16 février 2006

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TUNISNEWS
6 ème année, N° 2096 du 16.02.2006

 archives : www.tunisnews.net


AFP: Un groupe parlementaire US pour un « partenariat économique » avec le PO ATS: Rapport de l’ONU sur les prisonniers de Guantanamo – Washington doit les juger ou les libérer Reuters: Irak-Le CICR parle d’exactions contraires au droit à Abou Ghraïb AP: Malfrat sous les verrous Correio da manha: La lutte pour les retrouvailles avec ses enfants – L’histoire de mère courage Luiza Toscane: Indispensable Zarzis Tunisie, Réveille-toi: Tunisie : la mafia politique et les signes annonciateurs de la chute Olfa: un petit mot sur la mort de mon ami Hamzah Zaman: Caricatures, seule la résistance à l’occupation est diffamée Bilel: Le somnifére Fadila : Non-violence contre Ben Ali Nouveau livre de houcine mhamdi: Assoiffe arabe morale et financière d’une équipe…model de Tunisie

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Un groupe parlementaire US pour un « partenariat économique » avec le PO

   

AFP, le 16.02.2006 à 03h04

                      WASHINGTON, 15 fév 2006 (AFP) – Plusieurs parlementaires  américains ont annoncé mercredi la création d’un « groupe  parlementaire pour un partenariat économique avec le Moyen-Orient »  et les pays arabes, visant à « renforcer le commerce avec les pays  modérés » de cette région.

                      « C’est une réelle opportunité pour nos deux régions de s’appuyer  sur nos relations historiques afin d’oeuvrer ensemble à trouver un  terrain commun pour promouvoir la paix, la prospérité et des  réformes démocratiques à travers des relations commerciales  renforcées », a notamment déclaré le républicain Phil English.

                      « Nous cherchons à soutenir des politiques qui améliorent la vie  des gens au Moyen-Orient à travers l’accès à de meilleurs emplois,  logements, éducation et occasions de prospérité », a renchéri le  démocrate Gregory Meeks.

                      Le représentant américain pour le commerce (USTR), Rob Portman,  s’est félicité de cette initiative, saluée également par les  ambassadeurs d’une quinzaine de pays arabes, parmi lesquels Bahrein,  avec lequel les Etats-Unis viennent de ratifier un accord de  libre-échange, Oman, pour lequel un accord similaire vient d’être  signé, ainsi que l’Egypte, la Jordanie, la Libye, le Maroc,  l’Algérie, le Qatar et le Koweït notamment.

                      « Le but n’est pas le commerce, c’est l’amitié et la  compréhension », a souligné le républicain Darrell Issa, lui-même  d’origine libanaise.

 


Rapport de l’ONU sur les prisonniers de Guantanamo

Washington doit les juger ou les libérer

 

ATS, le 16.02.2006 à 11h50

Genève (ats) Les Etats-Unis doivent juger les prisonniers  détenus sur la base américaine de Guantanamo ou les libérer  immédiatement, affirme un rapport de cinq experts de l’ONU rendu  public jeudi. Son contenu a déjà été publié en partie en début de  semaine par la presse américaine.

 

Dans ses recommandations, ce rapport de 54 pages affirme que les  Etats-Unis «devraient fermer les installations de détention de  Guantanamo Bay sans délai supplémentaire» et transférer  éventuellement les détenus vers des prisons aux Etats-Unis avant  leur procès.

 

En attendant, le gouvernement américain doit «s’abstenir de  toute pratique équivalant à de la torture ou à des traitements ou  punitions cruels, dégradants ou inhumains» sur ces prisonniers. «En  particulier, toutes les techniques spéciales d’interrogatoire  autorisées par le Département de la défense devraient être  révoquées imédiatement», ajoute le texte.

 

Forme de torture

 

Les experts affirment que ces techniques d’interrogatoire,  surtout si elles sont utilisées simultanément, reviennent à un  traitement dégradant.

 

Selon les experts, «les efforts de l’administration américaine  de redéfinir la torture dans le cadre de la lutte contre le  terrorisme afin d’autoriser certaines techniques d’interrogatoires  suscitent la plus grande préoccupation».

 

«Dans certains cas individuels, la victime a éprouvé de réelles  souffrances, qui équivalent à une forme de torture», ajoutent les  experts en rapportant les propos d’ex-prisonniers de Guantanamo.  Ils condamnent également «la violence excessive» utilisée «dans de  nombreux cas» lors du transport des prisonniers.

 

Les experts ajoutent que l’alimentation par la force de  prisonniers en grève de la faim équivaut à de la torture.  L’incertitude sur la longueur de la détention et les mesures  prolongées d’isolement constituent un traitement inhumain et une  violation du droit à la santé des détenus ainsi que de leur droit à  être traité avec humanité.

 

Le rapport demande en outre de ne pas transférer les détenus  vers des pays pratiquant la torture. Il dénonce l’absence d’enquête  indépendante sur les allégations de torture, l’impunité des  responsables, les violations du droit à la liberté de religion.

 

Quelque 500 prisonniers sont détenus sans procès à Guantanamo,  pour la plupart capturés en Afghanistan après les attentats  terroristes du 11 septembre 2001 et suspectés d’avoir commis des  actes terroristes.

 

Pas de visite sur place

 

Le rapport des cinq experts de l’ONU Leandro Despouy  (indépendance des juges), Paul Hunt (droit à la santé), Asma  Jahangir (liberté de conscience), Manfred Nowak (torture) et Leila  Zerrougui (détention arbitraire) est basé sur des informations  recueillies auprès d’ex-détenus, d’ONG et des autorités  américaines.

 

Ils avaient renoncé à se rendre sur la base américaine en  décembre, faute d’avoir obtenu les garanties nécessaires. La visite  avait été limitée à une seule journée et les experts ne pouvaient  pas s’entretenir en privé avec les prisonniers.

 

A Washington, les Etats-Unis avaient dès lundi rejeté le contenu  du rapport. Le Département d’Etat a souligné qu’aucun de ses  auteurs ne s’est rendu à Guantanamo et qu’ils ont rapporté des  «informations sans fondement». Le rapport des experts de l’ONU doit  être discuté à la prochaine session de la Commission des droits de  l’homme qui s’ouvre le 13 mars à Genève.

 

(Source : www.edicom.ch, le 16 février 2006)


 

Pressure over Guantanamo rises, UN alleges torture

By Richard Waddington

 

Reuters, le 16.02.2006 à 13h35

GENEVA, Feb 16 (Reuters) – The United States on Thursday faced mounting international calls to close its Guantanamo prison camp with U.N. investigators saying detainees there faced treatment amounting to torture.

 

In a 40-page report, which had been largely leaked, five United Nations special envoys said the United States was violating a host of human rights, including a ban on torture, arbitrary detention and the right to a fair trial.

 

The report is likely to fuel new Arab anger over the treatment of Iraqi inmates at Baghdad‘s U.S.-run Abu Ghraib prison after Australian TV broadcast more images of abuse there.

 

« The United States government should close the Guantanamo Bay detention facilities without further delay, » the human rights’ rapporteurs declared.

 

Until that happened, the U.S. government should « refrain from any practice amounting to torture or cruel, inhuman or degrading treatment or punishment », they added.

 

Harsh conditions, such as placing detainees in solitary confinement, stripping them naked, subjecting them to severe temperatures, and threatening them with dogs could amount to torture, which is banned in all circumstances and in all wars.

 

« The excessive violence used in many cases during transportation … and forced-feeding of detainees on hunger strike must be assessed as amounting to torture, » the report said.

 

In London, U.N. Human Rights Commissioner Louise Arbour told the BBC she saw no alternative to closing the prison at the U.S. naval base in Cuba where some 500 terrorism suspects are held, many of them for four years, without trial.

 

Speaking ahead of the release of the report, Arbour said that, although she did not endorse every recommendation it made, the United States should put inmates on trial or release them and shut down the prison.

 

SELECTING EVIDENCE

 

But Washington, which denies that Guantanamo inmates are mistreated or that international laws are being broken, accused the U.N. investigators of acting like the prosecution lawyers.

 

« It selectively includes only those factual assertions needed to support those conclusions and ignores other facts that would undermine those conclusions, » U.S. ambassador to the U.N. in Geneva, Kevin E. Moley, said in a letter to Arbour.

 

The United States denies that most of the rights, laid down in the International Covenant on Civil and Political Rights, to which Washington is a signatory, apply to Guantanamo Bay.

 

If they did, Moley argued, this would lead to « the manifestly absurd result » that prisoners seized in the U.S. struggle against Al Qaeda would have more rights than those taken in normal armed conflict between two states.

 

Washington also denies that the force-feeding of inmates on hunger strike, which was undertaken to save their lives, amounted to cruel treatment.

 

The five U.N. investigators, who include Manfred Nowak, special rapporteur on torture, and Leila Zerrougui, chairperson of the U.N. Working Group on Arbitrary Detention, said the findings were based on interviews with past detainees, lawyers and replies to questions put to the U.S. government.

 

But the five turned down a U.S. offer to visit the detention centre late last year because Washington would not allow them to interview individual detainees.

 

Adding to pressure on Washington, the European Parliament was expected to back a call later on Thursday for Guantanamo to be closed and all prisoners to be treated in full accordance with international humanitarian law.

 

The resolution, which reaffirms a commitment to fighting terrorism, is backed by all major political groups within the European legislature. It is non-binding and does not oblige the 25 European Union member states to take any action.

 

REUTERS


 

Irak-Le CICR parle d’exactions contraires au droit à Abou Ghraïb

 

Reuters, le 16.02.2006 à 11h28

    GENEVE, 16 février (Reuters) – Le Comité international de la Croix-Rouge a estimé jeudi que les dernières images diffusées par la télévision australienne SBC sur des exactions à la prison irakienne d’Abou Ghraïb montraient des violations flagrantes du droit humanitaire international.

                      « Nous sommes choqués et effarés par les mauvais traitements et sévices montrés sur ces images », a déclaré à l’agence Reuters la porte-parole du CICR à Genève, Dorothea Krimitsas.

                      « Les différents sortes de traitements illustrées sur ces clichés – photos et vidéos – enfreignent très clairement les règles du droit humanitaire international qui visent à protéger les personnes détenues dans le cadre d’un conflit armé », a-t-elle ajouté.

                      Selon la chaîne Special Broadcasting Service, ces images ont été prises à la même époque que celles qui ont fait le tour de la planète, choquant une bonne partie de l’opinion publique internationale en 2004.

                      On y voit des militaires américains en train d’humilier des détenus irakiens d’Abou Ghraïb, dans la banlieue de Bagdad.

                      D’après SBC, les derniers clichés témoignent de nouveaux sévices sous la forme d’actes de torture, d’assassinats et d’humiliations à caractère sexuel.

                      Sur ces photos et images vidéo à la texture granuleuse, on voit des détenus, certains cagoulés ou baignant dans le sang, attachés à toutes sortes d’instruments, parfois à côté de gardiens souriants.

                      Ces clichés ont été immédiatement diffusés par plusieurs chaînes de télévision arabes, au risque de rallumer l’incendie déclenché dans le monde arabo-musulman par la publication dans la presse européenne de caricatures de Mahomet et de photos de militaires britanniques malmenant de jeunes Irakiens.

                      Les délégués du CICR, qui sont tenus à une attitude de  stricte neutralité dans tous les conflits, se sont rendus auprès de 11.000 à 12.000 détenus des prisons d’Irak l’an dernier, dont les quatre établissements pénitentiaires gérés par la force multinationale dominée par les Etats-Unis.

                      Mais ils n’ont pas pu visiter la prison d’Abou Ghraïb depuis janvier 2005 en raison d’une sécurité insuffisante, a précisé la porte-parole.

 

REUTERS 

 


 

Arab envoys praise Japanese response over prophet drawings

 

Associated Press, le 16.02.2006 à 13h40

                      TOKYO (AP) _ A group of Arab envoys to Tokyo on Thursday praised Japan for urging media not to publish controversial drawings of the Prophet Muhammad that have sparked violent Muslim protests, the government said.

                      Tunisian Ambassador to Japan Salah Hannachi, who heads a group representing 43 Arab and Islamic diplomatic missions to Tokyo, visited the Foreign Ministry Thursday to thank the Japanese government over its «constructive position» on the matter, according to the ministry.

                      «Like Japan, we condemn violence but … freedom of the press carries with it responsibility and it carries in particular responsibility for other cultures and other religions,» Kyodo News agency quoted Hannachi as saying after meeting Motohide Yoshikawa, head of the ministry’s Middle Eastern and African Affairs Bureau.

                      Earlier this month, the government urged Japanese media to refrain from printing or airing the controversial caricatures.

                      «Japan urges all parties concerned … to refrain from any action or statement that might aggravate the situation,» the Foreign Ministry said in a statement

released Feb. 7. «Japan fully understands the strong resentment felt by Muslims over the caricatures, but at the same time, violence and vandalism is unacceptable for any reason.»

                      The offending drawings were first published in a Danish newspaper in September, and later reprinted by other media, mainly in Europe.

                      Many Muslims regard any depiction of the Prophet Muhammad as blasphemous. One of the drawings depicted the prophet with a turban shaped like a bomb.

 

ASSOCIATED PRESS

 


Un concours de dessins humoristiques antisémites … en Israël

 

Reuters, le 16.02.2006 à 12h13

JERUSALEM, 16 février (Reuters) – Un caricaturiste israélien a lancé un concours de dessins humoristiques antisémites pour prendre l’Iran à son propre jeu et montrer le sens de l’autodérision des juifs par rapport aux musulmans.

 

« Nous avons pensé que ce serait la chose la plus courageuse à faire que de publier des caricatures de nous-mêmes, plutôt que de laisser nos adversaires en prendre l’initiative », a déclaré jeudi à Reuters le dessinateur Amitaï Sandy.

 

Les participants au concours, qui auront pour seule obligation d’être spirituels, verront leurs œuvres exposées dans une galerie de Tel Aviv et sur un site internet.

 

« Nous montrerons au monde que nous pouvons faire les meilleures, les plus incisives et les plus offensives caricatures anti-juives jamais publiées. Aucun Iranien ne nous battra sur ce terrain-là », a-t-il ajouté.

 

Le journal iranien au plus fort tirage, Hamchahri a lancé il y a quelques jours un concours de caricatures sur l’Holocauste, pour « tester » les limites de la liberté d’_expression dont se revendiquent les pays européens pour justifier la parution dans leur presse des caricatures de Mahomet qui font scandale dans le monde islamique.

 

REUTERS


Malfrat sous les verrous

Associated Press, le 16.02.2006 à 15h48            

Lausanne (AP) Un individu a agressé mercredi soir (hier) l’employée d’une station service Agip à Yverdon-les-Bains. Il l’a menacée avec un couteau et s’est fait remettre le contenu de la caisse.

Le malfrat a ensuite ordonné à sa victime de rester dans les toilettes avant de prendre la fuite. Il a été arrêté peu après.

 

Il s’agit d’un Tunisien de 28 ans domicilié dans la région.

 

Lors de son audition, l’homme a également reconnu avoir perpétré une agression à l’arme blanche sur un employé de cette même station service le 26 janvier dernier, a précisé jeudi la police cantonale

vaudoise. Le malfrat a été inculpé et placé en détention préventive.

 

Une enquête a été ouverte afin d’établir l’ensemble de son activité délictueuse. Le montant de son dernier butin n’est pas encore connu. Quant à sa victime, elle n’a pas été blessée, mais elle est fortement choquée, précise la police.

 

Associated Press


Conseil des ministres du 14 février 2005

 

• Code de la route: projet d’amendement portant notamment suppression du retrait du permis de conduire qui devient une mesure exceptionnelle

 

• Un P.-V. qui sera transmis à la justice remplacera le retrait des documents

 

Le Président Zine El Abidine Ben Ali a présidé, mardi matin, la réunion du Conseil des ministres.

 

Le Conseil a ouvert ses travaux par l’examen d’un projet de loi portant amendement de certaines dispositions du Code de la route. Le projet vise à conforter les droits du citoyen lors du constat des contraventions au Code de la route et d’améliorer le mode de perception des amendes, tout en maintenant les autres dispositions du code qui constituent une garantie essentielle de la sécurité du citoyen et de l’organisation de la circulation.

 

Le projet porte notamment suppression de la mesure de retrait du permis de conduire, confirmation du contrôle judiciaire sur les contraventions relatives à la circulation routière et consolidation du droit du citoyen à des prestations administratives rapides.

 

Ainsi, le retrait du permis de conduire devient une mesure exceptionnelle à laquelle il n’est fait recours qu’en cas d’extrême nécessité et sous contrôle judiciaire.

 

Le Conseil a également examiné un projet de loi portant amendement et abrogation de certaines dispositions de la loi du 19 avril 2004 relative à l’organisation du transport terrestre.

 

Le projet prévoit la suppression de la mesure de retrait de la carte d’exploitation du véhicule, de la carte professionnelle, du certificat d’immatriculation ou du permis de conduire par les agents chargés de constater les infractions à la loi portant organisation du transport terrestre.

 

Le retrait des documents sera désormais remplacé par l’établissement, au sujet de la contravention commise, d’un procès-verbal qui sera transmis à la justice si aucun règlement n’intervient dans l’intervalle.

 

Le Président Zine El Abidine Ben Ali a souligné l’importance qu’il accorde à l’évolution de la législation dans un sens qui consolide les droits des citoyens et confère davantage d’efficience et de transparence à leurs rapports avec l’administration, et ce, dans le cadre du respect des lois qui garantissent essentiellement la sécurité des citoyens et favorisent l’établissement de rapports civilisationnels entre les diverses parties.

 

(Source: www.infotunisie.com, le 14 février 2006)


 

La lutte pour les retrouvailles avec ses enfants

L’histoire de mère courage

 L’amour arabe de Térésa lui a enlevé ses enfants
Elle a lutté et les a récupérés en retour
Seule la prison a empêché le plus jeune de revenir. Il est en prison, accusé de terrorisme.
 

« Si on me donne le choix, je choisis  mes enfants, un point c’est tout ». Térésa Quintas Chopin est dans sa petite maison de Viarmes, à un peu plus de 25 kilomètres de l’aéroport parisien Charles de Gaulle. Assise à sa table recouverte d’une nappe en plastique à carreaux, l’émigrée portugaise est à côté de trois de ses six enfants. Elle ne les a pas vus grandir.
 
Elle les a eus de son mariage à 16 ans, avec un Tunisien passablement plus âgé, qui les lui a emmenés, encore en bas-âge, en Tunisie. Quand ils ont grandi, ceux qui l’ont pu ont fui. L’un après l’autre. Seules la mort et la prison ont empêché Fàtima et Omar de s’enfuir, -ce dernier est emprisonné en Tunisie, accusé de terrorisme. Il appartient à un groupe au nom énigmatique : « les internautes de Zarzis ».  

Sur la côte orientale de la Tunisie, face à l’île de Jerba, Zarzis s’est développée vers la Méditerranée, tournée vers le tourisme. C’est dans une maison de terre, typique de ce coin où le désert ronge la nature, qu’Ali, Ghalia, Ahmed, Ramzeddine, Fatima et Omar ont été emmenés par leur père. C’est là qu’ils ont grandi.
 
En 1986, Mohammed a profité d’un mois d’août pour emmener ses enfants, dont les âges s’échelonnaient de deux à neuf ans, au pays où il était né. Ils y allaient pour des vacances et devaient retourner en France.
 
A 1500 kilomètres, debout à l’arrivée de l’aéroport d’Orly, Térésa a commencé, à la fin de ce mois, une longue attente de 15 ans. « Mes enfants n’étaient pas dans l’avion. J’ai attendu, j’ai attendu, j’ai tout imaginé. Quand je suis arrivée à la maison, j’en étais malade. J’ai téléphoné là-bas. Il a décroché et s’est mis à rire. Il me disait que je ne reverrai jamais mes enfants »
 
On était au milieu de la procédure de divorce de Mohammed Chlendi et Térésa Quintas. Pour la Portugaise, c’était le début d’un mode de vie : une lutte jamais achevée pour ses enfants. D’abord, pour qu’ils puissent dire que leur mère ne les avait jamais oubliés, ensuite pour les embrasser, les avoir en retour. Et, depuis 2003, pour faire libérer celui qui n’a pu-de peu-revenir en France, immobilisé par la police de l’Etat tunisien et condamné à 13 ans dans une prison qui lui ôte chaque jour un peu de sa vie.
 
TERESA A EMIGRE EN FRANCE avec ses parents en 1970. Des années après, on remarque encore dans son portugais la prononciation du nord du Portugal, du district de Braga, où elle est née il y a 46 ans. « Je me suis mariée jeune, à 16 ans, il en avait 34. Ce monsieur avait tout préparé car il ne concevait pas de se marier avec une personne de son âge, qui aurait eu d’autres idées. Il aurait l’enfant que j’étais et qu’il allait modeler à son image ». Les mots s’étranglent dans la gorge de Térésa, elle parle toujours de son ex-mari, Mohammed, en disant « il » ou « ce monsieur ».
Un an après son mariage, elle a eu son premier fils, Ali. Ensuite en sont nés cinq à des intervalles de 11 ou 12 mois. « Jusqu’à mes 23 ans, je n’ai fait que des enfants ». Puis elle a ouvert les yeux, a commencé à regarder son amour arabe d’une autre façon. Mohammed s’était mis à boire et devint vite « très méchant ». « Il me battait, avec la boisson, il cassait tout, menaçait, rapportait des couteaux et des pistolets à la maison. Il voulait tout, sauf travailler ».
L’adolescente était devenue une mère entêtée. Elle quitta sa maison pour celle de ses parents. On était l’été 1984. Lors du mois des émigrants, elle est rentrée au Portugal, au pays, avec ses parents, ses frères et ses enfants. Ghalia, sa fille la plus âgée, se souvient encore des fêtes populaires d’une terre étrangère, et d’une langue qu’elle comprend mais ne parle pas.
 
C’EST DANS LA PAROISSE de Santa Marinha de Oleiros que Térésa a fait baptiser ses enfants. « Un jour, il s’est pointé pour venir chercher ses enfants. Je lui ai dit que nous étions au Portugal en vacances, que je rentrerai en France ». Térésa finit par revenir, dans la maison même d’où elle était partie. Mohammed allait bon an mal an. La persuasion fonctionna. « Quand je suis arrivée à la maison, ce monsieur m’a dit qu’il pouvait me tuer ». Térésa était obsédée par l’idée d’avoir un toit, une maison qui l’abrite, elle et ses enfants : « Ce n’était pas facile et je ne pouvais pas aller chez les autres avec autant d’enfants ». Dès qu’elle a pu, elle a profité de l’absence de son mari, a mis les affaires de ses enfants dans des sacs de plastique noir, les a pris-le plus petit avait deux ans- et s’est enfuie.
Ils ont vécu seuls trois mois. « J’avais très peur que ce monsieur ne nous trouve. Ce moment a fini par arriver. Il a frappé à la porte. A donné le papier d’un médicament pour un de mes enfants et est parti. » La procédure de divorce était en cours. Térésa attendait d’obtenir la garde des enfants. Mohammed cesse de proférer des menaces, n’exige que la garde partagée.
Juillet 1986 fut le dernier mois de vacances qu’Ali, Ghalia, Ahmed, Ramzeddine, Fatima et Omar ont passé avec leur mère. Le mois suivant, leur père a voulu les emmener en Tunisie, à Zarzis, là où vit toute sa famille. Térésa frissonna, mais ne s’y opposa pas. « Je lui ai juste dit : Tu vois, quand j’ai été en vacances au Portugal, je suis rentrée ». La garde légale des enfants octroyée par la loi française ne vaut rien en Tunisie, le pays protège ses ressortissants, et la culture donne la prépondérance du père sur la mère. Térésa n’arrivait pas à avoir des nouvelles des enfants.
Au milieu de l’année 1987, a commencé l’odyssée. Elle loue une voiture et parcourt seule 600 kilomètres en territoire tunisien. Elle a acheté un contact qui devait lui ramener ses enfants. « Avec de l’argent, on achète tout, on vendrait père et mère avec de l’argent ». Mais le contact l’a trahie. Mohammed a appris que son ex-femme est venue enlever les enfants, clandestinement, sans même les passeports qu’il conserve. Le stratagème incluait le troc d’argent et le retour en bateau jusqu’à Marseille.
Térésa rentre seule à Paris. Elle connaît d’autres Françaises dont les enfants ont été enlevés par leur père dans le Nord de l’Afrique, qui ont contacté des avocats dont l’action est bien lente, ne rapporte guère. « Elles sont seulement parvenues à voir leurs enfants un quart d’heure, voire elles n’ont jamais pu savoir où leur père les avait emmenés ».

LES COLIS DE VETEMENTS et les jouets qu’elle envoie lui sont renvoyés par la poste. Quant aux lettres que Térésa envoie, le père les cache, mais il dépense l’argent qui est à l’intérieur.
Pour Térésa commence l’épreuve de patience-elle va à Zarzis, et erre de porte en porte jusqu’à pouvoir entrer. Elle se rappelle la première fois où elle a pu embrasser ses enfants, au cours des élections qui ont porté au pouvoir l’actuel président, Zine El Abidine Ben Ali, en novembre 1987.
Le temps s’est révélé être le meilleur allié de la mère. Avec l’entrée de ses enfants au collège, Térésa a pu envoyer des lettres chez leurs camarades. Le lien s’est finalement maintenu sans interruption. Quand ils ont fait leur entrée à l’Université, Internet l’a emporté sur le papier, la correspondance ne requérait plus guère d’encre. « Ils étaient loin de leur père, à cent et quelques kilomètres. Et nous avons pu commencer à vivre un peu »
Mais cet Internet qui les avait rapprochés, allait la séparer de l’un de ses enfants, alors que la passerelle entre Zarzis et Paris venait de lui ramener trois de ses garçons. « Quand le plus vieux a atteint la majorité, il a affronté son père qui lui a rendu son passeport. Mon fils est venu chez moi, ça a été le premier. »  

TERESA S’EST REMARIEE. Guillaume est né, l’enfant qui a huit ans, lui tourne autour dans la maison de Viarmes. Enceinte, elle est allée à Zarzis annoncer à ses enfants qu’ils allaient avoir un frère. Elle leur a dit qu’elle devrait s’occuper du bébé à naître, qu’elle ne reviendrait pas en Tunisie, qu’ils se donnent les moyens de « faire le saut », que la porte leur était ouverte.
Ali arrive en 2000, à 23 ans, Ahmed en 2001 et Ramzeddine en 2002. En 2003, Omar se préparait à venir, quand des policiers en civil ont frappé à la porte de la maison de Zarzis. « Ils ont commencé par lui parler, puis l’ont jeté dans leur voiture » Pendant dix huit jours, personne n’a rien pu savoir d’Omar.
Le 27 février ils ont dit à Mohammed que son fils était dans une prison militaire. « Quand le père a vu son fils et que le fils a vu son père, ils ne se sont pas reconnus. Omar avait perdu la tête, il avait encaissé tant de coups, il était défiguré. »
 
L’enfant le plus jeune de Térésa Quintas et Mohammed Chlendi avait vingt ans quand il a été arrêté, avec cinq autres jeunes, tous de Zarzis. Térésa dit qu’Omar, avant d’être transféré en prison à Tunis, la capitale de la Tunisie, a été dénudé, « suspendu aux palans que l’on utilise pour tracter les moteurs de voitures ».
 
En Tunisie sont restés Fatima et Ghalia. « Le 8 septembre 2004, j’ai reçu un coup de fil, la nouvelle : Fatima était en voiture avec son père, elle allait s’inscrire à l’université. Ce monsieur a dit qu’un tracteur roulait feux éteints. Elle était très grande. Elle était assise sur le côté, sur la banquette arrière. Son père a fait une embardée, lui s’en est sorti. Elle est morte ». Les coudes de Térésa se sont plantés d’écoeurement, là sur la table de la salle à manger de Viarmes. Rien de ce qui s’est passé ne la touche autant que la mort de sa fille. Elle est retournée à Zarzis pour l’enterrement.
Ghalia, la jeune fille qui se souvient des fêtes de Braga, y reste seule. Il y a longtemps qu’elle ne supporte plus de vivre en Tunisie. « Là-bas, une femme sort deux fois de sa maison, quand elle se marie et pour être enterrée ». Elle se sent surveillée par son père, surveillée par le gouvernement à cause de son frère-ils sont venus fouiller sa chambre à la Faculté.
Elle dérobe son passeport et arrive avec ses seuls vêtements sur le corps à l’aéroport d’Orly. Au téléphone avec Térésa, Mohammed pleure sa fille. La Portugaise lui rétorque : « Maintenant tu sais ce que j’ai pu ressentir ».
 
« JE VAIS AINSI QUE VOUS LE SAVEZ, tous les jours j’attends l’heure de la vérité, quand je pourrai sortir de ce trou, mais il n’y a rien. Les jours se ressemblent. J’espère vous revoir bientôt, inchallah, d’avoir plus d’occasions de vous revoir, de vous embrasser tous (…) Alors comme je l’ai promis, 1 000 000 de baisers pour toi et toute la famille, de la part d’Omar. »
 
Trois ans avant cette lettre, la veille du procès, Térésa a revu son fils en prison. Ils étaient séparés par deux grilles. Ils n’ont pas pu s’embrasser. Son fils le plus jeune a été condamné à 19 ans d’emprisonnement, commués en 13 ans lors de l’appel le 6 juillet 2004.
Cette fois-ci, elle a pu l’embrasser dans la salle du tribunal. « Pendant les dix heures qu’a duré le procès, ils étaient debout et n’ont pas pu parler de la torture et de l’horreur. Les preuves qui les ont condamnés : une carte de rechargement de téléphone mobile, des sorties papier d’Internet ne comportant pas d’adresse. La preuve principale était un tube de colle ».
Pour l’Etat tunisien, les six internautes de Zarzis sont coupables de crime de terrorisme et d’être liés à El Qaïda. Pour Térésa, son fils est simplement coupable de fréquentation d’un Publinet, l’accès public à Internet dans ce coin est une nécessité touristique. « Lui, terroriste ! Mon Dieu ! Tout ça pour s’être connecté ! Comment est-ce possible ? Ils étaient tous de Zarzis, mais n’étaient pas tous des amis. Cela a été voulu pour servir d’exemple ».
Térésa reprend le pénible chemin de la Tunisie. En janvier 2005, lorsqu’elle lui rend visite en prison, elle le trouve abattu, les mains dissimulées sous sa chemise. Térésa, qui a gagné le droit de visite directe grâce au consulat de France à Tunis, lui remonte les manches. « Il était rongé par la gale et avait les orteils infectés ». Elle se retourne, et angoissée, interpelle les gardiens ;  le jour d’après, elle parle avec le directeur de la prison. Omar reçoit la visite d’un médecin et reçoit un matelas et une couverture.
 
GUILLAUME TOURNE AUTOUR de sa mère, rentrée il y a trois jours de Tunisie. Il sait qu’elle a été voir son frère emprisonné. « Omar a un problème aux genoux, il avait besoin d’être opéré. Mais ce qui m’inquiète c’est qu’il m’a dit qu’il songeait à s’enfuir. Je lui ai dit « ne fais pas cela, nous sommes en train de beaucoup travailler, ne fais pas de bêtises ». J’ai peur qu’il se fasse attraper et qu’il meure. Beaucoup meurent en prison ».
 
Les journées de Térésa Quintas-Chopin par son remariage, sont faites de labeur : dans une institution pour personnes âgées, et à la maison devant son ordinateur. « Mon fils a été emprisonné à cause d’Internet, grâce à ce dernier il sera libéré. » Elle pense que plus on fait du bruit, plus on proteste avec des organisations internationales, plus on mobilise l’opinion publique et plus l’Etat tunisien subit de pressions. Et plus elle se rapproche du moment où elle pourra embrasser librement Omar.
 
Dans sa petite maison de Viarmes, où elle a emménagé il y a six mois, Térésa Quintas prépare pour le 17 la seconde édition d’un concert de solidarité avec son fils de Zarzis : « Mon mari actuel n’a jamais cru, puis n’a jamais accepté que mes fils viennent. Et, à présent, ma vie, c’est cela, lutter pour Omar. J’ai demandé à nouveau le divorce. J’ai vendu la belle villa que j’avais, j’ai perdu un bon travail, c’est ça la vie, peu importe. Si on me donne le choix, je choisis toujours mes enfants, un point c’est tout ! »
 
(…)
Fernanda Cachao, envoyée spéciale

 
(Source : Correio da manha, 12 février 2006)
 
(Traduction ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en portugais, LT)
 


 

Indispensable Zarzis

par Luiza Toscane

 

Trois ans ont passé depuis qu’un groupe de très jeunes gens et leur professeur ont été arrêtés, torturés et condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement à l’issue d’une procédure n’ayant pas respecté les standards des procès équitables.

 

Avant eux, ce sont des milliers de jeunes hommes qui ont fait les frais des méthodes répressives du régime, et après eux, des centaines d’autres ont, à leur tour, été arrêtés, torturés, et écroués dans l’attente de leur procès, certains d’entre eux ayant déjà été condamnés.

 

Alors pourquoi revenir aujourd’hui sur ce qui restera connu sous le nom des « Internautes de Zarzis » ? Pourquoi s’appesantir sur cette affaire, qui a par ailleurs déclenché une vague de solidarité internationale qui ne cesse de s’amplifier ?

 

Il convient de revenir sur la répression inaugurée en 1990 qui a envoyé derrière les barreaux tout ce que la Tunisie comptait d’opposants. Le régime de Ben Ali s’est assuré, en réactivant la juridiction d’exception que constituent les tribunaux militaires, que la jeunesse tunisienne censée en découdre avec son pouvoir était durablement neutralisée. Les victimes de cet événement fondateur sont aujourd’hui toujours incarcérées et ne sortent de prison qu’à la faveur de remises de peine accordées au compte-gouttes, et encore, depuis quelques années seulement.

 

A partir de l’année 1992, des centaines de procès se sont succédés, continuant d’éradiquer toute velléité d’insubordination et laminant inexorablement toutes les forces d’opposition recensées sur la place. Il reste que l’usage des tribunaux militaires, exemplaire au début des années quatre-vingt dix, s’est passablement essoufflé et n’a été quasiment réservé à la fin de la décennie, qu’à des civils vivant à l’étranger. Il devenait difficile d’en justifier une utilisation massive, d’autant que l’armée, à l’image de la population tunisienne, n’annonçait guère d’insurrection. D’ailleurs, la dictature eut recours à une procédure plus expéditive en ce qui concerne la première : un accident est si vite arrivé. C’est ainsi que l’état major décéda dans un bien étrange accident d’hélicoptère.

 

Le régime tunisien, à l’instar de bien des dictatures de par le monde, fit passer tous ses opposants pour des « terroristes », mais las, cette rhétorique s’avéra de plus en plus difficile à manier dans un pays si paisible. (*) Les attentats du 11 septembre tombèrent à pic pour redonner à la dictature un second souffle. C’est qu’une nouvelle génération, peu réceptive aux sirènes des formations politiques traditionnelles exsangues, accédait à la politique. La radicalisation de ces nouveaux-venus fut contemporaine de l’occupation de l’Irak par l’empire américain. Et la solidarité avec la résistance en Irak, au sens le plus large du terme, semble désormais l’unique préoccupation des ces 16-25 ans. On ne lui connaît pas de discours construit sur les problèmes nationaux.

 

Le régime de Ben Ali, pourtant peu mis en cause, décida de pourfendre ces internationalistes d’un nouveau genre et il fut décidé de l’adoption d’une nouvelle loi censée lutter contre le terrorisme. Il s’agissait évidemment de récolter les dividendes politiques de cette initiative, au niveau international s’entend. Reste que le calme désespérant de la situation, la prédisposition de la classe politique tunisienne en général à l’action pacifique, ne justifiaient guère la promulgation d’un tel texte. Le terrorisme n’existant pas, il fallut l’inventer.

 

En 2003, deux groupes de très jeunes gens furent arrêtés et condamnés en vertu du code pénal tunisien. « Zarzis », avec sa rocambolesque version policière de «  bazooka-devant-servir-à-attaquer-le poste-de-la-garde-maritime-de-Zarzis », bazooka inexistant au demeurant, a rejoint ainsi dans l’histoire, et toutes proportions gardées, l’affaire des « Irlandais de Vincennes », ou Péron plaçant lui-même une bombe sous sa voiture pour pouvoir déclencher la répression….

 

Zarzis fut une gigantesque mise en scène, la seule affaire où un intérêt tunisien fut censé avoir été visé, avec tout son lot d’incohérences, de PV falsifiés, d’aveux arrachés sous la torture, d’absence de confrontations et de manquements au droit en tous genres, devant aboutir à de lourdes condamnations (19 ans en première instance, réduits à 13 ans en appel). Dans la foulée, un second groupe fut arrêté, des jeunes gens voulant se rendre en Irak. Leurs peines furent à peine plus légères. Qu’importe, le régime tenait ses terroristes. La loi était désormais justifiée : elle fut votée le 10 décembre de la même année.

 

Ainsi, « Zarzis » ne constitue pas un « tournant », ce dernier ayant été le fait des tribunaux militaires en 1992, mais l’événement fondateur d’une nouvelle répression permettant de condamner des civils en vertu d’une loi jugée inconstitutionnelle par tous les défenseurs des droits de l’homme, et permettant de remplacer des juridictions militaires rendues obsolètes dans le cadre d’une répression massive.

 

Les prisons, qui commençaient à se vider des prisonniers nahdhaouis arrivés en fin de peine se sont remplies à nouveau. Les victimes de la loi anti terroriste constituent aujourd’hui la moitié des prisonniers politiques tunisiens.

 

Se mobiliser aujourd’hui pour la défense des « internautes de Zarzis », pour leur libération, ne relève pas seulement de la défense des droits de l’homme. En s’attaquant à ce monument qui a été le prétexte à la promulgation et l’application de la loi anti terroriste, les amis et les soutiens des internautes de Zarzis remettent en cause la nouvelle politique du régime.

 

Luiza Toscane

 

(*) Curieusement, le seul attentat perpétré en Tunisie, qui visa la synagogue de Jerba, ne fut tout d’abord pas qualifié comme tel par les autorités tunisiennes et, n’eût été l’insistance de la police allemande (de nombreux touristes allemands en furent victimes), il aurait été recouvert du voile opaque du déni.

 

(Source: “Tunisie, Réveille-toi », le mercredi 15 février 2006)


Tunisie : la mafia politique et les signes annonciateurs de la chute

Par Hamime

 

Qu’en est-il de la jeunesse aujourd’hui ?

 

Comment la jeunesse tunisienne est-elle passée de l’idéologie de l’applaudissement à celle de la mort et de la vengeance ?

 

Il fallait bien que la politique non démocratique en Tunisie en arrive à contrôler totalement les consciences, étant donné le mur auquel se sont heurtées les aspirations populaires qui avaient cru en des promesses fallacieuses, lesquelles avaient fait des capacités de la jeunesse le vecteur du progrès du pays et de l’accession de ce dernier au rang des pays avancés.

 

Dix sept ans peu ou prou de mariage pérenne concocté fortuitement, par une poignée d’intrus à l’élite politique tunisienne, entre Ben Ali d’une part et le pays, comme peuple et constitution, d’autre part, dix-sept années que les lèvres et les yeux sont médusés, que les gorges sont étranglées et liées au sauveur venu bouleverser les pages de l’histoire noire qu’a vécue le pays pendant l’ère bourguibienne. Nous ne visons pas, dans le cadre de cet article, à nous appesantir sur tous les points négatifs de l’ère « ziniste », mais nous poserons une seule question : qu’en est-il de l’état d’esprit du jeune Tunisien d’aujourd’hui ?

 

  Le jeune Tunisien, entre ambitions et réalité

 

Le gouvernement tunisien a effectué des statistiques tronquées au sujet du nombre de jeunes ayant décroché des diplômes ces trois dernières années. Ces dernières ont estimé le nombre des chômeurs parmi eux à 300 000 pour l’année 2003-2004. Même si ce chiffre reste sujet à caution, il reste énorme et permet de comprendre l’attrait de ces jeunes pour des projets vengeurs dans lesquels ils trouvent un exutoire, une alternative à un avenir sombre, fermé et révolu, qui a déjà ruiné tous leurs espoirs.

 

  La journée d’un jeune Tunisien

 

De sa matinée il ne fait rien, lui qui commence sa journée vers midi au café pour siroter un café, un café qui l’a occupé des heures la nuit précédente : « comment vais-je trouver de quoi le payer ? » Puis il tente de trouver un groupe avec lequel il pourra jouer aux cartes, toujours dans ce café. S’il échoue, alors il regardera jouer les autres. Puis il essaie d’emprunter un journal, peut-être trouvera-t-il dans la page des annonces quelque chose d’intéressant pour lui !!! Très vite, il s’énerve en le feuilletant « Il n’y a rien ! », alors il se plonge dans les nouvelles sportives, ignore la page politique qui exhibe la photo de Ben Ali ou celle des autres membres du gouvernement. Il contemple longuement les photos militaires de ceux qui conduisent la guerre en Irak, s’intéresse au portrait de Ben Laden quand il est reproduit. Et il le regarde encore…. Ainsi il a passé sa journée entre déconvenue et repli. Le soir, certains jeunes s’adonnent au vin, et d’autres discutent de l’histoire des victoires arabes, de la portée de la pensée de la révolution communiste, des défis et de la confrontation combattante terroriste… Ils n’accordent plus d’importance à la dictature et à la terreur policière en Tunisie et il se mettent à dire « de toutes façons, je suis perdu, mort, et je n’ai aucun avenir ». Ce bref aperçu permet de comprendre le vide qui enferme la jeunesse tunisienne et la ruine de ses ambitions, au terme d’une lassitude à poser des demandes d’embauche. Cela conduit fatalement les jeunes à des issues décompressantes et se posant comme alternatives à cette vie absurde passée entre un régime policier et oppresseur, un peuple peureux, et une opposition factice et formelle qui a laissé tomber les problèmes du peuple et ne lutte plus. Le jeune se trouve de fait enrôlé dans la dernière colonne d’un parti unique, son diplôme à la main, guidé, dirigé et encadré par des sans-diplômes, dans l’espoir de décrocher un travail, ne serait-ce que pour quelques jours.

 

  Manipuler la jeunesse pour mieux l’annihiler

 

  Le pouvoir a intérêt à semer l’anarchie

 

L’idéologie policière a ravagé les trois quarts de la population : toutes les institutions travaillent pour l’appareil policier directement ou non. Il n’est jusqu’aux institutions culturelles qui ne soient régentées par la police politiques ou les renseignements. Il n’y a que deux institutions qui ne puissent être dominées : celle de l’enseignement et de la jeunesse (étudiant, lycéens).

 

  La stratégie policière

 

L’institution policière en Tunisie tourne à plein régime et requiert toujours plus de fonds. Actuellement, sont soutenus ceux qui combattent le terrorisme et les terroristes. Il faut bien alors constituer des groupes terroristes en Tunisie pour mettre en mouvement la foule policière et profiter commercialement en ces circonstances du bloc de cette jeunesse coupée du monde, brisée, frustrée et prédisposée à la rébellion. Elle se pose en effet comme un vivier disponible pour le terrorisme et l’appropriation de projets suicidaires et vengeurs, d’autant que la période actuelle d’humiliation et d’oppression maximale vécues par le monde arabe, concourt à la formation de tels groupes. La porte est ouverte à l’introduction d’ouvrages salafistes dans les milieux étudiants, comme de vidéos. Le champ est libre pour ce type de discussions et d’activités.

 

C’est alors que l’assaut est donné, encore et encore, contre des groupes de jeunes qui sont jetés en prison à l’issue de procès, au nom de la lutte contre le terrorisme. On pourrait citer à ce propos un groupe de jeunes de Zarzis, arrêté en 2003, accusé de faire partie d’une organisation terroriste, ainsi que l’Ariana, Bizerte, la cité Tadhamoun…

 

La jeunesse tunisienne est victime d’une conspiration politique policière extrêmement violente, dont le moins qu’on puisse en dire est qu’elle constitue un crime concocté contre le peuple dans son ensemble, contre la jeunesse qui est la colonne vertébrale du pays, une jeunesse qui n’aspire qu’à une vie digne pour elle-même et ses proches, qu’à la réussite dans l’avenir et qui se retrouve assiégée, reléguée aux ténèbres de l’ignorance, du dénuement, désespérée jusqu’à faire office d’approvisionnement en fonds pour un appareil policier qui ne cesse de croître et de s’hypertrophier.

 

Comment en finir avec cet appareil policier ?

 

1)L’opposition factice en est-elle capable ?

 

2) Est-ce que ce sera le fait d’une révolution populaire générale ?

 

3)L’appareil policier se bloquera-t-il de lui-même ?

 

La suite au prochain épisode de « Tunisie, la mafia politique et les signes annonciateurs de la chute »

 

(traduction : LT)

 

(Source: “Tunisie, Réveille-toi », le mercredi 15 février 2006)


 

un petit mot sur la mort de mon ami

Par Olfa

 

Je saisis l’occasion qui m’est offerte de publier un petit mot sur la mort de mon ami. J’ai conscience que cela ne le fera pas revenir mais si sa mort pouvait servir à éveiller certaines consciences et mettre à jour les atrocités commises dans notre pays, je pourrais enfin recouvrer le sommeil en me disant que sa mort n’aura peut être pas été vaine.

 

Il a été enlevé au début du mois de février, le 3 plus précisément, par une personne qu’il connaissait et qui lui avait demandé de lui rendre « un petit service ». Mourad n’imaginait pas que ce service qu’il allait rendre à une personne nécessiteuse allait lui ôter la vie et laisser derrière lui une mère éplorée, des soeurs affligées et des amis désorientés.

 

Pour des raisons que l’on suppose purement pécuniaires, Mourad a été enlevé et ligoté dans un premier temps et contraint par la suite à « léguer » tout ce qu’il possédait à son tortionnaire. Non satisfait de l’avoir dépossédé, le bourreau l’a égorgé avec une corde et pour finir a brûlé son corps sans vie et l’a jeté aux animaux sauvages. Autant dire qu’il ne restait que peu de chose de la personne que j’ai tant aimé.

 

Ce drame inhumain (on se demande comment Dieu a pu permettre qu’une telle chose advienne) n’a été dicté que par la cupidité, la malveillance et l’ignorance de la personne qui a commis l’acte. Pourquoi ? Parce que Mourad avait « financièrement » réussi sa vie et pas son voisin ! Alors plutôt que de chercher les raisons de son échec, le voisin a estimé que la réussite de Mourad devait lui profiter…

 

Comment expliquer et surtout comment comprendre de tels agissement ?

 

Mourad laisse derrière lui une mère (veuve depuis 14 ans déjà) qui n’avait qu’une seule et unique raison de vivre : son fils. Que va t-il advenir d’elle ?

 

Et de moi ? Moi qui ne concevait pas la vie sans lui ?

 

Comment retourner dans ce pays où la chape de plomb posée sur la misère ordinaire et quotidienne des gens a en ce 3 février 2006 poussé un être humain à commettre l’irréparable et à m’enlever ce que j’avais de plus cher ? Comment pourrais je regarder à nouveaux les tunisiens, sans que la peur ne me prenne au ventre ? Et pourquoi il ne pourrait pas m’arriver la même chose qu’à lui ? Dieu me protègera t-il contrairement à lui ? Comment vous regarder dans les yeux sans avoir peur aujourd’hui ? et comment faire pour me sortir cette image de Mourad agonisant alors que l’autre, lui, compte son argent ?

 

Misère et ignorance font mauvais ménage et c’est encore au tunisien moyen d’en payer le prix. Mourad est mort pour rien et Dieu Le Miséricordieux pardonnera peut être à son assassin…

 

Olfa

 

(Source: “Tunisie, Réveille-toi », le mercredi 15 février 2006)


 

 

Caricatures, seule la résistance à l’occupation est diffamée

par Hamzah Zaman

 

En été 2002, j’ai lu dans libération, journal très lié à Israël, un article d’un pseudo-sociologue israélien qui expliquait que les kamikazes palestiniens étaient motivés non pas par la lutte contre l’occupation israélienne mais par la récompense promise par l’Islam aux martyrs, les vierges du paradis.

 

C’est de bonne guerre. L’occupant présente les résistants comme des fanatiques, ennemis de l’humanité entière mais personne n’est dupe. Même en Europe, Israël est identifié par la majeure partie de l’opinion publique, contre la ligne officielle des gouvernements, comme le principal facteur de guerre au Proche Orient.

 

Curieusement, les caricatures danoises ne disent pas autre chose que l’article du pseudo sociologue. Ces deux journaux ont, peut-être, le même actionnaire principal. Selon le caricaturiste,en toute circonstance, l’islam inciterait à la violence et au terrorisme. L’un des dessins reprend l’idée des vierges promises aux martyrs. Le message est donc : en Palestine, en Irak, en Afghanistan ou en Tchétchénie, si un musulman ou un supposé l’être, se fait explosé dans un restaurant fréquenté par l’armée d’occupation, c’est qu’il veut des vierges. Un sociologue vous le dit,c’est scientifique, point c’est tout.

 

Dans l’article de Libé d’il y a quatre ans comme dans les dessins du journal danois d’il y a quatre mois, ce n’est pas le prophète qui est caricaturé et diffamé mais la résistance à l’occupation.

 

Pourquoi alors ce carnaval à Damas ?

 

Carnaval est, à l’origine, au moyen âge, un chahut annuel qui permettait au peuple d évacuer, au cours de débordements canalisés, les frustrations accumulées l’année durant. Ainsi la domination des seigneurs et ecclésiastes pouvait se perpétuer.

 

Cette recette est connue dans le Monde Arabe. Le régime syrien, probablement le plus récalcitrant à la démocratie de toute la Région, vient de l’illustrer en organisant lui-même une farce. Des agents en civil ont mis le feu aux ambassades du Danemark et de Norvège préalablement évacués, heureusement, devant une foule chauffée à blanc.

 

Cette foule manipulée a eu l’impression d’avoir agi elle-même pour une grande cause et le gouvernement payera discrètement la note en devises dont le pays a cruellement besoin !

 

Voilà une affaire qui arrange beaucoup de monde, les occupants en disréditant la résistance, les dictatures arabes en s’offrant un défoulement populaire, les mouvements religieux en investissant à long terme et le prophète en étant glorifié gratis…sur le dos de la seule et véritable victime, la Résistance à l’occupation qu’elle soit en Palestine ou dans les autres pays musulmans occupés.

 

(Source: “Tunisie, Réveille-toi », le mercredi 15 février 2006)

 


 

La ‘‘racaille’’ n’a pas volé au secours du Prophète.

par Hamzah Zaman

 

Comme la maladie des volatiles, la défense du prophète arrive par l’Est. On signale une manifestation à Strasbourg sous le mot d’ordre ‘’non à la dictature de la démocratie, certainement par souci de recycler les banderoles remisées de la manifestation pour le voile dont le mot d’ordre était ’’non à la dictature de la … laïcité’’.

 

Une manifestation plus nombreuse mais plus pondérée a également eu lieu ce samedi à Paris. Dieu merci, l’épidémie semble, pour l’instant, perdre de sa virulence en se propageant. Le Gouvernement Français est rassuré.

 

En effet, il a des raisons objectives de douter de l’adhésion des cités aux menées des activistes musulmans.

 

Il faut dire que les jeunes des cités étaient récemment, insultés publiquement puis réprimés sévèrement sans trouver de soutien auprès des amis du prophète. Le président du consistoire des musulmans de France s’était fendu de son toujours prêt appel au calme largement relayé par tous les intéressés.

 

L’Islam de France avait donc, sans coup férir, tiré bénéfice en capital de responsabilité et d’honorabilité auprès de la Droite aux affaires sur le dos des jeunes des cités écrasés par le chômage et la Police de la République version Sarkosy.

 

D’ailleurs, la religion trouve toujours meilleur compte auprès de populations misérables auxquelles elle distribue aumône et places au paradis et remplit les temples les VSD. Je n’ai aucun doute, si l’influence de la religion dans les cités reste limitée, c’est grâce aux allocations familiales et aux maigres minima sociaux.

 

Les pays arabes non plus n’ont tenté aucune ingérence même au titre des Droit de l’Homme pourtant désormais internationalement admise. Il s’agissait d’une population, démunie dans un pays riche, insultée et réprimée suite à une émotion due aux décès des leurs au cours d’une traque policière. Des notes au titre des Droits Humains auraient été tout à fait appropriées.

 

Au contraire, les Pays arabes, comme le monde entier,ont assisté passivement à la ratonade ; des médias d’une grande pénétration comme al Jazirah et al Quds ayant largement relaté l’événement présenté, à juste titre, comme l’intifadha contre l’exclusion et le mépris.

 

Logiquement, comme les amis du prophète de l’intérieur comme ceux de l’extérieur avaient sciemment ignoré l’intifadha de la dignité des cités, ils ne devraient pas pouvoir enrôler ces jeunes dans leurs légions de défense du Prophète mais, avec les religieux, ont n’est jamais tout à fait à l’abri d’un miracle .

 

(Source: “Tunisie, Réveille-toi », le mercredi 15 février 2006)


 

Sommaire du numéro 49 d’ELKHADRA,  

elkhadra.org 

 

http://elkhadra.org/rapp.pdf  

RAPPORT AU POLITIQUE DES FRANÇAIS ISSUS DE L’IMMIGRATION

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http://elkhadra.org/Thegt.pdf  

The Growing Threat of Soft Censorship

 

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http://elkhadra.org/somnifere.htm 

Le somnifère

Par BILEL

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http://elkhadra.org/crois.htm 

CE QUE JE CROIS

Par BIJU

**

http://elkhadra.org/nonviolence1.htm 

NON-VIOLENCE CONTRE BEN ALI

Par Fadila

**

 

http://elkhadra.org/honte.htm 

LA HONTE ET LA LIE

Par Maha

**

 

http://elkhadra.org/quiestqui.htm 

QUI EST QUI ?

Par Nasser Hamammi

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http://elkhadra.org/opposition.htm  

Une opposition intègre conditionne la démocratie

Par Nouha

**

 

http://elkhadra.org/qarikture.htm 

CHRONIQUES CARICATURALES

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http://elkhadra.org/qidnapeur.htm 

Les kidnappeurs d’esprit

Par Leila

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http://elkhadra.org/tariqramadan.htm 

TARIQ RAMADAN

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http://elkhadra.org/chroniquespalestine.htm 

CHRONIQUES PALESTINIENNES

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http://elkhadra.org/avenir.htm

L’avenir du programme nucléaire iranien

Traduit du site aljazeera.net par Elmahdi ALLOUCHI

 

 

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voici deux textes extraits de ce sommaire :

 

Le somnifére

Par BILEL

 

« On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent »

Bertold Brecht.

 

A propos des misérables caricatures danoises , et les réactions de nos dictateurs maison en général , et du nôtre en particulier , ce sont une honte ajoutée aux autres et à nos malheurs d’une façon dramatique , autrement plus dramatique que ces médiocres caricatures diffamantes , et qui jouent par une sorte de provocation fascisante , plus sur notre excessive émotion , que sur notre squelettique raison débridée ,à nous autres , les arabes , les musulmans et les tunisiens , et ça marche ,on lâche aussi sec et une facilité folle qui tient de la suffisance et de l’ignorance , la proie pour l’ombre , ces caricatures pléistocénes qui , d’un côté elles justifient leurs théories racistes et leur haine de tout ce qui est différent , et d’un autre côté elles nous endorment sur nos véritables réalités et nos priorités , et redonnent une sorte de virginité , à moindre frais aux véritables immolateurs de notre civilisation ,de notre ÊTRE ,de nos sociétés ,de notre culture ,de notre histoire et par voie de conséquence de notre religion et notre prophète Mouhammed SAW :nos dictateurs.

 

Quand on marche sur nos cadavres exquis et qu’on assiste impuissants aux cris d’orfraies des chacals et des faussaires comme ceux qu’on entend, ces fausses indignations de nos régimes despotiques , des plus rétrogrades des FETWAS , et des révérences lâches et soumises de nos autorités religieuses, officielles , qui ne le sont pas moins , et qui sont au service de ces derniers contre les musulmans et contre l’enseignement du prophète SAW , on est en devoir de s’opposer à leurs manoeuvres en leur déniant le droit de parler en notre nom , leur curée contre les caricatures ne sont ni plus ni moins qu’une stratégie de diversion , une attaque frontale contre nos revendications de liberté , encore plus mortelle que des caricatures qui dans quelques jour mourront elles -mêmes de leur ridicule , ce qui restera en pire , c’est notre état délabré d’esclaves , et plus personne ne mettra une couronne sur notre maturité citoyenne , qui pourrait faire confiance à des peuples de marionnettes qui se font plus souvent qu’à leur tour manipuler par des caricatures sans talent , et des régimes dictatoriaux moyenâgeux ? Ces peuples qui marchent dans n’importe quelle mise en scène, dans l’affect le plus primaire , ne sont dignes ni de la liberté ni de la démocratie.

 

– LA REACTION DU REGIME TUNISIEN : L’hôpital qui se fout de la gueule de la charité , là je rejoins le merveilleux clip de Biju « ce que je crois »publié sur el khadra .org (http://www.elkhadra.org/elkhadra.html) en annonce.

 

Tous ce ramassis d’hypocrites , qui zaàma du jour au lendemain , se sont transformés en défenseur de l’islam , et donnent aux autres des leçons en matière des droits de l’homme, est assez révélateur de l’état de dégénérescence où plongent de plus en plus , la tête la première, les mains liés , les yeux bandés , les cerveaux liquéfiés , nos pauvres compatriotes dans leur immense majorité.Encore une fois ce consumérisme de la part de nos dictateurs est plus qu’un leurre , c’est une diversion à très grande échelle pour nous détourner de l’essentiel , et l’essentiel reste avant toute chose de démocratiser et de libérer notre pays ,des entraves et des fausses passions qui l’endorment ,

et ce mal , ce poison de la tyrannie qui nous détruit est pire que toutes les caricatures du monde.

 

 

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NON-VIOLENCE CONTRE BEN ALI

Par Fadila

 

La non-violence doit être définie en tant qu’exigence éthique inhérente à l’humanité de l’homme, et ne jamais négliger, pour la référence, l’historique et la pédagogie l’apport spécifique et déterminant d’énormément de penseurs de cette philosophie , et ceux des peuples qui se sont libérés en utilisant ses fondamentaux . Il faut toujours prendre en compte la dimension de l’action non-violente qui permet de concilier l’exigence morale avec l’esprit de responsabilité car il s’agit , dans cette démarche , de réussir la symbiose et l’harmonie de la présence symbolique des fins humanistes, et leur réconciliation effective avec des moyens qui leur ressemblent ; loin donc de cette fumeuse accusation que le non-violent exile les fins hors de l’histoire et déserte le plan des moyens qu’il laisserait à leur impureté, il s’exerce à les joindre dans une action qui serait intimement une morale et une technique .

 

Quiconque se plie aux exigences de la non-violence ne peut manquer de se poser la question de l’action qui est inhérente à ce choix décisif. Car on ne saurait rester prisonnier du seul refus de la violence, on travaille aussi à son élimination. Précisément, ce refus libère un espace à conquérir dans le domaine d’une action politique novatrice afin de rester présent au cœur des conflits de l’histoire , la grève de la faim du 18 octobre 2005 lors du SMSI en Tunisie est une action non –violente , par exemple , mais qui a été malheureusement vidée de sa substance , sa dynamique dévoyée par les éternels parasites , et qui dans cette affaire ont donné la preuve qu’ils sont consciemment ou pas , ce n’est pas le plus important , les alliés objectif de la dictature.La non-violence est une force évidente , moderne , libératrice et doit être vécue dans tous les domaines , qu’ils soient , culturels , sociaux , politiques , idéologiques ou même économiques. Et tout particulièrement pour lutter contre les injustices et les violences des hommes contre d’autres hommes, dans le cas tunisien qui nous intéresse, la tyrannie de ben Ali contre la très grande majorité du peuple tunisien, et combien même elle aurait sévit contre une toute petite minorité, le problème serait le même. La non-violence se distingue totalement du pacifisme traditionnel qui se contente de condamner la guerre, les formes de violence ect…, mais ne propose pas d’alternatives pour défendre la liberté, la justice et la démocratie lorsque celles-ci sont menacées. Aussi, la non-violence ne saurait être identifiée à une morale pure, une éthique de conviction qui ignore les nécessités de l’action responsable et effective.Le refus de la violence ne signifie pas le refus de l’action bien au contraire, la non-violence se situe et ne peut-être qu’au cœur de l’action, sinon elle n’a plus aucune raison d’être.La non violence n’est pas l’attentisme et la non -résistance, bien contraire c’est la résistance absolue et poussée jusqu’au sacrifice.

 

L’action de non_violence destructrice pour la dictature tunisienne par exemple ; c’est d’exhorter nos compatriotes de s’abstenir de participer à la violence de ses institutions et prêcher l’insoumission à toutes les directives et les investissements du régime de ben Ali.

L’histoire des luttes non-violentes nous a appris que la non-violence pouvait être une véritable force de résistance. La méconnaissance de ces combats est l’une des raisons qui expliquent que la non-violence n’est pas encore suffisamment prise au sérieux par ceux qui veulent agir efficacement pour la justice. La non-violence n’est pas impuissance ni indifférence. Elle n’est pas inertie, ni force d’inertie. Elle n’est pas résignation à la fatalité. Elle n’est pas acceptation de l’injustice, ni concession, ni accommodement, ni prudente douceur, ni démission craintive, ni flatterie au tyran, ni complicité du silence et de l’inaction, ni tranquillité hautaine, ni désertion devant le combat. Elle défend au contraire sa cause avec une implacable ténacité, avec un mobile provocant, et souvent elle attaque. Jamais elle ne fuit, jamais elle ne recule, jamais elle ne lâche prise, et jamais elle ne frappe. Elle riposte à chaque coup on s’offrant à d’autres coups. Elle riposte aux injures par la réalité des situations. Elle riposte aux accusations de lâcheté par le témoignage de la présence au péril, et de l’endurance dans l’épreuve. Elle riposte aux mensonges par l’inlassable et précise recherche, rétablissement, divulgation de la vérité. Elle riposte aux manœuvres par la rigueur et la droiture. Elle riposte aux risées par une gravité digne. A toute force du mal, elle oppose non une force de même nature, mais une force de nature opposée et qui la compense.

 

Si la non-violence est une philosophie qui donne un sens à la vie, elle est aussi une force d’action. C’est une sagesse, mais qui doit s’incarner dans une action politique, au cœur du plus impitoyable conflit de notre histoire , celui entre la lumière et les ténèbres , entre l’évolution et la barbarie , entre la haine qui nous réduit en esclavage et notre libération. Elle ne disserte pas sur les injustices, elle les combat. L’action est nécessaire parce que le dialogue, la persuasion et la conviction ne sauraient être des forces de contrainte. Bien entendu, il faut toujours tenter de dialoguer avec conviction, et sans aucune compromission, pour persuader la dictature du bien fonder de la cause que nous défendons. Mais dans le même temps, car l’histoire est ici têtue, il ne faut pas exclure la nécessité d’organiser des rapports de force pour contraindre, à défaut de convaincre, cette dictature de ben Ali qui est responsable de l’injustice.

 

L’action non-violente en Tunisie est plus que jamais nécessaire, elle trouve son fondement dans l’analyse des situations d’injustice qui oppriment les tunisiens d’aujourd’hui dans leur immense majorité. La force des injustices que nous fait subir la dictature repose sur l’obéissance, la complicité voire l’attentisme et la passivité des citoyens. Cette évidence des causes de l’oppression influe sur les réponses à apporter pour y mettre fin. La justice ne viendra pas tant d’un changement à la tête du pouvoir que du changement d’attitude du peuple responsable de sa propre servitude. Le peuple doit jouer un rôle actif pour se libérer des chaînes qui l’entravent. Il est logique que si on ne donne rien aux pontes et piliers de la dictature tunisienne, à nos despotes et tyrans, si on ne leur obéit point veule ment , aveuglement et lâchement , sans combattre, sans frapper,sans aucune forme de violence , ils demeurent nus et défaits et ne sont plus rien que l’__expression de leur propre haine , et déchéance, Si le peuple tunisien a la volonté de retirer son appui à ben Ali , celui-ci perd son pouvoir. De fait, il n’existe plus si personne n’obéit à ses ordres criminels. Soyons tous solidaires et résolus de ne plus servir, et nous serons libres. Nous n’avons même pas besoin de le pousser ou de l’ébranler par la violonce, mais seulement ne le soutenons plus, et il sera déchu. Ainsi, ce n’est pas tant la capacité de violence des oppresseurs qui expliquent l’injustice que la capacité de soumission des opprimés. Aussi longtemps que nous sommes prisonniers de la peur, nous serons nos propres géoliers, les meilleurs du système. Dès lors, l’insoumission des citoyens devient un enjeu décisif pour briser la collaboration avec l’injustice.

 

Selon le grand Gandhi, Il est impossible au gouvernement même le plus despotique de rester au pouvoir autrement qu’avec l’accord des gouvernés. Il est vrai que le despote s’octroie toujours par la force le consentement du peuple. Mais aussitôt que les sujets cessent de craindre la force du tyran, son pouvoir s’effondre.nous devons obliger la dictature tunisienne à céder aux revendications de la majorité, non par la violence qui serait suicidaire et salutaire pour les criminels du système, mais par la contrainte exercée par tous les tunisiens qui refusent de se soumettre aux lois discriminatoires et illégaux des autorités illégitimes. Le principe fondamental de notre action politique sera basé sur la non coopération de masse avec les lois et les institutions qui servent l’injustice dictatoriale. Parce que l’injustice repose sur des structures et des institutions artificielles et toujours anticonstitutionnelles, l’action non-violente vient combattre ces dernières au cœur, non pas en voulant éliminer les personnes qui commandent ou exécutent les ordres criminels, mais en mobilisant les citoyens de telle sorte que la machine de l’injustice ne puisse plus fonctionner.

 

Celui qui n’accepte plus de se taire et de se soumettre entre en dissidence avec la dictature responsable de l’injustice, en Tunisie c’est même pire, celui qui est neutre est un suspect potentiel, et il n’est à l’abri d’aucune injustice ou crime. Notre révolte collective contre l’injustice et la violence peut fonder une objection de conscience qui permet à l’homme moral tunisien, au simple tunisien de la majorité silencieuse qui trime dans la peur et le mutisme de vivre en accord avec ses sentiments de liberté et ses exigences de changement. La légitimité de cette démarche est incontestable, et son efficacité politique demeure énorme.

Dans notre pays les positions sont claires, les choix définis et les convictions des uns et des autres établies .Toute action dans le champ politique pose donc la question de la fin et des moyens. L’action est directement en rapport avec une finalité, un objectif à atteindre. Mais c’est précisément au nom de l’idéal annoncé que, bien souvent, tous les moyens sont justifiés, particulièrement ceux de la violence. La cause juste permet tous les excès jusqu’à ne plus voir que la violence mise en œuvre pervertit la justesse de la cause. La fin ne justifie pas tous les moyens, plus précisément la justesse de la fin n’autorise pas l’emploi de n’importe quel moyen pour y parvenir. Nous savons, notamment au vécu sous ce régime totalitaire de ben Ali, que les moyens de la violence ne peuvent construire une société démocratique. L’action non-violente des dissidents sera une action de rupture avec l’ordre totalitaire, c’est-à-dire avec le mensonge des moyens de la violence qui trahissent l’idéal toujours repoussé dans un avenir inaccessible.

Il nous faut donc penser dans le champ politique une action collective efficace qui ne trahisse pas l’idéal de justice. « Il s’agit de servir la dignité de l’homme, écrit Albert Camus, par des moyens qui restent dignes au milieu d’une histoire qui ne l’est pas. On mesure la difficulté et le paradoxe d’une pareille entreprise ». Lorsque l’on a écarté une fois pour toute l’illusion que la violence peut construire une société juste et démocratique, c’est sans doute le défi essentiel auquel nous sommes confrontés. Dans le même temps, il nous faut avoir conscience que l’action non-violente, comme toute action humaine, comporte sa part d’aléatoire. Concevoir une stratégie en accord avec l’exigence morale ne signifie pas pour autant que cette stratégie sera forcément efficace, c’est-à-dire qu’elle atteindra son but. Certes, il s’agit de concentrer nos efforts pour que l’action demeure non-violente tout en étant efficace. Mais quand bien même elle échouerait, l’action violente ne retrouve pas pour autant sa légitimité. Nous ne sommes pas maîtres de la fin à laquelle nous aspirons. Par contre, nous pouvons tenter de maîtriser les moyens que nous utilisons. Le sens de l’action non-violente réside aussi en elle-même dans la mesure où elle est utilisée pour une juste cause. Son échec politique, toujours possible, ne remet pas en cause sa légitimité. Car l’action non-violente interpelle les consciences, suscite le débat et la confrontation des idées. Elle montre qu’une alternative est possible. Elle crée des dynamiques qui, sans être en rapport avec le but immédiat à atteindre, sont autant d’investissement pour l’avenir.

 


Nouveau livre de houcine mhamdi

Assoiffe arabe morale et financière d’une équipe…model de Tunisie

 

Fevrier2006

 

Lettre de cri émanant d’un libéral battu, terrorisé et contrôlé de bout en bout pour avoir

mis un livre qui favorise a l’être individu de bien connaître les logiques, mentalités,morales,

et mensonges d’une junte pourrie qui se trouve au pouvoir  depuis des décennies en Tunisie

(j’ai choisi un pays modéré? que dire d’autres?).

Le livre est rédigé a base de documentations publiées officiellement par le régime, toutes ses hommes et qui touchent toutes les politiques et nos alliés surtout juifs et américains…Adressée aux

-Président George  w bush

-Président de la confédération helvétique suisse

-Ministres de Affaires Etrangeres,des USA,Suisse et D’israel

-Hommes de morale,de responsabilité et de conviction..

-Hommes de liberté,de démocratie qui luttent pour un monde meilleur et qui consacrent leurs temps,plumes et facultés mentales a la paix,a la modération et aux progrès.

Hommes d’Affaires qui veulent financer un travail conçu uniquement pour combattre le fanatisme et toutes sortes d’industries du terrorisme.

-Toute personne vivant en Israël et en Palestine qui a connu la mort d’un proche, enfant, frère, père, mere..Ou qui a vu le sang coulé des milliers de fois..

Livre politique

Titre…Assoiffe arabe morale et financière d’une équipe …model de Tunisie

Auteur

Houcine mhamdi..

Juriste de formation.prives depuis août 2003 du boulot libre et de contact

A assume les responsabilités suivantes a l’intérieur du parti au pouvoir et au ministère de l’intérieur de 1987 a aout 2003.

.secrétaire général adjoint du comite de coordination de ben arous

.chef d’unité au secrétariat permanent charge de la mobilisation et des structures a la direction centrale du parti au pouvoir.

.secrétaire général du comité de coordination de ben arous.

.chef de département a la direction centrale du parti au pouvoir charge des relations avec les associations et les organisations..Periode a laquelle el parti au pouvoir n’a connu aucun problème avec la rabat émanant du parti (1) et une présence au sein des avocats démocratiquement (2)et ainsi dans toutes les organisations et les associations.

.cette réussite m’a coûté chère .ainsi pour le secrétaire général du RCD.

.delegue.pour deux ans.

.après la réussite au niveau de la gestion des dossiers des droits de l’homme spécialement,

J’ai été gelé au ministère de l’intérieur? de la société civile au ministère de l’intérieur?

.j’ai quitté en aout 2003 pour annoncer ma couleur ouvertement et se préparer pour les élections d’octobre 2004 et celles de2009.

Contenu du livre

Comme l’écrit le politologue tunisien Aziz Krichen :

   » Toute autorité ne provenant pas de lui , dans l’exécutif, au Parlement, dans la classe politique, la justice, la presse, l’administration , les syndicats …  Tous les rouages ont été purgés, de sorte que le Président de la République Zine El Abidine Ben Ali est littéralement entouré aujourd’hui par un néant d’hommes et d’institutions .              

       La décantation massive des résidus de sédiments des marécages politiques a gravement pollué l’environnement de la société Tunisienne face à l’implication de nombreuses composantes motivant les dérives et les violations de tout ordre par l’exclusion des vecteurs de l’honnêteté , de l’intégrité , de la confiance et de la transparence .    

     Le courant est tellement érosif qu’il a amputé ses siens pour compliquer plus encore toute action d’assainissement ultérieur.

    Dans ce contexte ,moi qui était  haut responsable R.C.D.iste , et qui a décidé de  sortir  de l’anonymat pour  lever le ton afin de mettre à nu les fictions et les mensonges des pratiques indécentes de la classe dirigeante qui a toujours usé des spots publicitaires lucratifs des mercenaires des stylos et des officnes propagandistes pour prolonger la durée du désastre accablant tout un pays et tout un peuple sous les théories criminelles officielles de lutte contre la prolifération du terrorisme international.

   Un cumul de déceptions s’est rangé dans mon esprit pour faire de ma personne un rebelle de gros calibre à Zine El Abdine Ben Ali et sa bande mafieuse,.

    Un témoin de l’intérieur de la boite est toujours plus gênant qu’un spectateur stupéfait.

    L’auteur a très mal compris les consignes professionnelles et n’a pas accepté que l’honnêteté et l’intégrité ne soient jamais des facteurs de greffes au régime de la dictature policière.

Il partage , néanmoins , sa souffrance , sa douleur et sa détermination à son ultime espoir au vrai changement démocratique et au respect des droits de l’homme avec nombreux de ses compatriotes anéantis provisoirement par le terrorisme d’état de la voyoucratie du Palais de Carthage .

   Car, au fait, l’histoire a toujours fait savoir aux dictateurs et aux empereurs qu’on ne pourrait jamais vaincre la volonté des peuples à la liberté et à l’autodétermination dans le respect et la dignité.

     L’auteur déplore au régime Tunisien la centralisation des pouvoirs et la transformation des institutions en appareils de servitude inconditionnelle pour la prolongation de la vie de l’oligarchie.

     Mensonges, dérives et violations de tout ordre ont fait des nostalgiques à la pyramide du pouvoir des bras longs de soumission et de sous-traitance du banditisme d’état où le respect de la loi et la préservation du bien public  ont toujours fait défaut pour l’esclavagisme d’un peuple stressé par la terreur de la voyoucratie qui s’est implantée au Palais de Carthage en vue de véhiculer la schizophrénie musclée des acculturés. 

    Mr. Houcine Mhamdi vient de sortir de l’anonymat par une publication d’élite populaire d’un livre diagnostic défiant les normes de la tradition du mutisme des hauts responsables R.C.D.istes ayant quitté leurs postes au pouvoir à la suite de contraintes professionnelles mettant en péril le pronostic de l’avenir des grimpeurs arrivistes aux rouages du pouvoir : Les Chalaco.

    S’il a eu d’énormes réserves sur l’absence de détartrages au niveau de l’enceinte de la pyramide de l’autorité policière qui comprime les libertés et séquestre la vie politique en Tunisie, il garde en son fond la déception de l’absence de détartrage de dents, d’esprit et de coeur au niveau de l’opposition et des défenseurs des droits de l’homme en son pays.

  D’ailleurs, il n’y arrive à s’y faire greffer pour exploiter ses connaissances exceptionnelles et ses idées nouvelles.

    Houcine Mhamdi traîne beaucoup trop sur l’opposition Tunisienne et sur les défenseurs des droits de l’homme de son pays mieux qu’ils ne connaissent sur eux mêmes.

     Pour s’entretenir et collaborer avec cet ex-haut responsable du ministère de l’intérieur et du Pati-Etat , il faudrait faire tomber les masques de l’hypocrisie et du double langage . Il n’a rien a cacher mais il sait ce qu’il faut.

    Le premier get de ce livre, publié récemment sur les colonnes de Tunis news, véhicule un message descriptif d’une situation sociopolitique scandaleuse qui traîne tout un pays et tout un peuple vers la décadence irréversible aux yeux de complices étrangers et d’une opposition politique affective et affectueuse qui bloque l’initiative de l’éclosion rationnelle d’un véritable changement démocratique.

   L’ambiguïté de ce transfert de confiance entre une frange assez importante de citoyens politisés et l’opposition Tunisienne réside au manque de sincérité du militantisme des parties intervenantes.

   La fiction des slogans et des coalitions synthétiques incompatibles de groupes d’opposition, de vecteurs d’opposition et de révoltés avec le foyer de la gangrène nationale ont toujours sous-estimé l’intelligence du peuple Tunisien qui a abandonné sa participation à la vie politique, exception faite à la mobilisation lucrative des nécessiteux et des profiteurs.

   L’ Ecrivain  a dévoilé, de son domicile à Tunis, avec beaucoup de courage et de défi incontestables, le tabou des mécanismes suffocants demeurés  incompris dans les pratiques d’un état mafieux. 

   La publication, de ce  livre introduction aux responsabilités des véritables commanditaires des scandales financiers et criminels à vocation politique mobilisatrice au profit de l’oligarchie de la dictature policière culpabilise des têtes bien déterminées au pouvoir.

   Mais, au fait , qui est-il ? D’où vient-il ? Qui le pousse à agir ainsi ? Quels sont ses moyens ! ! ! ? Cherche-t-il à extirper une générosité accrue de l’autorité suprême pour acheter son silence ? Est-il à l’affût d’une innocence d’une culpabilité quelconque par une telle fuite vers l’avant ? Adopte-t-il le principe de  » Si tu parles, je te dénoncerai à ma prochaine publication  » ? …

  Ses potentialités intrinsèques riches d’idées politiques modernes distinguées font peur à la fois au pouvoir et à l’opposition politique reconnue et non reconnue par sa capacité d’orateur appliqué  et ses hautes qualités morales .

  D’ailleurs, il a vraiment souffert pour restituer  son livre de deux responsables de partis d’opposition reconnue qui , peut-être , ont déjà remis , avant la publication de Tunis news , une copie de ce manuscrit à l’autorité policière pour se disculper de toute responsabilité ultérieure .

 L’un d’entre eux a pris la peine de garnir son journal hebdomadaire par des récits de ce bouquin , bien sûr en prête-nom .

  Cette information coïncide, en délai, avec l’installation d’un marchand de légumes à proximité limitrophe de mon domicile et l’ouverture d’un Taxiphone en face de ma porte d’entrée….

   Drôle de curiosité d’indicateurs et de milices ! ! ! ?

  Houcine Mhamdi ne craint ni à sa sécurité, ni  à celle de sa famille .au contraire j’ai mis tout le monde a nu..

 Mon  passage à la tête du comité de coordination du R.C.D dans une banlieue industrielle fébrile m’a servi d’une expérience professionnelle importante dans la gestation des responsables de la pyramide de l’état policier .

  Ben Arous est le principal noyau électrifiant de l’éclosion du Mouvement de la Tendance Islamiste  » Nahdha  » en Tunisie.

   Ben Arous est le berceau privilégié de l’exode rurale et du chômage des jeunes et des adultes , des diplômés et des non diplômés .

    Ben Arous est le principal centre urbain de coordination et d’attraction des aventuriers à l’émigration clandestine. 

     Ben Arous est le plus haut lieu de ségrégation raciale , de discrimination sociale et régionale de l’esclavagisme des individus .

    Ben Arous est le principal foyer de narco-trafic aux yeux de la complicité policière et milicienne RCDiste. Des parent de l’actuel Président de la République n’y sont jamais innocents à ce commerce fatal .

    Ben Arous est le quartier général de l’état-major des complots politiques.

   Ben Arous est la plaque tournante des réseaux internationaux de blanchiments d’argent impunis entre les deux rives de la Méditerranée.

   Ben Arous est l’étape préliminaire mafieuse aux transactions foncières d’enrichissement illégal des responsables de l’état policier.

 Aux circonscriptions territoriales administratives de Ben Arous se trouvent  le domicile familial de Rached Ghannouchi , Leader Islamiste Tunisien en exil , et le domicile parentale du Président Zine El Abidine Ben Ali  et dernièrement des salafistes et autres ….

 A Ben arous, tout se sait  mais rien ne se dit .

 Je l’ai  mis noir sur blanc et j’ai déjà  commencé à publier des  informations inédites d’une manière éloignée de la diffamation et des insultes.

 C’est un constat courageux d’un amas d’incorrections et d’irrégularités de dessous-de-table qui ont été mis en public malgré les censures et les interdictions à la liberté d’_expression et d’opinion en Tunisie.

         

Pourquoi adresser ce cri précisément a ses hommes et non pas aux arabes ou a l’opposition tunisienne?

1-Ces hommes sont élus démocratiquement et sont de tendances libérales.

2-Le livre est destiné a eux afin qu’ils puissent mieux comprendre les régimes arabes en place et déduire

Par la suite les causes fondamentales de l’industrie du terrorisme.

3-Apres la réussite de Hamas il est le bon moment que le citoyen et les électeurs de l’Etat D’Israël sachent

Via une documentation publiée par un régime arabe ce qui se trouvent dans les têtes et les medias et ainsi voter

Et définir l’avenir.

D’ici le livre est très intéressant pour les juifs du monde et non seulement d’israel.

4-c’est a ces hommes que je demande le financement qui permettra de mettre un bouquin devant chaque citoyen libre.

En ce qui concerne les arabes et la dite opposition tunisienne

1-Les Arabes

.Voyez les chaînes de télévisions installées en Europe même,les journaux a l’image d’el hayat,el quods, ,asharqalawsat…..toutes les personnes travaillent pour les dictateurs.Ici les plumes écrasent les libéraux et hommes de liberté.

 

La dite opposition tunisienne

.A l’intérieur qu’à l’extérieur ne veut pas qu’on écrive le moindre mot sur les juifs et les américains d’une manière expresse? Alors personnellement je connais qui fait quoi ou , comment et par quel biais?lucratif

ou autres?

.On a fait et on fait l’impossible afin que le livre ne soit pas imprimé. Ceci a deux mobiles.

    Le premier mobile les idées qui se trouvent dans le livre qui sont courageuses,objectives et a base de documents officiels.

    Le deuxième mobile c’est que je dois rester  dans l’anonymat a l’échelle internationale d’une part et ne pas avoir surtout d’argent.

 

Ce qui est honteux ici c’est que notre opposition travaille par, avec et dans le même syndrome du régime?

 

A cet effet je demande de l’aide pour faire connaître les idées et mettre ce livre devant chaque personne et homme de paix tant qu’il est possible.Sachant bien que les idées n’ont pas de nationalité.

 

Houcine_mhamdi@yahoo.fr

0021671313589et0021698593848

 

Note

Les policiers ont ordonné a  un tunisien qui gère un publinet a ben arous de ne plus me laisser y entrer

Et ainsi envoyer le moindre message ?n’oubliez pas que nous vivons dans un état de droit.

Que les réalisations du régime tunisien sont  qualifiées  par une ONG américaine selon les journaux du régime   de miracle…

On a peur d’un homme encerclé de bout en bout. Bravo ben ali et son équipe. Une telle mentalité peut vendre la paix ?

 

Qu’aurait fait Bourguiba ?

 

PROPOS RECUEILLIS À TUNIS PAR ABDELAZIZ BARROUHI

 

Père de l’indépendance de la Tunisie dont il a été le président durant trente ans (1957-1987), Habib Bourguiba est connu pour avoir été le plus moderniste parmi les dirigeants du monde musulman en matière de religion. À tel point qu’en Occident on l’a souvent comparé (abusivement) au laïc Atatürk.

Mohamed Sayah a été le biographe de Bourguiba (décédé en 2000) et l’un de ses plus proches collaborateurs pendant vingt-cinq ans. Il est donc bien placé pour nous dire ce qu’il aurait fait et dit à propos de l’affaire des caricatures du prophète Mohammed.

 

Jeune Afrique/l’intelligent : Tel que vous le connaissez, comment Bourguiba aurait-il réagi à cette affaire ?

 

Mohamed Sayah : Tout en fustigeant les auteurs des caricatures, il se serait surtout employé à réduire l’affaire à sa plus simple _expression, celle d’une provocation qu’il faudrait faire échouer…

 

Pourquoi y aurait-il vu une provocation ?

 

En plus de leur caractère attentatoire au Prophète, ces caricatures cherchent à inculquer l’idée que l’islam est terrorisme. Bourguiba aurait vu là une incitation à la haine et à ce qu’on appelle aujourd’hui la « guerre des civilisations ».

 

Qu’aurait fait Bourguiba pour faire échouer cette provocation ?

 

Il se serait à la fois adressé à ses coreligionnaires et à la communauté internationale.

 

Il aurait mis en garde les musulmans contre les dangers de cette provocation. Il leur aurait dit qu’il comprenait leur colère. Et comme à son habitude, il se serait davantage employé à expliquer le caractère inapproprié de certaines de leurs réactions. Il leur aurait expliqué que la violence et les attaques contre les États comme le Danemark et la Norvège, qui n’ont certainement pas approuvé ces caricatures, sont contre-productifs.

 

À la communauté internationale, Bourguiba aurait expliqué que les protestataires sont avant tout des gens qui se sentent atteints dans leur dignité et dans ce qu’il appelait « la personnalité d’un peuple ».

 

À l’intention de la communauté internationale comme à ses coreligionnaires, Bourguiba aurait lancé un appel pour que l’on abatte le mur des préjugés et des incompréhensions.

 

Comment aurait-il réagi aux appels pour rompre les relations diplomatiques avec le Danemark ou la Norvège ?

 

Cela me rappelle un épisode que j’ai vécu à ses côtés. Lors de sa fameuse tournée au Proche-Orient en 1965, Bourguiba tient une conférence de presse à Beyrouth dans une ambiance surchauffée en raison de ses positions novatrices sur la question palestinienne. Un journaliste l’interroge sur l’appel de certains pays arabes à rompre les relations diplomatiques avec l’Allemagne fédérale en raison d’une prise de position en faveur d’Israël. Bourguiba répond que ce n’est pas dans l’intérêt des Arabes. Il fait alors une comparaison avec l’histoire de cet homme qui s’est disputé avec sa femme et a voulu la punir. « Il n’a trouvé rien d’autre que se couper les c… ! » dit Bourguiba pour détendre l’atmosphère.

 

(Source : JA/L’Intelligent N°2353 du 12 au 18 février 2006 )


 

Tunis prépare la riposte

par ABDELAZIZ BARROUHI

 

Face à la déferlante chinoise, deux parades : développer le haut de gamme et accélérer la diversification des activités industrielles.

 

Avec le démantèlement des accords multifibres (AMF), survenu en janvier 2005, et donc la suppression des quotas d’entrée des produits textiles en Europe, les confectionneurs chinois, disait-on, n’allaient faire qu’une bouchée de leurs homologues nord-africains. Une prophétie lourde de conséquences pour la Tunisie, cinquième fournisseur de l’Europe. La filière textile-habillement y emploie 205 000 personnes, représente 46 % des emplois dans le secteur manufacturier et contribue pour 37 % aux exportations de biens.

De sombres prévisions qui, pour l’heure, ne se sont pas vérifiées. Pas totalement en tout cas. D’après les résultats de l’année 2005, la Tunisie a résisté, même si la croissance de ses exportations textiles a été nettement freinée. La valeur de ses ventes à l’étranger a fléchi de 0,9 % par rapport à 2004. Celle des importations, de 1,1 %. Mais l’année a tout de même été douloureuse. D’après les statistiques officielles, une cinquantaine d’entreprises ont fait faillite. Selon les professionnels, il faut y ajouter une cinquantaine d’autres, pour la plupart étrangères.

 

Dans le milieu industriel, on se perd néanmoins en conjectures pour expliquer l’inversement de tendance intervenu à la fin de 2005, marqué par le retour des donneurs d’ordres européens. « Depuis juillet 2005, les ordres ne cessent d’arriver, explique un industriel de la région de Monastir. Est-ce conjoncturel, suite à la fermeture provisoire, en juin, des frontières de l’Europe aux importations venant de Chine ? » Plus que jamais donc, le sort du textile-habillement tunisien dépend de la ­politique de l’Union européenne (UE) vis-à-vis des importations en provenance d’Asie.

 

La Tunisie importe en tissus, machines et accessoires (le plus souvent d’Europe) pour plus de 75 % de la valeur de ses exportations de vêtements. Et plus de six cents entreprises offshore originaires de France, d’Italie, d’Allemagne et de Belgique réalisent plus de 95 % des exportations du textile habillement. Faut-il s’attendre à les voir partir pour s’implanter en Chine ? « Au début de l’année 2005, déclare un investisseur européen, certains investisseurs étrangers semblaient tentés par le transfert de leurs sites en Chine. Mais ils ont abandonné ce projet. Tout compte fait, on est quand même mieux ici… » Et même lorsque la maison mère délocalise en Chine, ou plus généralement en Asie, comme l’a fait le groupe italien Zucchi, propriétaire de Linge Descamps, elle prend soin de conserver son unité tunisienne.

 

En fait, cela fait longtemps que le créneau du bas de gamme a été perdu au profit de l’Asie. Reste aux Tunisiens un atout : le cycle très court dans le haut de gamme. Les entreprises sont bien placées pour répondre aux spécificités du consommateur européen dans le créneau du « réassort de proximité », consistant à suivre quasi instantanément les caprices de la mode. Dès lors, la question du prix de la main-d’œuvre n’est plus qu’un facteur parmi beaucoup d’autres. La proximité géographique, la facilité des dessertes aériennes, routières et maritimes, l’abondance de ressources humaines bien formées, la maîtrise de la langue française et le fait que la Tunisie offre une qualité de vie méditerranéenne jouent un rôle important aux yeux des investisseurs venus d’Europe.

 

Cependant, malgré ces atouts, le constat est sévère. Car si les exportations n’ont subi qu’une légère baisse en 2005, la décennie précédente était plutôt habituée à une croissance moyenne de 8 % par an. Les entrepreneurs restent donc prudents. Surtout que, au Maroc, autre grand exportateur de textile-habillement, la baisse était, à la fin d’octobre 2005, de 8 % pour les exportations de vêtements et de 14 % pour la bonneterie. Face à cette réalité, les responsables de l’économie ne voient qu’une solution : accélérer la diversification des activités industrielles pour réduire la dépendance au textile.

 

(Source : JA/L’Intelligent N°2353 du 12 au 18 février 2006 )


 

De la sous-traitance au produit fini

par ABDELAZIZ BARROUHI

 

Comment faire face à la déferlante asiatique ? Réponse des experts : « migrer » de la sous-traitance au produit fini dans le haut de gamme. Plus facile à dire qu’à faire. Africa Europe Confection emploie plus de trois cents personnes dans la zone industrielle d’Utique, à 30 km au nord de Tunis. Jusque récemment, elle ne travaillait qu’en sous-traitance, pour l’exportation. Cependant, à la suite de l’essoufflement progressif du secteur, Fathi Frikha, responsable de l’entreprise, a décidé de passer de l’exécution à la conception. Il travaille désormais avec une styliste-modéliste, crée des modèles, choisit les matières, présente des collections et cherche le client. « Au bout de quatre ans, explique Frikha, nous en sommes encore au stade de la mise en place. Les premières commandes datent de l’été 2005 et, pour l’instant, le produit fini ne représente que 5 % du chiffre d’affaires. Les 95 % restants sont de la sous-traitance. En clair, la conversion du secteur demandera du temps. 

 

(Source : JA/L’Intelligent N°2353 du 12 au 18 février 2006 )


 

 

Trois questions à… Afif Chelbi

Ministre de l’Industrie, de l’Énergie et des Petites et Moyennes Entreprises

 

PROPOS RECUEILLIS PAR ABDELAZIZ BARROUHI

 

Nommé ministre de l’Industrie, de l’Énergie et des Petites et Moyennes Entreprises en novembre 2004, Afif Chelbi, 52 ans, est un familier du secteur. Ingénieur de l’École centrale des arts et manufactures de Paris, il a, en effet, dirigé le Centre technique du textile lors de l’élaboration de la première étude stratégique sur ce secteur en 1998. Il a également été à la tête de l’Agence de promotion de l’industrie, après avoir occupé les fonctions de directeur de la maîtrise des technologies et des mutations industrielles au ministère de l’Économie.

 

Jeune Afrique/L’intelligent : Comment se porte le secteur du textile ?

 

Afif Chelbi : Il souffre, mais il résiste… Le textile se développe depuis une dizaine d’années grâce au Programme de mise à niveau (PMN) renforcé depuis début 2005 par le programme triennal présidentiel.

 

Quel est le bilan du PMN et en quoi consiste le programme triennal ?

 

Plus de 1 300 entreprises textiles ont adhéré au PMN. Cela représente 88 % des 1 500 entreprises qui emploient plus de 20 personnes dans le secteur. Sur les 1 300, plus de 800 ont accompli leurs plans de modernisation bénéficiant d’un financement public partiel. Certaines entreprises en sont à leur quatrième PMN et ont ainsi multiplié leurs chiffres d’affaires par cinq ou six en modernisant leurs technologies. Quand le PMN a commencé, en 1995, on ne comptait que 6 entreprises qui avaient un équipement CAO-DAO (conception et dessin assistés par ordinateur). Aujourd’hui, elles sont près de 400.

 

Quant au programme triennal, il est conçu pour aider les entreprises à sortir de la sous-traitance pour passer à la cotraitance. Il s’agit de leur fournir l’expertise et l’assistance technique nécessaires pour améliorer les compétences. Cela passe également par une assistance à la restructuration financière. L’entreprise doit disposer de fonds plus importants pour acheter elle-même ses matières premières. Cela passe enfin par l’assistance marketing sur les marchés internationaux.

 

Depuis le démantèlement des accords multifibres en 2005, combien d’entreprises ont fermé ? Combien d’emplois ont disparu ?

 

On estime les emplois perdus à environ 5 000, dans le même ordre de grandeur qu’en 2004. Mais la création d’emplois est légèrement supérieure, ce qui fait que nous avons un solde net relativement stable. L’investissement n’a pas changé par rapport à la moyenne des autres années [les investissements directs étrangers sont estimés à 54 millions de dinars pour 2005. Les entreprises étrangères déjà implantées ont réalisé 34 projets d’extension, NDLR]. Une cinquantaine d’entreprises ont fermé en 2005, mais dans le même temps, une soixantaine ont vu le jour. C’est une bonne surprise.

 

(Source : JA/L’Intelligent N°2353 du 12 au 18 février 2006 )


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