17 juin 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2581 du 17.06.2007

 archives : www.tunisnews.net


FIDH: Poursuite des actes de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme Affaire Borrel: le suspect tunisien nie son implication Trafficking in Persons Report 2007: Special Cases Tunisia Tunisie Affaire: Tunisie : L’UE débloquera des dons de 300 millions Euros pour appuyer les objectifs du XIième Plan APA: Tunisie: La BAD appuie le XIe plan de développement tunisien Nidhal CHERIF  : Le cynisme de l’AJT n’a plus de limites Ahmed Mohjer: La laïcité est-elle une exigence en Tunisie ?

« einAnder » –  Kunstdialog von Künstlern aus Osnabrück und Tunesien


 Parution deL’Audace
L’Audace paraitra aujourd’hui lundi dans les kiosques parisiens à partir de 17heures; en province mardi; en Europe mercredi Au sommaire,

l ‘édito de Khaled Ben M’Barek: l’été tunisien,

Les frasques du directeur de cabinet, ministre, porte-parole de Ben Ali, Yadh Ouederni,

Leila Ben Ali et sa smala à Eurodisney-Paris: des millions en fumée

Un dossier de Khaled Ben M’Barek sur les droits de l’homme, Genève et les magouilles du pouvoir;

20 pages condensées , à lire et à relire absolument


Comité 18 Octobre pour les droits et les libertés en Tunisie Réunion Publique

 
Le « Comité 18 Octobre pour les droits et les libertés en Tunisie »* vous invite à la réunion publique qu’il organise à l’occasion du cinquantième anniversaire de la déclaration de la république en Tunisie, avec la participation des membres du « comité 18 Octobre en Tunisie », Ahmed Nejib Chebbi, délégué aux affaires politiques et internationales  du PDP, .. Lotfi Hajji, journaliste, membre du Comité 18 Octobre pour les droits et les libertés en Tunisie .  Ayachi HammamI, avocat, défenseur  des droits de l’homme Hamma HAMMAMI, porte-parole du PCOT

Le Mercredi 20 Juin 2006 à Partir de 19h A l’AGECA, 177, rue Charonne 75011 Paris Métro Ligne 2, Station Alexandre Dumas

—————————————————————————————————————– * Le « comité 18 octobre à Paris », a été créé suite à la grève de la faim de huit personnalités politiques tunisiennes en octobre 2005. Il est composé de personnalités, d’associations (Comité pur le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie- CRLDHT, Solidarité Tunisienne, Voix libre…)  et de partis politiques (Parti communiste des ouvriers de Tunisie -PCOT – Congrès pour la république- CPR – Parti démocrate progressiste -PDP – EN-NAHDHA – Unionistes – UN – Forum démocratique pour le travail et la liberté- FDTL.)


 

15/06/2007

Poursuite des actes de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme

Genève-Paris, le 15 juin 2007. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dénonce une nouvelle fois les actes de harcèlement à l’encontre de plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) tunisiennes et de leurs membres.

Ainsi, le 6 juin 2007, un nombre impressionnant de policiers en civil a empêché une délégation de représentants de la société civile d’accéder à l’immeuble hébergeant le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) et le journal en ligne Kalima. Cette délégation, qui était venue exprimer sa solidarité à l’égard du CNLT, était notamment comprise de Me Mokhtar Trifi, président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), M. Ali Ben Salem, vice-président de l’Association de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT) et président de la section de Bizerte de la LTDH, MM. Abdeljabbar Maddahi et Mohamed Ben Said, membres de la LTDH, Me Mondher Cherni, membre de l’ALTT, MM. Khelil Ezzaouia et Zakia Dhifaoui, dirigeants du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), M. Lotfi Hajji, président du Syndicat des journalistes tunisiens (SJT) et vice-président de la section de Bizerte de la LTDH, MM. Mahmoud Dhaouadi, Slim Boukhdhir et Sahbi Smara, journalistes, ainsi que des membres dirigeants du CNLT.

De surcroît, depuis le 8 juin 2007, date à laquelle la police tunisienne a saccagé les bureaux du CNLT, détruisant d’importants documents ainsi qu’une grande partie de son matériel informatique, les intimidations de la police politique envers les membres du CNLT et d’autres organisations de défense des droits de l’Homme ne cessent de s’intensifier.

Ces évènements font suite aux blocages systématiques de bureaux et autres lieux de travail des défenseurs des droits de l’Homme par les forces de police. Ainsi, les membres de l’Association internationale de doutien aux prisonniers politiques (AISPP) se voient interdits d’accès à leur local depuis le 1er juin, et le local de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) est constamment surveillé par la police.

L’Observatoire rappelle en outre que l’immeuble hébergeant les locaux du CNLT et de Kalima est encerclé jour et nuit par un important dispositif d’agents de la police politique depuis le 18 mai 2007, empêchant de facto les membres du CNLT de mener à bien leurs activités [1].

Par ailleurs, le 9 juin 2007, M. Abderrahman Hedhili, membre du comité directeur de la LTDH, et M. Mongi Ben Salah, membre fondateur du CNLT, ont été interpellés par la police alors qu’ils s’apprêtaient à se rendre à une usine à Monastir (ville côtière à 160 km de Tunis), où des ouvrières étaient en grève, afin de leur exprimer leur solidarité. Le chef de la police et ses agents ont alors violemment frappé les deux hommes et les ont conduits au poste de police ; ils n’ont été relâchés que deux heures et demie plus tard.

Enfin, le 10 juin 2007, un important dispositif policier a été déployé sur l’ensemble du territoire afin d’empêcher des militants des droits de l’Homme et des syndicalistes d’atteindre la ville de Kairouan, où devait se tenir une journée de solidarité en faveur de la LTDH, organisée à l’initiative de l’Union régionale du travail de Kairouan. Dès la matinée, les forces de l’ordre ont ainsi harcelé M. Trifi, des membres du comité directeur de la ligue et des comités des sections ainsi que de simples militants et les ont empêchés de quitter leurs villes de résidence. D’autres ont été interceptés à l’entrée de la ville de Kairouan. De plus, les membres de la section locale ont été contraints de rester chez eux et le local de l’Union régionale a été assiégé par la police.

L’Observatoire souligne également que, depuis trois semaines, les forces de police imposent chaque samedi un blocus à l’encontre du siège central de la LTDH à Tunis. La police a ainsi empêché, les 26 et 27 mai 2007, la tenue d’une conférence sur le Forum social. De nouveau, la police a assiégé le local de la ligue les samedis 2 et 9 juin 2007.

L’Observatoire réitère sa profonde préoccupation à l’égard de ces faits, qui reflètent une recrudescence des actes de représailles à l’égard des défenseurs des droits de l’Homme en Tunisie [2], et rappelle que la Tunisie est tenue de se conformer aux obligations internationales en matière de droits de l’Homme, en particulier le Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel elle est partie.

En conséquent, l’Observatoire prie les autorités tunisiennes de garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique des membres du CNLT, ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme en Tunisie ; et de mettre un terme à toute forme de harcèlement à leur encontre, afin qu’ils puissent exercer leur profession et mener leurs activités de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave.

En outre, l’Observatoire demande aux autorités tunisiennes de se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, notamment à son article premier qui dispose que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international », à son article 5.a selon lequel « afin de promouvoir et protéger les droits de l’Homme et les libertés fondamentales, chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de se réunir et de se rassembler pacifiquement », et à son article son article 12.2, qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration”.

Plus généralement, l’Observatoire demande aux autorités tunisiennes de se conformer plus généralement aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et des instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme liant la Tunisie.

Pour plus d’informations, merci de contacter : FIDH : Gaël Grilhot : + 33 1 43 55 25 18 OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39


[1] Cf. appels urgents de l’Observatoire TUN002/0507/OBS 049 et 049.1, diffusés les 23 et 30 mai 2007.

[2] Cf. rapport annuel 2006 de l’Observatoire.

(Source : le site de la FIDH, le 15 juin 2007)

Lien : http://www.fidh.org/article.php3?id_article=4386

 

Trafficking in Persons Report 2007

Special Cases  

TUNISIA Tunisia is not listed in the Report this year because available information is insufficient to substantiate a significant number of trafficking victims in the country. Tunisia is listed as a special case due to lack of credible information of a significant number of trafficking incidents this year. Scope and Magnitude. Tunisia is a transit country for North and sub-Saharan African men and women migrating to Europe, some of whom may be trafficked for the purpose of involuntary servitude or sexual exploitation. The Government of Tunisia does not systematically differentiate trafficking victims from illegal migrants traveling through the country. Tunisia may also be a source country for internal trafficking of children for commercial sexual exploitation.
Government Efforts. Tunisia does not prohibit all severe forms of trafficking in persons, but does prohibit forced prostitution through Article 233 of its penal code ; prescribed punishment under this statute is three to five years’ imprisonment. The government pursued no trafficking prosecutions under that law this year. Though government officials have a general understanding of trafficking issues, Tunisia should ensure that law enforcement officers and prosecutors are formally trained in identifying potential trafficking victims and are prosecuting trafficking cases when they arise. Tunisia should also enact a comprehensive anti-trafficking law that criminalizes all forms of trafficking in persons, assigning penalties both sufficiently stringent to deter the crime and adequately reflective of the heinous nature of the crime.
The government monitors its borders closely to interdict smuggling and trafficking rings. However, Tunisia does not employ a formal mechanism to systematically identify trafficking victims among illegal migrants and those arrested for prostitution. Victims of trafficking, if identified, have access to social services available for the abused and vulnerable. The government assigns a child protection delegate to each district to ensure that child sexual abuse victims receive adequate medical care and counseling. Tunisia also employs government workers, including social workers, to assist in three shelters for abused women and children operated by the Tunisian National Women’s Union. Nonetheless, some child victims of commercial sexual exploitation may be incarcerated for prostitution. The government should institute a formal victim identification mechanism to ensure that victims of trafficking are not deported or jailed. The government should also offer victims legal alternatives to removal to countries where they may face hardship or retribution.
To prevent the abuse of Tunisian workers abroad, the government continued to deploy « social attachés » in countries with large Tunisian populations to inform those workers of their rights. The government should continue monitoring its borders to screen for potential victims of trafficking as they enter the country, and should develop anti-trafficking public awareness campaigns.
(Source: Section: Special cases, in “Trafficking in Persons Report”, publié par “The Office to Monitor and Combat Trafficking in Persons” du Département d’Etat américain, le 12 juin 2007) Lien:  http://www.state.gov/g/tip/rls/tiprpt/2007/86204.htm


Affaire Borrel: le suspect tunisien nie son implication

Associated Press, le  16 juin 2007 à 15h18

Un Tunisien soupçonné d’avoir participé à « l’assassinat » du juge français Bernard Borrel il y a près de 12 ans à Djibouti a « nié être impliqué » lors de son audition mardi dernier par le doyen des juges d’instruction près le tribunal de première instance de Tunis, a-t-on appris samedi de source judiciaire tunisienne. L’homme s’est prêté à un prélèvement d’ADN.

Cet interrogatoire s’inscrit dans le cadre de la convention de coopération judiciaire établie entre la Tunisie et la France et fait suite à une commission rogatoire émanant des autorités judiciaires françaises, a précisé le ministère de la Justice dans un communiqué.

Le juge Borrel a été trouvé mort le 19 octobre 1995 « dans des circonstances suspectes », à 80km de Djibouti. Les soupçons se sont alors dirigés vers deux suspects, dont un Tunisien du nom de Hamouda Hassan Adouani. Ce dernier « a nié être impliqué dans ce crime », ajoute le communiqué.

Adouani, qui est actuellement en liberté en Tunisie, s’est présenté à la date à laquelle il était convoqué par le doyen des juges d’instruction qui a entendu sa réponse au sujet de l’accusation dont il fait l’objet et s’est déclaré prêt à une analyse génétique. Un prélèvement de son ADN a été aussitôt effectué qui devra être comparé à des empreintes génétiques découvertes sur le short de la victime et supposées appartenir aux auteurs du crime, a-t-on encore précisé.

En France, l’affaire est instruite par la juge Sophie Clément, qui a lancé un mandat d’arrêt international à l’endroit d’Adouani et du suspect djiboutien Awalleh Guelleh Assoweh, dit « Mireh ». Après avoir penché dans un premier temps vers la thèse du suicide, l’enquête française a par la suite retenu la piste de l’assassinat à la lumière des indices révélés par les expertises indépendantes.

Dans cette affaire, Mohamed Saleh Alhoumekani, un ancien lieutenant de la garde présidentielle, affirme avoir assisté, dans la nuit du 19 au 20 octobre 1995, dans les jardins du palais présidentiel, à une conversation sur l’élimination du « juge fouineur » entre plusieurs officiels, dont Ismaël Omar Guelleh, l’actuel chef d’Etat, et les deux suspects, Assoweh et Adouani, deux hommes alors supposés être en prison.

Cette semaine, Elizabeth Borrel, la veuve du juge, a lancé un appel au président Nicolas Sarkozy pour qu’il fasse respecter l’indépendance de la justice sur les circonstances du décès de son mari, le gouvernement français étant soupçonné d’avoir tout fait pour transmettre le dossier d’instruction aux autorités djiboutiennes. M. Sarkozy recevra Mme Borrel mardi matin.


Adhésion Unanime des partenaires de la Tunisie aux objectifs de développement

Tunisie : L’UE débloquera des dons de 300 millions Euros pour appuyer les objectifs du XIième Plan

Les représentants de bailleurs de fonds régionaux et internationaux et des pays partenaires de la Tunisie ont fait état, jeudi, à Tunis, de la disposition de leurs organismes à accompagner, à travers les financements, le partenariat et l’assistance technique, la réalisation des objectifs du XIième plan de développement (2007-2011), qualifiés par la plupart d’entre eux, de «clairs, cohérents et ambitieux».

Réunis, à l’occasion du colloque sur «le financement extérieur du XIième plan», les responsables des banques, de fonds et des institutions financières, ont été unanimes pour signaler que le prochain quinquennat représente une étape décisive pour la Tunisie et offre des opportunités d’investissement et de partenariat qui serviront, une fois concrétisées, les intérêts de toutes les parties adhérentes.

L’Union européenne, partenaire traditionnel de la Tunisie «souscrit entièrement », selon M. Bernard Philippe, chargé d’affaires à la commission européenne, aux objectifs du XIième plan, soit par le biais de la Banque européenne d’investissement (BEI) ou à travers d’autres mécanismes. L’UE se propose d’apporter un appui multiple et durable au XIième plan, au niveau de l’intégration régionale, la promotion de l’emploi et de l’investissement et mettra à la disposition de la Tunisie, un montant de 300 millions d’euros sous forme de dons pour la période 2007-2010.

La Banque mondiale (BM) se propose, selon la vice-présidente de cette institution, Mme Daniela Gressani, de doubler le montant octroyé à la Tunisie au cours des dernières 5 années, soit 650 millions de dollars, au cours de la période du XIième plan et demeure disposée à accompagner les efforts déployés par le pays, sur le plan local, régional et international, pour réussir sa mutation et accomplir son progrès.

M.Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) a déclaré que l’institution européenne prévoit de « prendre plus de risque en Tunisie et d’aider à la modernisation du secteur financier pour qu’il prenne, lui-même, des risques et contribue au développement des instruments de garantie ».

L’agence française de développement (AFD), partenaire de la Tunisie depuis 15 ans, continuera, de son côté, à renforcer son partenariat avec la Tunisie et augmentera le montant des investissements octroyés au pays de 120 à 130 millions d’euros par an.

L’agence focalisera son aide sur la promotion du secteur privé, la création d’emplois et sur l’accompagnement du processus de convertibilité totale du dinar. L’AFD invitera les opérateurs à investir en Tunisie sans la garantie de l’Etat ou sous forme de prise de participation directe.

Le représentant du Fonds Monétaire International (FMI) s’est déclaré satisfait des efforts déployés par la Tunisie pour restructurer le secteur financier et bancaire, faisant état de la disposition totale du fonds à accompagner les programmes futurs de la Tunisie, notamment, en ce qui concerne les réformes bancaires, le renforcement du rôle du secteur privé dans l’amélioration de la compétitivité de l’économie tunisienne et l’élargissement de l’assiette fiscale.

Le XIième plan bénéficiera du soutien des institutions arabes, africaines et islamiques comme la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Islamique de Développement (BID), le fonds saoudien de développement, le fonds international de développement agricole (FIDA), le fonds de l’OPEC et l’autorité arabe pour l’investissement et le développement agricole (AAIDA).

Selon M. Abdelkarim Mohamed Al-Amri, président de l’AAAID, l’organisation examinera avec les autorités locales les opportunités de renforcement de sa contribution à la réalisation des objectifs du XIième plan, notamment, ceux relatifs au développement agricole et rural.

Les objectifs du XIième plan de développement sont également du goût de plusieurs pays partenaires de la Tunisie comme l’Allemagne, la Suisse, le Japon et le Canada, lesquels ont exprimé le désir de contribuer à la mise en œuvre de programmes et projets futurs de développement, en particulier, dans les secteurs de l’énergie, l’environnement, le développement durable, la coopération technique, l’éducation et la formation.

A signaler que les besoins de financement pour le prochain quinquennat sont estimés à 81 939,1 millions de dinars durant le XIième plan contre 59 756,7 millions de dinars durant le XIième plan, soit un accroissement de 37,2 %. La couverture de ces besoins sera assurée grâce à l’accroissement de l’épargne nationale.

Les prévisions tablent sur l’accroissement du taux d’épargne à 23,5% du PIB en 2011 contre 21,4 % en 2006 et la mobilisation d’un financement extérieur de 22 236,8 contre 21 378,3 millions de dinars durant la période 2002-2006.

 (Source : le portail « Tunisie Affaire », le 16 juin 2007)

Lien : http://www.tunisieaffaire.com/articles.php?id=153


Tunisie: La BAD appuie le XIe plan de développement tunisien

APA, le 15 juin 2007

APA, Tunis – La Banque africaine de Développement va soutenir le Xe plan de développement (2007-2011)de la Tunisie et contribuera à la concrétisation de ses orientations, a déclaré Donald Kaberuka, président de la BAD jeudi à Tunis la capitale.

Au cours d’un point de presse tenu à l’occasion du colloque sur le financement du XIe plan de développement, M. Kaberuka a déclaré que son institution est « un partenaire privilégié de la Tunisie ».

Le patron de la BAD a relevé que le classement que vient d’avoir la Tunisie en tant que pays le plus compétitif dans le continent africain et 29e dans le monde sur 128 pays analysés témoigne de « la qualité de l’environnement des affaires mis en place par le pays et de sa maîtrise des équilibres économiques et du développement démographique ».

Le président Kaberuka a appelé à redoubler d’efforts pour améliorer la compétitivité de l’économie tunisienne, promouvoir l’investissement et conquérir de nouveaux marchés.

La BAD finance actuellement des projets d’une valeur d’un milliard 500 millions de dinars et contribue à la réalisation de grands projets d’infrastructures, énergie, technopoles et d’autres projets du secteur privé.

Au total, 36 crédits ont été octroyés par la BAD aux institutions financières locales pour le financement de projets privés.

 

Depuis 1968, le soutien apporté par la BAD, à la Tunisie, s’élève à 6,3 milliards de dinars tunisiens, ce qui représente 10 % du montant total de l’ensemble des prêts de la banque sur la même période, soit l’un des portefeuilles les plus importants de la banque, a-t-il soutenu.

(Source : le portail « Babnet », le 16 juin 2007)

Lien : http://www.babnet.net/rttdetail-10786.asp


 

Le cynisme de l’AJT n’a plus de limites

 
Sans attendre la réponse du ministre de l’intérieur, relative à sa demande de reclassement, l’Association des Journalistes Tunisiens (AJT) se comporte déjà en syndicat. Son dernier communiqué, publié à l’issue d’une assemblée générale « ordinaire » (sic), tenue le 15 juin (Voir Tunisnews du 16 juin), est un curieux cocktail qui pue le cynisme, l’opportunisme le machiavélisme, l’hypocrisie et la mauvaise foi. Imperturbablement et sans aucun scrupule, l’AJT continue, en effet, depuis  une vingtaine d’années, de faire son commerce du malheur des journalistes tunisiens. Tous les moyens sont utilisés, aussi perfides et aussi vilains soient-ils, pour barrer la route à une alternative crédible qui pourrait un jour mettre à nu ce grand canular, cette belle arnaque,  qui consiste à présenter encore l’AJT comme une structure qui défend les intérêts des journalistes. Cette cellule spéciale du RCD n’est plus, en fait, qu’une structure d’encadrement politique, au même titre que les cellules territoriales et professionnelles et les comités de quartier. C’est une soupape de sûreté dont la seule et unique mission est de canaliser les problèmes des journalistes et de les adoucir, en les traitant au moyen de discours lénifiants, de balsamiques, de baumes et d’onguents magiques, tels que : projets de logement, ordinateurs portables, voyages organisés, réductions sur les prix de certains produits et services, activités de loisirs, etc. Autant de dérivatifs et d’exutoires dont la finalité ultime est de les détourner de leurs vrais problèmes. Que des journalistes tunisiens, membres de l’AJT, et leurs familles puissent apprécier et bénéficier légitimement de ces avantages, présentés de manière ostentatoire sous forme de donations ou de privilèges, ne change rien à cette évidence : l’AJT n’est plus et ne sera, peut être plus jamais, une structure professionnelle indépendante. Le dernier communiqué de l’Association, au ton quelque peu téméraire, n’est en réalité qu’un leurre. Un de plus. Il intervient en écho à des témoignages poignants qui ont été faits au cours de l’assemblée générale de l’Association, le 15 juin, et dont les auteurs ont décrit, certains en pleurs, les conditions matérielles et morales désastreuses dans lesquelles des journalistes exercent leur profession en Tunisie. Mais ce communiqué intervient aussi et surtout à la veille d’une autre assemblée générale que des journalistes indépendants ont organisée, place Mohamed Ali à Tunis, pour préparer le congrès constitutif d’un syndicat des journalistes sous l’égide de l’UGTT. Un projet contre lequel l’AJT et le RCD sont en train de mobiliser tous les moyens pour le faire échouer, bien qu’il s’agisse d’une très ancienne revendication de l’AJT elle-même. Nidhal CHERIF 

La laïcité est-elle une exigence en Tunisie ?

Ahmed Mohjer (*)

Des intellectuel(le)s, des chercheur(e)s, des universitaires, des enseignants, des militant(e)s politiques, militant(e)s associatifs, militantes féministes, environ trente neuf personnalités viennent de fonder une association culturelle tunisienne pour la défense de la laïcité. L’association se consacrera exclusivement à la défense de la laïcité et à la diffusion de ses valeurs et de sa culture, nous dit-on, elle servira à faire connaître l’histoire et les enjeux de la laïcité et à nous renseigner sur les expériences laïques de différents pays. Elle offrira une tribune laïque, paraît-il, pour promouvoir la pensée laïque afin de préserver les acquis de la sécularisation contre les dangers de l’islam politique qui exerce depuis deux décennies une pression sur l’état et sur l’élite afin d’instaurer un état islamique théocratique. Ces futurs défenseurs définissent le concept laïque en opposition à l’articulation sur une doctrine religieuse ou sacralisée, ils s’opposent à tout projet qui prétend remodeler la société en fonction des préceptes religieux. En plus ils affirment leur rejet de l’athéïsme d’état qui combat la religion et la liberté de croyance. Enfin ils nous disent que la laïcité est une exigence universelle à l’abri des fanatismes. Bien voilà le bien fondé de cette nouvelle association et ceci mérite bien la réflexion.

Tout en espérant que cette association obtiendrait son visa à ce projet, je me permet, en tant que démocrate indépendant, d’apporter une modeste contribution à ce sujet, cherchant à provoquer un débat constructif et démocratique et non une polémique.

Reste que la laïcité est encore une idée neuve au 21e siècle et que la charte universelle de la laïcité est encore au stade de projet.

Si on survole brièvement le ciel international, l’exemple américain de la séparation de l’Eglise et de l’Etat a été interprétée de façon très différente au cours de l’histoire des Etats-Unis. Le mur de séparation très élevé et étanche érigé dans les années 1950 et 1960 a été remplacé par un mur plus bas et perméable. Les notions de neutralité et non discrimination envers le religieux, qui correspondent sans doute davantage au désir de la majorité de la population, se sont imposées.

L’exemple de nations non laïques comme le Royaume Uni, le Danemark et bien d’autres, montre que la pensée laïque a buté même en Europe et reste jusqu’aujourd’hui une question d’actualité et de discussion au sein même de l’union européenne. De plus la sécularisation de plusieurs pays s’est faite en dehors du concept de la laïcité.

Et pour citer, enfin, l’exemple de la Turquie, Kamel Attaturk a ouvré fortement à rendre la turquie laïque, toujours est-t-il que les résultats après des décennies ne sont pas rassurant puisque la Turquie souffre de deux problèmes qui demeurent jusqu’à nos jours : d’abord la relativité de la démocratie turque, avec le poids important de l’armée et la répression d’activités considérées comme anti-laïques. Ensuite, lié sans doute à cela, la relativité de la sécularisation en Turquie.

Pour revenir sur le plan national, en définissant le concept de la laïcité de la façon la plus neutre possible loin des définitions idéologiques, je dirai que la laïcité est la séparation entre le religieux et l’état ; à partir de cette définition objective pouvons nous dire que la Tunisie est un pays laïque ?

A mon avis du moins, pour aller vite, la réponse est non. La laïcité suppose en amont une autonomie conjointe des institutions publiques par rapport aux institutions religieuses, or en Tunisie nous avons une présence institutionnelle de l’islam qui est encadrée et contrôlée par l’état. Ce dernier sollicite en permanence le référent religieux pour appuyer les orientations de l’état. La direction des affaires du cultes fut créée dans ce sens par décret datant du 5/10/1967. Force est de constater que depuis l’indépendance l’état a imposé une politique séculière en se réclamant de l’islam. L’étatisation de la religion dépasse la logique d’instrumentalisation du religieux. De ce fait la sacralisation de l’état s’est faite par la médiation de l’islam. Certes le système politique cherchait à limiter la portée sociale et politique de l’islam et non à se dissocier.

Ceci explique le fait de dire que la religion est distancée du politique, mais elle y reste liée en tout cas. L’état est parti de l’humanisme de l’islam dans le but de réorganiser la société par une relecture et une modernisation de la pensée (islamique). Les réformes n’ont jamais été présentées comme un divorce avec l’islam. Donc, l’intégration totale de la religion dans l’état nous conduit à affirmer que la Tunisie ne saurait être assimilée à un pays laïque.

D’autre part, pour beaucoup d’intellectuels tunisiens et même de gauche, et là je ne citerai pas de noms, la laïcité est un concept français qui repose sur la séparation de l’église catholique administrée par un clergé ayant à sa tête un pape, alors qu’en islam rien de tel : ni autorité religieuse équivalente au pape et au clergé, ni église, si bien le concept de la laïcité se trouve étranger dans l’espace où nous vivons.

Créer une association qui défend la laïcité dans les conditions actuelles, est-ce une urgence ? Est-ce un besoin ? Ou est-ce tout simplement un leurre ? Devons toujours copier et coller les conceptions françaises ou autres ? Pourquoi calquer et importer les modèles occidentaux ? S’imprégner ou analyser les expériences des autres pour avancer sans adopter les moules finis, est peut-être plus compréhensif !

Peut-être cette association veillera-t-elle à nous inculquer et nous convaincre que la laïcité est une exigence universelle qu’il faudrait la placer en premier lieu dans l’agenda des réformes politiques d’une deuxième éventuelle république ? Ou peut-être ces défenseurs de la laïcité viendraient-ils piocher dans la définition de Monsieur Mohamed Arkoun qui définit la laïcité comme étant l’antidote du pouvoir religieux qui s’emploie à étouffer la liberté de penser chez l’homme ?

Dans ce cas, tomberons-nous dans le piège de l’intégrisme laïque ?

Mais alors, à quoi servira la revendication de la laïcité en Tunisie aujourd’hui ?

Peut-être va-t-elle participer à nous débloquer le champ politique ? Ou au contraire va-elle jouer dans le renforcement du statu quo puisque cela va diviser encore plus la fragile opposition ?

Est-ce véridique de dire que l’islam politique représente un danger pour les acquis de la sécularisation, et qu’il faudrait le combattre par la diffusion de la laïcité ? Et pour éviter les amalgames, de quel islamisme parle-t-on ? S’il s’agit de l’islam politique modéré, c’est absolument faux.

Oui, il existe un islam politique modéré, il est représenté et constitue une composante parmi tant d’autres dans une grande frange centrale de notre société ; et pour reprendre Mr Marzouki, les démocrates tunisiens issues de l’idéologie de gauche n’ont-ils pas, sans peut-être le savoir, « vendu » la démocratie à cette frange de citoyens qui se trouvent sur la voie politique modérée qu’on commence appeler la troisième voie.

L’islam politique modéré qui repose sur la philosophie réformiste et moderniste de la religion, qui préconise l’ijtihad et une relecture des textes religieux pour être compatible avec les acquis de la sécularisation et aussi avec la démocratie et les valeurs républicaines, qui respecte la constitution et la séparation du pouvoir, qui sollicite les urnes, qui a choisi le référentiel religieux qu’il utilise dans ses réflexions et orientations politiques et aussi comme lien social fort constituant un élément de marketing politique, cet islam apaisé et instrumentalisé positivement par une composante politique du pays ne doit pas nous terroriser ; au contraire les partisans de cet islamisme modéré joueront un rôle de rempart contre l’extrémisme islamique type EL Qaida et utiliseront la religion même pour lutter contre le fanatisme et le terrorisme qui se développe dans nos pays suite à la barbarie et l’injustice et les crimes contre nos populations arabes et musulmanes que ce soit en Irak, en Palestine ou au Liban. Seul l’islamisme suicidaire et radical peut être considéré comme un danger à notre sécularisation, il nous appartient de le dénoncer haut et fort car il est destructeur et engendre la haine. Tout ce qui rejette la composante politique née de l’islam politique modéré ne font qu’attiser et renforcer les cellules dormantes d’un terrorisme islamique radicale et sanguinaire qui donnent aux puissances occidentales et à l’administration des USA une carte blanche pour un nouveau colonialisme sous forme de guerres soit-disant préventives. Pour terminer je dirai que l’intégrisme laïque et l’intégrisme islamique sont tous les deux étrangers à notre espace et notre époque et constituent des obstacles à notre transition démocratique et à la démocratie en général.

(*) Ahmed Mohjer, militant démocrate indépendant.

(Source : le site www.pdpinfo.org, le 16 juin 2007)

Lien : http://pdpinfo..org/article.php3?id_article=5490


 

Ausstellung: Reflektionen eines Kosmopoliten

1. Juni -12. Juli 2007 Jonny Lüpkes, Malerei Sehr interessante Ausstellung, viele Bilder über Tunesien Source: http://www.vhs-delmenhorst.de/kunst.php Mehr Informationen über den Künstler und seine Werke. http://www.jonnyluepkes.de à Bilder (Hammamet und Tunis).  


« einAnder » Kunstdialog von Künstlern aus Osnabrück und Tunesien

 
In der Kunsthalle Dominikanerkirche wird vom 23. Juni (Eröffnung: 19.30 Uhr voraussichtlich in Anwesenheit des tunesischen Botschafters Moncef Ben Abdallah) bis 12. August als Kooperation zwischen der Künstlergruppe ARTverwandt und der Stadt Osnabrück die Ausstellung « einAnder » im Rahmen des 6. Osnabrücker Afrika-Festivals gezeigt. Aktuelle Malerei, Installationen, Videokunst, Plastik, Druckgrafik, Fotografie, Performance- und Textilkunst von dreizehn Osnabrücker und elf tunesischen Künstlerinnen und Künstler wird dabei vorgestellt. Die Ausstellung ist ein Austauschprojekt zwischen der ARTverwandt e.V. und tunesischen Künstlern. Der internationale Kunstdialog ist die Fortsetzung einer deutsch-tunesischen Gemeinschaftsausstellung im Acropolium de Carthage (Karthago) in Tunesien im Jahr 2005. Die Werke der Osnabrücker und Tunesier sind individuelle  Auseinandersetzungen mit persönlichen, gesellschaftlichen und kulturellen Erfahrungen. Kunstschaffende forschen, hinterfragen, machen sichtbar und liefern Vorschläge und Kommentare. Ihre Werke zielen nicht auf gesellschaftlichen Konsens ab, sondern verweisen auf Grenzen und Begrenzungen kultureller Bedingungen. Grenzüberschreitende Kunstdialoge laden den Betrachter dazu ein, an diesen Auseinandersetzungen teilzunehmen. Im internationalen Dialog spiegeln die Kunstwerke individuelle Ansätze zur Auseinandersetzung, Reflexion und Interpretation wider und stellen eine Herausforderung an den Betrachter dar, eigene Werte zu hinterfragen. Der Titel der Ausstellung « einAnder » leitet sich aus dem französischen Begriff « l’un et l’autre » (der Eine und der Andere) her. Die freie deutsche Übersetzung soll als Klammer für die gegenseitige Wahrnehmung verstanden werden, die zur Grundlage der künstlerischen  Produktion genommen wird. Das Ausstellungsprojekt setzt sich unter anderem zum Ziel, die Arbeit tunesischer Künstlerinnen und Künstler einer breiten Öffentlichkeit zugänglich zu machen und die kulturellen Beziehungen zwischen deutschen und tunesischen Kunstschaffenden als Auseinandersetzung zwischen arabisch-westlicher Kultur zu fördern. Das Projekt wird unterstützt durch das Land Niedersachsen, die Stadt Osnabrück, den Landschaftsverband Osnabrücker Land e.V. sowie die Sparkasse Osnabrück. Source: http://www.osnabrueck.de/24726.asp


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