29 novembre 2007

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TUNISNEWS
8 Úme année, N° 2747 du 29.11.2007

 archives : www.tunisnews.net
 

 

 


Le CNLT : La justice condamne sur la foi d’aveux  extorquĂ©s sous la torture C.R.L.D.H. Tunisie : Poursuites des arrestations policiĂšres et enlĂšvements des citoyens innocents C.R.L.D.H. Tunisie : SolidaritĂ© avec les professeurs licenciĂ©s en grĂšve de la faim C.R.L.D.H. Tunisie : GrĂšve de la faim illimitĂ©e dans les prisons tunisiennes Ouertatani Noureddine: Les consĂ©quences dĂ©sastreuses de la politique de destitution des syndicalistes Ă©lus par la bureaucratie syndicale

RABAM:LE MIRACLE DES MIRACLES 

 


CONSEIL NATIONAL POUR LES LIBERTES EN TUNISIE

Tunis le 29 novembre 2007  

La justice condamne sur la foi d’aveux extorquĂ©s sous la torture

   

La 4e chambre criminelle du Tribunal de PremiĂšre Instance de Tunis, a condamnĂ© le 26 novembre neuf jeunes tunisiens dĂ©fĂ©rĂ©s en vertu de la loi anti terroriste Ă  des peines d’emprisonnement allant de six Ă  douze ans dans l’affaire 4/11432. Il s’agit de Zyed Fakraoui (28 ans), Ghaith Mekki (28 ans), Nizar Hosni (24 ans), Bilel Marzouki (26 ans), Wajdi Marzouki (25 ans), Azzeddine Abdellaoui (30 ans), condamnĂ©s Ă  douze ans de rĂ©clusion et Mounir ChraĂŻet (26 ans), Tahar Bouzidi (25 ans), ChouaĂŻeb Jomni (23 ans) Ă  six ans de prison ferme. Ces jeunes qui ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s en avril 2005 ont dĂ©clarĂ© avoir attendu depuis 2 ans et 7 mois ce moment pour s’exprimer devant la Cour et lui exposer les sĂ©vices qu’ils ont subis dans les locaux du ministĂšre de l’IntĂ©rieur et comment le juge d’instruction les a interrogĂ©s en « urgence » il y a 2 ans Ă  une heure tardive de la nuit (entre 21h et 23h) sans avocats, en les menaçant de les renvoyer Ă  leurs tortionnaires, s’ils revenaient sur les dĂ©clarations signĂ©es devant la police qu’ils n’ont mĂȘme pas lues.  Durant l’audience qui s’est dĂ©roulĂ©e le samedi 24 novembre, le prĂ©sident de la cour, le tristement cĂ©lĂšbre Mehrez Hammami, a systĂ©matiquement refusĂ© d’entendre les dĂ©clarations des prĂ©venus se rapportant Ă  la torture, comme il a rejetĂ© toutes les requĂȘtes prĂ©alables formulĂ©es par les avocats se rapportant Ă  l’usage de la torture, exigeant qu’ils ne plaident que sur le fond et de passer outre les aveux extorquĂ©s sous la torture. La dĂ©fense s’est alors retirĂ©e en signe de protestation lorsque le prĂ©sident a retirĂ© la parole Ă  maĂźtre Nasraoui qui insistait pour poser une question Ă  son client sur le sujet.   La mĂȘme chambre prĂ©sidĂ©e par le mĂȘme juge a siĂ©gĂ© le 17 novembre courant et condamnĂ© un autre groupe de jeunes poursuivis en vertu de la loi anti terroriste dans l’affaire 11089/4 .Il s’agit de Okba Nasri (26 ans), Tarek Hammami (31 ans), Mohamed zoubaier Karoui (24 ans), Aymen Ghrib (24 ans), Mimoun Alloucha (27 ans), Lamjed Homri (24 ans), Sabri Mejri (24 ans), Zied Benjeddou (23 ans), Mohamed Abbachi (26 ans), Meher Chemmam (24 ans)  condamnĂ©s Ă  15 ans de prison ferme. Anis Krifi (27 ans), Karim Mahdaoui (23 ans), Abdelbari Ayeb (28 ans), Hichem Mennai (22 ans), Mahjoub Zeyani (26 ans), Nader Ferchichi (27 ans), Ali Saidi (27 ans), Hasni Nasri (33 ans), Abdelhamid Aroua (29 ans), Taoufik Kadri (24 ans), Tarek Boukhili (28 ans) condamnĂ©s Ă  5 ans de prison ferme Helmi Boughanmi (24 ans), Lamjed Korghli (26 ans), Chekib Omri (32 ans), Saber Mekkaoui (24 ans), Mohamed Omri (43 ans).  CondamnĂ©s Ă  3 ans de prison ferme. Le mĂȘme scĂ©nario a Ă©tĂ© observĂ© : Refus de consigner les dĂ©clarations des prĂ©venus concernant la torture, refus de les soumettre Ă  un examen mĂ©dical, comme le prĂ©voit la loi et comme l’ont rĂ©clamĂ© les avocats ; La Cour s’est appuyĂ© exclusivement sur les dĂ©clarations contenues dans les PV Ă©tablis par des agents de la sĂ»retĂ© de l’Etat agissant comme police judiciaire et qui ont Ă©tĂ© extorquĂ©s sous la torture en mai et juin 2005 et reconduits tels quels par le juge d’instruction comme Ă©lĂ©ments de preuve ; avec une instruction judiciaire menĂ©e sans la prĂ©sence de leurs avocats et Ă  une heure tardive de la nuit. LĂ  encore, la dĂ©fense, privĂ©e de parole et de la libertĂ© de produire ses moyens de dĂ©fense, a Ă©tĂ© contrainte de se retirer.   Le CNLT s’inquiĂšte de cette dĂ©rive de certains juges qui violent un principe Ă©lĂ©mentaire du droit qui consiste Ă  considĂ©rer comme nulle toute dĂ©claration extorquĂ©e sous la torture. Il rappelle la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dĂ©gradants ratifiĂ©e par la Tunisie, et notamment son article 12 « Tout Etat partie veille Ă  ce que les autoritĂ©s compĂ©tentes procĂšdent immĂ©diatement Ă  une enquĂȘte impartiale chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a Ă©tĂ© commis sur tout territoire sous sa juridiction » ainsi que l’article 15 « Tout Etat partie veille Ă  ce que toute dĂ©claration dont il est Ă©tabli qu’elle a Ă©tĂ© obtenue par la torture ne puisse ĂȘtre invoquĂ©e comme un Ă©lĂ©ment de preuve dans une procĂ©dure, si ce n’est contre la personne accusĂ©e de torture pour Ă©tablir qu’une dĂ©claration a Ă©tĂ© faite. » Il exige que ces juges qui se rendent coupables de complicitĂ© de torture soient traduits en Conseil de discipline des magistrats et rĂ©voquĂ©s. Il exprime sa solidaritĂ© avec avocats qui combattent la torture et ceux qui protĂšgent les tortionnaires, malgrĂ© les conditions de plus en plus difficiles dans lesquelles ils travaillent. Il appelle l’ensemble de la sociĂ©tĂ© civile Ă  combattre ce flĂ©au et Ă  exiger que les tortionnaires ainsi que ceux qui les couvrent soient traduits en justice. Il considĂšre ces procĂšs comme iniques et appelle Ă  la libĂ©ration des jeunes injustement condamnĂ©s.   Pour le Conseil La porte-parole Sihem Bensedrine


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Poursuites des arrestations policiĂšres et enlĂšvements des citoyens innocents

 
Le journaliste tunisien Slim Boukdhir, 39 ans,  est de nouveau arrĂȘtĂ© ce lundi 26 novembre 2007 vers quatre h du matin dans la ville de Sfax, alors qu’il rentrait Ă  Tunis Ă  bord d’un louage, lors d’un contrĂŽle d’identitĂ© des passagers effectuĂ© par une unitĂ© de la SĂ»retĂ© nationale. Cette arrestation n’est pas fortuite car elle survient le jour oĂč il devait se rendre au poste de police chercher son passeport aprĂšs avoir mis un terme le 14 novembre 2007 Ă  une grĂšve de faim de deux semaines entamĂ©e avec MaĂźtre Mohamed Ennouri suite aux garanties formulĂ©es par les autoritĂ©s pour la restitution de leur droit. AprĂšs toute une journĂ©e de recherches, les avocats ont pu savoir que M. Boukdhir  a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© au commissariat de Sakiet Ezzit, dans la banlieue de Sfax. Il devrait ĂȘtre dĂ©fĂ©rĂ©, le 27 novembre, devant le Tribunal de premiĂšre instance de Sfax pour rĂ©pondre aux chefs d’inculpation « d’agression verbale Ă  l’encontre d’un agent de l’ordre », « d’atteinte aux bonnes mƓurs » et « de non prĂ©sentation de la carte nationale d’identitĂ© ». Slim Boukdhir travaille comme  correspondant du journal panarabe basĂ© Ă  Londres Al Quds Al Arabi et du site Internet de la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision satellitaire Al-Arabiya. Il mĂšne en compagnie d’un groupe de journalistes tunisiens indĂ©pendants un combat exemplaire pour l’indĂ©pendance de la presse et la libertĂ© d’expression. Victime d’une politique de persĂ©cution qui dure depuis plusieurs annĂ©es, faite d’agressions physiques rĂ©pĂ©tĂ©es, de privation d’emplois, de confiscation de passeport et de pressions financiĂšres et administratives de tout genre, sans oublier le harcĂšlement que subit sa famille et notamment son frĂšre, arrĂȘtĂ© et humiliĂ© pendant plusieurs jours lors de la grĂšve de son frĂšre Slim. En mĂȘme temps, le CRLDHT  a Ă©tĂ© alertĂ© par l’enlĂšvement du jeune Zoubeir  Kaouach, 22 ans, Ă©tudiant en 4Ăšme annĂ©e informatique Ă  la facultĂ© de sciences de Bizerte et  fils d’un ex prisonnier politique, M.  Daoud Kaouach. Ce jeune a Ă©tĂ© kidnappĂ© le  23 novembre 2007 vers 10h du matin, alors qu’il se trouve dans la bibliothĂšque  publique de Ras jbel, deux hommes en civile a bord d’une voiture banalisĂ©e entrĂ©s dans la bibliothĂšque et ont emmenĂ© Zoubeir  Kaouach vers une destination inconnue et depuis aucune nouvelle le lieu de sa dĂ©tention ou les raisons de cet enlĂšvement malgrĂ© les longues  recherches effectuĂ©es par ses proches. Sa famille vit depuis lors dans l’angoisse surtout que les autoritĂ©s policiĂšres ont niĂ© son enlĂšvement et sa dĂ©tention au secret. Elle craint pour son intĂ©gritĂ© physique et sa santĂ©.  ContactĂ© par tĂ©lĂ©phone, les parents de ZoubeĂŻr sont en plein dĂ©sarroi aprĂšs l’arrestation de leur enfant, ils ne savent pas quoi faire ni vers qui se tourner. C’est le mĂȘme dĂ©sarroi de la famille Jebali qui ignore le sort de son fils le jeune Anis Jebali  que la brigade de la SĂ»retĂ© de l’Etat avait arrĂȘtĂ© sans motif Ă  son domicile de Ben Arous   le mardi 20 novembre vers deux heures de l’aprĂšs midi et conduit  vers une destination inconnue. Le CRLDHT exprime son inquiĂ©tude face Ă  cette nouvelle campagne d’enlĂšvements  et de dĂ©tentions au secret qui s’exerce dans le cadre de la loi antiterroriste de dĂ©cembre 2003, en toute illĂ©galitĂ© et qui  a  pris pour cibles  des centaines  de jeunes citoyens, Ă©tudiants, punis  pour la plupart pour l’exercice de leur libertĂ© de culte. Cette campagne  a touchĂ© toutes les rĂ©gions de la Tunisie et toutes les catĂ©gories socioprofessionnelles de la sociĂ©tĂ©. (Voir le communiquĂ© du CRLDHT du 17 septembre 2007 et le Flash-Infos du 13 novembre 2007). Il exprime sa solidaritĂ© avec les victimes et leurs familles et dĂ©nonce que cette politique d’enlĂšvements et de dĂ©tentions au secret. Il rappelle au pouvoir tunisien son devoir de veiller Ă  l’intĂ©gritĂ© physique et Ă  l’honneur des citoyens. Paris, le 28 novembre 2007  


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Solidarité avec les professeurs licenciés en grÚve de la faim

 
Les professeurs Ali Jallouli, Mohamed Moumni et Moez Zoghlami ont entamĂ© depuis le mardi 20 novembre 2007 une grĂšve de la faim au siĂšge du syndicat gĂ©nĂ©ral de l’enseignement secondaire Ă  Tunis pour dĂ©noncer leur licenciement abusif de la part du MinistĂšre de l’Education Nationale qui a mis fin en dĂ©but de cette annĂ©e scolaire Ă  leurs contrats professionnels  en raison de leur engagement syndical. La dĂ©cision de non renouvellement des contrats a Ă©tĂ© prise en raison de la participation des concernĂ©s Ă  une grĂšve nationale du secteur organisĂ©e par le syndicat de l’enseignement secondaire en Avril 2007. Cette ultime action de Ms. Ali Jallouli, Mohamed Moumni et Moez Zoghlami a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e aprĂšs multiples interventions du bureau exĂ©cutif de l’Union GĂ©nĂ©rale des Travailleurs Tunisiens (UGTT) et du syndicat national de l’enseignement secondaire auprĂšs du MinistĂšre afin de mettre un terme Ă  cette dĂ©cision arbitraire de licenciement et rĂ©intĂ©grer les concernĂ©s dans leurs fonctions. Cette grĂšve de la faim a suscitĂ© un grand Ă©lan de solidaritĂ© au sein de la sociĂ©tĂ© civile tunisienne et notamment le mouvement syndicaliste et des droits humains qui s’est exprimĂ© par des prises de positions officielles de la part des partis d’opposition, des plusieurs cadres et structures syndicaux ainsi que des ONG nationales  comme la LTDH.  Le CRLDHT exprime aux trois grĂ©vistes de la faim sa solidaritĂ© totale et agissante et dĂ©nonce cette politique de rĂ©pression politique qui vise Ă  imposer la loi du silence et Ă  faire souffrir tout acteur politique ou associatif en le privant de moyens substantiels de vie et en le condamnant au statut du chĂŽmeur Ă©ternel. Il rend hommage au combat exemplaire des chĂŽmeurs diplĂŽmĂ©s et de leurs structures reprĂ©sentatives qui se battent au quotidien pour leurs droits Ă  l’emploi et Ă  la dignitĂ© et affirme que la gestion policiĂšre de leurs  revendications  lĂ©gitimes ne fait qu’aggraver la situation sociale des dizaines de milliers de jeunes diplĂŽmĂ©s tunisiens, privĂ©s de leurs droits et libertĂ©s les plus fondamentaux. Il appelle au respect du droit syndical, garanti par la constitution et tous les traitĂ©s et conventions internationaux, ratifiĂ©s par la Tunisie.  Paris, le 28 novembre 2007


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GrÚve de la faim illimitée dans les prisons tunisiennes

 
Nombre de prisonniers tunisiens poursuivis en vertu de la loi antiterroriste de dĂ©cembre 2003 ont entamé  une grĂšve de la faim illimitĂ©e dans les diffĂ©rentes prisons tunisiennes Ă  compter du lundi  19 novembre 2007. Cette grĂšve vient comme une rĂ©action aux conditions inhumaines que vivent  ces prisonniers  et aux violences  qu’ils subissent au quotidien et les graves violations de torture et de sĂ©vices sexuels auxquelles ils sont en butte, sans compter les restrictions et les privations de tout genre qui leurs sont faites. Selon le ComitĂ© des MĂšres des Victimes de la loi sur le terrorisme, cette grĂšve a Ă©tĂ© observĂ©e pour protester contre les conditions dĂ©sastreuses que leurs proches vivent dans les prisons tunisiennes : un surpeuplement Ă©touffant associĂ© Ă  un manque total d’hygiĂšne, favorisant la prolifĂ©ration des parasites et d’insectes de tout genre comme dans la prison de Borj Erroumi Ă  Bizerte ; absence total de soins :  Ramzi Ben SaĂŻd souffre depuis 2005, date de son arrestation d’hĂ©morroĂŻdes trĂšs douloureuses qui les prive d’alimentation et de sommeil. Il n’a jamais Ă©tĂ© soignĂ© et sa famille a Ă©tĂ© empĂȘchĂ©e de lui ramener le moindre traĂźtement. En outre, et dans plusieurs prisons, il n’y’a pas d’eau chaude et les dĂ©tenus sont contraints Ă  prendre leurs douches d’eau froide, ce qui a causĂ© des maladies et notamment de ceux qui sont privĂ©s de lit et de matelas et dorment Ă  mĂȘme le sol comme les cas de Hosni Yousri ou Khaled Arfaoui
Les prisonniers se  plaignent Ă©galement des restrictions qui leurs sont faites  en permanence en visites familiales, souvent interdites sans raison apparente ou Ă©courtĂ©es, et les paniers familiaux, interceptĂ©s ou remis immangeables aprĂšs les fouilles
. De toute la population carcĂ©rale, ils se trouvent privĂ©s de lecture, de priĂšre collective
.et sujets  Ă  des provocations et menaces de la part de prisonniers de droits communs, jugĂ©s dangereux. Ces jeunes prisonniers  dĂ©noncent essentiellement la pratique quotidienne de la torture accompagnĂ©e souvent de sĂ©vices sexuels et d’humiliation de tout genre. Rappelons que ces prisons sont dirigĂ©es pour la plupart  par des  tortionnaires zĂ©lĂ©s comme le directeur de la prison civile de Mornaguia  Ibrahim Mansour,  son prĂ©dĂ©cesseur Fayçal Rommani ou encore Imed Ajmi, solidement couverts par le pouvoir policier tunisien pour les innombrables  crimes de torture opĂ©rĂ©s sur des centaines de prisonniers et ont fait objet de nombreuses plaintes dĂ©posĂ©s par des prisonniers
Quant aux gardiens, encouragĂ©s par leurs supĂ©rieurs, ils  multiplient les exactions et les brimades Ă  l’encontre de ces dĂ©tenus.  Le CRLDHT exprime sa profonde prĂ©occupation quant au sort rĂ©servĂ© Ă  ces prisonniers qui croupissent en prison dans des conditions inhumaines et fort pĂ©nibles, privĂ©s du moindre soin mĂ©dical et de toute hygiĂšne. Le CRLDHT rappelle aux  autoritĂ©s tunisiennes leur responsabilitĂ© quant Ă  la vie et Ă  l’intĂ©gritĂ© de tout prisonnier, conformĂ©ment Ă  ce que stipule la lĂ©gislation internationale  sur les prisons ainsi que la loi tunisienne qui prĂ©voit que  « les prisonniers sont logĂ©s dans les locaux disposant de moyens d’aĂ©ration et d’éclairage suffisant ainsi que des Ă©quipements sanitaires nĂ©cessaires. En outre, l’Administration est tenue de mettre Ă  la disposition de chaque prisonnier une literie individuelle. » Il revendique la libĂ©ration sans dĂ©lai de tous ceux qui sont punis pour l’exercice de leur libertĂ© de culte, et c’est le cas de la majoritĂ© des prisonniers de ces derniĂšres annĂ©es. Paris, le 28 novembre 2007

 


Tunis le 28 Novembre 2007

 

Les conséquences désastreuses de la politique de destitution des syndicalistes élus par la bureaucratie syndicale : Pour briser la volonté de résistance des militants syndicalistes démocrates le pouvoir totalitaire en place, expulse le camarade Abdelhak Labidi de sa maison et met sa famille à la rue et à la merci de la rigueur du climat hivernal du Nord Ouest !!

 

Ouertatani Noureddine : Secrétaire Général du Syndicat de Base des Enseignants Chercheurs Universitaires de Nabeul

 

     La consĂ©quence de la politique de destitution des syndicalistes Ă©lus par la bureaucratie syndicale est une accentuation  de la rĂ©pression du Pouvoir Politique Ă  leurs encontre. En effet, aprĂšs les Ă©pisodes de traductions devant les conseils de disciplines des Ă©lus syndicaux ciblĂ©s par le pouvoir  et les tentatives de poursuites judiciaires sur la base de Dossiers fabriquĂ©s de toute piĂšces, voici que l’on s’acharne de nouveau sur le militant syndicaliste du secteur de la santĂ©, le camarade Abdelhak labidi, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint du syndicat de base de la santĂ© de BĂ©ja. A l’heure oĂč l’on vous parle le camarade Abdelhak, sa femme, ses enfants et sa vieille mĂšre malade et sous oxygĂšne sont dans la rue et subissent la rigueur du climat hivernal du Nord Ouest.

    En dĂ©pit des efforts dĂ©ployĂ©s par son avocat et par certaines associations le MinistĂšre de la santĂ©, ayant obtenu gain de cause auprĂšs des tribunaux,  a tenu Ă  recourir Ă  la police pour expulser le camarade Abdelhak et sa famille d’une maison qu’ils habitaient depuis l’époque d’avant l’indĂ©pendance. La rĂ©sistance de notre camarade lui a valu d’ĂȘtre malmenĂ©, menottĂ© et arrĂȘtĂ© devant sa famille et conduit au poste de police oĂč il a Ă©tĂ© gardĂ© jusqu’à l’aprĂšs midi, aprĂšs l’avoir privĂ© de son tĂ©lĂ©phone portable pour l’empĂȘcher de contacter les syndicalistes dĂ©mocrates et les associations des droits de l’homme.

     Le camarade Abdelhak, sa famille, et une bonne poignĂ©e de syndicalistes dĂ©mocrates campent Ă  l’heure actuelle devant sa maison et attendent l’arrivĂ©e, demain, d’un renfort important des syndicalistes de toutes les rĂ©gions. Il est inutile de vous rappeler que le camarade Abdelhak, lĂąchĂ© par l’UGTT, est ciblĂ© par le pouvoir pour son militantisme et que ces harcĂšlements durent maintenant depuis des mois.

     Personne ne peut croire que ce traitement inhumain et dĂ©pourvu de tout sens, consistant Ă  mettre toute une famille dans la rue malgrĂ© la rigueur de l’hiver est la dĂ©cision neutre du service des contentieux du MinistĂšre de la SantĂ©. En effet, tout le monde voit dans cette attitude barbare et se rĂ©fĂ©rant Ă  des valeurs moyenĂągeuses,  la dĂ©termination, du pouvoir, Ă  briser la volontĂ© de rĂ©sistance des militants syndicalistes.

    Nous appelons toutes les associations, les partis et les militants syndicalistes dĂ©mocrates Ă  la mobilisation pour soutenir ce militant et s’opposer Ă  cette rĂ©pression d’un autre Ăąge au quelle a recouru le Pouvoir Totalitaire en place.          

          

Ouertatani Noureddine : Secrétaire Général du Syndicat de Base des Enseignants Chercheurs Universitaires de Nabeul

 

Source:Bulletin de« Démocratie Syndicale et Politique » N°68 du 28 Novembre 2007

  Liens :    http://fr.groups.yahoo.com/group/democratie_s_p/       

                                                http://groups.google.com/group/democratie_s_p/

 

 


LE MIRACLE DES MIRACLES

   

 
Que dire ?..Que faire ?…Qu’écrire ?…L’on se pose d’éternelles questions, toujours rĂ©currentes
 devant tant d’absurditĂ©s humaines (inhumaines).   Albert Einstein, excusez du peu, dĂ©boussolĂ© devant tant d’ñneries, concluait que l’Homo Sapiens Sapiens n’utilisait que 10% de ses capacitĂ©s intellectuelles. Et que pour la plupart de l’espĂšce, la moelle Ă©piniĂšre suffirait. Le 4Ăšme pouvoir, celui des Mass MĂ©dia, espace de l’information, de dĂ©bats, de critiques et chroniques, nĂ© pour dĂ©crire, dĂ©battre et analyser les rĂ©alitĂ©s passĂ©es et prĂ©sentes, ou pressentir l’avenir Ă  partir de filigranes et faits avĂ©rĂ©s, par des objecteurs de conscience, s’est vu graduellement infester par des proxĂ©nĂštes qui le travestissent, chacun Ă  sa maniĂšre. Sans faire dans la diarrhĂ©e verbale, je dirais qu’alors que de bonnes consciences essaient d’amĂ©liorer le quotidien de l’Homme, des brebis Ă©garĂ©es, dont nombreuses galeuses, habitĂ©es par des esprits diaboliques nous inondent, en Ă©crivassiers, de contrevĂ©ritĂ©s et de mensonges,  touchant tous les domaines de l’existence, et mĂȘme de la subsistance, sans scrupules ni dĂ©cence. Ils participent en cela Ă  perpĂ©trer, en charognards, des crimes abominables contre leur propre race, prĂ©cĂ©dant, accompagnant, ou concluant les nombreuses sales besognes de leur(s) charogne(s) de MaĂźtre(s), en outils de propagande. Ils agissent ainsi par lĂąchetĂ© ou par cupiditĂ©. Mais dans les deux cas, ils sont dĂ©gradants et moins que rien. Il faut les dĂ©noncer Ă  souhait et les dĂ©froquer Ă  la face du monde, Ă  volontĂ©.         Il n’est que de la sorte qu’ils soient mis Ă  nu, et qu’ils cessent, Ă  chaque fois, de «pĂȘcher» facilement dans de l’eau trouble,  de sang assez souvent. Il ne s’agit pas ici de diffamer, mais de parler de rĂ©alitĂ©s o combien criantes et vĂ©rifiables par tout un chacun, Ă  tout moment. Ces scribouillards ne font que mettre leurs dĂ©jections Ă©crites au service des dictateurs de tout acabit et de ceux qui les appuient, des « dirigeants » de pseudo dĂ©mocraties et lĂšche-cul de diverses obĂ©diences, au sein du Monde Arabe mais aussi en Occident et qui, comme eux, ont les pattes engorgĂ©es de sang. Tiens, l’Occident justement, qui lorsqu’il n’occupe plus directement des peuples tiers, le fait dĂ©sormais par despotes locaux interposĂ©s, pions de leurs dresseurs et constituant leur relĂšve. Certains de ses chefs de file, une fois Ă©lus « lĂ©galement », puis installĂ©s au pouvoir, refusent aux pauvres gens Ă©crasĂ©s par procuration, afin d’ĂȘtre vampirisĂ©s, toute dignitĂ© : ni libertĂ©, ni dĂ©mocratie, ni mĂȘme humanitĂ©. Quand ils sont hĂŽtes chez leurs victimes, ils avancent Ă  chaque occasion ratĂ©e, comme souvent, que les premiers des droits de l’Homme sont de boire, de manger, de ruminer librement, de dormir, et de dĂ©fĂ©quer Ă  gogo, y compris en prison, petite ou grande, et sous la torture, s’il vous plait. Et que le reste, tel que la libertĂ© de pensĂ©e, d’expression, d’association, de dĂ©mocratie ou de dignitĂ©, n’est que luxe et superflu. Une dĂ©chĂ©ance qu’ils ne peuvent se permettre chez eux. Et puis, quelle ingratitude, pour des invitĂ©s. Messieurs dames, dirigeants en Occident, cessez de participer aux CRIMES, commis depuis longtemps et qui continuent, par votre «bonne» volontĂ© et sous vos yeux. Vos mains ne sĂšchent plus, du sang de vos millions de victimes. ArrĂȘtez vos hypocrisies vis-Ă -vis de vos peuples, car en cautionnant la dĂ©shumanisation du monde, vous les impliquez dans vos pratiques immondes. Soyez dignes, simplement. C’est tout ce que l’on peut vous demander, parce qu’au plus profond de vous-mĂȘme, vous pouvez  l’ĂȘtre, sans doute. Sinon comment pourriez vous parler de justice, locale ou internationale, alors que vous-mĂȘme, vous pratiquez impunĂ©ment la criminalitĂ©, par vos thurifĂ©raires, envers les masses assujetties : arrestations arbitraires, de jour comme de nuit, humiliations, tortures atroces jusqu’à ce que morts s’en suivent
pour des accusations inventĂ©es par des esprits malades. Et des insanitĂ©s enracinĂ©s en vous, que vous essayez de coller aux autres, Ă  chaque instant. ExtrĂ©misme, fanatisme
.. Et autres TERRORISMES, faisant partie des arsenaux de diffamation, et de prĂ©misses d’agressions qui se prĂ©pareraient Ă  dessein de cannibalisme prĂ©mĂ©ditĂ©. Croyez-vous que le globe terrestre peut supporter vos mĂ©faits encore longtemps ?         Monsieur BUSCH nous propose mĂȘme une 3Ăšme guerre mondiale, en bonus. Pour la mĂ©chancetĂ©, il n’y a pas de limite. Au fait, peu de dirigeants politiques, Ă  travers l’histoire rĂ©cente ou contemporaine, se soucient de la construction d’un monde renouvelĂ© et meilleur. Citons le Mahatma GHANDI, Malcolm X, Patrice LUMUMBA, Martin LUTHER KING, Ernest CHE GEVARA, Nelson MANDELLA, Hugo CHAVEZ, Da SILVA
 Leur nombre croit, et pas seulement en AmĂ©rique du Sud, Dieu merci. L’histoire ne s’arrĂȘtera plus de le leur rendre, en ces temps de la loi de la jungle.  Dans le monde arabe, « tout va pour le mieux », comme toujours. Avec des richesses naturelles, tantĂŽt apprĂ©ciables, tantĂŽt immenses, accaparĂ©es par une poignĂ©e de pilleurs, on peut aisĂ©ment constater le dĂ©sastre : une majoritĂ© Ă©crasante d’humains se crĂšvent la dalle pour ne pas crever, alors que de minables sangsues rĂ©gurgitent les signes de richesses subtilisĂ©es. Les mass mĂ©dias d’égouts sont nĂ©anmoins toujours lĂ  pour redorer le blason nausĂ©abond de leurs bailleurs de fond, en Ă©talant leur machiavĂ©lisme et leur dĂ©goĂ»t pour l’existence. Ainsi, en Tunisie, par exemple, Ă  chaque fois que des travailleurs sont « remerciĂ©s » par milliers, dans des conditions indescriptibles, faisant partie de situations critiques, des mercenaires de la plume Ă©ructent, que le taux de chĂŽmage ne cesse de diminuer. A telle enseigne qu’il avoisinerait bientĂŽt celui des pays Ă  la pointe du dĂ©veloppement. Il serait actuellement de 14%. Une seule explication plausible pourrait nous en convaincre : que les nouveaux chĂŽmeurs ne se convertiraient en voleurs, gĂ©nĂ©ralistes ou spĂ©cialisĂ©s
Ou que les autoritĂ©s achĂšvent les survivants des noyades, issue inĂ©vitable de ceux qui fuient la dĂ©sespĂ©rance, vers le Nord, Ă  bord d’embarcations chavirantes. Les « responsables » n’ont que cela Ă  proposer. D’ailleurs, je parie qu’ils ne peuvent que s’en rĂ©jouir, puisqu’à chaque catastrophe humaine, le nombre de demandeurs de droits diminue. BientĂŽt, ils se serviraient de bulldozers pour dĂ©verser les cadavres concitoyens, production de diverses fabriques de l’Ere Nouvelle, Ă  la mer. Le vrai taux des sans emploi, estimĂ© par beaucoup d’indĂ©pendants, serait globalement de 55%, allant crescendo, surtout parmi les diplĂŽmĂ©s, anciens ou nouveaux.   Dans le secteur privĂ©, beaucoup de monde pointe Ă  son lieu de travail sans pour autant exercer sa profession. Faute de mieux, on essai malgrĂ© tout de s’accrocher, tant bien que mal, pour ne pas sombrer dĂ©finitivement. La situation ne faisant qu’empirer d’une annĂ©e Ă  l’autre, voire mĂȘme d’un mois Ă  l’autre, et d’une semaine Ă  sa suivante. Peut-on parler ici de travail ou d’occupation des lieus ?   Quand  l’inflation atteint des sommets, et qu’en parallĂšle les salaires ne sont dĂ©sormais que des pensions saugrenues, aboutissant Ă  une absence de pouvoir d’achat, jusqu’à  la pĂȘche aux croĂ»tes de pain dans les poubelles de quartier et les dĂ©charges publiques. Officiellement, le SMIG serait de 200 dinars, insuffisants dĂ©jĂ  pour le loyer d’un tout petit studio, et que beaucoup ne les atteindraient guĂšre. Les sans emploi Ă©tant, hors comptabilitĂ©. Un calcul fait sĂ©rieusement, aboutit Ă  la nĂ©cessitĂ© actuelle, d’un salaire mensuel minimum de 1000 dinars, afin de rĂ©pondre Ă  la flambĂ©e continue des prix. Mais, avec le dĂ©tournement des fonds de l’état, au profil d’un pouvoir sans loi, ni foi, les caisses sont de tous temps quasi vides. MĂȘme pour payer les mensualitĂ©s, on empreinte souvent, Ă  des banques Ă©trangĂšres, alourdissant encore plus la dette publique, que les gĂ©nĂ©rations futures devront Ă©ponger. La CAMORRA locale, utilise la fiscalitĂ©, les tribunaux et autres administrations, Ă  l’encontre du petit peuple, sans cesse rĂ©primandĂ© et dĂ©pecĂ© Ă  vif, pour renflouer les caisses, alors qu’une petite partie de ce qu’elle dĂ©tourne, suffit Ă  offrir un salaire convenable, Ă  tout le monde.   Quand on doit choisir entre s’offrir quelques friperies et fournir des cahiers d’école Ă  sa progĂ©niture, ou des timbres fiscaux, hors des moyens, pour avoir droit au passage d’examens, comme celui du BaccalaurĂ©at, ou d’entrĂ©e au LycĂ©e Pilote etc. Pour un systĂšme se targuant de la gratuitĂ© de l’éducation, c’est rĂ©ussi.   Quand un pĂšre de famille achĂšte Ă  l’occasion, 50 grammes de viande, pour qu’une maman tente d’en enrichir un pseudo-repas pour des gosses dĂ©bilitĂ©s, parce que sous-alimentĂ©s et nĂ©s anĂ©miques dĂ©jĂ , afin de ne pas les complexer davantage : Il n’y a qu’à visiter les lieus de scolaritĂ©, pour constater le tragĂ©die. Et que vive la construction des gĂ©nĂ©rations futures, en capital humain, pour la technologie du monde arabe, qui commencerait en Tunisie.   Quand on n’arrive plus Ă  payer des factures gonflĂ©es Ă  bloc : eau, Ă©lectricitĂ©, sans parler du tĂ©lĂ©phone ou du gaz (normalement offert par l’AlgĂ©rie, sƓur voisine, puisque quelques uns de ses gazoducs passent par chez nous). La minute sur le Mobile serait facturĂ©e, selon l’administration, Ă  180 millimes. En faisant le calcul, elle en dĂ©passe souvent les 400. Et ça n’est qu’un exemple. Cette tactique malhonnĂȘte, a toujours Ă©tĂ© utilisĂ©e pour traire au maximum un peuple affaibli, avilis et de surcroĂźt mĂ©prisĂ©. Elle sert Ă  gĂ©nĂ©rer des chiffres d’affaires consĂ©quents de ce qui reste Ă  vendre, des sociĂ©tĂ©s Ă©tatiques ou celles de favorisĂ©s, ayant le cache col rouge, couleur du drapeau tunisien, usurpĂ©e par le parti au pouvoir, depuis le dĂ©part de la France, le « Rassemblement Constitutionnel DĂ©mocratique ». Je dĂ©fie quiconque de me trouver une seule adĂ©quation, entre la rĂ©alitĂ© vĂ©cue par les tunisiens, et un seul terme de cet acronyme, vomis par la majoritĂ© Ă©crasante.   Quand on prĂ©tend que l’argent de ces ventes servira Ă  Ă©tancher les dettes, Ă  crĂ©er des postes d’emploi et Ă  relancer l’économie
Et que l’on ne voit rien de cela, des annĂ©es aprĂšs, on peut aisĂ©ment deviner la destinĂ©e de ces butins.   Un remĂšde existe pour amĂ©liorer le sort des masses! Les plumitifs ne cessent de nous le rĂ©pĂ©ter : Le revenu par citoyen et par an serait de 4.000 dinars, augmentant de 20% tous les ans. Qu’attendent donc ces indigents, pour aller aux bureaux de poste, tenir les rangs et retirer le pactole. Une famille de six membres, aura 24.000 dinars, en un clin d’Ɠil. Il suffit de le vouloir. Des chiffres sur papier. Rien que des chiffres, que la banque centrale fournit, en divisant le PNB (Produit National Brut), par le nombre de citoyens, alors que celui-ci est autant gĂ©rĂ© que partagĂ©, dans la rĂ©alitĂ©, par la classe dirigeante et ses acolytes. A chaque fois que le pouvoir nous fĂȘte son Anniversaire ou ses «rĂ©ussites», des «amis» Ă©trangers s’invitent Ă  la soupe. Ainsi journalistes, politiciens, poĂštes, chanteurs et j’en passe, ne tarissent pas d’éloges Ă  l’endroit de l’artisan du Changement. Des Ă©quipes sportives, théùtrales, carnavalesques et mĂȘme sĂ©curitaires honorent, aussi, le festin. Il parait qu’Ali Baba est gĂ©nĂ©reux. Tout calcul fait, il voit trĂšs juste, car il revient moins cher de gaver ce petit monde, toujours prĂȘt Ă  lĂ©cher, que 10 millions de sujets affamĂ©s. 80 %  des familles seraient propriĂ©taires de leur maison. Avec les prix des matĂ©riaux de construction, on comprendrait mieux pourquoi aprĂšs avoir construit sa maison, on devient nĂ©cessiteux. Au fait, on pourrait diviser, sur papier, le nombre d’appartements construits Ă  la va vite, par celui de ceux n’ayant pas de logement. En rĂ©alitĂ©, mis Ă  part les citoyens qui possĂšdent leur demeure, d’autres, des entrepreneurs ayant pignon sur rue et de nouveaux riches, surtout, en ont des milliers, tantĂŽt proposĂ©s Ă  la vente, aux travailleurs Ă  l’étranger, contre devises, tantĂŽt Ă  des spĂ©culateurs… Mais la majoritĂ© qui n’a rien, se voit attribuer un rĂȘve statisticien, de mauvais goĂ»t. 80% de la population constituerait la classe moyenne (5%, en rĂ©alitĂ©). Encore un chiffre mirobolant, rappelant celui de suffrages Ă  99,99999999%. Les flagorneurs jouent spĂ©cialement sur ce taux, sachant qu’il est dĂ©terminant pour dĂ©crire la rĂ©ussite ou l’échec d’une politique Ă©conomique, ou d’une politique tout court. Dans les annĂ©es soixante dix, il Ă©tait rĂ©ellement de 60%, et on vivait beaucoup moins misĂ©rablement. Un instituteur, par exemple, touchant 35 dinars/mois, avait sa maison et sa voiture. Aujourd’hui, avec un salaire de 650 dinars, il ne peut mĂȘme pas manger selon les normes de l’OMS (Organisation Mondiale de la SantĂ©), en plus des charges vitales qui lui incombent. BientĂŽt, il se verrait se cacher le derriĂšre avec les feuilles de cahiers de «l’annĂ©e derniĂšre», faute de mieux. Pour un symbole du savoir et de la plus noble des causes, l’éducation, on atteint lĂ  le comble, Ă  l’Ere de «Bac-3» ou  Primaire +2. Le reste du pauvre peuple pourra se faire habiller par les instituteurs, aussi modestement. Et c’est le « miracle Ă©conomique tunisien », citĂ© en exemple par la plupart des hauts parleurs et plumes
de la propagande. Pour les chiffres officiels, 3.8% de la population sont en dessous du seuil de pauvretĂ©, (au lieu des 60%, vraisemblables). Beaucoup moins qu’au Japon (4.5%), qu’en France (8,5%), qu’en Allemagne (8%), qu’en Grande Bretagne (7%),
..et qu’aux Etats Unis (14%). Les nĂ©cessiteux de ces pays amis, qui soutiennent la lutte contre le TERRORISME de chez-nous, seraient les bienvenus, afin d’amĂ©liorer leur niveau de vie. La Tunisie les accueillerait en travestis, Ă  bras Ă©pilĂ©s. Cette Tunisie aurait depuis quelques annĂ©es un taux de croissance inĂ©branlable de 6%, qu’il y ait ou pas crise mondiale, «dĂ©trĂŽnant», en marche arriĂšre quand mĂȘme, les 10% de naguĂšre, pour les laisser Ă  la Chine, par probable gĂ©nĂ©rositĂ©. Encore une fois, on ne fait que des MIRACLES. Veut-on plutĂŽt parler de dĂ©croissance, et qu’on aurait simplement commis un lapsus? Dans le cas contraire, on devrait donner des leçons d’économie aux japonais. Qu’ils viennent alors, en amis, se faire inscrire dans nos universitĂ©s. L’inflation, est officiellement de 2.6%. Un taux europĂ©en. Il y a quelques jours, elle Ă©tait encore Ă  4.5%. En rĂ©alitĂ©, sa moyenne est autour de 65%.  Avec une augmentation supposĂ©e des salaires, de 20%, on devrait constater une amĂ©lioration du pouvoir d’achat de 17.4% par an. Or c’est exactement le contraire qui se rĂ©alise. Il y a mĂȘme des crĂąnes, pour nous pondre, de temps Ă  autre l’ubuesque, telles que «le pouvoir d’achat plonge en chute libre, mais il y a dans le pays, une rĂ©elle rĂ©ussite Ă©conomique». ThĂ©oriquement, des fonds créés de toutes piĂšces, par l’unique GĂ©nĂ©ral en son genre, tels le 26-26 : Fonds de SolidaritĂ© Nationale ou le 21-21, dĂ©signant la BTS : Banque Tunisienne de SolidaritĂ©, devraient aider les « 2.6% » de dĂ©munis. Tous les sujets doivent y verser la dĂźme, appelĂ©e Ă  juste titre, dans une sĂ©mantique schizophrĂšne: Donation Obligatoire. Ainsi ceux qui sont censĂ©s en bĂ©nĂ©ficier, se voient, les premiers, alourdis d’un fardeau supplĂ©mentaire. MĂȘme les petits et pauvres Ă©coliers, ne peuvent y Ă©chapper. Il parait que c’est pour les habituer Ă  la solidaritĂ©, depuis le plus jeune age. S’il est vrai que certaines choses sont rĂ©alisĂ©es «à l’aide de ces aides», l’essentiel part, en cagnottes, vers d’autres destinations, que tout le monde peut deviner. Et puis, pour un Ă©tat se prĂ©tendant pionnier en dĂ©veloppement et crĂ©ateur de richesse, comment admettre que des masses soient maintenues en perfusion, vivant d’aides et assistances, au lieu de les intĂ©grer dans une stratĂ©gie Ă©conomique globale.  Il faut quand mĂȘme faire attention, Ă  ne pas donner, toute cette aide exigĂ©e sans fin ni frein, Ă  ces seuls va-nu-pieds. Ils risquent de devenir riches. Peut ĂȘtre mĂȘme bourgeois. N’oublions donc pas les misĂ©reux de la planĂšte. Le 26-26 mondial est lĂ , voyons. Le GĂ©nĂ©ral l’a dĂ©jĂ  exportĂ©. Ce qui me dĂ©range le plus, c’est que tout mauvais chiffre indicateur est diminuĂ© au maximum, et que tout « bon » chiffre, se voit atteindre des sommets. Vous me diriez que cela est normal, dans un pays bourrĂ© d’indicateurs.             Pour rĂ©sumer, la Tunisie « rĂ©ussit des miracles dans tous les domaines et sur tous les plans », son expĂ©rience tracĂ©e et poursuivie par la « clairvoyance » divine de « l’Artisan du 7 Novembre », ne peut qu’ĂȘtre le modĂšle universel d’émancipation et de bien ĂȘtre de l’humanitĂ©, mais que beaucoup de dirigeants Ă  travers la planĂšte, ne s’en sont toujours pas aperçus. Je les prie de se consacrer en ce «bĂ©ni» 7 Novembre 2007, Ă  l’écoute du discours miracle, et toujours historique, du pĂšre des miracles. Et qu’il soit transmis, en direct, Ă  tous les ĂȘtres en vie, et transcrit dans «un livre sacré», en programme d’étude, et de vie. Mieux mĂȘme que le Livre Vert, de KADDHAFI, un voisin proche et autre illuminĂ©. Je crois, qu’il n’est plus possible aujourd’hui, de continuer Ă  prendre les gens pour des abrutis. Dans plusieurs contrĂ©es de la planĂšte, la condition de l’Homme ne cesse de s’amĂ©liorer, peu ou prou, de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. A travers les pays arabes, elle ne fait que plonger, depuis belle lurette, sous un esclavagisme pur et dur des populations, avec Ă  la clef, soumission et avilissement, de toute institution citoyenne. N’en dĂ©plaise aux historiens, justement, spĂ©cialistes de ce chapitre. La justice et le pain quotidien sont les premiĂšres loques, des pouvoirs minables, qu’ils consacrent Ă  l’asservissement. Il faut absolument que les choses changent au plus vite, avant que cela n’explose, irrĂ©mĂ©diablement. Tout ĂȘtre digne prĂ©fĂšrerait disparaĂźtre, plutĂŽt que de vivre dans la dĂ©chĂ©ance. Mais qu’avant cela, il se battrait jusqu’au bout, et par tous les moyens Ă  sa disposition. Puisque nos «dirigeants», impotents,  n’arrivent pas Ă  quitter leur siĂšge, il faut les affamer. Et ce, en optant pour la dĂ©sobĂ©issance civile. Toute la sociĂ©tĂ© doit absolument s’arrĂȘter de travailler et de produire, quitte Ă  brouter l’herbe, pour se nourrir. Ces lĂąches ne tarderaient alors pas, Ă  foutre le camp, faute de petit dĂ©jeuner. Mais pour rĂ©aliser ce rĂȘve, il faut d’abord unifier une opposition,  toujours clairsemĂ©e, mais aussi et surtout un peuple, complĂštement absent. Ce qui a d’ailleurs permis aux hyĂšnes, de planter leurs crocs, graduellement, dans une sociĂ©tĂ© saignĂ©e Ă  blanc. Je ne peux nĂ©anmoins que saluer toute Ăąme digne, dont le Docteur Moncef MARZOUKI, par exemple, victime notoire de la racaille au pouvoir, et qui a toujours prĂŽnĂ© cette forme de lutte pacifique, malgrĂ© tout ce qu’on le voit endurer, de la part d’un systĂšme terroriste. Mais comment rĂ©ussir ce pari, dans une sociĂ©tĂ© dĂ©liquescente, produit du BOURGUIBISME, dĂ©jĂ . On avait dĂ©veloppĂ© le rĂ©gionalisme, puis le racisme, et de lĂ , le favoritisme Ă  outrance. Ainsi, aucune rĂ©gion n’aime une autre, ne respecte son dialecte ou sa culture locale, ni ne lui souhaite un dĂ©veloppement ou une amĂ©lioration. Bref, le peuple se dĂ©teste. D’oĂč Ă©taient nĂ©s le dĂ©ni du patriotisme, le chacun pour soi et la pensĂ©e d’ «aprĂšs moi, le dĂ©luge». D’ailleurs, pour quelle raison, on indique le lieu de naissance, sur la Carte d’IdentitĂ© Nationale et le Passeport, si ce n’est afin de cataloguer tout « citoyen », selon sa provenance et sa famille, et demandant un document, un travail, un papier, un service, un prĂȘt bancaire, la main d’une femme pour mariage ou un droit dans un tribunal ? C’est exactement cela, DIVISER POUR REGNER.   Pour ces raisons et d’autres, je crois qu’il serait pĂ©nible et long, de changer le cours des choses, avant de dĂ©sinfecter les cerveaux. A moins que la technologie aidant, la tache sera plus aisĂ©e que naguĂšre, moyennant les Mass MĂ©dia modernes. A bon entendeur, salut, et surtout bon courage.     RABAM, nĂ© d’une faute de frappe, pour ne rien comprendre.

 

 


 

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