11 juin 2011

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TUNISNEWS
11 ème année, N°4036 du 11.06.2011


AFP: Tunisie: fronde des douaniers

ATS: Tunisie – Ziegler veut un audit de la dette extérieure

AFP: Quelques dizaines de manifestants à Tunis contre le régime syrien

ANGOP: Coopération franco-tunisienne pour relancer le tourisme en Tunisie

Europe1: Afflux de clandestins à Lampedusa

Gnet: BAD, un prêt de 500 millions $ d’appui budgétaire à la Tunisie

Tekiano: Kelmetna : Les Tunisiens et Facebook ont encore un mot à dire

Kapitalis: Tunisie. Le parti Al Majd au chevet de Metlaoui

Kapitalis: Tunisie. Nejib Chebbi dans un costume de futur président

Mosaiquefm: Moncef Marzouki: ‘Le ministre de l’intérieur doit démissionner’

La Presse: Le succès du processus démocratique, indissociable d’une presse libre et objective

Slate Afrique: «La date des élections tunisiennes n’est pas sacrée»

Armées: Point de situation Tunisie

Le Figaro: «L’immobilier va repartir encore plus fort en Tunisie»

Le Temps: La Tunisie a acheté pour 800.000 euros d’armes espagnoles en 2010


Fronde du syndicat de la douane contre le directeur général


AFP 11/06/2011 |
 
Le syndicat des agents de la douane (SAD) a décidé de se mettre en grève pour une durée illimitée, à partir du lundi 13 juin, pour réclamer la démission du directeur général des douanes Tahar Htira, a indiqué l’agence officielle TAP. « La plupart des agents de la douane tunisienne ont décidé d’une grève générale dans toutes les régions du pays demandant le départ officiel de Tahar Htira », a déclaré Mohamed Bizani, le président du Syndicat des agents de la douane à l’agence tunisienne. Les négociations avec le ministère des finances, ministère de tutelle, n’ont pas abouti, selon la même source. Tahar Htira, le directeur général de la douane tunisienne a été nommé le 26 janvier, par le premier gouvernement de transition présidé par l’ex-premier ministre de Ben Ali, Mohamed Ghannouchi. Cette nomination a eu lieu quelques jours après la fuite, le 14 janvier 2011, de l’ex-président Zine El Abidine Ben Ali en Arabie Saoudite au terme d’un mois de soulèvement populaire. M. Htira est accusé par Jalel Haykel, membre du bureau fondateur du syndicat, d’actes de « corruption » qui auraient coûté à l’économie « des pertes chiffrées en millions de dinars. » L’assemblée constituante du syndicat des agents de la douane s’est tenue fin avril. Cette profession n’avait pas droit à une représentation syndicale sous Ben Ali. Le gouvernement provisoire s’est mis d’accord mardi sur le projet d’un décret-loi qui rétablit ce droit mais il n’est toujours pas paru au journal officiel. Environ 3.000 agents de la douane, sur 6.500 au total, se sont inscrits au syndicat, selon le trésorier de l’organisation, cité par la TAP. Mercredi, lors d’une rencontre avec la presse, le premier ministre du gouvernement de transition Béji Caïd Essebsi a jugé « impérieusement nécessaire de rompre définitivement avec toutes les formes de grèves et de protestations en prévision de l’organisation d’élections démocratiques, libres et transparentes, le 23 octobre prochain », peu après avoir annoncé ce report du scrutin initialement prévu le 24 juillet.  

Tunisie

Ziegler veut un audit de la dette extérieure


 
ATS 11 juin 2011 23:00; Act: 11.06.2011 23:04 Print
Jean Ziegler a appelé samedi la prochaine assemblée tunisienne à réaliser un audit de la dette extérieure du pays.
Cette enquête doit permettre de déterminer si une partie a servi à l’enrichissement personnel du président déchu Zine El Abidine Ben Ali et de sa famille.
Intervenant lors d’une conférence organisée par l’Association tunisienne pour la transparence financière (ATTF), le sociologue genevois, membre du comité consultatif du conseil des droits de l’homme de l’ONU, a jugé une telle démarche «réaliste».
«La diplomatie tunisienne est crédible et a un prestige énorme. Elle pourra créer des groupes de vote dans les organisations internationales et il sera difficile à la Suisse de résister à la revendication de la restitution» même si les banques helvétiques feront tout leur possible pour ralentir cela, a-t-il souligné.
La Tunisie doit voter le 23 octobre pour se doter d’une assemblée constituante chargée d’installer de nouvelles institutions en remplacement de celles de l’ancien régime. Selon des industriels tunisiens, la dette du pays s’élevait en mars à quelque 20 milliards de dollars.

Quelques dizaines de manifestants à Tunis contre le régime syrien


AFP samedi, juin 11, 2011
Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées samedi devant l’ambassade de Syrie à Tunis pour protester contre la répression des manifestations par le régime du président Bachar Al-Assad, a constaté un journaliste de l’AFP.
« Pas de salafisme, pas de terrorisme, notre révolution est une révolution d’hommes libres » et « le peuple a fait son choix, Bachar dégage! », scandaient des manifestants.
Un manifestant syrien, Firas Nasri, arborait une pancarte avec des visages d’enfants tués lors durant les manifestations. « L’ambassade m’a empêché de rentrer chez moi », affirme cet étudiant, à voix basse.
Les services consulaires n’ont « pas voulu me refaire mon passeport de peur que je me joigne aux rangs des manifestants », a-t-il poursuivi, affirmant qu’il n’avait eu aucun contact avec sa famille à Damas depuis deux mois. « Internet est coupée et le téléphone sur écoute. Trop dangereux! » dit-il.
Vendredi, les forces syriennes, appuyées par des hélicoptères, ont tué au moins 25 civils lors d’énormes manifestations hostiles au régime à travers le pays, particulièrement dans le nord-ouest cible d’opérations brutales de l’armée.
Plus de 1.100 civils ont été tués dans la répression des manifestations contre le régime depuis le 15 mars, selon les défenseurs des droits de l’homme.

Coopération franco-tunisienne pour relancer le tourisme en Tunisie


 
ANGOP 11/06/11 13:50
 
Tunis – La France et la Tunisie ont affirmé samedi, leur volonté de coopérer pour relancer et faire « monter en gamme » le tourisme tunisien, plombé par le « printemps arabe », en lançant notamment des actions de formation de personnel hôtelier.
 
« La nouvelle Tunisie veut retrouver ses racines, son histoire. Le tourisme tunisien veut monter en gamme, changer de nature, et la France veut l’aider a atteindre cet objectif », a déclaré à l’AFP Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat au commerce, à l’artisanat et au tourisme.
 
Il a assisté samedi avec le ministre tunisien du commerce et du tourisme Mehdi Houas à la signature de conventions de jumelage entre des instituts tunisiens et la chambre des métiers de Seine-Saint-Denis. Ce jumelage aura pour première conséquence l’envoi lundi prochain d’un contingent de 15 tunisiens et tunisiennes, qui vont être formés dans le domaine de la boulangerie et de la pâtisserie à Bobigny, près de Paris.

 

Afflux de clandestins à Lampedusa


Par Europe1.fr avec Reuters et AFP Publié le 11 juin 2011 à 12h08Mis
 
667 clandestins en provenance d’Afrique du Nord sont arrivés dans la nuit de vendredi à samedi à Lampedusa, île italienne située entre Malte et la Tunisie. Les trois bateaux seraient partis de Libye. Deux autres embarcations avec 200 clandestins ont été repérées à 20 miles au large, selon les gardes-côtes.
Depuis le début d’année, ce sont des milliers de réfugiés fuyant la guerre en Libye qui ont débarqué sur l’île. Face à cet afflux de réfugiés, après les immigrés venant de Tunisie, les autorités italiennes ont instauré un système de rotation de ferries qui transportent les étrangers de Lampedusa vers d’autres centres d’accueil dans le reste du pays.
 
(Source: “europe1.fr” le 11 juin 2011)

BAD, un prêt de 500 millions $ d’appui budgétaire à la Tunisie


Publié le Samedi 11 Juin 2011 à 09:29
La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement de la Tunisie ont officiellement signé, le 10 Juin 2011, un accord de 500 millions de dollars pour un appui budgétaire, adopté par le conseil d’administration de la Banque, en mai dernier. Le président Donald Kaberuka, a déclaré qu’il y avait un montant additionnel de 500 millions de dollars « dans le pipeline », dont il espère qu’il sera mis en place d’ici la fin de l’année. Il a également appelé à une aide supplémentaire et rapide de la communauté internationale, affirmant qu’elle devrait  » agir d’abord et non attendre que les conditions soient réunies ». L’économie tunisienne a une bonne perspective d’avenir, a t-il dit, mais le pays a besoin d’aide, car il a perdu 40 pour cent des recettes du tourisme et 60 pour cent de l’investissement étranger direct depuis les événements politiques de Janvier 2011. M. Kaberuka a ajouté qu’il était heureux de conclure cet accord, affirmant que la BAD a été « la première institution internationale à venir à la table avec de l’argent, pas avec des promesses ». Il a ajouté que cela était approprié du fait que la Banque africaine de développement est une institution africaine de financement de premier ordre. M. Abdelhamid Triki, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Planification et de la Coopération internationale de la Tunisie, a, pour sa part, déclaré que le financement sera utilisé dans quatre secteurs : l’emploi, les services sociaux, le secteur financier, et la gouvernance. Ce qui, a t-il souligné, est essentiel pour créer les conditions favorables au développement du secteur privé.  

Kelmetna : Les Tunisiens et Facebook ont encore un mot à dire


Un groupe de Facebookeurs a lancé l’idée de ce rassemblement ouvert à tous les Tunisiens. Objectif : Défendre une transition démocratique et plus de transparence loin de la politique des partis et des organismes intéressés par le pouvoir. Rendez-vous aujourd’hui, à la place des Droits de l’Homme, Avenue Mohamed V, à 15h. Facebook a révélé toute son utilité lors de la Révolution tunisienne. Depuis lors, infos et intox se relaient sur les présumées implications de chacun ou sur la nouvelle, fausse ou vraie, moralité d’autres. Des actions de solidarité y sont organisées… Les Tunisiens y partagent leurs inquiétudes et leur désarroi face à la tournure des évènements. C’est dans ce cadre chaotique qu’est né le collectif Kelmetna. Un groupe d’internautes a lancé l’idée de ce rassemblement ouvert à tous les Tunisiens. L’évènement Kelmetna est né, grâce à l’initiative de facebookeurs comme Yassine Ayari, Wissal Khamassi, Kais Belhajali, et Linda Mega Meganem. Objectif : Défendre une transition démocratique et plus de transparence loin de la politique des partis et des organismes intéressés par le pouvoir. Ainsi, tous les Tunisiens, hommes, femmes, jeunes, moins jeunes, travailleurs ou pas, impliqués dans un parti ou pas, sont invités à venir dire « kelmethoum » le samedi 11 Juin 2011, à la place des Droits de l’Homme, Avenue Mohamed V, de 15h à 19h. Leur mot d’ordre est « ils veulent nous empêcher de rêver… on va les empêcher de dormir! » Leurs revendications s’articulent autour de 3 axes : – dévoiler les détails du déroulement et des accords conclus lors du sommet des G8 à Deauville, auquel le Premier ministre provisoire Tunisien a assisté. – présenter des garanties sérieuses (outre la parole de M. Essebssi) pour l’engagement au respect de la nouvelle date des élections, en désignant les responsables du maintien et du respect de l’échéance en question des garanties. Les causes, les erreurs qui ont conduits à ce retard, et les responsables du retard doivent être identifiés et des plans concrets doivent être établis pour ne plus les reproduire. – engager une enquête sérieuse et immédiate concernant les événements survenus à Metlaoui et condamner les responsables actifs et ceux qui ont contribué au bain de sang par leur passivité. S.B.N.
 

Tunisie. Le parti Al Majd au chevet de Metlaoui


Vendredi, 10 Juin 2011 22:29 1retweetAbdelwaheb El Hani, président du parti Al Majd, s’est rendu, vendredi, à Metlaoui, avec d’autres personnalités, dont Abdelfattah Mourou, pour marquer l’attachement à l’unité nationale. M. El Hani avait lancé, depuis le 5 juin courant, à partir de la ville de Metlaoui, un appel pour faire du vendredi 10 juin une journée d’unité nationale et de rejet de la discorde. Une délégation du parti s’est rendue, ainsi, vendredi, en compagnie de plusieurs personnalités nationales, dont Abdelfattah Mourou, et d’un grand nombre de sages et d’imams-prédicateurs, à la ville de Metlaoui,
 
où ils ont exhorté les habitants de la région à «éviter toutes formes de discorde et à conforter l’union nationale».
M. El Hani a appelé à hâter la constitution d’une commission d’investigation sur les événements survenus à Metlaoui en vue de déterminer les responsabilités, soulignant l’impératif à ce que la justice prenne son cours et à ce que toutes les personnes qui y sont impliquées soient traduits en justice.
Le parti Al Majd a souligné, par ailleurs, dans un communiqué, que le problème de «tribalisme», qui a déclenché les violences la semaine dernière à Metlaoui, est le résultat et non point la cause de ce qui se passe dans une région où coexistent tous depuis plusieurs siècles.
Rôle de la femme dans la révolution
Le parti El Majd a organisé, jeudi, une réunion consacrée au rôle de la femme dans la révolution et dans le processus de la transition démocratique, en marge de la célébration du 54e anniversaire de l’octroi du droit de vote à la femme tunisienne le 11 juin 1957.
M. El Hani a affirmé, à cette occasion, l’importance de la participation de la femme à la vie publique et appelé à renforcer les droits de la femme et à lutter contre «les procédés de récupération» pratiqués par l’ancien régime à l’égard de la femme tunisienne.
Ce forum a permis d’engager un débat concernant la participation de la femme à la réussite de la révolution tunisienne et sa contribution à la chute du régime dictatorial soulignant la place que doit occuper la femme tunisienne lors des prochaines élections de la Constituante.
 
(Source: “kapitalis” le 11 juin 2011)

Moncef Marzouki: ‘Le ministre de l’intérieur doit démissionner’


Midi Show du vendredi 10 juin a reçu l’opposant Moncef Marzouki, président du Congrès pour la république. Moncef Marzouki en avait plein sur le cœur et en a profité pour vider son sac sur les ondes de Mosaique FM, particulièrement au sujet du ministère de l’intérieur et son rôle dans les tristes événements survenus à Metlaoui. Alarmé par la passivité du minitre de l’intérieur Habib Essid, Moncef Marzouki lui demande tout simplement de démissionner. Le président du CPR a affirmé que son parti n’entrera pas en coalition avec Ennahda, il a également exprimé son avis sur le report de la date des élections, sachant qu’il tenait à maintenir celle du 24 juillet. Moncef Marzouki en a aussi profité pour exprimer son avis sur le régime parlementaire… (Source: “mosaiquefm” le 10 juin 2011) http://www.mosaiquefm.net/index/a/ActuDetail/Element/14752-Moncef-Marzouki–Le-ministre-de-l-int%C3%A9rieur-doit-d%C3%A9missionner-.html
 

Tunisie. Nejib Chebbi dans un costume de futur président


Samedi, 11 Juin 2011 07:37 Dire que Nejib Chebbi, leader du Parti démocratique progressiste (Pdp), est en précampagne pour la présidence de la république est un pléonasme, car la machine du candidat est bel et bien en marche. Par Ridha Kéfi On dit souvent que ce qui manque à M. Chebbi, c’est peut-être la dimension internationale. Qu’à cela ne tienne! L’équipe de campagne, puisqu’il faut appeler les choses par leur nom, est en train de lui arranger des rencontres avec des responsables politiques étrangers. L’entourage du futur candidat à la présidentielle, le premier à s’être ainsi déclaré ouvertement, parle même de «périple européen», qui a commencé par l’Italie et qui se poursuivra en Belgique.
Un message subliminal
Le style du communiqué relatif aux activités de M. Chebbi en Italie ressemble, à s’y méprendre, à une dépêche que l’agence officielle Tap aurait consacré à une visite à l’étranger du Président ou du Premier ministre. Il suffit de remplacer, dans le texte, «le leader du Parti démocrate progressiste (Pdp)» par le «Président de la République» et vous vous rendrez compte du message subliminal que ces chers communicateurs essaient de passer et du travail de préparation actuellement en cours pour tailler à M. Chebbi un costume de chef d’Etat. C’est légitime, certes, mais il convient de le souligner. Les lecteurs jugeront…
«Le leader du Parti démocrate progressiste (Pdp), Ahmed Nejib Chebbi, est en visite de travail en Italie, ces derniers jours, où il a eu des entretiens avec plusieurs responsables transalpins. «C’est ainsi qu’il a été reçu par le ministre italien de l’Intérieur, Roberto Maroni, entrevue au cours de laquelle il fut question des relations bilatérales entre les deux pays aux lendemains de la révolution, ainsi que les perspectives d’une coopération plus soutenue, plus raffermie et plus solide entre la Tunisie et l’Italie.
«Poursuivant son séjour à Rome, le fondateur du Pdp s’est entretenu également avec Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés, et ancien ministre des Affaires étrangères dans le troisième gouvernement de Silvio Berlusconi.
«Il a ensuite rencontré successivement Pier Ferdinando Casini, président de l’Unione di Centro (Udc), et Valter Veltroni, président du Parti Démocrate, également ancien ministre et ex-député au Parlement européen.
«L’objectif de ces rencontres était de débattre sur les possibilités de renforcer les relations entre la Tunisie et l’Italie avec comme leitmotiv la promotion des échanges commerciaux, du savoir faire et de l’expertise, ainsi que de la création d’une plate-forme de coopération capable de résoudre les problèmes de l’immigration clandestine.
«Un échange fructueux sur des questions stratégiques d’avenir pour les deux pays a eu lieu avec tous ces responsables qui ont exprimé leur soutien à la Tunisie. «M. Ahmed Nejib Chebbi poursuivra son périple européen en effectuant une seconde visite de travail en Belgique, où il aura également à rencontrer des responsables locaux, ainsi que les représentants des Tunisiens en Belgique.»
Le lexique de la Tap
«Visite de travail», «échange fructueux», «relations bilatérales», «coopération plus soutenue, plus raffermie et plus solide», «promotion des échanges commerciaux, du savoir faire et de l’expertise», «création d’une plate-forme de coopération capable de résoudre les problèmes de l’immigration clandestine»…
Les lecteurs ont sans doute remarqué qu’une bonne partie du lexique que la Tap réserve habituellement au Chef de l’Etat est utilisée dans ce communiqué.
Foued Mebaza, Béji Caïd Essebsi ou encore le ministre des Affaires étrangères Mouldi Kéfi auraient-ils eu droit à un traitement différent? On pourrait en douter.
D’autres questions méritent aussi d’être posées: en acceptant de rencontrer Me Chebbi, qui n’est «que» le leader de l’un des 81 partis politiques que compte la Tunisie, les Roberto Maroni, Gianfranco Fini, Pier Ferdinando Casini et autres Valter Veltroni, n’ont-ils pas, en quelque sorte, «voté» pour Me Chebbi? En acceptant de rencontrer l’un des prochains candidats à l’élection présidentielle en Tunisie, les responsables italiens (et demain les Belges) ne s’impliquent-ils pas, ne fut-ce qu’indirectement, dans les affaires tunisiennes? Par ailleurs, accepteraient-ils de rencontrer les dirigeants des 80 autres partis tunisiens? Les Ahmed Ibrahim, Mustapha Ben Jaafar, Moncef Marzouki, Hamma Hammami ou autres Rached Ghannouchi, pour n’en citer que quelques uns, savent désormais ce qu’ils ont à faire: demander des rendez-vous avec les hauts responsables des pays frères et amis.
Parions que les responsables européens, qui vont être ainsi, à l’insu de leur plein gré, des «acteurs» des futures campagnes électorales en Tunisie, vont avoir des agendas particulièrement chargés au cours des prochains mois!
 

Le succès du processus démocratique, indissociable d’une presse libre et objective


Le président de la République par intérim M. Foued Mebazaâ a reçu, hier, à Carthage, une délégation de directeurs de journaux européens et méditerranéens, actuellement en visite en Tunisie à l’occasion de l’organisation à Tunis du colloque sur « le rôle des journalistes dans le processus de transition démocratique ».
M. Mebazaâ a mis en exergue les spécificités de la phase transitoire que vit le pays et les efforts déployés pour assurer le succès du processus démocratique. Une presse libre et objective, a-t-il souligné, joue un rôle central et déterminant dans la canalisation et l’impulsion de ces efforts et dans la consécration de la culture du pluralisme, du dialogue et de la coexistence tolérante et pacifique.
Il a, à cet égard, réaffirmé la détermination à consolider les efforts de promotion du secteur de l’information en Tunisie et à prendre les mesures et dispositions nécessaires dans ce sens. L’objectif, a-t-il précisé, est de faire de la presse le pilier de toute action de réforme et de faire en sorte que la Tunisie associe ses citoyens, toutes appartenances politiques et idéologiques confondues, à la conception de l’avenir du pays. Le directeur de la fondation Cidob (centre d’études, de documentation et de relations internationales de Barcelone) Jordi Vaquer i Fanés, a indiqué que la rencontre a été l’occasion de mettre l’accent sur l’importance de la question médiatique dans la transition démocratique en Tunisie.
« Nous sommes d’accord pour dire qu’en cette phase de transition, il est impératif que la presse joue pleinement son rôle », a-t-il indiqué, soulignant qu' »il faut également s’assurer de la création d’un cadre adéquat pour que le secteur de la presse puisse agir en toute liberté et correspondre aux exigences de l’édifice démocratique que la Tunisie veut construire ».
M. Kamel Laabidi, président de l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric), co-organisatrice du colloque avec le Cidob et l’Institut international pour l’alliance des civilisations, a indiqué que le président de la République par intérim a mis l’accent sur l’importance d’appuyer la réforme du secteur de la presse et a réaffirmé son soutien à tous les journalistes soucieux de promouvoir la profession.
« Les expériences de tous les pays sortis du joug de la dictature ont montré qu’il est impératif d’ouvrir les horizons devant les journalistes pour qu’ils puissent s’acquitter de leur mission », a-t-il souligné, « d’où la nécessité de leur permettre d’améliorer leur rendement professionnel à travers la multiplication des opportunités de perfectionnement et de recyclage ».
Les journalistes qui ont été privés, des décennies durant, de la possibilité d’exercer leur fonction ont aujourd’hui besoin de développer leurs compétences, a-t-il expliqué, affirmant que « La promotion des médias est nécessaire pour appuyer la transition démocratique en Tunisie » et que « le succès du processus ne peut se faire sans une presse libre et objective ».
 

«La date des élections tunisiennes n’est pas sacrée»


Les Tunisiens peinent à prendre rendez-vous avec leur avenir. Révision des listes électorales, menace des partis islamistes… Autant de raisons pour reporter une échéance prise à la hâte. «La date du déroulement des élections n’est pas sacrée». Peut-être fallait-il que le Premier ministre tunisien, Béji Caïd Essebsi, tranche enfin sur la question mercredi 8 juin 2011. La crédibilité de son gouvernement de transition, dont le rôle est avant tout fonctionnel, était clairement en jeu.
Après plusieurs mois de tergiversations et plusieurs dates successives annoncées, l’échéance de l’élection destinée à désigner les 218 représentants à la future Assemblée constituante est finalement passée du 24 juillet au 23 octobre 2011.
Pour mettre fin aux polémiques et à cette image confuse que renvoyait la nouvelle scène politique tunisienne à l’étranger, incapable de s’accorder sur une date, le Premier ministre s’est donc prononcé au Palais des Congrès de Tunis devant l’ensemble des membres du gouvernement de transition, la plupart des représentants des 82 partis politiques recensés, de la société civile et de l’instance supérieure chargée de préparer le scrutin.
Il n’était pas nécessaire de faire un référendum, comme certains l’ont suggéré, pour déterminer la date; cela n’aurait fait que ralentir et alourdir la procédure des élections. La première date du 24 juillet avait été prise à la hâte, sous condition pour le gouvernement provisoire d’aller au plus vite. Lors de son discours, le Premier ministre est revenu sur la représentativité des régions, les listes des candidats, les partis politiques, mais aussi le fait que certains font campagne dans les lieux de culte et le principe d’égalité au sein de la Constituante.
Dans la course des révolutions arabes, pendant que la Libye, le Yémen ou la Syrie peinent à déloger leurs dirigeants, l’Egypte vient de devancer les Tunisiens dans le processus de démocratisation. Ce décalage entre les deux pays tient en grande partie du choix des réformes constitutionnelles. Alors que l’Egypte a décidé d’organiser un référendum sur l’amendement de la Constitution, la Haute Instance tunisienne, après avoir envisagé la tenue d’élections présidentielles, a décidé de l’élection d’une Assemblée constituante en vue d’assainir en profondeur ses rouages institutionnels, et chargée de la formulation et de l’adoption d’une nouvelle Constitution.
Ne pas confondre vitesse et précipitation
Depuis plusieurs mois, une guerre d’agendas —ou plutôt un symbolique rapport de force— s’était établie entre la commission électorale, présidée par Kamel Jendoubi et le gouvernement provisoire, pour savoir qui des deux corps postrévolutionnaires détenait les éléments d’appréciation et l’autorité pour déterminer la date des prochaines élections pour la Constituante. Mais Béji Caïd Essebsi vient de rétablir ce litige: «L’important est de pouvoir organiser des élections libres et transparentes pour protéger la réputation de la Tunisie et préserver l’image brillante de sa révolution», a-t-il précisé le 8 juin à Tunis. Dans un premier temps, le gouvernement avait rappelé que le président par intérim Foued Mebazaa avait entériné la date du 24 juillet 2011. Le ministre de l’Emploi, Saïd Aïdi, a quant à lui précisé: «La décision finale revient au gouvernement» qui, «en consultation avec la commission électorale, déterminera si les conditions sont réunies pour assurer le bon déroulement de cette première élection et des prochaines à venir.»
En repoussant l’échéance au 23 octobre, le gouvernement provisoire voit donc son mandat se prolonger de trois mois.
La tâche du report était délicate; les Tunisiens s’exaspéraient de voir leur pays se donner en spectacle pour de sombres motifs. L’humeur de la rue restait néanmoins divisée sur la question. Les uns s’impatientent et veulent rompre au plus vite avec un passé qu’ils considèrent encore menaçant, les autres souhaitent disposer du temps nécessaire pour s’assurer que l’élection soit transparente, équitable et organisée. Quoi qu’il en soit, l’incertitude des instances dirigeantes n’était pas pour rassurer la population.
Du point de vue de l’organisation, la date du 24 juillet semblait difficile à respecter. Non seulement la commission électorale indépendante doit remettre à jour les listes d’électeurs, mais elle doit également attendre le renouvellement des cartes électorales (400.000 électeurs n’en possèdent pas) et des cartes d’identité pour nombre de Tunisiens qui en ont fait la demande, et aussi que la diaspora prenne ses dispositions (19 sièges sont réservés aux électeurs vivant à l’étranger). Mais surtout, il s’agissait d’assurer la transparence électorale refusée aux Tunisiens depuis 30 ans.
La majorité des partis se sont félicités du «consensus» autour de la question de la date de l’élection. Les uns après les autres, ils ont salué la prise de décision du Premier ministre. Depuis janvier, la nouvelle scène politique tunisienne se dessine progressivement. Le Parti démocrate progressiste (PDP) de Nejib Chebbi et de sa secrétaire générale Maya Jribi qui, sur un plan idéologique, prône la démocratie et la transparence dans les affaires, s’affiche ostensiblement dans les rues de Tunis.
Les sondages actuels donnent Ennahdha («renaissance»), le parti islamiste de Rached Ghannouchi fondé en 1979 et interdit sous Ben Ali, dans le peloton de tête des intentions de vote ou, tout du moins, comme l’un des partis les plus connus des Tunisiens. (Source: “slateafrique” le 11 juin 2011) http://www.slateafrique.com/2575/elections-tunisiennes-reportees  

Point de situation Tunisie


Le mécontentement reste palpable dans le pays, près de 4 mois et demi après le départ de Z. Ben Ali et se matérialise par des sit-in occasionnels et des querelles politiques internes encore profondes qui, s’ils ne viennent pas toujours directement impacter le climat sécuritaire, compromettent fortement une sortie de crise franche et rapide.
De plus, hier le Premier ministre Béji Caïd Essebsi a annoncé le report officiel de l’élection initialement prévue le 24 juillet au 23 octobre prochain. La désignation de l’Assemblée constituante chargée de l’élaboration de la nouvelle Constitution tunisienne est de ce fait repoussée pour permettre un scrutin libre et transparent, conforme aux aspirations des Tunisiens. Si cette alternative était évoquée depuis plusieurs semaines déjà, elle ne faisait jusque-là pas l’unanimité au sein du gouvernement et de formations politiques particulièrement fédératrices comme le mouvement islamiste En Nahda ou le Parti Démocrate Progressiste (PDP). Cependant, la commission électorale indépendante a réitéré à plusieurs reprises la nécessité de s’octroyer un délai supplémentaire pour permettre la réunion de l’ensemble des conditions propices au bon déroulement du scrutin, qui a valeur de véritable test dans le processus de transition démocratique tunisien. Aussi, alors que la première évocation de report avait déclenché une certaine ferveur parmi la population le mois dernier, il semblerait qu’un certain consensus ait été trouvé autour de cette question – venant considérablement amoindrir le risque de violences. Néanmoins, des voix dissidentes se font entendre et la probabilité que la Tunisie connaisse de nouvelles périodes de troubles jusqu’au mois d’octobre est réelle. Il convient donc de s’attendre à court terme à de nouveaux appels à manifester qui, s’ils seront probablement peu suivis, sont susceptibles d’être particulièrement violents.
Le paysage politique actuel qui se construit contraste par conséquent fortement avec l’ère du parti unique de Ben Ali, désormais révolue. En effet, à l’heure actuelle près d’une centaine de partis politiques ont déposé une demande de visa – dont plus de la moitié ont d’ores et déjà été acceptées– et des changements profonds se sont amorcés dans cette Tunisie postrévolutionnaire, au sein de laquelle l’effervescence est réelle.
Pour autant, les citoyens ne sont pas totalement satisfaits de la situation qui se dessine et restent particulièrement vigilants quant aux principaux points sensibles de la transition et notamment quant au consensus relatif à l’exclusion de la candidature d’anciens membres du RCD aux prochaines élections et à l’élaboration de la charte nationale qui définit le cadre de l’action de l’assemblée constituante par rapport aux acquis du processus de réforme. Une partie de la population se montre dubitative et l’impatience se manifeste face à des changements qui ne se concrétisent pas aussi rapidement qu’espéré et au règlement de certaines questions passées – tel que le jugement des collaborateurs du Président déchu – qui tarde à se matérialiser.
Aussi, pendant longtemps, les manifestations – bien que principalement circonscrites à la capitale – restaient encore nombreuses et significatives d’un retour à la normale qui peine à s’établir. La place de la Kasbah à Tunis a été le lieu de convergence de différents groupes protestataires venus de plusieurs régions du pays et porteurs de revendications hétéroclites Les événements qui se sont déroulés sur plusieurs jours au début du mois de mai viennent attester de cette précarité du climat socio-politique, puisque des mouvements de foule ont été signalés avenue Bourguiba, dans le quartier des ambassades de Tunis. Les forces de sécurité ont à cette occasion fait usage de la force et les autorités décidé de la réinstauration provisoire d’un couvre- feu – depuis levé. Ces déroulements, initiés par des rumeurs, mettent en exergue le fait que les Tunisiens n’ont vraisemblablement pas encore accordé leur confiance aux médias officiels et que l’impact des informations relayées par les plateformes internet est considérable et peut s’avérer particulièrement néfaste pour la stabilité du pays.
Pour preuve, le ministre des Affaires sociales a été contraint de s’adresser au peuple 100 jours après la mise en place du gouvernement à travers une conférence de presse, alors qu’en parallèle se tenait un sit-in au pied du siège de son ministère, expliquant à cette dernière les limites de l’action d’un gouvernement de transition – dont la définition renvoie par essence à la mise en place de solutions d’urgence alternatives. Les risques de débordement, s’ils sont réels restent tout de même limités et une certaine accalmie sociale est perceptible depuis le retour de Beji Caïd Essebsi ; une stabilité relative très majoritairement due à la prise de conscience d’une grande partie des Tunisiens que le pays peut – en cas de prolongation de la période de troubles et de violences – s’installer dans un état de guerre aux antipodes de leur aspirations démocratiques et libertaires.
Par le Bureau Veille et Analyse Risque Pays
(Source: “armees” le 11 juin 2011) http://www.armees.com/Point-de-situation-Tunisie,43490.html  

Baisse de 25% des investissements extérieurs en Tunisie


Samedi, 11 Juin 2011 18:26 retweet«La révolution a empêché l’investissement étranger. 45 entreprises étrangères sont parties. 3.000 emplois sont perdus. En revanche, 33 nouvelles entreprises ont été créées et 66 autres ont engagé des travaux d’extension». C’est ce qu’a annoncé Noureddine Zekri, représentant du ministère de la Planification et de la Coopération internationale, lors de la rencontre périodique des médias, vendredi, à Tunis. Selon lui, plusieurs investisseurs étrangers et Tunisiens vivant à l’étranger souhaitent monter des projets dans les mois à venir. Le responsable a ajouté que «17 projets d’investissement en provenance des pays du Golfe ont été déclarés récemment». «Ils seront sélectionnés en fonction des besoins du pays, en termes de création de postes d’emploi et d’impulsion des investissements dans les régions intérieures», a-t-il précisé. Et d’ajouter que rien ne vaut la stabilité pour encourager le secteur de l’investissement. «La Tunisie organisera les 16 et 17 juin un forum où vont participer 1.000 personnes dont 350 étrangers (Anglais, Allemands, Italiens, Français,…). Tous encouragés par la transition démocratique de la Tunisie et souhaitent investir surtout dans les régions», a conclu M. Zekri.
 

Tunisie/Tourisme: Un premier groupe de formateurs s’envole pour la France


Publié le Samedi 11 Juin 2011 à 13:51 Le ministre tunisien du tourisme, Mehdi Houas et le secrétaire d’Etat français chargé du Tourisme Frederic Lefebvre ont signé ce matin, à Tunis, une convention de jumelage qui consiste en la formation de formateurs et échanges de jeunes en formation professionnelle, entre la Tunisie et la France. Cette convention comporte deux volets. Le premier concerne la formation de formateurs et le second l’échange d’apprentis ou étudiants-stagiaires en cours de formation.Concrètement, ce jumelage est effectué entre deux établissements tunisiens et un établissement français, à savoir l’Institut des Etudes touristiques de Sidi Dhrif, l’Ecole hôtelière de Kerkouan et la Chambre de métiers et de l’Artisanat de la Seine-Saint Denis. Comme le stipule le document signé par les deux responsables, la convention prend effet à compter de sa date de notification et est conclue pour une durée maximum de 24 mois, susceptible d’être reconduite d’année en année. L’échange débutera effectivement ce lundi, 13 juin 2011, où un groupe de 15 formateurs tunisiens en pâtisserie, boulangerie et hôtellerie-restauration, se dirigeront à Bobigny dans la région Ile-de-France, pour une formation d’une durée de 2 mois. Il est, par ailleurs, prévu que 100 candidats répartis sur plusieurs groupes participent au même programme. Le premier groupe sera composé de 6 femmes et 9 hommes. L’organisme français, Le Campus des Métiers, s’engage à prendre en charge tous les frais de formation, d’hébergement et de déplacements des candidats tunisiens, tout le long de leur séjour. L’idée de cette coopération a germé peu après le 14 janvier 2011, où la France a exprimé sa volonté à aider le tourisme tunisien à se relever. Un secteur qui souffre de maux structurels depuis les années 1990, puis de la crise qui à succédé à la révolution. Source importante de devise, le secteur du tourisme emploi plus de 400 000 personnes en Tunisie et représente 7% du PIB du pays. Au premier semestre de 2011, les réservations ont reculé de près la moitié, par rapport à la même période de 2010, et ce malgré un retour à la normale des conditions sécuritaires dans les principales villes côtières. Lors de la signature de la convention tuniso-française, la partie tunisienne a annoncé que le ministre tunisien de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, et celui du Tourisme assisteront à une cérémonie, ce lundi, à l’aéroport de Tunis-Carthage, donnée à l’honneur du premier groupe de candidats à la formation, peu avant leurs départ. (Source: “gnet.tn” le 11 juin 2011)

«L’immobilier va repartir encore plus fort en Tunisie»


INTERVIEW – Alors que se tient le Salon de l’immobilier tunisien à Paris, Ouissem Hamila, directeur commercial des réseaux Swixim Tunisia, note un retour des investisseurs dans le pays, cinq mois après la «révolution du Jasmin». Le 14 janvier 2011, Ben Ali tombait après la révolution du Jasmin. L’économie toute entière s’est figée. Y compris dans l’immobilier. Ouissem Hamila, directeur commercial des réseaux Swixim Tunisia, explique au figaro.fr comment le secteur rebondit, après cinq mois de calme plat, et à l’occasion de l’ouverture, ce vendredi, du Salon annuel de l’immobilier tunisien à Paris.
LEFIGARO.FR. : Les révoltes de la fin de l’année dernière et du début 2011 ont-elle eu un impact fort sur le marché immobilier en Tunisie?
OUISSEM HAMILA. : L’impact a été fort et très brutal. Presque du jour au lendemain, l’activité du secteur s’est paralysée : dans notre société immobilière, on est passé de quinze à trente ventes par mois à zéro de janvier à avril. En mai, on comptabilise cinq ventes, et le mois de juin s’annonce meilleur. Au cours de la période de calme plat, des agences immobilières ont mis la clé sous la porte. Toutefois, la mise en place du fonds de secours pour les PME par le nouveau gouvernement a permis à certains d’entre nous d’obtenir de petits crédits sans intérêt nous permettant de survivre. De leur côté, les banques n’ont pas mis la pression concernant les remboursements de crédit par exemple.
Quelles sont vos perspectives pour l’avenir?
Les professionnels de l’immobilier sont unanimes. Le marché repart, certes doucement pour le résidentiel, mais très fort pour les gros projets. D’importants investissements voient le jour un peu partout dans le pays, dans les grandes villes comme Tunis, Hammamet, Sousse, Tozeur et Djerba. D’ anciens exilés bannis du pays sous Ben Ali et qui ont fait fortune en France, en Italie ou en Espagne, reviennent en force et misent sur de gros projets luxueux. De gros fonds étrangers parient aussi sur la Tunisie «libre» : par exemple, le fonds Qatari Diar a mis sur la table quelque 50 millions de dollars (35 millions d’euros) pour un projet touristique cinq étoiles dans le gouvernorat de Tozeur (aux portes du désert, NDLR). Ou encore le mégaprojet suisse lancé par l’investisseur Roland Zanotelli, le patron de Zanotelli AG. sans oublier les Lybiens qui viennent placer leur argent chez nous, alors que leur pays est en guerre. À Tunis, ils ont même fait monter les enchères à 6000 dinars (environ 3000 euros ) le mètre carré pour les locaux commerciaux bien placés. Avant ces emplacements ne dépassaient jamais 5000 dinars (l’équivalent de 2500 euros).
Pour les étrangers, comment acheter en Tunisie dans de bonnes conditions?
Il y a plusieurs règles à suivre, celles-ci n’étant pas exhaustives. Il faut veiller à ce que le terrain soit immatriculé : le mieux est de passer par un avocat (équivalent aux notaires en France, NDLR); Si le vendeur est un promoteur, exiger une caution bancaire pour les avances consenties : si le vendeur fait faillite, ou si les délais ne sont pas respectés, la banque est obligée de rembourser l’acquéreur; La promesse de vente doit être rédigée parun avocat. Il faut savoir aussi qu’un étranger qui achète en Tunisie, à moins qu’il n’habite dans le pays, devra recevoir une autorisation de la Banque centrale du pays, qui vérifie la situation pénale de l’acquéreur notamment. Or, celle-ci est livrée une fois que le cadastre est effectué. Autrement dit, si un acquéreur se voit refuser l’autorisation, il devra quitter l’appartement. Il sera évidemment reboursé.
La rentabilité est-elle si forte qu’on l’entend?
Disons que si on achète intelligemment, on peut facilement faire 7, 8 voire 10% de rentabilité pour un investissement locatif. Malgré la révolution, les promoteurs continuent de vendre des projets sans avoir à les brader. Sur les dix dernières années, les prix du neuf ont grimpé de moitié dans certaines zones du Grand Tunis (Marsa, Berges du Lac, Ennasr) et, dans les villes balnéaires comme Hammamet et Sousse. Aujourd’hui, les prix du foncier se trouvent déconnectés du niveau de vie moyen de la population. Les prix au mètre carré vont faire une pause maintenant. À Tunis, il faut compter entre 500 et 1250 euros; c’est à Sousse que les prix ont le plus augmenté, on ne trouve plus rien en deça de 800 euros le m²; à Hammamet, prévoyez dans les 600 à 1000 euros, et à Djerba, dans les 500 euros. En général, les Français investissent dans les 50.000 à 100.000 euros pour des appartements neufs.
Comment s’assurer de bien louer une fois qu’on a acheté?
Justement, c’est la partie la plus difficile, surtout quand on est loin. Souvent, les investisseurs choisissent de mettre le bien en gestion locative. Mais l’efficacité n’est pas garantie et c’est ce qui les refroidit. J’ai personnellement fait les frais de cette méfiance et c’est pour cela que je me suis associé avec Swixim, une société suisse de courtage en immobilier, qui inclut dans ses contrats une garantie de bonne fin – si le bien n ‘est pas livré, l’assurance rembourse – et une garantie à la renvente – quand un propriétaire veut revendre, on a six mois pour le faire, sinon, c’est l’assurance qui paie.
(Source: “lefigaro” le 11 juin 2011)
 

La Tunisie a acheté pour 800.000 euros d’armes espagnoles en 2010


Selon le site Afriquinfos, Greenpeace, Amnesty International, Intermon Oxfam et Fundació per la Pau, sont les quatre ONG qui ont dénoncé l’utilisation d’armes espagnoles contre les sociétés civiles arabes qui connaissent des révoltes depuis ces derniers mois. Les organisations reconnaissent toutefois que l’état espagnol a initié le processus de révocation des licences de vente d’armes, après le début des révolutions. Ces ONG ont analysé le rapport annuel sur l’exportation d’armes présenté la semaine dernière par le gouvernement à la Chambre des Députés. En ce qui concerne l’Afrique, les chiffres exposés sont inquiétants. Ainsi, en 2010, les espagnols ont vendu des armes ainsi que d’autres équipements de défense en Egypte (2,5 millions d’euros), au Maroc (4 millions), au Ghana (1,5 millions), en Guinée-Bissau (1,3 millions), en Tunisie (800.000 euros), en Libye (11,2 millions) et en Algérie (3,1 millions).
Le cas de la Libye est sans doute le plus grave. La répression gouvernementale sur la société civile y est féroce. D’après le rapport émis par le Secrétariat d’Etat du Commerce Extérieur, les exportations espagnoles se sont réduites à l’achat de lunettes de vision nocturne (7,84 millions d’euros) et de pièces détachées pour la réparation et l’adaptation des moteurs d’aéronefs (3,38 millions). Néanmoins, le régime libyen a aussi utilisé des bombes à défragmentation, fabriquées en 2007 en Espagne avant l’interdiction internationale de leur fabrication.
Les exigences de Greenpeace, Amnesty International, Intermon Oxfam et Fundació per la Pau sont claires: le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero, doit rejeter, suspendre ou révoquer les ventes d’armes à n’importe quel état, si ces armes peuvent finir par être utilisées pour perturber la paix, la stabilité ou la sécurité d’un pays, pour réprimer les civils ou dans des situations de violation des droits de l’homme.
 
(Source: « le Temps » (Quotidien – Tunis), le 11 Juin 2011)‏ http://www.letemps.com.tn/article-56616.html  

Amical : Algérie-Tunisie en août

 


samedi 11 juin 2011 – 17h18 La sélection algérienne de football disputera le 9 ou le 10 août prochain, un match amical devant son homologue tunisienne, a annoncé samedi le président de la FTF, Anouar Haddad « Nous nous sommes mis d’accord avec nos amis algériens sur la programmation d’un match amical qui devra se jouer le 9 ou 10 août prochain probablement à Florence en Italie », a indiqué le président de la Fédération tunisienne de football, Anouar Haddad, sur les ondes de Radio Algérie internationale.
Les deux équipes nationales auraient dû se rencontrer le 9 février dernier. La rencontre avait été annulée d’un commun accord par les Fédérations. La raison officielle alors invoquée était « l’indisponibilité des deux seuls stades susceptibles d’accueillir cette rencontre (5 juillet 1962 à Alger et 19 mai 1956 à Annaba) ». En réalité, le contexte politique troublé du Maghreb avait conduit les instances à repousser le match.
P.J (Rédaction Football365/FootSud)

 

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