15 février 2009

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur reddit

Home – Accueil

TUNISNEWS

8 ème année, N° 3190 du 15.02.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Larbi Chouikha: UGTT – Universitaires : Tout est une question de « poids » ! Le Temps: Le torchon brûle entre l’UGTT et les Universitaires  – Un ex-secrétaire général du syndicat démissionne Biju: Redayef Point Le Monde: En Algérie, le Front des forces socialistes appelle au boycottage de la présidentielle Rue89: Saif al-Islam, un des fils de Kadhafi, choisit de s’exiler Nassira El Moaddem: « Making-of » du terrorisme islamique


 

Liste actualisée des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l’initiative : manfiyoun@gmail.com


Le coin du Frondeur

UGTT – Universitaires : Tout est une question de « poids » !

 

 

Tunis – Attariq Al Jadid – samedi 14 février 2009 Larbi Chouikha (*)    Décidément, les accords pour des augmentations salariales en faveur des universitaires et assimilés prennent de plus en plus les allures d’une tragédie grecque où burlesque et syndicalisme peuvent faire bon ménage ! Il y a presque dix ans, l’ex-secrétaire général du syndicat de l’Enseignement Supérieur paraphait les augmentations avec le gouvernement sans prendre la peine d’informer ni les membres de son bureau ni, encore moins, les délégués. Et voilà que cette année, des membres du BE de notre centrale syndicale signent en catimini l’accord salarial avec le Ministère !? faisant fi des revendications de notre secteur et bravant ainsi les principes élémentaires de la démocratie syndicale. Evidemment, n’allez pas invoquer un quelconque vice de forme ou un dol à l’autorité de tutelle pour annuler cet accord !    Fini le temps où l’Universitaire incarnait cette « zone franche » où les universitaires   étaient redoutés pour leur audace et leur pugnacité, mais aussi, pour leur autorité scientifique. Fini le temps où les négociations sociales rimaient avec mobilisation et concertation, dans la…transparence. Mais au fait ! Au vu de l’accord contracté entre le BE et le Ministère de l’Enseignement Supérieur, un constat s’impose : Il est très surprenant que les membres du BE nous refusent ces augmentations que nous réclamons de plein droit, car, ils ne peuvent ignorer que si celles-ci sont acceptées, elles ne feront, normalement, que gonfler davantage les caisses du syndicat par le jeu des cotisations que nous versons mensuellement au titre du prélèvement automatique. A part, bien évidemment, que ces subsides qui proviennent de nos cotisations ne font plus le « poids », aujourd’hui… !
 

Larbi Chouikha (*) Universitaire et militant syndicaliste Source : Attariq Al Jadid – samedi 14 février 2009 Source : Republication du Forum de « Démocratie Syndicale et Politique » Lien : http://fr.groups.yahoo.com/group/democratie_s_p/


 

Le torchon brûle entre l’UGTT et les Universitaires Un ex-secrétaire général du syndicat démissionne

 

    La contestation s’amplifie chez les enseignants du supérieur. Ils reprochent à la direction de la centrale syndicale la signature le 23 janvier dernier de l’accord des augmentations salariales spécifiques les concernant dans le cadre des négociations sociales sans consulter la Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (FGESRS). Ils ont tenu une réunion le 31 janvier à la place Mohamed Ali devant le siège de l’UGTT au cours de laquelle ils ont dénoncé avec force l’accord signé et ont appelé la direction de la centrale syndicale de renier cet accord qu’ils jugent « au deçà de leurs revendications ». Certains universitaires sont allés même jusqu’à appeler leurs collègues de démissionner de l’UGTT et de créer un autre syndicat. Ce pas a été franchi par un ex-secrétaire général du syndicat de l’enseignement supérieur Moncef Ben Slimane qui vient dans une lettre adressée au secrétaire général de la centrale syndicale Abdessalem Jrad d’annoncer sa démission.  Tractations Du côté de la direction de la centrale syndicale Moncef Zahi membre du bureau exécutif qui a signé l’accord en question au nom de l’UGTT et qui a été présent au cours de la réunion du 31 janvier, a expliqué que lors des négociations sociales « il s’est avéré qu’il y a une somme fixée du montant des toutes les augmentations qu’il ne fallait pas dépasser donc les calculs du taux des augmentations se sont faits en tenant compte de cette exigence ». Une explication qui n’a pas contenté les universitaires dont certains ont aussi dénoncé la position du bureau exécutif de la FGESRS qui (selon eux) « n’a pas pris de position sur la question et dont le secrétaire général Sami Aouadi n’a pas dénoncé l’accord mais a parlé d’un simple malentendu qu’il faut réparer « Nous sommes en tractation avec la direction de la centrale syndicale » a-t-il déclaré.       Néjib SASSI (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunisie) –  15 février 2009)


Mise au point à propos de l’article de Kekli sur la démission de Moncef Ben Sliman

  Dans un commentaire de Abdessalem KeKLI à propos de ma démission de l’UGTT; il pourrait être compris que j’ai boycotté la grève administrative. Or, tous les syndicalistes savent que j’y ai participé malgré toutes les réserves que j’avais exprimées sur son efficacité, et les journées de grève ont été  défalquées de mon salaire. Merci pour votre collaboration. Moncef BEN SLIMANE Professeur d’Urbanisme Ecole Nationale d’Architecture et d’Urbanisme Rue el Kods. 2026. Sidi Bou Said.TUNISIE Source : Republication du Forum de « Démocratie Syndicale et Politique »  


REDEYAF POINT

Par Biju Le droit légitime à la révolte contre l’arbitraire, le droit légitime à l’insurrection contre la tyrannie, le droit de résistance à l’oppression est un droit naturel et imprescriptible de l’homme , et parmi tant d’autres, je pense et je suis convaincu, qu’il est le plus urgent et le plus important en ce qui concerne la question tunisienne, son contenu et application doit être débattu, qu’importe la forme qu’il prendra, c’est le fond qui compte, par avance je dis aux gisants et sceptiques, j’emmerde leur monde sclérosé, leur verbiage, leurs structures bâtardes qui sont dans le superlatif des nonciatures idolâtres, flagorneuses des icônes et des impostures, toujours dans la resquille ; le mutisme et l’attentisme sont des poisons mortels qui sont entrain de détruire l’âme de la nation tunisienne. La révolte de REDEYEF est salutaire , elle est spontanée, oui, comme beaucoup de tunisiens, je suis malade des récupérations, l’instrumentalisation par cette gauche si longtemps collaboratrice, celle qui siège au parlement de BEN ALI, LALLA, HOUJI, ETTAJDID ILKADIM, l’ATDF et beaucoup d’autres réformés des cercles bien pensant, qui sont dans l’élitisme, et qui militent des fois pour une démocratie tunisienne qui s’arrête à leur POLITIBUREAU, une démocratie soldée, dont la majorité des tunisiens sont exclus, car ils présentent le risque de « mal » voter, penser, rêver, choisir, ces usurpateurs sont idéologiquement honnêtes avec eux-mêmes, ce sont des militants idéalistes d’un système et d’un avatar qui a toujours été en faillite, un système qui dénigre les vraies valeurs tunisiennes, et humaines et qui les minorise, ils sont honnêtes avec leurs seuls conditionnements et aliénations, avec les tunisiens ? C’est une autre paire de manche, la LTDH idem, pas crédible pour un sou, le combat ce n’est pas assister aux procès, et venir en rendre compte sur le net ou FACE BOOK, il faut le minimum de pudeur, les tunisiens qui sont vraiment engagés pour la démocratisation de la TUNISIE, le paient vraiment très chers, ils se battent pour la libération de la TUNISIE et de tous les tunisiens, sans aucune ségrégation politique ou idéologique, la révolte de REDEYEF fait voler tous les clivages, alors comme pour la grève du 18 octobre, on voit toujours les mêmes opportunistes apparaître et se pavaner au devant de la scène. Cette révolte de REDEYEF est le salut, et elle est la preuve que nous sommes tout au début d’un processus d’insurrection qui ira crescendo balayer tout ce vieux monde de reliques, l’insurrection du peuple tunisien est désormais tactiquement et stratégiquement possible dans plusieurs cas de figure, cela va de l’action violence, à l’action non-violente et à la suprématie culturelle et philosophique de la désobéissance civile, sa seule structure, formulation et réalité donneront à la dictature son vrai visage haineux et barbare , vendable et destructeur, hideux, inhumain et contre nature. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793, puisque le code napoléon s’impose à nous pragmatiquement et structurellement, énonce en son article 35 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». BEN ALI et sa maffia ne cessent de se référer à cette déclaration, hypocritement les usurpateurs, ils se référent à cette déclaration des droits de l’homme pour justifier leur immonde dictature, et personne ne trouve rien à y redire. Oui je sais que cette déclaration fut pervertie et changée selon que l’on soit riche ou pauvre, selon qu’on soit empereur ou empire colonial, je sais que BEN ALI et ses tueurs ne sont pas à une imposture ou à un mensonge prés, mais les démocrates sont resté par principe sur cette déclaration de 1793 , qui me paraît la plus juste, et tout homme réaliste et conscient, tout tunisien qui vit les drames de cette dictature depuis plus de 50 ans ou 10 minutes, ne peut que reconnaître que cette déclaration est transparente et claire, cette déclaration est bonne pour nous, rien que parce qu’elle est mauvaise pour BEN ALI et ses maffieux, et ils seraient plus avisé de respecter tous les articles de cette déclaration, et non ceux qui arrangent leurs forfaitures, il faut dire qu’au rythme où vont les choses, bientôt, ils n’auront plus droit qu’au cercueil, pas même le temps de faire leurs valises, et cela ne sera que justice, behi ? Sérieux, et là je parle de principes et de crédibilité et même de mépris, il en est de même, pour les opportunistes de certaines ONG tunisiennes, qui dans le fond sont aussi illégitimes que le pouvoir, parce qu’elles ne sont pas représentatives des réalités humaines et sociales de la TUNISIE, leurs directions sont obsolètes et désuètes, elles s’accrochent à leur petit pouvoir sans aucune pudeur, comme la morosité aux systèmes dans l’espace politicien tunisien. la LTDH, par exemple, ne fait pas honneur à sa mission, ceux qui s’exprime à tout propos en son nom déprécient ses valeurs fondamentales, au fond, il y’en a marre des discours nonobstant, bonjour le copinage, le clanisme et les réseaux, de ces quelques uns qui nous surinent, que ce n’est pas le moment de laver le linge sale en famille, pour eux, au confort de leurs cénacles, ce n’est jamais le moment, en attendant les choses empirent, et le travail de mobilisation, qui doit être effectif n’est jamais fait, il ne s’agit pas de compétence, c’est pire, juste un gros problème de crédibilité. Décidément l’opportunisme politique se porte bien en TUNISIE. C’est, pourrait-on dire, la contre valeur la mieux partagée dans ce pays où la réussite ne se mesure plus à l’aune du mérite mais plutôt au rythme des applaudissements du copinage, du clanisme, des réseaux, d’un côté comme de l’autre. A chaque fois qu’un événement politique majeur, comme la révolte du bassin minier du sud tunisien intervient, les opportunistes surgissent, prolifèrent jusqu’à porter atteinte a ce qui constitue le plus durable, et le plus représentatif des échelles de valeurs morales ou politiques à savoir la croyance à des idéaux sans lesquels on ne saurait fonder un projet de société sur des bases saines, solides et pérennes. Il est vrai que la politique est un jeu d’intérêts mais il y a des règles essentielles qui doivent être au moins respectées pour contenir certains appétits et éviter de tomber dans le ridicule. Mais il faudrait qu’on soit à la hauteur de ses ambitions et à l’abri de tentations versatiles. Ce qui n’est malheureusement pas le cas. Pour beaucoup, le chemin le plus sûr et le plus court qui mène à une promotion est bien celui de l’opportunisme. C’est là une pratique érigée durant tout le règne de BOURGUIBA en méthode de récupération politique et surtout en un moyen très efficace de division de l’opposition démocratique tunisienne, les exemples ne manquent pas dans notre pays, ce qui est plus grave à mon sens, parce que cela touche le camp de l’opposition démocratique, celui qui est supposé être dans tous les cas de figue la négation des méthodes de la dictature et ses pratiques liberticides, certains ONG, publication du net et organes de partis sont dans ce même état d’esprit malsain. la dictature de ben Ali viole les droits élémentaires, la ligue des droits de l’homme tunisienne ne les viole pas, mais c’est tout comme, elle ne fait rien pour les protéger, ou si peu, les mêmes personnes devenus, par leur volonté à garder coûte que coûte et par n’importe quel moyen le pouvoir, par leur refus de l’obligation démocratique des renouvellements des cadres, dénigrent par omission( ?) tous les droits des tunisiens, des dinosaures et des notables de la chose publique, la TUNISIE n’a besoin ni de la dictature, ni de ces oligarques siégeant dans leurs cénacles et leurs tours d’ivoire des lamento, et des procédures frileuses sans aucune conséquence, sans aucun honneur ni courage, en somme, c’est la réplique bureaucratique de l’administration tunisienne sous contrôle, avec un minable pouvoir de nuisance, qui fait pleurer de rire dans les chaumières du système. l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs , c’est inscrit en lettre d’or et de sang dans la charte universelle des droits humains, nos intellectuels, certaines ONG tunisiennes et autres activistes sont dans l’obligation à n’importe quel moment de le rappeler à tout pouvoir , celui de la dictature de BEN ALI, ou celui des clercs, qui par manque de courage, de lucidité, voire de compétences ont bradés ces valeurs essentiels. Voilà où nous en sommes au jour d’aujourd’hui, et c’est marre, continuer ainsi, c’est tout simplement se perdre dans les méandres des stratégies néocolonialistes .La dictature nous opprime à mort, certaines ONG et certains partis qui nous déshabillent , ETTAJDID le FORUM et le PDP entre autres devraient réfléchir à cette calamiteuse participation aux élections de 2009, et surtout en assumer les conséquences, les mea culpa d’après coup sont déshonorantes, encore une fois, ces mouvement perdent une occasion historique d’affirmer leurs vérités, ce n’est pas la participation à des élections truquées qui pourront les crédibiliser, mais l’union dans le combat pour que ces élections soient constitutionnelles, libres, avec la participation de tous les singularités tunisiennes et, surtout, sous contrôle international, cette exigence morale doit être le sacerdoce de tous les hommes libres. Nous devons considérer comme nulle et non avenue la folie de cette dictature tunisienne qui a inscrit le droit et le devoir d’insurrection dans son code pénal, un code anticonstitutionnel taillé a sa mesure. Pour ben Ali, comme pour tous les autres dictatures arabes ou pas d’ailleurs, se rebeller contre la tyrannie et tout organe ou représentant de ce régime est ainsi, un crime grave, alors qu’ils ont paraphé les conventions internationales à ce sujet et à tous les sujets concernant les droits humains, alors que la gravité de leur illégitimité , elle, s’impose au monde par le mensonge et la forfaiture. La dérive criminelle de la dictature de BEN ALI trouve un certain écho, ou plutôt un écho certain auprès de certaines démarches non avouées , de certains opportunistes de la société civile tunisienne, l’affaire du voile, ou des islamistes tunisiens, du putsch contre HOSNI à la CNLT, ou MARZOUKI à la LTDH, la pérennisation des directions en place à la tête de ces deux ONG, affaiblissent et décrédibilisent tous les discours et recours des démocrates, que ce soit sur le plan intérieur ou extérieur. La consanguinité est la base de la plupart des nominations opérées depuis toujours par la dictature, le clanisme et le copinage agit de même dans certaines ONG ou partis politiques tunisiens, tout cela n’est pas sain et quelques part, dans le subconscient collectif des tunisiens, légitime les pratiques du pouvoir. Tous pareils, tous pourris, l’opportunisme délétère le culturel et le politique, la suffisance et l’aliénation font le reste. La liberté est possible seulement après l’engagement et le combat, l’ordre et la sécurité pour tous les tunisiens viendront après le despotisme. Dans notre situation, les tunisiens révoltés du bassin minier l’avaient bien compris, ils n’ont compté que sur eux-mêmes, l’esprit d’insurrection est un esprit radicalement contraire à la démagogie et à l’opportunisme, il est l’expression d’une solidarité naturelle qui prétend à la liberté. C’est un pouvoir exclusif, un pouvoir inique et passionné, que ce pouvoir qui se veut représentant et intérieur au pouvoir constitutionnel ; il y a dans la nature même de ce pouvoir, dans sa prétention, un principe radicalement incorrigible de démocratie. La liberté a pour résultat le partage des pouvoirs et le respect qu’ils se portent les uns aux autres. La liberté est au sein des pouvoirs constitutionnels, par suite de leur empire régulier, du respect des lois (dixit ROUSSEAU, c’est bien ce que l’on peut comprendre, des révoltés de REDEYEF, et pas besoin du verbiage et des atermoiements des usurpateurs et des opportunistes pour cela). Ce genre de pouvoir insurrectionnel, s’il se multiplie en TUNISIE, est très propre à accomplir la révolution populaire et démocratique, à renverser par la force la dictature de BEN ALI, à dompter par la force ses engrenages barbares. C’est en eux que résident nos espoirs et notre liberté, ils la portent dans leur sein. A la défaite de la dictature, c’est , sans aucun doute, les tunisiens ont assez souffert pour cela, aux pouvoirs constitutionnels, c’est à la Charte, aux lois, au système établi par les urnes et la volonté du peuple tunisien, de pérenniser la liberté comme l’ordre, et du sein de ce pouvoir extraordinaire, supérieur à tous les pouvoirs, dont se prévalent aujourd’hui les pays libres et démocratiques, il ne peut jamais sortir le désordre et la tyrannie.

 


En Algérie, le Front des forces socialistes appelle au boycottage de la présidentielle

 
LE MONDE | 14.02.09 | 13h48 Le Front des forces socialistes (FFS), le plus ancien parti d’opposition en Algérie, créé en 1963 par Hocine Aït Ahmed et dirigé aujourd’hui par Karim Tabbou, ne participera pas à l’élection présidentielle du 7 avril prochain. « Boycotter, c’est aimer son pays », a déclaré Karim Tabou, jeudi 12 février à Alger, lors du conseil national du parti, quelques heures après que le président Bouteflika eut officialisé sa candidature à un troisième mandat. Le responsable du FFS a appelé les Algériens « à ne pas se résigner » et à rendre effective « une dissidence électorale nationale et pacifique ». Karim Tabbou a par ailleurs vivement dénoncé Nicolas Sarkozy pour qui, dit-il, l’équation algérienne se réduit « à l’Algérie de Bouteflika ou l’Algérie des talibans ». Karim Tabou faisait référence à une déclaration du président français, en janvier 2008, estimant qu’il fallait « soutenir le gouvernement de M. Bouteflika parce que personne ne veut d’un gouvernement taliban en Algérie ». « Comment (M. Sarkozy) peut-il concilier sa position de défenseur acharné d’une limitation des mandats en France et avaliser le coup de force constitutionnel en Algérie ? Cela confine au racisme politique », s’est exclamé le responsable du FFS, reprochant au chef de l’Etat français d’ignorer « délibérément » les forces qui luttent pour la démocratie, la paix et les droits de l’homme en Algérie. Karim Tabou a en outre fustigé l’Union pour la Méditerranée, fondée, a-t-il dit, sur « la complicité et la compromission avec les dictatures ». La décision du FFS de boycotter le scrutin présidentiel d’avril intervient après celle du Rassemblement pour la Culture et la démocratie (RCD) du docteur Saïd Saadi. D’autres personnalités telles que l’ancien président Liamine Zéroual ou l’islamiste Abdallah Djaballah ont également jeté l’éponge. DÉBUT DE CAMPAGNE SANGLANT Ce mouvement de boycottage, non concerté, renforce la menace d’une lourde abstention le 7 avril, en Kabylie plus encore que dans le reste du pays. C’est en effet la première fois que le FFS et le RCD boycottent la présidentielle en même temps. Hocine Aït Ahmed, le leader historique du FFS, a été candidat en 1999, avant de se retirer en compagnie de cinq autres candidats, pour cause de fraude en faveur d’Abdelaziz Bouteflika, disaient-ils. Le docteur Saïd Saadi, quant à lui, a été candidat en 1995 et en 2004. C’est dans ce contexte, et après une relative accalmie de six mois, qu’un double attentat a été commis, jeudi soir, à Tébessa, dans l’Est, non loin de la frontière avec la Tunisie. Une bombe a explosé au passage d’une camionnette transportant une famille. Au moment où les secours et les forces de sécurité arrivaient sur les lieux, une seconde bombe a explosé. Bilan : sept morts, dont deux femmes et un bébé. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier depuis celui du 19 août 2008, commis devant l’école de gendarmerie des Issers, proche d’Alger. Celui du jeudi 12 février n’a pas encore été revendiqué, mais il porte la marque de l’ex-GSPC, devenu Al-Qaida au Maghreb islamique qui entre, à sa manière sanglante, dans la campagne électorale.
Florence Beaugé (avec Amir Akef à Alger)
 
(Source: « Le Monde.fr » le 14 fevrier 2009)

 


Saif al-Islam, un des fils de Kadhafi, choisit de s’exiler

 
Par Sid Ahmed Hammouche
Créé 02/13/2009 – 11:37
En disgrâce, ce moderniste a décidé de ne pas rentrer en Libye après Davos. A-t-il demandé asile à la Suisse? Plusieurs sources libyennes affirment que celui qui est le président de la Fondation caritative Kadhafi, aussi celui qui veut moderniser et réformer le pays, a choisi de rester à l’étranger. L’intéressé confirme d’ailleurs cette information dans une interview donnée au quotidien Asharq al-Awsat: il ne veut plus rentrer en Libye. Il précise qu’actuellement, il se trouve en Europe, sans préciser dans quel pays.  

   

La raison de cet exil, qu’il affirme volontaire? Officiellement, le fils du dictateur veut se retirer des affaires publiques et créer un centre de recherches sur la démocratie en Europe, et le faire si possible en Suisse. Guerre des clans Officieusement, Saif al-Islam (en arabe: le « glaive de l’Islam ») est victime de la guerre des clans en Libye. Dans l’interview au journal saoudien édité à Londres, il reconnaît d’ailleurs qu’un de ses proches collaborateurs, Juma Ataiga, a été arrêté le 2 février à Tripoli sur ordre de la justice. « Les charges contre lui ont été fabriquées de toutes pièces pour le faire taire », souligne Saif al-Islam Kadhafi. Un autre de ses proches collaborateurs, Abdallah Othman, a également disparu. Saif al-Islam ajoute qu’il a informé son père de sa décision de ne pas retourner à Tripoli au début de février. « J’ai senti que j’étais devenu un obstacle pour réformer le pays et pour le doter d’une Constitution », avoue le fils du colonel. Et d’ajouter que son père « n’a eu aucun commentaire ». Berne ne commente pas Du côté de la Confédération helvétique, c’est motus et bouche cousue. « Nous ne commentons pas cette information », indique Lars Knuchel, porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Avant de préciser que toute personne détenant des documents de voyage valables en Suisse, peut rentrer ou quitter le pays quand bon lui semble. Le DFAE ne veut pas s’exprimer non plus sur l’évolution des négociations entre la Suisse et la Libye. « Elles sont au point mort », indique pour sa part Saif al-Islam Kadhafi dans les colonnes d’Asharq al-Awsat: « Il n’y a eu aucun développement dans la résolution du problème. » Preuve que l’opération de bons offices menée par le fils Kadhafi à Davos a échoué et qu’elle a précipité sa mise à l’écart du clan, ainsi que les malheurs de ses collaborateurs à Tripoli. Il est allé trop loin « Ses frères et sœurs, ainsi que son père, n’ont pas apprécié qu’il se mêle d’un dossier en main du gouvernement et dont le dernier mot revient à Kadhafi père », souligne une source diplomatique à Berne:  

« Alors que le dictateur fête cette année ses 40 ans de règne, le patron ne supporte aucune critique. Et sa vieille garde fait tout pour écarter Saif al-Islam et ses idées progressistes. »  

Dernièrement, ce dernier a en effet osé parler en public « d’une insuffisance dans le mécanisme d’application du pouvoir du peuple et de la démocratie, et des questions liées aux libertés et à la presse ». Un crime de lèse-majesté alors que son père se présente comme le « roi des rois » en Afrique, en prenant récemment la présidence de l’Union africaine. En disgrâce à Tripoli Ahmed Ibrahim, un des fondateurs des comités révolutionnaires, colonne vertébrale du régime, a ainsi jugé les sorties médiatiques de Saif al-Islam Kadhafi très dangereuses. Mouammar Kadhafi a également conseillé à son fils de se calmer. Quant à son frère Moutassim, un des prétendants à la succession du colonel Kadhafi, il a été aussi très virulent. Il a estimé que « l’Etat des masses » n’a aucune leçon à recevoir de personne. Sa fondation à Genève? Selon nos informations, Saif al-Islam Kadhafi a fait savoir aux autorités suisses qu’il souhaite installer à Genève sa nouvelle fondation sur la démocratie. « Il désire profiter des réseaux de l’ONU et des ONG présents dans cette ville », indique une source diplomatique helvétique:  

« Pour lui, c’est une manière de s’éloigner de Tripoli et de la situation tendue qui y règne. Il ne sera pas là pour faire de la propagande pour le régime libyen. Il veut jouer le rôle d’un Henry Dunant moderne, capable de mener des actions de bons offices. »  

Mis au parfum à Davos, Berne n’y trouve rien à redire. La Confédération est bien consciente qu’elle pourra jouer cette carte pour trouver une issue à la crise qui l’oppose à la Libye. (Source: « Rue89 » le 13 fevrier 2009) Lien:http://www.rue89.com/2009/02/13/saif-al-islam-un-des-fils-de-kadhafi-choisit-de-s-exiler  

 


« Making-of » du terrorisme islamique

 Posté par Nassira El Moaddem

Projeté à Paris dans le cadre du « Maghreb des films », le long-métrage du Tunisien Nouri Bouzid montre la transformation d’un jeune en djihadiste.

 

« Les 3 Luxembourg », rue Monsieur Le Prince, dans le 6e à Paris. Le soir. L’équipe règle les derniers problèmes techniques. Une trentaine de spectateurs s’impatientent devant le guichet. Dehors, les fumeurs écrasent leur mégot avant de rejoindre le cinéma. La bobine du film est prête à être déroulée. Les cinéphiles prennent place dans la salle aux fauteuils de velours bleu. Silence ! « Making-of », long-métrage projeté à l’occasion de cette première édition du « Maghreb des Films » est signé du réalisateur tunisien Nouri Bouzid.

Son film, primé d’un Tanit d’or aux Journées cinématographiques de Carthage, se veut engagé. L’histoire se passe à Tunis en 2003, durant l’invasion militaire de l’Iraq par les Etats-Unis. Avec sa bande de copains, Bahta, jeune homme fougueux et insouciant, met l’ambiance dans les rues de la ville, à coups de graffitis et de vibrations hip-hop. Sanguin et sans limite, Bahta est animé par trois choses : la danse, le rêve de partir en Europe et Souad, sa petite amie.

Amusant la galerie de ses aventures quotidiennes, il est en permanence dans le collimateur de la police locale : vol en tous genres, règlements de comptes, petits trafics… Son désir de « brûler la mer » s’oppose au renforcement des mesures anti-clandestins prises en Europe et à la peur suscitée par l’islam après les attentats du 11 Septembre. Dans les cafés de la ville, la population s’émeut du sort de Bagdad, tombé aux mains des Américains. Bahta, lui, refuse de jouer au spectateur et se rebelle contre une société qu’il juge lâche parce qu’elle ne se révolte pas.

« Moi je suis un homme »,crie-t-il dans les rues de la capitale. Mais c’est surtout contre une société qui ne lui donne pas sa chance, contre un futur sans horizon qu’il s’élève. Et comme un affront à l’autorité qu’il ne supporte pas, Bahtava revêtir quelques instants l’uniforme de son cousin policier. Ainsi accoutré, il se donne en spectacle dans un café, se moque des institutions. Bahta, artiste dans l’âme, a besoin de l’attention des autres.

L’absence d’horizon, l’impossibilité de réaliser ses rêves le mènent, lentement, dans les bras d’un petit groupe d’islamistes, qui repèrent chez Bahta témérité et désespoir. Le chef du groupe, un marbrier, le prend sous son aile, remplaçant un père absent, avec qui Bahta ne communique pas. Le chef lui transmet le goût de son art, le considère comme son propre fils. Bahta, malgré les doutes qui le taraudent, est progressivement transformé en petit soldat de l’intégrisme et de la terreur. Au point qu’il fait mal à ceux qu’il aime. Pour autant, il ne croit pas vraiment en ses actes ni dans les messages proférés par les islamistes.

Le film, c’est un plus, ne baigne pas dans la nostalgie arabe, travers que l’on retrouve dans bon nombre de films maghrébins contemporains. Cette scène où l’on voit les Tunisois s’émouvoir, assis sur leur chaise, du sort réservé à Bagdad, est une façon de dénoncer la sempiternelle lamentation des Arabes, prisonniers d’une idéologie nationaliste dépassée. Ce long-métrage a le mérite de prendre à bras-le-corps des thèmes majeurs des sociétés maghrébines : la soif d’immigration des jeunes, la place de la religion, la femme, la violence… Le rythme du film est à l’image du développement psychologique de Bahta : rapide au début, plus lent par la suite, lorsque le personnage principal, désespéré, entre en contact avec les islamistes.

Le jeu des acteurs est puissant et fin. Lotfi Abdelli, sacré meilleur acteur aux JCC de Carthage, campe remarquablement Bahta. On regrette pourtant de ne pas en savoir plus sur les personnalités des islamistes, qui restent prisonniers d’une image un peu trop stéréotypée. Ainsi ce danseur choisi pour cible par les islamistes, installe le film dans une opposition réductrice entre, d’une part, la modernité et la liberté du danseur et, de l’autre, la tradition et l’obscurantisme de l’islamiste.

L’une des originalités du film sont les trois interruptions, volontaires et de quelques minutes, où le réalisateur et l’acteur, et non pas le personnage de Batha, s’interrogent, et s’engueulent, sur la religion et l’islamisme. Le débat au terme de la projection est intense comme les thèmes traités dans le film. Marianne, une spectatrice interrogée à la sortie du cinéma, confie ses impressions : « J’ai beaucoup aimé. C’est vrai qu’il y a beaucoup de films qui traitent de l’islamisme, du terrorisme, mais là, on nous donne des clés pour comprendre. C’est un sujet que je connais. Ça me donne envie de pleurer, de crier. C’est un film qui, certes, joue sur l’émotion mais qui, en même temps, invite à réfléchir à toutes ces questions. »

Nassira El Moaddem Toutes les infos sur le Maghreb des films http://www.coupdesoleil.net/MDF09.htm

Nassira El Moaddem

(Source: « Bondyblog » le 15 fevrier 2009)

Lienhttp://20minutes.bondyblog.fr/news/200902150001/making-of-du-terrorisme-islamique

 

 

Home – Accueil الرئيسية

Lire aussi ces articles

17 septembre 2008

Home – Accueil TUNISNEWS 8 ème année,N° 3039 du 17.09.2008  archives : www.tunisnews.net   AISPP – Vérité-Action: Campagne pour sauver la 

En savoir plus +

Langue / لغة

Sélectionnez la langue dans laquelle vous souhaitez lire les articles du site.

حدد اللغة التي تريد قراءة المنشورات بها على موقع الويب.