ne l’oublions pas beaucoup : nous sommes enseignants-chercheurs d’abord et notre recherche nous demande du temps, nos cours nous demandent du temps, beaucoup de temps. Nous sommes payĂ©s par l’argent du contribuable pour cette recherche-lĂ  et pour ces cours-lĂ  et non pour ĂȘtre d’éternels membres au Conseil (s) Scientifique(s) ! Alors de l’alternance et du respect pour tous les collĂšgues et pour notre UniversitĂ© ! MaĂźtre de confĂ©rences DĂ©partement de français mourad regaya

Zied le bienheureux : un

« journaliste tunisien » hors du commun

 
DĂ©marrage fulgurant pour le Fonds d’Entraide des journalistes Tunisiens (FEJT) !! Le premierchĂšque signĂ© par l’heureuse « hĂ©ritiĂšre » de ce fonds a Ă©vitĂ© Ă  unmalheureux confrĂšre de se faire jeter en taule pour dĂ©faut de paiement d’unepension alimentaire. Les journalistestunisiens qui connaissent actuellement des difficultĂ©s conjugales sont doncrassurĂ©s. Ils peuvent dĂ©sormais divorcer tranquillement. En cas de dĂ©faillancematĂ©rielle, c’est le FEJT qui prendra en charge le versement de leur dette.Plus besoin de recourir au fonds spĂ©cial créé par l’Etat ! Il n’existe pasde statistiques prĂ©cises concernant le nombre de journalistes qui divorcentchaque annĂ©e, mais il est fort probable que le « Fonds de garantie de lapension alimentaire et de la rente de divorce » rĂ©alisera quelques menuesĂ©conomies. Quant aux jeunesjournalistes tunisiens qui hĂ©sitent encore Ă  rompre leur cĂ©libat, de crainte de connaĂźtre un jour le mĂȘme sort que leur malheureux confrĂšre, ilspeuvent sauter le pas. Leur avenir est assurĂ©. L’inĂ©narrable etinĂ©galable Zied le bienheureux, alias Zeidoun pour les intimes (n’est-ce pasMohsen !!), rĂ©gent et administrateur confirmĂ© du FEJT, n’a Ă©videmment pasmanquĂ© de couvrir, images Ă  l’appui, cet important Ă©vĂšnement sur son blog qui, bien querelookĂ©, est en passe de devenir un cloaque fangeux et nausĂ©abond puant lamauvaise foi, la dĂ©magogie, la bassesse, l’imposture et le cynisme. Autant j’ai Ă©tĂ©heureux et content pour notre confrĂšre infortunĂ© dont j’ignore l’identitĂ©(heureusement que Zeidoun ne soit pas allĂ© si loin !!), autant j’ai Ă©téécƓurĂ© et ulcĂ©rĂ© par l’instrumentalisation machiavĂ©lique et obscĂšne de cetteaffaire. En effet, pourZeidoun, tout est calculĂ© et rien n’est jamais gratuit. Un rapide survol de sonblog suffit pour se rendre compte qu’il est construit, du dĂ©but Ă  la fin,autour d’un seul fil conducteur : narguer, dĂ©fier, provoquer etdiscrĂ©diter le bureau exĂ©cutif du nouveau Syndicat des journalistes oĂč il siĂšgeen tant que membre d’apparence fictif mais concrĂštement des plus nocifs. De la premiĂšrevidĂ©o, exhibĂ©e le 1er avril 2008, Ă  la derniĂšre caricature arborĂ©ele 17 juillet courant, les 100 posts publiĂ©s Ă  ce jour tendent tous vers unobjectif bien prĂ©cis: dĂ©fendre la thĂšse que lui et ses acolytes sont lesseuls hĂ©ritiers de l’AJT. Prouver que le nouveau syndicat ne marchera jamaissans lui et ses compĂšres. Neutraliser et Ă©touffer toute vellĂ©itĂ© de changement. AprĂšs avoirastucieusement allumĂ© la mĂšche des hostilitĂ©s entre « les hĂ©ritiers »au sujet de la paternitĂ© du fonds d’entraide, il s’est attaquĂ©, gratuitement,et sans raison apparente, Ă  son confrĂšre Mongi Khadraoui en publiant (ici)  http://journaliste-tunisien.blogspot.com/2008/07/blog-post_5573.html , le 9 avril 2008, un article qui date du 26 dĂ©cembre 2006 relatif Ă  lacouverture par le quotidien Echourouk des Ă©vĂšnements de Slimane !! Ils est allĂ©ensuite dĂ©goter, de maniĂšre sĂ©lective, partisane et systĂ©matique, dansdiffĂ©rents mĂ©dias et organes d’information, tous les articles et commentairesdĂ©nigrant le Syndicat des journalistes, en se gardant de rapporter les Ă©critspositifs diffusĂ©s en Tunisie et Ă  l’étranger concernant ce mĂȘme syndicat. MĂȘme dans desposts d’apparence anodins tels que celui concernant le relookage de son blog, ila cru nĂ©cessaire de dĂ©cocher une flĂšche au bureau du syndicat, en impliquantinsidieusement, sa consƓur Samira Ghannouchi dans l’intention manifeste defaire comprendre au prĂ©sident de ce bureau qu’il n’a pas et n’aura peut ĂȘtrejamais la majoritĂ© qu’il croit. C’est le seul point sur lequel il aura,malheureusement, tout Ă  fait raison mais qui n’est pas, pour pourtant, Ă son actif !!         Les quelques posts se rapportant Ă  d’autres sujets divers tels que les fameux« bouguerriates » ou les communiquĂ©s de certains partis politiques del’opposition non reconnus ne sont que leurres et artifices que seul unpersonnage comme Zeidoun, fort de son immunitĂ© et d’un Ă©tat de service biengarni, peut se permettre. Zeidoun qui a lafĂącheuse manie de railler ses contradicteurs, en les traitant de maladesmentaux en quĂȘte de dĂ©foulement, est un vrai psychopathe. Un cas clinique.C’est un mĂ©galomane et un Ă©gocentrique qui souffre d’une hypertrophie de lapersonnalitĂ©. Ce carthaginoisressemble bien Ă  quelqu’un qui porte le nom de Hannibal. Mais il ne s’agitnullement de Hannibal Barca, le gĂ©nĂ©ral et l’homme politique phĂ©nicien. Ils’agit plutĂŽt de Hannibal Lecter, le tueur en sĂ©rie, hĂ©ros de la fameusetrilogie interprĂ©tĂ©e par Anthony Hopkins. Sadok Amine


Knife crime: why Hamouda Bessaad will always haunt me

 

 
New figures reveal that more than 20,000 knife crimes were committed in the UK last year. Peter Evans was shocked to discover he knew one of the latest victims His full name, which not many people realised, was Hamouda Bessaad. When I heard it on the BBC news last month, I didn’t make the connection to the man I knew.   ‘A gentle guy’: Hamouda Bessaad A television bulletin was the last place I – or anyone else who met him – would have expected to hear his name. To me he was simply Hambi, a waiter at Locale, my local Italian restaurant in East Dulwich. “I am haunting you, sir,” he told me the first time I lunched there. “Like a ghost, sir.” He saw my look of puzzlement. I have trouble with faces. “It’s me, Hambi, sir,” he jogged my memory. “I serve you at our restaurant in Blackheath, sir. Many times. Now I am here. It is promotion for me. One day I will be manager, I think. No – one day I will be manager, I hope. You see, I am learning to speak like a real Englishman
 never to be boasting.” advertisement His eyes were playful, schoolboy’s eyes, although there was something much older, and maybe far wiser, behind them. A hard-working Tunisian immigrant, determined to get ahead, I’d known him for a couple of years – not well, but well enough to know a little about his interest in sport, especially football. He was a Chelsea supporter. “You do not get more English than that, sir,” he smiled. He loved telling silly, childish jokes: “What is the highest building in New York City? The Public Library. It has the most stories.” He’d been married for five years, to an English girl called Lorna: “Like Lorna Doone,” he once told me, proudly explaining that she was the heroine of an English novel he’d been reading. “The story happens in Exmoor, that’s in Devon. I will go there one day. It sounds like an interesting place to visit.” He added that there were many interesting places he wanted to visit in England. “I have made a list,” he said, promising to show it to me the next time I came in. He was a tall, good-looking man who, although not naturally gregarious, was instinctively friendly and trusting. “I never heard him grumble or complain. He believed in helping those who needed help. He had such a sense of decency, you wouldn’t believe,” said a friend. He faced the problem of assimilating in a new country at an age when most young men are settling down, buying their first homes, starting families. But he was proud of the roots he was putting down in England, the friends he was making, and his steady progress in the restaurant business. “It is hard work, but I love it,” he said. His enjoyment of his steadily growing status, the trust his bosses had in him, was palpable.   Hamouda Bessaad’s manager at Locale, Cherif Nehlil, left, talks to Peter Evans He was proud, too, of the fact that he was able to send regular money back to his parents in Tunisia. “His mum and dad meant the world to him,” Lorna told me. “He was a wonderful husband and a good son.” But the other evening, when I phoned to book a table for dinner at Locale, I was told that Hambi was dead. He was the man whose full name meant nothing to me when I heard it on the 10 O’Clock News: “Hamouda Bessaad, 34, was found by police officers last night with stab wounds to his upper body in London’s Old Kent Road. Mr Bessaad, originally from Tunisia, was pronounced dead at the scene.” According to the police, it was a case of mistaken identity, or perhaps he was the victim of a random knife attack. A man in the wrong place at the wrong time. They were appealing for witnesses. His death, on June 30, did not stay in the headlines, or lead to public protests, as with the recent stabbings of others – French students Laurent Bonomo and Gabriel Ferez, or 16-year-old schoolboy Ben Kinsella, the brother of the former EastEnders actress Brooke Kinsella. “Hambi’s killing was too commonplace to cause a fuss, I suppose,” said Lorna. “Just another stabbing in a London street, what’s that? He was a quiet man, a private man, a fantastic person. There are no vigils for him. No one’s demonstrating in the street, no one’s protesting at his senseless death. “Hambi wouldn’t have wanted a lot of attention, but I’d like people to know what a special man he was, that’s all.” The most poignant thing is that Hambi would still be alive today if he had not worked so hard: on the night he died, his manager, Cherif Nehlil, sent him home early. “We were not too busy,” he told me, “and he looked tired. He was house-sitting a friend’s flat in Southwark. He said he would drop by an internet cafĂ© on the Old Kent Road to call his parents in Tunisia, and then have an early night.” A waiter who had worked with Hambi for nearly three years told me: “We are all going to miss him terribly, and in a flitting, footloose business like ours, that is about the highest tribute a man can be paid. He only saw the good in people. Hambi was a gentle guy, the sort of bloke who would always walk away from trouble. He was just a peaceful man.” It is always shocking when you hear of yet another random death of a young person on our streets. But only when you discover that you knew the victim, even as casually as I knew Hambi, that the wastefulness and sheer futility of the death strike home. Too old to be remembered among the toll of those stabbed to death in their teens, but yet not old enough for us to judge what sort of man he might have become, Hambi died in the arms of a nearby shopkeeper, also a Muslim. “They said their prayer for the rite of passage together,” said Lorna, who is a Christian. “Hambi was not a practising Muslim, but he would have taken comfort in that final prayer.” She added, quietly: “I do.” When I told her that Hambi had told me he was haunting me, she smiled in understanding sadness. “He could really do that,” she said. He was a man who could leave his mark on you, on a room, just by having been there. “He had these little rituals, at home, working in the restaurant – the way he would place your plate on the table, or refill your glass, or move a chair out for you to sit down. They were very special Hambi habits. When he was alive, you hardly noticed them. Now he’s gone, I realise that they were part of him, like the childhood prayer he still said before eating, the little habits that made up his life. You can imagine missing somebody’s smile, or the way a person laughed, their familiar jokes, but nothing can prepare you for missing the way a person hung his jacket on the back of his chair, or how he squeezed the toothpaste. “One day you hope you will forget the shock of the moment the policemen knocked on your door to tell you that your husband has died, knifed to death in the street, and one day, please God, maybe you will. But the pain will never go away. I don’t want any other family to go through such grief caused by a lack of respect for another human life.” When I once asked Hambi about his ambitions, he replied: “I am just waiting to see what gifts the future will bring me.” Normally, I might have forgotten his face as easily as I had the first time I walked into his restaurant in East Dulwich. Now he will haunt me, like a ghost. Mind the Gap by Lisa Forest returns next week Information appearing on telegraph.co.uk is the copyright of Telegraph Media Group Limited and must not be reproduced in any medium without licence. For the full copyright statement see Copyright (Source:Telegraph.com.uk le 18 juillet 2008)  

Le Président Ben Ali, à la clÎture

de la 9e session ordinaire du Comité central du RCD

 

 
Ensemble pour l’édification d’un lendemain meilleur Ferme attachement Ă  l’interdĂ©pendance des volets Ă©conomique et social et Ă  la consolidation des valeurs de solidaritĂ© et d’entraide ‱ La voie de la participation et de la contribution ouverte Ă  tous ‱ Nous comptons invariablement sur la cohĂ©sion de notre peuple, sur la vocation d’avant-garde de notre parti, sur son engagement total en faveur de la rĂ©forme et de la modernisation et sur son attachement Ă  nos choix et Ă  nos politiques ‱ Les cinq prochaines annĂ©es constitueront une pĂ©riode dĂ©terminante. Ce seront, en effet, des annĂ©es de pointe en matiĂšre de demande additionnelle d’emplois et de frĂ©quentation des Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur ‱ La femme, l’un des attributs de la force de notre parti et l’une des images significatives de la modernitĂ© et du progrĂšs de la Tunisie ‱ Le devoir nous commande d’ĂȘtre Ă  l’écoute de nos jeunes, de les encadrer et de leur prĂȘter main-forte ‱ Notre devise est la Tunisie d’abord, la jeunesse toujours ‱ L’organisation de notre CongrĂšs et notre attachement Ă  en assurer la rĂ©ussite sont indissociables de l’impĂ©ratif de continuitĂ© de notre action politique et de constance de nos programmes et activitĂ©s aux plans intellectuel et instructif, tout comme en matiĂšre de mobilisation, d’action sociale et de volontariat ‱ Redoubler d’effort dans l’action sur le terrain, ĂȘtre Ă  l’écoute des prĂ©occupations des citoyens et mieux s’insĂ©rer dans les activitĂ©s de volontariat et de solidarité      Le PrĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali a prĂ©sidĂ©, hier matin, la clĂŽture des travaux de la IXe session ordinaire du ComitĂ© central du Rassemblement Constitutionnel DĂ©mocratique (RCD), qui se sont poursuivis les 15, 16, 17 et 18 juillet. Le Chef de l’Etat a Ă©coutĂ© au dĂ©but de la sĂ©ance de clĂŽture la motion gĂ©nĂ©rale de cette session qui a exprimĂ© les sentiments de fiertĂ© des constitutionnels dĂ©mocrates pour les rĂ©alisations et les acquis avant-gardistes accomplis en Tunisie dans tous les domaines. La motion gĂ©nĂ©rale souligne notamment la dĂ©cision issue de la huitiĂšme session du ComitĂ© central dĂ©lĂ©guant, conformĂ©ment Ă  ses prĂ©rogatives, au CongrĂšs du DĂ©fi, l’annonce de la candidature du PrĂ©sident Zine Abidine Ben Ali aux Ă©lections prĂ©sidentielles de 2009, dĂ©cision qui traduit l’attachement des constitutionnels dĂ©mocrates Ă  l’intĂ©rieur et Ă  l’extĂ©rieur du pays Ă  ce que le Chef de l’Etat poursuive la direction de la marche de la Tunisie. Le ComitĂ© central enregistre, Ă©galement, avec fiertĂ© la cohĂ©sion unanime de l’ensemble des composantes et des catĂ©gories de la sociĂ©tĂ© autour du PrĂ©sident de la RĂ©publique, garant de la stabilitĂ© de la Tunisie, de son invulnĂ©rabilitĂ©, de sa prospĂ©ritĂ© et leur aspiration ardente Ă  ce qu’il rĂ©ponde Ă  l’appel de la Tunisie et de son peuple. Il s’agit, affirme-t-il, du choix unique du prĂ©sent du pays, de l’avenir de ses gĂ©nĂ©rations et pour relever les dĂ©fis de la prochaine Ă©tape et gagner ses paris. Le ComitĂ© met en relief l’importance du CongrĂšs du DĂ©fi en tant qu’étape nouvelle oĂč le parti consolide sa position avant-gardiste et renforce son rayonnement national et extĂ©rieur, se fĂ©licitant de la mĂ©thodologie judicieuse adoptĂ©e par le Chef de l’Etat pour la prĂ©paration du congrĂšs et qui a ouvert le champ de la participation devant les bases et les cadres du RCD, les Ă©lites et les compĂ©tences pour contribuer aux travaux des comitĂ©s de rĂ©flexion. Le ComitĂ© central salue hautement dans sa motion gĂ©nĂ©rale la dĂ©cision du PrĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali d’augmenter le nombre des membres du ComitĂ© central Ă  raison d’un membre pour chaque comitĂ© de coordination, ainsi que sa dĂ©cision de promouvoir la formation du ComitĂ© et de l’enrichir par l’ajout de deux jeunes des deux sexes de chaque comitĂ© de coordination et des structures du RCD Ă  l’étranger. Le ComitĂ© se fĂ©licite dans ce contexte de la dĂ©cision du Chef de l’Etat de placer l’annĂ©e 2008 sous le signe du dialogue avec les jeunes. Le ComitĂ© central fait part Ă  ce sujet de toute sa satisfaction du report de la tenue de la prĂ©sente session jusqu’à ce que l’ensemble des recommandations et suggestions exprimĂ©es dans les diffĂ©rents espaces du dialogue national avec les jeunes soient formulĂ©es et prises en considĂ©ration dans l’élaboration des motions du congrĂšs. Le PrĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali a, ensuite, prononcĂ©, un discours, au dĂ©but duquel il a fait part de toute l’émotion qu’ont suscitĂ©e en lui les nobles sentiments exprimĂ©s, dans la motion gĂ©nĂ©rale, envers sa personne, tant ils sont significatifs d’un patriotisme sincĂšre et d’un militantisme authentique, soulignant l’attention et la sollicitude qu’il porte au prochain congrĂšs du RCD et ce que reflĂšte le choix du “dĂ©fi’’ comme devise, pour exprimer la ferme volontĂ© et la rĂ©solution inflexible pour surmonter les obstacles et les difficultĂ©s et pour rĂ©aliser un surcroĂźt d’acquis. Il a Ă©galement indiquĂ© que “la rĂ©forme est une Ɠuvre continue qui ne connaĂźt point de rĂ©pit et que la voie de la participation et de la contribution Ă  l’édification d’un lendemain meilleur pour le pays est ouverte Ă  tous”, soulignant l’avant-gardisme du RCD, son adhĂ©sion profonde au processus de rĂ©forme et de modernisation et son attachement aux choix politiques engagĂ©s. Le PrĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali a mis en exergue le pari fait par la Tunisie, depuis l’avĂšnement du Changement, sur le Rassemblement, pour qu’il soit le parti de l’avant-garde et le parti du choix dĂ©mocratique, une des constantes nationales et un des fondements du projet rĂ©formateur. AprĂšs avoir relevĂ© que les cinq prochaines annĂ©es constitueront une pĂ©riode dĂ©terminante dans la mesure oĂč elles seront des annĂ©es de pointe en matiĂšre de demande additionnelle d’emplois, et de frĂ©quentation des Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur, en mĂȘme temps que des annĂ©es premiĂšres de l’insertion profonde de l’économie nationale dans les espaces rĂ©gional et international, le Chef de l’Etat a appelĂ© Ă  davantage de persĂ©vĂ©rance, Ă  un surcroĂźt de labeur, Ă  approfondir la prise de conscience face aux nouvelles dimensions de la progression nationale et Ă  demeurer fermement attachĂ©s aux constantes du Changement et, en premier lieu, Ă  l’interdĂ©pendance des volets Ă©conomique et social et Ă  la consolidation des valeurs de solidaritĂ© et d’entraide ainsi qu’à la prĂ©servation de l’indĂ©pendance de la dĂ©cision nationale.   Nous donnons ci-aprĂšs le texte intĂ©gral du discours du PrĂ©sident Ben Ali : “Au nom de Dieu, le ClĂ©ment, le MisĂ©ricordieux   Militantes, Militants,   Nous nous retrouvons, aujourd’hui, en cette sĂ©ance de clĂŽture de la neuviĂšme session ordinaire du ComitĂ© central du Rassemblement Constitutionnel DĂ©mocratique, qui aura ainsi prĂ©cĂ©dĂ© le cinquiĂšme congrĂšs de notre parti depuis le Changement, le CongrĂšs du DĂ©fi dont les assises se tiendront Ă  la fin du mois en cours. Tout en vous exprimant, de mĂȘme qu’à l’ensemble des militantes et des militants du RCD, Ă  l’intĂ©rieur comme Ă  l’extĂ©rieur du pays, mes remerciements et mon apprĂ©ciation, je tiens Ă©galement Ă  vous dire combien est grande ma satisfaction au vu des efforts que vous dĂ©ployez dans vos activitĂ©s politiques, dans le sens de la consĂ©cration de nos choix nationaux et de la concrĂ©tisation des principes et orientations de notre parti, afin qu’il reste le plus apte Ă  accomplir la mission de confiance qui est celle du Changement et de la construction, pour gagner les paris engagĂ©s et concrĂ©tiser les aspirations Ă  un avenir meilleur pour toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens. Vos travaux auront Ă©tĂ© une nouvelle opportunitĂ© de dialogue et d’analyse approfondie des thĂšmes inscrits Ă  votre ordre du jour. Tout en prenant acte de l’enthousiasme qui a caractĂ©risĂ© vos dĂ©bats, je tiens Ă  vous dire toute l’émotion qu’ont suscitĂ©e en moi les nobles sentiments que vous avez exprimĂ©s dans la motion gĂ©nĂ©rale du ComitĂ© central, en cette prĂ©sente session, envers ma personne, tant ils sont significatifs d’un patriotisme sincĂšre et d’un militantisme authentique. Soyez assurĂ©s de l’attention et de la sollicitude que je porterai aux positions et recommandations qui y sont formulĂ©es.   Militantes, Militants,   Les congrĂšs ont une importance majeure dans la vie des partis politiques. Ce sont des moments de remise en question, d’évaluation et de dĂ©marrage d’un nouveau processus de militantisme et d’action politique, Ă  la lumiĂšre des dĂ©veloppements et objectifs de chaque Ă©tape parcourue. Nous avons portĂ© une attention particuliĂšre Ă  notre prochain congrĂšs, compte tenu du nouveau tournant abordĂ© par notre pays dans sa progression sur la voie de la consĂ©cration de la modernitĂ© et de l’accession au rang de pays dĂ©veloppĂ©, et compte tenu, aussi, de la conjoncture mondiale actuelle qui est Ă  la fois dĂ©licate et changeante. Nous nous sommes prĂ©occupĂ©s de faire en sorte que ce congrĂšs soit Ă  la hauteur des dĂ©fis prĂ©visibles et des paris Ă  venir. Et si nous lui avons choisi ’’le dĂ©fi’’ pour devise, c’est pour exprimer la ferme volontĂ© et la rĂ©solution inflexible qui nous animent pour surmonter les obstacles et les difficultĂ©s et rĂ©aliser un surcroĂźt d’acquis. En cela, nous comptons invariablement sur la cohĂ©sion de notre peuple, sur la vocation d’avant-garde de notre parti, sur son engagement total en faveur de la rĂ©forme et de la modernisation et sur son attachement Ă  nos choix et Ă  nos politiques. Au cours de la prĂ©cĂ©dente Ă©tape de prĂ©paration du CongrĂšs du DĂ©fi, le RCD aura dĂ©ployĂ© une activitĂ© des plus intenses englobant toutes les structures de base, locales, rĂ©gionales et nationales, Ă  l’intĂ©rieur et Ă  l’extĂ©rieur du pays. Nous avons pu en mesurer toute l’importance Ă  travers les riches recommandations et suggestions qui ont sanctionnĂ© les travaux des comitĂ©s de rĂ©flexion Ă  tous les niveaux.  L’occasion y a, en effet, Ă©tĂ© donnĂ©e Ă  toutes les compĂ©tences et potentialitĂ©s de militantisme de notre parti, pour participer aux diverses phases de prĂ©paration, comme en attestent clairement les projets de motion prĂ©sentĂ©s par les commissions nationales et que vous avez eu l’opportunitĂ© d’étudier et d’analyser au cours de votre prĂ©sente session, prĂ©alablement Ă  leur prĂ©sentation au prochain congrĂšs. Militantes, Militants,   Notre attachement Ă  faire en sorte que notre parti soit constamment un espace de dialogue et un champ propice Ă  l’analyse des problĂšmes et aux Ă©changes de vues est en harmonie avec notre action en faveur de la consĂ©cration du RCD, en tant qu’école de dĂ©mocratie, dans la pensĂ©e comme dans la pratique. Depuis le dĂ©but du Changement, nous avons misĂ© sur le Rassemblement Constitutionnel DĂ©mocratique afin qu’il soit le parti d’avant-garde et le parti de l’option dĂ©mocratique qui est l’une de nos constantes nationales et l’un des piliers de notre Ɠuvre de rĂ©forme. Nous avons voulu que la rĂ©forme soit intĂ©grale, Ă  la fois politique, Ă©conomique, sociale et culturelle, et que chaque Tunisienne et chaque Tunisien puissent en tirer profit. L’une des constantes majeures du Changement n’est autre que la mise en place des fondements d’une sociĂ©tĂ© solidaire et Ă©quilibrĂ©e dans laquelle s’intĂšgrent les diverses catĂ©gories sociales et rĂ©gions et se partagent les fruits de la croissance tous les citoyens Nous avons fait de la promotion de toutes les catĂ©gories sociales et de toutes les rĂ©gions un choix stratĂ©gique et avons ƓuvrĂ© Ă  le traduire en rĂ©alitĂ© concrĂšte, tant nous sommes convaincus que sans la justice sociale, le dĂ©veloppement Ă©conomique n’a pas de sens. A l’heure oĂč l’Etat ne mĂ©nage aucun effort pour promouvoir toutes les catĂ©gories sociales et porter assistance aux nĂ©cessiteux et aux Ă©conomiquement faibles du cĂŽtĂ© desquels nous nous sommes toujours rangĂ©s, l’ampleur des dĂ©fis existants, Ă  la lumiĂšre des alĂ©as prĂ©valant dans le monde et dont, en particulier, la hausse sans prĂ©cĂ©dent des prix des hydrocarbures et des produits alimentaires de base, nous commande, Ă  tous, de conjuguer nos efforts pour relever ces dĂ©fis, avec toutes les implications qui en dĂ©coulent, y compris le partage des sacrifices Ă  consentir et la consĂ©cration des valeurs de solidaritĂ© et d’entraide entre l’ensemble des Tunisiennes et des Tunisiens Le RCD et toutes les forces vives de la nation sont investis d’un rĂŽle essentiel qui consiste Ă  faire connaĂźtre ces dĂ©fis, Ă  sensibiliser les citoyens face aux paris engagĂ©s et Ă  stimuler les volontĂ©s pour un surcroĂźt d’effort et de labeur.   La rĂ©forme est une Ɠuvre continue qui ne connaĂźt point de rĂ©pit. La voie de la participation et de la contribution Ă  l’édification d’un lendemain meilleur pour le pays est ouverte Ă  tous. La Tunisie appartient Ă  tous les Tunisiens, et c’est lĂ , pour nous, un principe inĂ©branlable. Tout en acceptant volontiers toute critique honnĂȘte et sincĂšre, ayant pour motivation et finalitĂ© le renforcement de la dynamique de rĂ©forme et de changement, et l’enrichissement des acquis dans les divers domaines, nous appelons Ă  faire face aux tentatives de certains d’exploiter les difficultĂ©s conjoncturelles et les facteurs exogĂšnes pour mettre en doute les choix adoptĂ©s dont les rĂ©alitĂ©s quotidiennes ont prouvĂ© la pertinence et dont tout observateur intĂšgre reconnaĂźt l’efficacitĂ© et l’opportunitĂ© Les cinq prochaines annĂ©es constitueront une pĂ©riode dĂ©terminante. Ce seront, en effet, des annĂ©es de pointe en matiĂšre de demande additionnelle d’emplois, et de frĂ©quentation des Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur, en mĂȘme temps que des annĂ©es premiĂšres de l’insertion profonde de l’économie nationale dans les espaces rĂ©gional et international. Bien que notre pays ait rĂ©ussi Ă  interagir avec les mutations survenues et Ă  engranger des rĂ©sultats honorables dont tĂ©moignent les indicateurs dans tous les domaines, la prochaine Ă©tape nous commande, outre la persĂ©vĂ©rance et un surcroĂźt de labeur, d’approfondir notre prise de conscience face aux nouvelles dimensions de la progression nationale et de demeurer fermement attachĂ©s aux constantes du Changement et, en premier lieu, Ă  l’interdĂ©pendance des volets Ă©conomique et social, Ă  la consolidation des valeurs de solidaritĂ© et d’entraide et Ă  la prĂ©servation de l’indĂ©pendance de dĂ©cision de notre pays. Tout en considĂ©rant qu’en cela, la prioritĂ© reste invariablement pour l’emploi, qui est au premier rang de nos prĂ©occupations nationales, nous formons l’espoir de voir la consultation nationale sur ce thĂšme aboutir Ă  des propositions pratiques pour rĂ©duire davantage le chĂŽmage et Ă©largir les perspectives d’insertion dans la vie active. Nous avons largement ouvert la voie Ă  toutes les bonnes volontĂ©s pour qu’elles participent Ă  la cristallisation des approches et des choix. Nous nous prĂ©occupons d’aller de l’avant sur la voie de la consĂ©cration de ce choix, en mettant Ă  profit les opinions et suggestions de toutes les parties qui placent l’intĂ©rĂȘt supĂ©rieur de la patrie au-dessus de toute autre considĂ©ration.   Militantes, Militants,   Les structures constitutionnelles dĂ©mocrates dans les rĂ©gions s’apprĂȘtent Ă  Ă©lire leurs candidats au ComitĂ© central, aprĂšs avoir Ă©lu, voici deux semaines, leurs dĂ©lĂ©guĂ©s au prochain congrĂšs. Nous ne pouvons que nous fĂ©liciter de l’esprit d’émulation saine qui caractĂ©rise les structures de base et les cadres de notre parti, tout autant que de l’attachement de ses militants au respect des valeurs de comportement dĂ©mocratique, de transparence et de respect mutuel, donnant, ainsi, une magnifique illustration de la soliditĂ© du lien qui unit les militants de notre parti, par-delĂ  la diversitĂ© de leurs catĂ©gories sociales et de leur condition sociale, un lien fondĂ© sur des principes constants, sur une foi inĂ©branlable en la mission du RCD et sur la fidĂ©litĂ© Ă  sa Charte et Ă  ses objectifs. Le pari que nous avons fait sur la femme, tant au sein du parti que dans la sociĂ©tĂ©, procĂšde de la considĂ©ration que nous avons pour le rĂŽle de l’élĂ©ment fĂ©minin et de notre souci d’en faire un agent actif de la progression de notre pays. Tout en rendant hommage au RCD pour ses efforts mĂ©ritoires dans l’encadrement de la femme et l’ouverture devant elle du champ de l’action politique, je tiens Ă  saluer le militantisme de la femme constitutionnelle dĂ©mocrate et Ă  souligner son aptitude Ă  la position que nous lui avons accordĂ©e. Je recommande de mettre Ă  profit toute Ă©chĂ©ance politique pour confirmer cette orientation. A cet Ă©gard, j’appelle Ă  ce que les assises du CongrĂšs du DĂ©fi soient une occasion propice au renforcement de la position de la femme dans les rangs de notre parti et Ă  la dynamisation accrue de son rĂŽle dans l’action et les activitĂ©s du RCD. Notre dĂ©cision de faire en sorte que la femme soit reprĂ©sentĂ©e, dans la proportion de 30 % au minimum, dans la prochaine composition du ComitĂ© central, n’est que la consĂ©cration de cette option.   Je recommande, en outre, d’intensifier les efforts de notre parti dans l’extension de ses programmes en direction de la femme, en vue d’assurer la complĂ©mentaritĂ© entre la sollicitude envers la femme, dans les campagnes, les citĂ©s et quartiers populaires, d’une part, et l’attention portĂ©e aux Ă©lites fĂ©minines, dans les divers secteurs, d’autre part, et afin que la femme tunisienne demeure l’un des attributs de la force de notre parti et l’une des images significatives de la modernitĂ© et du progrĂšs de la Tunisie.    Militantes, Militants,   La jeunesse est la fougue des peuples, en mĂȘme temps que le reflet de leur aspiration vers le mieux-ĂȘtre, dĂšs lors qu’elle incarne leurs ambitions et est dĂ©positaire de leurs espĂ©rances.  Quiconque perd de vue le droit des jeunes Ă  la sollicitude et Ă  la protection ne peut que rater le chemin de l’avenir. Le devoir nous commande d’ĂȘtre constamment Ă  l’écoute de nos jeunes, de les encadrer et de leur prĂȘter main-forte, en reconnaissant qu’ils ont vu le jour dans une Ă©poque diffĂ©rente de la nĂŽtre, mais aussi en Ă©tant soucieux de leur inculquer les constantes et les choix de la patrie, et l’allĂ©geance Ă  la Tunisie et Ă  elle seule. Notre devise est, en effet, la Tunisie d’abord, la jeunesse, toujours. Tous les jours, nous renouvelons notre engagement envers les jeunes, Ă  travers les dĂ©cisions et mesures que nous prenons Ă  leur profit, en ne mĂ©nageant aucun effort Ă  leur service et en ne reculant devant aucun sacrifice pour promouvoir leur condition et renforcer leur rĂŽle. A cet Ă©gard, et outre notre dĂ©cision d’élargir la composition du ComitĂ© central du RCD, Ă  travers l’augmentation du nombre de ses membres, Ă  raison d’un membre additionnel pour chaque comitĂ© de coordination, nous avons ordonnĂ© d’y inclure, Ă©galement, un jeune homme et une jeune fille, ĂągĂ©s de moins de trente ans, au titre de chaque comitĂ© de coordination et des structures du RCD Ă  l’étranger.  Cette dĂ©cision n’est que la confirmation du pari que nous avons engagĂ© sur la jeunesse au sein du RCD, tout comme au niveau national, en gĂ©nĂ©ral, pour l’initier Ă  l’exercice des responsabilitĂ©s et en faire un partenaire agissant dans le dĂ©veloppement du pays et la consolidation de son progrĂšs et de sa prospĂ©ritĂ©. Le dialogue national que nous avons ordonnĂ© d’instaurer, cette annĂ©e, avec les jeunes, et dans lequel nous avons parcouru, jusqu’ici, de vastes Ă©tapes, n’est qu’une nouvelle illustration de ce pari. Je ne peux que me fĂ©liciter, en l’occurrence, de la large adhĂ©sion de nos jeunes Ă  cette initiative, tant a Ă©tĂ© remarquable leur attachement Ă  y exprimer, de maniĂšre franche et responsable, leurs idĂ©es et leurs ambitions, ce qui aidera Ă  l’élaboration d’un pacte national de la jeunesse apte Ă  servir de rĂ©fĂ©rence aux jeunes gĂ©nĂ©rations, en ayant pour fondement et finalitĂ© ’’La Tunisie d’abord’’. Il me plaĂźt de souligner, dans ce contexte, mon apprĂ©ciation au vu du rĂŽle marquant assumĂ© par le RCD dans la rĂ©alisation de ce dialogue et la garantie de la mobilisation requise, dans le cadre de l’attention qu’il porte aux jeunes et l’interaction avec leurs prĂ©occupations et, en premier lieu, la question de l’emploi, tout particuliĂšrement pour les diplĂŽmĂ©s de l’enseignement supĂ©rieur. J’appelle le Rassemblement Ă  continuer d’accorder un intĂ©rĂȘt accru Ă  ce thĂšme, dans le cadre de ses programmes et des confĂ©rences qu’il organise, tout autant que dans le cadre des commissions rĂ©gionales d’initiative dont la crĂ©ation et les rĂ©sultats auront Ă©tĂ© du meilleur appoint aux efforts de l’Etat dans ce domaine. Je recommande de veiller Ă  faire en sorte que les activitĂ©s estivales organisĂ©es annuellement par le RCD, avec le concours des structures de jeunes, soient autant d’occasions propices Ă  l’encadrement accru des jeunes et Ă  la conception de programmes de formation et de loisirs qui soient de nature Ă  aiguiser leur prise de conscience, Ă  cultiver leurs talents et aptitudes, et Ă  les prĂ©munir contre les risques de dĂ©linquance.   Militantes, Militants,   Les Tunisiens Ă©tablis Ă  l’étranger sont un point d’appui du dĂ©veloppement de leur patrie et un vecteur de communication civilisationnelle avec les pays de rĂ©sidence. Tout en ayant Ă  l’esprit les efforts que les structures constitutionnelles dĂ©mocrates dĂ©ploient Ă  l’étranger, ainsi que les programmes et activitĂ©s qu’elles entreprennent, et tout en prenant acte, avec satisfaction, de la rĂ©ussite des rencontres que nous avions ordonnĂ© d’organiser derniĂšrement avec les membres de notre colonie, dans le cadre des prĂ©paratifs du retour en Tunisie, pour les vacances d’étĂ©, et de l’élection des reprĂ©sentants de leurs structures constitutionnelles dĂ©mocrates aux travaux du CongrĂšs du DĂ©fi, j’exhorte le RCD Ă  intensifier, au cours de la saison estivale, ses efforts d’encadrement de notre communautĂ© Ă©migrĂ©e. L’organisation de notre CongrĂšs et notre attachement Ă  en assurer la rĂ©ussite sont indissociables de l’impĂ©ratif de continuitĂ© de notre action politique et de constance de nos programmes et activitĂ©s, aux plans intellectuel et instructif, tout comme en matiĂšre de mobilisation, d’action sociale et de volontariat. Je recommande de parfaire les prĂ©paratifs des universitĂ©s d’étĂ© que nous avions ordonnĂ© d’organiser en fin de saison, et du prochain symposium international, dans le sens de la consĂ©cration de nos traditions en la matiĂšre. J’exhorte, en outre, les structures du RCD et, tout particuliĂšrement, les structures de base et les structures locales, Ă  redoubler d’effort dans leur action sur le terrain et Ă  ĂȘtre Ă  l’écoute des prĂ©occupations des citoyens, et Ă  mieux s’insĂ©rer dans les activitĂ©s de volontariat et de solidaritĂ©, pour renforcer la place de notre parti et son rĂŽle dans la sociĂ©tĂ©. Notre parti puise sa force dans la continuitĂ© de ses gĂ©nĂ©rations, dans la diversitĂ© et le rayonnement de ses Ă©lites et dans l’envergure de ses bases. Nous sommes fiers des rĂ©sistants et des militants que notre parti compte dans ses rangs et auxquels nous vouons respect et considĂ©ration et apportons sollicitude et attention. Nous veillons constamment Ă  faire en sorte que notre action politique soit Ă  la fois exhaustive et Ă©volutive, rĂ©pondant aux divers besoins, en osmose avec toutes les aspirations, ouverte Ă  toutes les franges et catĂ©gories sociales, incluant toutes les Ă©nergies, assurant la complĂ©mentaritĂ© des efforts de militantisme et de sacrifice, et unifiant les volontĂ©s pour remporter les paris et relever les dĂ©fis. L’attention que nous portons aux activitĂ©s extĂ©rieures du RCD et Ă  ses relations avec les partis frĂšres et amis, et les organisations politiques rĂ©gionales et internationales, est le reflet de notre attachement constant Ă  renforcer le prestige de notre parti, au niveau international, et Ă  Ă©largir son rayonnement. Je recommande d’intensifier ces activitĂ©s, de telle sorte que le RCD puisse accomplir pleinement son rĂŽle en matiĂšre de coopĂ©ration et de coordination au sujet des problĂšmes posĂ©s, en faisant connaĂźtre les choix et les acquis de la Tunisie et en Ɠuvrant Ă  consolider le respect et la considĂ©ration dont jouit notre pays, grĂące Ă  la modĂ©ration de ses prises de position, Ă  son attachement aux principes de la lĂ©galitĂ© internationale, Ă  son souci de propager la sĂ©curitĂ©, la paix et la stabilitĂ© dans le monde, Ă  ses efforts en faveur de la consĂ©cration des valeurs de solidaritĂ©, de tolĂ©rance et de bannissement de la violence, de l’extrĂ©misme et du terrorisme, et Ă  sa pleine adhĂ©sion Ă  la dynamique du dialogue des cultures, des civilisations et des religions. A la lumiĂšre de nos principes et constantes, nous rĂ©affirmons notre soutien total Ă  la cause palestinienne et notre appui aux efforts dĂ©ployĂ©s en vue de permettre au peuple palestinien frĂšre de recouvrer ses droits lĂ©gitimes et d’établir son Etat indĂ©pendant, dans le cadre d’une solution Ă©quitable, globale et durable, garantissant la sĂ©curitĂ© et la stabilitĂ© au Moyen-Orient et assurant Ă  ses peuples les conditions de dĂ©veloppement et de progrĂšs. Nous rĂ©itĂ©rons, Ă©galement, la nĂ©cessitĂ© d’intensifier les efforts rĂ©gionaux et internationaux en vue de mettre un terme Ă  la dĂ©tĂ©rioration de la situation sĂ©curitaire et humanitaire en Irak, et d’aider le peuple irakien frĂšre Ă  reconstruire son pays, dans un contexte d’unitĂ© et de stabilitĂ©. Nous exprimons notre satisfaction Ă  la suite de la restauration de la concorde sur la scĂšne libanaise, d’autant qu’elle aidera le peuple libanais frĂšre Ă  prĂ©server sa sĂ©curitĂ©, sa stabilitĂ© et son unitĂ© nationale. Le RCD ayant cĂ©lĂ©brĂ©, avec l’ensemble des partis et organisations politiques du Maghreb arabe, le cinquantiĂšme anniversaire du CongrĂšs historique de Tanger, nous tenons Ă  rĂ©affirmer notre engagement en faveur de l’édification de l’Union du Maghreb Arabe, en tant que choix stratĂ©gique incontournable, par fidĂ©litĂ© au combat des pionniers et attachement Ă  la concrĂ©tisation des aspirations de nos peuples. Nous continuerons d’Ɠuvrer avec constance Ă  rĂ©aliser ce grand projet historique, Ă  en parachever la construction et Ă  aplanir les Ă©cueils qui se dressent sur son chemin. Nous rĂ©affirmons, Ă©galement, notre engagement en faveur de l’action arabe commune et notre souci d’en consolider les structures et les institutions et, en premier lieu, la Ligue des Etats arabes, pour consacrer la solidaritĂ© interarabe et servir les objectifs fixĂ©s en la matiĂšre. A l’heure oĂč notre pays s’est engagĂ©, depuis le dĂ©but de l’annĂ©e en cours, dans une zone de libre-Ă©change avec l’Union europĂ©enne, en tant que premier pays mĂ©diterranĂ©en Ă  atteindre ce niveau de partenariat avec cet ensemble, je tiens Ă  souligner que la Tunisie demeure attachĂ©e au dĂ©veloppement de ses relations avec l’Union europĂ©enne et ses Etats membres, sur la base du respect mutuel et des intĂ©rĂȘts communs. C’est dans ce cadre que s’inscrit notre rĂ©action positive au projet d’”Union pour la MĂ©diterranĂ©e” dont nous voulons faire un espace propice Ă  l’affermissement des liens euromĂ©diterranĂ©ens et au dĂ©veloppement de relations de coopĂ©ration et de partenariat solidaire entre les pays concernĂ©s. Nous nous prĂ©occupons, aussi, de dynamiser la solidaritĂ© africaine et d’élargir les domaines de coopĂ©ration avec l’ensemble des pays de notre continent, et Ɠuvrons Ă  apporter un concours actif au renforcement des fondements de l’Union africaine, en vue de concrĂ©tiser les aspirations de nos pays en matiĂšre de sĂ©curitĂ©, de stabilitĂ© et de prospĂ©ritĂ©. Nous Ɠuvrons, en outre, Ă  renforcer l’action collective des pays membres de la CommunautĂ© des Etats sahĂ©lo-sahariens dont nous faisons partie, et Ă  dynamiser leur coopĂ©ration et leur solidaritĂ©. Nous nous employons, Ă©galement, Ă  consolider les bases de notre coopĂ©ration avec l’ensemble des pays amis de par le monde et, en premier lieu, avec les pays des continents amĂ©ricain et asiatique.   Militantes, Militants,   Nous continuerons notre progression sur la voie de la rĂ©forme et de la construction, en Ă©tant animĂ©s, en cela, par le dĂ©vouement pour la Tunisie et pour son peuple, et par notre constante dĂ©termination Ă  concrĂ©tiser pour notre pays les perspectives de dĂ©veloppement et de gloire que nous lui avons tracĂ©es, en amĂ©liorant le prĂ©sent et en prĂ©parant l’avenir, puisant dans l’esprit de transcendance qui nous habite la force qui nous permet de venir Ă  bout des difficultĂ©s et d’atteindre les objectifs visĂ©s, en comptant sur les filles et fils de notre peuple, et en pariant sur notre glorieux parti, pour qu’il reste toujours Ă  l’avant-garde des forces agissantes, par fidĂ©litĂ© Ă  ses principes impĂ©rissables et engagement en faveur de sa mission patriotique sans cesse rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e. Dieu Tout-Puissant a dit : “Dis, Agissez ! Dieu, Son ProphĂšte et les croyants tĂ©moigneront de vos actions” (Coran). (Source : « La Presse » (Quotidien – Tunis), le 19 juillet 2008)

Tunisie: le parti du présidentBen Ali

lui demande de se représenter en 2009

 
TUNIS (AFP)— Le parti du prĂ©sident tunisien Zine El Abidine Ben Ali a demandĂ© une nouvellefois vendredi au chef de l’Etat de postuler Ă  un cinquiĂšme mandat Ă  laprĂ©sidence en 2009, a-t-on appris de source officielle. LeRassemblement constitutionnel dĂ©mocratique (RCD) avait dĂ©jĂ  dĂ©cidĂ© en fĂ©vrier2007 de faire de M. Ben Ali son candidat pour la prĂ©sidentielle. Vendredi, ila de nouveau appelĂ© M. Ben Ali Ă  se prĂ©senter, lors de la clĂŽture de la 9esession du comitĂ© central du parti, ultime rĂ©union avant le congrĂšs fin juilletdu RCD, durant lequel M. Ben Ali devrait confirmer sa candidature Ă  l’Ă©lectionprĂ©sidentielle de l’autonme 2009. Le secrĂ©tairegĂ©nĂ©ral du RCD, HĂ©di Mhenni, a dit sa ‘satisfaction’ de voir lecomitĂ© central ‘rĂ©itĂ©rer sa dĂ©cision dĂ©signant le prĂ©sident Zine ElAbidine Ben Ali candidat du RCD’, a rapportĂ© l’agence officielletunisienne TAP. M. Mhenni ademandĂ© au prĂ©sident de ‘continuer de conduire la Tunisie sur la voie duprogrĂšs et de la prospĂ©ritĂ©’. Zine ElAbidine Ben Ali, 71 ans, a succĂ©dĂ© en novembre 1987 au prĂ©sident HabibBourguiba, Ă©cartĂ© alors pour ‘sĂ©nilitĂ©’. Il a Ă©tĂ© réélu la derniĂšrefois en 2004 pour un quatriĂšme mandat de cinq ans, Ă  la suite d’un rĂ©fĂ©rendumamendant la Constitution et qui avait portĂ© Ă  cinq le nombre maximum de mandatsconsĂ©cutifs pour le prĂ©sident. Dans undiscours vendredi, il a affirmĂ© le droit de tous les Tunisiens Ă  laparticipation politique et mis en garde contre ‘des tentatives d’exploiterles difficultĂ©s conjoncturelles’ pour mettre en doute les choix de sapolitique. ‘Lavoie de la participation et de la contribution Ă  l’Ă©dification d’un lendemainmeilleur pour le pays, est ouverte Ă  tous’, a-t-il dĂ©clarĂ© faisantallusion Ă  des critiques d’une partie de l’opposition radicale. Ahmed NĂ©jibChebbi, dirigeant du Parti dĂ©mocratique progressiste, qui rĂ©clame unealternance au pouvoir, est jusqu’Ă  prĂ©sent le seul Ă  avoir annoncĂ© sacandidature Ă  la prĂ©sidence, sans espoir cependant de la faire valider selonles conditions prĂ©vues par la loi. Criant Ă l’exclusion, ce parti a affirmĂ© maintenir la candidature de M. Chebbi etdemandĂ© des ‘rĂ©formes dĂ©mocratiques’ pour garantir des Ă©lections’libres et honnĂȘtes’ en 2009. AFP


 

Tunisie: Le parti du président Ben Ali

l`appelle Ă briguer un cinquiĂšme mandat

 
Angola Press TUNIS, 19/07- Le comitĂ© central du parti au pouvoir en Tunisie, le Rassemblement constitutionneldĂ©mocratique (RCD) a appelĂ© vendredi l`actuel chef d`Etat Zine El Abidine BenAli Ă  se porter candidat Ă  l`Ă©lection prĂ©sidentielle prĂ©vue en 2009 pourbriguer un cinquiĂšme mandat de cinq ans. Dans sa motion gĂ©nĂ©rale adoptĂ©e au terme d`une session de quatre jours, lecomitĂ© central exhorte M. Ben Ali, qui est Ă©galement prĂ©sident du parti, Ă ’rĂ©pondre Ă  l`appel du devoir et de la patrie’ pour ‘continuerde conduire le Tunisie sur la voie du progrĂšs et de la prospĂ©ritĂ© et garantirau pays invulnĂ©rabilitĂ© et dĂ©veloppement’. L`annonce de cette candidature devrait intervenir fin juillet -dĂ©but aoĂ»tprochain lors du congrĂšs du RCD, l`instance suprĂȘme du puissant RCD qui, selonses dirigeants compte quelque 2,5 millions d`adhĂ©rents sur une population de 10millions d`habitants. M. Ben Ali, 72 ans, est au pouvoir depuis novembre 1987 aprĂšs avoir’constitutionnellement’ destituĂ© le pĂšre de l`indĂ©pendancetunisienne, Habib Bourguiba, alors ĂągĂ© de 84 ans, pour ‘sĂ©nilitĂ©’. (Source:Angola Press le 19 juillet  2008)

Tunisie : Priorités de la présidence française

de l’UE et conclusions du Sommet de l’UPM

 « Les prioritĂ©s de la prĂ©sidencefrançaise concernent quatre grands domaines Ă  savoir l’Ă©nergie, l’immigration,la politique agricole commune et la recherche-dĂ©veloppement » a indiquĂ© MrSerge Degallaix, ambassadeur de France Ă  Tunis, lors de la confĂ©rence de pressetenue, vendredi 18 juillet 2008, en sa rĂ©sidence Ă  La Marsa. Durant sonmandat, qui s’Ă©tend du 1er juillet au 31 dĂ©cembre 2008, la prĂ©sidence françaisede l’UE accordera Ă©galement un intĂ©rĂȘt particulier aux conclusions du Sommet deParis « Processus de Barcelone: Union pour la MĂ©diterranĂ©e », aencore soulignĂ© le diplomate français. Evoquant lesrelations de la Tunisie avec l’Europe, l’ambassadeur de France a relevĂ© que« La Tunisie entretient des relations trĂšs fortes avec l’Europe dans lesdivers domaines notamment au plan commercial. En effet, 70 Ă  80% des Ă©changesĂ©conomiques se font avec l’Europe essentiellement en matiĂšred’investissement », a prĂ©cisĂ© Mr Degallaix faisant observer que plusieursentreprises Ă©trangĂšres installĂ©es en Tunisie sont europĂ©ennes et que l’assistanceau dĂ©veloppement en Tunisie est assurĂ©e Ă  travers la Banque europĂ©enned’investissement. L’ambassadeurde France a annoncĂ©, dans ce contexte, l’organisation de diffĂ©rentes activitĂ©seuropĂ©ennes en Tunisie dont notamment un colloque sur l’avenir des relationsĂ©conomiques entre la Tunisie et l’Europe et un colloque Tuniso-europĂ©en visantĂ  approfondir la rĂ©flexion sur les possibilitĂ©s et les moyens qui s’offrent auxchercheurs tunisiens pour mieux utiliser le programme cadre de recherchecommunautaire (PCRD). Abordant lethĂšme du « paquet Ă©nergie-climat », le diplomate français a faitsavoir que durant son mandat, la France compte organiser un sĂ©minaire derĂ©flexion sur les diffĂ©rentes questions inhĂ©rentes Ă  l’environnement soulignantdans ce sens la volontĂ© de faire adopter Ă  la fin de l’annĂ©e une positioncommune de l’UE pour atteindre de maniĂšre exemplaire les objectifs ambitieuxaffichĂ©s pour la prochaine confĂ©rence de Copenhague sur le climat qui prĂ©parel’aprĂšs-Kyoto sur l’Ă©mission des gaz Ă  effet de serre. Il a, dansce mĂȘme contexte, rappelĂ© que ce sujet Ă  portĂ©e universelle a Ă©tĂ© au centred’une confĂ©rence d’envergure, en novembre 2007, Ă  Tunis, sur les changementsclimatiques affirmant que la Tunisie dispose d’une politique environnementale« trĂšs active » Pour ce qui est du dossier de l’immigration,l’ambassadeur a rappelĂ© la signature, en avril 2008, dans le cadre desrelations tuniso-françaises, d’un accord qu’il a qualifiĂ© de« modĂšle » dans la mesure oĂč il permet notamment de renforcer l’immigrationlĂ©gale. TroisiĂšmeprioritĂ©, la politique agricole commune dont les principes et le cadragefinancier ont Ă©tĂ© fixĂ©s pour 2013. A ce propos, l’ambassadeur a soulignĂ©l’impĂ©ratif d’Ă©valuer la situation compte tenu des rĂ©cents dĂ©veloppements intervenusen matiĂšre d’Ă©quilibres alimentaires et des coĂ»ts des produits agricoles. (Source : Audinet le 19 juillet  2008)


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Tunisie : Deux fonctionnaires tunisiens et

3 de leurs compatriotes condamnés pour « terrorisme »

 

 
Tags: justice, loi-antiterroriste, procĂšs, salafisme, terrorisme, Tunisie Deux fonctionnaires tunisiens ainsi que trois de leurs compatriotes, ont Ă©tĂ© reconnus coupables et condamnĂ©s Ă  des peines allant de quatre Ă  neuf ans de prison pour leur participation prĂ©sumĂ©e Ă  « un complot visant Ă  mener des attaques terroristes et Ă  renverser le gouvernement tunisien », a rĂ©vĂ©lĂ© aujourd’hui l’agence Associeted Press en se basant sur les dĂ©clarations des avocats de la dĂ©fense et de documents judiciaires. Souhail Guezdah, un responsable local des forces de sĂ©curitĂ© nationale et Hicham Barrak, un professeur de sport, ont Ă©tĂ© condamnĂ©s mercredi 16 juillet 2008 Ă  neuf ans de prison pour « appartenance Ă  une organisation terroriste » et pour « avoir fourni des informations aidant Ă  la prĂ©paration d’attentats terroristes ». Hedhili Djait, un vendeur de tĂ©lĂ©phones mobiles a, quand Ă  lui, Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  huit ans de prison pour les mĂȘmes chefs d’accusations ainsi que pour avoir fourni une cachette aux autres accusĂ©s. Sami Belhaj Aissa, directeur adjoint de la prison de Borj El Amri et Faouzi Ayachi Alimi, dont les documents judiciaires ne rĂ©vĂšlent pas la profession, ont Ă©copĂ© de quatre ans de prison chacun pour ne pas avoir averti les autoritĂ©s du projet des attaques terroristes. Le groupe qui appartiendrait au courant Salafiste aurait louĂ© une maison dans le centre ville de Kairouan pour y installer leur cachette. Les accusĂ©s ont niĂ© toutes ces accusations et l’avocat de la dĂ©fense Samir Ben Amor a dĂ©clarĂ© Ă  Associeted Press qu’il avait l’intention de faire appel. «Leur dossier est vide » a-t-il dĂ©clarĂ©, rajoutant qu’aucun document ou autres preuves matĂ©rielles n’ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s par l’accusation. M Ben Amor a Ă©galement dĂ©clarĂ© que prĂšs de 1000 personnes ont Ă©tĂ© inculpĂ©es ou condamnĂ©es en Tunisie dans le cadre de la nouvelle loi adoptĂ©e en 2003 pour renforcer la lutte contre le terrorisme. Malek www.nawaat.org


Table ronde du CJD sur l’emploi : « CarriĂšres haut dĂ©bit » dans les TIC DĂ©phasage entre textes et contexte  

 
Les « freins culturels » autour du travail manuel  Le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) est revenu cette semaine Ă  la charge pour s’attaquer de nouveau au problĂšme de l’emploi, dans une table ronde dont l’invitĂ© d’honneur est un familier de pareils conclaves, puisqu’il s’agit de M Moncer Rouissi, PrĂ©sident de la Commission nationale sur l’emploi qui s’Ă©tait expliquĂ© sur la question, voici quelques semaines, devant le mĂȘme parterre… Cette foi-ci, il ne s’Ă©tait pas agi essentiellement d’exposer les stratĂ©gies nationales en matiĂšre d’emploi-ce qui a Ă©tĂ© le cas quoique trĂšs sommairement-, mais d’Ă©couter les prĂ©occupations des jeunes dirigeants et de faire le point sur leurs attentes au moment ou s’achĂšvent les consultations rĂ©gionales sur l’emploi,et s’accĂ©lĂšrent les prĂ©paratifs en vue de la Consultation nationale sur l’emploi prĂ©vue pour le 7 Octobre prochain. DestinĂ©e Ă  une discussion sur le thĂšme : « l’emploi dans le secteur des TIC : une carriĂšre haut dĂ©bit », la table ronde n’en a pas moins tournĂ© autour du problĂšme de l’emploi dans sa globalitĂ© , perçu de part et d’autre comme « la prioritĂ© nationale numĂ©ro un » dans la mesure ou le taux de chĂŽmage se situe aux environ de 14,1% , dont l’essentiel se recrute parmi les diplĂŽmĂ©s de l’enseignement supĂ©rieur Des « digressions » n’ont pas manquĂ© de porter sur l’emploi dans le secteur des TIC. Et on a appris, Ă  ce propos, que 55.000 Ă©tudiants ont poursuivi leurs Ă©tudes en 2007 dans les branches des technologies de l’information et de la communication et que la dite annĂ©e a enregistrĂ© la sortie de 12000 ingĂ©nieurs diplĂŽmĂ©s. VoilĂ  pourquoi un appel pressant a Ă©tĂ© lancĂ© pour l’Ă©laboration d’une stratĂ©gie nationale fondĂ©e sur une refonte de la lĂ©gislation sur les marchĂ©s , car, a-t-il Ă©tĂ© affirmĂ©, la situation actuelle ne permet pas de faire de ce secteur un vecteur de dĂ©veloppement et de crĂ©ation d’emplois, alors mĂȘme que 12% des jeunes dirigeants exercent dans le secteur des TIC.   Rapprocher l’offre de la demande Comme tout marchĂ©, celui de l’emploi obĂ©it Ă  la loi de l’offre et de la demande. Or, la problĂ©matique qui s’y dĂ©veloppe est de comprendre et d’anticiper la demande actuelle et future du marchĂ© de l’emploi, avec comme souci fondamental d’Ă©tablir des synergies qui puissent rapprocher autant que faire se peut la demande de l’offre. Dans cette approche, l’accent a Ă©tĂ© mis sur la nĂ©cessitĂ© de mettre en place un systĂšme de suivi mesurant le degrĂ© d’employabilitĂ© des diffĂ©rents diplĂŽmes de l’enseignement supĂ©rieur. D’aucuns se sont offusquĂ©s , Ă  cet Ă©gard, de la qualitĂ© de l’enseignement dispensĂ© dont les rĂ©sultats, ont-ils fait observer, ne correspondent que rarement aux profils recherchĂ©s par les entreprise, donc par les futurs employeurs. D’autres jeunes chefs d’entreprises ont dit avoir fort Ă  faire pour trouver sur le marchĂ©, qui un plombier, qui un charpentier, qui un menuisier, affirmant que de tels mĂ©tiers ne trouvent nullement grĂące aux yeux des jeunes alors qu’ils prĂ©sentent un potentiel d’emploi indĂ©niable. Aussi demandent-ils que soit mieux valorisĂ© le travail manuel, entachĂ© de perceptions culturelles nĂ©gatives.La PrĂ©sidente du CJD, Mme Monia Essaidi a estimĂ©, Ă  ce propos, qu’il est nĂ©cessaire d’instituer, comme c’est le cas outre MĂ©diterranĂ©e, un label « Artisan de Tunisie », Ă  l’instar de celui « d’Artisan de France ». Des interrogations ont Ă©tĂ©, par ailleurs, soulevĂ©es concernant le role et les interventions de l’Agence nationale de l’emploi et du travail indĂ©pendant (ANETI) qui gagnerait Ă  etre mieux connue auprĂšs des opĂ©rateurs Ă©conomiques dont certains ont affirmĂ© ignorer son existence alors que d’autres ont proposĂ© que les bureaux d’emploi aient la mĂȘme mission et les mĂȘmes mĂ©canismes que les bureaux de recrutement en cultivant la vocation de traiter leurs vis-Ă -vis comme des clients ayant droit Ă  des prestations personnalisĂ©es correspondant Ă  leurs attentes. Cela signifie que l’ANETI ne doit plus se contenter de servir de relais pour les demandes et les offres d’emploi en limitant sa mission Ă  la publication de simples annonces dans ses bureaux ou sur son site web.   De l’emploi pour les nationaux Enfin, nombreux Ă©taient ceux qui, dans le cadre de cette table ronde, se sont Ă©levĂ©s contre les politiques de recrutement et d’emploi suivies par les investisseurs Ă©trangers alors que de grands projets financĂ©s par des sociĂ©tĂ©s internationales se multiplient dans diffĂ©rentes branches d’activitĂ©s. Ainsi, il a Ă©tĂ© affirmĂ© que de nombreuses compagnies Ă©trangĂšres implantĂ©es en Tunisie recrutent Ă  tour de bras  des employĂ©s Ă©trangers , souvent au mĂ©pris de la lĂ©gislation sur le travail et sur le sĂ©jour des Ă©trangers , ce qui compromet et rĂ©duit d’autant  les chances opportunitĂ©s d’emplois qui devraient revenir aux nationaux. LM  
Source: « le Temps » (Quotidien – Tunis), le 19 juillet 2008)‏  


Duel franco-espagnol pour le siĂšge

de l’UPM, Tunis serait hors course

 
Écrit par Ali    La bataille pour accueillir le siĂšge de l’Union Pour la MĂ©diterranĂ©e, lancĂ©e il y a quelques jours retient aujourd’hui plus que deux grandes villes Ă  savoir Barcelone et Marseille alors que d’autre villes comme Tunis seraient dĂ©jĂ  annoncĂ©es hors course pour la localisation du siĂšge. Ce duel franco-espagnol devrait se prolonger jusqu’au 4 novembre prochain, date Ă  laquelle les ministres des affaires Ă©trangĂšres des pays membres devraient trancher pour le verdict final. Mais pour l’heure, les mĂ©dias europĂ©ens annoncent dĂ©jĂ  les autres villes hors course Ă  savoir Tunis, la Valette (Malte) et Rabat (Maroc). Ainsi, cette course se prĂ©sente comme une finale oĂč il y’aura certainement un vainqueur le 4 novembre prochain. De ce fait, l’Espagne soutient la candidature de Barcelone en insistant sur le fait que la ville a Ă©tĂ© le berceau du processus euro-mĂ©diterranĂ©en qui a dĂ©butĂ© en 1995. De son cĂŽtĂ©, la France se dit avoir la meilleure candidature sur le fait que la ville de Marseille est dĂ©jĂ  dotĂ©e de nombreuses institutions internationales, liĂ©es aux affaires mĂ©diterranĂ©ennes,  avec une grande expĂ©rience en la matiĂšre. Par ailleurs, les autres structures prĂ©vues dans le cadre de l’UPM sont : le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral, coprĂ©sidence et commission chargĂ©es de gĂ©rer les projets. Sur ce, l’ambassadeur de France Ă  Tunis, a annoncĂ© la candidature de Marseille pour le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral, et devient Ă  nouveau rival de Tunis. Mais rappelons le, la France avait dĂ©jĂ  fait connaĂźtre ses prĂ©fĂ©rences, pour un pays de la rive sud de la mĂ©diterranĂ©e. Sans oublier aussi que l’AlgĂ©rie n’est candidate Ă  aucune des structures de l’Union  pour Ă©viter des contacts avec IsraĂ«l.  
(Source : « Tunisie Affaire » le 19 juillet 2008)  


Impact de la crise financiÚreinternationale sur le Maghreb Pour une stratégie financiÚre maghrébine harmonisée

 

 
Une crise Ă©conomique et financiĂšre menace les pays du monde entier.Elle est considĂ©rĂ©e par les experts, comme Ă©tant plus grave que celle de 1929.Une crise unique en son genre et diffĂ©rente de celles qu’a connues le monde, aumilieu des annĂ©es 1980, dans les pays de l’AmĂ©rique Latine, et dans les annĂ©es1997/1998, dans les pays du Sud est asiatique. La crise Ă©conomique etfinanciĂšre actuelle, due aux subprimes (crĂ©dits fonciers Ă  haut risque), auxUSA, s’est vite transformĂ©e, tel un feu de forĂȘt, en une crise Ă©conomique etfinanciĂšre internationale dont l’impact a touchĂ© toutes les Ă©conomies.Mondialisation oblige ! Le Maghreb n’est pas Ă  l’abri. Quelles seront lesconsĂ©quences sur le secteur financer maghrĂ©bin ? A cette interrogation, l’UnionMaghrĂ©bine des Banques, en collaboration avec l’Association des Professionnelsde Banque (APB) ont tentĂ© d’apporter des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse, dans le cadred’une rencontre placĂ©e sous le thĂšme : « La crise financiĂšre internationale etses rĂ©percussions sur le secteur bancaire et financier maghrĂ©bin ». Au cours de la pĂ©riode 2001/2006, le marchĂ© de l’immobilier aux USA a connu unĂ©panouissement certain, du Ă  la baisse des taux d’intĂ©rĂȘts. Cette situation aencouragĂ© les sociĂ©tĂ©s financiĂšres et les banques Ă  ĂȘtre plus laxistes et plusabordables au niveau de l’octroi de crĂ©dits Ă  haut risque (Subprimes). Ils’agit en fait de crĂ©dits accordĂ©s aux catĂ©gories Ă  faibles revenus, Ă  un tauxvariable. Or, c’est trop beau et trop facile pour durer Ă©ternellement. Eneffet, cette politique financiĂšre adoptĂ©e par les USA, pour contrecarrer lacrise des valeurs technologiques, s’est avĂ©rĂ©e, Ă  la fin de la course, nĂ©faste,non seulement pour les Etats-Unis, mais aussi pour l’ensemble des Ă©conomiesmondiales. Elle a dĂ©bouchĂ© sur une crise Ă©conomique et financiĂšre d’abordlocale, survenue suite Ă  la hausse vertigineuse des taux d’intĂ©rĂȘts principaux.Les bĂ©nĂ©ficiaires se sont trouvĂ©s dans l’incapacitĂ© de rembourser les crĂ©dits,coĂ»ts trop Ă©levĂ©s et chute des prix de l’immobilier, oblige ! L’effet boule deneige n’a pas tardĂ© Ă  se manifester et les sociĂ©tĂ©s financiĂšres ont perdu leurĂ©quilibre financier. Pire encore, les institutions de crĂ©dits amĂ©ricaines ontĂ©tĂ© Ă  l’origine de l’aggravation de la crise et de sa propagation dans lemonde. Elles ont, en effet, promu des outils d’investissements complexes et nontransparentes dont certains ont Ă©tĂ© mis sur les marchĂ©s financiers internationaux,et d’autres ont Ă©tĂ© prĂ©servĂ©s par les principales banques internationales afind’amĂ©liorer la rentabilitĂ©, sans prendre en considĂ©ration les rĂšglesprudentielles dans la gestion des risques. D’oĂč une crise de confiance dans lesystĂšme financier mondial. Un problĂšme grave de liquiditĂ© et une baisseinquiĂ©tante des indicateurs de la bourse mondiale ont suivi. Ces deuxproblĂ©matiques Ă©normes ont coĂŻncidĂ© avec la hausse vertigineuse des prix descarburants et des prix des produits alimentaires. Le processus dedĂ©veloppement, et de stabilitĂ© sociale dans le monde s’en est trouvĂ© davantagehandicapĂ©. De l’avis des experts, l’actuelle crise financiĂšre internationale est unique enson genre. Elle est diffĂ©rente de celle de 1997/1998, due Ă  l’inadĂ©quation entrela politique de change, les politiques financiĂšres et le degrĂ© de lalibĂ©ralisation du capital, dans les pays du Sud-est asiatique. Elle estdiffĂ©rente aussi de celle qu’ont connue les pays de l’AmĂ©rique latine, aumilieu des annĂ©es 1980, et qui est due Ă  une crise d’endettement. La criseactuelle est unique enfin, parce que ce sont les pays en dĂ©veloppement qui ensubiront principalement, les consĂ©quences, bien qu’ils n’aient pas Ă©tĂ© Ă  sonorigine. Au regard de M. Baccar, l’actuelle crise a fait ressortir les insuffisances dusystĂšme financier mondial, et ce en dĂ©pit des multiples expĂ©riences qu’il aconnues. Les Ă©vĂšnements ont dĂ©montrĂ©, et Ă  plusieurs reprises, la vulnĂ©rabilitĂ©du systĂšme financier. Les efforts des agences de notations et des organismes decontrĂŽle aussi bien locaux qu’internationaux en matiĂšre de gestion etd’évaluation de risque, n’ont pas rĂ©ussi Ă  ĂȘtre en phase avec les dĂ©veloppementrapide et les innovations successives en matiĂšre de produits financiers et demĂ©thodes de gestion et de prĂ©vention des risques. La hausse des prix descarburants, des matiĂšres premiĂšres et des produits alimentaires est unphĂ©nomĂšne Ă©troitement liĂ© Ă  la crise. Il l’a aggravĂ©e. Car, les produitsalimentaires et les matiĂšres premiĂšres se sont transformĂ©s en outils financiersobĂ©issant aux rĂšgles de la spĂ©culation dans les marchĂ©s financiersinternationaux, perturbant ainsi, et la stabilitĂ© sociale dans le monde et lacroissance, dans les pays en voie de dĂ©veloppement. D’un autre cĂŽtĂ©, la crise actuelle a fait ressortir les risques graves ducreuset entre l’économie rĂ©elle et le domaine financier dont l’inflation Ă©normeconstitue, dĂ©sormais, une force occulte difficile Ă  contrĂŽler et encore moins Ă influencer. A cette crise financiĂšre internationale, les chocs que connaĂźt lemonde, notamment au niveau de la hausse des prix, n’arrangent pas les choses.Les pays en voie de dĂ©veloppement et les pays Ă©mergents sont les proies et lesvictimes idĂ©ales. Ils seront, en effet, incapables de rĂ©pondre aux besoinsalimentaires de leurs peuples et en mĂȘme temps de prĂ©server leurs Ă©quilibresfinanciers. Mais dans tout cela, il y a quand mĂȘme un point assez positif, celui du rĂŽleassurĂ© par les Banques centrales des pays dans le monde. En effet, elles ontcontribuĂ© Ă  contenir la crise et en attĂ©nuer les consĂ©quences et lesrĂ©percussions, grĂące Ă  leur capacitĂ© Ă  interagir avec leur environnement et Ă ĂȘtre en phase avec les dĂ©veloppements rapides au niveau de l’industriefinanciĂšre. NĂ©anmoins les interventions des Banques centrales risqueraientd’attĂ©nuer l’attention des institutions financiĂšres quant Ă  l’évaluation durisque. D’oĂč, l’interrogation sur le rĂŽle des Banques centrales dans letraitement de la crise et ses prioritĂ©s pour garantir la sĂ©curitĂ© financiĂšre etoffrir les meilleures conditions Ă  la pĂ©rennitĂ© du dĂ©veloppement. Pour cefaire, il est important, voire impĂ©ratif, que la communautĂ© internationalefinanciĂšre respecte certaines lignes rouges et se penche rapidement sur l’étudedes causes rĂ©elles de la hausse excessive des cours de l’énergie et desmatiĂšres premiĂšres. L’objectif en est la prise de mesures Ă©nergiques pourmettre un terme aux abus de la spĂ©culation et du monopole dans les marchĂ©sinternationaux. « Il est apparu clairement que le traitement de la crise financiĂšre actuelleexige une dĂ©marche collective rigoureuse en vue de trouver des solutionsurgentes de nature Ă  contenir ses rĂ©percussions et Ă  Ă©viter le dĂ©clenchementd’une telle crise », a indiquĂ© le Gouverneur de la BCT. Les pays MaghrĂ©bins ne sont pas Ă  l’abri d’une crie financiĂšre. Ils ont tous,ou presque adhĂ©rĂ© Ă  une mondialisation qui, dĂ©sormais, ne les protĂšge pas desimpacts de cette crise Ă©conomique et financiĂšre. Or, le Gouverneur de la BCT aprĂ©cisĂ©, que jusque lĂ , on n’a pas enregistrĂ© des consĂ©quences directes de lacrise sur le secteur financier maghrĂ©bin, vu que les banques localesn’interviennent pas, pour le moment, dans les outils financiers perturbĂ©s parla crise des garanties de l’immobilier. Il n’en demeure pas moins que la criseĂ©conomique et financiĂšre internationale, a Ă©largi le recours Ă  l’endettementsur les marchĂ©s financiers internationaux, ce qui ne manquera pas d’avoir desconsĂ©quences nĂ©gatives sur la mobilisation des ressources extĂ©rieures pourappuyer l’épargne nationale dans le financement de l’investissement. Parailleurs, le ralentissement de la croissance de l’économie mondiale etnotamment de celle de l’Union europĂ©enne, risquerait fort d’influernĂ©gativement sur la demande extĂ©rieure et, partant, sur les exportations maghrĂ©bineset la croissance dans la rĂ©gion. Aussi, au cours de la prochaine Ă©tape, serait-il judicieux d’intensifier lesefforts de coopĂ©ration entre les secteurs financiers maghrĂ©bins afin derenforcer davantage la soliditĂ© des organismes financiers, d’enraciner laculture de la transparence et d’Ɠuvrer Ă  asseoir un secteur financier maghrĂ©binintĂ©grĂ© dans son environnement extĂ©rieur et capable de se prĂ©munir contre lescrises mondiales. D’oĂč, l’impĂ©ratif de mettre en place, une stratĂ©gie communemaghrĂ©bine favorisant la coopĂ©ration et la coordination des systĂšmes financiersmaghrĂ©bins. Une stratĂ©gie basĂ©e sur l’harmonisation des rĂšgles de contrĂŽlebancaire, affirme M. Baccar. Une stratĂ©gie, a-t-il ajoutĂ©, dont les objectifsne sont autres que la mise en place des systĂšmes communs de maĂźtrise desrisques bancaires dans les pays de l’UMA. Une stratĂ©gie d’harmonisation est impĂ©rative par les temps qui courent,d’autant plus que les Banques centrales maghrĂ©bines se prĂ©parent Ă  adopter lesrĂšgles de BĂąle 2. En attendant que l’Union du Maghreb Arabe se concrĂ©tiserĂ©ellement, il serait judicieux que les Banques centrales maghrĂ©bines et lesecteur financier maghrĂ©bin renforcent leur coopĂ©ration et surtout leurcoordination afin d’éviter une crise financiĂšre et Ă©conomique dont on n’avraiment pas besoin. Insaf.B (Source : « Business News » le 18 juillet 2008)  


Le cauchemar Ouyahia entre Boumediene et Saddam Hussein

 

 
DĂšs le retour annoncĂ© d’Ouyahia dans les travĂ©es du pouvoir, les patrons de presse se sont pressĂ©s de se coucher sous ses pieds en encourageant leurs journalistes Ă  se bousculer pour lui cirer les bottillons. L’Ă©ternel chef de gouvernement n’a pas tardĂ© Ă  leur verser une rĂ©compense en effaçant leurs Ă©normes dettes d’imprimerie. Ce nouvel acte de corruption massive, aprĂšs celui de janvier 92, sonne encore le glas de l’espoir d’une libertĂ© de presse en AlgĂ©rie. Ce scandaleux dĂ©tournement de fonds publics doit ĂȘtre vigoureusement dĂ©noncĂ© par la classe politique, le secteur Ă©conomique et les journalistes eux-mĂȘmes. Son acceptation silencieuse va entraĂźner le pays dans la pire des dictatures qu’il ait connu jusqu’Ă  prĂ©sent. D’une part, il s’agit d’un signal donnĂ© Ă  tous les candidats Ă  l’allĂ©geance et Ă  la soumission. Les caisses de l’Etat sont pleines et les rĂ©compenses peuvent pleuvoir. D’autre part, c’est le dĂ©but d’une autocensure de la presse et d’une complicitĂ© totale dans le processus que vient d’engager Ouyahia pour la prise dĂ©finitive du pouvoir. Les analyses faites prĂ©cĂ©demment sur le rĂŽle ambigu que va jouer Ouyahia par rapport Ă  l’Ă©chĂ©ance de 2009, sont dĂ©jĂ  dĂ©passĂ©es. Un fait unique dans les annales du pouvoir algĂ©rien s’est produit et autorise les pires inquiĂ©tudes. Le commandant de la Gendarmerie nationale, le gĂ©nĂ©ral Ahmed Boustilla, et le DGSN, le colonel Ali Tounsi ont Ă©tĂ© convoquĂ©s par Ouyahia pour leur ordonner de durcir davantage les mesures de rĂ©pression. Jamais un chef de gouvernement n’avait rendu publique une telle rĂ©union auparavant. Cela relevait des prĂ©rogatives du prĂ©sident de la RĂ©publique. D’autant plus que ni le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la DĂ©fense, Abdelmalek GuenaĂŻzia, ni le ministre de l’IntĂ©rieur, Nourredine Zerhouni, n’ont assistĂ© Ă  ce «Conseil interministĂ©riel restreint de sĂ©curité». Il semble maintenant de plus en plus avĂ©rĂ© que Bouteflika ne jouit plus de toutes ses facultĂ©s politiques, physiques, intellectuelles et mentales. Ce qui explique sa mise sous tutelle apparente. D’abord par le DRS qui a placĂ© manu-militari Ouyahia Ă  la tĂȘte du gouvernement. Ensuite par Sarkozy qui s’est substituĂ© en porte-parole du prĂ©sident algĂ©rien en annonçant sa participation au sommet de l’UPM. Depuis quelques mois, les reports des apparitions publiques de Bouteflika se succĂšdent les uns aux autres. On ne se souvient mĂȘme plus de la derniĂšre rĂ©union du Conseil des ministres. Mais le fait le plus significatif de l’incapacitĂ© de Bouteflika Ă  exercer le pouvoir a Ă©tĂ© son dernier discours du 5 juillet. En annonçant que les portes de la rĂ©conciliation resteraient «indĂ©finiment» ouvertes, il s’est rendu coupable d’une incroyable aberration. Cela veut dire qu’on peut monter au maquis aujourd’hui et descendre demain, remonter le lendemain et redescendre le surlendemain, et ainsi de suite. Quand donc, l’AlgĂ©rie sortira-t-elle de ce cycle infernal de rĂ©pression-terrorisme-rĂ©conciliation ? Tout simplement quand les Ă©lites politiques, civiles et militaires sortiront de leur sous-dĂ©veloppement, leur amateurisme, leur khobzisme et leur lĂąchetĂ©. La confiance aveugle faite jusqu’Ă  prĂ©sent Ă  l’ANP n’a plus de raison d’ĂȘtre. Ce temps est dĂ©finitivement rĂ©volu. L’ANP d’aujourd’hui n’est plus dirigĂ©e par des anciens maquisards qui jouissaient de la lĂ©gitimitĂ© historique. L’honneur de ses officiers et soldats vient d’ĂȘtre bafouĂ© sans aucune rĂ©action d’amour propre. L’armĂ©e a Ă©tĂ© accusĂ©e publiquement d’avoir tuĂ© les sept moines de Tibhirine et l’Ă©vĂȘque d’Oran. Aucune rĂ©action officielle de l’ANP, ni du gouvernement, ni de la presse, face Ă  cette vĂ©ritĂ© dĂ©jĂ  rĂ©vĂ©lĂ©e par des officiers algĂ©riens. Le silence coupable et honteux doit laisser place aux sanctions les plus sĂ©vĂšres Ă  l’encontre des responsables de cette ignominie inqualifiable et de toutes les falsifications qui ont trompĂ© l’opinion publique algĂ©rienne et internationale. La responsabilitĂ© collĂ©giale Ă  la tĂȘte de l’ANP n’existe plus. Les fameux conclaves et rĂ©unions de crise de l’Ă©tat-major ont disparu. Le commandement de l’ANP est maintenant concentrĂ© entre les mains de deux gĂ©nĂ©raux seulement, Larbi Belkheir et Mohamed Mediene dit Toufik, chef du DRS. Ils ont Ă©liminĂ© l’un aprĂšs l’autre tous les gĂ©nĂ©raux qui avaient du poids. En nommant des officiers du DRS Ă  la tĂȘte des rĂ©gions militaires, des Ă©tats-majors, des commandements opĂ©rationnels et des directions centrales et fonctionnelles, ils ont dangereusement dĂ©stabilisĂ© l’Ă©quilibre des rapports de force dans l’organisation matricielle de l’ANP (1). Dans une ambiance dĂ©lĂ©tĂšre oĂč tout le monde soupçonne tout le monde, les officiers n’arrivent plus Ă  se parler, se concerter et Ă©valuer correctement la situation. Il faut aussi rappeler que toutes les institutions de l’Etat et le secteur Ă©conomique public sont sous le contrĂŽle du DRS depuis la promulgation du dĂ©cret d’Ă©tat d’urgence en janvier 1992 et toujours en vigueur. Des officiers de DRS contrĂŽlent les ministĂšres, les wilayas, les banques et entreprises publiques, les ambassades, etc
 C’est de ce pouvoir exorbitant que veut s’accaparer Ouyahia en violant la souverainetĂ© populaire et en jugulant toute opposition. Les mĂ©thodes de bachagha d’Ouyahia sont connues et ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©crites. Il a considĂ©rablement renforcĂ© la mainmise du patronat français sur l’Ă©conomie algĂ©rienne. Il s’est aussi associĂ© ouvertement au chauffeur de bus Takhout et Ă  l’aide-comptable Issad Rebrab en leur ouvrant toutes grandes les portes des coffres-forts des banques publiques. La poisse et les malheurs de sa gouvernance sont Ă©galement connus. Mois d’un mois aprĂšs son retour Ă  la tĂȘte du gouvernement, le prix du baril a dĂ©jĂ  perdu 20$. Mais le pire reste Ă  venir. Ouyahia est un attardĂ© politique qui a 40 ans de retard sur les pratiques dĂ©mocratiques d’accession au pouvoir. Il rĂȘve d’un destin Ă  la Boumediene qui avait Ă©liminĂ© tous les opposants pour apparaĂźtre comme le seul chef suprĂȘme, le zaĂŻm. Il est bon de rappeler que Boumediene avait Ă©cartĂ© plusieurs hĂ©ros et leaders de la guerre de libĂ©ration. Mohamed Boudiaf, Hocine AĂŻt-Ahmed, Ahmed Ben Bella, Ferhat Abbas, Benyoucef Benkhedda, 
 pour ne citer que les plus illustres, ont Ă©tĂ© emprisonnĂ©s puis contraints Ă  l’exil. Krim Belkacem, Mohamed Khider, Mohamed Chaabani, Ahmed Medeghri, etc
 ont Ă©tĂ© assassinĂ©s. A moins que ce cauchemar d’Ouyahia ne rĂȘve d’un destin Ă  la Saddam Hussein. Cet ex-agent de la CIA avait rĂ©uni dans une salle tous les leaders politiques irakiens et pendant qu’il fumait tranquillement son cigare, un de ses lieutenants Ă©grenait une liste. A l’appel de leur nom, des personnes se levaient et sortaient accompagnĂ©s de sbires pour recevoir une balle dans la tĂȘte. Rappelons aussi qu’Ă  la naissance du RND, le parti du DRS que dirige Ouyahia, deux hommes politiques avaient tentĂ© d’en prendre le leadership, Abdelhak Benhamouda et Amar BenbaĂŻbeche. On sait ce qu’il advint de l’un, assassinĂ© sur les marches de la maison du Peuple, le siĂšge de l’UGTA. Et on est toujours sans nouvelles de l’autre depuis qu’il a Ă©tĂ© jetĂ© aux oubliettes. La classe politique doit se rĂ©veiller et se mobiliser pour dĂ©barrasser le pays de cette crĂ©ature monstrueuse du systĂšme. Ouyahia doit rendre des comptes sur tous ses mĂ©faits lorsqu’il Ă©tait en poste au moment de l’assassinat des moines, les massacres de villages entiers, les «assassinats pĂ©dagogiques», les fraudes Ă©lectorales massives, l’emprisonnement des cadres, les atteintes aux droits de l’homme, les arrestations arbitraires, les actes de torture, etc
 Ouyahia n’a aucune lĂ©gitimitĂ© pour ĂȘtre chef de gouvernement avec un parti minoritaire et sans prĂ©senter de programme Ă  l’APN. Il piĂ©tine le peu de dignitĂ© qui reste encore aux dĂ©putĂ©s. Louiza Hanoune et SaĂŻd Sadi ont exprimĂ© leur Ă©tonnement sur le non-respect de la Constitution. Mais aujourd’hui, il ne suffit plus de dire, il faut agir. SaĂąd LounĂšs www.saadlounes.com

 

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17 juillet 2008

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