2 septembre 2008

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TUNISNEWS

8 Úme année, N° 3024 du 02.09.2008

 archives : www.tunisnews.net  


HCR: High Commissioner to Tunisia

Xinhua: Tunisie: 9 candidats Ă  l’Ă©migration clandestine interceptĂ©s en mer

Espacemanager: Facebook: 404 File Not Found – Commentaires

Astrubal : Tunisie : les commentaires que l’on censure sur Espacemanager.com

AFP: Accord italo-libyen sur la colonisation: ni un précédent, ni une référence pour Paris

AFP: Chavez veut des ‘excuses’ pour les ‘gĂ©nocides’ en Afrique et en AmĂ©rique latine

Tunisia Watch: La Libye clos son diffĂ©rend avec l’Italie sur leur legs colonial

Mouhieddine Cherbib: Le Maghreb est entré dans la dynamique altermondialiste cet été

Me Kamel Chaabouni: l’etat d’israel est l’etat des juifs mais aussi de tous les palestiniens, il faut le reconnaitre !

The Observer : Democracy triumphs through example, not force


Antonio Guterres, le haut commissaire pour les réfugiés en visite en Tunisie

High Commissioner to Tunisia

High Commissioner AntĂłnio Guterres arrived in Tunis yesterday evening (Monday) for a two-day visit at the invitation of the Government of Tunisia.

His mission is aimed at strengthening cooperation between UNHCR and Tunisia, and at reinforcing UNHCR’s presence in the country through the establishment of a full-fledged representation.

Mr. Guterres will meet with the President, the Minister of Foreign Affairs, the Minister of Justice and Human Rights, the Minister of National Defense and other senior government officials as well as the UN Country Team, UNHCR partners and staff.

Upon request of the Tunisian government, UNHCR started its operation in the country in 1957 to assist several thousand Algerian refugees who had arrived in the country. Since 1963, UNHCR has maintained an Honorary Representation in Tunis.

(Source: le site official du HCR, le 2 septembre 2008)

Lien:www.unhcr.org/briefing-notes


Tunisie: 9 candidats Ă  l’Ă©migration clandestine interceptĂ©s en mer

 

 2008-09-02 07:07:50       TUNIS, 1er septembre (Xinhua) –Neuf Tunisiens candidats à  l’Ă©migration clandestine, ont Ă©tĂ© interceptĂ©s dimanche en mer  alors qu’ils tentaient d’atteindre les cĂŽtes italiennes Ă  bord  d’une embarcation artisanale, a indiquĂ© lundi le quotidien  tunisien’ Al- Isboui’.        Selon le journal tunisien, ces candidats Ă  l’Ă©migration  clandestine, Ă©taient partis vendredi Ă  minuit de la plage de Raf- Raf du gouvernorat de Bizerte (65 km au nord de Tunis), Ă  bord  d’une embarcation volĂ©e. Toutefois, une patrouille de la garde  maritime tunisienne a pu intercepter l’embarcation non loin des  cĂŽtes de l’ile italienne de ‘Pentalaria’.        Ces candidats Ă  l’Ă©migration clandestine sont arrĂȘtĂ©s, et  ils devraient ĂȘtre prĂ©sentĂ©s devant le procureur de la rĂ©publique  prĂšs du tribunal de Bizerte, prĂ©cise la mĂȘme source.


 

Facebook: 404 File Not Found

dimanche, 31 août 2008 20:21

404 file not found ou encore HTTP 404 – fichier introuvable, ce sont les messages que nous sortent les diffĂ©rents browsers depuis le 24 AoĂ»t 2008 Ă  chaque fois que nous tapons l’adresse www.facebook.com. RĂ©volu le temps du chat classique Ă  travers ICQ, MIRC etc., avec l’avĂšnement de la nouvelle gĂ©nĂ©ration du web, nous commençons Ă  voir dĂ©filer le web participatif et les rĂ©seaux sociaux (HI5, Myspace, Facebook etc..) Ces derniers ont fait leurs preuves et le chef de file est dĂ©sormais Facebook qui,  avec 132 millions de visiteurs pour le mois de juin devient le rĂ©seau social le plus visitĂ© au monde.   En Tunisie, nous avons plus de 153.000 abonnĂ©s au rĂ©seau ADSL et si on considĂšre que pour chaque abonnement 2 personnes se connectent nous avons lĂ  plus de 300.000 internautes qui utiliseraient internet frĂ©quemment dont au moins le cinquiĂšme possĂšde un compte Facebook. Avec ce calcul d’Ă©picier, et si mon compte est bon, la Tunisie en compterait au moins 60.000 membres et dont, au moins, la moitiĂ© est ‘Addicted’ Ă  cette plate-forme. Depuis le 24 AoĂ»t 2008, l’accĂšs Ă  ce site n’est plus possible. Certains parlent de problĂšmes techniques vu que Facebook s’ouvre encore sur des adresses telle que www.www.facebook.com et d’autres Ă©voquent tout simplement le blocage du site en d’autres termes la censure. Supposons que ce soit bel et bien de la censure; Un site aussi populaire que Facebook, qui mobilise autant d’internautes tunisiens reprĂ©sente une aubaine pour des personnes malintentionnĂ©es afin d’essayer de manipuler des concitoyens et de rĂ©pandre des mensonges, calomnie et autres injures. Certains diront que ce n’est pas une raison pour bloquer l’accĂšs Ă  un site arguant que les tunisiens sont responsables et discernent le bien du mal. il ne s’agit pas ici de trouver des excuses ou des circonstances attĂ©nuantes au ‘blocage’ du site (encore faut il rappeler que ce n’est pas sĂ»r que le site ait Ă©tĂ© fermĂ© intentionnellement) mais il faut reconnaĂźtre qu’en laissant les choses comme elles sont, nous risquons de tomber dans une banalisation dangereuse de la calomnie et qui n’a rien Ă  voir avec la libertĂ© d’expression. Si Facebook a Ă©tĂ© censurĂ© c’est donc explicable mais certains se demandent s’il n’aurait pas Ă©tĂ© mieux de laisser ces pseudo opposants parler pour mieux les dĂ©masquer ? Enfin, pour que les choses soient claires, nous ne devons pas oublier que la Tunisie est bel et bien en train d’avancer sur tous les plans et pour la dĂ©mocratie nous avons peut ĂȘtre encore du chemin Ă  parcourir mais Ă©vitons d’ĂȘtre pessimiste et regardons plutĂŽt une fois derriĂšre nous pour Ă©valuer le chemin dĂ©jĂ  parcouru et ce qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© depuis deux dĂ©cennies.L.M.H

Commentaires (19)

A vos marque: Facebook Le re-open

19 mardi, 02 septembre 2008 13:09

Chée

Chers amies et amis: je vous signale que grĂące Ă  vos commentaires sur espace manager (journal Ă  ma surprise lu par un nombre relevĂ© de personnes y compris de grande personnalitĂ© qui ont mis la pression sur l’ATI) Le face book re-fonctionne enfin..

Bravo Ă  tous et bravo Ă  ce site au sujet de face..

18 mardi, 02 septembre 2008 13:00

nas

La blogosphĂ©re tunisienne ? C’est grĂące Ă  elle que la dictature se permet tout, si cette blogosphĂ©re se mobilise un tant soi peu dans le sens des solidaritĂ©s, et juste pour la libertĂ© d’exister des uns et des autres, se mobiliser tous ensemble pour une valeur commune, la libertĂ©, tous ensemble, les blogs politiques, culturels, potiches, merguez, beau matin, en prenant le risque d’ĂȘtre interdits par l’ATI et toujours recommencer, nous sommes des centaines, et sous le nombre et la permanence de la rĂ©sistance, aucun pouvoir ne pourra rien!!!Au lieu de cela , beaucoup font les carpettes, d’autres l’individualisme des lĂąches…akta rassi waoudrab, en fait tunichiens de mes deux vous mĂ©ritez ce qui vous arrive , l’ATI, la dictature et toutes les catastrophes Ă  venir.Quand je lis cet anonyme d’ASTRUBAL qui sur son mĂ©diocre site rĂ©fugiĂ© en HOLLANDE, lui qui censure Ă  tout va, et qui vient donner ici des leçons d’Ă©thiques journalistiques, planquĂ© derriĂšre son masque, je rigole jaune, et je dis que le net tunisien en fait, mĂ©rite toutes les catastrophes. Nasser Hammemi rĂ©sident tunisien

Quelle hypocrisie !

17 mardi, 02 septembre 2008 12:59

Khaled

‘Mais Ă©vitons d’ĂȘtre pessimiste et regardons plutĂŽt une fois derriĂšre nous pour Ă©valuer le chemin dĂ©jĂ  parcouru et ce qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© depuis deux dĂ©cennies.’ Oui, soyons optimistes, en Tunisie tous les sites censurĂ©s ne le seront plus, tous les journaux et les journalistes seront libres d’Ă©crire ce qu’il veulent, et il n y aura plus de chĂŽmage. Monsieur L.M.H, je vous plains. Je ne vous trouve aucune excuse qui justifie votre dĂ©fense a cette censure. Priver des milliers de jeunes tunisiens de cette simple distraction qu’est Facebook sous prĂ©texte que quelques esprits libres y ont trouvĂ© une fenĂȘtre pour s’exprimer ne peut pas se justifier. J’espĂšre qu’en lisant les commentaires qui ont suivi votre article, vous allez rĂ©flĂ©chir plus avant d’Ă©crire votre prochain texte.

juste pour dire que…

16 mardi, 02 septembre 2008 10:56

wassim

En ayant parcouru l’ensemble des commentaires, je suis carrĂ©ment impressionnĂ© par l’Ă©loquence des internautes tunisiens. Dommage qu’il faille obliger les gens Ă  sortir de leur gants pour s’en rendre compte…

internet el 3ahd el hajari

15 mardi, 02 septembre 2008 08:27

bent touniss

A quoi sert exactement cet article? Au premier degrĂ©, il s’agit de confirmer que facebook tunisia a fait naufrage, au second degrĂ©(qui n’est pas si explicite que ça), il s’agit de se fĂ©liciter de ça. Alors chers amis que vous soyez adeptes ou pas de la facebookmania, fĂ©licitons nous car nous ne pouvons mĂȘme plus pouvoir nous connecter pour ĂȘtre en contact avec nos copains via facebook, fini les retrouvailles avec les amis perdus, fini les petites infos sur les potes, fini les invitations aux Ă©vĂ©nements culturels(en plus quelle idĂ©e!)… Chers internautes tunisiens du facebook, j’ai de la peine pour vous, mais surtout pour moi, car je trouvais que c’Ă©tait un bon moyen pour rester en contact avec ma Tunisie, mais quelle connerie! Et vive la CENSURE!

c grave !!

14 mardi, 02 septembre 2008 08:12

mariem

ce qui se passe est vraiment grave c tout ce que je peux dire arretez de raler : ça ne sert absolument à rien!

Ă©tonnant de voir un article comme ça….

13 lundi, 01 septembre 2008 22:45

jean pierre

business man en France, c’est avec grand plaisir que j’ai retrouvĂ© des amis tunisiens avec qui j’avais entamĂ© des contacts et des Ă©changes afin de faire des affaires dans le domaine du tourisme notamment en leur apportant des clients. facebook a Ă©tĂ© l’outil parfait pour y parvenir. je ne peux pas comprendre qu’un site comme celui la puisse ĂȘtre censurĂ© dans un pays qui essaye d’aller de l’avant. comment empĂȘcher tous cette jeunesse brillante d’y accĂ©der? de communiquer, de vivre?? je pense que les personnes qui prennent la dĂ©cision de censurer facebook font une erreur car l’avenir de cette jeunesse c’est via internet et franchement laisser les vivre. si la dĂ©mocratie est en route Ă©pargnez leur les check-points tout les 100m …

Pour ou contre

12 lundi, 01 septembre 2008 21:33

H&M

Ce que je voudrais savoir Ă  travers cet article d’une rare bravoure, ĂȘtes vous tout simplement en train de nous expliquer qu’il est bon de couper l’accĂšs Ă  Facebook pour nous protĂ©ger des mĂ©chants petits hommes verts de la planĂšte ou bien ĂȘtes vous tout de mĂȘme un peu outrĂ© par ce genre de procĂ©dure….? Il semble tout de mĂȘme Ă  travers vos formules diplomatiques (des fois que vous pourriez choquer quelqu’un…) qu’il s’agit d’une belle forme d’article autocensurĂ©… encore un peu de courage vous y parviendrez bientĂŽt. J’ai eu l’occasion Ă©galement de parcourir un autre article concernant facebook et google sur ce site que je croyais crĂ©dible… je pense que nous avons atteint les limites du tolĂ©rable et le cotĂ© obscur de la force nous menace… A bon entendeur salut!

Suis peut ĂȘtre contre cet article mais je suis heureux d’avoir pas censurĂ© les commentaires

11 lundi, 01 septembre 2008 14:51

ABA

C’est la premiĂšre fois que je vois dans un espace tunisien tant de courage pour donner des avis librement mĂȘme si c’est un peu dure! Des commentaires Ă  mon Ă©tonnement qui ne sont pas censurĂ©s par espace.manager : Bravo c’est un pas de gĂ©ant vers ce dialogue des jeunes qui commence Ă  fleurir et merci pour ce site qui donne l’occasion de s’exprimer… ‘Je donnerai ma vie pour que tu t’exprime librement mĂȘme si je suis contre ton avis’.

C’est nul !!

10 lundi, 01 septembre 2008 13:58

Lamia

Je parle autant de la censure de facebook que de cet article. C l’exemple parfait du ‘parler pour ne rien dire’… ‘oui censure’, ‘non pas censure’ et pour conclure ‘censure et alors ?’ M’enfin si tu n’as rien Ă  dire et si tu n’as pas d’opinion autant t’abstenir de dire des c……… !!

chapeau

9 lundi, 01 septembre 2008 13:05

Emna Z

Je trouve que cet article met le doight sur un probleme assez important : La fameuse Error 404 . Oser en parler dans votre journal prouve votre indĂ©pendance et quelque part prouve aussi votre Ă©tonnement avec ce qui se passe pour facebook et je vous en fĂ©licite . Grace Ă  cet article , vous donnez l’occasion Ă  certains de s’exprimer dans un espace ou chacun a le droit de donner son point de vue comme j’ai pu le contaster avec les commentaires dĂ©ja publiĂ©s.

les tunisiens sont-ils tous des imbeciles ?

8 lundi, 01 septembre 2008 10:51

hal

C’est inadmissible de censurer. Cela veut dire que les Tunisiens ne sont pas responsables d’eux memes. Nous ne sommes pas tous des ados de ou des enfants pour nous dire ce que nous devons penser tout de meme. ce n’est pas digne de la Tunisie que nous voulons tous qu’elle soit : Libre et responsable. Ceux qui depassent les bornes doivent etre sanctionnĂ©s, pas de doute mais de la a priver toute la communautĂ© d’un droit parceque une minoritĂ© exagere cela revient a dire qu’il faut eliminer les autos parcequ’il ya quelques uns qui depassent la limite de vitesse, c’est aberrant.

bien dit

7 lundi, 01 septembre 2008 10:45

Kenzo

Je suis habituĂ©e Ă  lire espacemanager qui nous a habituĂ© Ă  la franchise mais aujourd’hui et au risque d’en dĂ©plaire Ă  quelque uns, je trouve l’article Ă©poustouflant tellement le sujet paraissait tabou. Rien que pour ça je vous fĂ©licite.

Je ne crois pas mes yeux

6 lundi, 01 septembre 2008 10:32

Face

Si on prend votre raisonnement nous devons censurer alors Google parlequel on trouve des calomnies diverses et yahoo et aussi les boĂźtes mails parlesquels on peut recevoir des emails calomnieux…Censurer tout l’internet qui est contre la libertĂ© d’expression. Les gens sont assez responsables pour voir e bon et le mauvais si on est vraiment dans un Etat dĂ©mocratique et si il y a des gens qui veulent nuire d’une façon ou d’une autre il y a la police pour dĂ©tecter ces gens lĂ  qui ne sont que minoritĂ©

Commentaires (2)

5 lundi, 01 septembre 2008 09:20

Hedi

DĂ©solĂ© mais la censure n’est pas de mise. Au lieu de censurer il vaut mieux organiser une campagne d’information, des forums, espaces de discussions pour laisser au citoyen la possibilitĂ© de comprendre. Censurer n’est plus possible de nos jours et techniquement certains trouverons surement le moyen de contourner ce blocage ….

Inadmissible

4 lundi, 01 septembre 2008 08:58

Amin

Je pense qu’il est difficilement acceptable de penser qu’il faille tolĂ©rer quelconque type de censure. Je pense que vos concitoyens, et notamment ceux qui ont un accĂšs courant Ă  Internet, sont assez intelligents, instruits pour savoir trier le bon du mauvais, et ne pas ĂȘtre manipulĂ©. Ils n’ont pas besoin qu’on dĂ©cide pour eux de ce qu’ils peuvent voir ou pas. Ce serait insulter leur intelligence et les prendre pour ce qu’ils ne sont pas, que de faire ça. Je reste sidĂ©rĂ©, que tu acceptes volontiers qu’on te prive d’un espace, qui est avant tout pour 90% d’entre nous, un espace de loisirs, de partage, de retrouvailles avec des amis au bout du monde ou des amis perdus de vue. Tu peux continuer Ă  regarder derriĂšre toi, mais moi je prĂ©fĂšre regarder devant moi pour mieux avancer.

c’est de la censure

3 lundi, 01 septembre 2008 05:15

raouf

je travaille chez un fournisseur de service internet, donc je suis bien placĂ© pour vous confirmer que facebook subit une censure de la part de l’Ă©tat tunisien. dommage w rabbi yehdi. N-B pour preuver que c’est de la censure, je vous dis que le site est accessible via un proxy.

‘La Tunisie Etat de droit’ n’est pas une formule avec laquelle on se gargarise !

2 lundi, 01 septembre 2008 01:45

Astrubal

Si la dĂ©mocratie a encore du chemin Ă  faire, c’est principalement dĂ» aux discours affligeants de certains qui se contorsionnent pour justifier l’injustifiable. Si la dĂ©mocratie tunisienne peine Ă  avancer, si la libertĂ© d’expression est tant malmenĂ©e, ce n’est pas uniquement dĂ» Ă  la responsabilitĂ© des gouvernants actuels. C’est surtout la tolĂ©rance des ‘pseudo journalistes’ Ă  l’Ă©gard de la violation de la loi tunisienne. Ce qui est scandaleux, ce n’est pas tant la censure, mais plutĂŽt cette tolĂ©rance de certains, souvent par vĂ©nalitĂ©, vis-Ă -vis de l’empiĂ©tement sur ce qui relĂšve de la seule compĂ©tence des tribunaux. La Tunisie n’est pas le fief d’un quelconque technocrate. C’est un Etat rĂ©gi par des lois votĂ©es par la ReprĂ©sentation nationale. Et tant que des apprentis journalistes prennent autant Ă  la lĂ©gĂšre que ces lois soient violĂ©es au grĂšs des humeurs de certains, alors nous peinerons encore sur le chemin de la dĂ©mocratie. Personne ne clame l’impunitĂ© de la diffamation ni d’ailleurs celle des agressions verbales via les supports online. Mais leur constat relĂšve de la seule compĂ©tence des tribunaux, et non de celle d’un technocrate. Quand un chauffard commet une grave infraction, on ne confisque pas les voitures des autres citoyens, ni n’inflige des sanctions collectives. Seul ce chauffard est dĂ©fĂ©rĂ© devant les tribunaux. Il eut Ă©tĂ© tellement plus profitable Ă  tous, que l’auteur de ce papier s’interrogeĂąt sur la procĂ©dure suivie, la qualitĂ© de la personne et en vertu de quelle disposition lĂ©gale s’est-elle permis de dĂ©capiter Facebook en Tunisie. Mais non… ça lui semble tellement normal, voire ‘explicable’ qu’une obscure autoritĂ©, d’un obscur endroit appuis clandestinement sur un bouton et bĂąillonne qui elle veut. ‘La Tunisie Etat de droit’, n’est pas une simple formule avec laquelle certains se gargarisent. Cet Etat de droit n’existera effectivement que le jour oĂč, quelques-uns, Ă  l’instar de l’auteur de ce papier cesseront leurs niaiseries complaisantes et leurs compromissions Ă  l’Ă©gard de la violation de la loi Tunisienne. Astrubal

honte

1 dimanche, 31 août 2008 21:56

sami

Avec tout le respect que je dois aux efforts de l’auteur, cet article est une pure honte pour la blogosphĂ©re tunisienne. J’ai rarement lu autant de langue de bois et de discours dĂ©tournĂ©s et ambigus. Ne serait-il pas mieux d’Ă©viter de tourner autour du pot avec autant d’autocensure?

(Source : www.espacemanager.com (Portail Ă©conomique – Tunis) consultĂ© le 2 septembre 2008 Ă  15h25)

Lien :http://www.espacemanager.com/index.php?option=com_content&view=article&catid=23:chroniques&id=1766


Tunisie : les commentaires que l’on censure sur Espacemanager.com

By Astrubal ‱ September 1st, 2008

Suite Ă  la publication d’un article justifiant la censure de Facebook en Tunisie sur «Espacemanager.com», j’ai rĂ©agi, hier soir vers 2 heures du matin en laissant un commentaire lequel, je le reconnais, n’était pas tendre avec son auteur. Mon commentaire fut censurĂ© et je le regrette. Et j’imagine que je ne suis pas le seul dont le commentaire fut ainsi happĂ©. J’en parle aujourd’hui, car j’estime qu’il est toujours utile de dĂ©monter les bĂȘtises qui font du tort au modĂšle de sociĂ©tĂ© auquel nous aspirons. Et je suis de ceux qui pensent, comme d’ailleurs je l’ai souvent dit, qu’il ne peut y avoir de dĂ©mocratie ni d’Etat de droit en Tunisie si nous ne contribuons pas tous Ă  rendre intolĂ©rable pour l’opinion publique les atteintes Ă  ce qui constitue la substance mĂȘme du modĂšle de sociĂ©tĂ© auquel nous aspirons. On peut construire des cathĂ©drales entiĂšres de normes juridiques structurant l’Etat de droit et la dĂ©mocratie. Mais toutes ces normes auront les mĂȘmes effets que ceux sur les singes si au sein de l’opinion publique ne s’exprime pas ce fort sentiment de rejet des atteintes qu’on leur inflige.

Voici l’article signe par « L.M.H » et publiĂ© sur espacemanager.com, suivi de mon commentaire censurĂ© par le mĂȘme site.

« Facebook: 404 File Not Found »

dimanche, 31 août 2008 20:21

404 file not found ou encore HTTP 404 – fichier introuvable, ce sont les messages que nous sortent les diffĂ©rents browsers depuis le 24 AoĂ»t 2008 Ă  chaque fois que nous tapons l’adresse www.facebook.com.

RĂ©volu le temps du chat classique Ă  travers ICQ, MIRC etc., avec l’avĂšnement de la nouvelle gĂ©nĂ©ration du web, nous commençons Ă  voir dĂ©filer le web participatif et les rĂ©seaux sociaux (HI5, Myspace, Facebook etc..)

Ces derniers ont fait leurs preuves et le chef de file est désormais Facebook qui, avec 132 millions de visiteurs pour le mois de juin devient le réseau social le plus visité au monde.

En Tunisie, nous avons plus de 153.000 abonnés au réseau ADSL et si on considÚre que pour chaque abonnement 2 personnes se connectent nous avons là plus de 300.000 internautes qui utiliseraient internet fréquemment dont au moins le cinquiÚme possÚde un compte Facebook.

Avec ce calcul d’épicier, et si mon compte est bon, la Tunisie en compterait au moins 60.000 membres et dont, au moins, la moitiĂ© est “Addicted” Ă  cette plate-forme.

Depuis le 24 AoĂ»t 2008, l’accĂšs Ă  ce site n’est plus possible. Certains parlent de problĂšmes techniques vu que Facebook s’ouvre encore sur des adresses telle que www.www.facebook.com et d’autres Ă©voquent tout simplement le blocage du site en d’autres termes la censure.

Supposons que ce soit bel et bien de la censure; Un site aussi populaire que Facebook, qui mobilise autant d’internautes tunisiens reprĂ©sente une aubaine pour des personnes malintentionnĂ©es afin d’essayer de manipuler des concitoyens et de rĂ©pandre des mensonges, calomnie et autres injures.

Certains diront que ce n’est pas une raison pour bloquer l’accùs à un site arguant que les tunisiens sont responsables et discernent le bien du mal.

il ne s’agit pas ici de trouver des excuses ou des circonstances attĂ©nuantes au “blocage” du site (encore faut il rappeler que ce n’est pas sĂ»r que le site ait Ă©tĂ© fermĂ© intentionnellement) mais il faut reconnaĂźtre qu’en laissant les choses comme elles sont, nous risquons de tomber dans une banalisation dangereuse de la calomnie et qui n’a rien Ă  voir avec la libertĂ© d’expression.

Si Facebook a Ă©tĂ© censurĂ© c’est donc explicable mais certains se demandent s’il n’aurait pas Ă©tĂ© mieux de laisser ces pseudo opposants parler pour mieux les dĂ©masquer ?

Enfin, pour que les choses soient claires, nous ne devons pas oublier que la Tunisie est bel et bien en train d’avancer sur tous les plans et pour la dĂ©mocratie nous avons peut ĂȘtre encore du chemin Ă  parcourir mais Ă©vitons d’ĂȘtre pessimiste et regardons plutĂŽt une fois derriĂšre nous pour Ă©valuer le chemin dĂ©jĂ  parcouru et ce qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© depuis deux dĂ©cennies.

L.M.H

Mon commentaire censuré :

Si la dĂ©mocratie a encore du chemin Ă  faire, c’est principalement dĂ» aux discours affligeants de certains qui se contorsionnent pour justifier l’injustifiable. Si la dĂ©mocratie tunisienne peine Ă  avancer, si la libertĂ© d’expression est tant malmenĂ©e, ce n’est pas uniquement dĂ» Ă  la responsabilitĂ© des gouvernants actuels. C’est surtout la tolĂ©rance des “pseudo journalistes” Ă  l’égard de la violation de la loi tunisienne. Ce qui est scandaleux, ce n’est pas tant la censure, mais plutĂŽt cette tolĂ©rance de certains, souvent par vĂ©nalitĂ©, vis-Ă -vis de l’empiĂ©tement sur ce qui relĂšve de la seule compĂ©tence des tribunaux. La Tunisie n’est pas le fief d’un quelconque technocrate. C’est un Etat rĂ©gi par des lois votĂ©es par la ReprĂ©sentation nationale. Et tant que des apprentis journalistes prennent autant Ă  la lĂ©gĂšre que ces lois soient violĂ©es au grĂšs des humeurs de certains, alors nous peinerons encore sur le chemin de la DĂ©mocratie.

Personne ne clame l’impunitĂ© de la diffamation ni d’ailleurs celle des agressions verbales via les supports online. Mais leur constat relĂšve de la seule compĂ©tence des tribunaux, et non de celle d’un technocrate. Quand un chauffard commet une grave infraction, on ne confisque pas les voitures des autres citoyens, ni n’inflige des sanctions collectives. Seul ce chauffard est dĂ©fĂ©rĂ© devant les tribunaux.

Il eut Ă©tĂ© tellement plus profitable Ă  tous, que l’auteur de ce papier s’interrogeĂąt sur la procĂ©dure suivie, la qualitĂ© de la personne et en vertu de quelle disposition lĂ©gale s’est-elle permis de dĂ©capiter Facebook en Tunisie. Mais non
 ça lui semble tellement normal, voire “explicable” qu’une obscure autoritĂ©, d’un obscur endroit appuis clandestinement sur un bouton et bĂąillonne qui elle veut.

“La Tunisie Etat de droit”, n’est pas une simple formule avec laquelle certains se gargarisent. Cet Etat de droit n’existera effectivement que le jour oĂč, quelques-uns, Ă  l’instar de l’auteur de ce papier cesseront leurs niaiseries complaisantes et leurs compromissions Ă  l’égard de la violation de la loi tunisienne.

Astrubal

[Fin du commentaire censuré]

Ainsi, moi qui croyais avoir Ă©tĂ© si modĂ©rĂ© en rĂ©agissant Ă  l’article, au point de m’ĂȘtre abstenu de commenter sa phrase la plus lamentable ; en l’occurrence celle qui assĂšne « Si Facebook a Ă©tĂ© censurĂ© c’est donc explicable mais certains se demandent s’il n’aurait pas Ă©tĂ© mieux de laisser ces pseudo opposants parler pour mieux les dĂ©masquer ? ».

J’avais considĂ©rĂ© que c’était trop facile de s’en prendre Ă  la culture civique de l’auteur qui en toute mĂ©connaissance de nos institutions s’est mis Ă  croire qu’ĂȘtre opposant est une tare et que l’opposition ne peut-ĂȘtre qu’un mal. VoilĂ  en effet un citoyen, sous couvert d’une dĂ©marche citoyenne traitant de la censure, se permet d’un trait de plume de faire voler en Ă©clat ce statut de l’opposition que la Constitution Tunisienne garantie via la reconnaissance du multipartisme. En somme, comme si le terme mĂȘme de majoritĂ© gouvernementale pouvait avoir du sens politiquement et sĂ©mantiquement si l’opposition n’existait pas ! Et Ă©videmment, tout opposant, s’il n’est pas d’accord avec Ben Ali, devient ce «pseudo opposant» cristallisant en sa personne les maux politiques de notre pays. Un grave danger pour la stabilitĂ© et l’avenir de la Tunisie d’oĂč la nĂ©cessitĂ© de le «dĂ©masquer» (pour utiliser le terme employĂ© par l’auteur). HĂ©las, pour les lecteurs de notre champion de la culture civique, celui-ci s’est arrĂȘtĂ© juste au moment oĂč les choses allaient devenir intĂ©ressantes. Il ne nous dira pas ce qui devrait en ĂȘtre fait de notre pseudo opposant une fois dĂ©masquĂ©. Peut-ĂȘtre le kidnapper, le traĂźner en justice, le harceler, le torturer, bref lui faire voir de toutes les couleurs afin qu’il renonce Ă  ses opinions politiques qui divergent de celle de la majoritĂ© au pouvoir.

Astrubal, le 1 septembre 2008

http://astrubal.nawaat.org

www.nawaat.org

 

Accord italo-libyen sur la colonisation: ni un précédent, ni une référence pour Paris
Par AFP le 02/09/2008 Ă  17:28 La dĂ©cision de l’Italie de verser 5 milliards de dollars Ă  la Libye en compensation pour la pĂ©riode coloniale ne constitue ni « un prĂ©cĂ©dent, ni une rĂ©fĂ©rence » pour la France vis-Ă -vis de l’AlgĂ©rie, a dĂ©clarĂ© mardi le porte-parole du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres. « On ne va ni considĂ©rer que c’est un prĂ©cĂ©dent, ni une rĂ©fĂ©rence », a dit Ă  la presse le porte-parole, Eric Chevallier, qui Ă©tait interrogĂ© sur les consĂ©quences pour la France de la dĂ©cision de l’Italie. « Chaque histoire bilatĂ©rale avance comme elle le souhaite, chaque histoire est spĂ©cifique », a-t-il ajoutĂ©. L’Italie a prĂ©sentĂ© samedi ses excuses solennelles Ă  la Libye et s’est engagĂ©e Ă  verser Ă  ce pays 5 milliards de dollars sur 25 ans en reconnaissance des ‘dommages infligĂ©s’ pendant la pĂ©riode coloniale (1911-1942). « Les autoritĂ©s françaises ont reconnu sans ambiguĂŻtĂ© l’injustice du systĂšme colonial’, a fait valoir M. Chevallier, en rappelant qu”en fĂ©vrier 2005, l’ambassadeur de France (en AlgĂ©rie Hubert) Colin de VerdiĂšre avait qualifiĂ© Ă  SĂ©tif les massacres de 1945 de « tragĂ©die inexcusable » ». A ‘Constantine, en dĂ©cembre 2007, le prĂ©sident (Nicolas Sarkozy) avait clairement rendu hommage aux victimes innocentes d’une rĂ©pression aveugle et brutale et dĂ©noncĂ© le systĂšme colonial, « injuste par nature », qui « ne pouvait ĂȘtre vĂ©cu autrement que comme une entreprise d’asservissement et d’exploitation+’, a poursuivi le porte-parole. Enfin, ‘Bernard Bajolet, ambassadeur (de France Ă  Alger) en avril 2008, avait Ă©voquĂ© Ă  Guelma la +trĂšs lourde responsabilitĂ©+ des autoritĂ©s françaises dans les +Ă©pouvantables massacres+ de Selma, Guelma et Kherrata, le 8 mai 1945′, a affirmĂ© M. Chevallier. Le porte-parole du Quai d’Orsay a soulignĂ© en outre qu”un travail de mĂ©moire est en cours des deux cĂŽtĂ©s de la MĂ©diterranĂ©e’. Il s’agit de ‘la crĂ©ation d’une fondation pour la mĂ©moire de la guerre d’AlgĂ©rie et des combats d’Afrique du nord’, qui ‘devrait voir le jour avant la fin de l’annĂ©e’, a-t-il prĂ©cisĂ©.


Chavez veut des ‘excuses’ pour les ‘gĂ©nocides’ en Afrique et en AmĂ©rique latine

AFP, le 2 septembre 2008 Ă  15h38

PRETORIA, 2 sept 2008 (AFP) – Le prĂ©sident vĂ©nĂ©zuĂ©lien Hugo Chavez a ‘exigĂ©’ mardi des ‘excuses’ des anciens pays colonisateurs pour les ‘terribles gĂ©nocides’ dont ont Ă©tĂ© victimes l’Afrique et l’AmĂ©rique latine. ‘Nous exigeons que soient condamnĂ©s les gĂ©nocides qui ont eu lieu en Afrique et en AmĂ©rique latine’, a dĂ©clarĂ© M. Chavez devant la presse Ă  Pretoria, lors de sa premiĂšre visite d’Etat en Afrique du Sud. ‘L’Afrique a Ă©tĂ© victime du gĂ©nocide le plus terrible de l’Histoire’, a-t-il lancĂ© en rĂ©fĂ©rence Ă  la colonisation et Ă  l’esclavage. ‘En ceci, nous sommes frĂšres, parce que nous avons connu un gĂ©nocide semblable en AmĂ©rique latine’, a-t-il ajoutĂ©, citant les civilisations indiennes disparues sous la poussĂ©e des Conquistadores : Mayas, AztĂšques, Inca, etc… ‘Il faut nous souvenir (…), nous avons l’obligation d’expliquer ce qui s’est passĂ© aux gĂ©nĂ©rations futures’, a ajoutĂ© le prĂ©sident, sans susciter de rĂ©action notable de son homologue sud-africain.

 


La Libye clos son diffĂ©rend avec l’Italie sur leur legs colonial

Rome et Tripoli ont signĂ©, samedi 30 aoĂ»t, Ă  Benghazi un traitĂ© historique d’amitiĂ© et de coopĂ©ration. L’accord constitue une premiĂšre dans les rapports entre pays liĂ©s par une mĂ©moire commune de colonisation les deux pays cherchaient Ă  solder les comptes de plus trente ans de colonisation italienne en Libye. La Libye a Ă©tĂ© occupĂ©e militairement par l’Italie Ă  partir  de 1911 avant de devenir dans les annĂ©es 1930 une colonie  italienne. Elle est devenue indĂ©pendante en 1951 alpĂ©s la dĂ©faite de l’Italie dans la deuxiĂšme guerre mondiale et la chute du rĂ©gime fasciste qui le gouvernait.

Le prĂ©sident du Conseil italien a dĂ©clarĂ© que l’accord de Benghazi dissipait ‘un malentendu de 40 ans’ entre Rome et Tripoli. ‘Il Ă©quivaut Ă  une reconnaissance totale et morale des dĂ©gĂąts infligĂ©s par l’Italie Ă  la Libye pendant l’Ă©poque coloniale’, a ajoutĂ© Berlusconi. ‘Dans ce document historique, l’Italie prĂ©sente ses excuses pour les tueries, les destructions et la rĂ©pression visant les Libyens pendant la pĂ©riode de la colonisation’, a soulignĂ© Kadhafi.

En vertu de cet accord l’Italie s’engage Ă  verser Ă  la Libye Ă  titre de dĂ©dommagement pour la pĂ©riode coloniale cinq milliard de dollars en versements de 200 million de dollar/an sur 25 ans sous forme d’investissements dans des projets d’infrastructure en Libye. Une somme symbolique pour la Libye qui rĂ©alise avec une production Ă  l’ordre de 1 800 000 baril/jour de pĂ©trole une recette annuelle de 40 milliards de dollars.

Ma somme de dĂ©dommagement sera consacrĂ©e Ă  la construction d’une autoroute traversant la Libye d’ouest en est, de la Tunisie Ă  l’Egypte. L’accord prĂ©voit Ă©galement la construction ‘d’un trĂšs grand nombre’ de logements, l’installation d’entreprises italiennes en Libye, des bourses Ă  des Ă©tudiants libyens en Italie et des pensions pour des mutilĂ©s victimes de mines anti-personnel posĂ©es par l’Italie pendant la pĂ©riode coloniale,

L’Italie promet de financer Ă  hauteur de 500 millions de dollars l’installation de moyens de surveillance Ă©lectronique sur  la cĂŽte libyenne pour rĂ©soudre le dossier d’immigration illĂ©gale  qui est aujourd’hui au cƓur des prĂ©occupations de l’Union  EuropĂ©enne. Mais l’accord d’amitiĂ© et de coopĂ©ration devrait aussi garantir un accĂšs privilĂ©giĂ© aux ressources naturelles de la Libye, qui fournit dĂ©jĂ  25% du pĂ©trole et 33% du gaz consommĂ© en Italie.

La conclusion de cet accord est intervenue en marge de la commĂ©moration aujourd’hui du 39Ăšme anniversaire du coup d’état du 1er Septembre 1969 qui Ă  portĂ© le colonel Kadhafi au pouvoir en Libye et conduit Ă  l’abolition de la monarchie dans ce pays. (TW – 01 09 2008)

(Source : « Tunisia Watch », le blog de Mokhtar Yahyaoui, le 2 septembre 2008)

Lien : http://tunisiawatch.rsfblog.org/


Le Maghreb est entré dans la dynamique altermondialiste cet été

Par Mouhieddine Cherbib, président de la Fédération des Tunisiens Citoyens  des Deux Rives (FTCR), membre du comité de pilotage du Forum Social  Maghrébin.

Dans tout le Maghreb, les luttes sociales continuent de gagner en importance  et en visibilitĂ©. ParallĂšlement, les luttes pour les droits humains  ne  cessent elles aussi  de s’amplifier : travail de recension et de dĂ©fense  face aux attaques Ă©tatiques Ă  l’encontre des sociĂ©tĂ©s civiles au Sud de la  MĂ©diterranĂ©e,  pressions  contenu de l’Union pour la MĂ©diterranĂ©e… Voilà  deux raisons conjoncturelles au moins de se fĂ©liciter de la tenue du premier

Forum social maghrĂ©bin cet Ă©tĂ© au Maroc. Une autre raison : nous avons eu  enfin un Forum Social MaghrĂ©bin dans une terre maghrĂ©bine avec des acteurs  sociaux maghrĂ©bins ! C’est lĂ  un exploit, car jusqu’ici, le Maghreb Ă©tait le  grand absent de la dynamique altermondialiste internationale.

Ce premier FSMagh Ă©tait pourtant en prĂ©paration depuis quatre ans. Les  difficultĂ©s rencontrĂ©es racontent en creux les rĂ©alitĂ©s politiques  rĂ©gionales : des rĂ©alitĂ©s difficiles spĂ©cifiques, comme la fermeture de la frontiĂšre maroco-algĂ©rienne depuis 1975 ou le contentieux Ă  propos du Sahara occidental ; pire : l’absence de  sociĂ©tĂ© civile autonome, comme en Libye ; l’absence de libertĂ©s et de dĂ©mocratie comme en Tunisie; des obstacles politiques nombreux au dĂ©placement des acteurs politiques et sociaux ; des susceptibilitĂ©s culturelles enfin entre les diffĂ©rents acteurs  eux-mĂȘmes qu’il fallait prendre en compte  le temps de les faire dialoguer


Les 25, 26 et 27 juillet Ă  Al Jadida, rĂ©unissant 2000 personnes, au fil de 24 sĂ©minaires, 42 ateliers autogĂ©rĂ©s et 9 axes de dĂ©bat, ce FSMagh a rĂ©ussi Ă  pourtant impliquer des dĂ©lĂ©gations de cinq pays maghrĂ©bins (Maroc, AlgĂ©rie, Tunisie, Mauritanie, Lybie) ainsi que du Sahara occidental. S’y sont joint  Ă©galement une dĂ©lĂ©gation issue de l’immigration maghrĂ©bine notamment de France et Belgique, ainsi que de nombreux invitĂ©s internationaux, notamment d’Afrique, de Palestine, d’Israel,  mais aussi d’Europe et d’AmĂ©rique du Nord.

Ce qui a  vu le jour Ă  Al Jadida est un espace populaire autonome de luttes, le plus important depuis les IndĂ©pendances,  compte non tenu des deux assemblĂ©es prĂ©paratoires de ce Forum, Ă  Bouznika au Maroc, en janvier 2006, puis en janvier 2008. Cet espace populaire s’est inscrit dans un processus de construction de longue haleine tournĂ© vers l’idĂ©e d’un Maghreb des

Peuples, et scandé  par la promulgation d’une Charte du Maghreb des Peuples – certes critiquable,  sur la faiblesse de son volet culturel, par exemple, pourtant vital, mais qui dĂ©sormais peut servir de cadre de rĂ©fĂ©rence – et par, diverses coordinations maghrĂ©bines mises en Ɠuvre Ă  cette occasion, sur l’eau, les droits humain, les femmes, l’immigration, les jeunes…

Ce qui s’est produit par ailleurs Ă  A Jadida est la rencontre effective d’acteurs locaux et rĂ©gionaux de la sociĂ©tĂ© civile et de reprĂ©sentants des luttes en cours, qui a favorisĂ© une meilleure connaissance des sociĂ©tĂ©s civiles entre elles, et permis de mettre en place  des relais et des mĂ©diations nĂ©cessaires pour ces luttes. Ces acteurs ont pu s’ouvrir quant Ă  eux Ă  la diversitĂ© des luttes maghrĂ©bines : en termes de thĂ©matiques, de difficultĂ©s rencontrĂ©es, de mĂ©thodes et de campagnes inventĂ©es…

Le processus de prĂ©paration du FSMagh a mis ainsi en synergie des mouvements  et militants divers, syndicats, associations de droits humains, de luttes environnementales, fĂ©ministes, de jeunes, souvent avec une forte dimension locale… Par exemple, la dĂ©lĂ©gation tunisienne a comptĂ© une douzaine de jeunes de moins de 30 ans sur 47 membres  ! Et dans tout le forum, on comptait 30% de jeunes et 30% de femmes ! Ce type d’acquis porte avec lui des effets durables au-delĂ  mĂȘme de la rencontre.

Les diffĂ©rentes dĂ©lĂ©gations, reflĂ©taient  les contradictions des sociĂ©tĂ©s civiles de la rĂ©gion. On est ainsi frappĂ© par la richesse et le dynamisme de la sociĂ©tĂ© civile marocaine, liĂ©s Ă  un processus politique national certes complexe, mais qui a permis tout de mĂȘme Ă  la sociĂ©tĂ© civile de s’autonomiser depuis une dizaine d’annĂ©es vis-Ă -vis du pouvoir et des tractations politiciennes


Dans d’autres pays, du fait de pouvoirs autoritaires, comme en Tunisie et en Libye ou corrompus comme en AlgĂ©rie, un tel terreau est trĂšs faible ou inexistant, ou bien encore, il peut tĂ©moigner d’un recul, comme en Mauritanie (depuis les derniĂšres Ă©lections et comme on peut le craindre suite au dernier coup d’Etat ). Ce FSMagh en est d’autant plus remarquable, puisqu’il a rĂ©uni en dĂ©pit de tout, des acteurs des sociĂ©tĂ©s civiles rĂ©elles, dont de nombreux militants pour les droits humains et la dĂ©mocratie.

Le FSMagh a abordĂ© de front les questions politiques les plus sensibles  :  chertĂ© de la vie, crise sociale, chĂŽmage, droits humains, biens publics, migrations, etc. Une question aussi dĂ©licate que celle du Sahara a Ă©tĂ© posĂ©e dans un sĂ©minaire de 600 participants, pour la premiĂšre fois au Maroc, dans un cadre maghrĂ©bin. Toutes les opinions Ă©taient reprĂ©sentĂ©es, les plus farouchement hostiles Ă  l’idĂ©e d’un Sahara occidental indĂ©pendant et ses

dĂ©fenseurs les plus enthousiastes, en passant par toutes les  nuances intermĂ©diaires
 Plusieurs dĂ©bats ont portĂ© Ă©galement sur la question de la laĂŻcitĂ©, rĂ©unissant eux aussi des points de vue trĂšs divers. Les dĂ©bats du FSMagh ont Ă©tĂ© en rĂ©alitĂ© essentiellement menĂ©s entre des maghrĂ©bins globalement laĂŻcs, mais ils sont traversĂ©s par de fortes divergences sur la question du traitement de la laĂŻcitĂ© en terres de culture et de tradition musulmane. Le FSMagh Ă©tant perçu comme une initiative de la gauche, les islamistes cependant se sont peu ou pas inscrits. Chez les Marocains, dominants lors du Forum, les islamistes ainsi ne sont guĂšre manifestĂ©s  : bref, ils Ă©taient globalement absents de cette dynamique,  portĂ©e essentiellement par des militants de la gauche et des syndicalistes. De plus, le Maroc a connu rĂ©cemment un affrontement Ă©lectoral dur qui a opposĂ© la gauche et le mouvement islamiste du PJD, qui a du figer les distances entre eux. Il faut cependant tenir compte des nuances entres les situations dans les diffĂ©rents pays et les diffĂ©rents mouvements Ă  ce propos.

La problĂ©matique de l’immigration a Ă©galement Ă©tĂ© trĂšs discutĂ©e selon trois axes distincts : droits et situation des migrants dans les pays du Nord ; le Maghreb en tant que rĂ©gion de transit des migrants subsahariens, impliquant des coopĂ©rations interĂ©tatiques de plus en plus Ă©troites pour gestion des flux migratoires vers l’Europe ; le Maghreb enfin comme pays d’accueil de ces derniers, ce qui implique la question, relativement inĂ©dite, des droits des immigrĂ©s chez nous au Maghreb ! Les militants maghrĂ©bins ont rarement discutĂ© de ces questions entre eux auparavant !

Parmi les moments les plus importants du FSMagh, la sĂ©ance de clĂŽture a permis l’expression des solidaritĂ©s avec les luttes actuelles qui occupent la scĂšne sociale au premier plan de chaque pays : luttes de la population de Sidi Ifni au Maroc, la grĂšve des enseignants en AlgĂ©rie, les atteintes aux libertĂ©s et Ă  la dĂ©mocratie en Mauritanie, le grand mouvement du bassin minier de Gafsa en Tunisie et le soutien Ă  la lutte des peuples palestiniens et iraquiens contre l’occupation et pour la liberté  Il a Ă©tĂ© question de cette convergence des luttes au Maghreb est des modalitĂ©s Ă  inventer afin qu’elles se nourrissent d’abord les unes des autres et que les acteurs se solidarisent entre eux.

L’association de l’immigration dont je suis le porte parole, Ă  pour nom  : la FĂ©dĂ©ration des Tunisiens pour une CitoyennetĂ© des deux Rives : nous revendiquons cette qualitĂ© de citoyens de chaque cĂŽtĂ© de la MĂ©diterranĂ©e. D’oĂč l’élan de solidaritĂ© qui nous anime face aux mouvements sociaux et notre implication dans la dynamique maghrĂ©bine actuelle. D’oĂč, notre mobilisation permanente pour le droit de vote pour les citoyens Ă©trangers en France, et en mĂȘme temps notre soutien constant aux lutte pour la dĂ©mocratie et les droits sociaux au Maghreb, car nous nous considĂ©rons aussi comme citoyens et donc acteurs dĂ©mocratiques dans nos pays outre-MĂ©diterranĂ©e.

Les gouvernements ne s’y trompent pas et nous rĂ©priment dans les deux pays, par une sorte de « double peine »  Je pense Ă  ce ressortissant tunisien de Nantes, Essagh’aier  Belkhiri, dont le seul crime est d’avoir exprimĂ© en France sa solidaritĂ© avec le bassin minier de Gafsa, et qui a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© pour cela en Tunisie Ă  son retour en vacance.

MalgrĂ© son pari rĂ©ussi, l’avenir du Forum Social MaghrĂ©bin reste aujourd’hui incertain. Par exemple, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© que le prochain FSMagh se tiendrait en Mauritanie l’an prochain. Or, le coup d’Etat militaire qui vient de  se

produire dans ce pays, remet en cause cet espoir. Nous condamnons fermement ce coup d’Etat et appelons au rĂ©tablissement de la dĂ©mocratie et du gouvernement issu d’Ă©lections libres. Il n’y a de lĂ©gitimitĂ© possible dans la rĂ©gion que pour des rĂ©gimes dĂ©mocratiques et respectueux des libertĂ©s et des droits des peuples.

(Source : Tribune publiée sur « Politis » du 28 Août 2008)


 

l’etat d’israel est l’etat des juifs mais aussi de tous les palestiniens, il faut le reconnaitre !

 

Me Kamel Chaabouni

Le quotidien arabe paraissant Ă  Londres, ‘Al-quds al-arabi‘, a rapportĂ©, dans son Ă©dition du 1er septembre 2008, que plusieurs personnalitĂ©s palestiniennes, constituĂ©s en un « ComitĂ© pour les Ă©tudes stratĂ©giques », membres ou anciens membres de l’OLP ou du Hamas, appellent les palestiniens Ă  se dĂ©barrasser de leur fantasme d’un Etat palestinien indĂ©pendant et souverain, c’est-Ă -dire de la solution, objet des longues et fastidieuses nĂ©gociations qui durent depuis les accords d’Oslo et avant eux des nĂ©gociations secrĂštes de Madrid de 1991.

Cela fait donc dix-sept ans que Palestiniens et IsraĂ©liens discutent en vain sans rĂ©sultat tangible sur le terrain. L’Etat palestinien souverain ne voit pas le jour, IsraĂ«l continue d’occuper de jour en jour des terres palestiniennes rĂ©duisant la Palestine en peau de chagrin Ă  la faveur d’installation de colonies juives de plus en plus expansionnistes  afin d’y installer des colons juifs venus du monde entier, Alia exige.

L’Etat palestinien, qu’IsraĂ«l veuille bien accorder aux palestiniens, ne peut, en rĂ©alitĂ© ĂȘtre un Etat indĂ©pendant, souverain, encore moins viable! IsraĂ«l, veut et contrĂŽle, effectivement, ses espaces maritime, aĂ©rien et n’hĂ©site pas Ă  faire, quand bon lui semble des incursions en Cisjordanie ou Ă  Gaza pour, soit rĂ©primer un soulĂšvement, pourchasser, kidnapper ou assassiner des palestiniens innocents ou auteurs d’actes violents, qualifiĂ©s de terroristes par l’Etat hĂ©breu.

Jamais l’Etat palestinien, voulu par l’AutoritĂ© Palestinienne ou le Hamas et par la majoritĂ© du peuple palestinien acquise Ă  leurs idĂ©es, ne sera rĂ©ellement indĂ©pendant, effectivement souverain ou  durablement viable. Il ne sera qu’un Etat croupion, un Etat fantoche, un Etat vassal d’IsraĂ«l !!! Les hommes politiques et les intellectuels palestiniens, dont parle Al-quds al-arabi, ont compris que les nĂ©gociations avec IsraĂ«l, qui durent sans rĂ©sultat depuis une vingtaine d’annĂ©es, ne peuvent dĂ©boucher que sur un Etat sans dignitĂ© et sans consistance. Ils appellent alors le peuple palestinien, Ă  abandonner la solution des deux Etats partageant le territoire de la Palestine historique, vivant cĂŽte Ă  cĂŽte, et de revenir Ă  la solution prĂŽnĂ©e, par certains depuis longtemps, celle d’un seul Etat indivisible, sur toute la Palestine d’avant 1948, un Etat unique pour deux peuples cultivant leurs diffĂ©rences culturelle, linguistique, et religieuse! 

Enfin, des palestiniens ont compris que la violence et le terrorisme contre IsraĂ«l, qui ont trouvĂ© leurs apogĂ©es dans les Intifadas de 1987 et de 2000, sont contre-productifs, n’ont pas servi Ă  faire reculer IsraĂ«l d’un iota. La violence et le terrorisme, n’ont fait qu’augmenter le nombre des ‘martyrs’ parmi le peuple palestinien, n’ont apportĂ© que la mort et la dĂ©solation au peuple palestinien. IsraĂ«l est, en effet, un pays inĂ©branlable, puissant, craint et dĂ©veloppĂ©. Il trouve des appuis dans tout le monde occidental, tout particuliĂšrement aux USA, oĂč aucun candidat Ă  la prĂ©sidence, ne peut se prĂ©senter, s’il ne fait allĂ©geance Ă  IsraĂ«l, Ă  sa sĂ©curitĂ© et Ă  sa pĂ©rennitĂ©.

La solution, la vraie, la seule viable, c’est donc de refuser de partager la Palestine historique entre deux Etats et deux peuples, car c’est un partage entre David et Goliath ! Le dĂ©sĂ©quilibre est manifeste, dĂ©jĂ  IsraĂ«l dispose de 78% du territoire contre 22% pour les palestiniens! Un hypothĂ©tique Etat palestinien est un leurre qu’il est urgent abandonner afin de ne pas alimenter de faux espoirs le peuple palestinien.

Tout d’abord les palestiniens doivent se fixer pour objectif un seul Etat, une seule terre, celle de la Palestine historique, pour deux peuples diffĂ©rents dans leur langue, leur culture et leur religion. Tout le peuple palestinien doit considĂ©rer l’Etat d’IsraĂ«l comme le sien propre, et qu’importe que cet Etat s’appelle IsraĂ«l ! Qu’importe que son drapeau soit une toile blanche avec deux bandes horizontales bleues entre lesquelles se trouve une Ă©toile Ă  six branches !!! Qu’importe que les juifs dans cet Etat imposent leur volontĂ©, leurs lois et leurs conceptions du monde ! Tout cela n’est que provisoire ! Ils n’imposent cela qu’à la faveur d’un rapport de force qui leur est favorable, nationalement et internationalement !!! Le peuple palestinien, dont une partie sont des citoyens israĂ©liens, doit patienter, son conflit avec le peuple israĂ©lien est rĂ©cent, il n’a que 60 ans !

La chose la plus primordiale pour les palestiniens c’est de ne pas quitter leur Palestine historique c’est de se multiplier en nombre. Tous les changements qu’a connus l’histoire de l’humanitĂ©, n’ont-ils pas Ă©tĂ© le rĂ©sultat de grands changements dĂ©mographiques ?

Mais les palestiniens doivent ĂȘtre de bonne foi. Ils doivent faire contre mauvaise fortune bon cƓur. Ils doivent se dire que, quoi qu’il en soit,  les juifs, persĂ©cutĂ©s depuis des milliers d’annĂ©es de part le monde, sont originaires du Proche-Orient et ont droit, tout compte fait, de s’installer en Palestine. Ils doivent leur offrir l’hospitalitĂ© ! Les peuples arabes, de leur part, doivent offrir l’hospitalitĂ© aux palestiniens dans leurs Etats, s’ils sont Ă  l’étroit. Les palestiniens, au lieu de demander un Etat Ă  eux, doivent plutĂŽt lutter,  pacifiquement, pour leurs droits civiques au sein d’un Etat, celui d’IsraĂ«l/Palestine (Isratine, proposait Kadhafi !). Cet Etat qui se transformera inĂ©luctablement et pacifiquement en Etat dĂ©mocratique et laĂŻque pour juifs, chrĂ©tiens, musulmans, druzes et tout autres adeptes d’autres religions.

Les Arabes doivent de leur part, aider Ă  la solution du problĂšme israĂ©lo-palestinien, en reconnaissant d’urgence IsraĂ«l, sans condition ni dĂ©lai, et intĂ©grer cet Etat au sein de Ligue arabe. IsraĂ«l doit trouver sa place au sein du monde arabe, comme un Etat faisant partie de nous ! Nous arabes, avons 22 Etats et des millions de km2 de terres arables incultes ! Nous serons 23 Etats ! IntĂ©grons IsraĂ«l parmi nous et laissons les experts israĂ©liens nous offrir leur savoir faire technologique, hydraulique et agricole ! Nous avons beaucoup Ă  gagner en nous dĂ©barrassons de notre dogmatisme et de notre racisme anti-juif !

Afin d’atteindre ce but les palestiniens doivent impĂ©rativement abandonner toute forme de violence contre l’Etat d’IsraĂ«l et les civils israĂ©liens. Car l’Etat d’IsraĂ«l est, dores,  le leur aussi. D’autant plus que toute forme de violence est considĂ©rĂ©e par IsraĂ«l comme du terrorisme, alors mĂȘme que les juifs, d’avant 1948, s’énorgueillaient d’user du terrorisme contre l’occupant britannique de l’époque. La raison du plus fort est toujours la meilleure !

Seule la lutte par les moyens pacifiques, peut attirer la sympathie du monde entier, pour la cause du peuple palestinien, celle d’ĂȘtre des citoyens Ă  part entiĂšre jouissant de tous leurs droits civiques, politiques et culturels au sein d’un Etat unique, dĂ©mocratique et laĂŻque, pouvant avoir deux types de droit et de juridictions, sur toute la Palestine historique!

 

Paris le 03 septembre 2008

Me Kamel Chaabouni

kamelchaabouni@yahoo.fr

www.tunisiedemocratiqueetlaique.blogspot.com


 
Democracy triumphs through example, not force
 
Editorial Sunday August 31 2008 The Observer

Russian president Dmitri Medvedev last week said that he does not want a Second Cold War, but is prepared for one if necessary. Clearly, before waging its campaign to annex South Ossetia from Georgia, the Kremlin audited its relations with the West and concluded it has little to lose if they deteriorate. That calculation is based on the view that Russia was cheated in the post-communist settlement. Moscow surrendered its military and economic empire in Europe, but whenever it subsequently raised objections to US policy there – over Nato enlargement; independence for Kosovo; the establishment of a missile defence shield – it was sternly rebuffed. So it is better, in the Kremlin’s analysis, to be feared as a rival power than sidelined as a subordinate one. That calculation says as much about the relative weakness of the West as it does about new Russian strength. Nato, bogged down in Afghanistan, lacks a clear strategic purpose. The Washington doctrine of using force to spread democracy has been tested to destruction in Iraq. The credit crunch and high oil prices have drained the US and Western Europe of cash. That gives an advantage to countries with hoards of capital to invest, such as China, or with energy to export, such as Russia. For the first time since the collapse of communism, the financial muscle of authoritarian states has as much bearing on the direction of the world economy as the wealth of liberal democracies. That is a shift in global balance of power. It is also a rebuttal of the post-Cold War idea that the world was converging towards Western-style capitalism. It was assumed that economic prosperity and political freedom were indivisible. As societies become richer, the theory went, a middle class would emerge to demand representation from its rulers. That view failed to account for the return of nationalism as a rival ideology to democracy. In both Russia and China, authoritarian regimes have persuaded their new wealthy elites to trade freedom for economic stability and global prestige. This is a new social contract: the state allows you to get rich, as long as you do not use the money for political ends. For the last decade, the West has seen militant Islam as the main ideological opponent to liberal capitalism. Before the South Ossetian war, when diplomats discussed a ‘new Cold War’, it was as likely to envisage Iran as Russia on the opposing side. That preoccupation has resulted in a failure to understand the challenge of nationalist capitalism. America and Britain talk about human rights and democracy as if their benefits are self-evident and universal. But when it suits their strategic aims, in Latin America, Central Asia or the Middle East, they collaborate with brutal dictatorships. So it is hard, in many parts of the world, to distinguish between the promotion of Western ‘values’ and the crude enforcement of Western interests. That confusion dogs the argument over Nato expansion. Membership is open, in theory, to countries that meet stringent criteria of political reform. But when David Miliband made a solidarity visit to Ukraine in the wake of the Georgia-Russia war, his emphasis was not on the measures Kiev can take to make itself an attractive partner for alliance. Instead, he berated Russia for failing to accept the reality of the post-Soviet world. Unfortunately, the Kremlin has demonstrated it has the power to change that reality, unilaterally, by force. It also claims to be following the example of Western interventions in Kosovo and Iraq when doing so. American and European interests will not be served by military grandstanding and asserting the moral superiority of their political systems. The West has never successfully exported its values by force, but it has made them an attractive commodity for countries to import. After the Cold War, communist societies were persuaded to change not by Western rhetoric, but by the economic reality that they could not compete with capitalism. But China and Russia have since concluded that authoritarian nationalism can compete with political liberalism. That might suit the interests of regimes in Beijing and Moscow, but it would ultimately be a tragedy for the people they rule. Far better they be persuaded that political pluralism, individual liberties and human rights are values to be embraced, not because the West says they are, but because their rigorous application in Western societies yields manifest global success. Westernisation must be an aspiration, not a threat. This new Cold War will be won not by preaching democracy, but by practising it. (Source:The Observer Sunday August 31 2008) http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2008/aug/31/russia.georgia1  

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