17 mai 2010

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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3646 du 17.05.2010
 archives : www.tunisnews.net 


Comité National de Soutien aux Populations du Bassin Minier: hopitalisation de Fahem Boukaddous Liberté et Equité: Nouvelles des libertés en Tunisie Slim Bagga: Le culot de Belhassen Trabelsi crée une tension à Carthage Abdel Wahab Hani: Âïd / Retornado Si Mahfoudh Baldi (العائد سي محفوظ البلدي) obtient son passeport tunisien Taoufik Bachrouch: Démocratie et Malentendu Kapitalis: Le jour où Bourguiba a roulé Mitterrand dans la farine AFP: Tunisie/terrorisme: six ans de prison pour un Tunisien expulsé d’Italie AFP: GB : Un Tunisien condamné pour avoir menacé de faire exploser des ambassades AFP: Kouchner veut doter internet d’un statut juridiquement universel ATS: ONU : Moritz Leuenberger plaide pour l’accès de tous à Internet AFP: France: inscriptions racistes sur des tombes musulmanes en Isère AFP: Colère et espoir à New York face à un projet de mosquée près de Ground Zero


Comité National de Soutien aux Populations du Bassin Minier 17 mai 2010 Information


 

Fahem Boukaddous ne sera pas en mesure de se présenter demain devant la Cour d’Appel de Gafsa pour des raisons de santé. Il a été conduit à l’hôpital Sahloul de Sousse vendredi dernier après une grave rechute, puis à l’hôpital Ferhat Hached de Sousse samedi 15 mai 2010 où il est toujours suivi et soigné. Fahem Boukaddous n’avait pas pu se présenter lors de l’audience du 27 avril 2010 du fait de sa santé et il faut s’attendre à ce que l’audience soit de nouveau reportée. […] Comité National de Soutien aux Populations du Bassin Minier (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour le Docteur Sadok Chourou Liberté et Equité Organisation indépendante de droits humains 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel.Fax : 71 340 860 Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 16 mai 2010

Nouvelles des libertés en Tunisie


 

1)   La police politique réprime Ridha Kossa, ex prisonnier d’opinionDes agents de la police politique ont interpellé dimanche 16 mai 2010 à midi le jeune Ridha Kossa, âgé de 30 ans et l’ont conduit au district de police de Sousse. […] Le jeune Ridha Kossa avait été déféré en justice sur les fondements de la loi « antiterroriste », non constitutionnelle, et avait passé deux ans et demi en prison. Depuis sa libération en 2008, il est harcelé par les agents de la police politique […] Pour le Bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Le culot de Belhassen Trabelsi crée une tension à Carthage


Slim BAGGA

Honni soit qui mal y pense. On ne fait ici que rapporter des faits et des événements dont le théâtre est Carthage et sa Cour. On y parle de problèmes d’incontinence chez le Parrain Ben Ali. On y évoque ses malaises répétés, dont le dernier que tout le monde a constaté lors de sa visite au Salon du Livre. Ben Ali a encore perdu son équilibre et a carrément trébuché sous le regard de la belle et douce Leïla et de l’incontournable Général Gueddiche, médecin de sa Majesté. On y évoque les absences de plus en plus fréquentes du Gardien du Temple ou plutôt de la caverne de Ben Ali Baba.

Belhassen Trabelsi, dont les intérêts économiques ne sont plus à compter, et qui œuvre main dans la main avec sa sœur et Mazarin Abdelwaheb Abdallah, a décidé de prendre les devants. Histoire d’en avoir le cœur net sur le temps de latence que durerait cette mascarade, alors qu’il y a foule au portillon de Carthage qui n’attendent que leur heure pour s’y mettre…

Ainsi donc, Belhassen Trabelsi se déplaça-t-il en Allemagne, contacta-t-il le médecin personnel de Zinochet, pour s’informer, en connaisseur de la médecine, sur l’état général du patient le plus célèbre de Tunisie.

Il fut alors confronté à un mur de silence, secret médical oblige! Et, mieux encore, le médecin d’outre-Rhin en informa le concerné. Scandale chez le couple Zinochet, le vieux reprochant à sa dulcinée cette intrusion de son frère Belhassen dans ses affaires privées.

« Belhassen serait-il pressé de me voir mourir? », vociférait Ben Ali. Mais non, mais non! Juste inquiet le crâne d’œuf, comme tout le monde au sein de ce misérable clan du reste.

Résultat des courses: Affectée par les remontrances de son chéri d’époux, Leïla prit le large à Londres, accompagnée de sa fille Nesrine pour changer d’air et, racontent toujours les mêmes mauvaises langues, rencontrer d’autres spécialistes. Mais, on est déjà rassurés: il s’agirait juste de soigner certaines rondeurs et éliminer quelques toxines.

Ouf, tout va bien. La Régente et sa fille ont encore de belles années devant elles…

Bonjour, Je vous ai envoyé une interview de TBB et deux articles, il semble qu’un seul article ait été repris. Je me permets de vous renvoyer l’interview (http://www.reveiltunisien.org/spip.php?article3268). Bien à vous,


Âïd / Retornado Si Mahfoudh Baldi (العائد سي محفوظ البلدي) obtient son passeport tunisien


Par Abdel Wahab Hani

 Notre ami Âïd / Retornado Si Mahfoudh Baldi (العائد سي محفوظ البلدي) a obtenu son passeport national tunisien, ce midi, lundi 17 mai 2010, des mains de notre vice-Consul à Pantin, en banlieue parisienne.  

Un moment d’intense joie et une scène émouvante, décrite par notre ami Âïd / Retornado Si Chokri Hamrouni qui l’a accompagné au Consulat. Cette accompagnement est d’un apport fraternel inestimable pour les Âïdoun / Retornados qui se sont engagés sereinement dans la dynamique du Retour au pays après deux décennies de privation.

 

Compatriote au patriotisme et à la probité irréprochables et Voyagiste intègre, vivant de la sueur de son front, par ces temps de dérives immorales, affairistes et clientélistes qui minent les rouages de certains appareils politiques exilés, Âïd / Retornado Si Mahfoudh Baldi, connu sous le prénom de Hafedh, est l’archétype de la catégorie de l’Exilé qui a payé le tribu le plus lourd pour rien.

 

Hafedh a payé ce prix pour des soupçons de liens avec un mouvement auquel il n’a jamais appartenu ni organiquement ni intellectuellement. Rappelant ses liens de parenté avec l’ancien Âïd / Retornado, des années 1984, Si Fadhel Baldi, dirigeant historique du mouvement de la Tendance islamique (MTI), avant d’annoncer publiquement, en comagnie de ses amis Maître Si Abdelfattah Mourou et Si Benaïssa Demni, son retrait de son propre mouvement (devenu Ennahdha) pour protester contre la rigidité de la ligne politique, non officielle mais envahissante, incarnée par son ex-président auto-exilé à Khartoum et surtout pour dénoncer la dérive violente, aux limites de la criminalité, dans laquelle le mouvement s’est empêtré au début des années 1990 et qui ont engendré une répression féroce sans précédent durant la décennie 1990 de plomb.

 

Hafedh a participé aux ébats d’idées qui animent les cercles de la diaspora politique tunisienne. On lui doit des écrits sur le Retour des Exilés et des réflexions sur la Citoyenneté et sur les défis posés à la Tunisie. Animé par le même esprit légaliste qui engage la majorité des Âïdoun / Retornados, les écrits de Hafedh se caractérisent par une invitation sereine à la réflexion et au débat entre tunisiens, dans le respect mutuel des diversités et loin des éloges flatteurs et stériles des uns et des nihilismes apocalyptiques des autres.

 

Nous avions évoqué la souffrance de Hafedh et de siens dans un précédent papier, nous voulons souhaiter aujourd’hui de bonnes retrouvailles aux Baldi sur le sol de la Mère-Patrie.

 

Qu’il nous soit permis d’espérer en un règlement digne et rapide de la souffrance incommensurable des Âïdouns / Retornados qui souhaitent rompre l’asile et retrouver l’appartenance pleine et la protection de la Patrie.

 

Que cet été 2010 soit celui des retrouvailles, loin des instrumentalisastions, des intimidations, des rancunes et des rancœurs.

 

Personne, ni dans le pouvoir ni au sein des oppositions, ne peut assumer, devant les Tunisiennes et les Tunisiens, devant l’Histoire et devant Allah Le Tout Puissant, la poursuite éternelle de cette souffrance qui n’a que trop durée. Tous doivent s’atteler à permettre le Retour de nos compatriotes Exilés Âïdouns Retornados, Illa Man Abaa (إلاَّ منْ أَبَى).

 

Allahoumma Amine (اللَّهُمَّ آمين.. اللَّهُمَّ آمين.. اللَّهُمَّ آمين)

 

Qu’il nous soit permis de rêver en un 25 juillet 2010 rassembleur des enfants de la même République, Une, Sereine, Souveraine et Indivisible.

 

Allahoumma Amine (اللَّهُمَّ آمين.. اللَّهُمَّ آمين..اللَّهُمَّ آمين)

 

 

PS:Âïd / Retornado Si Mahfoudh Baldi (العائد سي محفوظ البلدي) projette de se rendre en Tunisie mardi prochain 25 mai 2010. Voici ses coordonnées: +33 6014 32 22 20

 

Versailles, le 17 mai 2010

Âïd / Retornado, Bi Idhni Allah, Ahabba Al Mouhibboun Wa Kariha Al Karihoun

 

Abdel Wahab Hani

 

awhani@yahoo.fr

+33 6 17 96 00 37


Démocratie et Malentendu


Prof. Taoufik BACHROUCH  

Le mot a été célébré par Camus. Il se conjugue avec l’incompréhension de l’autre. Il peut en arriver à connoter l’ostracisme au nom de la démocratie. Thomas Jefferson, l’américain, n’avait-il pas dit : « Quiconque est prêt à sacrifier sa liberté pour un peu de sécurité provisoire, ne mérite ni l’une ni l’autre et finira par perdre les deux. » L’absence de discours autocritique sur le coût du tout sécuritaire exprime une faille culturelle dont nous faisons déjà les frais. Le droit à l’exercice du pouvoir n’est pas également partagé. La bonne parole sert de prétexte à des desseins inavoués. Puisque la démocratie a pour mission de déblayer le terrain à la mondialisation, comme le Islah l’avait fait en son temps en faveur de la colonisation, nous nous trouvons placés devant la même injonction de conformation à un modèle surimposé, pour que les intérêts économiques puissent jouer à plein. La source du malentendu réside dans l’alliance en œuvre entre l’éthique libérale et les intérêts économiques. Au nom d’idées généreuses on en arrive à adopter des pratiques ravageuses. Franz Fanon en a eu l’intuition, en avertissant, dans les Damnés de la Terre, que les élites issues des luttes anticoloniales feront figure de piètres gestionnaires de l’ordre post-colonial, en matière de droits de l’Homme, ce en quoi il eut malheureusement raison, au vu des résultats obtenus.

Le malentendu perdure dans l’exclusion hors compétition. Ne pas être pour cela ne signifie en rien être contre. Cependant la domination ne saurait être une fatalité. Le moment n’est pas encore venu de faire le bilan du Destour et de son avatar. L’opinion a été formatée pour la résignation, à une soumission confusément craintive et intéressée. Nous touchons ici un des problèmes de mentalité collective concernant les représentations communes du politique. Notre être n’incline pas à une démocratie qui ne soit pas légitimiste.

 

L’un des malentendus, fâcheux, est celui qui persiste entre le pouvoir et l’opposition. Les thèses divergentes ne sont pas toujours incompatibles. Bourguiba voulait le pouvoir à lui seul, ce qu’il a obtenu en faisant le vide politique autour de sa personne. C’était le prix à payer pour satisfaire son égo. Son excuse est qu’il était le contemporain de Hitler, Mussolini (avez-vous remarqué le même coup de menton), Staline, Mao, Houphouët Boigny, Nasser, tous des dictateurs ? Mais entre lui et ses opposants depuis Ben Youssef jusqu’à Mestiri, sans oublier les hommes de la Nahdha, le malentendu s’est mué en un désaccord total sur la forme que devrait revêtir l’orientation du pays. Que de souffrances au passage, morales et physiques. Le coût de la confiscation du pouvoir est élevé, quand des gens estiment que l’exercice de l’autorité est le fait de certains à l’exclusion systématique des autres. Le malentendu vient du fait qu’une partie du pays se refuse à donner à l’autre partie ce qu’elle attend d’elle. Pourtant la démocratie a bien fonctionné dans d’autres pays comme l’Amérique Latine. La patience a eu des limites. D’où Gafsa, puis Redeyef.

Des voix se sont élevées pour attirer l’attention sur les dévoiements de politique générale. Elles furent accueillies comme des voies émanant d’indigènes qui n’entendent rien aux choses nationales, puisque les anges gardiens des mentors internationaux inspirent et montrent la voie.

Le représentant résident de la Banque Mondiale vient de confirmer à Tunis notre diagnostic. Il déclare que le haut niveau de chômage est menaçant, nous l’avions dit avant lui. Le même représentant demande à faire mieux en termes de croissance, de productivité et de créations d’emplois. Nous l’avions soutenu, avant lui, en réclamant comme lui des réaménagements structurels. Il constate que le modèle de développement entrepris ne répond pas à la demande d’emploi : 57 % des demandeurs d’emplois sont des diplômés de l’enseignement supérieur. Ce sur quoi nous n’avions pas manqué d’attirer l’attention aussi. Mais nul n’est prophète en son pays. Les voix intérieures ne sont pas audibles, surtout quand leurs auteurs n’ont rien à perdre.

Depuis 1960, le taux de croissance moyen a plafonné à 5%. C’est un exploit affirment certains économistes ; ils semblent oublier que d’autres en sont arrivés à enregistrer des résultats à deux chiffres. Un professeur d’économie trouve que ce niveau de performance économique est louable et invoque la fatalité des aléas comme pour justifier le fait que l’on ne puisse faire mieux. Serions-nous donc assez prétentieux pour nous comparer à des dragons ? Il estime que la croissance économique est en voie de consolidation et invoque les rapports internationaux à l’appui de ses assertions. Cela côté pouvoir. Enfin un jugement de mauvaise augure : « aucune économie au monde ne peut résorber le chômage. » Cela côté société. Tenez le vous pour dit : il n’y aura pas de plein emploi. Un aveu d’impuissance émanant d’un économiste de ceux qui doivent penser que l’économie est faite pour créer des richesses et non pas nécessairement de l’emploi. La précarité sociale ne semble pas l’affecter, alors qu’elle procède d’un modèle économique inapproprié. Il préconise quand même un système de valorisation du potentiel étudiant. Un vœu pieux. Il est regrettable que l’on fasse si peu de cas de la norme sociale à l’endroit des jeunes notamment. Seule une véritable transition démocratique serait à la hauteur des frustrations qui montent. Les violences qui gonflent dans nos stades en sont le signe. 

 Tout se passe comme si la méprise se mue en mépris : mépris des règles d’une bonne démocratie, mépris du droit au travail, mépris de la norme sociale, mépris de la liberté de parole, mépris de celui qui pense autrement. A l’instar de ce Cratès grec qui affirmait que sa patrie à lui consistait à mépriser l’opinion de l’autre, considérant que la vérité ne peut être jamais que la sienne et ne pas l’admettre constitue un acte de malveillance.

Le mépris de ceux qui ont une vision autre du devenir du pays est donc blâmable. Le refus d’obtempérer est interprété comme un défi lancé par des hommes inférieurs, puisqu’ils ne sont pas dans le pouvoir, indignes d’estime, puisque les honneurs ne les atteignent pas, juste s’ils ne sont pas assimilés à des traîtres de l’étranger, une cinquième colonne… Autrement ils auraient rejoint, une fleur à l’oreille et une rose au poing, la cohorte des supériorités autoproclamées.

Il est vrai qu’une certaine gauche opportuniste a été un jour appelée aux affaires ; mais en s’en allant, elle a jeté le discrédit sur la gauche authentique, celle qui n’a pas succombé aux charmes des honneurs illusoires. Le mépris n’est pas sans indulgence face aux compromissions. Ils voulaient devenir ministres, grand bien leur fasse. Lamartine parlait de la Révolution de 1847 (campagne des banquets) comme la révolution du mépris, on peut le paraphraser sans risque d’outrance. Le mépris, en persistant, outrage plus que la haine. 

De quoi les accuse-t-on ? Du vice d’aspirer à bien servir ce pays, de mentir sur les doléances de ceux qui souffrent, de dénoncer l’immobilisme. La quintessence du mépris comme autodéfense consiste à ne pas reconnaître ses torts. Alors le méprisant devient méprisable par un retour inattendu de manivelle. Les vices des uns ne sont plus les vertus des autres. Si seulement le mépris se conjugue avec esprit et finesse. « Monsieur Fauché méprise les hommes, disait Talleyrand, cela tient à ce qu’il s’est beaucoup regardé. » Mais pas Brigitte ! 

We just want Democracy, peut-on lire récemment sur une banderole thaïlandaise. Réponse : 25 morts. C’est ce qu’on appelle un traitement par le mépris de la vie humaine. Point d’illusion sur une catégorie d’hommes. Et pour paraphraser Camus, dans la résistance « il y a plus de choses à admirer qu’à mépriser ». Et réciproquement pour une démocratie fourchue. 

Le malentendu est dans ce mépris (al hogra si bien nommée). Les élections municipales constitueront un nouveau rendez-vous manqué, un de plus. Tous les hommes de bonne volonté jouissent d’un égal droit à monter aux affaires, dans la paix des braves. Fausser à perte de vue le jeu de la compétition politique est non seulement condamnable, mais surtout méprisable, sans que je me sois regardé au préalable, bien entendu. Résister ! « Et s’il n’en reste qu’un seul, je serai celui-là. ». La résistance est la démocratie véritable, celle des justes, compte tenu des risques encourus et du péril auquel on s’expose, et bien que ce soit une résistance sans maquis, c’est une forme supérieure de tenter de briser l’adversité à mains nues. Cela revient à résister par l’espérance, dans l’attente que le malentendu soit levé. Pourvu qu’on ne vienne pas un jour faire l’apologie des bienfaits de l’autocratie.

Pour que le malentendu cesse, il est impératif que l’électeur choisisse son représentant plutôt que de confirmer des choix préétablis. Ne plus s’adosser au suffrage universel pour prolonger des pratiques qui en annihilent les effets, comme de s’acharner à barrer la route à d’autres, en escamotant tout débat contradictoire qui recouvre des choix de société. C’est tout le sens du passage de la culture du parti unique à la culture du multipartisme à connotations idéologiques et sans ratés de la libre expression. Cependant « la démocratie ne peut fonctionner que si les êtres sont vertueux. » (Montesquieu). Le serions-nous ?  La fibre sociale, à l’endroit du chômage des jeunes, laisse énormément à désirer.    (Source: »Mouwatinoun » Organe du FDTL – Nr 132 mai 2010)  


Le jour où Bourguiba a roulé Mitterrand dans la farine

Kapitalis célèbre, à sa manière, le dixième anniversaire de la mort du premier président de la Tunisie indépendante, Habib Bourguiba (survenue le 6 avril 2000), en reproduisant cet extrait de la biographie de l’ancien président français François Mitterrand, écrite par Franz-Olivier Giesbert, relatant un épisode assez cocasse des relations entre les deux hommes. Et entre la Tunisie et la France.

En mars 1957, Mitterrand est invité à Tunis pour le premier anniversaire de l’indépendance. Il se réjouit d’avance de retrouver Habib Bourguiba, cet homme d’Etat avec lequel il avait noué des liens depuis le début des années 1950. Avant son départ, Guy Mollet lui a donné pour consigne de n’accepter en aucun cas de prendre place aux côtés de représentants du FLN [ndlr : Front de libération nationale de l’Algérie, alors sous occupation française] s’il y en a. Consigne grotesque – comment songer que les Tunisiens n’allaient pas célébrer leur indépendance avec des camarades qui se battaient, à côté, pour arracher la leur ? – mais, en effet, logique parce que «la poignée de main» d’un ministre à des révolutionnaires algériens n’aurait pas été comprise en France.

 

En voilà qu’à Tunis, à peine descendu d’avion, François Mitterrand  est happé par les journalistes qui lui demandent, en chœur : «Que pensez-vous de la présence du FLN aux fêtes de l’indépendance ?» – «Comment ? Ils sont là ?» Interloqué, il se retourne, et aperçoit Ferhat Abbas, à quelques mètres de lui. Comme il le connaît, il le salue d’un bref hochement de tête. Juste ce qu’il faut, pas plus. Ferhat Abbas a rejoint le FLN, dont il conduit d’ailleurs ici la délégation. Ensuite, le garde des Sceaux [ndlr : Mitterrand était alors ministre de la Justice] annonce, avec une moue froissée, qu’il ne rendra pas à la réception à laquelle Bourguiba l’a convié, le soir même.

Quelques heures plus tard, Bourguiba débarque dans sa chambre, volcanique. «Il faut que vous veniez à la réception», dit-il, en tournant autour de lui. «Impossible, répond Mitterrand. Le FLN est là, je vais être obligé de retourner en France.» Alors Bourguiba : «Le FLN ? Je ne suis pas au courant, je vais donner des instructions, allez, venez…» Et tandis que le «Combattant suprême» déclame sa supplique tout en jurant de son innocence, Mitterrand se dévêt, dépose ses habits sur une chaise, enfile son pyjama, et se met au lit. Fin de la première scène.

Seconde scène : le surlendemain, lors d’un défilé militaire dans la Grand-Rue de Tunis [ndlr : l’avenue qui portera par la suite le nom d’Habib Bourguiba], François Mitterrand se retrouve aux côtés de la délégation du FLN et les photographes prennent, en angle, le ministre de la Justice avec Ferhat Abbas. Savoureux clichés sur lesquels Mitterrand s’est fait son air le plus pincé.

La troisième scène est franchement cocasse. Déjeunant avec Bourguiba, Mitterrand lui raconte sa dernière aventure et le menace de quitter la Tunisie s’il aperçoit encore la délégation officielle du FLN. «Vous êtes sûr de les avoir vus ? demande de ‘‘Combattant suprême’’. – Je sais quand même les reconnaître.» Alors Bourguiba s’indigne : «J’ai pourtant donné des ordres, je vais donner une leçon à mon vice-président du Conseil.» Il prend un téléphone, fait un numéro et commence une longue harangue en arabe. Mais ce n’est pas à Bahi Ladgham qu’il parle. Au bout de la ligne, il n’y a personne. Pour une raison toute simple et que Mitterrand constate tout de suite : l’appareil téléphonique n’a pas de fil…

Mitterrand sourit, beau joueur, et décide de rester quand même jusqu’à la célébration finale. Le 20 mars, le garde des Sceaux est donc au stade du Belvédère, aux côtés de Richard Nixon, vice-président des Etats-Unis, pour écouter Habib Bourguiba, «debout sur une estrade du devant des tribunes, raidi dans une impeccable jaquette, chéchia aux travers du front, profil romain» [ndlr : selon l’expression de Mitterrand lui-même relatant la scène dans son livre ‘‘Présence française et abandon’’], acclamé par des dizaines de milliers de Tunisiens. Mais quand le «Combattant suprême» a achevé son discours et descend du podium, juste avant que commencent les fêtes populaires, les délégués du FLN sont encore à ses côtés, ostensiblement, et prennent place auprès de lui. Alors là, c’en est trop. Mitterrand se cabre et fait son esclandre. Dans ‘‘Présence française et abandon’’, qui paraît peu après – en novembre 1957 –, il rapporte qu’il déclara à Bourguiba, avant son départ, que «l’embarras de la Tunisie d’avoir à choisir entre ‘‘l’ami français’’ et le ‘‘frère algérien’’ contraignait la France à supporter une offense ou à sembler marquer de l’amertume.» Difficile d’être plus anodin. A Bahi Ladgham qu’il reçoit à l’aéroport, juste avant de s’envoler pour Paris, et qu’il retient pendant près d’une heure, il explique, selon le même ouvrage : «Malgré les erreurs, les échecs, les défaillances, rien ne me ferait douter des chances de la France.» Difficile, là aussi, d’être moins cassant. Le chapitre s’achève même, dans la nostalgie, sur l’image, vue d’avion, de la «courbe étincelante de cette terre aimée» qu’il regarde «en silence s’enfoncer dans les brumes du soir».

François Mitterrand fut-il aussi accommodant avec Habib Bourguiba qu’il l’écrit dans ‘‘Présence française et abandon’’ ? George Gorse, alors ambassadeur de France à Tunis, se souvient, au contraire, que le ministre de la Justice de Guy Mollet «en remettait» – c’est son expression. Et alors que rien ne l’y obligeait – l’épisode ne fit guère de bruit en France –, Mitterrand ne put se passer de le raconter en détail, comme pour se justifier.

Son autojustification un peu ampoulée montre à l’évidence que Mitterrand avait été froissé par les quelques récriminations qui s’étaient élevées contre son geste. Celle de Ben Yahmed, secrétaire d’Etat tunisien à l’Information : «Nous déplorons le fait que les relations franco-tunisiennes continuent à être dominées par les réactions épidermiques.» Ou celle de ‘‘L’Humanité’’ [ndlr : organe du Parti communiste français]: «Il est vrai qu’il ne fut pas traité comme l’invité de marque numéro un. Mais à qui la faute ? Les Tunisiens peuvent-ils oublier qu’il est le ministre d’une ‘‘justice’’ au nom de laquelle des millions d’Algériens sont emprisonnés…»

Source : Franz-Olivier Giesbert, ‘‘François Mitterrand, une vie’’, éd. Seuil, Paris 1977.

(Source : kapitalis.com (journal électronique – Tunis), le 14 avril 2010)

Lien : http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/222-tunisie-le-jour-ou-bourguiba-a-roule-mitterrand-dans-la-farine-.html


 Tunisie/terrorisme: six ans de prison pour un Tunisien expulsé d’Italie

AFP, le 15 mai 2010 à 23h52

TUNIS, 15 mai 2010 (AFP) – Sami Essid Ben Kemais, un Tunisien expulsé d’Italie pour liens présumés avec des milieux terroristes, a été condamné à six ans de prison ferme par la cour d’appel de Tunis pour appartenance au réseau Al Qaïda, a-t-on appris samedi auprès de son avocat.

Livré en juin 2008 par l’Italie contre l’avis de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), Sami Essid Ben Kemais, 42 ans, était jugé pour « appartenance à une organisation terroriste opérant à l’étranger », en l’occurence le réseau Al-Qaïda d’Oussama Ben Laden.

En première instance, Sami Essid avait bénéficié d’un non lieu, le tribunal ayant jugé que les accusations pour lesquels il comparaissait étaient les mêmes qui lui avaient déjà valu 11 ans de prison auprès du tribunal militaire de Tunis.

Après la condamnation, prononcée vendredi et qui annule le non lieu, son avocat Samir Ben Amor entend se pourvoir en cassation dans l’espoir de voir la cour « appliquer la loi et lever cette injustice ».

Les jugements révisés avaient été prononcés par défaut entre 2000 et 2007, période durant laquelle Sami Ben Kemais séjournait en Italie, où il a été condamné en février 2002 à six ans et deux mois de prison puis à l’expulsion pour association de malfaiteurs à des fins de terrorisme.

Sami Ben Kemais avait fait opposition de ses jugements antérieurs avant d’être incarcéré à la suite de son expulsion, en vertu d’un décret émis par le ministre italien de l’Intérieur.

Ses avocats italiens avaient fait appel de cette décision au motif qu’il risquait, selon eux, de subir des traitements inhumains en Tunisie, et la Cour européenne des droits de l’Homme avait accepté ce recours en ordonnant une suspension de l’expulsion.

AFP


GB : Un Tunisien condamné pour avoir menacé de faire exploser des ambassades

AFP, le 14 mai 2010 à 17h18

LONDRES, 14 mai 2010 (AFP) – Un Tunisien, qui avait appelé la police britannique en prétendant être un kamikaze sur le point de faire exploser deux ambassades à Londres, a été condamné à 15 mois de prison par un tribunal londonien vendredi.

Abdelkader Sahli, âgé de 48 ans, avait menacé de faire exploser les ambassades d’Iran et de Tunisie lors d’un appel téléphonique au 999, le numéro d’urgence britannique, le 24 août dernier.

« Une personne qui profère des menaces d’explosion, commet à mon sens un acte terroriste », a déclaré Martin Beddoe, le juge du tribunal de Southwark (sud de Londres) à l’accusé.

Le juge a souligné que de telles menaces provoquaient de la peur dans la population, « d’autant plus à cause des terribles attentats du 7 juillet 2005 » dans les transports londoniens, qui ont fait 56 morts, dont les kamikazes.

Les alertes à la bombe causent aussi des perturbations à cause des évacuations nécessaires.

L’avocat du Tunisien, Paul Rooney, a argué que son client avait proféré ces menaces comme un appel à l’aide, après avoir subi des tortures dans son pays, selon ses dires.

Accusé d’avoir communiqué de fausses informations intentionnellement, Abdelkader Sahli, qui réside dans le sud-est de l’Angleterre, avait plaidé coupable.

AFP


Kouchner veut doter internet d’un statut juridiquement universel

AFP, le 10 mai 2010 à 16h30

PARIS, 10 mai 2010 (AFP) – Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a appelé lundi de ses voeux l’élaboration d’un statut juridiquement « universel » d’internet, qui l’empêche d’être fragmenté en « une multiplicité d’espaces fermés » au service de régimes autoritaires ou de fanatismes.

Dans une interview publiée sur le site internet du Monde, M. Kouchner souhaite que « lui soit conféré un statut qui le rapproche d’un espace international, afin qu’il soit plus difficile pour les

Etats répressifs d’utiliser l’argument de la souveraineté contre les libertés fondamentales ».

La France s’est exprimée à plusieurs reprises contre la répression de la liberté d’expression sur internet, entre autres à l’occasion des manifestations d’opposition en Iran.

« Une bataille d’idées est engagée entre, d’un côté, les tenants d’un Internet universel, ouvert » (…) et « ceux qui voudraient transformer Internet en une multiplicité d’espaces fermés et verrouillés au service d’un régime, d’une propagande et de tous les fanatismes », dit le ministre français.

Dans « des pays autoritaires et répressifs, le téléphone portable et Internet font naître une opinion publique et une société civile ». Mais, en même temps, « le nombre de pays qui pratiquent la censure sur Internet, qui surveillent et punissent les internautes pour délits d’opinion, progresse à un rythme inquiétant », note-t-il.

Au sommet mondial sur la société de l’information (qui s’est tenu à Genève en 2003 puis à Tunis en 2005), 180 Etats ont « reconnu la pleine applicabilité à Internet de la Déclaration universelle des droits de l’homme » mais « une cinquantaine d’Etats ne respecte pas ses engagements », a déploré M. Kouchner.

Il s’est prononcé pour la création d’un « instrument qui permettrait, à un niveau international, de suivre les engagements pris par les Etats et de les interpeller quand ils manquent à leur parole » et pour « un code de bonne conduite pour l’exportation de technologies destinées à censurer et traquer les internautes ».

AFP


 

ONU : Moritz Leuenberger plaide pour l’accès de tous à Internet


 

ATS, le 17 mai 2010 à 11h41

Genève (ats) Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a plaidé lundi à Genève en faveur de l’accès de tous à Internet. Il ouvrait une session de la Commission de l’ONU de la science et de la technique au service du développement (CSTD).

Cette commission, chargée du suivi du sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) qui a eu lieu à Genève en 2003 et à Tunis en 2005, doit faire d’ici vendredi le bilan des activités de l’ONU dans ce domaine cinq ans après. Le secteur privé et la société civile y sont associés.

Le chef du Département de la communication (DETEC) a souhaité que les grands principes adoptés lors du sommet à Genève et Tunis soient pleinement respectés, lors d’une table ronde au niveau ministériel.

« Internet est un château auquel chacun souhaiterait apporter sa pierre et où tous aimeraient habiter », a déclaré le conseiller fédéral. Il faut garantir en même temps l’accès à tous, la sécurité des utilisateurs, la liberté d’utilisation et la protection de la vie privée, a-t-il affirmé.

Maintien du Forum

Moritz Leuenberger a demandé que les travaux du Forum sur la gouvernance de l’Internet, créé lors du sommet de Tunis en 2005 avec un mandat de cinq ans, soient prolongés. « Nous estimons qu’il est très important que le Forum poursuive ses activités au-delà de 2010 », a affirmé le conseiller fédéral.

« Nous avons besoin de cette plate-forme où tous les partenaires peuvent discuter d’égal à égal et décider du règlement à appliquer à ce château qu’est Internet », a-t-il dit.

(Source : www.rsr.ch (Suisse), le 17 mai 2010)


France: inscriptions racistes sur des tombes musulmanes en Isère

AFP, le 17 mai 2010 à 15h23

GRENOBLE (France), 15 mai 2010 (AFP) – Trois tombes du carré musulman de Vienne, dans le département de l’Isère (sud-est de la France), ont été découvertes vendredi marquées d’inscriptions racistes visant notamment la communauté harkie, a-t-on appris samedi auprès de la préfecture de l’Isère.

Les insultes « à caractère raciste et infamant », inscrites au feutre noir sur les stèles, ont été effacées après les constatations de la police en charge de l’enquête, a-t-on appris auprès de la mairie de Vienne.

Aucune autre dégradation n’a été relevée dans le carré musulman qui comprend une centaine de stèles, selon la préfecture.

« Ces actes de vandalisme gratuit, qui portent atteinte à l’honneur de personnes qui se sont engagées avec la France, ne peuvent rester impunis », a déclaré dans un communiqué le député-maire de Vienne, Jacques Remiller.

« De telles inscriptions injurieuses sont inacceptables, il ne faut pas tolérer un seul instant ces propos humiliants et odieux qui blessent la mémoire de personnes auxquelles la France doit une forte reconnaissance », a-t-il ajouté.

Les harkis sont les Algériens engagés par l’armée française comme supplétifs durant la guerre d’Algérie (1954-1962). Ils forment aujourd’hui en France une communauté – descendants compris – de quelque 400.000 personnes.

Ils sont considérés comme des « traîtres » par le pouvoir algérien et manifestent régulièrement en France où ils déplorent peiner à faire reconnaître la totalité de leurs droits d’anciens combattants.

AFP


Colère et espoir à New York face à un projet de mosquée près de Ground Zero

AFP, le 17 mai 2010 à 08h22

Par Sebastian SMITH

NEW YORK, 17 mai 2010 (AFP) – Un ambitieux projet de mosquée et de centre culturel islamique à deux pas du site des attentats du 11 septembre 2001 à New York suscite la colère mais aussi l’espoir dans une ville qui redoute plus que toute autre les actes terroristes.

Il n’y a pas grand chose à voir pour le moment sur le site où ce projet pourrait voir le jour, situé à environ 200 m de l’endroit où se dressaient les tours jumelles du World Trade Center où environ

3.000 personnes sont mortes le 11 septembre 2001. Un magasin de vêtements abandonné et c’est tout.

Mais l’imam Feisal Abdul Rauf, qui dirige l’organisation musulmane à l’origine du projet, s’active po ur que ce centre sur plusieurs niveaux voie le jour en plein coeur de Manhattan.

Selon lui, le projet devrait à la fois faire revivre une rue de New York laissée à l’abandon et changer la façon dont les Américains perçoivent les musulmans.

L’imam parle de mosquée avec salle de sport, salle de spectacle et peut-être même d’une crèche.

« Il n’y a rien de semblable au Etats-Unis », dit M. Rauf à l’AFP.

« Cela sera un centre pour tous, pas seulement pour les musulmans ».

Les musulmans américains sont de plus en plus pointés du doigt, tant par l’opinion publique que par les services de sécurité comme pouvant être à l’origine d’actes de terrorisme.

Une tentative d’attentat à la voiture piégée à Time Square le 1er mai, dont l’auteur présumé est un Américain musulman d’origine pakistanaise, a poussé des élus du Congrès à proposer une nouvelle loi pour priver de leur nationalité américaine les personnes soupçonnées de liens avec des organisations terroristes.

L’édification d’une mosquée et d’un centre culturel musulman en plein coeur de New York pourrait, selon l’imam, contibuer à rapprocher le monde musulman et l’Occident. Mais en raison du choix du lieu, à deux pas de « Ground Zero », le projet est davantage vu comme une provocation.

Pour le site internet www.nomosquesatgroundzero.wordpress.com (pas de mosquées à Ground Zero), le « scandale continue ». Le site d’opposants au projet accuse l’organisation de M. Rauf de vouloir imposer cette mosquée.

D’autres estiment que l’idée revient à construire un centre culturel allemand à Auschwitz.

« Crachat au visage de tous ceux qui sont morts le 11-Septembre », écrit  Blitz, un journal qui se décrit comme « antijihadiste ».

« C’est le mauvais quartier pour construire la mosquée », fait valoir Scott Rachelson, 59 ans, qui travaille avec des personnes réclamant des indemnisations pour des dégâts liés aux attentats.

Jennifer Wood, 36 ans, qui habite l’immeuble jouxtant le bâtiment choisi pour le projet explique que l’idée d’avoir une mosquée devant chez elle l’angoisse. « Je ne sais pas pourquoi cela doit être ici. La ville est grande ».

Face à la critique, l’imam assure vouloir « construire une identité américano-musulmane ». Selon lui, le projet pourrait coûter entre 105 et 140 millions de dollars.

« Il y a un environ un milliard de musulmans dans le monde. Ce ne sont pas tous des terroristes! », lance de son côté Mohammed-Iqbal Hossain Chowdhury, un immigré du Bangladesh qui tient un kiosque à journaux de l’autre côté de la rue.

 

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