10 octobre 2011

TUNISNEWS
11 ème année, N°4120 du 10.10.2011
archives : www.tunisnews.net

 


AP: Tunisie: des islamistes radicaux s’en prennent à la chaîne privée Nessma et à une faculté de Sousse

Leaders: Nessma TV ciblée par des salafistes : une condamnation unanime

TF1News: Tunisie : offensive islamiste contre une télévision et une université

Le Monde.fr: Une chaîne tunisienne attaquée par des islamistes pour avoir diffusé Persepolis

Kapitalis: l’affaire d’espionnage « Magenta » et le Super flic Ali Mrad

La croix: En Tunisie, un difficile chemin vers l’élection

Le Post.fr: Habib Bourguiba a été recruté par les services secrets italiens à ses débuts?

Gnet: le courant passe mal entre les candidats et les citoyens

Le Post.fr: La torture n’a pas commencé avec Zin Abidine Ben Ali

Gnet: Point de vue d’une franco-tunisienne sur les élections du 23 octobre

Luiza Toscane: Dédions ce 10 octobre à Yosri Trigui


Tunisie: des islamistes radicaux s’en prennent à la chaîne privée Nessma et à une faculté de Sousse


 
AP Publié le 09-10-11 à 15:20 Modifié à 15:19
 
TUNIS (AP) — Des islamistes radicaux ont voulu s’attaquer dimanche au siège de la chaîne privée tunisienne Nessma qui avait diffusé ces derniers jours le dessin animé « Persepolis », un film qu’ils ont jugé hostile à leurs convictions religieuses, selon le directeur de la station, Nabil Karoui. La veille, ils s’en étaient pris à la faculté des lettres de Sousse (150km au sud-est de Tunis) à la suite du refus de sa direction d’inscrire une étudiante portant le niqab et refusant de l’enlever pour s’identifier.
 
Ces incidents surviennent alors que le pays s’apprête à élire le 23 octobre une Assemblée constituante, neuf mois après la chute du régime autoritaire de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali.
 
« Persepolis », réalisé par Marjane Satrapi avec Vincent Paronnaud, est adapté de la bande dessinée de la jeune femme, Iranienne installée en France, dans laquelle elle raconte son enfance en Iran après la révolution islamique. Il a obtenu le prix du jury au festival de Cannes en 2007.
 
Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur Hichem Meddeb, les forces de l’ordre ont barré la route aux assaillants qui se dirigeaient vers les locaux de la chaîne située près du centre de Tunis. Il a fait état de près de 30 arrestations en soulignant « la détermination des autorités à s’opposer aux fauteurs de troubles ».
 
Le patron de la station, Nabil Karoui, a dénoncé « une atteinte à la liberté d’expression », disant avoir reçu des menaces de mort adressées à lui-même et aux membres de sa famille. « Ces extrémistes veulent imposer une nouvelle dictature, mais nous continuerons notre tâche conformément à notre ligne éditoriale indépendante », a-t-il lancé sur la radio Mosaïque FM.
 
La veille, des troubles avaient éclaté à la faculté des lettres et des sciences humaines de Sousse, attribués à « des fanatiques religieux », suite au refus de l’administration d’inscrire une étudiante portant le niqab et qui ne voulait pas dévoiler son visage pour identification. Selon l’agence officielle TAP, quelque 200 personnes ont envahi la faculté en brandissant des pancartes qui appellent au droit de porter le niqab, voile intégral islamiste.
 
Le doyen de la faculté, Moncef Abdeljelil, cité par la TAP, a fait état d’une « violente agression » perpétrée contre le secrétaire général de l’établissement universitaire qui a semé « un climat de frayeur et de panique dans les rangs des étudiants et des enseignants ». Au cours d’une réunion d’urgence, le doyen et plusieurs enseignants ont appelé à la promulgation d’une circulaire interdisant le port du niqab dans les différents établissements universitaires. Au début de l’année universitaire, une note prohibant le port du niqab avait été publiée par le conseil scientifique de cette faculté.
 
A Tunis, plus de 200 femmes répondant à un appel lancé sur les pages des réseaux sociaux du Web ont manifesté samedi pour dénoncer « les forces rétrogrades et les fanatiques ». Scandant des slogans hostiles au port du niqab qui « porte préjudice à l’identité de la femme tunisienne », elles ont appelé à mettre fin aux campagnes d’intimidation et à lutter contre le fanatisme religieux.
 
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique ainsi que le Pôle démocratique moderniste (PDM), qui rassemble plusieurs partis et personnalités indépendantes, ont « fermement condamné » ces violences qui « portent atteinte à l’intégrité de la faculté ». AP
 

Nessma TV ciblée par des salafistes : une condamnation unanime


 
2011-10-09
Nouveau cran dans la montée de la pression salafiste, à deux semaines du scrutin du 23 octobre. Au lendemain des incidents perpétrés à la Faculté des Lettres de Sousse pour imposer l’inscription d’une étudiante portant le Niqab, c’est autour de la chaîne Tv Nessma de subir, dimanche, des tentatives d’assaut de ses bureaux sur l’avenue Mohamed V, par un groupe de salafistes. Se déclarant indignés par la diffusion, vendredi soir, par la chaîne du film Persepolis, ils étaient venus de Bab Saadoun et ont dû être interceptés par les forces de l’ordre, avant qu’ils n’arrivent aux locaux de Nessma Tv.
 
 
Selon le porte-parole officiel du ministère de l’Intérieur, Hichem Meddeb, des salafistes s’étaient dirigés vers deux établissements de la chaîne Nessma TV à Tunis, après avoir tenu une réunion à Bab Saâdoun, avec la participation d’environ 280 personnes, en vue de l’assaillir. Toutefois, les forces de sécurité les ont repoussé et les ont dispersé », précise la même source. La Police a procédé à des vérifications d’identité et déféré certains des assaillants devant le Parquet.
 
Un communiqué de Nessma TV précise qu’il s’agit de « groupes d’hommes barbus et de femmes portant le niqab. Certains des assaillants étaient armés de couteaux et de bâtons ».
 
Le personnel de la chaîne (journalistes, techniciens et responsables) a, également, condamné, dans ce communiqué, ce qu’il a considéré comme étant « une attaque violente », appelant l’opinion publique et la société civile à faire face à de telles pratiques qui sont de nature à menacer la stabilité sociale et à interdire l’opinion contraire.
 
Pour sa part, M. Nabil Karoui, directeur de la chaîne de télévision « Nessma TV », a dénoncé ce qu’il a qualifié de « dictature de la violence », à travers laquelle « certains tentent d’étouffer la voix de la liberté d’expression », réaffirmant que la chaîne « continuera d’accomplir son rôle et maintiendra sa ligne éditoriale. »
 
Les partis politiques et la société civile sont unanimes à condamner ces attaques et mettre en garde contre leur recrudescence. Samir Dilou, membre du bureau politique d’Ennahdha a souligné qu’ « on ne peut que condamner », tout en estimant qu’il s’agissait d' »actes isolés » et qu’il n’y avait « pas lieu de s’inquiéter ».
 
Le PDP (parti démocrate progressiste) a également « condamné énergiquement » l’attaque de Nessma. « Tous les sujets qui concernent de près ou de loin l’identité arabo-musulmane sont explosifs » en Tunisie, a estimé Sami Ghorbal, conseiller politique au PDP. Le président d’Ettakatol (gauche) a exprimé « sa solidarité » avec Nessma et insisté sur « le droit à la liberté d’expression ». « Les salafistes n’ont pas à remplacer la dictature de Ben Ali », a réagi Nadia El Fani à l’AFP. « Les barbus atteindront leur but si on continue à avoir peur. On se tait en pensant qu’il ne faut pas réveiller la bête, mais la bête est là ».
 
(Source:Leaders.com.tn le 9 octobre 2011)
 

Tunisie : offensive islamiste contre une télévision et une université


TF1News le 09 octobre 2011 à 17:48

200 salafistes ont tenté d’attaquer dimanche le siège de la télévision privée Nessma à Tunis après la diffusion vendredi soir du film franco-iranien « Persepolis ». La veille, la faculté de Sousse avait été envahie après le refus d’inscription d’une étudiante en niqab.

A moins de 15 jours des premières élections en Tunisie, les fondamentalistes religieux se font entendre. Quelque 200 salafistes ont tenté d’attaquer dimanche le siège de la télévision privée Nessma à Tunis après la diffusion vendredi soir du film franco-iranien « Persepolis » et d’un débat sur l’intégrisme religieux, a-t-on appris auprès de la chaîne et du ministère de l’Intérieur. Un incident qui intervient au lendemain d’une manifestation d’islamistes à la faculté de Sousse pour soutenir une étudiante interdite d’inscription pour port du niqab. « Il y a eu une première tentative d’attaque de notre siège par un groupe de 200 salafistes, qui ont été dispersés par la police avant d’atteindre les locaux », a raconté à le président de Nessma Nebil Karoui qui avait redouté dans un premier temps que les assaillants ne tentent d’incendier le siège de sa chaîne. Sa chaîne avait reçu des menaces de mort après la diffusion vendredi soir du film d’animation de Marjane Satrapi « Persepolis », qui décrit le régime iranien de Khomeiny à travers les yeux d’une petite fille. « Les forces de l’ordre sont intervenues et ont dispersé les assaillants« , a indiqué pour sa part le porte-parole de l’Intérieur Hichem Meddeb, faisant état d’une centaine d’interpellations. Il a précisé par la suite que « moins de 10 personnes ont été déférées devant le procureur« .« Au vu des déclarations et menaces postées ces derniers jours sur les pages Facebook, ces gens avaient l’intention d’attaquer la chaîne », a-t-il dit, ajoutant que « les forces de l’ordre tunisiennes étaient déterminées à empêcher toute tentative de trouble à l’ordre public« .

Le parti islamiste condamne l’acte La diffusion de Persepolis en arabe dialectal tunisien était une première en Tunisie. « Ce film sera en principe rediffusé mardi soir. D’un point de vue éthique et moral, on ne peut rien lui reprocher », a déclaré à une cadre de la chaîne sous couvert d’anonymat. Quoiqu’il en soit, l’incident intervient au lendemain de l’invasion par des hommes armés de la faculté de lettres de Sousse (sud), après le refus d’inscription d’une étudiante en niqab. Il se produit également à moins de 15 jours des premières élections en Tunisie depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier. Les Tunisiens sont appelés à élire le 23 octobre une assemblée constituante, un scrutin où les islamistes d’Ennahda sont considérés comme les grands favoris. Un responsable d’Ennahda, a condamné l’incident mais estimé qu’il s’agissait d’un « acte isolé ».

En juillet dernier, les salafistes, dont le parti Tahrir n’a pas été légalisé, avaient attaqué un cinéma à Tunis qui diffusait un film de la réalisatrice tunisienne Nadia El Fani sur la laïcité.


Une chaîne tunisienne attaquée par des islamistes pour avoir diffusé Persepolis


 

Le siège de la télévision privée tunisienne Nessma a été pris d’assaut par près de 300 salafistes, dimanche 9 octobre, en raison de la diffusion, vendredi, du film Persepolis et d’un débat sur l’intégrisme religieux.« Les salafistes, rejoints ensuite par une centaine d’autres personnes, se sont dirigées vers Nessma pourattaquerla chaîne. Les forces de l’ordre sont intervenues et ont dispersé les assaillants », a annoncé le ministère de l’intérieur.

« Après la diffusion de Persepolis il y a eu des appels sur Facebook àbrûlerNessma et àtuerles journalistes, a raconté le président de la chaîne, Nebil Karoui.Nous sommes habitués aux menaces mais ce qui est grave c’est que cette fois-ci ils sont passés aux actes. Nessma est la chaîne moderniste du Maghreb, on ne se laissera pasintimideret nous continuerons àdiffuserles films qu’on veut. On n’a pas chassé une dictature pourrevenirà une autre »

La police protège désormais le siège de la chaîne. Plusieurs journalistes de Nessma ont fait part de leur vive inquiétude, certains craignant que les autres locaux de la chaîne en région soient également ciblés. Cette attaque menée par des intégristes intervient au lendemain de l’invasion par des hommes armés de la faculté de lettre de Sousse, après le refus d’inscription d’une étudiante en niqab.

A 15 JOURS DES ÉLECTIONS

Pour une cadre de la chaîne, citée anonymement par l’AFP, cette attaque doitinciterles Tunisiens à serendreaux urnes.« J’espère que ce genre d’événement vapousserles citoyens indécis àallervoterle 23 octobre, car le danger (intégriste) est imminent », a-t-elle ajouté. Il s’agira du premier scrutin en Tunisie depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier. Les Tunisiens sont appelés àélireune assemblée constituante, un scrutin où les islamistes d’Ennahda sont considérés comme les grands favoris.

Le parti Ennahda s’était publiquement démarqué des salafistes – dont le parti Tahrir n’a pas été légalisé – après l’attaque, fin juillet, d’un cinéma de Tunis qui avait diffusé un film deNadia El-Fanisur la laïcité. Dimanche, un de ses responsables a condamné cette nouvelle attaque.« On ne peut quecondamnerce genre d’incident. Il ne faut pasbrouillerles cartes et les gens doiventgarderleur calme.Si les gens ont des critiques àfairecontre Nessma, ils doivent s’exprimerdans la presse, pasutiliserla violence », a ditSamir Dilou, membre du bureau politique d’Ennahda, qualifiant ces attaques« d’actes isolés ».

Une manifestation contre l’interdiction du voile intégral chez les femmes à l’université a donné lieu, dimanche, à des affrontements à Tunis entre policiers et manifestants islamistes. Quant à Persepolis, dont c’était la première diffusion en arabe dialectal tunisien, il sera à nouveau à l’antenne de Nessma mardi soir.

Source: “Le Monde.fr” Le 09-10-2011

Lien: http://www.lemonde.fr/tunisie/article/2011/10/09/une-chaine-tunisienne-attaquee-par-des-islamistes-pour-avoir-diffuse-persepolis_1584656_1466522.html


l’affaire d’espionnage « Magenta » et le Super flic Ali Mrad


Roger Faligot et Pascal Krop sont surement les 2 meilleurs journalistes spécialistes du renseignement français. La qualité de leurs ouvrages, la véracité des informations, scoops et révélations qu’ils publient prouvent qu’ils sont une sorte de communicants des services français (la DGSE : La Direction générale de la sécurité extérieure) .

 

Il y a quelques mois, l’ancien Directeur de la Sureté en Tunisie Hssan Babou a évoqué une affaire passée presque inaperçue : celle de l’implication d’un haut fonctionnaire du Ministère de l’Intérieur en Tunisie dans les années 60 dans une grave affaire….Il s’agit de l’affaire « Ali Mrad »

50 ans après les faits, on ne peut que s’interroger : Tous ces hommes affectés dans le temps à la police politique pour torturer les youssefistes, les militants de l’extrême gauche et les Tunisiens ordinaires… n’était- il pas « plus patriotique » d’affecter tous ces agents à surveiller les vrais ennemis de la Tunisie ?

L’ancien Directeur de la Sureté Hssan Babbou précise que Béji Caid Essebsi et M. Khfacha n’ont pas voulu limoger ce responsable.

Béji Caid Essebssi, a bien publié des mémoires (qui s’entendent sur 525 pages où on ne trouve aucune précision sur cette affaire) mais il n’a pas eu le « courage politique » de s’expliquer sur cette bavure 50 ans après les faits.

Or, selon les deux spécialistes du Renseignement français, il semble que ce haut responsable au Ministère de l’intérieur était lié au réseau « Magenta ».

Aujourd’hui que M. beji Caid essebsi est revenu à la vie politique tunisienne, il doit s’expliquer sur cette affaire et bien d’autres.

A moins qu’il n’ait pas le courage politique de le faire ….

Source: “Kapitalis” Le 09-10-2011

Lien: http://www.lepost.fr/article/2011/10/09/2609548_tunisie-l-affaire-d-espionnage-magenta-et-le-super-flic-ali-mrad.html

 


En Tunisie, un difficile chemin vers l’élection


 

La participation des femmes aux élections de l’Assemblée constituante, le 23 octobre, en Tunisie, est « essentielle pour la réussite de la transition démocratique », assure Lilia Laabidi, ministre des affaires de la femme, qui rappelle qu’« elles ont joué un rôle majeur dans la révolution ».

Fin septembre, son ministère a lancé une vaste campagne de sensibilisation pour les encourager à voter. Il a aussi organisé, en coopération avec l’Assemblée des régions d’Europe (ARE), un colloque dédié aux femmes candidates. Des initiatives similaires animent la société civile.

Le décret-loi sur les élections, adopté en avril, institue la parité sur les listes électorales, lesquelles doivent faire figurer alternativement les candidats hommes et femmes pour assurer à ces dernières des positions éligibles. Mais de la théorie à la pratique… Seules 5 % des listes sont menées par des femmes. Et avec 1 600 listes candidates, beaucoup de formations politiques pourraient ne compter qu’un élu : un homme.

PARITÉ DANS LA LOI ÉLECTORALE

« Il y a un problème de mentalité, explique Faïza Skandrani qui a créé l’association Égalité et parité. Beaucoup de gens ne conçoivent pas encore qu’une femme soit tête de liste. » Dans les semaines qui ont suivi la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, le 14 janvier, cette universitaire et féministe a coordonné le « Groupe d’appui à la parité ».

Presque tous les partis, y compris les islamistes d’Ennahda, avaient fini par soutenir l’inscription de la parité dans la loi électorale. « Nous espérions qu’ils joueraient le jeu jusqu’au bout », soupire-t-elle.

Or la plupart des formations ont « placé des personnalités connues à la tête de leurs listes ». Un critère défavorable aux femmes, qui souffrent d’un manque de visibilité sur la scène publique.

Et les femmes elles-mêmes rechignent à se propulser sur le devant de la scène, telle Faten Khamassi, 40 ans, professeur en économie rurale et candidate pour le Réseau Doustourna, un groupe né de la société civile, qui a refusé d’être tête de liste. « J’ai pensé que mon engagement serait plus utile en appuyant une liste qu’en la menant », justifie-t-elle.

MILLE CANDIDATES POTENTIELLE

« Beaucoup de femmes sollicitées craignaient de ne pas avoir le temps ou la capacité d’honorer des engagements politiques », relève Soumaya Jemili, 50 ans, membre du bureau exécutif du parti centriste Al Majd et tête de liste dans une circonscription de Tunis.

L’association Égalité et parité avait entrepris de constituer un fichier de mille candidates potentielles « pour détromper les partis qui estimaient que les compétences féminines manquaient », précise Faïza Skandrani.

Elle a reçu plusieurs centaines de CV, « mais quand il s’est agi d’avoir son nom sur une liste, beaucoup ont fait marche arrière ». Pourtant en dépit de l’hésitation des candidates, le Pôle démocratique moderniste (PDM) – une coalition d’organisations de la société civile et de partis de centre gauche – a réussi la parité des têtes de liste avec 16 femmes pour 17 hommes. Une exception dans le paysage politique.

INTIMIDATION DES EXTRÉMISTES RELIGIEUX

Pour Bochra Belhaj Hmida, avocate et ex-présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), qui mène une liste du parti de centre gauche Etakattol (ex-Forum démocratique pour le travail et les libertés), « les femmes ont raté une occasion de prendre la place qui leur revient dans le débat politique, faute de solidarité ».

Elle croit aussi déceler une « volonté d’écarter certaines femmes » de la vie publique. Les militantes de l’ATFD sont l’objet « de violentes campagnes d’intimidation et de diffamation, qui ont pu freiner toutes les femmes à se présenter », dit-elle. Une expérience vécue par Faïza Skandrani, dont les pages Facebook et les blogs ont été plusieurs fois piratés ces derniers mois, mettant à mal son travail.

Beaucoup voient dans ces attaques la main des extrémistes religieux proches de la tendance salafiste, voire de militants du parti Ennahda, que les sondages – une nouveauté en Tunisie – placent en tête du scrutin, avec plus de 20 % des intentions de vote.

Cette perspective inquiète les féministes, qui accusent le mouvement de tenir un double discours. « Des dirigeants d’Ennahda assurent vouloir faire progresser la condition féminine, dit Faïza Skandrani, mais d’autres s’opposent à l’égalité entre hommes et femmes en matière d’héritage. »

Source: “La croix” Le 09-10-2011

Lien: http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/En-Tunisie-un-difficile-chemin-vers-l-election-_NG_-2011-10-09-721077


Habib Bourguiba a été recruté par les services secrets italiens à ses débuts?


Roger Faligot et Rémi Kaufferauteurs de l’ouvrage « Le Croissant et la croix gammée : Les Secrets de l’alliance entre l’Islam et lenazisme d’Hitler à nos jours « révèlent que Habib Bourguibaa été recruté par les services secrets italiens à ses débuts ».Cet ouvrage (extrêmement rare. A sa parution, plusieurs pays dont les responsables sont citès dans cet ouvrage l’ont acheté en grand nombre afin que les lecteurs ne puissent pas prendre connaissance des informations explosives qu’il contient. Il faut chercher cet ouvrage sur des sites comme Amazon, Price minister, Abebook ou Chapitre.com. le prix varie de 80€ à 500€) consacre 2 chapitre à la Tunisie et révèle même les noms de code de plusieurs ministres de Bourguiba et des proches de Wassila Ben Ammar qui ont été recrutés par des services d’espionnage.Il s’agit d’un sujet des plus tabous en Tunisie. Pourtant,certainshommes politiques tunisiens ou certains responsables des services de sécurité et des opposants en vue (ou des militant(e)s des droits de l’Homme ou des journalistes) sont des « honorables correspondants » de services de renseignement étrangers.

Source: “Le Post.fr” Le 09-10-2011

Lien: http://www.lepost.fr/article/2011/10/09/2609522_tunisie-habib-bourguiba-a-ete-recrute-par-les-services-secrets-italiens-a-ses-debuts.html


le courant passe mal entre les candidats et les citoyens


Les partis politiques ont démarré tambour battant leur campagne électorale, promettant monts et merveilles à des citoyens, encore perdus au milieu de cette profusion de partis politiques et de listes indépendantes. Hormis les citoyens déjà conquis à une cause, à un leader ou à un parti, bon nombre de Tunisiens sont encore indécis, ne savant pas à quel saint se vouer. Qui choisir ? Qui est à même de contribuer à sortir la Tunisie de l’ornière, et à amorcer le processus de reconstruction sur de nouvelles bases, solides et pérennes. Il est vrai que cette campagne électorale, la première digne de ce nom dans l’histoire de la Tunisie, se fait dans l’émotion et la ferveur. Son éclectisme en renforce le charme, et anime cet échiquier politique revigoré, dont les contours se clarifieront au lendemain du 23 octobre avec la proclamation des résultats du scrutin. Après une semaine du démarrage de la campagne électorale, le manque de symbiose est, néanmoins, perceptible entre la classe politique et les citoyens. Les discours enflammés des candidats lors des meetings électoraux semblent perdre de leur emprise, aussitôt les micros coupés, et les séances levées. La prestation de certaines têtes de liste à la télé laissent à désirer, tant sur le fond que sur la forme. Faire de la politique n’est pas donné à tout le monde, plusieurs candidats se trompent lourdement de créneau, et décrédibilisent davantage les politiques aux yeux des Tunisiens. Ils se rendront compte, à leurs dépens, de leur poids plume au moment où l’on fera parler les urnes. A ce stade, la confusion demeure entière face à ce foisonnement de partis. Les Tunisiens demeurent sceptiques quant à la capacité des partis à concrétiser les revendications populaires. Au point que d’aucuns n’hésitent pas à taxer les postulants pour un siège au sein de l’assemblée nationale constituante, d’opportunistes qui font la politique politicienne pour arriver à leur fin, et accéder au pouvoir. Ce sentiment domine, particulièrement, chez les couches défavorisées dont les conditions de vie difficiles sont inchangées. Ces dernières exigent du concret, et sont lasses d’entendre des promesses sans lendemain. Face à leur désenchantement, la magie des programmes électoraux n’opère point. Certes les acteurs politiques n’ont pas le même poids, ni la même popularité auprès de l’opinion et encore moins le même profil. Il y a tout d’abord les ténors politiques, ces anciens militants, toutes tendances confondues, ceux qui se prévalent d’un long combat contre la dictature ; et d’autres des novices certes, mais dont le sérieux et le degré d’engagement sont variables. Les anciens ont présenté, quasiment tous, des programmes électoraux portant sur un projet de constitution, et un programme économique et social. Cela n’a pas été le cas de tous des nouveaux partis, seuls quelque uns ont présenté leur vision de la prochaine constitution, ainsi que du futur modèle de développement de la Tunisie. Les programmes des uns et des autres présentent de grandes ressemblances, et se confinent pour la plupart dans l’énonciation des principes généraux. Leurs auteurs ont tendance à oublier que les prochaines élections sont celles d’une assemblée constituante dont la mission principale sera de rédiger la constitution et de jeter les fondements de la deuxième République. Chose qu’une large frange de la société tunisienne comprend peu, ou pas du tout. Un effort pédagogique reste à faire à deux semaines de la tenue des élections. Sinon, on aura des électeurs désabusés qui soit s’abstiendront de voter le 23 octobre, soit ils le feront sans grande conviction. Dans les deux cas, ce sera dommage pour ce rendez-vous électoral crucial pour la Tunisie. Le pari pour la réussite de ces premières élections, que l’on veut démocratiques, libres et transparentes, ne sera gagné que par une adhésion totale des électeurs, en prévenant tous les moyens détournés. Les rumeurs persistantes qui font état de l’achat des voix par certains partis font peur, et hypothèquent les résultats du scrutin. La sanction doit-être sévère contre ces politicards sans scrupules qui exploitent la misère humaine, pour assouvir leur avidité pour le pouvoir. Ces pratiques réelles ou supposées ne doivent pas, en revanche, nous dissuader de nous diriger massivement aux urnes le 23 octobre. Il y a bien des politiques intègres et engagés, qui méritent notre confiance. Ils appartiennent à différents bords politique, leurs dénominateurs communs, c’est leur haute moralité et leur détermination à rompre définitivement avec le passé peu glorieux de la Tunisie. Au lendemain des élections, on aura, selon le mode de scrutin, une assemblée constituante, plurielle et multicolore, puisqu’aucun parti n’aura la majorité absolue. Espérons qu’elle ne sera pas disparate, au risque de tomber dans l’instabilité. Les nouveaux élus seront condamnés à s’entendre dans l’intérêt de la Tunisie, et à éviter, autant que faire se peut, les tiraillements idéologiques stériles, générateurs de blocages pouvant mener vers une impasse.

Source: “GlobalNet” Le 09-10-2011

Lien: http://www.gnet.tn/temps-fort/tunisie/scrutin-le-courant-passe-mal-entre-les-candidats-et-les-citoyens/id-menu-325.html


La torture n’a pas commencé avec Zin Abidine Ben Ali


La torture en Tunisie n’a pas commencé avec Ben Ali. Il faut rappeler que Ben Ali n’a fait son entrée au ministère de l’intérieur comme directeur de la Sureté qu’en décembre 1977. Pourtant la torture n’a pas cessé en Tunisie de 1955 à décembre 1977.

Ben Ali a trouvé un système. Ce n’est pas lui qui l’ait inventé. Bien sur qu’il assume une responsabilité politique dans le maintien de ce systéme. Cependant, tous les ministres de l’Intérieur ainsi que les directeurs de Sureté assument la même responsabilité que Ben Ali.

 

Ci-dessousà titre de rappel la liste de tous les ministres de l’Intérieur en Tunisie ainsi que la liste des directeurs de sureté (Liste rappelée par le Blogueur Yassine Ayari).

L’Historien Mohamed Dhifallah et le politologue Mohsen Toumi ont dressé 2 tableaux (voir ci-dessous) qui recensent les procès politiques en Tunisie de 1956 à 1987.

Durant tous ces procès,les témoignages sont unanimes :

« La torture a été systématiquement pratiquée sur les inculpés durant les interrogatoires dans les locaux de la police politique ».

Il va de soi que tous ces ministres de l’intérieur et les Directeurs de suretéont cautionné la torture quand ils étaient au ministère de l’intérieur.

Avec les islamistes et la gauche, Ben ali utilisera EXACTEMENT les mêmes méthodes que Bourguiba a utilisé avec ses opposants. C’est l’Histoire de la tunisie qui le dit.

Ministres d’intérieurs en Tunisie de 1956 à 1987 • Avril 1956 – 1965 : Taieb Mhiri • Juin 1965 – Septembre 1969 : Beji Caied Essebsi • Septembre 1969 – Juin 1970 : Hedi Khfacha • Juin 1970 – Septembre 1971 : Ahmed Mestiri • Septembre 1971 – Octobre 1971 : Hedi Nouira • Octobre 1971 – Mars 1973 : Hedi Khfacha • Mars 1973 – Décembre 1977 : Taher Belkhoja • 22 Décembre 1977 – 25 Décembre 1977 (48 heures) : Abdallah Farhat • Décembre 1977 – Novembre 1979 : Dhaoui Hanabliya • Novembre 1979 – Mars 1980 : Othman Kechrid • Mars 1980 – janvier 1984 : Driss Guiga • Janvier 1984 – Avril 1986 : Mohamed Mzali

• Avril 1986 : Zine El Abidine Ben Ali

Directeurs de sûreté en Tunisie de 1956 à 1987 • 1956 : Ismail Zouiten • 1957-1963 : Driss Guiga • 1963 – 1965 : Beji Caid Essebsi • 1965 – 1967 : Foued Mbazaa • 1967 – 1968 : Taher Belkhoja • 1968 – 1969 : Hssan Babbou • 1969 – 1970 : Monji Kooli • 1970 – 1971 : Zakareya Ben Mostapha • 1971 – 1973 : Hedi Cherif • 1973 – 1977 : Abdelmejid Bousslema • Décembre

1977 – 1980 : Zine El Abidine Ben Ali

• 1980 – 1984 : Abdelmejid Skhiri •

1984 – 1986 : Zine El Abindine Ben Ali

 

 

Tous les ministres de Bourguiba ne se rappellent plus aujourd’hui de la torture.Ils disent qu’ils n’étaient pas au courant. Ils se la jouent des démocrates. Pourtant les seuls mérites qu’on peut reconnaitre à beaucoup d’entre eux, c’est que quand ils étaient au pouvoir, ils ont cautionné la torture et ont détourné de l’argent public. (Il est à rappeler que plusieurs ministres de Bourguiba (ainsi que plusieurs proches de Bourguiba ou de sa femme Wassila Ben ammar) sont des millionnaires voir même des milliardaires. Plusieurs de ces ministres ont des appartements dans les quartiers les plus luxueux de paris (75008,75017,75016). Comment peut-on avec la retraite d’un ministre en Tunisie acheter des appartements valant plus d’un million d’euros ?

Source: “Le Post.fr” Le 09-10-2011

Lien: http://www.lepost.fr/article/2011/10/09/2609466_tunisie-la-torture-n-a-pas-commence-avec-zin-abidine-ben-ali.html


Point de vue d’une franco-tunisienne sur les élections du 23 octobr


Par Marie Christine Barkia

Personne ne peut nier l’immense valeur de la révolution Tunisienne et l’espoir qu’elle a fait naitre chez de nombreux peuples à travers le monde notamment chez les peuples arabes en Égypte, en Libye, en Syrie, au Yémen et ailleurs. Cette révolution qui a poussé des millions de personnes dans le monde à se réveiller et à engager un combat contre les dictatures et les régimes mafieux ; certains ont réussi à abattre le despotisme et à libérer leur peuple, d’autres continuent la lutte acharnée contre le fascisme avec un espoir illimité de réussite pour la libération et la dignité. Souvent il m’arrive de penser aux Tunisiens qui ont fait cette révolution pour laquelle ils ont tant souffert, je pense aussi aux martyrs qui ont donné leur sang et leur vie afin que la Tunisie soit libre et démocratique. Je suis fière et heureuse de vivre ici depuis des années et je remercie le peuple tunisien de nous permettre de vivre des moments historiques depuis le 14 janvier. Une révolution démocratique, ce n’est pas simple mais ce qui est encore plus compliqué c’est de la garder et de faire évoluer les choses dans la bonne voie. Le 23 octobre nous irons voter pour élire une assemblée constituante. Cette assemblée élaborera une nouvelle constitution et votera des lois qui serviront à construire la Tunisie de demain. Il s’agit de ne pas se tromper pour offrir à nos enfants un pays libre où ils seront fiers et heureux de vivre. Aujourd’hui la campagne électorale a commencé. Il y a 1600 listes dans les 27 gouvernorats que compte la Tunisie Les partis se bagarrent les 218 sièges de l’assemblée constituante pour obtenir la meilleure part du gâteau : c’est à dire le plus de sièges possibles. Avec autant de participants, comment feront les gens pour se repérer dans cet échiquier politique ? Comment feront-ils pour retenir les noms et faire le bon choix parmi tous les sigles politiques ? Pour vous donner une idée rien qu’à l’Ariana, il y a 95 listes appartenant à des partis et à des indépendants. Ce seront des élections à la proportionnelle, qui donneront une diversité sur la scène politique. Si nous voulons réellement garder la pluralité pour la Tunisie de demain et vivre dans une société démocratique et juste, il faut se mobiliser et dénoncer les injustices car les magouilleurs politiciens de certains partis ont pensé à tout, leur devise étant de se diviser pour mieux régner. Méfiez-vous des listes qui se disent indépendantes et qui en réalité sont des sous-listes de certains partis connus. Méfiez-vous des listes qui cachent des ex-ministres déchus de Ben Ali ou des ex-RCD. Méfiez-vous des listes qui se distinguent grâce à la pub et au tapage qu’ils ont pu faire autour d’eux depuis le 14 janvier Ce sont des partis qui ont reçu beaucoup d’argent versé par des anciens RCD, cet argent trop facilement gagné est dépensé sans compter pour arriver au pouvoir coute que coute. Tout le monde sait que ces partis ont monopolisé la tv et la radio depuis le début de la révolution, ils ont fait venir des gens par cars entiers pour avoir une foule dense dont le rôle est de les applaudir dans leurs réunions politiques ; ils offrent des cadeaux, des sandwiches et même de l’argent, ce qui ressemble bien aux procédures de l’ancien régime et qui constitue une trahison pour notre révolution du 14 janvier. Méfiez-vous également des partis qui ont utilisé les mosquées pour faire de la propagande politique afin de manipuler les gens en leur faisant des promesses et des discours qu’ils ne pourront pas tenir. Avec eux, c’est le retour aux lois moyenâgeuses. Ce qui est encore plus grave, c’est que ces mêmes partis continuent à payer des personnes pour menacer des pauvres gens afin de les empêcher de participer aux réunions politiques organisées par d’autres partis. Un parti comme le MDS qui était le premier parti d’opposition en 1981et qui a subi cette année là des élections falsifiées sous le régime de Bourguiba travaille dans l’ombre depuis le 14 janvier. Il n’est plus au devant de la scène politique car il a du faire un grand nettoyage pour se débarrasser des responsables impliqués avec l’ancien régime, ce travail a déplu à certains journalistes et responsables nostalgiques du régime de Ben Ali qui ont essayé par tous les moyens de ruiner le MDS et de l’écarter définitivement du champ politique. Le MDS a été également boycotté par la TV nationale ainsi que par les chaines privées qui ont préféré donner la parole à des partis friqués et laisser le MDS de côté, les journalistes des chaînes nationales avaient des consignes pour ne pas les inviter lors des débats télévisés. Les responsables du MDS ont du avoir recours à la justice pour imposer leurs listes dans les diverses circonscriptions et pour les faire reconnaître par les commissions électorales régionales qui ont tout fait pour les saboter malgré la légitimité de ces listes appartenant au parti présidé par Monsieur Ahmed Kaskhoussi, membre par ailleurs de la haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution depuis sa création en avril 2011. Aujourd’hui, le MDS se sent fragilisé par tous ses combats internes et externes menés pour la liberté et la dignité mais, il dérange toujours les partis qui veulent prendre le pouvoir avec leur argent empoisonné. Aujourd’hui sans un sou le MDS est toujours debout, il résiste grâce à la foi et au travail acharné de ses dirigeants et de ses militants. Aujourd’hui le MDS refait surface petit à petit et regagne du terrain. C’est un parti intègre qui continue à se battre avec les moyens du bord pour une Tunisie propre ayant des principes fondamentaux tel que : – justice et égalité totale entre les hommes et les femmes, – séparation entre le pouvoir et la religion – indépendance de la justice – liberté de culte et de religion – liberté de la presse, liberté d’association, liberté de réunion – droit au travail, droit à la santé, droit à l’éducation – respect de tous les droits de l’homme sans exception Alors si vous avez la chance de pouvoir voter le 23 octobre réfléchissez bien, ne votez ni pour les partis de l’argent, ni pour les partis extrémistes et conservateurs, votez pour un parti progressiste. Lorsque vous mettrez votre croix dans la case de votre choix, pensez aux enfants de la Tunisie de demain, votez pour leur liberté et leur dignité, pensez aux martyrs de cette révolution qui sont morts pour cette chère liberté qu’ils auraient tant aimé connaître et vivre. La Tunisie de demain est entre vos mains. Bon vote.

Source: ”GlobalNet” Le 09-10-2011

Lien: http://www.gnet.tn/sur-le-vif/point-de-vue-dune-franco-tunisienne-sur-les-elections-du-23-octobre/id-menu-1006.html

 


Dédions ce 10 octobre à Yosri Trigui


 
« Ce combat pour mettre fin à la peine de mort n’est pas gagné ou perdu à travers moi […]. N’arrêtez jamais de lutter pour la justice, et nous vaincrons. Ce combat est pour tous les Troy Davis avant moi, et ceux qui viendront après moi ». Troy Davis.
 
 

 

 
Lundi 10 octobre sera une journée consacrée au combat pour l’abolition de la peine de mort dans le monde. Dans 45 pays des initiatives seront organisées par des abolitionnistes. Yosri Trigui (1) est dans le couloir de la mort en Irak depuis trois mois. Faisons du 10 octobre une journée de mobilisation pour qu’il ne soit pas exécuté. Comment faire et que faire ? Se joindre aux mobilisations (2) organisées dans un de ces 45 pays et y faire connaître la situation du jeune Tunisien. S’il n’y en a pas dans votre pays, vous pouvez alors contacter l’ambassade d’Irak, écrire aux autorités irakiennes et leur demander que la vie de Yosri Trigui soit épargnée (3).
Luiza Toscane
 
3) Engagez les autorités à surseoir à cette exécution ;

Write immediately in Arabic or English:
  • Expressing concern that Yosri Trigui may not have received a fair trial according to international standards for fair trial
  • Recognizing the right of governments to bring to justice those responsible for serious crimes but insisting that the death penalty is a violation of the right to life and the ultimate form of cruel, inhuman and degrading punishment,
  • Calling on the authorities to declare an immediate moratorium on this execution.
Envoyez vos appels à l’ambassade d’Irak de votre pays en les adressant à :
Please send appeals to the Iraki Embassy in your country and addressed to the targets below to :
Président de l’Irak
Jalal Talabani
President of The Republic of iraq
Convention Centre (kasr Al Maaridh)
Bagdad Irak
Courriel : questions@iraqipresidency.net
Formule d’appel, Salutation : His Excellency, Monsieur le Président

Premier Ministre et ministre par intérim de la Défense et de l’Intérieur
Prime Minister an Acting Minister Of Defence and Interior
His Excellency Nuri Kamil Al-Maliki
Prime Minister
Convention Centre (kasr al-Ma’aridh)
Bagdad. Irak
Courriel : info@pmo.iq
Formule d’appel, Salutation : Monsieur le Premier ministre, Your Excellency,

Ministre des droits humains
Minister of Human Rights
His Excellency Mohammad Shayaa Al Sudani
Convention Centre (Kasr al-Maaridh)
Bagdad. Irak
Formule d’appel, Salutation : Monsieur le Ministre, Your Excellency,

Ministre de la Justice,
Minister of Justice
Hassan Al Shammar
Convention Centre (kasr Al Maaridh)
Bagdad. Irak
Formule d’appe, Salutation : monsieur le Ministre,
Your Excellency
Envoyez aussi des copies aux représentants diplomatiques de l’Irak dans votre pays.
Also Send Copies to the Iraqi diplomatic representatives accredited to your country

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