16 mars 2001

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LES TITRES DE CE JOUR:
  1. ÚÇÆáÉ ãÚÇÑÖ ÊæäÓí ãÝÞæÏ ÊÓÊäÌÏ ÈÇáÊæäÓííä Ýí ÇáÎÇÑÌ æÈãäÙãÇÊ ÍÞæÞ ÇáÇäÓÇä Ýí ÇáÚÇáã 

  2. Mohamed Zitouni est enfin admis sur le territoire suisse
  3. AMNESTY INTERNATIONAL : Tunisie, Les défenseurs des droits humains, cible privilégiée de la répression

  4. HUMAN RIGHTS WATCH: Affaire Nejib Hosni Lettre à Ben Ali

  5. Temoigage de Maitre Aouan Kousri/Bizerte 15-16 Mars 2001

  6. Soutien actif et immediat des ong internationales avec Me Anouar Kousri.

  7. Une

    caravane pour soutenir la cause des droits de l’homme en Tunisie a travers l’Europe

  8. Comment l’etat tunisien poursuit ses ressortissants en dehors de la Tunisie

  9. Reporters sans

    frontières: Tunisie Deux publications étrangères censurées

  10. Le Soir : Tunisie, le régime s’attaque à toute espèce de résistance  
  11. Programme du 2éme congres du CSID

    .

 

 

ÚÇÆáÉ ãÚÇÑÖ ÊæäÓí ãÝÞæÏ ÊÓÊäÌÏ ÈÇáÊæäÓííä Ýí ÇáÎÇÑÌ æÈãäÙãÇÊ ÍÞæÞ ÇáÇäÓÇä Ýí ÇáÚÇáã áãÚÑÝÉ ãÕíÑ ÑÆíÓåÇ ÇáãÚÊÞá áÏì ÇáÓáØÇÊ ÇáÇãäíÉ Ýí ÊæäÓ.

ÇáÚÇÆáÉ áÇ ÊÚÑÝ ÔíÆÇ Úä ãÕíÑ ÇáÓíÏ ÇáØÇåÑ ÇÈä ÇáãæáÏí ÑÌÈ ãäÐ ãæÝì ÚÇã ÊÓÚÉ æÊÓÚíä! 

 

ÃÈáÛ ÃÍÏ ÇáãÚÇÑÖíä ÇáãÞíãíä Ýí ÃæÑæÈÇ ÞÇÆãÉ ÊæäÓ 2000 ÇáÈÑíÏíÉ ÇáÇáíßÊÑæäíÉ ãÇ íáí:   

Åä ÇáÓíÏ : ÇáØÇåÑ ÇÈä ÇáãæáÏí ÑÌÈ æåæ ÊæäÓí ãä ãæÇáíÏ ÚÇã  1963  ÈÞÑíÉ æÇÏ ÞáÇÊ ãä æáÇíÉ  ÇáãåÏíÉ ãÊÒæÌ æáå ÓÊÉ (6 ) ÃÈäÇÁ æÇáÐí ÃáÞí Úáíå ÇáÞÈÖ ÚäÏãÇ ÃÑÇÏ ÇáÏÎæá Åáì ÇáÇÑÇÖí ÇáÊæäÓíÉ Ýí  ÃæÇÎÑ  ÓäÉ 1999 ÞÇÏãÇ ãä áíÈíÇ ÞÏ ÇäÞØÚÊ ÃÎÈÇÑå ÊãÇãÇ Úä ÚÇÆáÊå ãäÐ Ðáß  ÇáÊÇÑíÎ.

æáãÇ ÇÊÕáÊ ÒæÌÊå ÈÇáÓáØÇÊ ÇáãÚäíÉ (ÍÑÓ æØäí , æÒÇÑÉ ÇáÏÇÎáíÉ) ÇÏÚÊ ÌãíÚåÇ ÃäåÇ áÇ ÊÚÑÝ Úäå ÔíÆÇ.
áåÐÇ ÝÅä ÚÇÆáÉ ÇáÓíÏ ÇáØÇåÑ Èä ÇáãæáÏí ÑÌÈ ÊÊæÌå Åáíßã ÍÊì ÊËíÑæÇ ÞÖíÊå áÏì ÇáãäÙãÇÊ ÇáÍÞæÞíÉ  æÇáÅäÓÇäíÉ áãÚÑÝÉ ãßÇä ÇÚÊÞÇáå ææÖÚå ÇáÍÇáí.

æÅÐÇ ÃÑÏÊã ÇáãÒíÏ ãä ÇáãÚáæãÇÊ ÇáÑÌÇÁ ãäßã ÇáÅÊÕÇá ÈÇáÚäæÇä
ÇáÅáíßÊÑæäí ÇáÊÇáí:

a_nouri_de@yahoo.de

 

UNE FOIS ENCORE, UNE VICTOIRE SENSATIONNELLE DU DROIT DES TUNISIENS OPPRIMES CONTRE L’ARBITRAIRE DE LA TORTIOCRATIE.
LA SUISSE, PAYS DE DROIT, ADMET LE CITOYEN TUNISIEN MOHAMED ZITOUNI, ANCIEN AGENT DE POLICE SUR SON TERRITOIRE.
IL DEMANDE L’ASILE POLITIQUE AUX AUTORITES DE LA CONFEDERATION HELVETIQUE.

   COLLECTIF DE LA COMMUNAUTE TUNISIENNE EN EUROPE

Mohamed Zitouni, ancien agent de police, demandeur d’asile en zone d’attente de l’Aéroport de Zurich, est enfin admis sur le territoire suisse

Paris, le 16 mars 2001

Quatorze jours après son arrivée à l’Aéroport de Zurich le 2 mars 2001, Mohamed Zitouni, ancien agent de police tunisien, a été admis sur le territoire suisse pour procéder à sa demande d’asile.

De sources sûres, les autorités suisses avaient pris, dans un premier temps, la décision de l’extrader vers la Tunisie. Mais, la procédure exige heureusement l’avis du HCR. Celui-ci a été contacté par nos soins pour l’informer du cas et de la nécessité absolue de s’opposer à l’extradition du requérant. Après examen, et après l’intervention de multiples ONG locales et étrangères, l’avis du HCR a été favorable à la demande de Mohamed Zitouni.

Rappelons que celui-ci a été victime de violences, de menaces, de persécution policières et de répression économique suite à son refus de participer à l’usage de la torture et à la dénonciation du mouvement islamiste tunisien. Cette attitude courageuse et civique, lui a valu d’être licencié par arrêté pris par le ministre de l’Intérieur Mohamed Ben Rejab en date du 11 mars 1997.

Nous nous félicitons de cette décision ultime des autorités suisses. Nous remercions tous ceux qui ont contribué à cette fin heureuse dans cette dramatique affaire.

Nous adressons tout particulièrement nos remerciements les plus chaleureux et les plus vifs à Mme Weidman, animatrice de l’association suisse Augenoff, pour son dévouement et son travail si.

P/ Le Bureau

Mondher Sfar 

 

AMNESTY INTERNATIONAL PREOCCUPEE PAR LA MONTEE DE LA REPRESSION CONTRE LES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME EN TUNISIE.

TUNISIE: Les défenseurs des droits humains, cible privilégiée de la répression

16 mars 2001
AI Index :  MDE 30/008/2001
Document Public
Nr du Service de Presse : 49

     TUNISIE: Les défenseurs des droits humains, cible privilégiée de lrépression
Amnesty  International  est  gravement prJoccupJe par l’escalade sans precdent  du  harcelement  et  des  pressions  contre les defenseurs des droits humains en Tunisie et appelle les autorites tunisiennes à y mettre fin.

      ALes  attaques  dont  sont quotidiennement victimes les defenseurs des droits  humains  constituent  des  violations  flagrantes  des  engagements internationaux souscrits par la Tunisie en matiere de droits humains, a declare  Amnesty International. « Les defenseurs des droits humains tunisiens, longtemps  soumis  a des pressions de tout genre, sont aujourd’hui la cible
priviligie  d’une campagne de plus en plus acharne visant a les intimider et a les reduire au silence ».

      La  suspension  des  activites de la Ligue tunisienne des droits de l’homme  (LTDH)  et  la  mise sous scelles de ses locaux à la fin de novembre dernier a marque le debut de cette nouvelle campagne.  Depuis, toutes les reunions  des  dirigeants  et  membres  de la LTDH, a Tunis et dans d’autres villes,  ont  ete  empeches par les services de securite et des poursuites
judiciaires  ont  ete  engages  contre  le president de l’organisation, Me Mokhtar  Trifi  et  son  premier  vice-president,  Slaheddine Jourchi.  Ces derniers  jours, Me Anouar Kousri, membre du comite directeur de la LTDH et president  de  sa  section  de Bizerte, est surveille et harcele de maniere particulierement menacante.

      Au  cours  des dernieres semaines des membres des services de securite ont  agresse  plusieurs  femmes  connues  pour  leur  engagement  dans  des organisations  de  la societe civile. Le 13 mars Khadija Cherif, dirigeante de  l’Association  tunisienne  des  femmes  democrates  (ATFD) et membre du Conseil national des libertes en Tunisie (CNLT), a ete agresse a la sortie du  tribunal  de  Tunis  par  des  agents  de securite qui lui ont pris des documents par la force.  Quelques jours auparavant, le 1er mars, elle avait ete  battue et insulte en face du siege du CNLT par des agents de securite qui  ont  egalement agresse Sihem Ben Sedrine, porte-parole du CNLT, et ont empeche la reunion du CNLT.

      Peu avant cet incident, Me Naziha Boudhib, membre de l’ATFD et du jury du  prix  des  droits  de  l’homme de l’Association  tunisienne  des jeunes avocats  (ATJA),  a  ete attaque le 22 fevrier par des agents en civil qui lui ont confisque le dossier du jury.

      « De  telles pratiques sont en flagrante contradiction avec l’esprit meme  des engagements , sans cesse reiteres par les autorites tunisiennes, en faveur  des  droits  humains  en  general  et  des  droits  des  femmes  en particulier » , a souligne Amnesty International

      Par  ailleurs,  Dr  Moncef  Marzouki,  ancien  prJsident de la LTDH et ancien porte-parole du CNLT, a de nouveau ete empeche de quitter le pays le 10 mars, alors qu’il venait a peine de recuperer son passeport.   Cette enieme mesure de harcelement a l’encontre du Dr Marzouki n’est que la derniere en  date.  En decembre dernier il a ete condamne a une annee de prison pour ses  activites  en faveur des droits humains et quelques mois auparavant il avait ete licencie de son poste d’enseignant à la faculte de medecine de l’Universite de Sousse.

      Un  autre  cas  exemplaire de l’acharnement contre les militants de la societe  civile  est  celui  de  l’avocat  des  droits humains Nejib Hosni, emprisonne  depuis  decembre dernier. D’abord condamne a 15 jours de prison pour  avoir  refuse de se soumettre a une interdiction abusive d’exercer la profession  d’avocat,  il  purge maintenant une ancienne peine de prison de
huit  ans  imposee en 1996 pour une affaire de faux et usage de faux montee de toute piece.

      Les  cas  cites  plus haut ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres d’une campagne de repression deja fort etendue et qui ne cesse de s’accentuer.  Parmi  les  mJthodes  les  plus  courantes  on  peut citer : la surveillance  et  filature permanentes des defenseurs des droits humains et de  leurs  familles  (enfants compris), les coupures de leurs lignes telephoniques, la confiscation de leur courrier, les actes de vandalisme contre leurs  bureaux  ou  voitures,  le bouclage par la police de lieux prives ou publics pour empecher toute reunion, la confiscation des passeports, et les attaques injurieuses et denigrantes a leur encontre dans la presse controlee par l’Etat.

      Dans   le   meme  registre,  plusieurs  representants  d’organisations internationales des droits humains ont ete expulses ou interdits d’acces en Tunisie, dont trois dans les dernieres semaines.

      Amnesty International appelle instamment les autorites tunisiennes a :

–  mettre fin immediatement aux harcelements, intimidations et attaques des defenseurs des droits humains ;

–  s’assurer  que des enquetes impartiales soient menes sur les agressions dont  ont  ete  victimes les militants et militantes des droits humains, et que les responsables soient traduits en justice ;

–  faire en sorte que les defenseurs des droits humains et les militants et militantes  de  la  societe civile soient proteges et puissent mener a bien leurs activites sans interference ni crainte de persecution.

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Vous pouvez également contacter le service de presse d’Amnesty
International, à Londres, UK, on +44 20 7413 5566
Amnesty International, 1 Easton St., WC1X 0DW

 

 

Affaire Néjib Hosni,
Human Rights Watch : Lettre a Ben Ali

  

Le 15 mars 2001

Zine al-Abidine Ben Ali

Président de la République

Palais Présidentiel

Carthage, Tunisie

Excellence,

Human Rights Watch vous écrit afin de faire part de son inquiétude quant au sort de Me. Néjib Hosni, avocat actuellement détenu à la prison du Kef. 

Notre envoyé en Tunisie a eu le plaisir de s’entretenir avec M. le ministre des droits de l’Homme en février, au sujet de Me. Hosni, entre autres. Toutefois, nous voulons vous faire part de notre déception de voir que les lettres que nous avons adressées le 1 février  aux ministres de l’intérieur et de la justice, demandant de nous autoriser à rendre visite à Me. Hosni, sont restées sans réponse, et que l’administration de la prison du Kef a refusé l’accès à notre envoyé quand il s’y est présenté le 14 février.

Me. Hosni est incarcéré depuis le 21 décembre, après condamnation à quinze jours de prison ferme pour exercice « illégal» de sa profession.  Cette condamnation a servi de prétexte à l’annulation de sa libération conditionnelle, fin 1996, après avoir purgé deux ans et demie d’une peine de huit ans.   Depuis, il est dans la prison du Kef pour purger le reliquat de cette peine, et risque de ne pas connaître la liberté avant juin 2006.

Il nous est clair que la réimposition de sa peine prononcée en janvier 1996 pour « faux » et « usage de faux », dans une affaire montée de toutes pièces, est motivée par le refus des autorités tunisiennes de tolérer l’engagement de Me. Hosni en tant qu’avocat et défenseur des droits de l’Homme.

Sa condamnation pour exercice « illégal » de la profession d’avocat est basée sur l’interdiction de plaider pendant cinq ans qui a fait partie du verdict prononcé en janvier 1996.  Or, le conseil de l’ordre, se considérant comme seule instance habilitée à geler le statut d’avocats inscrits auprès de lui, a affirmé en mai 2000 que Me. Hosni était en droit d’exercer sa profession.   Malgré cela, Me. Hosni a été condamné à deux reprises depuis décembre 2000 pour exercice « illégal » de sa profession.

Durant sa première incarcération,  Me Hosni a passé plus d’une année et demie en détention préventive et a été torturé dans une cellule au ministère de l’intérieur à Tunis.  Il a été jugé et condamné le 3 janvier 1996 puis mis en liberté conditionnelle le 14 décembre 1996.

 

Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’HOMME

infos / temoignage-Kousri

Temoigage de Maitre Aouan Kousri/Bizerte 15-16 Mars 2001


« Hier 15 mars 2001 j’ai été l’objet d’une poursuite rapprochée par des agents de police parmi lesquels un certain mounir mezgiche dans la ville de Bizerte alors que je me rendais au tribunal. Ils étaient 3 a bord d’une voiture de location « fiat penda  » ; ils m’ont collés je me suis arrêté pour voir ce qui se passe et alors mounir mezgiche a sauté de la voiture pour m’intimider en me disant qu’il va me coller le train et ne plus me lâcher sur ordres de ses supérieurs cet agent est connu à Bizerte comme étant un tortionnaire ;
Je me suis rendu en suite au tribunal, j’ai trouvé un autre groupe d’agents qui m’attendait parmi lesquels un certain abdelwahab trabelsi connu à Bizerte comme étant un tortionnaire.mounir mezgiche ne m’a pas lâché avec les autres jusqu’au soir bien que j’ai informé le Procureur de la république du tribunal de Bizerte et le batnier des avocats qui m’a informé qu’il va telephoner au ministre de l’interieur.Aujourdhui 16 mars 2001 j’ai été aussi poursuivi.
Il faut rappeler que depuis longtemps je suis l’objet de harcéllement, mon bureau est tout le temps sous surveillance policière rapprochée ce qui a pour résultat la perte de beaucoup de clients et une asphyxie financière. La maison est sous surveillance policière rapprochée mes voisins sont terrorisés ainsi que ma famille et surtout mes 3 filles qui vivent un cauchemar depuis longtemps Je ne me sens pas en sécurité ces temps ci d’autant plus que j’ai plaidé des affaires très sensibles dont celle  mardi dernier de Ridha Jeddi décédé en poste de police de Menzel Bourguiba a la fin du mois de septembre dernier et dont le dossier est pris en charge par la Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme.
Ceci est un 1er temporisateur j’en ferais d’autres circonstanciés ».
Maitre Anour Kousri Vice president de la LTDH chargé de l’observatoire des Libertés

 

SOUTIEN ACTIF ET IMMEDIAT DES ONG INTERNATIONALES AVEC Me ANOUAR KOUSRI.

  APPEL URGENT
 
APPEL URGENT – L’OBSERVATOIRE
TUN 002/0300/OBS 022
Harcèlement
TUNISIE
Le 16 mars 2001

L’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la FIDH et de l’OMCT, vous prie d’intervenir de toute urgence à propos de la situation suivante en Tunisie.

Description des faits :

L’Observatoire a été informé que la surveillance à laquelle est soumise Maître Anouar Kousri, Vice-Président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme, comme de nombreux défenseurs des droits de l’Homme, s’est intensifiée ces derniers jours. Cette surveillance constante est effectuée par des agents de police répartis en deux groupes. Le premier appartient aux services de renseignement de la police tandis que le second est composé de membres des services spéciaux.

Depuis le mardi 13 mars, ceux-ci font preuve d’agressivité à l’égard de Maître Kousri comme le montrent les propos tenus par l’un de ces policiers, Mounir Mezghich,« on ne va plus te lâcher ». Compte tenu des récentes agressions contre des défenseurs des droits de l’Homme en Tunisie, cette attitude menaçante fait sérieusement craindre pour sa sécurité physique. Ces actes de harcèlement s’étendent à ses relations sans exclusive. Ils gênent la vie professionnelle de son épouse et perturbent ses filles âgées de 18, 16 et 10 ans.

La police surveille le domicile de Maître Kousri ainsi que son cabinet professionnel et a interpellé certains de ses clients pour faire pression sur eux.

Bien que le Procureur de la République à Bizerte soit informé des agissements de la police à l’encontre de Maître Kousri, le harcèlement va s’accentuant.

Cette situation fait suite à l’implication de Maître Kousri dans le procès de deux agents de police inculpés pour la mort de Ridha Jeddi, décédé à la suite des mauvais traitements qui lui ont été infligés par la police. Maître Kousri est l’avocat de la famille Jeddi dans cette affaire.

Après l’annonce du décès, fin septembre, de Ridha Jeddi, une manifestation avait eu lieu à Menzel Bourguiba lors de laquelle certains manifestants ont été arrêtés et torturés. Maître Kousri a déposé plainte. Il n’y a été donné aucune suite.

L’Observatoire rappelle que ces actes sont en contradiction flagrante avec la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998 notamment l’article 9, paragraphe 3 qui consacre le droit « d’offrir et prêter une assistance juridique professionnelle qualifiée ou tout autre conseil et
appui pertinents pour la défense des droits de l’Homme » et l’article 12 qui dispose que « l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de jure ou de facto, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de son exercice légitime » des droits de l’Homme.

Actions demandées :

Merci d’écrire aux autorités tunisiennes et de leur demander de :

i. prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour qu’il soit mis fin à ce harcèlement ainsi qu’à toutes représailles contre Maître Kousri, sa famille et son entourage;

ii. se conformer à la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme notamment à son article 1 aux termes duquel « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international » ainsi que ses articles 9, paragraphe
3 et 12;

iii. se conformer plus généralement à la Déclaration universelle des droits de l’homme et aux instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme qui lient la Tunisie.

Adresses :

M. Bechir TAKKARI, Ministre de la Justice, Ministère de la Justice, 31
Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax: + 216 1 568 106 E-mail:
mju@ministeres.tn

M. Abdallah KALLEL, Ministre de l’Intérieur, Ministère de l’Intérieur,
Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Telegram: Ministre
Intérieur, Tunis, Tunisie, Fax: + 216 1 340 888, E-mail:
mint@ministeres.tn

M. Dali JAZI, Conseiller Spécial auprès du Président de la République, Chargé des droits de l’homme, Palais Présidentiel, Tunis, Tunisie, Fax:
+ 216 1 571314

M. Salaheddine Maaoui, Ministre Délégué chargé des Droits de l’Homme, Bureau du Premier Ministre, Place du Gouvernement, La Kasbah, 1006
Tunis, Tunisie, Fax: + 216 1 570 842.

Paris – Genève, le 15 mars 2001
Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible. L’Observatoire a été Lauréat 1998 du prix des Droits de l’Homme de la République Française.

Pour contacter l’Observatoire, appeler la Ligne d’Urgence : Fax : 33
(0)1 55 80 83 92
Tél FIDH 33 (0)1 43 55 20 11  OMCT + 4122 809 49 39

 

UNE CARAVANE POUR SOUTENIR LA CAUSE DES DROITS DE L’HOMME EN TUNISIE A TRAVERS L’EUROPE. DES TUNISIENS ET DES EUROPEENS S’ACTIVENT POUR ELARGIR LA SOLIDARITE AVEC LA SOCIETE CIVILE EN TUNISIE.

 

N@RO PRESSE SERVICES

COMMUNIQUE

TUNISIE : l’envers du décor

CARAVANE POUR LES DROITS DE L’HOMME

La situation en Tunisie est marquée , aujourd’hui plus que jamais, par une inquiétante escalade dans la violation et atteintes aux libertés individuelles et collectives:

                    multiplication des procédures juridiques visant à donner un semblant                     de « légalité » à ce qui constitue, à l’évidence, des manifestations                             d’intolérance politique et de répression policière.

Le coup de force engagé contre la Ligue Tunisienne de défense des Droits de l’Homme ( LTDH) , constitue de ce point de vue un point culminant qui focalise la mobilisation des démocrates en faveur d’un des principaux acquis de la société civile Tunisienne.

Développement sans précédent du phénomène de violences policières sous toutes ses formes et qui cible, en toute impunité les défenseurs des Droits de l’Homme et des opposants,

Persistance de l’absence de liberté d’expression et tout particulièrement la liberté de la presse.

Négation de fait ( en contradiction flagrante avec la constitution de la Tunisie) du droit à la liberté d’association,recours, maintes fois dénoncé par les ONG Tunisiennes et internationales ainsi que les rapporteurs spéciaux des nations unies, de plus en plus répandu, des mauvais traitements et de la torture en toute impunité et en flagrante contradiction avec les engagements souscrits par l’Etat Tunisien,et, plus généralement , harcèlement systématique ( judiciaire, politique , agressions physiques, atteintes à la vie privée…) de nombre de militants et défenseurs des droits de l’Homme ou opposants, harcèlement qui confine parfois à de véritables chasses aux sorcières.

Devant cette détérioration de l’état des libertés publiques touchant tous les champs de la vie politique, syndicale économique ou culturelle et des Droits de l’Homme en Tunisie qui illustre la contradiction entre les discours du gouvernement Tunisien et ses pratiques, des regroupements de citoyens Tunisiens vivant en France et des associations et ONG Françaises, soutenues par plusieurs organisations syndicales, politiques et associatives , ont décidé d’unir leurs efforts pour lancer cette initiative ponctuelle commune de sensibilisation et d’information : « UNE CARAVANE POUR LES DROITS DE L’HOMME EN TUINISIE ».

Cette initiative vient soutenir les luttes engagées par un nombre croissant de démocrates et citoyens Tunisiens qui refusent et rejettent ces atteintes et qui trouvent de plus en plus d’échos auprès de l’opinion publique nationale et internationale et ont suscité nombre d’initiatives y compris à l’échelle des institutions internationales ( ONU, PE…). Elle se fixe comme objectifs :

informer et sensibiliser l’opinion publique en France et dans le monde,

élargir le champ de la solidarité active en faveur de la société civile Tunisienne,

agir auprès des autorités Françaises et Européennes ainsi qu’auprès des instances internationales pour amener le gouvernement Tunisien à respecter ses engagements en matière de respect des droits de l’Homme, de la démocratie et de l’Etat de droit, à travers notamment : la levée de toutes les poursuites à l’encontre de la LTDH et ses dirigeants légitimement élus par son V ème congrès, le respect inconditionnel des libertés publiques et individuelles garanties par la constitution et les conventions internationales et tout particulièrement en matière de liberté d’expression et d’association et l’arrêt immédiat de toutes les formes de harcèlement dont sont victimes les citoyens, les militants et défenseurs des Droits de l’Homme ou les opposants.

Plusieurs initiatives et escales sont d’ores et déjà prévues ( à Marseille, Lyon, Genève , Bruxelles, Strasbourg ou Evry …), d’autres sont en cours de préparation.

Un meeting , qui constituera le moment fort de la campagne, sera organisé à PARIS .

A l’invitation des députés Européens : Hélène Flautre, Yasmine BOUJNAH et Harlem DESIR ,

une conférence de presse sera organisée

au siège du parlement Européen:

VENDREDI 23 MARS à 11 H.

Au 288 bd St germain à Paris

INITIATIVE à l’appel de : LDH , France- libertés , CTS-LTDH, CRLDHT , ATF, FTCR, Hourrya-liberté…..

Et le soutien de : REMDH , FIDH, CGT, SUD-PTT, FSU , UGET- Fr, ASDHOM , CNAJEP…..

 
 
NARO SERVICES
Sources Infos : M.Allal
 

L’AFFAIRE MEHDI ZOUGAH OUVRE LES YEUX EN FRANCE.
LES MARSEILLAIS SE RENDENT COMPTE DE LA GRAVITE DE LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN TUNISIE.
CETE INVITATION EST ADRESSEE A VOUS TOUS

 

N@RO PRESSE SERVICES

Caravane pour les droits de l’Homme en TUNISIE

 » Défendons les Droits de l’Homme en Tunisie « 

La situation en Tunisie est marquée , aujourd’hui plus que jamais, par une inquiétante escalade dans la violation et atteintes aux libertés individuelles et collectives :

– La multiplication des procédures juridiques visant à donner un semblant de  » légalité  » à ce qui constitue, à l’évidence, des manifestations d’intolérance politique et de répression policière.

– Le coup de force engagé contre la Ligue Tunisienne de défense des Droits de l’Homme ( LTDH) , constitue de ce point de vue un point culminant qui focalise la mobilisation des démocrates en faveur d’un des principaux acquis de la société civile Tunisienne.

– Le développement sans précédent du phénomène de violences policières sous toutes ses formes et qui cible, en toute impunité les défenseurs des Droits de l’Homme et des opposants,

– La persistance de l’absence de liberté d’expression et tout particulièrement la liberté de la presse,

– La négation de fait (en contradiction flagrante avec la constitution du pays) du droit à la liberté d’association,

– Le recours, maintes fois dénoncé par les ONG Tunisiennes et internationales ainsi que les rapporteurs spéciaux des nations unies, de plus en plus répandu, des mauvais traitements et de la torture en toute impunité et en flagrante contradiction avec les engagements souscrits par l’Etat Tunisien, et, plus généralement , le harcèlement systématique ( judiciaire, politique et personnel) de nombre de militants et défenseurs des droits de l’Homme ou opposants, harcèlement qui confine parfois à de véritables chasses aux sorcières.

Face à cette situation, les organisations suivantes, ont décidé d’organiser une caravane pour les droits de l’Homme en TUNISIE depuis Paris , Marseille, Grenoble Strasbourg, Genève, dans le but d’élargir le champ de la solidarité active en faveur de la société civile Tunisienne, d’agir auprès des autorités Françaises et Européennes ainsi qu’auprès des instances internationales pour amener le gouvernement Tunisien à respecter ses engagements en matière de respect des droits de l’Homme, de la démocratie et de l’Etat de droit :

Ligue des Droits de l’Homme, France Libertés, Amnesty International ( section française), Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie, Comité Tunisien de Soutien à la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, Association des Tunisiens en France, Fédération des Tunisiens pour la Citoyenneté des deux Rives

Elles sont soutenues par : Fédération Internationale des Droits de l’Homme, Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme, CGT, SUD PTT, FSU, Parti Communiste Français

 

CONFERENCE DEBAT SUR INVITATION*:

COMMENT L’ETAT TUNISIEN POURSUIT SES RESSORTISSANTS EN DEHORS DE LA TUNISIE

LUNDI 26 MARS 2001, 20h00

faculté des sciences économiques,

Halle Puget 13001Marseille

Premiers signataires :

Aix solidarité, Amnesty International Marseille, ATTAC Marseille, Comité pour le respect des libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie collectif 13, Comité de soutien Mehdi Zougah, LDH (Comité régional PACA, Fédération 13, section Marseille Nord-Sud), Fédé 13 Parti Communiste, Syndicat des Avocats de France, …

· cette invitation est personnalisée faites vous connaître auprès des associations signataires par e-mail : carav@net-up.com

par fax : 04 91 03 81 72

 
 
NARO SERVICES
Sources infos: LDH & CRLDHT(13)
 
 

Le Soir du vendredi 16 mars 2001

Tunisie : le régime s’attaque à toute espèce de résistance  

« Nous sommes en exil dans notre pays »

 

Le pouvoir tunisien accroît la pression sur la société civile, par des intimidations au besoin brutales. Au point d’en dégoûter certains, comme Ben Brik, candidat à l’exil.

BAUDOUIN LOOS

Pendant que les touristes se pressent sur les plages de Tunisie, la société civile locale vit au rythme kafkaïen du harcèlement constant organisé par les barbouzes du pouvoir. Plusieurs personnes cataloguées parmi les opposants à briser ont ainsi récemment fait la connaissance d’individus qui, en toute impunité, les ont insultées, battues, avant ou après avoir opéré des déprédations à leurs véhicules et volé des documents qu’elles transportaient.

Emblématique parmi ces boucs émissaires, notre confrère Taoufik Ben Brik, célèbre pour sa grève de la faim victorieuse du printemps 2000, a fait parvenir au monde libre le noir message que voici : « Le 3 avril 2000, j’ai entamé une grève de la faim pour qu’on cesse de prendre en otage ma famille et mes amis, qu’on me permette de circuler librement en dehors et dans le pays, qu’on lève l’interdiction d’écrire qui me frappe depuis 1990. Aujourd’hui, je l’avoue, cette grève n’a servi à rien : ma ligne de téléphone est coupée, je suis encore interdit d’écriture dans mon pays, ma femme, mes soeurs et mes amis continuent à être tabassés, et chaque fois que je débarque à l’aéroport de Carthage, je me sens comme si je me livrais. »

Il poursuivait : « On m’enlève mes lectures, mes carnets d’adresses et mes manuscrits. Devant chez moi, un commissariat ambulant veille; ils me suivent partout, au marché, au café et dans la rue. Je sens en permanence une menace qui plane sur moi. Je crois qu’ils veulent me faire payer l’offensive médiatique des deux dernières années qui a fracassé la propagande benaliste [c’est-à-dire du président Ben Ali] et l’a définitivement classé parmi les dictatures les plus hideuses. Je n’ai jamais pensé m’exiler. Mais dans cette atmosphère de Kommandantur où les insoumis sont taxés de traîtres, ai-je le choix ? »

Ce  » coup de blues  » mènera-t-il Ben Brik à s’exiler comme le régime le souhaite sans doute ?

« Faire taire avant le référendum bidon »

« Il laisserait un grand vide, nous dit le docteur Mustapha Ben Jaffar, l’une des rares personnes que nous avons réussi à joindre par téléphone à Tunis. Je comprends bien que, comme les autres, le harcèlement lui rend la vie très dure, mais sa présence ici est importante. J’espère qu’il changera d’avis et profitera de la solidarité de la société civile. Certes celle-ci expérimente actuellement le refus total de dialogue avec l’empêchement de fonctionner non seulement des associations non reconnues mais même de la Ligue des droits de l’homme. Enfin, je ne désespère pas de voir le pouvoir ouvrir les yeux. »

Le langage de Moncef Marzouki, joint à Sousse, se fait plus radical. Pour ce célèbre médecin ancien président de la Ligue des droits de l’homme, empêché de travailler et de voyager, « le régime cherche à faire taire toute forme d’opposition à l’approche de l’annonce du référendum bidon sur le changement de la Constitution qu’il projette pour rendre  » légale  » la candidature de Ben Ali aux prochaines présidentielles de 2004 [Zine el-Abidine Ben Ali preste en principe le dernier mandat qu’il pouvait briguer]. J’avais été le premier, conclut-il, à dénoncer cette perspective en demandant sur la télévision arabe Al Jazira que l’on se tourne enfin vers la volonté du peuple par la voie d’un vrai suffrage universel. Ils sont allés très loin dans le mépris envers l’intelligence des gens. Nous sommes désormais tous en exil. Dans notre pays. »

Le Soir du vendredi 16 mars 2001
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2001

 
 

Reporters sans frontières :
Lettre au ministre de l’Intérieur, Abdallah Kaabi

 

16 mars 2001
TUNISIE

Deux publications étrangères censurées

Dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur, Abdallah Kaabi, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre l’interdiction de diffusion de deux publications étrangères, El Mustaqilla et Salama. Robert Ménard, secrétaire général de RSF, a demandé au ministre « de lever cette mesure ». « Non content d’empêcher les journalistes tunisiens de s’exprimer librement dans leur pays, le pouvoir interdit toute publication étrangère qui ose aborder la question des droits de l’homme en Tunisie », a ajouté Robert Ménard. RSF a rappelé que de nombreux journaux européens et maghrébins sont toujours interdits par le régime de Zine el Abidine Ben Ali.

Selon les informations recueillies par RSF, le dernier numéro du bimestriel Salama, édité à Paris, a été interdit de vente en Tunisie. Ce numéro qui contenait un article sur le statut des femmes, soulignait notamment « les limites à la liberté d’expression des Tunisiennes ». Le précédent numéro, également interdit, avait intitulé un article : « Tunisie : les paradoxes d’une démocratie a minima« . Le dernier numéro de l’hebdomadaire arabe El Mustaqilla, édité à Londres, a également été victime de censure. Deux articles étaient consacrés à la question des droits de l’homme dans le pays. Dans les deux cas, les autorités n’ont fourni aucune explication sur ces interdictions.

De nombreuses publications étrangères sont toujours interdites en Tunisie dont la presse française (Libération, Charlie Hebdo, La Croix, Le Canard enchaîné et L’Humanité), la presse privée algérienne ou certains titres privés marocains. Par ailleurs, les journaux autorisés comme Le Monde, Jeune Afrique – L’Intelligent ou Courrier international sont censurés lorsqu’ils traitent de la question des droits de l’homme en Tunisie. La presse sur Internet n’est pas non plus épargnée : les sites tunisiens d’information – comme Takriz (www.takriz.org) ou Kalima (www.kalimatunisie.com) – ou certains sites d’organisations de défense des droits de l’homme sont rendus inaccessibles depuis la Tunisie.

Þ Pour donner la parole aux journalistes tunisiens qui ne peuvent pas s’exprimer librement dans leur pays, RSF accueille sur son site :
chaque semaine, « La chronique du mouchard » de Taoufik Ben Brik
chaque mois, le magazine en ligne Kalima, de Sihem Bensedrine

 

UN TUNISIEN BRILLANT DIRIGE UN CENTRE D’ETUDES ET DE RECHERCHE A WASHINGTON.
Dr. RADHOUANE MASMOUDI ESSAIE D’ETABLIR UN LIEN INTELLIGENT ET NECESSAIREENTRE L’ISALM ET LA DEMOCRATIE.VOICI LE PROGRAMME DU 2éme CONGRES DU CSID.

  Organization: Center for the Study of Islam and Democracy (CSID)
Email: Radwan A Masmoudi <radwan.masmoudi@gte.net>
Date: Thu, 15 Mar 2001 23:01:33 -0500
Title: Conference on Islam & Democracy (April 7, 2001)

Dear CSID Members & Friends:

The Final Program for the CSID Second Annual Conference is attached.  As you can see, the program committee has put together an outstanding array of panelists and speakers, which will be enlightening and thought-provoking.  This conference is open to the public, but there is a nominal registration fee to partially cover the expenses of the Conference.  We hope you will join us on April 7.  Please use the attached Registration form to pre-register for the conference by March 26.

If you are also a Member/Fellow of CSID, we also invite you to attend the Second Annual Business Meeting, same day from 4:00 to 6:00 PM, in which we will discuss the affairs of CSID and elect five new members of the board.

Please let me know if you have any questions, and we look forward to seeing you on April 7, in Washington, DC.

                                                   Radwan Masmoudi
                                                   Executive Director

______________________

Center for the Study of Islam and Democracy (CSID)
Second Annual Conference

ISLAM, DEMOCRACY, AND THE SECULARIST STATE
IN THE POST-MODERN ERA

Saturday, April 7, 2001
Georgetown University Conference Center
3800 Reservoir Rd, NW
Washington D.C. 20057

PROGRAM

8:00 – 8:45 AM (South Gallery)   Registration and Continental Breakfast

8:45 – 9:00 AM (Salon H)           Opening Remarks by Charles Butterworth

9:00 – 10:30 AM (Salon H)         Islam and Democracy

                                 John Entelis, Fordham University (chair)

    a.. Islam and Democracy in Jordan: The Limits of Political Inclusion,
Timothy J. Piro,

    b.. Postmodern politics? Islam, Democracy, and the Yemeni State,Jillian Schwedler, University of Maryland
    c.. Democracy and Islam in Indonesia: NU – vanguard of civil societyor political pawn? Robin Bush, University of Washington

    d.. Islam, Ethnicity, Pluralism, and Democracy: Malaysia’s UniqueExperience. Osman Bakar, Georgetown University

    Discussant: Rasool Nafisi, Strayer University
10:30 – 11:00 AM (South Gallery) Coffee Break

11:00 – 12:30 PM (Salon H)        The Secular State
            Louis Cantori, University of Maryland, Baltimore County (chair)

    1.  Liberal Democracy and the Democratic Muslim Identity in Turkey:
Case Study – Abdullah Gul/Tayyip Erdogan and Necmettin Erbakan – Changing
Political Dynamics between Political Sons and Father Avis Asiye Allman

    2. Islam and the Secular State Louay Safi, International Institute of Islamic Thought.

    3. Islam and the Political Order: Islamic secularism in the works of Muhammed Arkoun, Muhammed Saïd al-‘Ashmawi and Fuad Zakariya Scott Morrison, Columbia University

    4. New Islamist Thinking: Mohammad Khatami Dissonant Vision of Islamic Politics Daniel Brumberg, Georgetown University

    Discussant: Mohamed I. Khalil

11:00 – 12:30 PM (Salon C)   Elements of Democracy with respect to Islam

               Charles Butterworth, University of Maryland (chair)

    1. The Majority Principle and its Application in Decision-making
Processes in Islamic Legal and Political Thought Ermin Sinanovic,
Syracuse University

    2. Islam and Democracy: The Underlying Philosophy Md. Moniruzzaman

    3. Popular Sovereignty in Contemporary Shii Political Thought Talib
M. Aziz

    4. Elements of Government in Classical American Thought Robert
Dickson Crane, Center for Policy Research

    Discussant: Fatma Bostan Unsal, Georgetown University.
12:30 – 2:00 PM (Salon DEF) Keynote Luncheon Address:

                    The Concept of Shura in Islamic History
                     Dr. Abdul Aziz Al-Twaijri (invited)
                     President of ISESCO, Rabat, Morocco

2:00 – 3:30 PM (Salon H)     Post-modernity

      Jamal Barzinji, International Institute of Islamic Thought (chair)

    a.. Postmodern Muslim Legality in a Secular State Ihsan Yilmaz

    2.. Islam and Democracy: Reflections on Abdolkarim Soroush Fred R.
Dallmayr, University of Notre Dame

    3.. The Search for a Third Discourse: Beyond Tradition and Ideology
M. A. Muqtedar Khan, Adrian College

    4.. Post_Modern Secularism, the Turkish Version, and its implications
on the Euro_Asian Political Panorama Bekir L. Yildirim

Discussant: Mustafa Malik

2:00 – 3:30 PM (Salon C)      Democracy in Practice, and Islam in Context

TBA (chair)

    a.. The Crisis of Human Rights Implementation in the Middle East:
Does Islamic Human Rights Activism Offer a Remedy? Neil Hicks, United
States Institute of Peace

    b.. The American Muslim Experience Mohamed Nimer, Council for
American Islamic Relations

    c.. Islamist Attitudes Towards Democracy Kamran Asghar Bokhari,
Southwest Missouri State University

    d.. Islamic Responses to Racism Nadeem Kazmi, al-Khoei Foundation

Discussant: Amjad Hussain Malik

3:30 – 4:00 PM (Salon H) Concluding Remarks by Ali A. Mazrui, Chair of CSID

  a.. Distribution of Plaques to Founding Members

4:00 – 4:15 PM (South Gallery) Coffee Break

4:15 – 6:00 PM (Salon DE) Business Meeting (Members Only)
  a.. Activities and Financial Report
  b.. Discussions
  c.. Elections of New Board Members

Co-sponsored by… (let me know if your organization is interested in
co-sponsoring this Conference)  Space is limited. Please RSVP by March
26, 2001. RSVP by Fax: 704-846-0629, or e-mail: radwan.masmoudi@gte.net

Registration: Early Registration (by March 26): $60 (non-members), $40
(Members) and $20 (students), On-Site Registration: $75 (non-members),
$55 (Members) and $30 (students). Registration includes continental
breakfast, buffet lunch, and coffee breaks.

For more information on CSID, please visit:
http://www.islam-democracy.org/

 

LE DEPART DU PENSEUR MUSULMAN ADEL HUSSEIN SUSCITE D’AUTRES REACTIONS CHEZ LES TUNISIENS. LES CONDOLEANCES DE Dr. HACHEMI HAMDI.

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áäÏä 16 ãÇÑÓ 2001 
 

 

Les Tunisiens ou amis, aux ministères, au Protocole, au transport aérien ou aux hopitaux, susceptibles de détenir des informations ou d’avoir de simples doutes sur des lieux où l’accusé Abdallah Kallel serait ou aurait séjourné, sont priés de contacter :

* CIDT-TUNISIE :(33 3) 81 41 33 22.           E-MAIL: cidtunisie@aol.com
* OMCT (Genève):(41 22) 809 49 39.            E-MAIL: omct@omct.org
* Vérité-Action (Fribourg):(41 79) 247 23 61.  E-MAIL: verite_action@hotmail.com
* CRLDHT (Paris)                                            E-MAIL: crldh@aol.com
* FIDH (Paris) (33 1) 43 55 25 18.                  E-MAIL: fidh@csi.com
* Partout en Suisse:  téléphoner à n’importe quel poste de police.

Khaled Ben M’barek.

(extrait du forum du CNLT)


Liste publiée grâce à l’aide exquise de l’association :
Freedoms Friends  FrihetsVänner Föreningen  Box 62 127 22 Skärholmen  Sweden
Tel/:(46) 8- 4648308 e-mail: fvf@swipnet.se



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