10 juin 2011

TUNISNEWS
11 ème année, N°4035 du 10.06.2011


AFP: Les Tunisiens iront voter en masse, mais peinent à savoir pour qui (sondage)

ANSA: Tunisia: attivista, Italia rifletta su misure immigrazione

AFP: Entre front libyen et camp retranché en Tunisie, le va et vient des rebelles

Les membres du TMG de l’IFEX s’alarment de la réapparition de la censure d’Internet et des arrestations

An-Nahdha Movement: The constitutive elections are an entitlement, and cannot be postponed again

Fares BEY: Réponse aux précisions du Pr. A. BOUHDIBA

African Manager: Tunisie : Nejib Chebbi se prend déjà pour le Président !

African Manager: Tunisie : le pseudo-Majordome de Ben Ali, Benchrouda, berne tout le monde

France24: Un ancien majordome des Ben Ali raconte vingt ans au palais présidentiel

Webdo: Les avoirs de Ben Ali peuvent-ils être vraiment récupérés par l’État ?

Tourismag: Tunisie: la diaspora et les autochtones, dernier espoir du secteur touristique

Tourismag: Béji Caïd Essebsi exhorte les Américains à investir en Tunisie

African Manager: ONU: la Tunisie participe à la Réunion de New York sur le sida

Afrik.comTunisie : Haddad dément avoir vendu sa voix à Blatter

Reuters: Concerns over democracy dominate as Turkey votes

Euronews: La Turquie lâche la Syrie

L´Express: Syrie: la chaîne France 24 manipulée?

Imparcial: La irrupción de la mujer contra las tiranías en las revueltas árabes


AFP, le 9 juin 2011 à 18h18 GMT

Les Tunisiens iront voter en masse, mais peinent à savoir pour qui (sondage)


TUNIS, 09 Juin 2011 (AFP) – La grande majorité des Tunisiens ont l’intention d’aller voter en octobre prochain lors des premières élections libres de l’histoire du pays, mais la moitié de la population ne connaît encore aucun parti, selon un baromètre publié mercredi par l’observatoire tunisien Emrhod.

A la question « Avez-vous l’intention d’aller voter le jour des élections? », 85% des sondés ont répondu « oui ».

Ce sondage a été réalisé quelques jours avant le report au 23 octobre des élections de l’Assemblée constituante, annoncé mercredi.

Deux-tiers des sondés (66%) s’étaient dits favorables au maintien de la date initialement prévue du 24 juillet.

La moitié des personnes interrogées (51,2%) ne citait spontanément aucun parti, contre 61,4% en mars dernier, date du premier sondage mené par l’institut.

Parmi les sondés capables de mentionner une formation politique, le mouvement islamiste Ennahda est le plus connu. Il est cité par 45% d’entre eux. En deuxième position, le Parti Démocrate Progressiste (PDP), évoqué par un cinquième des sondés (20%). Le parti ouvrier et communiste tunisien (POCT) récolte lui un taux de notoriété de 12,5%.

Après un demi-siècle de quasi parti unique sous Habib Bourguiba et Zine Al Abidine Ben Ali et la récente dissolution de l’omnipotent Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), la Tunisie est brutalement passée d’un système de parti-Etat au pluralisme avec plus de quatre-vingts formations politiques, majoritairement inconnues du grand public.

Selon cette enquête d’opinion, aucun leader ne se dégage dans le paysage politique, après 55 ans de régime autoritaire.

Un tiers des sondés (33,7%) estime qu' »aucune personne » n’est apte à diriger le pays, et plus d’un autre tiers (37,1%) n’a pas souhaité répondre.

La personnalité politique jugée « la plus apte » est Ahmed Néjib Chebbi, le président d’honneur et fondateur du PDP, mais il n’est crédité que de 7,2% de réponses positives.

Ce sondage a été réalisé au téléphone auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 personnes de plus de 18 ans, du 28 mai au 2 juin.


ANSA, le 9 juin 2011 à 20h50 GMT

Tunisia: attivista, Italia rifletta su misure immigrazione


ROMA (ansa) « Speriamo che la nostra rivoluzione vi faccia riflettere sulle costose misure di sicurezza che prendete nei nostri confronti. Per voi 20 mila arrivi sono troppi, noi in Tunisia invece, con tutte le nostre difficoltà, continuiamo ad accogliere decine di migliaia di rifugiati e la gente dà loro ospitalità nelle case ».

Il monito all’Italia è giunto da Sihem Bensedrine, attivista dei diritti umani e protagonista storica dell’opposizione al regime di Ben Ali. Ospite del convegno del « manifesto » sulle primavere arabe, Silhem Bensedrine ha voluto chiudere il suo intervento proprio sul

tema dell’immigrazione.

« Questi 20 mila che sono arrivati da voi sono giovani istruiti, che il nostro Paese ha pagato per formare. Vi chiediamo di avere pazienza e di tenerli per un pò, quando torneranno serviranno anche a noi ». La fondatrice della rivista Kalima, voce indipendente durante il regime, ha poi parlato della « sfida della transizione, che è più difficile della rivoluzione ». Ma un risultato di cui essere fieri, aggiunge, è l’aver ottenuto che le liste elettorali « siano composte al 50% da donne », ciascuna delle quali inserita accanto ad un candidato uomo. « Perchè costruire la democrazia senza le donne è un rischio per la stessa democrazia ».

« Ciò che temiamo non sono gli islamisti – ha detto ancora Sihem Bensedrine – ma le forze della controrivoluzione ». Vale a dire gli uomini e gli apparati del vecchio regime, che hanno ispirato « 28 su 80 dei nuovi partiti » nati nel Paese, e che « sono infiltrati dappertutto », anche in altre formazioni politiche, incoraggiano i salafiti e agiscono copertamente « per far credere che solo Ben Ali tutelava le minoranze religiose ». Nel partito islamista Ennahda « vi sono moderati – afferma la co-fondatrice del Conseil National pour les Libertés en Tunisie – che vogliono uno stato democratico e accettano la separazione della religione il gioco della democrazia.

Non prenderanno più del 20%, anche donne con il velo preferiranno altri partiti che garantiscano le libertà fondamentali, la lotta contro la corruzione e la polizia politica di Ben Ali ».

La riforma della polizia, da realizzare con la collaborazione tra governo e società civile, è infatti un’altra – ha concluso – delle grandi sfide del presente.


AFP, le 10 juin 2011 à 10h00 GMT

Entre front libyen et camp retranché en Tunisie, le va et vient des rebelles


Par Mohamed HADDAD

Dehiba, 10 Juin 2011 (AFP) – A Dehiba, ville-frontière, les rebelles anti-Kadhafi font désormais partie du décor. Depuis des semaines, ils enchaînent les navettes entre le front, dans les montagnes de l’ouest libyen, et cette bourgade du sud tunisien où sont retranchées leurs familles.

Malgré le conflit qui déchire la Libye depuis février, l’ambiance est sereine au poste-frontière de Dehiba, sous un ciel chauffé à blanc et chargé de poussière.

Disparu, le flot continu de voitures surchargées de passagers et de valises, comme au faîte des bombardements par les forces de Mouammar Kadhafi sur le Djebel Nafoussa.

Rien à voir avec Ras Jedir, le principal point de passage tuniso-libyen à 200 km au nord, franchi depuis lundi par plus de 12.000 réfugiés libyens, alors que l’Otan a intensifié ses raids aériens sur Tripoli.

« Plus de 90% des femmes et des enfants de Yefren et des montagnes de l’ouest sont déjà installés en Tunisie », dans la région de Dehiba et de Tatatouine, explique le Libyen Sebtimouss Twawa, comptable à la trentaine soignée. Il a quitté Yefren 3 heures plus tôt pour rendre visite à sa famille, réfugiée dans les environs.

Comme lui, ils sont des centaines à multiplier les allers-retours. Au poste-frontalier de Dehiba, entre lundi et mardi, 900 Libyens sont entrés en Tunisie et 351 en sont sortis, selon les statistiques des insurgés, qui contrôlent le point de passage côté libyen depuis fin avril.

Sebtimouss Twawa est venu en longeant les montagnes, par route reliant Yefren à Chakchouk. Un segment stratégique tout juste « libéré samedi » par les insurgés, qui ne sont plus qu’à 80 km de Tripoli.

Après 60 jours de siège, Yefren vient de passer totalement sous le contrôle des insurgés, assure-t-il en souriant, bien qu' »une poche de résistance subsiste à l’est de Galaa, la banlieue est« .

Venus de Nalout à 60 km de la frontière, Mostfa et Rabiî, deux lycéens de 20 et 17 ans débarquent eux pour la première fois en Tunisie, pour faire des courses et visiter la famille.

« On monte la garde depuis un mois sur le haut de cette montagne » dit fièrement Mostfa en pointant du doigt une colline rocailleuse à 2 km du poste frontalier.

« Où est-ce qu’on peut s’acheter des vêtements à Dehiba? », demande son camarade Rabiî, pantalon troué couvert de terre et t-shirt sale de l’AS Roma.

De l’autre coté de la frontière, en Libye, les 46 degrés à l’ombre ont obligé les insurgés à s’installer dans des préfabriqués fraîchement repeints de blanc.

Les forces de Kadhafi, à une dizaine de kilomètres de là, continuent d’attaquer ce poste, mais plus personne ne s’en émeut vraiment. On ne parle plus de « bombardements », juste de missiles qui « tombent »: seize lundi, une dizaine mercredi.

Côté libyen, les candidats au passage en Tunisie font la queue, passeport vert en main. Dans son préfabriqué, Ali Chalbek enregistre les entrées et sorties sur un ordinateur couvert de poussière.

« C’est un logiciel qu’il a lui-même conçu », insiste Said, fier de son ami. L’interface est spartiate: 4 champs d’état civil et deux boutons « entrée » ou « sortie« .

Tout excité par sa création, prémisse d’un logiciel pour toutes les frontières « de la nouvelle Libye », cet « expert en nouvelles technologies », de l’avis de ses compères, a hâte de le mettre en réseau avec Benghazi et le poste frontière égypto-libyen.


Les membres du TMG de l’IFEX s’alarment de la réapparition de la censure d’Internet et des arrestations


SOURCE: Le groupe d’observation de la Tunisie de l’IFEX
(TMG de l’IFEX) – le 9 juin 2011 – Le Groupe d’observation de la Tunisie organisé par l’Échange international de la liberté d’expression (TMG de l’IFEX), une coalition de 21 groupes membres de l’IFEX, s’inquiète vivement de l’arrestation de Samir Feriani, un officier de police au franc parler, et des accusations auxquelles il s’expose, et de ce qui apparaît comme le retour de la censure de l’Internet.
 
Feriani, un Commissionnaire supérieur de police, a été arrêté le 29 mai d’une manière extraordinaire après qu’une voiture fut entrée en collision avec la sienne, le forçant à s’arrêter. Il a été détenu en lien avec des accusations liées à une lettre tranchante au ministre de l’Intérieur Habib Essid dans laquelle il critiquait l’agence de renseignement de Tunisie et le Ministère de l’Intérieur, reprochant aux officiels actuellement en poste de laisser tuer des manifestants pendant la révolution, et disant que plusieurs de ceux qu’il appelle des « tortionnaires notoires » échappent toujours à la justice. Feriani a également fait état de corruption au ministère et a déclaré avoir subi de l’intimidation après avoir transmis une pétition au ministre de l’Intérieur pour attirer son attention sur la destruction de dossiers au ministère, dont certains ont été retirés du domicile de l’ancien chef de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Arafat. Ses accusations ont été rapportées dans deux journaux, « El Khabir » et « l’Audace ».
 
Feriani a comparu le 2 juin devant un juge d’instruction du tribunal militaire de Bab Saadoun et est accusé en vertu du code pénal de « nuire à la sécurité extérieure de l’État », de répandre des informations « susceptibles de nuire à l’ordre public », et « d’accuser, sans preuves, un agent public de violer la loi ». Il risque la prison en cas de culpabilité.
 
Feriani a aussi critiqué la répression de sites web jugés critiques à l’égard de l’armée. La réapparition de la censure de l’Internet a mené le 23 mai à la démission de son poste de Secrétaire d’État à la Jeunesse et aux Sports du blogueur et activiste politique Slim Amamou. Cette démission a été annoncé afin de protester contre la fermeture de quatre sites web, fermeture à laquelle on a procédé à la demande de l’armée tunisienne.
 
Toujours le mois dernier, la police a réprimé brutalement une manifestation de protestation pacifique, le 6 mai, menée par des journalistes, tabassant certains d’entre eux et les arrêtant. Le lendemain, lors d’une autre manifestation de soutien aux journalistes, la police a cassé le bras de Najib Abidi, un « fixer » embauché en avril par l’Observatoire pour la Défense de la Liberté de la Presse, de l’Édition et de la Création (OLPEC), un membre de l’IFEX, pour assister dans la mission du TMG de l’IFEX.
 
« Cela ressemble au retour du genre de mauvaises habitudes dont, espérions-nous, la révolution tunisienne nous avait débarrassé », a déclaré le président du TMG de l’IFEX, Rohan Jayasekera, rédacteur en chef associé de Index on Censorship.
 
« Rappelant les récents engagements du Premier ministre de soutenir des médias libres, pris lors de rencontres avec le TMG de l’IFEX, nous le prions instamment de continuer à défendre le droit de la presse de représenter toutes les opinions, surtout dans l’intérêt public », a déclaré Virginie Jouan, représentante de l’Association mondiale des journaux et des éditeurs de médias d’information (WAN-IFRA), organisme qui présidait la mission.
 
« Feriani doit être remis en liberté immédiatement », a ajouté Jayasekera, « et le Premier ministre doit agir afin d’empêcher certaines factions de violer encore davantage le droit à la libre parole des citoyens tunisiens à l’approche d’élections libres ».
 
Pour en savoir plus sur le TMG de l’IFEX, aller à : http://ifex.org/tunisia/tmg/ ou trouver le TMG de l’IFEX à : http://www.facebook.com/IFEXTMG et sur Twitter @TunisiaMonitor
 
Pour tout renseignement complémentaire:
Le groupe d’observation de la Tunisie de l’IFEX
Rohan Jayasekera, Chair
c/o Index on Censorship
London
United Kingdom
rj (@) indexoncensorship.org
tél: +44 20 7324 2522

An-Nahdha Movement:
Press Release

The constitutive elections are an entitlement, and cannot be postponed again


In the Name of God Most Beneficent Most Merciful

An-Nahdha Movement has repeatedly affirmed the importance of keeping the pledges made to the people of Tunisia. It was on this basis that it defended the date of 24th July, which came as part of a set of measures and to which Tunisians have grown attached as the starting point of real political legitimacy.

After the Election Commission’s recent unilateral decision to postpone the elections, we highlighted the danger of such a decision for the country’s security, stability and economy. We warned against the impending danger of efforts of certain parties who are seeking to obstruct the elections and replace them with unbalanced and unrepresentative bodies. We also proposed the third week of September as a new date for the elections taking into consideration the new academic- particularly university- year, and we communicated our proposals and reasons to the public as well as to the interim government and all parties.

Today the Prime Minister has announced, after consultations and reassessment of the situation, the setting of the 23rd of October as the date for the elections of the national constitutive assembly. This assembly will lead the coming phase and write a new constitution for the country in the transition period which we hope will not be long.

The Prime Minister’s official announcement of this date before the people and representatives of parties and institutions constitutes a pledge to Tunisians to hold these elections on time and with no further delay, and to fulfill the conditions of transparency and neutrality.

Our Movement believes in the importance of consensus and supports national unity, as well as all that will lead to the success of the elections and ending the interim phase at the earliest possible time and at the least cost, in order to focus on economic, social and development issues. Thus, we in the an-Nahdha Movement, despite our conviction that it would have been better to bring the elections forward rather than delay them, pledge to make every possible effort and cooperate with everyone to hold them successfully on the announced date of 23rd October. We also call on all parties and bodies to respect this date as the definitive date and provide guarantees for that and to work according to the method of consensus in order to enable our country to achieve the democratic transition to which we all aspire.

Finally, we call on our brave people, the sole guarantee- with God’s help- for the protection of the revolution, to vigilance and unity.

« And cooperate in goodness and piety, and do not cooperate on sin and transgression »

An-Nahdha Movement

Chairman

Rached Ghannouchi

8 June 2011 (7/7/1432)


Rencontre Débat avec Mustapha Ben Jaafar le 15 juin à Genève


 

Chers Ami(e)s,

Nous vous informons qu’ETTAKATOL avec l’aide de L’Association des Tunisiens en Suisse (AST) organise une rencontre-débat avec la participation du Dr Mustapha Ben Jaafar, secrétaire général d’ETTAKATOL.

Cette rencontre aura lieu le Mercredi 15 juin 2011 à 18h45 au Chic (sous-sol de l’America), rue de fribourg 3,1201 Genève.

Tous les sujets pourront y être abordés : situation du pays, programme d’Ettakatol, élections de la constituante, …

L’entrée est libre et nous vous y attendons nombreux.

Merci de diffuser cette information de manière élargie pour aider nos amis tunisiens à se construire une idée claire du paysage politique en Tunisie.

Amitiés Citoyennes,

ETTAKATOL (www.fdtl.org)


Réponse aux précisions du Pr. A. BOUHDIBA


J’aimerais remercier Pr.A. BOUHDIBA pour les précisions qu’il a publiées au journal LA PRESSE du 8 Juin 2011 en réponse à ma mise au point du 27 Mai dernier concernant certains points de son interview du 14 Mai au même journal, et pour ne pas avoir douté de ma bonne foi! Cependant, j’aimerais le rassurer, je ne me sens nullement piégé, ni abusé par ma source d’information. Connaissant profondément les coulisses de Beit al-Hekma depuis fort longtemps, je suis apte à distinguer le faux du vrai et me suis bien renseigné. C’est notre devoir en cette période de post- révolution d’éclairer l’opinion publique et de faire prévaloir la vérité, l’histoire en sera témoin!

Fares BEY

Universitaire et chercheur


Tunisie : Nejib Chebbi se prend déjà pour le Président !


AfricanManager Le leader du Parti Démocrate Progressiste (PDP), Ahmed Nejib Chebbi, est en visite de travail en Italie, ces derniers jours, où il a eu des entretiens avec plusieurs responsables transalpins. Selon un communiqué du PDP, il a été reçu par le ministre italien de l’Intérieur, Roberto Maroni, entrevue au cours de laquelle il fut question des relations bilatérales entre les deux pays aux lendemains de la Révolution, ainsi que les perspectives d’une coopération plus soutenue, plus raffermie et plus solide entre la Tunisie et l’Italie.
Le fondateur du PDP s’est entretenu également avec Gianfranco Fini, Président de la Chambre des Députés, et ancien ministre des Affaires Etrangères dans le troisième gouvernement de Silvio Berlusconi. Il a ensuite rencontré successivement Pier Ferdinando Casini, président de l’ « Unione di Centro» (UDC), et Valter Veltroni, président du Parti Démocrate, également ancien ministre et ex-député au Parlement européen.
L’objectif de ces rencontres était de » débattre sur les possibilités de renforcer les relations entre la Tunisie et l’Italie avec comme leitmotiv la promotion des échanges commerciaux, du savoir faire et de l’expertise, ainsi que de la création d’une plate-forme de coopération capable de résoudre les problèmes de l’immigration clandestine », souligne le communiqué.
Un échange fructueux sur des questions stratégiques d’avenir pour les deux pays a eu lieu avec tous ces responsables qui ont exprimé leur soutien à la Tunisie. Ahmed Nejib Chebbi poursuivra son périple européen en effectuant une seconde visite de travail en Belgique, où il aura également à rencontrer des responsables locaux, ainsi que les représentants des Tunisiens en Belgique.
(Source: “africanmanager” le 10 juin 2011)

Tunisie : le pseudo-Majordome de Ben Ali, Benchrouda, berne tout le monde


Une fois la révolution consommée, en tant que citoyenne, mes espérances et attentes concernant l’avenir de mon pays étaient grandes et nobles. Malheureusement, j’ai vite déchanté, et j’ai dû revoir à la baisse mes espoirs à mesure que le temps passait. En effet, les évènements se suivent et se ressemblent et un seul mot peut décrire la situation actuelle: « l’anarchie démagogue ». Au lieu de favoriser et d’encourager les débats politiques et de parler des évènements qui secouent l’intérieur du pays, une chaîne tunisienne consacre une série d’émissions à un personnage en mal de célébrité et surtout d’argent facile. L’ancien « majordome » qui défraye la chronique en ce moment vit son moment de gloire à nos dépens. Son interview en plusieurs épisodes est une insulte aux tunisiens, une insulte pour leur intelligence et pour leur culture. Si le but était d’endormir les tunisiens, je dois bien avouer que c’est le meilleur somnifère qui existe. Ce qui est encore plus honteux et insultant, c’est l’attitude du pseudo journaliste qui, en plus de poser des questions tendancieuses, est obligé de prendre des notes tellement les informations lâchées par le pseudo-majordome étaient utiles et précieuses. Une fois la marque de yaourt identifiée, le contenu du réfrigérateur déterminé, le témoignage exceptionnel de l’ancien plongeur de la résidence présidentielle va encore plus loin… beaucoup plus loin. Le « majordome » ne doit pas être pris à la légère et tout ce qui y est dit nous apprend tellement de choses sur l’ancien régime. Plus les questions avancent plus l’interview prend une forme politique et où M. Benchrouda, avec les encouragements du « journaliste », se met à faire de l’analyse politique pour « éclairer » les tunisiens sur nombreux points d’ombre. Sa contribution serait encore plus patriotique s’il acceptait de se présenter aux élections. En effet, notre « kanouniste » (spécialiste en allumage de kanoun) s’avère être un excellent analyste politique qui pourrait bien faire de l’ombre aux meilleurs politiciens. Le pire est à venir: celui qui prétend être majordome n’est autre que le plongeur des Ben Ali, qui au mieux prépare le barbecue et allume le Kanoun, et n’aurait donc, selon des sources proches du palais, jamais accédé aux lieux de vie et aux salons de la l’ex famille régnante. Et la même source d’ajouter que la Gouvernante (première responsable des tâches de la vie quotidienne à la résidence de Sidi Bou Said) était une dame. Et oui tous les tunisiens ont été bernés ! Mais nos pensées vont, surtout, à l’écrivain du livre « Dans l’ombre de la reine. J’étais le majordome de Leïla Ben Ali » qui a du déboursé plusieurs dizaines de milliers d’euros en contrepartie d’un témoignage bidon. Maintenant pour espérer rattraper le coup, j’ai l’intime conviction que l’auteur va essayer de prendre contact avec celui qui prétend être le fils de Ben Ali, pour nous sortir encore un autre témoignage poignant !

Un ancien majordome des Ben Ali raconte vingt ans au palais présidentiel


Ancien majordome au palais présidentiel tunisien, Lotfi Ben Chrouda raconte dans un livre ses vingt années au service de Leïla Trabelsi et Zine el-Abidine Ben Ali. Un poste qui n’avait rien d’un privilège Il a passé vingt ans au service de Leïla Trabelsi, épouse de l’ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali. De ce quotidien, Lotfi Ben Chrouda tire aujourd’hui un livre, « Dans l’ombre de la reine », paru le 9 juin aux éditions Michel Lafon.
Dans un entretien à FRANCE 24, il explique que « la révolution a vraiment été un effet de surprise [pour les Ben Ali, NDLR] ». « C’est seulement à partir du 13 janvier qu’ils se sont rendu compte qu’ils n’avaient pas été justes envers le peuple tunisien ». Vingt années durant, Lotfi Ben Chrouda a surtout été un observateur du quotidien de l’ancien couple présidentiel. L’ex-majordome détaille ainsi que « Ben Ali ne pouvait rien dire, c’était Leïla qui contrôlait tout ». Selon lui, elle faisait même usage de la « magie noire » afin de garder le contrôle sur son mari. Envers le personnel du palais, elle se montrait cruelle, allant jusqu’à plonger les mains d’un cuisinier dans l’huile bouillante. « On était vraiment maltraité, c’était oppressant », assure Ben Chrouda. « En fait personne n’avait le choix. Tout le monde avait peur. […] On avait tous signé un papier comme quoi nous n’avions pas le droit de parler. C’était dur mais personne ne pouvait quitter le palais, autrement c’était la prison. »
« Un simple majordome »
Bien que majordome de la « reine » Leïla Trabelsi, et également au service du président Ben Ali, Lotfi Ben Chrouda n’a jamais tenu le rôle de confident, loin s’en faut. « Ben Ali considérait les Tunisiens comme ses esclaves, affirme-t-il. Il ne me demandait jamais comment j’allais. » « Je n’étais qu’un simple majordome », résume-t-il, assurant ne pas être un « collaborateur » des Ben Ali, et se félicitant de la chute du régime pour lequel il a travaillé : « Heureusement qu’il y a eu la révolution. »
Lotfi Ben Chrouda explique ainsi avoir écrit ce livre pour « réhabiliter tous les Tunisiens qui ont travaillé dans les palais au service des Ben Ali ». Lui, a refusé d’y retourner depuis la chute du régime de Ben Ali. « J’ai envie d’oublier ce qui s’est passé et de prendre ma retraite », conclut l’ex-majordome.
 
(Source: “france24” le 10 juin 2011)

Les avoirs de Ben Ali peuvent-ils être vraiment récupérés par l’État ?


Avant-hier mercredi, peu après le point de presse qu’il a accordé au Palais des congrès, le Premier ministre, Béji Caïd Essebsi a reçu, selon la TAP, au palais du gouvernement de La Kasba, Jean Ziegler, vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’Homme de l’ONU, ainsi que Samir Remadi, président de l’Association tunisienne pour la transparence financière.
La restitution à la Tunisie des fonds déposés dans certaines banques étrangères, au nom de Ben Ali ou des membres de sa famille, était le sujet principal de cet entretien ; entretien pendant lequel il a été souligné que les avoirs déclarés par les autorités suisses étaient estimés à 90 millions de dinars tunisiens.
D’autre part, Samir Remadi a affirmé qu’il existait différents comptes : nominatifs, codés, et des sociétés prête-noms relevant du président déchu et de sa famille qui n’ont pas été déclarés par le gouvernement helvétique. Le même processus devrait être suivi pour les avoirs de la famille de l’ex-président dans les banques des autres pays.
Si ces déclarations du président de l’Association tunisienne pour la transparence financière rassurent, quelque part, quant aux efforts mis en place pour récupérer l’argent de la Tunisie, la procédure ne serait pas si simple que ça, d’après le quotidien français Le Monde.
En effet, trois étapes sont indispensables pour la Tunisie (et l’Égypte d’ailleurs) afin de récupérer son dû: le recensement des avoirs, l’action en justice et la restitution des avoirs à leur pays d’origine. Or, rien que dans la phase de recensement, la Tunisie a du mal. La fortune de Ben Ali serait (mais rien n’est sûr évidemment) dispersée entre la Suisse, le Qatar, le Liban, l’Argentine, la France, Les E.A.U et Malte. Néanmoins, ce recensement n’est pas si facile que ça. En effet, au Moyen Orient, il est connu que certaines régions off shore sont peu coopératives à ce sujet. De même, il existe des juridictions (comme le Delaware aux États-Unis) qui cachent l’identité des actionnaires de fondations. Même l’Union européenne, qui se veut comme de bonne foi et soutenant les révolutions tunisienne et égyptienne, représente actuellement l’espace économique qui contient le plus de paradis fiscaux.
Par ailleurs, une fois ces obstacles franchis, le reste de la procédure ne devrait pas poser de problème. Prenons encore une fois la Suisse comme exemple : au cours des 15 dernières années, l’État helvétique a restitué l’équivalent 2,21 milliards de dinars aux États qui étaient dans la même situation que la Tunisie. Ce qui laisse entrevoir un espoir sur la coopération de l’État suisse. Enfin, une statistique, pas très optimiste à vrai dire. Lors du Forum mondial sur le recouvrement des avoirs volés, qui s’est tenu en juin dernier, il a été révélé que seuls 2 % des avoirs mal acquis ont été gelés ou restitués à leurs pays…

Tunisie: la diaspora et les autochtones, dernier espoir du secteur touristique


Deux opérations séductions sur les principaux marchés émetteurs, bonne parole prêchée à l’étranger par des officiels qui se sont transformés en VRP, tournée des salons professionnels, éductours destinés à montrer un retour au calme… La Tunisie se démène, tant bien que mal, pour tenter de reconquérir des touristes poltrons. Le bilan des efforts entrepris reste pour l’heure maigre. Mehdi Houas, le ministre tunisien du Tourisme, a déclaré récemment à l’AFP que l’année 2011 serait «la pire de toute l’histoire de l’industrie touristique du pays», jugeant que si le pays faisait «50% de ce qu’on a fait l’an dernier, ce ne serait pas si mal». Le pessimisme de ce ministre qui ne cesse prendre son bâton de pèlerin pour tenter de sauver les meubles est soutenu par les chiffres. L’activité touristique accuse une baisse moyenne de 50% au cours des cinq premier mois de l’année, par rapport à la même période de 2010. Les professionnels du secteur parlent, eux aussi, de «saison catastrophique» et estiment la diminution des réservations pour la haute saison à entre 50 et 60%, en comparaison avec l’année écoulée. C’est dire que la marge de manouvre du gouvernement et des professionnels est très étroite. Le dernier espoir réside dans la manne des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) et des touristes locaux assez « nantis » pour pouvoir s’offrir un week-end ou une semaine de villégiature dans l’une des stations balnéaires huppées. Pourtant, l’administration et les professionnels ne semblent pas conscients du fait que ces deux segments pourraient constituer un matelas providentiel de nature à amortir le choc consécutif de la défection des touristes étrangers. Preuve en est : ils n’ont jusqu’ici lancé aucune campagne de promotion destinées à ces deux bouées de sauvetage. Une belle initiative ciblant les TRE est, toutefois, à mettre à l’actif du magazine « 00216». Ce média dont l’appellation reproduit l’indicatif téléphonique de la Tunisie vient de lancer une campagne de séjours solidaires destinée à la diaspora tunisienne sous le slogan «Cet été, je rentre». L’opération citoyenne, qui se déroulera du 13 juin au 8 août, mettra en exergue le devoir de solidarité cher aux Tunisiens de l’étranger. L’objectif est triple: rentrer en Tunisie, venir accompagnés (famille, collègues, amis…) et une fois sur place, consommer! Le programme de l’initiative comprend notamment le lancement du site web « jerentre.com,», une campagne de presse à l’étranger, une campagne sur Facebook et réseaux sociaux et envoi sur newsletters, un accueil dans les aéroports et ports en Tunisie (distribution de 100 000 chéquiers avantages…), et une campagne « panier gourmand solidaire » avec un grand réseau de distribution. Pour les touristes locaux des initiatives citoyennes du même genre se font attendre à l’heure les hôteliers préfèrent voir leurs établissements fermés ou tournant à une poignée de clients au lieu de baisser les prix et surtout de lancer des opérations séductions…W.K

Béji Caïd Essebsi exhorte les Américains à investir en Tunisie


Une rencontre sous le signe « Invest in Tunisia » s’est tenue, jeudi 9 juin 2011, à l’hôtel Concorde aux Berge du Lac, organisée par Chambre de commerce tuniso-américaine (TACC), en présence de Béji Caïd Essebsi, Premier ministre du gouvernement de transition et Gordon Gray, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Tunisie ainsi que de nombreux adhérent de la TACC. Pour commencer, Amel Bouchamaoui Hammami, présidente de la TACC, a indiqué que cette rencontre entre dans le cadre des efforts de la chambre pour créer un climat qui permet de consolider les relations entre les entreprises tunisiennes et américaines tout en permettant de capter des IDE et d’augmenter les exportations du pays vers les Etats-Unis. Actuellement, il y a en Tunisie 77 entreprises américaines qui emploient environ 14.000 personnes. Ce chiffre est relativement bas par rapport aux nombres d’entreprises US implantées au MENA, explique Mme Bouchamaoui Hammami. Gordon Gray a précisé que les Etats-Unis sont disposés à aider la Tunisie pour réaliser sa transition démocratique et qu’elle puisse rétablir une sécurité durable et une économie florissante. Les Etats-Unis ont offert à la Tunisie plusieurs genres de soutient notamment financier à travers les dons et les prêts, mais le plus grand support qu’elle peut lui offrir est l’investissement privé. Dans ce cadre, l’ambassadeur a annoncé la venue du sénateur John Mc Cain avec une délégation d’hommes d’affaires représentant les plus grandes enseignes américaines. Il a également souligné l’importance d’investir dans les zones intérieures.
M. Gray a également mis en exergue les dommages collatéraux subis par la Tunisie, suite à la révolution libyenne. Les relations économiques entre la Tunisie et la Libye sont de l’ordre de 3 milliards de dollars par an. Par ailleurs, la Tunisie accueille parmi elle les réfugiés, ceux qui représentent un fardeau supplémentaire pour elle, outre son manque à gagner économique. Béji Caïd Essebsi a, quant à lui, indiqué que les chambres de commerce auront un rôle déterminants à jouer pour sortir de cette situation de crise. Il a souligné que la Tunisie ne demande pas la charité mais plutôt de la compréhension ainsi que des prêts. Il a, également, demandé aux pays européens et américains d’ouvrir leurs marchés aux produits tunisiens. Il a également invité les investisseurs notamment ceux américains à investir en Tunisie, conscient que «les entreprises américaines viennent pour gagner de l’argent et non pas pour nos beaux yeux», donc il faut que le partenariat soit gagnant-gagnant. En outre, M. Caïd Essebsi a expliqué que la Tunisie bénéficie actuellement d’un rang spécial, preuve à l’appui le nombre impressionnant de ministres des Affaires étrangère de différentes nationalités qui ont visité le pays depuis la révolution. La Tunisie veut être un modèle de réussite où cohabite islam, arabité et démocratie. Les hommes d’affaires présents ont évoqué plusieurs sujets qui les préoccupent notamment les grèves, les lois qui entravent la venue des investisseurs, et ont même proposés des idées de partenariat avec les Américains dans le domaine de la labellisation, du tourisme, etc.
Béji Caïd Essebsi et Gordon Gray ont essayé de répondre aux différentes interrogations. Concernant les grèves et sur une loi les interdisant jusqu’aux élections, le Premier ministre a indiqué que de telles lois existaient sans être respectées mais qu’il espère que le sens patriotique des Tunisiens les incitera à cesser les grèves et les sit-in. Concernant les investissements dans les zones intérieures, il a indiqué que le gouvernement a mis en place un plan pour améliorer l’infrastructure (routes, téléphones, internet, etc.) mais que les investisseurs tunisiens devraient mettre la main à la pate et faire des projets de divertissement tels que des salles de cinéma, des restaurants, etc. pour que les investisseurs étrangers viennent en Tunisie et ne se sentent pas coupés du monde.
 
 
(Source: “tourismag” le 10 juin 2011)
Imen Nouira
 

«L’immobilier va repartir encore plus fort en Tunisie»


INTERVIEW – Alors que se tient le Salon de l’immobilier tunisien à Paris, Ouissem Hamila, directeur de réseaux Swixim Tunisia, note un retour des investisseurs dans le pays, cinq mois après la «révolution du Jasmin». Ouissem Hamila, directeur de réseaux Swixim Tunisia.
Le 14 janvier 2011, Ben Ali tombait après la révolution du Jasmin. L’économie toute entière s’est figée. Y compris dans l’immobilier. Ouissem Hamila, directeur de réseaux Swixim Tunisia, explique au figaro.fr comment le secteur rebondit, après cinq mois de calme plat, et à l’occasion de l’ouverture, ce vendredi, du Salon annuel de l’immobilier tunisien à Paris.
LEFIGARO.FR. : Les révoltes de la fin de l’année dernière et du début 2011 ont-elle eu un impact fort sur le marché immobilier en Tunisie ?
OUISSEM HAMILA. : L’impact a été fort et très brutal. Presque du jour au lendemain, l’activité du secteur s’est paralysée : dans notre société immobilière, on est passé de quinze à trente ventes par mois à zéro de janvier à avril. En mai, on comptabilise cinq ventes, et le mois de juin s’annonce meilleur. Au cours de la période de calme plat, des agences immobilières ont mis la clé sous la porte. Toutefois, la mise en place du fonds de secours pour les PME par le nouveau gouvernement a permis à certains d’entre nous d’obtenir de petits crédits sans intérêt nous permettant de survivre. De leur côté, les banques n’ont pas mis la pression concernant les remboursements de crédit par exemple.
Quelles sont vos perspectives pour l’avenir ?
Les professionnels de l’immobilier sont unanimes. Le marché repart, certes doucement pour le résidentiel, mais très fort pour les gros projets. D’importants investissements voient le jour un peu partout dans le pays, dans les grandes villes comme Tunis, Hammamet, Sousse, Tozeur et Djerba. D’ anciens exilés bannis du pays sous Ben Ali et qui ont fait fortune en France, en Italie ou en Espagne, reviennent en force et misent sur de gros projets luxueux. De gros fonds étrangers parient aussi sur la Tunisie «libre» : par exemple, le fonds Qatari Diar a mis sur la table quelque 50 millions de dollars (35 millions d’euros) pour un projet touristique cinq étoiles dans le gouvernorat de Tozeur (aux portes du désert, NDLR). Ou encore le mégaprojet suisse lancé par l’investisseur Roland Zanotelli, le patron de Zanotelli AG. sans oublier les Lybiens qui viennent placer leur argent chez nous, alors que leur pays est en guerre. À Tunis, ils ont même fait monter les enchères à 6000 dinars (environ 3000 euros ) le mètre carré pour les locaux commerciaux bien placés. Avant ces emplacements ne dépassaient jamais 5000 dinars (l’équivalent de 2500 euros).
Pour les étrangers, comment acheter en Tunisie dans de bonnes conditions ?
Il y a plusieurs règles à suivre, celles-ci n’étant pas exhaustives. Il faut veiller à ce que le terrain soit immatriculé : le mieux est de passer par un avocat (équivalent aux notaires en France, NDLR); Si le vendeur est un promoteur, exiger une caution bancaire pour les avances consenties : si le vendeur fait faillite, ou si les délais ne sont pas respectés, la banque est obligée de rembourser l’acquéreur; La promesse de vente doit être rédigée parun avocat. Il faut savoir aussi qu’un étranger qui achète en Tunisie, à moins qu’il n’habite dans le pays, devra recevoir une autorisation de la Banque centrale du pays, qui vérifie la situation pénale de l’acquéreur notamment. Or, celle-ci est livrée une fois que le cadastre est effectué. Autrement dit, si un acquéreur se voit refuser l’autorisation, il devra quitter l’appartement. Il sera évidemment reboursé.
La rentabilité est-elle si forte qu’on l’entend ?
Disons que si on achète intelligemment, on peut facilement faire 7, 8 voire 10% de rentabilité pour un investissement locatif. Malgré la révolution, les promoteurs continuent de vendre des projets sans avoir à les brader. Sur les dix dernières années, les prix du neuf ont grimpé de moitié dans certaines zones du Grand Tunis (Marsa, Berges du Lac, Ennasr) et, dans les villes balnéaires comme Hammamet et Sousse. Aujourd’hui, les prix du foncier se trouvent déconnectés du niveau de vie moyen de la population. Les prix au mètre carré vont faire une pause maintenant. À Tunis, il faut compter entre 500 et 1250 euros; c’est à Sousse que les prix ont le plus augmenté, on ne trouve plus rien en deça de 800 euros le m²; à Hammamet, prévoyez dans les 600 à 1000 euros, et à Djerba, dans les 500 euros. En général, les Français investissent dans les 50.000 à 100.000 euros pour des appartements neufs.
Comment s’assurer de bien louer une fois qu’on a acheté ?
Justement, c’est la partie la plus difficile, surtout quand on est loin. Souvent, les investisseurs choisissent de mettre le bien en gestion locative. Mais l’efficacité n’est pas garantie et c’est ce qui les refroidit. J’ai personnellement fait les frais de cette méfiance et c’est pour cela que je me suis associé avec Swixim, une société suisse de courtage en immobilier, qui inclut dans ses contrats une garantie de bonne fin – si le bien n ‘est pas livré, l’assurance rembourse – et une garantie à la renvente – quand un propriétaire veut revendre, on a six mois pour le faire, sinon, c’est l’assurance qui paie.
 
(Source: “lefigaro” le 10 juin 2011)

ONU: la Tunisie participe à la Réunion de New York sur le sida


La réunion de haut niveau sur le sida de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui se tient du 8 au 10 juin 2011, à New York, est l’occasion pour la Tunisie de réaffirmer, aux côtés des autres Etats membres, son engagement dans la riposte au sida, trente ans après le début de l’épidémie. La délégation tunisienne conduite par Mme Habiba Ezzahi Ben Romdhane, ministre de la Santé publique, est constituée de représentants gouvernementaux et de la société civile, afin que toutes les forces soient rassemblées pour contribuer au dialogue sur les nouvelles opportunités et les nouveaux défis, redynamiser les stratégies nationales et pérenniser la riposte. A cette occasion, il est attendu que les pays adoptent une nouvelle déclaration d’Engagement pour faire progresser la riposte au sida et s’acheminer vers une génération sans nouvelles infections à VIH, sans décès liés au sida et sans stigmatisation ni discrimination des personnes vivant avec le VIH ni celles qui y sont les plus exposées. C’est également l’opportunité pour les Etats membres d’examiner les progrès accomplis et évaluent les obstacles qui demeurent pour la réalisation de l’objectif Zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida. Depuis la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida de 2001, des progrès réguliers ont été enregistrés dans la mise en place d’un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH. Mais, d’après le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-moon, « si les résultats concrets n’ont jamais été aussi encourageants, la faiblesse des infrastructures nationales, les insuffisances de financement et la discrimination à l’encontre des populations vulnérables font encore obstacle et sont des défis pour lesquels les Etats Membres devront s’engager de nouveau ». La Déclaration d’engagement sur le VIH/sida de 2001 et de la Déclaration politique sur le VIH/sida de 2006 portent des dispositions en faveur de la protection des droits des personnes. Ces déclarations ont été signées par de nombreux pays, dont la Tunisie. Il reste que des lois et des pratiques discriminant les personnes vivant avec le VIH, les femmes et les groupes marginalisés sont encore en vigueur dans de nombreux pays, plombant ainsi les acquis de la riposte au sida et menaçant l’atteinte des cibles de l’accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH. Dans le contexte de changements politiques que connaissent actuellement les pays de la région du Maghreb et du Moyen-Orient, l’ouverture vers une redéfinition de la gouvernance des politiques publiques et l’attachement à la réalisation des droits humains sont des éléments favorables à l’engagement renouvelé de ces pays. En effet, les représentants de pays de la région MENA, dont la Tunisie, avaient déjà exprimé en 2010 dans la « Déclaration de Dubaï en vue de l’Accès Universel à la prévention, au traitement, soins et soutien liés au VIH », leur engagement pour le respect des droits humains, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination et la mise en place d’une gouvernance dynamique, multisectorielle et redevable pour aborder les questions liées au VIH. Ainsi, la Tunisie inscrit largement sa stratégie nationale de riposte au VIH/sida 2012-2016 dans cette perspective, puisqu’elle s’est engagée dans un processus de renforcement de la gouvernance institutionnelle pour mieux coordonner l’action des partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux, sachant que le sida concerne à la fois la santé, l’éducation, l’économie, la justice, la sexualité, la religion et la politique. Par ailleurs, depuis plusieurs années, le partenariat entre acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux s’est renforcé et permet aujourd’hui de mieux connaître l’épidémie et d’élaborer des politiques plus adaptées aux besoins des populations. Enfin, les facteurs de vulnérabilité et les comportements à risques identifiés étant au cœur des problématiques de la riposte, la Tunisie a orienté sa stratégie nationale vers les populations en ayant le plus besoin, comme les personnes ayant des comportements à risques, trop souvent stigmatisées, et d’autres personnes vulnérables comme les jeunes. Sur cette voie, la Tunisie a montré l’exemple à la communauté internationale, au mois de mai dernier, à l’Assemblée mondiale de la Santé, en invitant avec succès les pays à adopter une résolution sur les jeunes et les risques sanitaires, afin que les pays développent des stratégies et des politiques adaptées à leurs besoins, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive, qui soient fondées sur une approche multisectorielle et de partenariat. En soulignant la priorité à accorder à une riposte aux risques pour la santé des jeunes, notamment celui du VIH, la Tunisie a ainsi témoigné de leur rôle fondamental comme acteurs de changement et comme leaders pour une révolution de la prévention du sida. La récente publication de l’UNICEF, l’ONUSIDA, l’UNESCO, l’UNFPA, l’OIT, l’OMS et la Banque mondiale, qui présente pour la première fois des données sur les adolescents et le VIH, confirme tout le bien-fondé de cette résolution. (Source: “africanmanager” le 10 juin 2011)


Tunisie : Haddad dément avoir vendu sa voix à Blatter


Le président de la Fédération Tunisienne de Football a d »menti les informations de presse selon lesquelles la FTF a vendu sa voix, lors des élections de la FIFA, en faveur de Joseph Blatter contre une enveloppe d’argent. « M. Blatter a simplement promis une aide de 500 000 dollars pour aider le football tunisien qui passe par une phase difficile alors qu’une aide subventielle de 200 000 dollars sera accordée par la FIFA pour la construction de la maison de l’arbitre », a précisé Anouar Haddad lors d’un point de presse du bureau fédéral tenu au siège de la FTF. Il a affirmé que « le vote de la Tunisie n’a pas été dépendant de l’enveloppe qui sera débloquée par la FIFA mais plutôt de l’intérêt de notre pays », indiquant que le problème « ne se posait pas puisque finalement il n’y avait qu’un seul candidat après le retrait de Bin Hammam ». Il a promis que cette enveloppe sera mise au service du football tunisien et des clubs en difficultés.

 
 

(Source : « afrik.com », le 10 juin 2011)


Reuters, le 10 juin 2011 à 13h57

Concerns over democracy dominate as Turkey votes


* Critics fear Erdogan’s dominance will turn authoritarian

* Secular vs Islamist divide never far from surface

* Will politics distract from much-needed reforms?

By Simon Cameron-Moore and Ibon Villelabeitia

ISTANBUL, June 10 (Reuters) – The last time Turks voted in a general election in 2007, opponents feared the socially conservative ruling party was turning Turkey into an Iran-style Islamic state.

With voters on Sunday expected to keep Prime Minister Tayyip Erdogan’s AK Party in office for a third straight term, critics and some analysts now worry about that less but fear that the future course of democracy may be at stake.

A rising power with a vibrant, free economy and a U.S. ally that aspires to join the European Union, Turkey is held up as an example of marrying Islam and democracy and has been an oasis of stability in a region convulsed by « Arab Spring » uprisings.

AK has also overseen the most stable and prosperous period of Turkey’s history with market-friendly reforms, and begun membership talks with the EU while opening new markets in Asia, the Middle East and Africa.

With the economy notching up impressive growth rates,investors have been sanguine about Turkey’s politics so long as there is no return to the cycle of coups and economic crises that plagued the country in the latter half of the 20th century.

The chances of another coup — there have been three since 1960 while a fourth government was forced to resign in 1997 — appear remote given that AK has clipped the army’s powers.

But Turkey’s economy is overheating, driven by a booming consumer demand, and some economists believe it is seriously vulnerable to imbalances.

Erdogan, whose party controls the government and parliament and who last year won a referendum to overhaul the judiciary, says if he wins by a big enough margin this time and achieves a « super majority », he will rewrite Turkey’s constitution.

Many fear such a move will polarise society and distract the government from pursuing the needed structural reforms.

« HIDDEN AGENDA » GAINS LESS TRACTION

Scaremongering suggesting the AK has some hidden Islamist agenda is gaining less traction these days.

« If we did have a hidden agenda this would be the best kept secret on earth because people have seen us in action for the past nine years, » Egemen Bagis, Turkey’s minister for European affairs, told Reuters at a marina built for the new rich on the outskirts of Istanbul.

In disarray since AK first swept traditional parties from power in 2002, the secularist Republican People’s Party (CHP) opposition has changed tactics. It talks less of an Islamist takeover and more on the dangers of Erdogan subverting democracy by gaining control of all levers of the state.

The CHP’s new leader Kemal Kilicdaroglu accuses Erdogan of intolerance and of leading a « wiretapping government » to keep political rivals in check, and has criticised AK for a widening wealth gap despite years of record growth and low inflation.

Critics raise their voices over the high number of journalists in jail under AK — Erdogan once sued a cartoonist who characterised him as a cat — and say that if AK wins a two-thirds majority Turkey will head towards autocracy.

« The elections in 2007 were an ideological contest between secularists and conservatives, » said Sinan Ulgen, from the Istanbul-based Centre for Economics and Foreign Policy Studies.

« There has been an evolution in Turkish society and in the opposition of what secularism means and that has allowed the debate to move forward, but it doesn’t mean the ideological schism is over, » Ulgen said.

NEIGHBOURHOOD PRESSURE

In this country of 74 million, the perennial question of Islam versus secularism is never far from the surface.

Following the collapse of the theocratic Ottoman Empire in World War I, the founder of the republic, Kemal Ataturk, pushed radical secular reforms including banishing religion from government, criminalising the use of the fez and changing the alphabet from the Arabic to the Latin script.

Turks boast that women in Turkey were allowed to vote before the French thanks to Ataturk, though they remain woefully under-represented in parliament by European standards.

But in just nine years under the AK party, religious Turks who were the underdogs of society under previous secular governments have come into their own across the country and displaced the secular, Westernised elite from power.

Generals, the self-proclaimed guardians of secularism, are now confined to barracks; the wives of Erdogan and President Abdullah Gul assertively wear headscarves; government receptions where raki and whiskey are not served no longer make headlines.

Some Turks say « neighbourhood pressure » — showing piety in dress or fasting during Ramadan — gets you government jobs and contracts. Some say the call to prayer from mosques is louder under AK and surveys show more women wear headscarves.

The government has made alcoholic drinks more expensive while trying to introduce tougher laws on sale and consumption, particularly to discourage young drinkers.

Education, in a country of 75 million with an average age of 28, is a big issue. Teachers complain that more pious colleagues are being favoured for jobs at state schools.

« I am scoring high in the teachers’ exam, but imams get the appointments, » Ebru, a 26-year-old teacher in Izmir, told Reuters as she drew anxiously on a cigarette.

The debate is over whether this anecdotal evidence is proof of that the AK represents an Islamist Trojan Horse or merely shows of greater openness and plurality in a society where conservatism has always been the dominant trait.

« Headscarves are more visible because of the urbanisation and the emergence of a conservative middle class occupying new spaces, but it’s clear AK is pushing a more conservative social agenda that restricts lifestyle choices, » said Fadi Hakura, from the London-based Chatham House think tank.

Accusations that the police is filled with supporters of an Islamist movement led by Fethullah Gulen, a Muslim preacher who re-based to Pennsylvania for fear of a crackdown at home in the late 1990s, appear particularly sensitive.

Three months ago a well-known journalist, Ahmet Sik, was put in detention for writing a book that repeated the allegations. Police sought to destroy copies of the unpublished book, but Turks can still find it through the Internet.

Tens of thousands protested in Istanbul in May against Internet censorship and plans for a new filtering system, due to be introduced on Aug. 22, under which users must sign up for one of four filters — domestic, family, children and standard.

Turkey has previously banned access to various websites, including YouTube for more than two years, under court orders imposed for infringing decency laws.

Erdogan, a devout Muslim who does not drink or smoke, denies his party is imposing any lifestyle choices.

« I may have established a position in my own word, my own family, against alcohol. We are a conservative democratic party. Our personal position on some issues is clear but imposing our personal approach on the whole of society is repression, » he said in a recent interview.

Yet many still do not believe him. AK evolved from banned Islamist parties and Erdogan served a brief jail sentence for Islamist agitation.

« The way I dress has unconsciously become more conservative. Even when I go to the most modern neighbourhoods of Istanbul I have to think twice before wearing miniskirts or shorts because I’m afraid of being harassed, » said a woman in her 30s as she shopped in a posh mall on the European side of Istanbul.

« I think another four years under AK government would do serious or maybe even irreversible harm to secularism. »

 


Syrie: la chaîne France 24 manipulée?


Par Nadéra Bouazza, publié le 10/06/2011 à 14:58 L’ambassadrice de Syrie en France, Lamia Shakkour, a vivement démenti lors d’un entretien sur BFM TV mercredi avoir démissionné et accusé France 24 de « désinformation », estimant qu’une femme s’était fait passer pour elle la veille au téléphone sur cette chaîne de télévision. afp.com Après une fausse déclaration de démission retransmise en direct sur le plateau de France 24, la chaîne saisit la justice. L’ambassadrice de Syrie Lamia Chakkour est toujours en place. Les fausses déclarations sur sa démission sur le plateau de France 24, mardi 7 juin, ont été suivies de plusieurs démentis diffusés sur la télévision syrienne, les chaînes panarabes puis le lendemain sur BFM TV. France 24 a annoncé jeudi 9 juin son intention de porter plainte pour délits « d’usurpation d’identité et de fonction » auprès du Procureur de la République. Retour sur la déclaration du 7 juin Au cours de l’émission quotidienne « Débat », consacrée ce soir-là au bilan de la situation syrienne, une femme, prétendant être l’ambassadrice syrienne annonçait sa démission car « la réponse donnée par le gouvernement n’est pas la bonne » et reconnaissait « la légitimité du peuple » au regard de « ce cycle de violence ». L’équipe de la rédaction avait invité l’ambassadrice à exprimer la position du gouvernement syrien sur les affrontements, mais la personne contactée avait un autre message à faire passer, celui du refus de suivre un gouvernement criminel. De France, des fonctionnaires syriens exprimeraient leur refus de la répression… Cela aurait été une première pour la Syrie. Dans la matinée, l’équipe de France 24 avait décidé d’aborder la répression en Syrie. Les journalistes ont pris contact avec les intervenants de l’émission: « Notre premier geste a été d’intégrer la voix du gouvernement », explique Renée Kaplan, directrice adjointe de la chaîne, contactée par LEXPRESS.fr. Elle précise comment la rédaction et l’ambassade sont entrées en contact. Le service de presse de l’ambassade a répondu à l’appel de la rédaction et de nombreux emails ont été échangés dans la journée. Selon Renée Kaplan, une « fausse ambassadrice » a accepté de participer et annoncé sa démission en anglais puis en français, ce qui exclue l’hypothèse d’une erreur de script. Personne n’attendait une telle déclaration, surtout d’un représentant de la Syrie. Pourtant, celle-ci aurait été plausible, au vu des images, d’une violence sans nom, venues de Syrie. Réactions de l’ambassadrice Quelques minutes après la déclaration, Reuters confirme la démission, mais de son côté, l’ambassadrice dément sur la télévision syrienne. « Je suis ambassadrice syrienne et je resterai ambassadrice syrienne », réaffirme Lamia Chakkour en rappelant que « la Syrie est dans le coeur de chaque citoyen arabe » et doit sa grandeur « à ses jeunes ». La Syrie « résistante » a été offensée et elle promet de démentir la déclaration de sa démission « en langue française dans la plus grande chaîne ». Ce sera sur BFMTV. « France 24 a été clairement manipulée » affirme Renée Kaplan. Pour la chercheuse syrienne Bassma Kodmani , deux hypothèses sont envisageables: « Cela pourrait être une mutinerie à l’intérieur de l’ambassade de Syrie à Paris. Ou bien une manipulation venue du régime lui-même, afin de décrédibiliser France 24 et les médias occidentaux ». Le quotidien syrien Al-Watan s’est d’ailleurs empressé de critiquer avec virulence l’ensemble de la presse en France. « C’est un scandale historique impliquant (…) toute la presse française. Cela devrait inciter à la démission immédiate du rédacteur en chef de France 24 (…) et peut-être du Premier ministre français. Le niveau professionnel et moral de cette chaîne est tombé au plus bas, jusqu’au point de falsifier les informations et de les fabriquer », a écrit ce journal très proche des cercles du pouvoir syrien.

 


La Turquie lâche la Syrie


 

La Turquie a choisi son camp. Ankara ne veut plus soutenir Damas. Alors que l’afflux de citoyens syriens fuyant la répression se poursuit en Turquie, le Premier ministre turc accuse Damas d’“atrocités”. Bachar el-Assad ne semble plus être l”‘ami” de Recep Tayyip Erdogan, comme il en parlait quelque fois avant le mouvement de révolte en Syrie. Le Président turc était reçu ce vendredi à la télévision : “Je vous dit clairement que son frère, Mahir el-Assad, chef de la Garde républicaine, réagit de façon inhumaine; il va droit vers un massacre. Cela concerne le Conseil de Sécurité de l’ONU qui travaille déjà dans ce sens là. Après tout cela, la Turquie ne peut plus défendre la Syrie.” La Turquie maintient ses frontières ouvertes, et pour l’instant plus de 2.500 Syriens sont venus chercher refuge dans des camps côté turc de la frontière, dans la province de Hatay. La plupart de ces réfugiés fuient la ville de Djisr al-Choughour, où les forces de sécurité ont mené des opérations de ratissage ces derniers jours. Opérations qui ont eu de l‘écho à travers tout le pays, comme le montrent ces manifestations à Damas, où la colère du peuple ne faiblit pas.

 

(Source: “euronews” le 10 juin 2011) http://fr.euronews.net/2011/06/10/la-turquie-lache-la-syrie/

 

¿participarán en los gobiernos?
 

La irrupción de la mujer contra las tiranías en las revueltas árabes


El papel de las mujeres en las manifestaciones que vienen desarrollándose desde comienzos de año en el mundo árabe e islámico sorprende y se expande. Han participado activamente en el derrocamiento de las dictaduras, pero ¿participarán también en el poder?

El papel de las mujeres en las manifestaciones que vienen desarrollándose desde comienzos de año en el mundo árabe e islámico sorprende y se expande. En la plaza Tahrir de El Cairo, en la de Azadi en Teherán, en la Perla de Bahrein, en la plaza Mohamed Buazizi de Túnez, en la plaza del Cambio en Sanaa, mujeres y hombres han marchado codo con codo gritando consignas en defensa de la democracia y en reclamo de una mayor libertad personal.

En Irán HalehSahabi es la última mártir de la revuelta contra el régimen islámico de Ahmadineyah. Murió de un paro cardiaco el miércoles día 1, cuando las fuerzas de seguridad intentaban interrumpir el funeral de su padre en Teherán. Haleh había obtenido un permiso para salir de prisión, donde cumplía una condena de dos años por defender los derechos humanos, para ir al entierro. La oposición denuncia que ha muerto de un infarto tras ser golpeada por la policía. El gobierno de Teherán lo desmiente y asegura que tenía problemas cardiacos.

La República Islámica de Irán lleva dos años de turbulencias. Desde las controvertidas Elecciones presidenciales que llevaron al poder a MahmudAhmadineyah ha habido centenares de detenidos por motivos políticos. El 10 por ciento de los arrestados son mujeres, según las organizaciones internacionales de Derechos Humanos. Es más, cien de los 500 iraníes procesados y que cumplen condena son mujeres, además de otras 500 detenidas que aguardan juicio.

Las mujeres han participado activamente en todas las campañas presidenciales, en particular la que opuso a Mir HosseinMousavi, exprimer ministro contra el actual presidente Ahmadineyad. Mousavi prometió terminar con la desigualdad en el derecho de herencia, de testimonio judicial y de custodia de los hijos, que son algunas de las restricciones impuestas a las mujeres por el régimen islámico. La participación en la campaña de su esposa ZahraRahnavard, expresidenta de la Universidad de Teheran, fue un factor importante que le valió el apoyo femenino.

En la actualidad el 64 por ciento de los estudiantes universitarios en Irán son mujeres. Son las paradojas y las contradicciones de la sociedad iraní respecto de la condición femenina. Las mujeres pueden votar y ser candidatas para altos cargos, pero deben observar un código de vestimenta obligatorio. Pueden manejar automóviles personales, taxis, camiones de bombero, pero no andar en bicicleta », cuenta el director del Centro de Estudios Iraníes de la Universidad de Stanford en Estados Unidos, en su último libro “Palabras, no espadas”.

Las revueltas alcanzaron su punto culminante en Túnez, el país musulmán en el que la mujer poseía más derechos legales y donde el nivel de formación es más elevado. En las redes sociales que han jugado un papel crucial para el derrocamiento del dictador Zine Ben Ali, el testimonio de una mujer tunecina es revelador:“Como la mayor parte de mujeres en nuestro país, estábamos atónitas antelas imágenes de horror difundidas por la cadena de televisión Al Yazira. Creíamos vivir en un mundo perfecto, y era máscómodo pensar en una exageración mediática: esto no puede ocurrir en nuestro país, nos decíamos. Sin embargo poco a poco el movimiento de revuelta ganó nuestros corazones, nuestras casas y nuestras conversaciones; un movimiento aplastante, rápido, que empujaba a todo el mundo en su camino, el tiroteo, el clamor de la muchedumbre de día y de noche gritando libertad, cantando a la esperanza; el olor penetrante de las bombas lacrimógenas; los eslóganes innovadores, inocentes y elocuentes anunciaban el comienzo de un nuevo capítulo en la vida política tunecina…

El 14 de enero ha marcado para siempre nuestras vidas: a partir de hoy se acabó el miedo;hemos enviado un eslogan Made in Tunisia a todos nuestros amigos, en Egipto, en Libia, en China, en Yemen, en Siria, y es solo el comienzo!”. Lo firma Flor de Sahara.

El interrogante que se extiende en la órbita islámica es el siguiente: ¿Deben temer las mujeres las consecuencias de las revueltas?.“La amenaza islamista” ha sido el espantajo que agitaban los tiranos y sus protectores en Occidente. Las mujeres tunecinas no se dejaron intimidar por ello. El dia antes de la vuelta al país del exilio londinense de RachidGhanuchi, líder del movimiento islamista En Nahda, miles de mujeres se manifestaron en el centro de la capital Túnez. El llamamiento de la Asociación de Mujeres Demócratas que lidera la juez Sana Ben Achour sacudió la capital. “Democracia bienvenida, discriminación degage (fuera!)”, “No a la sumisión, no ala exclusión, no a la marginación de las mujeres”. Al desfile se unieron cientos de hombres.

En Egipto la situación ha sido diferente. La inmensa mayoría de las mujeres que se han movilizado en la Plaza Tahrir lo han hecho al llamamiento de las organizaciones islámicas, los Hermanos Musulmanes principalmente. Aunque también la corriente laica y modernista de las mujeres egipcias gana cada díamás fuerza. Al calor de las concentraciones en la plaza Tahrir ha nacido un Movimiento por la Laicidad en Egipto, que se inspira en el combate de la célebre escritora NawalSaadawi.

Sin embargo el Comité Constitucional encargado de elaborar los principios que deberán regir el futuro de Egipto, no ha incluido ninguna mujer entre sus miembros, lo que ha originado una fuerte protesta desde la sociedad civil. Tanto más que las mujeres están presentes ya sea en la Corte Constitucional Suprema como en la Facultad de Derecho.

Las mujeres árabes y musulmanas han participado activamente en el derrocamiento de las dictaduras. ¿Participarán también en elpoder? Es la gran incógnita.

Pedro Canales (corresponsal en El Magreb)

Fecha publicación: (06-06-2011)
 
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(Source: “El Impartial” (Quotidien – Espagne)

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