11 janvier 2010

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TUNISNEWS

9 ème année,N° 3520 du 11.01.2010

 archives : www.tunisnews.net 


JeuneAfrique: Des Tunisiens en colère contre Kaddafi Houcine Ghali: Tunisie : Raz – le bol de la repression  et de la misere à Jebeniana Khaled Ben M´Barek: Lettre ouverte à âm Laârouci El Héni AFP: CAN-2010 – Tunisie: les Aigles de Carthage sous la pression du rachat African Manager: Tunisie- CAN : Al Jazeera dicte sa loi et refuse tout compromis Ouest-France: Saint-Malo : 3 000 tonnes de sel tunisien débarquées sur les quais Info Tunisie: La neige couvre Aïn Draham de son blanc manteau! AFP: Mali: Al-Qaïda hausse le ton, menace d’exécuter un otage français AFP: Les principaux troubles liés à la branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique AFP: Iran: Mehdi Karoubi dénonce « la répression au nom de la religion »


Des Tunisiens en colère contre Kaddafi

 
11/01/2010 17:40:22 | Jeune Afrique | Par : Abdelaziz Barrouhi (à Tunis) Les relations entre Ben Ali et Kaddafi sont tendues, en dépit d’une harmonie de façade Des dizaines de Tunisiens expulsés et une taxe d’entrée en Libye pour les ressortissants du pays de Ben Ali suscitent colères et indignations. Officiellement, les relations entre Zine el-Abidine Ben Ali et Mouammar Kaddafi sont « excellentes », et leur concertation est quasi permanente. En deux semaines, le président tunisien a envoyé deux messages au « Guide » libyen. Le premier, à la mi-décembre, par l’intermédiaire de son Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, venu coprésider la haute commission mixte entre les deux pays avec Baghdadi Mahmoudi, son homologue libyen. Période de tension Le second, le 3 janvier, par l’entremise de Kamel Morjane, le ministre de la Défense. Ce message devait revêtir une importance particulière pour que ce diplomate chevronné (il a été représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RD Congo) ait été dépêché en Libye alors qu’Abdelhafidh Harguem, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, s’y trouvait trois jours plus tôt. Ce dernier participait à la conférence des ministres des Affaires étrangères des cinq pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA), où Abdelwahab Abdallah, le ministre tunisien, brillait par son absence. Même si Kaddafi et Morjane sont censés avoir évoqué des questions d’intérêt commun, et si les médias tunisiens restent discrets sur le sujet, les relations bilatérales traversent une période de tension. Manifestations de colère En décembre dernier, la Libye a expulsé des dizaines de Tunisiens par charter. Et elle exige désormais que les hommes d’affaires et les touristes paient une taxe d’entrée de 150 dinars (78 euros) et soient porteurs de 1 000 dollars (ou de l’équivalent en euros). Exaspérés par ces restrictions, les transfrontaliers, qui vivent des échanges traditionnels entre les deux pays, ont manifesté leur colère. Les Libyens, pour leur part, entrent toujours aussi librement en Tunisie. Près d’un million et demi d’entre eux s’y sont rendus en 2009, presque autant de Tunisiens faisant le chemin inverse.
(Source: JeuneAfrique.com le 11 janvier 2010)


Tunisie : Raz – le bol de la repression  et de la misere à Jebeniana

Houcine Ghali, Genève

Les manifestations organisées par les jeunes des collèges du 18 janvier 1952 et de Sidi Abi Ishâq le 6 janvier, pour exprimer leur soutien aux étudiants emprisonnés à Tunis, parmi lesquels se trouve Mohamed Soudani, originaire du même village, ont déclenché une prise de conscience et un appui sans précédent de la part de la population, des syndicats et des différentes catégorie du personnel de l’ enseignement secondaire.

En effet, c’ est la première fois que le directeur du collège du 18 janvier 1952 ait enfin osé dénoncer la responsabilité de la police dans le saccage de l’ établissement, que le personnel enseignant et encadrant les élèves ait dénoncé la brutalité de l’ intervention des forces de l’ ordre et qu’ une grève ait été organisée.

Pour la première fois aussi, la société civile a manifesté son soutien aux élèves, fonctionnaires et enseignants du collège du 18 janvier 1952, agressés à coups de matraques et de gaz lacrymogène, blessés et arrêtés. C’ est ainsi que les syndicats de la santé publique, de l’ enseignement de base et secondaire, de la confection, du gaz et de l’ électricité et même des employés de la municipalité de Jebeniana, ont décidé de se mettre en grève durant deux heures ( de 10 à 12h ) ce lundi 11 janvier.

Lorsqu’ on sait que toutes les sections syndicales régionales se trouvent sous la coupe de la direction de l’ unique  syndicat national, l’ UGTT, lui même totalement inféodé au pouvoir en place, et que les employés de la municipalité de Jebeniana n’ ont jamais désobéi aux responsables du parti/Etat, le RCD, où le maire lui-même occupe une place de choix, on mesure bien le raz-le-bol de l’ ensemble de la population de Jebeniana et leur exaspération face à la répression et à la barbarie policière.

J’ ai expliqué les raisons qui ont toujours poussé les jeunes de Jebeniana à multiplier les manifestations, les luttes et le soutien aux justes causes tunisiennes et arabes, malgré la dure répression policière ( voir l’ article : Tunisie : Jebeniana, village de misère et de révolte, sur Tunisnews du 9 janvier ).

Maintenant, il faut situer les responsabilité et faire l’ analyse politique de ce qui vient de se passer à Jebeniana.

La première question qui vient à l’ esprit et qui s’ impose est celle-ci : Jusqu’ à quant le pouvoir destourien va-t-il opposer la violence et la répression aux moindres  manifestations de la société civile ? Est-il normal de gouverner longtemps avec un système antidémocratique, oppressif et renfermé sur lui-même, en continuant à user de la langue de bois, pour maquiller la réalité objective et présenter le pays comme le modèle des contrées émergeantes, jouissant des droits de l’ homme, de la liberté et de l’ égalité ?

Un pouvoir usant d’ un  système politique qui tire sa légitimité de l’ usage de la répression sous toutes ses formes, avec un nombre impressionnant de policiers, l’ usage de la délation, le maintien à leurs postes de milliers de représentants de l’ Etat, du parti accaparant le pouvoir, assoiffés d’ opportunisme, manquant de conscience et se moquant éperdument du bien de la communauté, ne rencontre sur sa voie que colère, frustration, absentéisme et opposition de la majorité du peuple.

Jebeniana est l’ exemple même d’ une politique qui n’ a pas su tenir ses promesses depuis le changement du 7 novembre 1987. Les habitants mesurent la sincérité et la réalité d’ une politique par leur vécu de tous les jours, l’ état de leur pouvoir d’ achat, l’ exercice effectif de leurs droits sociaux, politiques et économiques, le respect de l’ individu et la mise de l’ Administration au service de la population.

Or, la réalité à Jebeniana fut et est toujours autre : règne de l’ injustice, de la répression, du chômage. Le pouvoir, à travers ses représentants et les élus de son parti RCD, domine toute la société civile et ne laisse ni une miette à l’ opposition ni une indépendance aux autres structures du système en place.

Les délégués se succèdent dans la continuité. On en change tous les quatre ou cinq ans, mais leur comportement est toujours le même. Enfermé dans son vaste et somptueux bureau, le délégué ne met jamais les pieds dans les quartiers du village jusqu’ à son départ. Il ne fait qu’ exécuter les ordres du premier délégué de Sfax ( wilaya ou département ) et du gouverneur de cette ville. Dès qu’ il débarque à Jebeniana, les représentants du parti RCD, le maire et le ‘oumda  courent lui  présenter un tableau merveilleux du village : Il n’ y a aucun problème, tout beigne, il n’ y a ni chômage, ni saleté, ni manifestations, ni aucun besoin. De toute façon, le délégué ferme les yeux sur les tristes réalités du village parce qu’ il n’ ose jamais demander les réformes nécessaires permettant l’ émancipation du village. Elles nécessiteront beaucoup d’ argent que le gouvernement n’ a jamais prévu pour cette fin et les supérieurs du délégué n’ apprécieront nullement «  cet excès de zèle « .

Les représentants du pouvoir et élus du parti RCD à Jebeniana se distinguent par la médiocrité de leur bagage intellectuel et la prépondérance de leur opportunisme. Secondés par des dizaines de subalternes dans les comités de quartiers, des membres des associations civiles, du club de fooball, de la maison des jeunes et des mouchards qui fréquentent les mosquées, ils veillent à ce que l’ ordre recdeiste règne, selon les instructions venues d’ en haut.

Or, Jebeniana regorge d’ universitaires, de gens intègres, de personnes qui jouissent de toutes les capacités pour les mettre au service de la population. Mais, pour leur malheur, ils ne sont pas et ne veulent pas être membres du RCD, parti qui détient le pouvoir. Ils sont en majorité indépendants ou ayant d’ autres convictions politiques. Et c’ est pourquoi ils restent sur le carreau.

Lorsque j’ ai demandé à un responsable local du RCD pourquoi le pouvoir ne laisse pas les opposants participer à l’ émancipation de leur village en s’ organisant d’ une manière indépendante, il m’ a répondu : «  Mais le RCD est ouvert à tout le monde et à son sein on peut travailler même si certains de ses membres ont des idées divergentes « !!

Adhésion au parti RCD et à la politique du pouvoir déficitaire, hypocrite et obéissant souvent à des fins opportunistes, inadéquation entre le discours officiel et idéologique développé quotidiennement par le président de la République et les membres du gouvernement et relayé par les journaux, radios et télévisions à la solde du régime, face à une réalité chargée de répression, d’ oppression, de multiples difficultés et d’ une identité formée de mimétisme occidental et d’ archaïsme islamique, c’ est ainsi que se résume aujourd’hui la situation en Tunisie.

Houcine.Ghali@bluewin.ch


 

Lettre ouverte à âm Laârouci El Héni
 
Louanges à Allah, Cher âm Laârouci, je m’excuse de m’adresser à vous en français, mais je sais que vous êtes assez armé pour me lire. Il se passe des choses dans la vie politique tunisienne qui sont de l’ordre de la succession des générations. La nôtre a depuis longtemps cessé de considérer le pouvoir comme sacré ou tabou; vous devez en être instruit depuis que vous connaissez dans votre entourage des personnes ex-opposantes radicales, même si, comme en d’autres occasions, vous vous refusez bizarrement à citer personne en particulier.. Or, il s’agit ici d’une querelle vitale entre ceux qui sacrifient leur vie en exil pour un idéal et campent sur leur idéal, comme vous le faites si solidement envers feu Bourguiba, et ceux qui pensent que l’on peut allégrement devenir retourné (m’torin en bon tunisien) et se vendre au plus offrant tout en regardant les gens droit dans les yeux ! Car en fait, cher âm Laârouci, quels que soient les défauts personnels de Slim Bagga, il n’a jamais retourné sa veste, ce pourquoi il aurait pu être récompensé de quoi lui faire oublier les années de misère et de privation de militant. Sur ce point, lui jeter la pierre c’est voir sa maison voler en éclat… Ya âm Laârouci, je m’attendais à ce que vous défendiez les résistants à la tyrannie de l’Etat, qui vous pousse à attendre l’avènement de Tunisnews pour pouvoir vous exprimer, qui, lorsque vous vous exprimez quand même, vous bloque vos livres inoffensifs, voire élogieux pour lui, qui exile certains des vôtres et les oblige à ramper sur le ventre pour pouvoir rentrer doté d’un petit pécule après tant de privations, qui confisque la liberté de certains journalistes que vous connaissez très bien… Je vous appelle affectueusement à maintenir votre respect pour la cause de vos compatriotes qui luttent de l’extérieur et à ne surtout pas les prendre en mépris en pensant qu’ils sont sur le point de s’écrouler parce qu’il ont subi telle ou telle défection ou qu’ils sont si faciles à acheter… Ya âm Laârouci, si on vous avait demandé à vous de renier Bourguiba pour pouvoir conserver votre liberté ou votre sécurité, vous auriez refusé de plier et vous auriez mérité le respect de tous, y compris vos contradicteurs politiques. Qu’est-ce que cela aurait été si on vous avait demandé de faire le tour de vos camarades de lutte, de vos collègues du corps des délégués et autres compatriotes récalcitrants face au sort fait à Bourguiba, en vue de les retourner contre l’ancien président au profit du nouveau ??  Vous l’auriez fait, même si on devait vous trancher la tête ?? Vous auriez fait des déclarations publiques mettant en avant les tares du premier et le génie du second ?? Vous auriez fait le pied de grue face aux locaux du parti au pouvoir pour qu’on voie bien que vous vous êtes converti à l’un et rejeté l’autre ??… Vous vous seriez senti la honte de vous-même et de vos enfants, que vous avez élevés dans le sens de l’honneur et de la réctitude… Il ne faudrait pas que vous nous reprochiez exactement ce sur quoi vous estimez bâtir tout votre être et votre dignité : al wafa, al oûhoud, al ikhlas, ach’charaf… Je ne suis pas d’accord avec tous vos points de vue, mais je vous lis régulièrement ; or, ce sont ces valeurs-là que je partage et que vous consolidez en moi par-delà toutes nos différences. Et si certains ont tenté de vous impliquer dans cette affaire, ne vous laissez pas faire, même s’il s’agit de dhaoui kourbê, même si vous vous refusez à citer qui que ce soit… C’est pour cette raison que je vous appelle à rester loin de cette bataille des exilés à laquelle s’attache des enjeux nationaux vitaux pour notre pays et, individuellement, pour nous autres exilés. Car la question pour nous est bien être ou ne plus être face aux menées de renseignements barbouzards, aux efforts de débauchage, aux manipulations de la presse, de l’opinion et de certains exilés devenus des négriers sans vergogne, face aux tentations pour obtenir le retournement de militants de longue date, soudainement réduits à une prostitution politique éhontée… Ya âm Laârouci, continuez vos conseils au pouvoir, vos efforts pour faire libérer vos écrits prisonniers, vos commémorations si pathétiques de Bourguiba et vos souvenirs du mouvement national, amis restez en dehors de ces échanges d’exilés auxquels vous n’aurez bientôt plus aucun lien direct, si ce n’est déjà fait. Respectueusement Votre fils exilé depuis bientôt 17 années et qui n’a rien fait pour être privé de son pays : Khaled Ben M´Barek


CAN-2010 – Tunisie: les Aigles de Carthage sous la pression du rachat

 

AFP, le 9 janvier 2010 à 10h35 TUNIS, 9 jan 2010 (AFP) – TUNIS – Sous pression depuis son élimination à la dernière minute du Mondial-2010 lors d’une amère défaite (1-0) face au Mozambique le 11 novembre, la Tunisie s’engage dans la Coupe d’Afrique des Nations en Angola (10-31 janvier) avec le devoir de se racheter.    A Lubango, site du groupe D dans le sud de l’Angola, elle devra cravacher dur le 13 janvier contre la Zambie, le 17 face au Gabon et le 21 devant le Cameroun. Ce dernier match de poule sera placé sous le signe de la revanche, les Aigles de Carthage n’oubliant pas leur élimination (3-2 après prolongations) par les Lions indomptables en quarts de finale de la CAN, il y a deux ans au Ghana.    L’équipe se veut animée d’un nouvel esprit sous la conduite du Tunisien Faouzi Benzarti, un homme à poigne adepte du football offensif, successeur du Portugais Humberto Coelho, qui avait fait les frais de l’élimination de novembre, seize mois seulement après avoir succédé au Français Roger Lemerre.    Le groupe tunisien, qui a subi les défections des milieux Mouihbi (Club Africain) sur blessure et Ben Khalfallah (Valenciennes) pour raisons personnelles, comprend trois novices: Akaichi (meilleur buteur du championnat tunisien avec l’Etoile du Sahel), Msakni, promesse de l’Espérance Tunis et le talentueux Dhaouadi du Club Africain.    Après un premier stage local axé sur le travail physique (21 au 28 décembre), les Aigles de Carthage ont établi leur camp de rassemblement à Abou Dhabi (Emirats).       Passer le premier tour et voir venir                       S’appuyant essentiellement sur des joueurs du cru, la Tunisie-championne d’Afrique 2004- compte également sur l’expérience étrangère de sept de ses joueurs: Mikari, Ben Saada et Jemaa en France, Haggui et Falhi en Allemagne, Ragued en République tchèque et Chermiti en Arabie Saoudite.    Les supporteurs placent leurs espoirs dans les maîtres à jouer des clubs nationaux, tels Darragi et Msakni, un tandem talentueux de l’Espérance.    Pourtant, la tâche ne sera pas de tout repos pour un ensemble dont l’inefficacité offensive, en l’absence de Chikhaoui, blessé, et la fébrilité de l’axe défensif démontrée depuis l’éviction de Jaidi, jugé trop vieux, ne manquent pas d’inquiéter les Tunisiens.    « Je réfléchis en des termes très positifs car je n’admets pas l’idée d’un échec », avait tenté de rassurer le nouveau coach. Et de marteler par la suite que « l’objectif sera de passer le premier tour puis de voir venir ».    Dans tous les cas, supporteurs et médias ne semblent guère disposés à tolérer une nouvelle sortie de route.


Tunisie- CAN : Al Jazeera dicte sa loi et refuse tout compromis

African Manager 11-01-2010 : Il n’a pas été possible à la télévision tunisienne de parvenir à un accord sur les droits de transmission terrestre des rencontres de la Coupe d’Afrique de football , avec la chaîne Al Jazeera qui détient les droits de diffusion  de ces rencontres, en raison de l’intransigeance de cette chaîne à poser  des conditions exorbitantes et impossibles, apprend-on de sources informées à Tunis. La première offre présentée par la chaîne Al Jazeera Sports a comporté une somme de 10 000 dollars , soit plus de 13 000 dinars tunisiens , en contrepartie de l’acquisition des droits de diffusion de 9 rencontres. Soucieuse de permettre au public tunisien de suivre ces matchs, notamment ceux qui seront disputés par l’équipe nationale tunisienne, l’Etablissement de la télévision tunisienne a présenté une série de propositions et d’offres à Al Jazeera Sporst qui a fait une contre- proposition définitive de 9 400 000 dinars tunisiens exigeant, de surcroît, de disposer des droits de diffusion  des rencontres du championnat de Tunisie et de la Coupe de Tunisie de football durant trois saisons successives ainsi que des résumés hebdomadaires de tous les événements footballistiques en Tunisie. La même source ajoute qu’il a été demandé à la chaîne tunisienne d’intervenir pour aider à la commercialisation des cartes d’abonnement au bouquet d’Al Jazeera Sports, des demandes qui ne relèvent nullement des compétences de l’Etablissement de la télévision tunisienne et qui requièrent l’ouverture de négociations avec d’autres parties concernées. La chaîne Al Jazeera Sports a été informée de l’impossibilité d’accepter les conditions posées au motif qu’elles sont excessives et reflétant clairement la volonté de la chaîne de ne pas parvenir à une formule acceptable et satisfaisante pour les deux parties, outre le fait qu’elles contreviennent aux protocoles régissant les conditions de vente des droits de diffusion des rencontres de la coupe d’Afrique de football. La même source rappelle que l’Etablissement de la télévision tunisienne avait acquis les droits de diffusion des rencontres de la coupe d’Afrique de football auprès de  l’ancienne société détentrice des droits de diffusion pour environ deux millions de dinars.


Saint-Malo : 3 000 tonnes de sel tunisien débarquées sur les quais

 
Un vraquier en provenance de Sousse, ville portuaire de l’est de la Tunisie, a débarqué 3 000 tonnes de sel dans le port de Saint-Malo, en début d’après-midi. Une commande de la Timab, filiale du groupe malouin Roullier, spécialisée dans le négoce de matières premières. De quoi approvisionner les départements, comme les Côtes-d’Armor, en pénurie de sel pour dégeler les routes. Une trentaine de camions, autorisés à rouler de façon exceptionnelle le dimanche, sont en train de rouler pour desservir les dépôts bretons.
(Source: Ouest-france.fr le 10 janvier 2010)

La neige couvre Aïn Draham de son blanc manteau!

INFOTUNISIE – Située à 230 kilomètres au nord-ouest de Tunis et connue pour son altitude de 1000 mètres par rapport au niveau de la mer, Aïn Draham porte, depuis quelques jours, un manteau blanc confectionné par les quantités de neige s’installant sur cette région ces derniers jours. Les habitants d’Aïn Draham se sont familiarisés avec cette retouche naturelle qui vient renforcer la richesse du paysage naturel tunisien, notamment les hauteurs du nord ouest du pays, vêtues par un drap de neige. Incités par la beauté du paysage naturel d’Aïn Draham en hiver, les Tunisiens s’y rendent chaque année pour profiter de ce don naturel outre la pratique de certaines activités sportives et de loisirs et ce, malgré le froid … Rappelons qu’Aïn Draham tient le record des régions tunisiennes quant à l’épaisseur des couches de neige, environ 2 mètres en 2005. Cette région est considérée également comme l’espace préférée pour les différents clubs et structures sportives aussi bien tunisiennes qu’internationales, la ville abritant le centre sportif international qui répond aux standards mondiaux en matière d’infrastructure, d’équipements, de commodités de vie et de confort au profit de tous ces visiteurs. A trois kilomètres du centre-ville, ce complexe sportif de haut niveau a abrité les entraînements et stages de préparation de « grands » clubs sportifs et sélections tunisiennes et arabes, mais également des équipes européennes de football, handball…, des plus connues à l’échelle mondiale.
(Source: « Info Tunisie » le 11 janvier 2010)

 


Mali: Al-Qaïda hausse le ton, menace d’exécuter un otage français

 
AFP, le 11 janvier 2010 à 14h45 Par Serge DANIEL BAMAKO, 11 jan 2010 (AFP) – La branche d’Al-Qaïda au Maghreb, qui détient six Européens en otage, a haussé le ton lundi en menaçant d’exécuter un Français enlevé fin novembre dans le nord désertique du Mali, si quatre de ses combattants détenus au Mali n’étaient pas libérés d’ici le 30 janvier. « Aqmi demande aussi une rançon, beaucoup d’argent, pour libérer l’otage de la France. Ils (islamistes) demandent ça en plus de la libération de leurs quatre prisonniers au Mali », a déclaré une source proche des intermédiaires négociant la libération du Français. Le montant n’a pas été précisé. Ces menaces sont d’autant plus prises au sérieux que, début juin 2009, Aqmi avait annoncé avoir tué, pour la première fois, un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer qu’elle détenait depuis janvier, Londres ayant refusé de céder au chantage des combattants islamistes. « Le groupe a donné aux gouvernements français et malien une période de 20 jours pour relâcher les quatre prisonniers d’Aqmi (Al-Qaïda au maghreb islamique) au Mali, sans quoi (Pierre) Camatte sera exécuté », indique le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE. Il cite un communiqué datant du 10 janvier et émanant de forums jihadistes. « Que la France et le Mali soient informés que nous leur donnons 20 jours pour répondre à notre demande, sans quoi les deux gouvernements seront tenus entièrement responsables de la mort de l’otage français », selon une citation d’un autre site de surveillance, Intelcenter. Selon une source sécuritaire malienne, les quatre prisonniers dont Aqmi exige la libération avaient été arrêtées « il y a quelques mois » lors d’une « opération de ratissage dans le nord » du Mali. « Parmi eux, il y a une personne originaire du Burkina Faso, deux autres originaires de la Mauritanie et un Algérien », a ajouté cette source. Leur identité n’a pas été précisée. Lundi en début d’après-midi, les autorités de Paris et Bamako n’avaient pas officiellement réagi à ces nouvelles exigences d’Al-Qaïda. « Nous ne commentons pas de telles déclarations. S’agissant de la situation de notre compatriote, nous restons pleinement mobilisés », s’est borné à indiquer le ministère français des Affaires étrangères. Agé de 61 ans et domicilié dans les Vosges, M. Camatte avait été kidnappé en pleine nuit dans un hôtel de Ménaka, au nord-est du Mali, près de la frontière nigérienne. Le lendemain de l’enlèvement, la France avait appelé ses ressortissants vivant dans le nord et l’est du Mali « à quitter immédiatement la zone en raison d’une nouvelle aggravation de la menace terroriste ». Ce rapt a été suivi des enlèvements en Mauritanie de trois humanitaires espagnols, le 29 novembre, et de deux Italiens le 17 décembre, dont une femme originaire du Burkina Faso. Ils sont détenus par trois groupes différents dans le nord désertique du Mali, où circulent combattants islamistes, trafiquants de drogue et migrants clandestins, selon des sources sécuritaires maliennes et étrangères. L’otage français est détenu par un groupe dirigé par l’Algérien Abdelhamid Abou Zeïd, l’un des émirs les plus radicaux d’Aqmi et auteur de l’assassinat d’un otage britannique, selon ces sources. Les trois Espagnols sont entre les mains de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, alias Belawar. Il serait réfugié dans des grottes dans une zone désertique malienne, non loin de la frontière algérienne. Le couple italien serait, quant à lui, détenu par Abou Yaya Amane, un lieutenant de Abou Zeïd, voulant marquer son propre territoire. Le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini doit entamer lundi en Mauritanie une tournée africaine d’une semaine, qui le mènera jusqu’en Tunisie. « Naturellement, le ministre discutera avec les autorités en Mauritanie de la question des otages », a précisé son porte-parole. AFP

Les principaux troubles liés à la branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique

 

 
AFP – le 11 janvier 2010, 12h36 PARIS, 11 jan 2010 (AFP) – Voici un rappel depuis trois ans des principaux troubles, violences ou enlèvements, liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi, ex-GSPC), qui a menacé d’exécuter un otage français, enlevé fin novembre, si quatre de ses prisonnniers au Mali ne sont pas libérés sous 20 jours: – 14 sept 2006: Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien prête allégeance à Oussama ben Laden et promet de poursuivre le jihad. Le ralliement du GSPC à Al-Qaïda a été officiellement annoncé le 11 par le numéro deux d’Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri. En janvier 2007, le GSPC annonce avoir changé de nom sur « ordre » de ben Laden, précisant qu’il se nomme désormais « Mouvement d’Al-Qaïda au pays (région) du Maghreb islamique » (Aqmi). – 11 avr 2007: 30 morts, plus de 200 blessés dans deux attentats quasi simultanés à Alger, l’un visant le Palais du gouvernement, revendiqués par Aqmi. – 6 sept: 22 morts et plus de 100 blessés dans un attentat-suicide visant le cortège du président Abdelaziz Bouteflika à Batna (est). Le 8, un nouvel attentat-suicide contre une caserne à Dellys (Kabylie), fait 30 morts. Les deux attaques sont revendiqués par Aqmi. – 14 déc: Deux attentats-suicide d’Alger, visant le Conseil constitutionnel, la Cour suprême et deux immeubles de l’ONU, font 37 morts, dont 17 employés de l’ONU. Revendiqués par Aqmi. – 24 déc: Quatre touristes français sont tués en Mauritanie par trois hommes armés près d’Aleg (sud-est ).Trois jeunes mauritaniens présumés proches d’Aqmi seront arrêtés. – 22 fév 2008: Deux touristes autrichiens sont enlevés en Tunisie, avant d’être transférés dans le nord du Mali. Le rapt est revendiqué par Aqmi. Ils sont libérés après huit mois de détention. – 14 déc: Enlèvement de deux diplomates canadiens dans la région de Niamey, revendiqué par Aqmi. Ils sont libérés dans le nord du Mali en avril 2009. – 22 jan 2009: Quatre touristes européens (deux Suisses, un Allemand et un Britannique) sont enlevés dans la zone frontalière entre Mali et Niger. Le 3 juin, Aqmi, qui avait revendiqué l’enlèvement, annonce avoir tué le touriste britannique. – 23 juin: Un Américain dirigeant un établissement d’enseignement à Nouakchott, est tué par balles. Aqmi revendique l’assassinat. – 26 nov: Enlèvement d’un ressortissant français, Pierre Camatte, à Ménaka (plus de 1.500 km au nord-est de Bamako), revendiqué par Aqmi. – 29 nov: Trois humanitaires espagnols de l’ONG Barcelona Accio solidaria sont enlevés par des hommes armés à 170 km de Nouakchott (nord-ouest). Aqmi revendique le rapt. – 18 déc: Un couple de voyageurs italiens est enlevé dans le sud-est de la Mauritanie. Aqmi revendique l’enlèvement. – 28 déc: Quatre touristes saoudiens faisant route vers le Mali, sont tués au Niger dans la région de Tillabéri (ouest). Les autorités maliennes annoncent l’arrestation de trois suspects, sans préciser leur nationalité. Aqmi n’a pas revendiqué l’attaque. AFP


Iran: Mehdi Karoubi dénonce « la répression au nom de la religion »

 

AFP, le 11 janvier 2010 à 14h02     TEHERAN, 11 jan 2010 (AFP) – L’un des chefs de l’opposition iranienne, Mehdi Karoubi, a dénoncé « la répression du peuple au nom de la religion » par les autorités, dans une lettre ouverte publiée lundi par le site de son parti Sahamnews.org. AFP – le 11 janvier 2010, 16h06 L’un des chefs de l’opposition iranienne, Mehdi Karoubi, a dénoncé « la répression du peuple au nom de la religion » par les autorités, dans une lettre ouverte publiée lundi par le site de son parti Sahamnews.org. Ancien président du parlement et candidat malheureux à la présidentielle de juin face au président Mahmoud Ahmadinejad, M. Karoubi a répété ses accusations de fraude lors de ce scrutin en parlant de « vol politique ». « Dieu soit témoin comment ils (les dirigeants iraniens, ndlr) ont transformé une dispute politique en guerre religieuse pour pouvoir, au nom de la religion, réprimer les revendications politiques des gens », écrit M. Karoubi. « Nous ne savions pas que réclamer notre vote et protester contre le vol politique équivalaient à être ennemi de Dieu (mohareb) et corrupteur sur terre », deux termes utilisés par le pouvoir contre les manifestants de l’opposition, ajoute-t-il. Dans la Charia (loi islamique) en usage en Iran, la peine capitale peut être prononcée contre les personnes reconnues coupables d’être « mohareb » ou « corrupteur sur terre ». M. Karoubi et un autre candidat de l’opposition à la présidentielle, l’ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi, qui se sont retrouvés depuis juin à la tête de l’opposition au président Ahmadinejad, font l’objet de pressions politiques et de menaces physiques croissantes. « Les menaces et les intimidations (…) ont renforcé ma détermination et je me suis préparé ainsi que mes enfants à toute catastrophe », a affirmé M. Karoubi dans sa lettre ouverte. Selon son parti, M. Karoubi a été attaqué par des miliciens et des partisans du pouvoir jeudi alors qu’il était en déplacement dans la ville de Qazvin (nord). Selon la même source, sa voiture a notamment été la cible de tirs, ce que la police locale a démenti. M. Moussavi qui a fait lui aussi l’objet d’intimidations physiques ces dernières semaines, s’est déclaré le 1er janvier prêt à mourir en « martyr » plutôt que de renoncer à faire entendre sa voix. M. Karoubi a affirmé lundi que les autorités devaient « se confesser, se repentir et demander le pardon du peuple », en écho aux demandes similaires faites par le pouvoir aux dirigeants de l’opposition. « Ceux qui ont privé le peuple du droit de choisir (…) et fait taire ses protestations sous les balles devraient se repentir » pour permettre à la République islamique de sortir de l’une des plus graves crises politiques de son histoire, a-t-il affirmé. La Révolution islamique de 1979 « s’est égarée », a encore estimé l’ancien président du parlement, en appelant à nouveau les autorités à mettre fin à la répression, à relâcher les prisonniers politiques et à assurer la liberté de la presse pour sortir de la crise. L’ancien président réformateur Mohammad Khatami, devenu lui aussi l’une des figures de l’opposition après le scrutin de juin, a mis en garde pour sa part lundi pouvoir et opposition contre tout « extrémisme ». « Nous sommes dans une situation qui va entraîner un dangereux cycle de violence si aucune solution n’est trouvée », a-t-il averti, cité par l’agence Isna.  AFP

 

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