AprĂšs la libĂ©ration des prisonniers politiques le 5 novembre 2008, VĂ©ritĂ©-Action lance une campagne de rĂ©colte de dons en leurs faveurs, pour effectuer des contrĂŽles mĂ©dicaux. But de la campagne RĂ©colte de dons pour la prise en charge mĂ©dicale des prisonniers politiques en Tunisie. EchĂ©ances Du 6 novembre au 31 dĂ©cembre 2008 Mention et coordonnĂ©es bancaires Un compte spĂ©cial est ouvert en faveur des prisonniers politiques N° de Compte CCP: 92-430942-6 VĂ©ritĂ©-Action 1701 Fribourg IBAN (Saisie Ă©lectronique): CH4509000000924309426 IBAN (Impression sur papier): CH45 0900 0000 9243 0942 6 BIC: POFICHBEXXX Adresse: Swiss Post â PostFinance Nordring 8 3030 Bern Switzerland Service des finances
Reporters sans frontiĂšres demande l’abandon des poursuites judiciaires engagĂ©es contre le journaliste Fahem Boukadous, entrĂ© dans la clandestinitĂ© le 5 juillet 2008. Le correspondant de la tĂ©lĂ©vision privĂ©e Al-Hiwar Attounsi est poursuivi pour “appartenance Ă une association de malfaiteurs” et “diffusion dâinformations de nature Ă troubler lâordre public”. Sa couverture, pour la chaine tunisienne, des manifestations populaires dans la rĂ©gion miniĂšre de Gafsa (350 km au sud de Tunis) en 2008, ainsi que sa collaboration avec des mĂ©dias Ă©trangers qu’il avait mis en contact avec des syndicalistes, lui valent d’ĂȘtre recherchĂ© par les forces de l’ordre.  Me Radhia Nasraoui, prĂ©sidente de lâAssociation de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT), a rencontrĂ©, le 11 novembre 2008, une dĂ©lĂ©gation de Reporters sans frontiĂšres Ă Tunis. “Il est reprochĂ© Ă Fahem Boukadous, dans lâacte dâaccusation, dâavoir Ă©tabli des contacts avec les manifestants pour ses reportages. Chaque fois que son nom est mentionnĂ©, câest en lien avec ses activitĂ©s professionnelles de journaliste”, a indiquĂ© lâavocate.  “Les autoritĂ©s tunisiennes ne peuvent continuer Ă rappeler leur attachement Ă la libertĂ© de la presse Ă chaque grande commĂ©moration nationale, alors quâun journaliste est contraint de se cacher. La faible couverture mĂ©diatique dâun Ă©vĂ©nement aussi important que le mouvement social de Gafsa illustre la faible marge de manĆuvre des mĂ©dias tunisiens, dĂšs quâil sâagit de traiter de lâactualitĂ© politique nationale”, a dĂ©clarĂ© Reporters sans frontiĂšres.  “Fahem Boukadous sâest trouvĂ© au bon moment et au bon endroit pour tĂ©moigner de ces troubles sociaux. Lâacharnement des autoritĂ©s lâa poussĂ© Ă abandonner son travail pour Ă©viter une arrestation certaine. Nous demandons lâabandon des charges retenues contre le journaliste pour quâil puisse retrouver sa famille et reprendre sa mission dâinformation”, a ajoutĂ© lâorganisation.  Fahem Boukadous, 38 ans, a rejoint les rangs des correspondants d’Al-Hiwar Attounsi en 2006. Il a Ă©tĂ© le premier journaliste de tĂ©lĂ©vision en mesure de couvrir sur place les manifestations qui se sont dĂ©roulĂ©es dans la rĂ©gion, en proie Ă un taux de chĂŽmage plus Ă©levĂ© que la moyenne nationale. Le journaliste a filmĂ© les marches de protestation, recueilli les tĂ©moignages de la population et rendu compte des arrestations arbitraires de dizaines d’individus, dont un grand nombre se trouvent toujours en dĂ©tention, dans l’attente de leur procĂšs. Les images filmĂ©es par Fahem Boukadous ont Ă©tĂ© reprises par dâimportants mĂ©dias panarabes et postĂ©es sur les sites de partages de vidĂ©os, tels que YouTube et Dailymotion, tous deux censurĂ©s en Tunisie. Le journaliste risque jusqu’Ă dix ans de prison.  Le bassin minier de Gafsa, rĂ©gion dâexploitation du phosphate, est le théùtre, depuis le 5 janvier 2008, dâimportants mouvements de protestation et rassemblements ouvriers. Les autoritĂ©s ont procĂ©dĂ© Ă des dizaines dâarrestations dans la rue, ainsi quâaux domiciles des manifestants et syndicalistes. Par ailleurs, la police contrĂŽle toujours lâaccĂšs Ă cette rĂ©gion, empĂȘchant la presse dây accĂ©der librement.  Créée en 2002, Al-Hiwar Attounsi est une voix originale dans le paysage mĂ©diatique tunisien. Mettant en pratique son slogan “La parole libre est lâessence d’un Etat libre”, Al-Hiwar Attounsi a pour ambition de “montrer des visages mĂ©connus”. La chaĂźne, qui dispose de moyens limitĂ©s, diffuse ses programmes une heure par jour sur le satellite Hotbird, avec le concours d’une tĂ©lĂ©vision italienne. La frĂ©quence de la chaĂźne et les horaires de diffusion sont publiĂ©s chaque semaine dans les journaux de la presse d’opposition.  Une dĂ©lĂ©gation de Reporters sans frontiĂšres sâest rendue dans la capitale tunisienne du 10 au 12 novembre 2008. Un rapport de mission, faisant Ă©tat des pressions subies par la presse dâopposition et les journalistes indĂ©pendants, sera prochainement publiĂ© sur le site de l’organisation (www.rsf.org ).
Une dĂ©lĂ©gation du ministĂšre de la SantĂ© se rend au chevet d’Abdellatif Bouhjila
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Hier mercredi 12 novembre, deux personnes se prĂ©sentant comme des Ă©missaires du ministĂšre de la SantĂ© se sont rendues au domicile d’Abdellatif Bouhjila et lui ont posĂ© diverses questions relatives aux pathologies dont il souffre, Ă son carnet de soins et Ă ses revendications. AprĂšs l’avoir entendu, ils lui ont promis de s’occuper de son problĂšme. Abdellatif Bouhjila, qui est en grĂšve de la faim depuis le 2 octobre, et a commencĂ© une grĂšve de la soif le 10 novembre, a pris note de cette visite, mais attend des mesures concrĂštes : son admission Ă l’hĂŽpital pour un bilan de santĂ© et des traitements de ses diverses pathologies. En consĂ©quence il poursuit son mouvement. Luiza Toscane (Pour continuer de le soutenir, lui tĂ©lĂ©phoner au 00 216 79 416 197)
Torture : un ex-diplomate tunisien jugé
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Source : AFP 13/11/2008 | Mise Ă jour : 17:04 | Un ancien vice-consul de Tunisie, en poste Ă Strasbourg en 2001, sera jugĂ© le 15 dĂ©cembre par la cour d’assises du Bas-Rhin, Ă Strasbourg, pour tortures et barbarie sur une Tunisienne en Tunisie, une premiĂšre en France, selon l’avocat de la victime. “Ce procĂšs, qui durera une journĂ©e, a un caractĂšre historique car c’est la premiĂšre fois qu’un diplomate Ă©tranger devra rĂ©pondre de faits de tortures commis Ă l’Ă©tranger devant une juridiction française”, a dĂ©clarĂ© Ă l’AFP Me Eric Plouvier, dĂ©fenseur de la victime prĂ©sumĂ©e, Zoulaikha Gharbi. Mme Gharbi, une mĂšre de cinq enfants, accuse Khaled Ben SaĂŻd, ancien commissaire de police et ex-vice-consul Ă Strasbourg, de l’avoir torturĂ©e, insultĂ©e et humiliĂ©e pendant prĂšs de 24 heures dans les locaux de la police de Jendouba (nord-ouest de la Tunisie), surnommĂ© le “commissariat de la torture”, afin de lui extorquer des renseignements sur son mari, soupçonnĂ© d’activitĂ©s hostiles au prĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali, selon Me Plouvier. L’ancien diplomate n’a jamais rĂ©pondu jusqu’ici aux convocations de la justice française et fait l’objet d’un mandat d’arrĂȘt international. Il sera dĂ©fendu Ă l’audience par Me Olivier Salichon, du barreau de Colmar, qui a dĂ©clarĂ© ne pas ĂȘtre autorisĂ© Ă indiquer si son client viendrait en personne aux assises. “Mme Gharbi veut obtenir justice”, a dĂ©clarĂ© son avocat. Cette femme, qui habite aujourd’hui Ă Paris, avait portĂ© plainte contre le vice-consul alors en poste Ă Strasbourg, en invoquant le code de procĂ©dure pĂ©nale qui prĂ©voit que toute personne qui s’est rendue coupable de la violation de l’article premier de la Convention des Nations unies contre la torture peut ĂȘtre poursuivie et jugĂ©e en France, si elle se trouve en France.
Al-Qaeda in the Islamic Maghreb banned in Russia
18:09|13/ 11/ 2008 MOSCOW, November 13(RIA Novosti) – Russia’s Supreme Court has ruled to ban al-Qaeda in the Islamic Maghreb, classifying it as a terrorist organization, the General Prosecutor’s Office said on Thursday. “The Supreme Court has upheld a request by the General Prosecutor’s Office to acknowledge the international organization al-Qaeda in the Islamic Maghreb a terrorist organization and ban its activities in Russia,” the office said on its website. Based on the court’s decision, the organization will be put on the federal list of terrorist organizations. Al-Qaeda in the Islamic Maghreb, previously known as the Salafist Group for Preaching and Combat, is an Islamist militant organization aiming to overthrow the Algerian government and establish Islamist rule. The group targets Algerian, U.S. and French nationals and facilities, and has been classified a terrorist organization by the U.S. and the EU. The organization claimed responsibility for a terrorist attack in March 2007, which killed one Russian and several Algerian nationals when a roadside bomb went off 130 kilometers from the Algerian capital as gas pipeline construction workers were returning by bus to their base camp. The group said the attack was an act of retribution to those Russians waging war against Islam in Chechnya.
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Transition in Tunisia? The Democratic Challenge in Bin Aliâs âlastâ Presidential Term
By Larbi Sadiki Lecturer of Middle East Politics, University of Exeter Non Resident Scholar, Carnegie Middle East Center, Beirut The Fifth Congress: Setting the Stage The significance of the 5th Congress (30 July-2 August 2008) of Tunisiaâs ruling Constitutional Democratic Rally (RCD) lies not in Bin Aliâs nomination for the October 2009 presidential elections, but rather in the set of challenges that could render his fifth and supposedly âlastâ term a time of transition to a more open political system in 2014. The Congress, held under the slogan âAl-Tahaddiâ or âLe DĂ©fiâ (The Challenge), was seen as an extremely important event in the country. The Congressâs key deliberations and decisions fixed the countryâs political agenda for Bin Aliâs fifth term and beyond: building a self-reliant, peaceful and tolerant Tunisia; deepening pluralization within the RCD; expanding gender inclusiveness; advancing further the goals of social solidarity, equal opportunity and distribution of developmental goods; accommodating youth through a national process of dialogue; investing more resources in employment; and committing Tunisia to the ideals of peaceful co-existence, anti-terrorism, and dialogue of civilizations. However, the congressâs key message? Only Bin Ali can deliver these âgoodsâ. Bin Ali himself looked in charge and younger than his septuagenarian age. In front of RCD stalwarts and thousands of rank-and file, foreign diplomats, and representatives of ninety two international political parties, that included the ruling parties of France and China, and his guest of honor, the embattled Palestinian President Mahmoud Abbas, Bin Ali set out his main goals. These included, apart from announcing his candidacy, the following promises: a commitment to a thirty per cent quota for women in both houses of parliament and the RCD; increase in the membership of his partyâs central committee from 250 to 343; endorsement of the year-long national dialogue with the countryâs youth; and the election of a vice-president for the ruling party. Bin Aliâs nomination was virtually uncontested within the party. The RCD, which remains a mass political party, with a two-million membership (one-fifth of the countryâs adult population, close to 90% of the voting population), has since 2006 been running the campaign âBin Ali for Tomorrowâs Tunisiaâ and âBin Ali 2009â. The major unions affiliated with the state â the General Tunisian Workers Union, The National Womenâs Association, the National Farmers and Fishermen Association, etc. â had also come out early in support of Bin Ali. This well-orchestrated campaign was akin to a bayâah (a tradition of popular endorsement and vow of loyalty that has tribal roots) that has become disturbingly common in Arab republican systems. Bin Aliâs supporters praise his performance: poverty alleviation through the National Solidarity Fund, stability and business confidence which draw billions in foreign direct investment, thriving tourism, increased trade with neighboring Libya and Algeria, beneficial Association with the EU, moderation in international relations, modern infrastructure, and high investment in human resources â in short, a âcountry that worksâ. Mahmoud Abbas praised Tunisiaâs school of âwaqiâiyyahâ (political realism) and emphasized that it was desperately needed in the rest of the Arab World. Colonel Gaddafi, on a state visit to Tunisia a week later to open a Libyan-funded housing complex, also endorsed Bin Aliâs candidacy stating that âLibyans ⊠feel comfortable with his leadership.â Gaddafiâs sentiments echo those of EU and US leaders for whom Bin Ali is reliable in his moderate and peaceful foreign policy as well as commitment to the âWar on Terrorâ. Asian, Third World, and European dignitaries, speaking in the Congress on behalf of their political parties, noted the success story of Bin Aliâs Tunisia in terms of continuous reform of the RCD, sustainable development, inclusiveness of women, steady political transformation, and commitment to both the new Union for the Mediterranean and the Arab Maghreb Union. Bin Aliâs opponents detract from his performance, citing domination of the political landscape by the RCD, abuse of human rights by the security apparatus and police, ongoing media censorship, curbs on associational life and civil society organizations, and the exclusion of a number of political partiesâboth secular and Islamistâfrom parliamentary life. His critics also doubt his commitment to democratic transition. The RCD has not helped the situation in this regard. The law passed in parliament by the RCD majority on the 26th of July validates the oppositionâs suspicions. That law regulates the right to presidential candidacy by limiting it only to the leaders of political parties, and by further stipulating that presidential contestants must have served a minimum of five years in the position of party secretary-general. Thus the law blocks independent candidates as well as leaders or members of non-legalized political parties or other civic bodies. Nejib Chebbi, the former leader of the Progressive Democratic Party for less than five years, accused the RCD of effectively blocking his candidacy for the 2009 elections. Chebbi is prominent but he would not be able to threaten Bin Ali in the presidential election. Bin Ali will have no serious contenders in the 2009 presidential contest. The 1999 and 2004 presidential elections, in which Bin Ali won respectively with 99.4% and 94.5% of the vote, were not contests amongst equals, nor will the 2009 election be very different. Towards a New Tunisian National Pact for 2014 and Beyond Both the RCD and the opposition face a major challenge that has more to do with what happens in Bin Aliâs fifth term and how the two sides can collaborate for a new national pact and subsequent democratic transition beyond 2014, than with who wins the 2009 elections. While opposition figures are correct to rail against the unfairness of the contest and the excesses of the RCD administration, Bin Aliâs fifth term can also be seen as a democratic opportunity for a transition from the RCD-dominated political system. The focus of the opposition should be directed toward what needs to be done to create a democratic opportunity in 2014. One test for Bin Aliâs intentions on this score will be whether he directs his party to create the unrealistic vote percentages of the past or whether he will win by figures in the eighty or seventy per cent range â regardless of who stands against him. This would boost his credibility and would help make him a more effective moderator if and when he steers Tunisia in his last term towards a serious negotiation of a democratic transition, based on a national pact, that brings the RCD and the opposition together. On the eve of Bin Aliâs fifth term, a number of policy recommendations can be suggested. These revolve around the roles of Bin Ali, the RCD, the Tunisian opposition, and the European and international community: With regard to President Bin Ali, he can use his last term to re-visit the 1989 National Charter in a way that enshrines the ethic of solidarity as democratic diversity within uniformity, guaranteeing broader inclusiveness, deeper democratic contestation and wider participation. To this end, a reconciliation that ends the continuous and reciprocal hostility between the state and the non-parliamentary opposition is important. An amnesty for all political prisoners and permitting all exiles to return to Tunisia would open up a new chapter in state-society relations. Bin Ali places importance on the role that could be played by Tunisian migrants and this could be one way of displaying his commitment to this principle. Bin Ali can lead as a national facilitator who stands above narrow party interests. He is well placed to attempt to reconcile state and society, the RCD and its opponents, around a renegotiated set of shared republican and democratic values that would underpin a framework for a pact of genuine transition that would include other parties in the political process above the current pro forma mechanism and quota and distribute political posts, including cabinets, more widely. Bin Ali must promote a return to his own most important constitutional reform that was amended in 2002: presidents must be limited to two elected five-year or four-year terms. Last but not least, the adoption of a proportional electoral system could be considered in order to enhance fair competition and representation. Finally, Bin Ali needs to address the question of succession. He briefly mentioned the issue in his fifth Congress speech. It certainly is a question that must be put to bed clearly, legally and constitutionally. Bin Ali knows too well â as the Arab experience amply demonstrates â that succession rules are not cast in iron. For instance, there are questions about whether Madame Leila Bin Ali is potentially a contender for the presidency after Bin Ali. That would be a re-enactment in Tunisia of the Argentinean spouse-succession of 2007. Equally, there are question marks about whether the US or France favor a particular successor from within the technocrats in the cabinet or the army. In either scenario, the constitution offers no guarantees that non-constitutional routes of succession would not be deployed from within or without. With regard to the RCD it is approaching its centenary and in doing so it needs to learn to live by virtue of its historical pedigree not by dependence on the state. Its gradual distancing from the state would create a fairer party system and would encourage other parties to play a more active role. The RCD needs to abandon its rigid monism and the reliance on personality cults. Democratic internal competition is largely absent and upward mobility for young leaders is still by way of personal cooptation. In short, the RCD is in urgent need of internal democratic reform. Most importantly, the RCD must not fall into the trap of nominating Bin Ali again in 2014 (literally president-for-life, which he opposed in 1987), but rather to start an internal democratic process that would prepare a new nominee for 2014. Moreover, the RCD has the pedigree to help build bridges with opposition parties and work towards a democratic pact beyond 2014. As regards Tunisiaâs opposition, both secular and Islamist, and within and without Tunisia, it would do well to focus on realistic political agendas and marry them with effective political strategies in order to live up to the challenges that lie along the road to 2014 and beyond. Accordingly, Tunisiaâs opposition could dampen its hysteria over the 2009 elections, recognize Bin Aliâs re-election as a lost battle and a fait accompli and look beyond that to mend relations with the state, the RCD and reach out to Bin Ali. A democratic exit for Bin Ali in 2014 is far more valuable than Chebbi or anyone else contesting the presidential elections of 2009. The existing parties, including the RCD, have a lot of work to do in terms of self-criticism, overcoming internal divisions and petty skirmishes, and learning how to compete together productively. As they stand now, many Tunisian political parties are âdakakeen siyasiyyahâ (political shops). There is much at stake in terms of democratization to be left for the RCD to solely engineer. Political parties in Tunisia need and must work towards a long-term agenda for the greater goal of national reconciliation and democratic transition beyond 2014. The parties need to acquire a sense of ownership over Tunisiaâs democratization and work towards a democratic pact and a new National Charter in conjunction with the RCD and the state. For the International Community With regard to the EU and the international community, Tunisia was the first to commit to the Barcelona Process and amongst the first to back Sarkozyâs Mediterranean Union. These mechanisms can lend support to Tunisiaâs democratic transition during Bin Aliâs last term in office. In concrete terms, the EU and the international community can: · Support programs that reinforce Tunisian civil society and provide guidance toward developing a healthier multi-party system. · Allow for the transfer of Barcelona member-states know-how, especially with regard to confidence-building between state and society as in the example of the Spanish democratic pact in the 1970s. · Support programs on rule of law for Tunisiaâs security forces to prepare them for the task of policing legally and without resort to excessive force. · Support training programs for Tunisian journalists to develop more independent reporting and less self-censorship. · Encourage south-south and intra-Arab lessons-learned â for instance, Algeria and Morocco can transfer their know-how on national reconciliation and Lebanon on electoral reform. What will count in Tunisia between 2009 and 2014 will not be how Bin Ali came to power twenty two years ago and how he won the 2009 election, but rather, whether his last five years in office enabled a national reconciliation and a democratic transition, and whether he can commit himself to an honorable and democratic exit in 2014. Such an exit would earn him a worthy place in Tunisian political history. Tunisia: *”Tents, Trains and the Greater Mediterranean: The Growing European Orientation of the Arab Maghreb”, by Larbi Sadiki, Carnegie web commentary, March 5, 2008 *”Tunisia: Inside Bin Aliâs âRepublic of Tomorrowâ”, by Larbi Sadiki, Carnegie web commentary, October 10, 2007
(Source : le site de « Carnegie Middle East Center », le 2 novembre 2008) Lien :http://www.carnegie-mec.org/FeatureDetails.aspx?ID=922 Â
L’appel du pied de Ghannouchi Ă Ben Ali
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Alors que le prĂ©sident-Ă -vie Ben Ali vient tout juste de faire libĂ©rer les derniers prisonniers du mouvement islamiste Ennahdha, dont certains croupissaient en taule depuis 18 ans, les appels du pied du leader « barbu » Rached Ghannouchi Ă Carthage se font de plus en plus pressants. Le 5 novembre dernier, Ă deux jours du 21Ăšme anniversaire de sa prise de pouvoir, Notre ami Ben Ali a donc gĂ©nĂ©reusement relĂąchĂ© plusieurs dĂ©tenus, dont 21 militants du mouvement non reconnu Ennahdha. Pour la plupart des personnes Ă©largies, il ne leur restait de toutes les façons que quelques mois de bagne Ă purger. ParallĂšlement, une dynamique de retour au pays de plusieurs dizaines dâexilĂ©s nahdhaouis, rĂ©sidant surtout en Europe, sâest installĂ©e depuis quelques mois. En Ă©change dâun passeport valide et de la promesse de ne pas ĂȘtre inquiĂ©tĂ©s, les « repentis » ont Ă©tĂ© autorisĂ©s Ă rentrer au bled Ă la condition express de ne plus sâoccuper de questions aussi futiles que les Ă©lections dĂ©mocratiques, la libertĂ© dâexpression ou le nĂ©cessaire respect des droits de lâhomme. Il nâest pas rare de lire dans la portion arabophone de la trĂšs consultĂ©e liste de diffusion
www.Tunisnews.net des messages signĂ©s dâanciens militants islamistes qui affirment ne plus ĂȘtre membres dâEnnahdha. Suivez mon regard⊠Entre temps, il semble bien que les relations entre la direction londonienne dâEnnahdha, incarnĂ©e par Rached Ghannouchi, et Carthage soient dĂ©sormais au beau fixe. Le cheikh a ainsi chaleureusement saluĂ© les derniĂšres libĂ©rations de prisonniers et a adoptĂ© un ton fort conciliant envers le pouvoir. Ă Tunis, la rumeur veut que Ghannouchi ait rencontrĂ© lâambassadeur tunisien Ă Londres, quelques jours avant lâĂ©largissement des derniers prisonniers dâEnnahdha. Sâil devait se confirmer, ce tĂȘte-Ă -tĂȘte reprĂ©senterait une petite bombe dans le morne paysage politique tunisien tant Ghannouchi incarne le diable en personne aux yeux des autoritĂ©s. Dâautres informations, non confirmĂ©es, Ă©voquent plutĂŽt une lettre envoyĂ©e directement par Ghannouchi Ă Ben Ali. La missive aurait conduit ce dernier Ă tourner la page des prisonniers. Des sources dans lâopposition progressiste nâexcluent pas une Ă©volution Ă lâalgĂ©rienne ou Ă lâĂ©gyptienne pour le mouvement islamiste tunisien. En gros, Carthage laisserait le champ social et culturel aux « barbus modĂ©rĂ©s ». En contrepartie, ces derniers ne contesteraient plus le mainmise du rĂ©gime sur les questions dâordre politique. Les opposants laĂŻcs, fortement occupĂ©s Ă leurs guerres dâego intestines, se contenteraient de regarder le train passer. « Comme dâhabitude », aurait chantĂ© Cloclo.
Mohamed Ettaieb (Source : le blog « CHAKCHOUKA TUNISIENNE, UN BLOG PARFUMĂ AU JASMIN » hĂ©bergĂ© par « Bakchich » (Hebdomadaire satirique â France), le 13 novembre 2008)
Photos des prisonniers libérés le 5 novembre 2008
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Bonjour FrĂšre et Soeur, Vos photos m’ont touchĂ©. La premiĂšre rĂ©action que j’ai eu est de dire : “Ils ont volĂ© leur jeunesse !”. Ils ont Ă©tĂ© jeune et ils sont sortis vieux ! Aujourd’hui, il faut arrĂȘter de les utiliser comme un zoo, ils ont besoin plus d’accompagnement psychologique. Au bout de trois mois, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas en prison et que l’acceuil est fini et qu’il faut faire face Ă la rĂ©alitĂ© de la vie ! le choc va ĂȘtre terrible ! Il faut les intĂ©grer dans la vie active ? Vous allez rire de ce que je viens de vous Ă©crire mais j’ai travaillĂ© comme directeur d’un hĂŽpital psychiatrique Ă MontrĂ©al et nous avons traitĂ© des gens qui ont passĂ© un long sĂ©jour en prison. Je vous ai offert ma collaboration humainement pour la mise en oeuvre d’une Polyclinique mĂ©dicale, j’ai pris le temps de vous Ă©crire mais vous n’avez mĂȘme pas pris le temps de me confirmer la reception de mon courriel. Reveillez-vous, un peu de savoir vivre ne fera pas de mal ! Vous demandez aux autres mais quand quelqu’un essaye de vous offrir autre chose que de l’argent, vous ne donnez pas de signe de vie ! C’est loin de moi de vouloir la discorde, je suis aussi un opposant (je suis fiĂšre de l’ĂȘtre !) et ca fait presque dix (10) ans que je n’ai pas le droit de rentrer en Tunisie en 37 ans que je suis citoyen canadien aussi, ca fait 20 ans en tout que j’ai passĂ© en exil (10 ans Ă l’Ă©poque de Bourguiba et maintenant presque 10 ans). Si on est honnĂȘte et on se respecte, il faut dire les choses telles qu’elles sont ! Parce que peut-ĂȘtre demain si le gouvernement tunisien acceptera mon retour en Tunisie, certainement que j’aurai besoin d’accompagnement, de soutien et d’assistance ! Que le Seigneur vous bĂ©nisse ! Votre frĂšre d’exil
Abdo Maalaoui Montréal / Canada
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Le Mahdi redébarque à El Menzah !
Posté par __z__
En Tunisie, nous assistons depuis 20 ans Ă un phĂ©nomĂšne Ă©trange qui prend de l’ampleur chaque annĂ©e: A partir d’halloween, des chiens sortant de nulle part se mettent en rang et aboient Ă tour de rĂŽle. Ils polluent l’espace public et Ă©touffent par leurs cris les chants des oiseaux. Ils y vont crescendo et d’aboiement en aboiement ils infestent la totalitĂ© de la ville. Le septiĂšme jour de novembre ils se rassemblent tous pour nous annoncer en chĆur l’arrivĂ©e du…Mahdi!
Cette annĂ©e ça fera la 21Ăšme fois que leur messie dĂ©barque Ă la coupole d’El Menzah. Toujours jeune et beau il leur refait le mĂȘme numĂ©ro. Nos chiens l’accueillent toujours avec la mĂȘme ferveur.
L’avis des spĂ©cialistes:
Des théologiens et des vétérinaires se sont réunies à la faculté de la Manouba pour expliquer ce phénomÚne paranormal. Ils ont émis plusieurs hypothÚse que je rapporte ici sur ce blog:
* Selon les thĂ©ologiens, Ă de nombreuses pĂ©riodes de l’histoire, des hommes se sont auto-proclamĂ©s messies. Ce qui s’est produit Ă la coupole d’El Menzah n’est donc pas un cas isolĂ©. Par contre c’est la rĂ©pĂ©tition annuelle du phĂ©nomĂšne qui reste exceptionnelle.
* Les vĂ©tĂ©rinaires focalisent leur attention sur l’invasion canine. Ils pensent qu’une sortie massive de chiens est liĂ©e Ă un trouble comportemental qui atteint les chiots manquant d’affection paternelle. A l’Ăąge adulte, unis par leur dĂ©tresse, ils se fabriquent ensemble un pĂšre imaginaire qu’ils vĂ©nĂ©reront Ă travers des processions rituelles.
* Les thĂ©ologiens doutent de l’authenticitĂ© du Mahdi. Selon la tradition sunnite, le messie ne se prĂ©sente qu’une seule fois et son Ăąge ne dĂ©passe pas la quarantaine. Pour eux il n’y a pas de doute, il s’agit d’un faux.
* Les vĂ©tĂ©rinaires proposent de mettre en quarantaine la meute de chiens, car si leur trouble est mental il n’en demeure pas moins contagieux pour certains sujets psychologiquement fragiles.
* Les thĂ©ologiens parlent d’une usurpation d’identitĂ© et prĂ©viennent contre les risques de dĂ©rives morales qu’un faux Mehdi peut produire sur la sociĂ©tĂ©.
D’une seule voix, nos spĂ©cialistes Ă©voquent une situation de crise aigĂŒe de la sociĂ©tĂ© tunisienne. Pour eux les chiens nĂ©cessitent en urgence une thĂ©rapie de groupe qui leur fasse retrouver une once de dignitĂ© avant que le mal ne se propage sur toute la population. Quant au faux Mahdi il faudrait juste l’isoler. S’il aime jouer aux messies auprĂšs des bĂȘtes, pour sa 22Ăšme prestation ils lui proposent la scĂšne du BelvĂ©dĂšre et il n’aura pas que des chiens.
Cette confĂ©rence passionnante que j’ai suivie avec grand intĂ©rĂȘt montre que les religieux et les scientifiques sont capables de se mettre d’accord lorsque la gravitĂ© de la situation l’exige. Sinon il faut ĂȘtre un chien complexĂ© ou un messie illuminĂ© pour ne pas voir combien ce que cette mascarade devient lourde et fatigante.
Puis j’ai envie de dire merde! Ă ceux qui continuent Ă penser que c’est pour nous Ă©viter les loups barbus que le Mahdi de Novembre a le droit de nous pendre tous pour ses chiens!
Et pour finir je vous convie Ă juger par vous mĂȘme la gravitĂ© de la situation par ce tĂ©moignage magistral du kelb en chef Mouldi Mbrek qui Ă mon avis mĂ©rite d’ĂȘtre internĂ© immĂ©diatement pour carence critique d’affection paternelle et maternelle! ICI
(Source : le blog « Débat Tunisie » de _ z _, le 11 novembre 2008 à à 12h08)
Lien:http://debatunisie.canalblog.com/archives/2008/11/11/11287259.html# Â
A CONTRE COURANT:
Maya Jribiau fond des yeux
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  Sur www.samibenabdallah.com voir, Tunisie/caricatures: 1-vite des historiens en Tunisie, sinon ils vont briser la version de Moncef Marzouki 2-Contrairement aux mensonges des opposants et des traitres, le “Droit d’ĂȘtre bousculĂ©” est protĂ©gĂ© par le pouvoir en Tunisie 3-Tunisie,Caricature:Nejib Chebbi et Khemais Chammari “s’auto-rassurent” 4-Un fournisseur d’internet lutte contre la censure en Tunisie 5-Ahmed Ibrahim en noir et blanc  En 2 ou 3 ans, il mâest arrivĂ© plusieurs fois dâavoir la chance de discuter de vive voix avec Maya Jribi, la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale du PDP (parti dĂ©mocratique progressiste, reconnu par le pouvoir, au PDP, comme dans plusieurs partis politiques tunisiens, le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral est le prĂ©sident du parti). Ce qui me choque toujours, câest le dĂ©calage entre lâimage rĂ©elle de Maya : une femme assez sincĂšre, trĂšs communicative et qui veut changer des choses au PDP et lâimage quâelle dĂ©gage : trop langue de bois, une femme dâappareil qui se limite Ă gĂ©rer son parti sans vouloir le changer.  Son Ă©lection Ă la tĂȘte du PDP  Il y a deux ans, Nejib Chebbi avait annoncĂ© son intention de ne plus se prĂ©senter au poste de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Dans le temps, plusieurs observateurs avaient prĂ©dit la montĂ©e de Maya Jribi. Outre sa composition hĂ©tĂ©rogĂšne (anciens islamistes, gauchistes, indĂ©pendants) qui prĂ©sentait le risque dâimplosion du parti si le reprĂ©sentant de lâune des tendances succĂ©derait Ă Nejib Chebbi, le PDP connut une divergence Ă propos de la stratĂ©gie Ă adopter vis-Ă -vis du pouvoir, (Mohamed Goumani, Fethi Touzri et dâautres avaient soutenu une option de rapprochement avec le pouvoir quand dâautres s y sont opposĂ©s). Monji Ellouze, Mohamed Goumani, Rchid Khchena parmi tant dâautres auraient aspiraient Ă remplacer Nejib Chebbi, mais Maya Jribi etait la candidate idĂ©ale. Seul Mohamed Goumani a fait acte de candidature avant de se dĂ©sister Ă la derniĂšre minute pour sauver lâĂ©quilibre prĂ©caire au sein du parti. Maya Jribi se prĂ©sentait comme Ă©tant la seule capable Ă assurer lâĂ©quilibre prĂ©caire entre les divers courants politiques qui composent le PDP.  Son style politique vu par ses adversaires  Ceux qui sont en dĂ©saccord avec son style politique existent et ils sont minoritaires. A tort ou Ă raison, ils la dĂ©crivent comme une femme peu politique, froide, assez distante, en somme une femme dâappareil. A elle tout le cotĂ© organisationnel et disciplinaire et Ă Nejib Chebbi toute la « politique ». Ce cotĂ© « trop disciplinĂ© » en elle a déçu tous ceux qui espĂ©raient que le parti aurait plus de marge de manĆuvre politique aprĂšs le retrait de Nejib Chebbi du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral. Mais la dĂ©signation de ce dernier comme dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral du parti a compliquĂ© les choses. Quel pouvoir rĂ©el a Maya Jribi?  Certes, il est assez difficile dâexister politiquement aux cotĂ©s dâun homme dotĂ© dâune intelligence politique comme Nejib Chebbi et qui a appris Ă se mĂ©fier de tous. Mais les formules de «cohabitation » avec Nejib Chebbi nâen manquent pas. Personne ne demande Ă Maya Jribi dâexister « contre » Nejib Chebbi mais dâexister politiquement « avec » lui.  Le bilan des deux ans de prĂ©sidence de Maya Jribi est discutable. Jusque-lĂ , on ne sent pas la «touche » ou «lâeffet » Maya. Aux lendemains de son Ă©lection Ă la tĂȘte du PDP, Maya Jribi a tenu nombre de promesses qui sont restĂ©es Ă ce jour lettre morte. Elle a promis de revoir lâorganisation du parti, de le dynamiser, mais sa prĂ©sidence jusquâĂ aujourdâhui ressemble Ă la gestion au jour le jour. Il est vrai que depuis son Ă©lection le parti a Ă©tĂ© pris en otage par cette question de la recherche de la distance idĂ©ale du pouvoir puis de la dĂ©signation, qui de Maya Jrii ou de Nejib Chebbi le reprĂ©sentera aux prĂ©sidentielles de 2009 ! Il est vrai aussi que le PDP comme tous les dissidents Ă©volue dans des conditions difficiles. Mais ces arguments nâexpliquent pas tout.  Les femmes en Tunisie  Les femmes politiques dissidentes nâen manquent pas en Tunisie. Om Zied (Neziha Rejiba), Sihem Bensedrine, Radia Nasraoui sont les plus mĂ©diatisĂ©es. Deux journalistes (une arabophone et une francophone) et une avocate. ces trois femmes ont en commun, un courage incontestable, la maĂźtrise de lâart de la provocation et le jusquâau boutisme. Ni Sihem ni Radia ni Om Zied ne sont le genre de femmes qui reculeraient devant quoique se soit quitte Ă tomber parfois dans la provocation stĂ©rile. Chacune de ses femmes peut ĂȘtre assimilĂ©e Ă un parti politique.  Autres styles politiques, celui des femmes considĂ©rĂ©es comme fĂ©ministes : Sana Benachour (membre de la commission politique dâEttajdid), Khedija Cherif (prĂ©sidente de lâATFD), ou des Ă©lectrons libres Souheir Belhassen, Saloua Ben Youssef Charfi, Raja Benslema ou des journalistes telles Noura Borsali, ou des universitaires telles la dĂ©funte Ilhem Marzouki plus discrĂšte et presque inconnues mĂ©diatiquement.   Durant les derniĂšres annĂ©es, une partie de ses femmes semblaient politiquement «usĂ©es ».plus dâun au microcosme nâest plus enthousiaste pour suivre la compĂ©tition lĂ©gitime entre Radia Nasraoui et Sihem Bensedrine. A son Ă©lection Ă lâATFD, Khedija Cherif a promis de rĂ©volutionner le fonctionnement de son association : « câest une nouvelle Ăšre » avait-elle mĂȘme osĂ© dire Ă ses proches. Mais on ne remarque aucun changement significatif. La mĂȘme remarque peut se faire Ă Souhayr Belhassen et sâĂ©tendre aussi Ă Kamal Jendoubi : la premiĂšre est prĂ©sidente de la FIDH, le second, prĂ©sident du rĂ©seau euro- mĂ©diterranĂ©en des droits de lâhomme.  Maya Jribi peut-elle arracher une place sous le soleil Ă cotĂ© de toutes ces « grandes gueules » ?  Plus dâun vous dira que Maya Jribi est une valeur qui monte. Elle est diffĂ©rente de ces femmes car elle a plus de marge de manĆuvre . Elle est Ă la tĂȘte dâun parti reconnu qui est considĂ©ré comme Ă©tant « le plus grand » des « petits partis dâopposition tunisiens ».   Elle doit faire preuve dâindiscipline et de folie politique  La politique câest une recherche continuelle dâouverture du champ des possibles et dâinnovations. en politique, il ne faut jamais se lasser de tout essayer, dâimproviser et de changer en continu. Il suffit dâanalyser les rĂ©ussites politiques dâObama, de Sarko, de SĂ©golĂ©ne Royal pour se rendre compte quâen politique, il n y a pas de secrets : tout est une question dâinnovation. la rĂ©cente rĂ©ussite de SĂ©golĂ©ne Royal devant la coalition François Hollande, Bertrand DelanoĂ© montre que le changement lâemporte souvent sur lâimmobilisme.  Pour une femme politique, Maya Jribi est trop disciplinĂ©e. Exemple : quand on lit toutes ces interviews, on peut y trouver toutes les positions politiques du parti mais rien sur Maya. Son style de sâexprimer conforte cette impression : elle sâexprime rarement en dialecte tunisien, elle improvise peu, elle prĂ©fĂšre lâarabe soutenu, elle parle avec un dĂ©bit Ă©norme. Et la seule chose qui reste, câest cette impression quâelle fait dans la langue de bois. On dirait que tout est appris par cĆur. Et on ne sent pas de chaleur humaine.  Nejib Chebbi et les Pdpistes doivent la soutenir  En privĂ©, Maya Jribi est trop diffĂ©rente de lâimage quâelle donne ou que le public perçoit. Elle est plus dĂ©contractĂ©e, souriante, assez flexible et ses rĂ©flexions montrent que du potentiel politique, elle en a. Elle rĂ©pĂšte inlassablement quâelle veut rassembler les pdpistes, quâelle veut innover son parti mais on ne sait pas pourquoi il y a un blocage : il y a une certaine timiditĂ© politique qui la bloque.  A un an des prĂ©sidentielles et des lĂ©gislatives de 2009, le grand dĂ©fit câest quâelle « explose » politiquement et que le dĂ©calage entre lâimage rĂ©elle et celle que le public perçoit se rĂ©trĂ©cit. Ce nâest pas uniquement une question de communication, câest une question de rééquilibrage politique entre elle, Nejib Chebbi et le parti. Entre elle et Nejib Chebbi il y a beaucoup de respect et Maya Jribi est considĂ©rĂ©e comme Ă©tant une des fidĂšles au candidat. Mais Nejib Chebbi a suffisamment dâintelligence politique pour comprendre que plus Maya Jribi assumera le rĂŽle dâarbitre entre les diverses tendances au sein du PDP, plus le parti retrouvera sa cohĂ©sion, plus Nejib Chebbi pourra sâappuyer sur un parti plus fort.  Car depuis presque 2 ans, le parti est pris en otage par cette question qui lâa divisĂ© en deux camps : rentrer dans les rangs de la majoritĂ© prĂ©sidentielle ou faire une rupture avec le pouvoir. Et il est vrai que lâalignement systĂ©matique de Maya Jribi sur les positions de Nejib Chebbi a rĂ©duit considĂ©rablement la marge politique de ce dernier et a fait des mĂ©contents au PDP.  Aujourdâhui que la candidature de Nejib Chebbi est confirmĂ©e, il est plus opportun politiquement parlant de sĂ©parer la stratĂ©gie du candidat de celle du parti. Car la logique dâune campagne prĂ©sidentielle est diffĂ©rente de la logique de fonctionnement dâun parti. Le PDP gagnera en cohĂ©sion si la rĂ©conciliation entre les diverses tendances soit le nouveau mot dâordre. Certains Pdpistes ont le droit enfin de vouloir ĂȘtre impliquĂ©s dans la campagne prĂ©sidentielle du candidat Nejib Chebbi. Car, il faut reconnaĂźtre que jusque-lĂ , cette derniĂšre sâest faite en dehors du parti.  LâĂ©quation politique au PDP sâannonce certes Ă plisseurs inconnus mais elle est facile Ă rĂ©soudre si chacun y met de la bonne volontĂ© et rĂ©alise quâil a besoin des autres. Les intĂ©rĂȘts des uns et des autres sont interdĂ©pendants.  La campagne prĂ©sidentielle de Nejib Chebbi dĂ©terminera en grande partie les lĂ©gislatives. Les prĂ©sidentielles ne peuvent plus ĂȘtre menĂ©es en dehors du parti. Plus le parti sâimpliquera dans les prĂ©sidentielles, plus les pdpistes profiteront des retombĂ©es des prĂ©sidentielles aux lĂ©gislatives. Les mĂ©contents au PDP ne peuvent pas exister politiquement en dehors du parti. Ils ont tout interet Ă se constituer comme courant politique Ă lâintĂ©rieur du pdp plutĂŽt que de se marginaliser Ă lâextĂ©rieur.  Une des clefs de cette Ă©quation est dans les mains de Maya Jribi. plus elle prendra une certaine distance politique de Nejib Chebbi, plus sa marge de manĆuvre avec le pouvoir augmentera (ainsi quâavec les autres partis politiques). Plus elle pourra ĂȘtre utile au candidat aux prĂ©sidentielles. Des atouts elle nâen manque pas : elle est capable de rassembler les uns et les autres et Ă©viter ce dĂ©chirement qui causera la perte de tous. Elle est encore jeune et crĂ©ditĂ©e de prĂ©jugĂ©s favorables par la majoritĂ©, car elle peut injecter une certaine dose de modernitĂ© dans ce parti et qui sait aussi, une touche de « fĂ©minitĂ© » ou une « touche de folie politique » qui donnera un nouveau souffle au parti.  www.samibenabdallah.com
Cellules dâĂ©coute et de conseil des jeunes en matiĂšre de santĂ© reproductive et sexuelle
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Le dĂ©veloppement sexuel sain commence dĂšs lâenfance. Le comportement adĂ©quat passe par l’instauration de la confidentialitĂ© et de la confiance. Bien entendu, câest aussi Ă cette Ă©poque que certains jeunes font lâexpĂ©rience dâattitudes prĂ©judiciables Ă l’intĂ©gritĂ© physique, psychologique et sexuelle. Ă lâadolescence, nombre de tendances comportementales sâĂ©tablissent, influant sur les probabilitĂ©s que lâadolescent ou lâadolescente dĂ©veloppent des relations empreintes de maturitĂ© et de respect. Ces tendances comportementales influeront aussi sur le risque de grossesse, dâinfections transmises sexuellement, dâinfection au VIH et de sida. Câest pourquoi lâONFP a mis en place des espaces multifonctionnels pour les jeunes et les adolescents notamment, ĂągĂ©s de 15 à 29 ans, cĂ©libataires, des deux sexes, de diffĂ©rents niveaux dâinstruction, en particulier les non-encadrĂ©s LâintĂ©gration dans les programmes de lâenseignement secondaire de cours sur la santĂ© de la reproduction a des effets positifs. Mais ils ne sont pas suffisants pour empĂȘcher les maladies sexuellement transmissibles. Câest pour cette raison que lâOffice National de la Famille et de la Population (ONFP) a implantĂ© des cellules dâĂ©coute et de conseil au profit des adolescents et des jeunes des deux sexes au niveau des 24 dĂ©lĂ©gations rĂ©gionales, des espaces spĂ©cifiques adaptĂ©s Ă cette catĂ©gorie de population. Lâespace ami des jeunes est un lieu privilĂ©giĂ© des services en santĂ© reproductive et sexuelle. Selon des statistiques de lâONFP effectuĂ©es en 1999, le nombre de jeunes ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© des services des cellules dâĂ©coute sâĂ©levait Ă 2.568. En 2006, il a Ă©tĂ© de 17.051. Les jeunes feront certainement les meilleurs choix possibles en matiĂšre de santĂ© sexuelle sâils peuvent sâappuyer sur une base solide, liĂ©e Ă lâinformation, Ă lâĂ©ducation et Ă dâautres moyens propices Ă une action autonome, mature et responsable. Facteurs dâinfluence Le degrĂ© de communication avec les parents, les modĂšles proposĂ©s par ces derniers et le degrĂ© de confiance quâils suscitent ont une incidence sur la dĂ©pression et les comportements sexuels dangereux parmi les adolescents et adolescentes. Le contexte scolaire est une autre variable du milieu, en rapport direct avec la santĂ© des jeunes. De mĂȘme, lâhabiletĂ© dâadaptation et lâhygiĂšne personnelle sont liĂ©es Ă la santĂ© sexuelle. En effet, les adolescentes et adolescents qui ont des difficultĂ©s affectives et mentales, lesquelles se traduisent par une moindre capacitĂ© dâadaptation, sont sujets Ă des comportements risquĂ©s comme les troubles de lâalimentation, le tabagisme, la consommation dâalcool et de drogues. Pour la plupart, les jeunes gĂšrent bien le passage de lâenfance Ă lâĂąge adulte. GrĂące au soutien de leur famille, de lâĂ©cole et de leurs pairs, ils finissent par trouver leur place dans la sociĂ©tĂ©. Pour une minoritĂ©, ce nâest pas le cas, certains jeunes adoptant des comportements Ă risque susceptibles de nuire Ă leur insertion sociale et Ă leur santĂ©. Lâobjectif global est de mieux comprendre les facteurs qui contribuent Ă lâĂ©tat de santĂ© sexuelle des jeunes en explorant les dĂ©terminants socioculturels, socio-environnementaux et interpersonnels de lâactivitĂ© sexuelle des adolescentes et des adolescents. Les espaces amis jeunes insistent particuliĂšrement sur le contexte des comportements sexuels risquĂ©s Ă lâĂ©gard, notamment, de la prĂ©vention du VIH et du sida. Ces espaces assurent diverses prestations, dont les premiers soins mĂ©dicaux, la prise en charge psychologique et sociale, les services dâĂ©coute et de consultation, la formation individuelle ou en groupe, des activitĂ©s de loisirs. La programmation et lâexĂ©cution incombent aux jeunes eux-mĂȘmes. Amani Touhami, psychologue Ă lâespace Arianaâle plus rĂ©cent, créé le 11 avril 2008â, nous parle de lâexpĂ©rience de cet espace, nommĂ© Espace ami des jeunes. Selon elle, deux concepts de base caractĂ©risent cet espace, la confidentialitĂ© et la gratuitĂ©. En arrivant dans cet espace, le jeune est accueilli par lâĂ©ducatrice, puis il est orientĂ© soit vers le mĂ©decin, soit vers le psychologue, Ă sa demande la plupart du temps. Le mĂ©decin, par la suite, peut lâorienter vers le psychologue et vice-versa. Selon A.Touhami, le jeune est accueilli sans jugement, avec objectivitĂ© et dans le respect de sa personne et surtout en le laissant parler. «La mise en confiance et la confidentialitĂ© passent avant tout», soutient-elle. Il lui arrive aussi dâentrer en contact avec des handicapĂ©s. Ce qui frappe le plus dans ce centre, câest la dynamique du groupe travaillant au sein du centre et aussi lâimplication et la volontĂ© de certains jeunes. «Jâai suivi le cas dâun jeune qui a amené avec lui, dĂšs la deuxiĂšme sĂ©ance, quatre autres jeunes, quâil a convaincus de suivre une thĂ©rapie. Ils Ă©taient impliquĂ©s et francs.On observe, on oriente et on guide; ils se confient spontanĂ©ment, sans que lâon intervienne parfois», prĂ©cise-t-elle. Ce qui caractĂ©rise Ă©galement ce centre, câest sa proximitĂ© de deux lycĂ©es; câest pourquoi le nombre des jeunes qui le frĂ©quentent diminue durant les vacances. La plupart viennent la premiĂšre fois, non pas pour une consultation, mais pour naviguer sur Internet, voir des projections. Ils peuvent accĂ©der Ă des documents imprimĂ©s, audiovisuels et Ă©lectroniques, gratuitement. Les actions ou missions consistent, dâaprĂšs Amani Touhami, en lâaccueil, lâorientation, la prise en charge mĂ©dicale et psychique, lâĂ©ducation et le suivi si nĂ©cessaire. Elle mentionne que lâentrĂ©e est indĂ©pendante. Les jeunes ne sont pas obligĂ©s dâentrer par la mĂȘme porte quâun adulte ou une femme enceinte. Anissa Wahchi, gĂ©nĂ©raliste Ă lâespace de lâAriana, affirme, de son cĂŽtĂ©, que la majoritĂ© des jeunes qui la consultent sont des filles : «Je nâai reçu quâun seul garçon depuis la crĂ©ation de cet espace. Les filles viennent en gĂ©nĂ©ral pour les troubles de leur cycle, des IST ou MST et la contraception. Parfois, elles sont envoyĂ©es par des sages-femmes et des gynĂ©cologues privĂ©s. Câest donc le bouche Ă oreille qui semble marcher le plus, pour le moment. Câest comme cela que les jeunes viennent me voir», ajoute-t-elle. Quand il est nĂ©cessaire, elle oriente le jeune vers le psychologue et lây accompagne parfois. Mme ChĂ©rif, cadre Ă lâONFP, prĂ©cise que lâOffice suppose lâimplication des associations qui peuvent entrer en contact direct avec les jeunes et englober toutes les catĂ©gories. On a des Ă©missions rĂ©gionales, on suit tous les crĂ©neaux, on est prĂ©sent partout avec des activitĂ©s spĂ©cifiques: plage, institutions universitaires et scolaires, mĂ©dias de masse…On a recours au théùtre interactif, aux concours de dessin, aux jeux Ă©ducatifs et aux activitĂ©s estivales, pour attirer les jeunes. On allie loisirs, divertissement et sensibilisation. Selon elle, le but de ces espaces est dâaider les jeunes Ă assimiler les informations afin quâils se traduisent en termes de comportements sains et responsables. En fait, Mme ChĂ©rif prĂ©cise que les jeunes de nos jours nâont ni repĂšre ni identitĂ©. Ils ne sâidentifient pas Ă leurs parents. Les jeunes commencent par rĂ©sister aux «traitements». Leurs visites aux centres Ă©taient trĂšs limitĂ©es. On ne trouvait que les jeunes mariĂ©s, des couples en gĂ©nĂ©ral, mais presque pas de jeunes et dâadolescents. Pourtant, ce sont eux qui ont exigĂ© des espaces jeunes avec un accĂšs indĂ©pendant, couleurs, dĂ©cor et design Ă leur choix, un personnel jeune, formĂ© et qualifiĂ©. Les choses sont en train de changer Mme Jedidi est Ă©galement fonctionnaire Ă lâONFP. Elle soutient que chaque espace assure lâaccompagnement des patients. Par exemple, pour une grossesse non dĂ©sirĂ©e, la patiente est orientĂ©e vers un hĂŽpital universitaire avec un suivi continu, aprĂšs lâintervention. Bien sĂ»r, selon elle, il y a des cas oĂč la prĂ©sence dâun parent est exigĂ©e (moins de 20 ans), mais toujours gratuitement⊠Heureusement quâaujourdâhui, de plus en plus de jeunes se fĂ©licitent de lâexistence de tels centres de soutien. Arbia, Ă©tudiante Ă lâIPSI (Institut de Presse et des Sciences de lâInformation), est de cet avis : «Câest vrai quâon est dans un pays Ă culture arabo-musulmane, mais cela ne nous empĂȘche pas dâavoir un minimum dâĂ©ducation sexuelle qui pourrait prĂ©venir plusieurs complications et problĂšmes auxquels on ne sâattend pas gĂ©nĂ©ralement, quand on est mal informé». En constatant, statistiques Ă lâappui, le nombre de «cas» ayant entraĂźnĂ© des problĂšmes qui varient entre lâinterruption des Ă©tudes et des dĂ©lits, si ce nâest des crimes, certains jeunes affirment quâils nâavaient jamais pensĂ© que la situation pouvait aller jusque-lĂ . «La sexualitĂ© est encore un sujet tabou pour certains. VoilĂ le prix que les jeunes paient pour ne pas avoir Ă©tĂ© sensibilisĂ©s et formĂ©s», insiste Arbia. Souhir L. (Source : « La Presse » (Quotidien gouvernemental â Tunis), le 13 npvembre 2008)
Affaire Mecili: le diplomate algĂ©rien impliquĂ© s’est soumis Ă des tests ADN
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AFP, le 13 novembre 2008 Ă 12h46 PARIS, 13 nov 2008 (AFP) – Le diplomate algĂ©rien Mohammed Ziane Hasseni, inculpĂ© en France pour “complicitĂ© d’assassinat” de l’opposant algĂ©rien Ali Mecili, a acceptĂ© mercredi de se soumettre Ă des tests ADN pour prouver son innocence, a indiquĂ© jeudi Ă l’AFP un de ses avocats. VisĂ© par un mandat d’arrĂȘt international Ă©mis en dĂ©cembre 2007 par la France, M. Hasseni avait Ă©tĂ© interpellĂ© le 14 aoĂ»t Ă l’aĂ©roport de Marseille (sud-est de la France), inculpĂ© de “complicitĂ© d’assassinat” et placĂ© sous contrĂŽle judiciaire. Responsable du protocole au ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres algĂ©rien, M. Hasseni clame son innocence et affirme ĂȘtre victime d’une homonymie. AuditionnĂ© mercredi par le juge d’instruction, M. Hasseni “s’est soumis Ă des tests ADN et Ă des prises d’Ă©criture”, a dĂ©clarĂ© son avocat, Me Jean-Louis Pelletier. Celui-ci n’a pas pu prĂ©ciser les dĂ©lais d’analyse de ces tests. Le ministre algĂ©rien des Affaires Ă©trangĂšres Mourad Medelci avait “instamment” demandĂ© le 15 octobre Ă Paris Ă son homologue français Bernard Kouchner que les autoritĂ©s françaises rĂšglent rapidement la situation du diplomate, toujours placĂ© sous contrĂŽle judiciaire. Ce contrĂŽle judiciaire interdit Ă M. Hasseni de quitter le territoire français et lui impose de se prĂ©senter une fois par semaine dans un commissariat. Ali Mecili, 47 ans, exilĂ© en France en 1965, avait Ă©tĂ© assassinĂ© par balles le 7 avril 1987 dans le hall de son immeuble Ă Paris. AFP Â
L’Allemagne en rĂ©cession, Washington renonce aux actifs pourris des banques
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AFP, le 13 novembre 2008 Ă 09h48        PARIS, 13 nov 2008 (AFP) -L’Allemagne, premiĂšre Ă©conomie de la zone euro, est entrĂ©e en rĂ©cession, et les marchĂ©s boursiers chutaient Ă nouveau jeudi, les investisseurs se dĂ©sespĂ©rant de la volte-face de Washington qui a renoncĂ© Ă son plan de rachat d’actifs invendables des banques. Dans le sillage des places asiatiques paniquĂ©es par les propos la veille du secrĂ©taire au TrĂ©sor Henry Paulson, les marchĂ©s europĂ©ens ont ouvert en baisse: Paris perdait 1,17%, Londres 1,06% et Francfort 0,46%. A Moscou, le RTS baissait de 4,22% le Micex dĂ©gringolait de 10,15%. L’annonce officielle jeudi en Allemagne d’une rĂ©cession technique (dĂ©finie par deux trimestres consĂ©cutifs de recul du produit intĂ©rieur brut) n’a rien fait pour rassurer les investisseurs. Le PIB de la premiĂšre Ă©conomie de la zone euro a reculĂ© de 0,5% au 3e trimestre, une baisse plus grave que prĂ©vu, aprĂšs une contraction de 0,4% au trimestre prĂ©cĂ©dent. Ces donnĂ©es devraient ĂȘtre suivies dans la journĂ©e par des chiffres similaires en Espagne, en attendant vendredi ceux de la zone euro, de l’Italie et des Pays-Bas, puis du Japon lundi. Aux Etats-Unis, le secrĂ©taire au TrĂ©sor amĂ©ricain Henry Paulson a estimĂ© mercredi qu’il Ă©tait plus simple et plus efficace d’investir directement au capital des banques plutĂŽt que de leur racheter leurs actifs pourris. Il a indiquĂ© que les 700 milliards de dollars dĂ©bloquĂ©s par le CongrĂšs en octobre pour sauver le systĂšme financier pourraient aussi ĂȘtre utilisĂ©s pour soutenir l’accĂšs des consommateurs au crĂ©dit et pour rĂ©duire les risques de saisies immobiliĂšres. Mais il a exclu que ces aides puissent bĂ©nĂ©ficier aux constructeurs automobiles amĂ©ricains qui Ă©prouvent les pires difficultĂ©s, comme le gĂ©ant General Motors. Les propos de M. Paulson ont semĂ© la panique Ă la Bourse de New York, oĂč l’indice Dow Jones a dĂ©vissĂ© mercredi de 4,73% et le Nasdaq de 5,17%. Les investisseurs sont Ă©galement inquiets de la morositĂ© des consommateurs amĂ©ricains Ă l’approche des fĂȘtes de fin d’annĂ©e. Les chiffres des ventes de dĂ©tail en octobre et de la confiance des consommateurs aux Etats-Unis doivent ĂȘtre publiĂ©s vendredi. Le distributeur de produits d’Ă©lectronique Best Buy a dĂ©jĂ dĂ©crit la pĂ©riode actuelle comme la plus difficile pour les consommateurs depuis sa fondation il y a 42 ans. Cette nouvelle sĂ©rie de mauvaises nouvelles a fait lourdement chuter jeudi les marchĂ©s d’Asie. La Bourse de Tokyo a dĂ©vissĂ© de 5,25% en clĂŽture, Ă©galement dĂ©primĂ©e par l’apprĂ©ciation galopante du yen face au dollar et Ă l’euro. Sydney a terminĂ© la journĂ©e sur un plongeon de 5,86%, Taipei Ă -3,85%, Hong Kong Ă -5,15%. A contre-courant, Shanghai a clĂŽturĂ© Ă +3,68% aprĂšs l’annonce par PĂ©kin de mesures fiscales en faveur des exportateurs. “Il est choquant de voir que le gouvernement amĂ©ricain n’utilisera rien des 700 milliards de dollars pour acheter des actifs adossĂ©s Ă des hypothĂšques, ce qui Ă©tait la premiĂšre raison d’ĂȘtre du plan de sauvetage”, a Ă©crit Dariusz Kowalczyk, stratĂšge chez CFC Seymour Ă Hong Kong, dans une note Ă ses clients. “La chute des prix des maisons et des titres adossĂ©s aux hypothĂšques est la cause principale de la crise actuelle. Un abandon des tentatives pour rĂ©soudre ces problĂšmes de façon Ă©nergique prolongera la rĂ©cession”, a-t-il jugĂ©. Les procĂ©dures de saisies de logements aux Etats-Unis sont reparties en hausse en octobre, augmentant de 5,1% par rapport au mois prĂ©cĂ©dent, a indiquĂ© jeudi un cabinet spĂ©cialisĂ©. Sur un an, ces procĂ©dures sont en hausse de 24,6%. Les grands pays dĂ©veloppĂ©s et Ă©mergents du G20 mettent la derniĂšre main aux prĂ©paratifs du sommet consacrĂ© Ă la crise financiĂšre, samedi Ă Washington. Les Pays-Bas, 16Ăšme Ă©conomie mondiale et septiĂšme par son secteur financier, ont annoncĂ© qu’ils s’y rendraient, “sur invitation” de Nicolas Sarkozy, le prĂ©sident en exercice de l’Union europĂ©enne. Selon le quotidien Nikkei, le Premier ministre japonais Taro Aso projette d’annoncer Ă cette occasion un prĂȘt au Fonds monĂ©taire international (FMI) qui pourrait aller jusqu’Ă 100 milliards de dollars, correspondant environ au dixiĂšme des Ă©normes rĂ©serves de change nippones, pour renflouer les pays ruinĂ©s par la crise. Cette offre colossale augmenterait d’un coup de plus d’un tiers les ressources actuelles du FMI, qui a Ă©tĂ© appelĂ© au secours ces derniĂšres semaines par l’Islande, la Hongrie et l’Ukraine. La Maison Blanche, jusqu’ici trĂšs rĂ©servĂ©e quant Ă d’Ă©ventuelles avancĂ©es lors de ce sommet, a dit attendre une “discussion vigoureuse avec des rĂ©sultats trĂšs concrets”. Le sommet de Washington “sera le dĂ©but d’un processus, d’un travail acharnĂ© et difficile d’experts pour une rĂ©gulation de cette Ă©conomie de marchĂ©, que tout le monde connaĂźt et approuve”, a dĂ©clarĂ© le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, en visite aux Etats-Unis. Les grands argentiers de 35 pays africains rĂ©unis Ă Tunis ont pour leur part condamnĂ© l’isolement international de l’Afrique, qui craint d’ĂȘtre durement frappĂ©e par la crise, et rĂ©clamĂ© une voix au chapitre. Les cours du brut poursuivaient leur repli. Dans les Ă©changes matinaux en Asie, le prix du baril de “light sweet crude” pour livraison en dĂ©cembre reculait reculait de 92 cents Ă 55,24 dollars le baril, alors que le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’Ă©nergie (AIE) devrait confirmer jeudi la dĂ©tĂ©rioration de la demande pĂ©troliĂšre. L’euro Ă©tait en repli face au dollar sur les places asiatiques, cotant 1,2462 dollar Ă 07H00 GMT, contre 1,2490 mercredi soir. Les rĂ©sultats des banques continuent d’ĂȘtre plombĂ©s par la crise. L’Etat nĂ©erlandais a annoncĂ© jeudi qu’il injectait 750 millions d’euros dans le capital du bancassureur SNS Reaal. Au Japon, la deuxiĂšme banque du pays, Mizuho, envisage selon la presse de jeudi une augmentation de capital de 2,4 milliards d’euros.