13 mars 2001

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LES TITRES DE CE JOUR:
  1. Un refugie tunisien en Suisse est en danger dans la zone d’attente a l’aeroport de Zurich


  2. Affaire M’barek: Le Canada appelé à rompre son mutisme

  3. Les sinistrés politiques vivent en dessous du seuil de la pauvreté

  4. Compte rendu de la visite de Me Radhia NASRAOUI et M. Salah HAMZAOUI à Genève

  5. Taoufik Ben Brik:  EL M’AALLEM, MONARQUE DES STADE
  6. C.R.L.D.H.  Tunisie

    :Les exactions et les actes de harcèlement se multiplient … en toute impunité.

  7. ÇáãÓÑÍí ÇáÊæäÓí ÊæÝíÞ ÇáÌÈÇáí Ýí ÍæÇÑ ÓÇÎä ãÚ ÎÇáÏ ÇáÃíæÈí Ýí ÈíÑæÊ Úáì ÕÝÍÇÊ « ÇáÍíÇÉ »

 

UN REFUGIE TUNISIEN EN SUISSE EST EN DANGER DANS LA ZONE D’ATTENTE A L’AEROPORT DE ZURICH. APPEL URGENT.

 

COLLECTIF DE LA COMMUNAUTE TUNISIENNE EN EUROPE

Appel aux autorités suisses pour sauver Mohamed Zitouni, demandeur d’asile en zone d’attente de l’Aéroport de Zurich

 

Paris, le 7 mars 2001

 

Nous lançons un appel urgent à toutes les autorités helvétiques compétentes et notamment à l’Office fédéral des réfugiés, au sujet de la demande d’asile, formulée lors de son arrivée à l’Aéroport de Zurich le 2 mars 2001, par notre compatriote Mohamed Zitouni, né le 12/04/1967 en Tunisie, porteur du passeport n° M109943, dossier de demande d’asile en Suisse : N 405559.

Nous demandons aux autorités helvétiques de sauver notre compatriote Mohamed Zitouni en lui accordant le bénéfice de la protection des réfugiés prévues dans la Convention de Genève, car l’examen de son dossier nous fait craindre que sa vie soit mise en danger en cas de retour en Tunisie, et ce pour les raisons suivantes :

1) Mohamed Zitouni a refusé dans l’exercice de ses fonctions d’agent du ministère tunisien de l’Intérieur de se livrer à des actes de violence contre des citoyens détenus pour leurs appartenances politiques présumées. Il a en outre refusé de mentionner dans ses rapports de police des faits susceptibles de servir à la répression de la mouvance islamiste pour leurs idées ou leurs activités pacifiques et constitutionnelles.

2) De ce fait, Mohamed Zitouni a été l’objet de rapports disciplinaires défavorables qui ont conduit à des interrogatoires avec usage de violences physiques et verbales contre sa personne de la part de ses collègues policiers sur ses idées et ses éventuels liens avec le mouvement islamiste Ennahdha.

3) Après l’Arrêté ministériel du 11 mars 1997 mettant fin à ses fonctions pour ne pas « avoir satisfait l’administration quant à l’accomplissement de son devoir », Mohamed Zitouni a entamé des démarches de recours gracieux auprès du Président de la République et du Ministère de l’Intérieur pour réintégrer ses fonctions. Ces démarches ont suscité une nouvelle répression avec de nouveaux interrogatoires avec usage de violences physiques et verbales pour le dissuader de poursuivre ses démarches de réintégration.

4) Mohamed Zitouni a alors entamé des recherches d’emploi dans le secteur privé. Là aussi, la persécution des autorités policières a été réactivée pour l’empêcher de travailler en dissuadant ses nouveaux employeurs de le garder.

5) Depuis, Mohamed Zitouni est resté sans ressources, et vivant dans la crainte de subir de nouvelles persécutions, d’autant que ses frères sont dans l’opposition et que l’un d’eux, Adel Zitouni, porte-parole du Parti Social Libéral, est demandeur d’asile en France, et Lassad Zitouni est membre de l’  « Organisation de la Jeunesse Sociale Libérale » chargé des relations extérieures dont le HCR possède un dossier établi lors de sa tentative de fuite pour l’exil en août-novembre 1999.

6) Mohamed Zitouni a depuis décidé de chercher refuge dans un autre pays et de dénoncer les méthodes policières répressives et criminelles du régime tunisien. Pour cela, il a fait croire aux autorités tunisiennes qu’il a pris la décision de chercher du travail dans un pays lointain – la Thaïlande (pays ne demandant pas de visa), et ainsi, il pu endormir la vigilance des autorités douanières sur ses véritables intentions et il a pu quitter le territoire tunisien par ruse et demander l’asile en Europe lors de son escale à Zurich.

7) Mohamed Zitouni craint pour sa vie en cas de retour dans son pays, car il possède des informations de premier plan sur le système sécuritaire criminel institué en Tunisie contre l’opposition et dénoncé par l’ONU et les ONG internationales et nationales à travers le monde. Cette « défection » d’un ancien fonctionnaire du ministère de l’Intérieur tunisien est d’autant plus dommageable pour le régime tunisien que Mohamed Zitouni est susceptible de donner des informations précieuses sur le cas de l’ancien Ministre de l’Intérieur Abdallah Kallel poursuivi par la justice suisse pour crimes de torture suite à une plainte déposée par M. Abdennacer Naït Liman, victime de tortures au Ministère de l’Intérieur à Tunis. Cette plainte a été suivie d’un mandat d’arrêt lancé par le juge genevois Mr Bertossa en date du 14 février 2001 contre l’ancien chef du ministère de l’Intérieur pour des crimes exercées dans le cadre de ses fonctions.

Pour tous ces faits, nous lançons un appel urgent aux instances compétentes en Suisse aux fins de protéger Mohamed Zitouni contre toute mesure d’extradition ou de refoulement qui mettrait sa vie en danger. Nous demandons aux autorités suisses d’accorder l’asile politique à Mohamed Zitouni conformément à la Convention de Genève sur les réfugiés.

P/ Le Bureau

Mondher Sfar 

Copie :

1) HCR, Paris.

2) Office Fédéral suisse des Réfugiés, Fax : 2951353.

3) Comité contre la Torture des Nations Unies, Genève

4) M. Bertossa, Juge d’instruction, Genève.

5) OMCT, Genève.

6) Mme Weidman, mandataire, Zurich, tél : 41-1-2726901

7) M. Abdennacer Naït Liman, Genève.

 

Pétition électronique pour Haroun M’Barek

 

Bonjour à tous et à toutes.
 
Je vous invite à passer au site ci-dessous et à y signer une pétition électronique que j’ai créée pour Haroun M’Barek. La pétititon sera sur le site pendant deux semaines seulement, alors parlez-en à vos amis.
 
 
Je sais, elle est en anglais seulement! Si vous connaissez un site semblable en français, faites-le moi savoir!
 
À bientôt,
 
Raynald
Amnistie internationale, groupe Outremont
 

Section canadienne francophone d’Amnistie internationale
Communiqué de presse

Tunisie: Affaire M’barek
Le Canada appelé à rompre son mutisme


Montréal – Le mardi 13 mars 2001 – La section canadienne francophone d’Amnistie internationale enjoint les autorités canadiennes à dénoncer publiquement la condamnation de Haroun M’barek, le 10 mars dernier, par le tribunal de première instance de Tunis, à trois ans de prison ferme et 5 ans de surveillance administrative.

Malgré l’absence totale de preuves contre l’accusé et au terme d’audiences qui n’ont duré que quelques minutes, Haroun M’barek, en violation flagrante du principe de la non réactroactivité des lois, garanti pourtant par la Constitution tunisienne, a été condamné sur la base d’une loi qui n’existait pas au moment où les faits reprochés se sont produits.

L’accusation de terrorisme était basée sur des aveux extorqués, sous la torture, à un ancien voisin de pensionnat, Moncef Ben Zaqam. Or, le juge a maintenu la validité de cette preuve, même s’il a été révélé que Ben Zaqam s’est par la suite rétracté, et il a refusé d’effectuer la confrontation entre ce dernier et Haroun M’barek, arguant du fait que le témoin était revenu sur ses déclarations.

 » Devant l’inconsistance des charges retenues contre Haroun M’barek et leur illégalité, comment le Canada pourrait-il conclure que ce demandeur du statut de réfugié a eu droit en Tunisie à un procès juste et équitable?  » a commenté Michel Frenette, directeur de la Section canadienne francophone d’Amnistie internationale.  » Les assurances reçues des autorités tunisiennes quant au déroulement du procès ne signifient rien. « 

Face à cette parodie de justice, un exemple de plus de la dégradation de la situation des droits humains en Tunisie, la Section canadienne francophone d’Amnistie internationale invite le Canada à :

     Adopter une position ferme face à la Tunisie lors de la prochaine session de la Commission des droits de l’Homme des Nations Unies, en demandant ou en appuyant la nomination d’un Rapporteur spécial sur la Tunisie.

     Soumettre la situation des droits de la personne en Tunisie à l’attention de l’observatoire des droits de la personne de l’Agence intergouvernementale de la francophonie, en demandant à ce que des mesures concrètes soient prises afin que la Tunisie se conforme aux engagements pris lors de la ratification de plusieurs traités internationaux dans le domaine des droits humains.

     Réexaminer le processus d’analyse des risques de renvoi qui s’est avéré déficient.

 » Le Parlement européen a déjà voté des résolutions condamnant le durcissement de la répression en Tunisie. Le Canada ne peut pas ne pas voir l’écart entre le discours du gouvernement tunisien et la situation qui prévaut actuellement sur le terrain. Il ne devrait donc pas rester muet. conclut Michel Frenette.

Source :

Amnistie internationale

Anne Sainte-Marie

Responsable des communications

(514) 766-9766

aste-marie@amnistie.qc.ca

 
 

Radio Canada
M’BAREK CONDAMNÉ
 

 






 

TUNISIE

 

Haroun M’Barek, le Tunisien que le ministère fédéral de l’Immigration a expulsé du Canada en janvier dernier a été condamné à 3 ans de prison ferme qui s’ajoutent à 5 autres années de « contrôle administratif » par le tribunal de première instance de Tunis.

M’Barek était poursuivi comme ancien dirigeant de l’Union générale des étudiants de Tunisie en 1991 et membre présumé du mouvement En-Nahda, une organisation politique islamiste.

Ses avocats ont fait appel en expliquant que l’accusation s’appuyait sur une loi postérieure aux faits reprochés et une preuve provenant des aveux d’un co-accusé qui s’est rétracté devant le tribunal.

Selon des informations transmises au Comité de soutien à Haroun M’Barek , celui-ci serait « dans un état physique et mental nécessitant des soins médicaux urgents ».
Dans un communiqué, le Comité dit tenir « le Canada comme un des grands responsables de cette tragédie »

Michel Désautels nous donne les derniers développements dans cette affaire que Sans FrontIères a suivi depuis le début.

Écoute du sujet

Reportages précédents sur le sujet

Un Tunisien déporté se retrouve en prison
Reportage du 25 janvier

Les explications d’Immigration Canada
Reportage du 15 février

Elinor Caplan (ministre de l’Immigration) s’explique
Reportage du 19 février

Le procès du tunisien M’Barek : une « parodie » de justice Reportage du 2 mars


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 Est ce qu’il y a un seul tunisien qui peut accepter ce sort inhumain, inqualifiable réservé à ces dizaines de milliers de femmes et d’enfants tunisiens ?

Lisez s’il vous plaît cet article et répondez en toute conscience !

 

Les sinistrés politiques vivent en dessous du seuil de la pauvreté

Les Mansouri, Moadh (12 ans), Intissar (10 ans), Wissal (6 ans) et Montassar (2 ans et demi) font partie de ces enfants sinistrés politiques que la Tunisie florissante de Ben Ali a su fabriquer par dizaines de milliers et qui sont plongés dans une détresse inhumaine.

Le tableau est classique tant il se répète selon le même scénario.

Le père est emprisonné pour « appartenance… » et la famille est punie pour les « crimes » commis par l’un des siens. Mais ici la sanction n’a pas de limite dans le temps. Elle poursuivra toute la famille qui entre dans un enfer sans fin.

Ayachi Mansouri est mécanicien dans une usine de plâtre à Meknassi (Sud ouest du pays). Il a la trentaine lorsqu’il est arrêté la première fois en décembre 1991. Il est condamné et purge une peine de 6 mois pour appartenance à organisation non reconnue. A sa sortie de prison, il est astreint à une « surveillance administrative » quotidienne durant 4 mois; la police l’oblige, ainsi, à signer un registre deux fois par jour à un horaire chaque fois modifié, de manière à l’empêcher d’organiser sa vie professionnelle et familiale. Pour nourrir sa famille, il est contraint à l’exode. Il trouve du travail à Khetmine près de Bizerte (extrême Nord),  dans usine de briques, puis dans une usine de câbles électriques. Mais il n’échappe pas au harcèlement de la police qui s’arrange à chaque fois pour le faire licencier. Ses convocations deviennent fréquentes au district de la sûreté nationale où il est gardé à vue chaque fois qu’un événement commémoratif, ou simplement sportif, se produit. Son domicile est fréquemment investi à des heures tardives de la nuit par la police, semant la terreur auprès de ses enfants.

Il se résout à devenir vendeur ambulant, dans les marchés aux puces. La persécution se resserre, sa marchandise est piétinée ou confisquée et il subit de longs interrogatoires sur l’origine du pécule qu’il investit pour acheter sa marchandise. En 1995 il est longuement gardé à vue et en 1998, il est de nouveau arrêté et condamné à trois ans de réclusion qu’il est en train de purger aujourd’hui à la prison de Kairouan.

Le calvaire de la famille ne s’arrête pas pour autant. Sa femme Tounès est régulièrement convoquée au district de Bizerte où elle est maltraitée, pour répondre de l’origine de ses ressources. Des pressions sont exercées sur le propriétaire pour qu’elle soit expulsée de son logement, ses retards de paiements sont une bonne excuse! Les « visites nocturnes  inopinées » de la police se poursuivent, sa cuisine, sa vaisselle et sa poubelle sont minutieusement inspectées pour identifier le repas mangé le soir par ses enfants. Et si par mégarde, quelque bonne âme lui a offert une aile de poulet, elle a droit au tabassage pour en avouer l’origine.

Le carnet de soins lui ayant été retiré, Tounès multiplie les démarches auprès du gouvernorat et de la délégation de Bizerte pour avoir accès au « carnet des pauvres », mis en vain! C’est une famille pestiférée qui est exclue de la catégorie des citoyens tunisiens. Leur détresse servira d’exemple.

Aujourd’hui, Moadh est tuberculeux et dépérit sans soins, Intissar souffre d’allergie non soignée, Wissal n’a pas pu être scolarisée, elle souffre d’une cataracte non opérée qui l’empêche de voir et Montassar souffre de malnutrition.Tounes, leur mère vient de lancer un cri de détresse.Sera-t-elle entendue?

Sihem Ben Sédrine.

(extrait du N°3 de www.kalimatunisie.com)

Nous appelons TOUS les opposants, tous les patriotes, tous les êtres humains qui ont un lien quelconque avec la Tunisie d’exiger par tous les moyens pacifiques, légaux possibles et imaginables l’intervention immediate du Comité International de la Croix-Rouge ( CICR basé à Genéve et ayant son bureau régional à TUNIS !) pour acheminer l’argent, la nourriture, les médicaments, les habits, les fournitures scolaires etc… à ces êtres humains sinistrés, SANS AVOIR COMMIS  AUCUN CRIME.

Une delegation représentant TOUS les courants, toutes les ong, toutes les sensibilities devrait à notre avis exiger une rencontre IMMEDIATE avec le president du CICR, Mr. JACOB KELLENBERGER pour lui rappeler la responsabilité de cette organisation humanitaire dans un cas de détresse humaine pareil et de discuter des solutions pour metre fin à ce malheur qui souillera la conscience de TOUS les tunisiens pour des generations entiéres.

Laissons les différends politiques de côté, il faut TOUT faire pour metre fin à cette tragédie inqualifiable.

Il faut les sauver, et tout de suite!

 
 

LA VISITE DU Pr. SALAH HAMZAOUI ET DE Me RADHIA NASRAOUI A GENEVE A ETE TRES CHARGEE. LES DETAILS DE LA VISITE ONT ETE PUBLIES SUR LA LISTE MAGHREB DES DROITS DE L’HOMME.
UNE BELLE INITIATIVE ET UN COMPTE RENDU TRANSPARENT DE LA PART DES DEUX FIGURES DE L’OPPOSITION TUNISIENNE. UN MODELE A SUIVRE.

Compte rendu de la visite de Me Radhia NASRAOUI et

M. Salah HAMZAOUI

à Genève du 05 au 09 mars 2001

 

Lundi 5 mars

Conférence publique de 19h 15 à 21h 15 (environ 70 personnes présentes)

Rencontre avec la presse suisse (ATS, Agence Info-Sud et Tribune de Genève)

de 22h à minuit autour d’un dîner en compagnie de plusieurs militants tunisiens et amis suisses.

Mardi 6

Départ de M. Salah HAMZAOUI

Rencontre de Me Radhia NASRAOUI avec la presse internationale dans la salle de la presse de l’ONU (Presse espagnole, ATF, ATS, Presse maghrébine, Radio Suisse Internationale pour le Sit swissinfo.com).

Visite de solidarité au centre culturel AL-HAMBRA à Genève où s’est déroulée la semaine culturelle palestinienne. Elle a assisté au concert animé par le groupe palestinien SABREEN. Elle a eu des entretiens informels avec le groupe SABREEN et d’autres personnalités palestiniennes et arabes présentes. Pendant la soirée, on a collecté des signatures de cartes postales destinées à la Présidence à Carthage, en faveur de M. Hamma Hammami et ses camarades qui vivent en clandestinité.

Mercredi 7

Rencontre avec une journaliste de la TV Suisse Romande à 10h,

Rencontre avec la députée de l’Alliance de Gauche Mme Anita CUENOD à 11h,

Rencontre avec le Bâtonnier de l’ordre des avocats du canton de Genève à 11h 45,

Interview avec Radio Canada (avec le journaliste M. CALINDA),

Rencontre avec Mme Brigite LACROIX  du Haut Commissariat des Droits de l’Homme des Nations Unies, à 17h 15.

Jeudi 8

Visite au siège du parti solidaritéS à 9h,

Visite au siège de la Commission Internationale des Juristes et entretien avec Mme HOUBEN la Coordinatrice du Comité Internationale pour l’Indépendance de la Magistrature et des Avocats, à 10h30,

Intervention devant la Commission des Droits de l’Homme du Grand Conseil de la République de Genève (Parlement), suivie de discutions,

Rencontre avec M. VIGNY Responsable de la Mission Suissse auprès de l’ONU,

Interview à la Radio Suisse Internationale et le sit swissinfo.com de langue arabe avec le journaliste M. Mohamed CHERIF,

Interview à Radio Zone avec le journaliste M. Jean MUSY,

Dîner avec les parlementaires de l’Alliance de Gauche Me Christian GROBET et Mme Anita CUENOD, et M. Alberto VELASCO également représentant d’attac Genève.

Vendredi 9

Rencontre avec Mme Brigitte LACROIX et 4 assistants de Rapporteurs spéciaux en présence de la représentante de FIDH.

 

La chronique du mouchard

Taoufik Ben Brik

 

EL M’AALLEM, MONARQUE DES STADES

 
Un téléphone mobile posé sur un fauteuil du hall de l’hôtel crachote :  » El M’aallem parti de Tunis, arrivera à Sousse à 20 heures.  » Sur le mur, une banderole ornée d’un logo fournit un indice sur l’identité de ce mystérieux voyageur. El M’aallem (le Boss) n’est autre que le président du FCT, le Football Club Tunisois.

L’hôtel situé au bord d’une autoroute dans les environs de Sousse, ville balnéaire, s’est préparé pour son arrivée comme il l’aurait fait pour Ben Ali. Dans le hall, des courtisans bavardent en grappes : des types grassouillets se dandinent comme des amibes avec leurs bracelets qui cliquettent, leurs bagues 24 carats étincelants et leurs portables qui émergent de leurs croupes moulées dans des jeans.

Les footballeurs, censés se dégourdir le samedi dans un stade local, arpentent le hall en marmonnant des mantras. Derrière moi une voix déclame :  » On va leur tanner le cul, mec ; leur montrer qui nous sommes. Ils vont voir. C’est de la viande froide.  » Inquiet, je me retourne vers un jeune noir au crâne aussi lisse qu’un ballon. Il porte un blouson qui a coûté la vie à toute une colonie de caméléons et sourit mystiquement, tout en donnant des coups de pied dans le vide.

J’attends qu’il marque son but imaginaire avant de lui demander comment il en est venu à faire partie de la jet-set du football.  » El M’aallem m’a acheté dès qu’il m’a vu évoluer dans l’équipe de mon village. Maintenant, tout ce que je veux, je peux l’avoir : fringues, voitures, nanas, piaules. El M’aallem, c’est mon père. « 

Le spectacle tourne toujours autour d’El M’aallem lui-même, comme je le découvre lorsqu’il arrive à l’hôtel avec trois heures de retard. Comme il opère toujours dans la confusion la plus totale – tous ses déplacements sont entourés d’un brouillard de frime et de désinformation qui sème ses rivaux et embrouille ceux qui sont à ses trousses – personne ne connaissait avec certitude l’heure de son apparition. En sortant du hall, je le reconnais à sa gueule luisante d’imberbe qui émerge d’une Mercedes-six portes, suivi d’un monstre flasque en costume noir. La gueule d’El M’aallem est célèbre. C’est un masque de gloire. Il aime dire que son masseur passe plus de trois heures à effacer ses rides  » avoir une gueule comme la mienne, c’est une grande responsabilité. C’est le signe évident d’une faveur divine.  » Mais aussi de sa propre capacité à échapper à toutes les lois, y compris celle du temps : il n’a pas d’âge.

À l’hôtel, les nouvelles relayées par le portable vont vite :  » El M’aallem est dans la maison !  » En un rien de temps, il se retrouve entouré de magouilleurs, d’adulateurs en puissance. Au milieu de la foule, seul son parfum féminin le situe. De temps en temps il aboie  » qu’il crève « , quand on lui parle des autres présidents de clubs adverses mis à l’écart d’un marchandage de droits de transmission. J’entends un éclat de rire tellurique, qui secoue sa carcasse. Au milieu de la mêlée, on lui passe des bébés pour qu’il les prenne dans ses bras. El M’aallem, que son minois désigne comme un saint, laisse venir à lui les petits enfants. Les serveuses, entre deux petits corps soulevés, lui tendent des serviettes en papier. Parfois, elles leur reviennent avec la signature d’El M’aallem, mais une fois sur deux, elles les récupèrent trempées, en boule, ayant servi à essuyer des bambins intimidés.

Le style décousu et le martèlement sonore d’El M’aallem, qui passe de la prophétie au profit, franchissent allègrement les contradictions de la vie tunisienne. Nationalisme et show-biz s’entremêlent, sans qu’un raccord soit visible.  » Nous sommes tous vêtus, énonce-t-il pompeusement, de la simple étoffe de notre destin. J’œuvre, je prie et je conclus des contrats ; qui dit mieux ? Gloire à Allah !  » Et d’étouffer un nouveau rot de ferveur ; l’homme ne manque pas d’air.

Certes, son chemin a été semé d’embûches, mais El M’aallem exprime solennellement sa gratitude pour les minutieux examens dont ses tricheries et ses tours de passe-passe financiers ont fait l’objet au cours des treize dernières années de la part de la brigade financière.  » Mes ennemis se sont unis dans la haine pour souiller mon nom. Mais j’ai extirpé d’eux leur venin. Je prêche l’amitié. Aucun mensonge n’est éternel : c’est Irfan qui l’a dit. Sûr que, comme le disait Attouga, si tu me piques, je saigne. Alors, je me préserve du mauvais œil. Je suis un vendeur d’espoir ; c’est ça mon truc. Bien, tiens, j’ai un doctorat ès sciences de la bonté, moi. « 

Il se gratte le ventre, aspire bruyamment un peu de Celtia et exhibe dans un sourire une double rangée de dents dangereuses et blanches comme des pierres tombales. El Maallem s’est forgé une réputation de sangsue, usant de ses footballeurs comme des petites mains et profitant de leur illettrisme pour s’en tirer en les dépouillant. Une fois, il a facturé à un footballeur, pour les 24 jours passés en formation à 100 dinars la journée, la jolie somme de 24 000 dinars. Mais bon, qu’est-ce qu’un zéro de plus ou de moins entre compères ?

D’ailleurs qu’est-ce même la richesse, sinon rien multiplié par l’infini ? El Maallem, qui a fait tout petit son apprentissage arithmétique dans un  » guignard  » (loterie de fête foraine), pèserait, dit-on, un milliard de dinars. Pourtant les footballeurs lui gardent apparemment toute leur confiance. Chaque fois qu’une étoile veut quitter son équipe, elle s’adresse obligeamment à El M’aallem.

 » Moi, j’espère que mon nom sera connu partout, me dit une nouvelle recrue, dès l’année prochaine.  » El M’aallem leur laisse leurs rêves. Il a foi en tous ses zéros multiplicateurs… Ce jour-là, sur le stade dont les pelouses sont peintes aux couleurs sang et or, plus d’un rêve a mordu la poussière. Un Keffois en quête de gloire, s’est brisé le genou. Un Kerkenien a été étouffé en avalant sa langue.

El M’aallem fait son entrée nonchalante et tardive, caressé par les projecteurs et salué par les supporters.  » El M’aallem est là, personne n’y peut rien !  » Les acclamations délirantes sont enregistrées. El M’aallem a revêtu la tenue royale qu’il porte pendant les derbys. Il traverse la cohue en oscillant, distribuant des saluts de la main et des sourires rusés comme autant d’aumônes.

Le but marqué par l’équipe adverse a déclenché une bataille rangée dans les gradins. Pendant une heure, les courtisans d’El M’aallem improvisent avec frénésie pour apaiser un public affamé de bagarre. El M’aallem lui-même a passé l’heure à déambuler du côté du banc des remplaçants, sans se soucier de la pagaille. Il a pareillement ignoré les insultes à son égard ; car pour lui, seule compte l’attention sans partage des autorités locales.

Je demande à l’une des serveuses, tout juste arrivée du bled, pourquoi elle voulait un autographe d’El M’aallem :  » Il est puissant, non ?  » répond-elle avec un sourire d’une charmante vacuité. Oui, il l’est. Mais à quel titre ? Pour avoir truqué des matchs ? Pour avoir acheté des arbitres ? Pour avoir lésé des footballeurs en ne leur versant pas leurs salaires ? El M’aallem est un tyran qui entend créer sa propre dynastie. Pour devenir un footballeur de première division, il faut signer un contrat avec lui. Avec sa famille élargie, El M’aallem contrôle personnellement le plus populaire et le plus riche des sports en Tunisie, autrefois réservé aux capitaines de l’industrie. En Tunisie, on ne s’encombre pas de ces détails. Ce qui compte, c’est d’être puissant, même si vous devez votre réputation à la corruption ou à un visage absurdement juvénile. El M’aallem, bien sûr, ne voit pas les choses ainsi.  » Je suis la concrétisation vivante du miracle tunisien « , aime-t-il à dire.

S’étant abreuvé à grands traits de Celtia, la bière locale, El M’aallem m’administre alors, dans un salon de l’hôtel ouvert uniquement pour lui après la fermeture, un de ses fameux monologues qui épuisent le vocabulaire et éreintent la syntaxe. Son extase exorbitée est celle d’un vendeur à la sauvette des faubourgs de Tunis, plombée de graves références d’autodidacte. El M’aallem, dont les pataquès ne sont pas dépourvus d’une certaine poésie aléatoire, a passé son temps d’adolescence à lire des sages comme Tintin, Zagor et Bleck le Roc. Ses allusions littéraires sont aussi solennelles que le coup de sifflet qui met fin à une mi-temps.

Les mots s’écoulent et jaillissent de sa bouche comme s’il donnait naissance au langage et, logo illogique, créait par la parole un monde biaisé et absurde.  » L’audace p’tit, l’audace, c’est ça mon truc.  » Effectivement ! Il a tout d’un fonceur,  » les gens sentent les vibrations que j’émets, parce que je suis un gars du peuple. Pour sûr j’ai côtoyé des rois, des présidents… Mais je préfère les masses aux classes, je reste en contact avec la rue. La plupart du temps, les puissants ont un bataillon de gardes du corps. Moi je n’en ai que dix. Tu sais, mec, j’ai la baraka ! « 

Là, El M’aallem, pour illustrer, commence à me parler des miracles qu’il aime à accomplir :  » Je récolte des épaves. Personne ne vient me voir avant de s’être fait baiser. Les footballeurs ne viennent me voir que lorsqu’ils touchent le fond. Moi, je sors ces mecs du ruisseau et je leur donne plus d’argent que personne n’en a jamais eu dans sa vie. Je les sors de la fange et je les fais se distinguer sur les stades. Moi, je peux arracher le possible aux mâchoires de l’impossible. Donne-moi un caillou et je t’en fais un dinar.  » Son pot-au-feu réthorique finit par déborder.  » Quand je trouve l’oiseau rare, je suis prêt à avaler des sabres pour lui. C’est en forgeant qu’on devient forgeron, mon pote. Mais je ne resquille pas. Je préfère baiser qu’être baisé. J’ai pas besoin d’avoir tout, moi. Je suis pas un avide qui s’étouffe d’indigestion. « 

À ce moment, El M’aallem, démentant ses propres affirmations, émet une éructation caverneuse. Je me souviens d’enquêtes sur ses contrats extorqueurs ; des footballeurs dépouillés de tout, sauf d’une infime portion de leurs salaires. Comme se lamentait un de ses poulains :  » si vous avez un dinar, El M’aallem en prend deux.  » El M’aallem engloutit quelques gorgées supplémentaires de Celtia, histoire de faire passer toutes ces couleuvres par son vaste canal alimentaire. Puis il passe à sa toute dernière trouvaille, la nouvelle recrue brésilienne à qui il cherche à donner la nationalité tunisienne pour qu’il endosse le maillot national.  » Personne ne peut me traiter de xénophobe. Moi, j’ose être ouvert. L’homme sans générosité reste au sol et n’a point d’aide. C’est mon credo. Je me lève dans la lumière du jour, je tends le rameau de l’olivier. Je suis une ode à la Tunisie. « 

Mieux encore, il semble savourer l’anarchie de l’ensemble : la panique des policiers qui aboient des imprécations dans leurs talkie-walkies, et la bagarre des deux camps qui fait rage. C’est cela qui constitue son miracle tunisien – un état d’indiscipline tapageuse, de liberté sans loi où, à coups d’intrigues et de filouteries, on peut se frayer un chemin jusqu’au sommet. Et où, à force d’esquives et de parades, on peut se maintenir sans pratiquement rendre des comptes.

Au dessus de la mêlée, il arpente le gazon artificiel du stade comme un spectre. Monarque de tout ce qui s’offre à sa vue, El M’aallem regarde le chaos et voit que cela est bon.

Le texte ci-dessus est une fiction.


Taoufik Ben Brick

 

 

C.R.L.D.H.  Tunisie

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie 

Communiqué

 

Les exactions et les actes de harcèlement se multiplient … en toute impunité.

Tawfik Ben Brik crie sa colère.

Khédija Cherif, agressée le samedi 10 mars 2001 pour la deuxième fois en l’espace de quelques jours, a été entendue le lundi 12 mars par le Procureur de la République à la suite de la plainte qu’elle a déposée le 2 mars. Cette plainte courageuse sera sans doute classée sans suites. Elle intervient, en effet, dans un contexte  caractérisé, en particulier au cours des quatre derniers mois, par une insupportable recrudescence des actes de harcèlement commis quotidiennement, et en toute impunité,  par les agents de la police politique à l’égard de toutes celles et de tous ceux  qui n’acceptent pas  de se taire face à la dérive despotique et totalitaire  de l’Etat RCD.

De “ la filature collante ”, à l’agression physique en passant par les provocations humiliantes, les injures, les interdits arbitraires, la coupure des lignes téléphoniques, les actes de vandalisme contre les voitures, ces exactions constituent le lot quotidien des militantes et militants défenseurs des droits de l’homme ou opposants politiques. 

L’objectif est tout à la fois d’intimider  les victimes de ce harcèlement quotidien  et leurs proches et de banaliser ces violations des droits les plus élémentaires. C’est justement cette banalisation de la pression policière et des agissements de petits malfrats auxquels la police a de plus en plus recours qu’il est nécessaire de dénoncer systématiquement.

La dénonciation de cet arbitraire de tous les instants est d’autant plus urgente  que le climat créé par la campagne médiatique hystérique de calomnies et de diffamation orchestrée par le pouvoir  contre “ les traîtres à la nation ”  aggrave les risques de dérapage.

C’est ainsi que se sont multipliés depuis quatre jours, de jour comme de nuit,  les actes de vandalisme  contre les voitures  d’un certain nombre de personnes. Après Khédija Cherif et Souhyer Belhassen, Maître Radhia Nassraoui, Maître Alya Cherif Chammari et Fethi Ben Brik Zoghlami ont ainsi fait les frais  depuis le samedi 10 mars 2001 de ces “ casseurs à visages découverts ”  assurés de rester impunis.  Au-delà des dégâts non négligeables  occasionnés, ces actes  de vandalisme visent à renforcer le climat d’insécurité et à intimider les personnes visées et leurs proches.

 

L’appel, ci-dessous,   de Tawfik Ben Brik  décrit  l’amertume  qui frappe une Tunisie agitée, voilà presque un an, par sa très médiatique grève de la faim, suscitant alors l’espoir de voir la chape de plomb se lever. La tentation de “ l’exil ” n’est certainement pas une alternative à l’enfermement intérieur auquel le régime policier de Mr Ben Ali réduit les femmes et hommes libres de ce pays. C’est à cela que les prédateurs du régime veulent arriver : une sorte de purification politique qui leur  laisse  les mains libres  à l’abri des regards et des curieux. La solidarité avec les insoumis,   ceux-là mêmes  qui représentent aujourd’hui l’honneur du pays et sa fierté, doit s’amplifier.  L’acharnement  policier et répressif qui les vise doit être décrié et dénoncé face  à un régime qui  a perdu tout simplement le sens des intérêts supérieurs du pays en asservissant l’Etat et les biens publics au profit  d’un pouvoir personnel, autoritaire et clanique. 

Paris , le 13 mars 2001

Le cri de Tawfik Ben Brik

“ Le 3 avril 2001 soit aujourd’hui une année, j’ai entamé une grève de la faim pour qu’on cesse de prendre en otage ma famille et mes amis, qu’on me permette de circuler librement en dehors et dans le pays, qu’on  lève  l’interdiction d’écrire qui me frappe depuis 1990, qu’on rétablisse ma ligne téléphonique et que je recouvre mon courrier. .

Aujourd’hui, je l’avoue cette grève n’a servi à rien : ma ligne de téléphone est coupé, je suis encore interdit d’écriture dans mon pays, ma femme, mes soeurs et mes amis continuent à être tabassés et chaque fois que je débarque à l’aéroport de Carthage je sens comme si je me livrais. On m’enlève mes lectures, mes carnets d’adresse et mes manuscrits. Devant chez moi, un commissariat ambulant veille; ils me suivent partout, au marché, au café et dans la rue. Je sens en permanence une menace qui plane sur moi. Je crois qu’ils veulent me faire payer l’offensive médiatique des deux dernières années qui a fracassé la propagande benaliste et l’a définitivement classé parmi les dictatures les plus hideuses. Je n’ai jamais pensé m’exiler. Mais dans cette atmosphère de Kommandatur où les insoumis sont taxés de traîtres, ai-je le choix ? ”

Tunis, le 13 mars 2001

 
 

ÇáãÓÑÍí ÇáÊæäÓí ÊæÝíÞ ÇáÌÈÇáí Ýí ÍæÇÑ ÓÇÎä ãÚ ÎÇáÏ ÇáÃíæÈí Ýí ÈíÑæÊ Úáì ÕÝÍÇÊ « ÇáÍíÇÉ » áíæã 12 ãÇÑÓ 2001.

 

 íÍãá Úáí æÒÇÑÉ ÇáËÞÇÝÉ ÇáÊæäÓíÉ áÏÚãåÇ ÚÇÏá ÇãÇã æíÄßÏ Ãäå áÇ íÞÈÖ ãä ÇáßæíÊ

ÊæÝíÞ ÇáÌÈÇáí: áÓÊ ãÚÇÑÖÇð áßääí áÓÊ ãåÑÌ ÇáÓáØÉ ÃäÇ ÑÌá ãÓÑÍ æãÓÃáÉ ÇáåæíÉ áÇ Êåãäí

ÓÇåã ÊæÝíÞ ÇáÌÈÇáí Ýí ÊÃÓíÓ ÇáãÓÑÍ ÇáÌÏíÏ Ýí ÊæäÓ ãäÐ ÓÈÚíäÇÊ ÇáÞÑä ÇáãÇÖí¡ æÇäÝÑÏ ÈÊÌÑÈÉ ÑÈãÇ ßÇäÊ ÝÑíÏÉ Ýí ÊÇÑíÎ ÇáãÓÑÍ ÇáÚÑÈí ÇáÍÏíË¡ ÅÐ Úãá Úáí ÇáäÕæÕ ÇáÃÏÈíÉ ãä ÛíÑ Ãä íÞÚ ÊÍÊ æØÃÊåÇ ÇááÛæíÉ. Èá åæ ÇäØáÞ ãäåÇ áíÈäí ÚÇáãÇð ãä ÇáÍÑßÉ æÇáÇËÇÑÉ æÇáãÔåÏíÉ.
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ÎÇáÝ ÊÚÑÝ
áã íõÚÑÝ ÊæÝíÞ ÇáÌÈÇáí ãÎÑÌÇð ãÓÑÍíÇð ÅáÇ Ýí ÃÚãÇá ÊÌÑíÈíÉ ÊõÚÏ Úáí åÇãÔ ÇáÚãá ÇáãÓÑÍí ÇáãÊßÇãá¡ ÃÚäí ÊÌÑÈÊí ÝåãÊ ÅáÇ æ æíáñ æÈÚÖåÇ ãÃÎæÐ ãä äÕæÕ ÚÇáãíÉãÇ ÇáÐí íÌÚáß ÊÊÌå Çáí ÇáÇÔßÇá ÇáÊÚÈíÑíÉ ÇáÊÌÑíÈíÉ¿ åá åæ ÊÌÑíÈ ãä ÃÌá ÇáÊÌÑÈ¿


áäÈÏà ãä ÚÑÖ ÎÇáÝ ÊÚÑÝ ¡ íÞæá ÇáãËá ÇáÔåíÑ ÃäÇ ÃÝßÑ ÅÐÇð ÃäÇ ãæÌæÏ . æÃäÇ ÃÞæá: ÃäÇ ÃÎÇáÝ ÅÐÇð ÃäÇ ãæÌæÏ ¡ áÃä æÑÇÁ ÎÇáÝ ÊÚÑÝ ÛÑÖÇð Ýí ÇáãÊÇÌÑÉ Ãæ ÇáãÓÇæãÉ. æãä íÞæá åÐÇ ÇáßáÇã íÄãä Ãä Ýí ÌÒÁ ãä ÇáÝä ãÊÇÌÑÉ íæãíÉ. æÃÊÕæÑ ÍÊí Çáíæã Ãä ÇáÛÑÖ ÇáÃÓãí Ýí Ãí Úãá Ýäí åæ Ýí Ãä íßæä ãÓÊÞáÇð ÈÐÇÊå. æáíÓ åäÇß ÇÓÊÑÇÊíÌíÉ ãÓÈÞÉ áßÓÈ ÑÖí Ãæ ÇÓÊäÝÇÑ Ãæ ÇÓÊäßÇÑ. ÇááÍÙÉ ÇáÝäíÉ ÊÞÚ ãä Ïæä ÚæÇÆÞ æáÐÇ ÝÇáãÑÇÍá Ãæ ÇáÃÚãÇá ÇáÊí ÐßÑÊåÇ ÞÏ ÊÈÏæ ãÊäÇÝÑÉ Ýí ÃÔßÇáåÇ ÈÏÁÇð ÈÚÑÖ ÝåãÊ ÅáÇ æÇäÊåÇÁ ÈÜ ßáÇã Çááíá . ÚáãÇð Ãä ßáÇã Çááíá ¡ æááÊÇÑíΡ ÈÏÃÊ ÞÈá ÇáÚãáíä ÇáÃÎíÑíä. æßáãÉ ÇÓßÊÔÇÊ ÑÈãÇ íÑÇÏ ÈåÇ ÇáÊÞáíá ãä ÞíãÉ ÇáÚãá Åä Úáí ÇáãÓÊæí ÇááÝÙí Ãæ ÇáãÓÑÍí. æÊÌÑÈÉ ßáÇã Çááíá ÈÍÓÈ ÇÚÊÞÇÏí¡ áÇ ÊÞá ãÛÇãÑÉ Úä ÛíÑåÇ. æåäÇ ááÊÕÍíÍ Åä ÚÑÖ æíá ááããËáíä áã Êßä ÈÇáÚÇãíÉ¡ Èá ßÇä ÚãáÇð ÞÏãÊå Úä äÕ áÏíÏÑæ Úä ããËá íÊÍÏË ãä æÌåÉ äÙÑå Úä ÇáÝä ÇáãÓÑÍí. ææÌåÉ äÙÑ ÏíÏÑæ ÊÚÊÈÑ ãä Ãæáí ÇáäÙÑíÇÊ ÇáÊí ÊäÇæáÊ ÇáããËá Ýí Ôßá ÍÏíË æËæÑí Ýí Ðáß ÇáæÞÊ¡ æáåÐÇ ÇÚÊÈÑÊå ãÑÌÚÇð ãåãÇð áÇ ÈÏ ãä ÊäÇæáå.
ÕÍíÍ Çä ÊÌÑÈÉ ÚÑÖ ÝåãÊ ÅáÇ ÇäØáÞÊ ãä äÕ ãßÊæÈ Ëã ÍÕá ÊÌÇæÒå áíÓ áÃäå áã íÄÏø ÏæÑå ßãÇ íäÈÛí æáßä áÃääÇ ÏÎáäÇ Ýí ÇÔßÇáíÉ ÌÏíÏÉ¡ åí ÇÔßÇáíÉ ÇááÇäÕ ÇáÊí ÃÝÖÊ ÈäÇ Çáí ÅÔßÇáíÉ ÇááÇáÝÙ¡ ÇááÇÍÑÝ¡ ÇááÇÍÑßÉ. æÃÊÕæÑ ÇääÇ áæ ÐåÈäÇ Çáí ÇáãÓÑÍ ãä ÇáÇÌãÇÚ áÓÞØ æáã íÚÏ áå æÌæÏ¡ æÎÕæÕÇð Çä ÃÏæÇÊäÇ æãÌÊãÚÇÊäÇ æÊÇÑíÎäÇ ÇáÝßÑí æÇáãÓÑÍí áÇ ÊæÌÏ ÝíåÇ ÊÑÇßãÇÊ Çáí ÏÑÌÉ íÎÇÝ ÝíåÇ ÇáÇäÓÇä ãä ØÑÞ ÈÇÈ ÌÑíÁ Ãæ ØÑÍ ÎáÇÝ. ÚáãÇð Çä ãÌÊãÚäÇ ãíÊ æÞÇäÚ æÃÑíÏ ãä ÇáãÓÑÍ Çä íÏÇÝÚ Úäí æáíÓ ÇáÚßÓ. æãä åÐÇ ÇáãäØáÞ åäÇß ÊÌÑÈÉ ÑÈãÇ ÊÖíÝ ÔíÆÇð ÌÏíÏÇð Çáí ÇáãÓÑÍ. æáßä ãÇÐÇ íãßä ãÌÊãÚäÇ ÇáÚÑÈí Ãä íÖíÝ Çáí åÐå ÇáãäÙæãÉ ÇáÇäÓÇäíÉ¿ ÝäÍä ääÞá ÏÇÆãÇð ÇÔßÇáíÇÊ Ýí ãÌÇáÇÊ áíÓÊ åí ÇáãÌÇáÇÊ ÇáÍÞíÞíÉ. æáÛÇíÉ Çáíæã áíÓ åäÇß äÞÇÔ ÍÞíÞí Úä ÇáÝä ÇáãÓÑÍí¡ Èá äÍÇæá ÏÇÆãÇð Çä äÓÞØ Úáí ÇáãÓÑÍ ÌÇäÈíÇÊ ÞÏ ÊÚäí ÃãÑÇÖÇð ÇÌÊãÇÚíÉ æãÌÇáÇÊ ÃÎÑí áÇ ÔÃä ááãÓÑÍ ÈåÇ.
ÃäÊ áã ÊÓÃáäí Úä ÇáäÎÈÉ æáãä ÇáãÓÑÍ¡ æåá íßÝí ãËáÇð åÐÇ ÇáÇÕØÏÇã. ÇáÇÓßÊÔÇÊ ÇáÊí Êßáã ÇáÈÚÖ ÚäåÇ Ýí ßáÇã Çááíá áíÓÊ ÇÓßÊÔÇÊ. æÃäÇ ÃÑÝÖ åÐå ÇáßáãÉ ßãÇ åí ãÊÏÇæáÉ Çáíæã Ýí ãÌÊãÚÇÊäÇ æáíÓ Ýí ÃÕáåÇ ÇááÛæí æÇáÊÇÑíÎí.
ÚäÏãÇ ÈÏÃÊ ãÔÑæÚ ßáÇã Çááíá ÚÇã 1989 ÞáÊ Çä ÇáãÓÑÍ ÇáÂä ÅãÇ ÊÚáíãí Ãæ ÝæÞí. áÃä ãæÖæÚ ÇááÛÉ ÛíÑ ÈÑíÁ. æáíÓ åäÇß ÊÈÑíÑ ÈÑíÁ ááÃÔíÇÁ. ÝãÌÊãÚäÇ ãÓÊÚãÑ ÏÇÆãÇð¡ ÊæäÓ ãÓÊÚãÑÉ ËÞÇÝíÉ Úáí ÍÓÇÈ ÇáÔÑÞ æÇáãæÇØä ÇáÊæäÓí ÊÊäÇÒÚå ÈÓØÍíÉ ÔÑÞíÊå Ãæ ÛÑÈíÊå. ÇáÊæäÓí Ýí åæíÊå ãÐÈÐÈ ÏÇÆãÇð¡ Ýåæ áíÓ ÔÑÞíÇð æáÇ ÛÑÈíÇð Èá ãÞáÏ ßÇáÃÛäíÉ ÇáÊæäÓíÉ (Þáíá ãä ãÕÑ æÞáíá ãä ÊæäÓ). æãÌÊãÚäÇ ãÓáæÈ ÍÊí Ýí ÇááÝÙ¡ æßáÇãå íãßä ÊáÎíÕå Ýí ÎãÓíä ãÝÑÏÉ íÓÊÚãáåÇ Ýí Çáíæã ÇáæÇÍÏ. æËãÉ äæÚ ãä ÇáÇÞÊÕÇÑ ÇáÐÇÊí ááåæíÉ ÇáÔÎÕíÉ. æÇáÍÞíÞÉ Çä Ýí ÊÌÑÈÉ ßáÇã Çááíá åÐå ÇáÇÔßÇáíÉ æåí Ãä ÇáÊæäÓí íÚÊÈÑ ÚÇãíÊå ÓÇÞØÉ æÝÞíÑÉ æãÈÊÐáÉ æáÇ íãßä Ãä ÊÚÈÑ Úä ÃÝßÇÑ. Ýåæ íÓãÚ æíÓÊãÊÚ ÈÇááåÌÉ ÇáãÕÑíÉ ÃßËÑ ãä áåÌÊå. æÑÈãÇ åÐÇ äÇÌã Úä ÊÞÕíÑ ãä ÇáÔÚÑÇÁ æÇáÝäÇäíä ÇáÐíä ÎáøÝæÇ äæÚÇð ãä ÇáÇäÓÍÇÈ Ãæ ãä ÇáäÎÈÉ ÇáÊí ÊÚÊãÏ Ýí äÞÇÔÇÊåÇ Úáí ÇááÛÉ ÇáÝÑäÓíÉ æáíÓ ÇáÚÇãíÉ. æåÐÇ íÏá Úáí Ãä ÇáÊæäÓí áÇ íãáß Ýí äÝÓå ãÞæãÇÊ Þíãå ÇáËÇÈÊÉ. Ýåæ íÓÊáÝ ãä ÇáÎÇÑÌ æíÎáØåÇ. æ ßáÇã Çááíá ÌÇÁÊ Öãä ÊÌÑÈÉ ÇáãÓÑÍ ÇáÊæäÓí ÈÇáÚÇãíÉ. æÇáäÇÓ ÚãæãÇð ÊÚÊÈÑ Ãä ÇáãÓÑÍ ÈÇáÚÇãíÉ åæ ãÓÑÍ ÏíãÇÛæÌí ÔÚÈí æåÐÇ ãÇ íäØÈÞ ÃíÖÇð Ýí ÊæäÓ. ÅÐ íÞæá ÇáäÇÓ: åÄáÇÁ ÇáÐíä íÊÚÇãáæä ãÚ ÇáÚÇãíÉ åã ÏÚÇÉ ÇáÝßÑ ÇáÝÑäßæÝæäí æåã ÚãáÇÁ ááËÞÇÝÉ ÇáÛÑÈíÉ. æåÐÇ ÎáØ ÛÑíÈ Ýí ãÌÊãÚäÇ. ÊÌÑÈÉ ÇáÚÇãíÉ ÈÏÃÊ Ýí ÇáÓÈÚíäÇÊ ãÚ ÇáãÓÑÍ ÇáÌÏíÏ . ÞÈá Ðáß ßÇä Úáí Èä ÚíÇÏ æåæ ÚäÏãÇ ÈÏà ÇäßÓÇÑå æÑÇÍ íõäÊÞÏ Úáí Çä ãÓÑÍå ÈæÑÌæÇÒí ÃÎÐ íÊÚÇãá ãÚ ÇáÚÇãíÉ. ÝÞÏã ãÓÑÍíÉ ÇáãÇÑíÔÇá ÇáãÔåæÑÉ. æáßä ÊÈÞí ÇáÚÇãíÉ ááÝæÏÝíá æÈÇáÊÇáí Ýåí ÊÝÞÏ ÞíãÊåÇ ÇáÝßÑíÉ. ÊíÇÑ ÇáãÓÑÍ ÇáÌÏíÏ ÊÚÇãá ÈÇáÚÇãíÉ ßãÚØí ÔÎÕí æáíÓ ßäÇÞá ááÚÇãíÉ Ãæ áÑÏ ÇáÇÚÊÈÇÑ ÅáíåÇ.


Ýí ÇäÊÎÇÈÇÊ ÊæäÓ ÇáÑÆÇÓíÉ ÚÇã 89 ÏÚæÊ ÇáãÓÑÍííä æÇáãËÞÝíä Çáí ÊÃííÏ ÊÑÔíÍ ÇáÑÆíÓ Òíä ÇáÚÇÈÏíä Èä Úáí¡ áßäß ÇáÂä ÊØÑÍ äÝÓß ßãÚÇÑÖ ÊÞÑíÈÇð æÊÓÊÖíÝ Ýí ÇáÊíÇÊÑæ ÇÌÊãÇÚÇÊ ááÑÇÈØÉ ÇáÊæäÓíÉ áÍÞæÞ ÇáÇäÓÇä. ãÇ ÓÈÈ åÐÇ ÇáÇäÚØÇÝ Ãæ ÇáÊäÇÞÖ Ýí ãæÞÝß ãä ÇáÓáØÉ¡ ææÇÞÚ ÇáÍÇá Çä ãÑÔÍß åæ ÇáÐí íÊÑÈÚ ÚáíåÇ ãäÐ ãÇ ÞÈá ÇäÊÎÇÈÇÊ 89 Çáí ÇáÂä¿


áÓÊ ãæÇÝÞÇð æáÇ ãÚÇÑÖÇð¡ ÃäÇ ãÓÑÍí. æÇáãÓÑÍí åæ Ýí ÑÃíí ÝæÞ åÐå ÇáíæãíÇÊ. ÇáãæÇØä ÇáãÓÑÍí áå ãæÞÝ æáßä áÇ íÖÚå ßÑßíÒÉ ááÊÚÇãá. ÃäÇ áã ÃÏÚõ Çáí ãäÇÕÑÉ Èä Úáí. ÃãÇ ÇáÊíÇÊÑæ Ýåæ ÝÖÇÁ ãÏäí ÇÌÊãÇÚí æãä ÇáØÈíÚí Ãä íÍÊÖä áÞÇÁÇÊ áÃÚÖÇÁ Ãæ åíÆÇÊ ãÏäíÉ. ÈæÑÕÉ ÇáÎáÇÝÇÊ Ãæ ÇáÇÔßÇáíÇÊ ãÚ ÇáÓáØÉ áÇ ÏÎá áí ÈåÇ. ÊÞæá áãÇÐÇ æßíÝ æÇáÑÇÈØÉ ßÇäÊ ãÌÊãÚÉ æåí ÕÏíÞÉ. ÃÞæá áß ßáÇ¡ Çáíæã äÒáÊ Ýí ÇáÈæÑÕÉ. äÍä áÇ äÓáß ÓáæßÇð ÓíÇÓíÇð áÊÞæá ÃäÇ ãæÇØä ÓíÇÓí¡ æáßä ÇáÓÄÇá Ãíä¿! æãÊí ßÇäÊ ÇáÓíÇÓÉ ãÍæÑÇð áäÔÇØ ÇáãæÇØäÉ¿ åÐå áåÇ ÃÕÍÇÈåÇ. ÃßÑÑ ÃäÇ áÓÊ ãÚÇÑÖÇð¡ æáßä ÑÈãÇ Ýí ãÚäí ÇáÎáÇÝ æÇáÇÎÊáÇÝ äÚã¡ ÃäÇ ãÎÊáÝ.

ÊÞÕÏ ãÚ ÇáÓáØÉ¿


ßáÇ áíÓ ãÚ ÇáÓáØÉ æÅäãÇ ãÚ Ãí ÓáØÉ. æØÈíÚÊí Ãä Ãßæä ãÎÊáÝÇð æáæ ßäÊ ãæÇÝÞÇð áÃÕÈÍÊ ÈáíÏÇð ÛíÑ äÇÝÚ. æØÇáãÇ ÃäÇ ãÓÑÍí ÅÐÇð ÃäÇ ãÎÊáÝ¡ æáæ ßäÊ ÚßÓ Ðáß áÃÕÈÍÊ ãåÑÌ ÇáÍÇßã Ãæ ÇáÓáØÇä. æáíÓ åäÇß ÊÇÑíÎ ááãÖÍßíä. æÇáÐíä ÃÖÍßæÇ ÊæÝæÇ ãÚ ÇáÍÇßã.

ÇáãÓÑÍ æÇáÊãæíá
Ýí ÈÏÇíÉ ÇÏÇÑÊß ãÓÑÍ ÇáÊíÇÊÑæ ÇÓÊÞØÈÊ ÃÈÑÒ ÇáÝÑÞ ÇáãÓÑÍíÉ ÇáÊæäÓíÉ¡ áßä ÇáÝÑÇÛ Íæáß ÇáÂä ÕÇÑÎ: áãÇÐÇ ÈÞíÊ æÍÏß¿ åá åæ ÞÑÇÑß¡ Ãã ÇÑÊÝÇÚ ÇÓÚÇÑß¿ æáãÇÐÇ áÇ ÊÊÓÇåá ãÇáíÇð ãÚ ÇáÝÑÞ ÇáÊæäÓíÉ ÇáÃÎÑí ãÇ ÏãÊ ÊÊÞÇÖí ÓäæíÇð 15 ÃáÝ ÏíäÇÑ ãä æÒÇÑÉ ÇáËÞÇÝÉ¡ ÇÖÇÝÉ Çáí ÏÚã ãÄÓÓÇÊ ÃÎÑíææÇÞÚ ÇáÍÇá Çä ÇáÇíÌÇÑ ÇáÓäæí Ýí ãÓÑÍß åæ 12 ÃáÝ ÏíäÇÑ. æäÚáã Ãä ÇáãÇáßíä æåã ßæíÊíæä íÞÏãæä áß ÊÓåíáÇÊ ÝÇáãÈäí ÊÇÈÚ áÝäÏÞ ÃÈæ äæÇÓ ÇáãÔÊá ¿


åÐÇ ßáÇã ÓÎíÝ æáÇ ÞíãÉ áå¡ áÇÚÊãÇÏå Úáí ãÚØíÇÊ åí ááÊÈÑíÑ Ãæ áÊÝÓíÑ ÃÔíÇÁ ÃÌåáåÇ. áæ ÃÑÏÊ ÇáËÑÇÁ áÇÔÊÛáÊ ÎÇÑÌ ÇáãÓÑÍ æÎÇÑÌ ÇáÊíÇÊÑæ . æáÇ ÏÇÚí ááÞæá ßíÝ íÚíÔ ÇáÊíÇÊÑæ Ýåæ íÚíÔ ãä ÚÑÞ ÌÈíäå æÌÈíä ÇáÚÇãáíä Ýíå. ÇÊåãæäí ÈÃÎÐ ÇáÏÚã ãä ÇáßæíÊííä ÎáÇá ÍÑÈ ÇáÎáíÌ ÚäÏãÇ ÏäÊ äÙÇã ÕÏÇã ÍÓíä ææÕÝÊå ÈÇáÏíßÊÇÊæÑí ÈÛÖ ÇáäÙÑ ÚãÇ ÞáäÇå Úä ãÚÇäÇÉ ÇáÔÚÈ ÇáÚÑÇÞí Ýí ÇáæÞÊ äÝÓå. Þíá ÚäÇ ÇääÇ ÚãáÇÁ ááßæíÊííä æÇáÃãíÑßííä. ÇáãÔßáÉ Çä ãÌÊãÚäÇ ÝÞíÑ Ýí ãÏÇÑßå ÇáÚÞáíÉ æáÇ íãßä Ãä íßæä åÄáÇÁ ãÑÌÚÇð. ÃäÇ áÇ ÃÊáÞí Ãí ãÓÇÚÏÉ ãä ÇáßæíÊííä æÃÏÝÚ ÃßËÑ ãä 12 ÃáÝ ÏíäÇÑ ßÅíÌÇÑ Óäæí áÜ ÇáÊíÇÊÑæ . æãäÍÉ æÒÇÑÉ ÇáËÞÇÝÉ áÇ ÊÛØí ÇáÑãÞ. äÍä äÑÖí ÈÇáÝÊÇÊ æãÇ äÊáÞÇå ãä ÇáæÒÇÑÉ åæ ÝÊÇÊ ãÇ ÊÈÐøÑå Ýí ãÌÇáÇÊ ÝäíÉ ÃÎÑí. áãÇÐÇ áã íÞæáæÇ Çä ÇáæÒÇÑÉ ÃÍÖÑÊ ãÓÑÍíÇð ãÕÑíÇð æÃäÝÞÊ Úáíå ÃßËÑ ãä ãÆÊí ÃáÝ ÏíäÇÑ ÃáÇ æåæ ÚÇÏá ÅãÇã! áãÇÐÇ áÇ íäÇÞÔ ÇáãÌÊãÚ åÐå ÇáÃÎØÇÁ Èá íäÇÞÔ ÕÏÞÉ ÊãäÍåÇ ÇáæÒÇÑÉ ÍÊí ÊÈÑøÆ ÓÇÍÊåÇ ÊÌÇå ÇáÚãá ÇáãÓÑÍí. ÊæÝíÞ ÇáÌÈÇáí Ýí ÇáÍÑßÉ ÇáãÓÑÍíÉ íÓÊÍÞ ÇáãáíÇÑÇÊ æãÚ Ðáß áã ÃÊáÞåÇ æáä ÃØáÈåÇ¡ ÃãÇ ÇáÈäß ÇáÚÑÈí ÝíÚØíäÇ Ýí ãÞÇÈá Úãá ÇÚáÇãí áå ääÝÞ ÃßËÑ ãä äÕÝå Úáí ÇáãäÔæÑÇÊ.
íÞæáæä Çäí ÈÞíÊ æÍÏí! Ãíä ÇáãÔßáÉ¿! ÇáÊíÇÊÑæ ßÇä íÍÊÖä ÃÚãÇá ÇáÌÚÇíÈí æäæÑÇáÏíä ÇáæÑÛí æÑÌÇÁ Èä ÚãÇÑ. æáßä ãÇ ÍÏË Ýí Êáß ÇáÃËäÇÁ Çä ÇÈä ÚãÇÑ ÃÕÈÍ áåÇ ÇáãÓÑÍ ÇáÎÇÕ ÈåÇ. ÇáÌÚÇíÈí ßÐáß ãÑÊÇÍ ãÚ ÈáÏíÉ ÊæäÓ ÇáÊí ÊæÝÑ áå ÇáãÓÑÍ ÇáÈáÏí . æßÐáß ÇáæÑÛí ÇáÐí áå ÇÎÊíÇÑÇÊå. Ýí ÇáÓäæÇÊ ÇáÃÎíÑÉ ÈÏÃÊ ÃØáÈ ãä ÇáÝÑÞ ÇáÊí áÇ ÃÊÚÇØÝ ãÚåÇ ÇáÍÏ ÇáãÇáí ÇáÃÏäí áÃí Úãá íÞÏã. æåÐÇ ÔíÁ ØÈíÚí æãÚãæá Èå Ýí ßá ÇáãÓÇÑÍ ÇáÊæäÓíÉ¡ ÝáãÇÐÇ ÅáÞÇÁ Çááæã Úáí åÐÇ ÇáÊÕÑÝ¿ ãÇ ÃÑíÏ Þæáå ÇääÇ áÇ äÊÚÇãá ãÚ ÃØÑÇÝ ÓÑíÉ æáÇ ãÄÓÓÉ ÝÑäßæÝæäíÉ ÊãäÍäÇ ãÇáÇð. ãä ÍÞí ÃáÇ ÃÑÝÖ ÏÚã ÇáæÒÇÑÉ áÃä åÐÇ ÃÖÚÝ ÇáÅíãÇä¡ æÎÕæÕÇð ÇäåÇ Êãáß ÇãßÇäÇÊ ßÈíÑÉ áßäåÇ ÊÈÐøÑåÇ Ýí ãÌÇáÇÊ áÇ ØÇÆá áåÇ ÝäíÇð. áßä ÇáãÔßáÉ ÇääÇ ÃÕÈÍäÇ Çáíæã Ýí ãÄÓÓÇÊ ÎÇÕÉ ÊÊÚÇãá ãÚ ÇáÝä ßÝä Úáí ÚßÓ ãÄÓÓÇÊ æÒÇÑÉ ÇáËÞÇÝÉ ÇáÊí ÊÊÚÇãá ãÚ ÇáÝä ßÊÌÇÑÉ ÊÎÖÚ áãäØÞ ÇáÑÈÍ æÇáÎÓÇÑÉ. æåÐÇ áíÓ ÏæÑåÇ.

ÇááåÌÉ ÇáÊæäÓíÉ
ÚäÏãÇ áÇ íßæä ÇáÚãá ÇíãÇÆíÇð ÊÓÊÎÏã ÇááåÌÉ ÇáÊæäÓíÉ. Ýåá ÊõÑÖí ÈÐáß ÇáãÄÓÓÉ ÇáÝÑäßæÝæäíÉ ÇáÊí ÊÏÚã ÇááåÌÇÊ Ýí ãæÇÌåÉ ÇááÛÉ ÇáÚÑÈíÉ ÇáÝÕÍí¡ Ýåá áÃä ÇááåÌÉ ÇáÊæäÓíÉ ÃßËÑ åÔÇÔÉ ãä ÇáÊÕÏí ááÝÑäßæÝæäíÉ¡ Ãã áÃäß ãËá ÌáíáÉ ÈßÇÑ ãËáÇð¡ ÊÚÊÞÏ Çä ÇááåÌÉ ÚÇãá ÃÓÇÓí ãä ÚæÇãá Êßæíä ÇáåæíÉ ÇáÊæäÓíÉ¿


áÇ Êåãäí ãÓÃáÉ ÇáåæíÉ ÇáÊæäÓíÉ¡ ÝÃäÇ ãÓÑÍí æÃÛÑÝ ãä ÌãíÚ ÇáåæíÇÊ¡ áÃääí áÓÊ ÃÕæáíÇð Ýí ÇáãÓÑÍ. áäÊÑß ÝßÑÉ ÇáÝÑäßæÝæäíÉ¡ åÐå ÇáÎÑÇÝÉ ÇáßÇÐÈÉ ÇáÊí íØáÞåÇ ÃäÇÓ ãÊæÑØæä Ýí ÇáÚãÇáÉ æÇáÊØÈíÚ æÇáÎíÇäÉ. áÇ ÃÞÏÑ ÍÊí Úáí ÅÑÖÇÁ ÇáÝÑäßæÝæäíÉ æáã ÃÞÏã ÚÑæÖÇð ãÓÑÍíÉ Ýí ÝÑäÓÇ ÅáÇ ãÑÉ æÇÍÏÉ Ýí äØÇÞ ãäÇÓÈÉ ÊæäÓíÉ. ÇáÚÇãíÉ ÃÏÇÉ ÍíÉ áÇ íãßä ÅáÛÇÄåÇ ãä ÝÖÇÁ ÊÚÈíÑ Íí ÃáÇ æåæ ÇáãÓÑÍ ÇáÇäÓÇäí. æãÚ Ðáß ÞÏãÊ ÚØíá æ æíá æÃÞÏã ÌÈÑÇä ÈÇáÝÕÍí¡ æÇáÛÑíÈ ßíÝ Çä ÇáäÞÇÔ ÇáÊæäÓí ãÇ ÒÇá Ýí ÇáÍÖíÖ æáã íÊØæÑ.

ãä ÇáãáÇÍÙ Ãä ÇáãÓÑÍííä íÚÊãÏæä ÇáÂä äÕæÕÇð ÃÏÈíÉ áÈÚÖ ÇáÑæÇÆííä æÇáÔÚÑÇÁ. åá ÇáÓÈÈ ÇáÇÝÊÞÇÏ Çáí äÕæÕ ÞÇÈáÉ ááÅÎÑÇÌ¡ Ãã ÇäåÇ ÇäÊÝÇÖÉ ÇáãÎÑÌíä Úáí ßÊÇÈ ÇáãÓÑÍ ÇáÚÑÈí¿


åÐå ÇáÇäÊÝÇÖÉ áÇ Êåã ÇáãÓÑÍ ÇáÚÑÈí¡ æáæ Ãä åÐÇ ÇáÊãÑÏ ÍÕá ãäÐ ÈÏÇíÉ ÇáÞÑä. ÇáÂä åäÇß ÇáãÄáÝ ÇáÏÑÇãÇÊæÑÌí ÇáãáÊÕÞ ÃÓÇÓÇð ÈÇáãÔÑæÚ ÇáãÓÜÑÍí. ãÓÑÍ ÇáäÕ ãæÌæÏ Ýí ÇáÚÇáã ÃÌãÚ æáå ÍÖæÑå æÈäÇÄå æáã íãÊ. áæ ÚÏäÇ Çáí ÇáÝÑäÓí ÃÑÊæ áÑÃíäÇ åÐÇ ÇáÊãÑÏ. ÝÇáãÓÑÍ ÇáÛÑÈí ÊãÑÏ Úáí ÇáäÕ ãäÐ ÈÏÇíÉ ÇáÊÞÇÆå ÈÇáãÓÑÍ ÇáÔÑÞí. æÇßÊÔÝ ÇáãÓÑÍíæä Çä ÇáÝÑÌÉ ÇáãÓÑÍíÉ åí ÃíÖÇð ÑÄíÉ æÈÕÑ. ÝÊÓÇÁáæÇ Úä ãæÞÚåã Ýí Ùá ÍÖÇÑÉ ÃÚÑÞ ãä ÇáíæäÇäíÉ. ÊÇÑíÎíÇð Ãæ ËÞÇÝíÇð ÃÕÈÍäÇ ääÊãí Çáí åÐå ÇáÍÖÇÑÉ ÇáÔÑÞíÉ ÇáÊí ÊãËá ÍÖÇÑÉ ÇáÑÇæí æÇáÓÑÏ.
Ãåã ãÇ Ýí ÇáÊÌÑÈÉ ÇáãÓÑÍíÉ ÇáÚÑÈíÉ ßá åÐå ÇáÊãÑÏÇÊ Úáí ÇáãÄáÝ ÇáßáÇÓíßí Ãæ ÇáÊÞáíÏí ÇáÐí åæ ÛíÑ ãÚäí ÈÇáßÊÇÈÉ æÇáÝßÑ ÇáãÓÑÍííä. åäÇß ßÊøÇÈ ãåãæä ááÛÇíÉ áßäåã ÛíÑ ãÚäííä ÈÇáãÓÑÍ. ÔÎÕíÇð ÊÚÇãáÊ ãÚ äÕæÕ ÛíÑ ÞÇÈáÉ äÙÑíÇð Ãæ ãÈÏÆíÇð ááãÓÑÍ. æãÚ Ðáß ÝÌÈÑÇä ãáåã áÃäå íãáß ãÌÇáÇÊ ÇáÔÚÑ æÇáãÖãæä æÇáÕæÊ. ÎÕæÕíÉ ÇáãÓÑÍ ÇáÊæäÓí Ýí Ãäå ÊÌÇæÒ ÇáÃÏíÈ Úáí ÑÛã Çä ÊÌÑÈÉ ÇáÃÏÈ ÇáÊæäÓí Ýí ÇáãÓÑÍ ÞáíáÉ æãÍÏæÏÉ. æáÐáß ßÇä ãä ÇáÓåá Úáí ÇáãÓÑÍí ÇáÊæäÓí Çä áÇ íÑÈØ ãÕíÑå ÈãÕíÑ ÇáÃÏíÈ ÇáãÓÑÍÜí ÇáÜÐí íÜÈÜÞí ÃÏíÈÇð áÛæíÇð.

 

 

Les Tunisiens ou amis, aux ministères, au Protocole, au transport aérien ou aux hopitaux, susceptibles de détenir des informations ou d’avoir de simples doutes sur des lieux où l’accusé Abdallah Kallel serait ou aurait séjourné, sont priés de contacter :

* CIDT-TUNISIE :(33 3) 81 41 33 22.           E-MAIL: cidtunisie@aol.com
* OMCT (Genève):(41 22) 809 49 39.            E-MAIL: omct@omct.org
* Vérité-Action (Fribourg):(41 79) 247 23 61.  E-MAIL: verite_action@hotmail.com
* CRLDHT (Paris)                                            E-MAIL: crldh@aol.com
* FIDH (Paris) (33 1) 43 55 25 18.                  E-MAIL: fidh@csi.com
* Partout en Suisse:  téléphoner à n’importe quel poste de police.

Khaled Ben M’barek.

(extrait du forum du CNLT)


Liste publiée grâce à l’aide exquise de l’association :
Freedoms Friends  FrihetsVänner Föreningen  Box 62 127 22 Skärholmen  Sweden
Tel/:(46) 8- 4648308 e-mail: fvf@swipnet.se



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