TUNISNEWS
8 Úme année, N° 2747 du 29.11.2007
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Le CNLT : La justice condamne sur la foi dâaveux extorquĂ©s sous la torture C.R.L.D.H. Tunisie : Poursuites des arrestations policiĂšres et enlĂšvements des citoyens innocents C.R.L.D.H. Tunisie : SolidaritĂ© avec les professeurs licenciĂ©s en grĂšve de la faim C.R.L.D.H. Tunisie : GrĂšve de la faim illimitĂ©e dans les prisons tunisiennes Ouertatani Noureddine: Les consĂ©quences dĂ©sastreuses de la politique de destitution des syndicalistes Ă©lus par la bureaucratie syndicale
RABAM:LE MIRACLE DES MIRACLES
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CONSEIL NATIONAL POUR LES LIBERTES EN TUNISIE
Tunis le 29 novembre 2007 Â
La justice condamne sur la foi dâaveux extorquĂ©s sous la torture
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La 4e chambre criminelle du Tribunal de PremiĂšre Instance de Tunis, a condamnĂ© le 26 novembre neuf jeunes tunisiens dĂ©fĂ©rĂ©s en vertu de la loi anti terroriste Ă des peines dâemprisonnement allant de six Ă douze ans dans lâaffaire 4/11432. Il sâagit de Zyed Fakraoui (28 ans), Ghaith Mekki (28 ans), Nizar Hosni (24 ans), Bilel Marzouki (26 ans), Wajdi Marzouki (25 ans), Azzeddine Abdellaoui (30 ans), condamnĂ©s Ă douze ans de rĂ©clusion et Mounir ChraĂŻet (26 ans), Tahar Bouzidi (25 ans), ChouaĂŻeb Jomni (23 ans) Ă six ans de prison ferme. Ces jeunes qui ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s en avril 2005 ont dĂ©clarĂ© avoir attendu depuis 2 ans et 7 mois ce moment pour sâexprimer devant la Cour et lui exposer les sĂ©vices quâils ont subis dans les locaux du ministĂšre de lâIntĂ©rieur et comment le juge dâinstruction les a interrogĂ©s en « urgence » il y a 2 ans Ă une heure tardive de la nuit (entre 21h et 23h) sans avocats, en les menaçant de les renvoyer Ă leurs tortionnaires, sâils revenaient sur les dĂ©clarations signĂ©es devant la police quâils nâont mĂȘme pas lues. Durant lâaudience qui sâest dĂ©roulĂ©e le samedi 24 novembre, le prĂ©sident de la cour, le tristement cĂ©lĂšbre Mehrez Hammami, a systĂ©matiquement refusĂ© dâentendre les dĂ©clarations des prĂ©venus se rapportant Ă la torture, comme il a rejetĂ© toutes les requĂȘtes prĂ©alables formulĂ©es par les avocats se rapportant Ă lâusage de la torture, exigeant quâils ne plaident que sur le fond et de passer outre les aveux extorquĂ©s sous la torture. La dĂ©fense sâest alors retirĂ©e en signe de protestation lorsque le prĂ©sident a retirĂ© la parole Ă maĂźtre Nasraoui qui insistait pour poser une question Ă son client sur le sujet.  La mĂȘme chambre prĂ©sidĂ©e par le mĂȘme juge a siĂ©gĂ© le 17 novembre courant et condamnĂ© un autre groupe de jeunes poursuivis en vertu de la loi anti terroriste dans lâaffaire 11089/4 .Il sâagit de Okba Nasri (26 ans), Tarek Hammami (31 ans), Mohamed zoubaier Karoui (24 ans), Aymen Ghrib (24 ans), Mimoun Alloucha (27 ans), Lamjed Homri (24 ans), Sabri Mejri (24 ans), Zied Benjeddou (23 ans), Mohamed Abbachi (26 ans), Meher Chemmam (24 ans) condamnĂ©s Ă 15 ans de prison ferme. Anis Krifi (27 ans), Karim Mahdaoui (23 ans), Abdelbari Ayeb (28 ans), Hichem Mennai (22 ans), Mahjoub Zeyani (26 ans), Nader Ferchichi (27 ans), Ali Saidi (27 ans), Hasni Nasri (33 ans), Abdelhamid Aroua (29 ans), Taoufik Kadri (24 ans), Tarek Boukhili (28 ans) condamnĂ©s Ă 5 ans de prison ferme Helmi Boughanmi (24 ans), Lamjed Korghli (26 ans), Chekib Omri (32 ans), Saber Mekkaoui (24 ans), Mohamed Omri (43 ans). CondamnĂ©s Ă 3 ans de prison ferme. Le mĂȘme scĂ©nario a Ă©tĂ© observĂ© : Refus de consigner les dĂ©clarations des prĂ©venus concernant la torture, refus de les soumettre Ă un examen mĂ©dical, comme le prĂ©voit la loi et comme lâont rĂ©clamĂ© les avocats ; La Cour sâest appuyĂ© exclusivement sur les dĂ©clarations contenues dans les PV Ă©tablis par des agents de la sĂ»retĂ© de lâEtat agissant comme police judiciaire et qui ont Ă©tĂ© extorquĂ©s sous la torture en mai et juin 2005 et reconduits tels quels par le juge dâinstruction comme Ă©lĂ©ments de preuve ; avec une instruction judiciaire menĂ©e sans la prĂ©sence de leurs avocats et Ă une heure tardive de la nuit. LĂ encore, la dĂ©fense, privĂ©e de parole et de la libertĂ© de produire ses moyens de dĂ©fense, a Ă©tĂ© contrainte de se retirer.  Le CNLT sâinquiĂšte de cette dĂ©rive de certains juges qui violent un principe Ă©lĂ©mentaire du droit qui consiste Ă considĂ©rer comme nulle toute dĂ©claration extorquĂ©e sous la torture. Il rappelle la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dĂ©gradants ratifiĂ©e par la Tunisie, et notamment son article 12 « Tout Etat partie veille Ă ce que les autoritĂ©s compĂ©tentes procĂšdent immĂ©diatement Ă une enquĂȘte impartiale chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a Ă©tĂ© commis sur tout territoire sous sa juridiction » ainsi que lâarticle 15 « Tout Etat partie veille Ă ce que toute dĂ©claration dont il est Ă©tabli qu’elle a Ă©tĂ© obtenue par la torture ne puisse ĂȘtre invoquĂ©e comme un Ă©lĂ©ment de preuve dans une procĂ©dure, si ce n’est contre la personne accusĂ©e de torture pour Ă©tablir qu’une dĂ©claration a Ă©tĂ© faite. » Il exige que ces juges qui se rendent coupables de complicitĂ© de torture soient traduits en Conseil de discipline des magistrats et rĂ©voquĂ©s. Il exprime sa solidaritĂ© avec avocats qui combattent la torture et ceux qui protĂšgent les tortionnaires, malgrĂ© les conditions de plus en plus difficiles dans lesquelles ils travaillent. Il appelle lâensemble de la sociĂ©tĂ© civile Ă combattre ce flĂ©au et Ă exiger que les tortionnaires ainsi que ceux qui les couvrent soient traduits en justice. Il considĂšre ces procĂšs comme iniques et appelle Ă la libĂ©ration des jeunes injustement condamnĂ©s.  Pour le Conseil La porte-parole Sihem Bensedrine
C.R.L.D.H. Tunisie ComitĂ© pour le Respect des LibertĂ©s et des Droits de lâHomme en Tunisie Membre du RĂ©seau Euro mĂ©diterranĂ©en des Droits de lâHomme 21ter rue Voltaire â FR-75011 PARIS – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org
Poursuites des arrestations policiĂšres et enlĂšvements des citoyens innocents
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Le journaliste tunisien Slim Boukdhir, 39 ans, est de nouveau arrĂȘtĂ© ce lundi 26 novembre 2007 vers quatre h du matin dans la ville de Sfax, alors qu’il rentrait Ă Tunis Ă bord dâun louage, lors d’un contrĂŽle d’identitĂ© des passagers effectuĂ© par une unitĂ© de la SĂ»retĂ© nationale. Cette arrestation nâest pas fortuite car elle survient le jour oĂč il devait se rendre au poste de police chercher son passeport aprĂšs avoir mis un terme le 14 novembre 2007 Ă une grĂšve de faim de deux semaines entamĂ©e avec MaĂźtre Mohamed Ennouri suite aux garanties formulĂ©es par les autoritĂ©s pour la restitution de leur droit. AprĂšs toute une journĂ©e de recherches, les avocats ont pu savoir que M. Boukdhir a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© au commissariat de Sakiet Ezzit, dans la banlieue de Sfax. Il devrait ĂȘtre dĂ©fĂ©rĂ©, le 27 novembre, devant le Tribunal de premiĂšre instance de Sfax pour rĂ©pondre aux chefs dâinculpation « d’agression verbale Ă l’encontre d’un agent de l’ordre », « d’atteinte aux bonnes mĆurs » et « de non prĂ©sentation de la carte nationale d’identitĂ© ». Slim Boukdhir travaille comme correspondant du journal panarabe basĂ© Ă Londres Al Quds Al Arabi et du site Internet de la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision satellitaire Al-Arabiya. Il mĂšne en compagnie dâun groupe de journalistes tunisiens indĂ©pendants un combat exemplaire pour lâindĂ©pendance de la presse et la libertĂ© dâexpression. Victime dâune politique de persĂ©cution qui dure depuis plusieurs annĂ©es, faite dâagressions physiques rĂ©pĂ©tĂ©es, de privation dâemplois, de confiscation de passeport et de pressions financiĂšres et administratives de tout genre, sans oublier le harcĂšlement que subit sa famille et notamment son frĂšre, arrĂȘtĂ© et humiliĂ© pendant plusieurs jours lors de la grĂšve de son frĂšre Slim. En mĂȘme temps, le CRLDHT a Ă©tĂ© alertĂ© par lâenlĂšvement du jeune Zoubeir Kaouach, 22 ans, Ă©tudiant en 4Ăšme annĂ©e informatique Ă la facultĂ© de sciences de Bizerte et fils dâun ex prisonnier politique, M. Daoud Kaouach. Ce jeune a Ă©tĂ© kidnappĂ© le 23 novembre 2007 vers 10h du matin, alors quâil se trouve dans la bibliothĂšque publique de Ras jbel, deux hommes en civile a bord dâune voiture banalisĂ©e entrĂ©s dans la bibliothĂšque et ont emmenĂ© Zoubeir Kaouach vers une destination inconnue et depuis aucune nouvelle le lieu de sa dĂ©tention ou les raisons de cet enlĂšvement malgrĂ© les longues recherches effectuĂ©es par ses proches. Sa famille vit depuis lors dans lâangoisse surtout que les autoritĂ©s policiĂšres ont niĂ© son enlĂšvement et sa dĂ©tention au secret. Elle craint pour son intĂ©gritĂ© physique et sa santĂ©. ContactĂ© par tĂ©lĂ©phone, les parents de ZoubeĂŻr sont en plein dĂ©sarroi aprĂšs lâarrestation de leur enfant, ils ne savent pas quoi faire ni vers qui se tourner. Câest le mĂȘme dĂ©sarroi de la famille Jebali qui ignore le sort de son fils le jeune Anis Jebali que la brigade de la SĂ»retĂ© de lâEtat avait arrĂȘtĂ© sans motif Ă son domicile de Ben Arous  le mardi 20 novembre vers deux heures de lâaprĂšs midi et conduit vers une destination inconnue. Le CRLDHT exprime son inquiĂ©tude face Ă cette nouvelle campagne dâenlĂšvements et de dĂ©tentions au secret qui sâexerce dans le cadre de la loi antiterroriste de dĂ©cembre 2003, en toute illĂ©galitĂ© et qui a pris pour cibles des centaines de jeunes citoyens, Ă©tudiants, punis pour la plupart pour lâexercice de leur libertĂ© de culte. Cette campagne a touchĂ© toutes les rĂ©gions de la Tunisie et toutes les catĂ©gories socioprofessionnelles de la sociĂ©tĂ©. (Voir le communiquĂ© du CRLDHT du 17 septembre 2007 et le Flash-Infos du 13 novembre 2007). Il exprime sa solidaritĂ© avec les victimes et leurs familles et dĂ©nonce que cette politique dâenlĂšvements et de dĂ©tentions au secret. Il rappelle au pouvoir tunisien son devoir de veiller Ă lâintĂ©gritĂ© physique et Ă lâhonneur des citoyens. Paris, le 28 novembre 2007 Â
C.R.L.D.H. Tunisie ComitĂ© pour le Respect des LibertĂ©s et des Droits de lâHomme en Tunisie Membre du RĂ©seau Euro mĂ©diterranĂ©en des Droits de lâHomme 21ter rue Voltaire â FR-75011 PARIS – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org
Solidarité avec les professeurs licenciés en grÚve de la faim
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Les professeurs Ali Jallouli, Mohamed Moumni et Moez Zoghlami ont entamĂ© depuis le mardi 20 novembre 2007 une grĂšve de la faim au siĂšge du syndicat gĂ©nĂ©ral de lâenseignement secondaire Ă Tunis pour dĂ©noncer leur licenciement abusif de la part du MinistĂšre de lâEducation Nationale qui a mis fin en dĂ©but de cette annĂ©e scolaire Ă leurs contrats professionnels en raison de leur engagement syndical. La dĂ©cision de non renouvellement des contrats a Ă©tĂ© prise en raison de la participation des concernĂ©s Ă une grĂšve nationale du secteur organisĂ©e par le syndicat de lâenseignement secondaire en Avril 2007. Cette ultime action de Ms. Ali Jallouli, Mohamed Moumni et Moez Zoghlami a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e aprĂšs multiples interventions du bureau exĂ©cutif de lâUnion GĂ©nĂ©rale des Travailleurs Tunisiens (UGTT) et du syndicat national de lâenseignement secondaire auprĂšs du MinistĂšre afin de mettre un terme Ă cette dĂ©cision arbitraire de licenciement et rĂ©intĂ©grer les concernĂ©s dans leurs fonctions. Cette grĂšve de la faim a suscitĂ© un grand Ă©lan de solidaritĂ© au sein de la sociĂ©tĂ© civile tunisienne et notamment le mouvement syndicaliste et des droits humains qui sâest exprimĂ© par des prises de positions officielles de la part des partis dâopposition, des plusieurs cadres et structures syndicaux ainsi que des ONG nationales comme la LTDH. Le CRLDHT exprime aux trois grĂ©vistes de la faim sa solidaritĂ© totale et agissante et dĂ©nonce cette politique de rĂ©pression politique qui vise Ă imposer la loi du silence et Ă faire souffrir tout acteur politique ou associatif en le privant de moyens substantiels de vie et en le condamnant au statut du chĂŽmeur Ă©ternel. Il rend hommage au combat exemplaire des chĂŽmeurs diplĂŽmĂ©s et de leurs structures reprĂ©sentatives qui se battent au quotidien pour leurs droits Ă lâemploi et Ă la dignitĂ© et affirme que la gestion policiĂšre de leurs revendications lĂ©gitimes ne fait quâaggraver la situation sociale des dizaines de milliers de jeunes diplĂŽmĂ©s tunisiens, privĂ©s de leurs droits et libertĂ©s les plus fondamentaux. Il appelle au respect du droit syndical, garanti par la constitution et tous les traitĂ©s et conventions internationaux, ratifiĂ©s par la Tunisie. Paris, le 28 novembre 2007
C.R.L.D.H. Tunisie ComitĂ© pour le Respect des LibertĂ©s et des Droits de lâHomme en Tunisie Membre du RĂ©seau Euro mĂ©diterranĂ©en des Droits de lâHomme 21ter rue Voltaire â FR-75011 PARIS – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org
GrÚve de la faim illimitée dans les prisons tunisiennes
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Nombre de prisonniers tunisiens poursuivis en vertu de la loi antiterroriste de dĂ©cembre 2003 ont entamé une grĂšve de la faim illimitĂ©e dans les diffĂ©rentes prisons tunisiennes Ă compter du lundi 19 novembre 2007. Cette grĂšve vient comme une rĂ©action aux conditions inhumaines que vivent ces prisonniers et aux violences quâils subissent au quotidien et les graves violations de torture et de sĂ©vices sexuels auxquelles ils sont en butte, sans compter les restrictions et les privations de tout genre qui leurs sont faites. Selon le ComitĂ© des MĂšres des Victimes de la loi sur le terrorisme, cette grĂšve a Ă©tĂ© observĂ©e pour protester contre les conditions dĂ©sastreuses que leurs proches vivent dans les prisons tunisiennes : un surpeuplement Ă©touffant associĂ© Ă un manque total dâhygiĂšne, favorisant la prolifĂ©ration des parasites et dâinsectes de tout genre comme dans la prison de Borj Erroumi Ă Bizerte ; absence total de soins : Ramzi Ben SaĂŻd souffre depuis 2005, date de son arrestation dâhĂ©morroĂŻdes trĂšs douloureuses qui les prive dâalimentation et de sommeil. Il nâa jamais Ă©tĂ© soignĂ© et sa famille a Ă©tĂ© empĂȘchĂ©e de lui ramener le moindre traĂźtement. En outre, et dans plusieurs prisons, il nâyâa pas dâeau chaude et les dĂ©tenus sont contraints Ă prendre leurs douches dâeau froide, ce qui a causĂ© des maladies et notamment de ceux qui sont privĂ©s de lit et de matelas et dorment Ă mĂȘme le sol comme les cas de Hosni Yousri ou Khaled ArfaouiâŠLes prisonniers se plaignent Ă©galement des restrictions qui leurs sont faites en permanence en visites familiales, souvent interdites sans raison apparente ou Ă©courtĂ©es, et les paniers familiaux, interceptĂ©s ou remis immangeables aprĂšs les fouillesâŠ. De toute la population carcĂ©rale, ils se trouvent privĂ©s de lecture, de priĂšre collectiveâŠ.et sujets à des provocations et menaces de la part de prisonniers de droits communs, jugĂ©s dangereux. Ces jeunes prisonniers dĂ©noncent essentiellement la pratique quotidienne de la torture accompagnĂ©e souvent de sĂ©vices sexuels et dâhumiliation de tout genre. Rappelons que ces prisons sont dirigĂ©es pour la plupart par des tortionnaires zĂ©lĂ©s comme le directeur de la prison civile de Mornaguia Ibrahim Mansour, son prĂ©dĂ©cesseur Fayçal Rommani ou encore Imed Ajmi, solidement couverts par le pouvoir policier tunisien pour les innombrables crimes de torture opĂ©rĂ©s sur des centaines de prisonniers et ont fait objet de nombreuses plaintes dĂ©posĂ©s par des prisonniersâŠQuant aux gardiens, encouragĂ©s par leurs supĂ©rieurs, ils multiplient les exactions et les brimades Ă lâencontre de ces dĂ©tenus. Le CRLDHT exprime sa profonde prĂ©occupation quant au sort rĂ©servĂ© Ă ces prisonniers qui croupissent en prison dans des conditions inhumaines et fort pĂ©nibles, privĂ©s du moindre soin mĂ©dical et de toute hygiĂšne. Le CRLDHT rappelle aux autoritĂ©s tunisiennes leur responsabilitĂ© quant Ă la vie et Ă lâintĂ©gritĂ© de tout prisonnier, conformĂ©ment Ă ce que stipule la lĂ©gislation internationale sur les prisons ainsi que la loi tunisienne qui prĂ©voit que « les prisonniers sont logĂ©s dans les locaux disposant de moyens dâaĂ©ration et dâĂ©clairage suffisant ainsi que des Ă©quipements sanitaires nĂ©cessaires. En outre, lâAdministration est tenue de mettre Ă la disposition de chaque prisonnier une literie individuelle. » Il revendique la libĂ©ration sans dĂ©lai de tous ceux qui sont punis pour lâexercice de leur libertĂ© de culte, et câest le cas de la majoritĂ© des prisonniers de ces derniĂšres annĂ©es. Paris, le 28 novembre 2007
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Tunis le 28 Novembre 2007
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Les conséquences désastreuses de la politique de destitution des syndicalistes élus par la bureaucratie syndicale : Pour briser la volonté de résistance des militants syndicalistes démocrates le pouvoir totalitaire en place, expulse le camarade Abdelhak Labidi de sa maison et met sa famille à la rue et à la merci de la rigueur du climat hivernal du Nord Ouest !!
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Ouertatani Noureddine : Secrétaire Général du Syndicat de Base des Enseignants Chercheurs Universitaires de Nabeul
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    La consĂ©quence de la politique de destitution des syndicalistes Ă©lus par la bureaucratie syndicale est une accentuation de la rĂ©pression du Pouvoir Politique Ă leurs encontre. En effet, aprĂšs les Ă©pisodes de traductions devant les conseils de disciplines des Ă©lus syndicaux ciblĂ©s par le pouvoir et les tentatives de poursuites judiciaires sur la base de Dossiers fabriquĂ©s de toute piĂšces, voici que lâon sâacharne de nouveau sur le militant syndicaliste du secteur de la santĂ©, le camarade Abdelhak labidi, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint du syndicat de base de la santĂ© de BĂ©ja. A lâheure oĂč lâon vous parle le camarade Abdelhak, sa femme, ses enfants et sa vieille mĂšre malade et sous oxygĂšne sont dans la rue et subissent la rigueur du climat hivernal du Nord Ouest.
   En dĂ©pit des efforts dĂ©ployĂ©s par son avocat et par certaines associations le MinistĂšre de la santĂ©, ayant obtenu gain de cause auprĂšs des tribunaux, a tenu Ă recourir Ă la police pour expulser le camarade Abdelhak et sa famille dâune maison quâils habitaient depuis lâĂ©poque dâavant lâindĂ©pendance. La rĂ©sistance de notre camarade lui a valu dâĂȘtre malmenĂ©, menottĂ© et arrĂȘtĂ© devant sa famille et conduit au poste de police oĂč il a Ă©tĂ© gardĂ© jusquâĂ lâaprĂšs midi, aprĂšs lâavoir privĂ© de son tĂ©lĂ©phone portable pour lâempĂȘcher de contacter les syndicalistes dĂ©mocrates et les associations des droits de lâhomme.
    Le camarade Abdelhak, sa famille, et une bonne poignĂ©e de syndicalistes dĂ©mocrates campent Ă lâheure actuelle devant sa maison et attendent lâarrivĂ©e, demain, dâun renfort important des syndicalistes de toutes les rĂ©gions. Il est inutile de vous rappeler que le camarade Abdelhak, lĂąchĂ© par lâUGTT, est ciblĂ© par le pouvoir pour son militantisme et que ces harcĂšlements durent maintenant depuis des mois.
    Personne ne peut croire que ce traitement inhumain et dĂ©pourvu de tout sens, consistant Ă mettre toute une famille dans la rue malgrĂ© la rigueur de lâhiver est la dĂ©cision neutre du service des contentieux du MinistĂšre de la SantĂ©. En effet, tout le monde voit dans cette attitude barbare et se rĂ©fĂ©rant Ă des valeurs moyenĂągeuses, la dĂ©termination, du pouvoir, Ă briser la volontĂ© de rĂ©sistance des militants syndicalistes.
   Nous appelons toutes les associations, les partis et les militants syndicalistes dĂ©mocrates Ă la mobilisation pour soutenir ce militant et sâopposer Ă cette rĂ©pression dâun autre Ăąge au quelle a recouru le Pouvoir Totalitaire en place.        Â
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Ouertatani Noureddine : Secrétaire Général du Syndicat de Base des Enseignants Chercheurs Universitaires de Nabeul
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Source:Bulletin de« Démocratie Syndicale et Politique » N°68 du 28 Novembre 2007
  Liens :   http://fr.groups.yahoo.com/group/democratie_s_p/      Â
                                               http://groups.google.com/group/democratie_s_p/
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LE MIRACLE DES MIRACLES
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Que dire ?..Que faire ?…QuâĂ©crire ?…Lâon se pose dâĂ©ternelles questions, toujours rĂ©currentes⊠devant tant dâabsurditĂ©s humaines (inhumaines).  Albert Einstein, excusez du peu, dĂ©boussolĂ© devant tant dâĂąneries, concluait que lâHomo Sapiens Sapiens nâutilisait que 10% de ses capacitĂ©s intellectuelles. Et que pour la plupart de lâespĂšce, la moelle Ă©piniĂšre suffirait. Le 4Ăšme pouvoir, celui des Mass MĂ©dia, espace de lâinformation, de dĂ©bats, de critiques et chroniques, nĂ© pour dĂ©crire, dĂ©battre et analyser les rĂ©alitĂ©s passĂ©es et prĂ©sentes, ou pressentir lâavenir Ă partir de filigranes et faits avĂ©rĂ©s, par des objecteurs de conscience, sâest vu graduellement infester par des proxĂ©nĂštes qui le travestissent, chacun Ă sa maniĂšre. Sans faire dans la diarrhĂ©e verbale, je dirais quâalors que de bonnes consciences essaient dâamĂ©liorer le quotidien de lâHomme, des brebis Ă©garĂ©es, dont nombreuses galeuses, habitĂ©es par des esprits diaboliques nous inondent, en Ă©crivassiers, de contrevĂ©ritĂ©s et de mensonges, touchant tous les domaines de lâexistence, et mĂȘme de la subsistance, sans scrupules ni dĂ©cence. Ils participent en cela Ă perpĂ©trer, en charognards, des crimes abominables contre leur propre race, prĂ©cĂ©dant, accompagnant, ou concluant les nombreuses sales besognes de leur(s) charogne(s) de MaĂźtre(s), en outils de propagande. Ils agissent ainsi par lĂąchetĂ© ou par cupiditĂ©. Mais dans les deux cas, ils sont dĂ©gradants et moins que rien. Il faut les dĂ©noncer Ă souhait et les dĂ©froquer Ă la face du monde, Ă volontĂ©.        Il nâest que de la sorte quâils soient mis Ă nu, et quâils cessent, Ă chaque fois, de «pĂȘcher» facilement dans de lâeau trouble, de sang assez souvent. Il ne sâagit pas ici de diffamer, mais de parler de rĂ©alitĂ©s o combien criantes et vĂ©rifiables par tout un chacun, Ă tout moment. Ces scribouillards ne font que mettre leurs dĂ©jections Ă©crites au service des dictateurs de tout acabit et de ceux qui les appuient, des « dirigeants » de pseudo dĂ©mocraties et lĂšche-cul de diverses obĂ©diences, au sein du Monde Arabe mais aussi en Occident et qui, comme eux, ont les pattes engorgĂ©es de sang. Tiens, lâOccident justement, qui lorsquâil nâoccupe plus directement des peuples tiers, le fait dĂ©sormais par despotes locaux interposĂ©s, pions de leurs dresseurs et constituant leur relĂšve. Certains de ses chefs de file, une fois Ă©lus « lĂ©galement », puis installĂ©s au pouvoir, refusent aux pauvres gens Ă©crasĂ©s par procuration, afin dâĂȘtre vampirisĂ©s, toute dignitĂ© : ni libertĂ©, ni dĂ©mocratie, ni mĂȘme humanitĂ©. Quand ils sont hĂŽtes chez leurs victimes, ils avancent Ă chaque occasion ratĂ©e, comme souvent, que les premiers des droits de lâHomme sont de boire, de manger, de ruminer librement, de dormir, et de dĂ©fĂ©quer Ă gogo, y compris en prison, petite ou grande, et sous la torture, sâil vous plait. Et que le reste, tel que la libertĂ© de pensĂ©e, dâexpression, dâassociation, de dĂ©mocratie ou de dignitĂ©, nâest que luxe et superflu. Une dĂ©chĂ©ance quâils ne peuvent se permettre chez eux. Et puis, quelle ingratitude, pour des invitĂ©s. Messieurs dames, dirigeants en Occident, cessez de participer aux CRIMES, commis depuis longtemps et qui continuent, par votre «bonne» volontĂ© et sous vos yeux. Vos mains ne sĂšchent plus, du sang de vos millions de victimes. ArrĂȘtez vos hypocrisies vis-Ă -vis de vos peuples, car en cautionnant la dĂ©shumanisation du monde, vous les impliquez dans vos pratiques immondes. Soyez dignes, simplement. Câest tout ce que lâon peut vous demander, parce quâau plus profond de vous-mĂȘme, vous pouvez lâĂȘtre, sans doute. Sinon comment pourriez vous parler de justice, locale ou internationale, alors que vous-mĂȘme, vous pratiquez impunĂ©ment la criminalitĂ©, par vos thurifĂ©raires, envers les masses assujetties : arrestations arbitraires, de jour comme de nuit, humiliations, tortures atroces jusquâĂ ce que morts sâen suiventâŠpour des accusations inventĂ©es par des esprits malades. Et des insanitĂ©s enracinĂ©s en vous, que vous essayez de coller aux autres, Ă chaque instant. ExtrĂ©misme, fanatismeâŠ.. Et autres TERRORISMES, faisant partie des arsenaux de diffamation, et de prĂ©misses dâagressions qui se prĂ©pareraient Ă dessein de cannibalisme prĂ©mĂ©ditĂ©. Croyez-vous que le globe terrestre peut supporter vos mĂ©faits encore longtemps ?        Monsieur BUSCH nous propose mĂȘme une 3Ăšme guerre mondiale, en bonus. Pour la mĂ©chancetĂ©, il nây a pas de limite. Au fait, peu de dirigeants politiques, Ă travers lâhistoire rĂ©cente ou contemporaine, se soucient de la construction dâun monde renouvelĂ© et meilleur. Citons le Mahatma GHANDI, Malcolm X, Patrice LUMUMBA, Martin LUTHER KING, Ernest CHE GEVARA, Nelson MANDELLA, Hugo CHAVEZ, Da SILVA⊠Leur nombre croit, et pas seulement en AmĂ©rique du Sud, Dieu merci. Lâhistoire ne sâarrĂȘtera plus de le leur rendre, en ces temps de la loi de la jungle. Dans le monde arabe, « tout va pour le mieux », comme toujours. Avec des richesses naturelles, tantĂŽt apprĂ©ciables, tantĂŽt immenses, accaparĂ©es par une poignĂ©e de pilleurs, on peut aisĂ©ment constater le dĂ©sastre : une majoritĂ© Ă©crasante dâhumains se crĂšvent la dalle pour ne pas crever, alors que de minables sangsues rĂ©gurgitent les signes de richesses subtilisĂ©es. Les mass mĂ©dias dâĂ©gouts sont nĂ©anmoins toujours lĂ pour redorer le blason nausĂ©abond de leurs bailleurs de fond, en Ă©talant leur machiavĂ©lisme et leur dĂ©goĂ»t pour lâexistence. Ainsi, en Tunisie, par exemple, Ă chaque fois que des travailleurs sont « remerciĂ©s » par milliers, dans des conditions indescriptibles, faisant partie de situations critiques, des mercenaires de la plume Ă©ructent, que le taux de chĂŽmage ne cesse de diminuer. A telle enseigne quâil avoisinerait bientĂŽt celui des pays Ă la pointe du dĂ©veloppement. Il serait actuellement de 14%. Une seule explication plausible pourrait nous en convaincre : que les nouveaux chĂŽmeurs ne se convertiraient en voleurs, gĂ©nĂ©ralistes ou spĂ©cialisĂ©sâŠOu que les autoritĂ©s achĂšvent les survivants des noyades, issue inĂ©vitable de ceux qui fuient la dĂ©sespĂ©rance, vers le Nord, Ă bord dâembarcations chavirantes. Les « responsables » nâont que cela Ă proposer. Dâailleurs, je parie quâils ne peuvent que sâen rĂ©jouir, puisquâĂ chaque catastrophe humaine, le nombre de demandeurs de droits diminue. BientĂŽt, ils se serviraient de bulldozers pour dĂ©verser les cadavres concitoyens, production de diverses fabriques de lâEre Nouvelle, Ă la mer. Le vrai taux des sans emploi, estimĂ© par beaucoup dâindĂ©pendants, serait globalement de 55%, allant crescendo, surtout parmi les diplĂŽmĂ©s, anciens ou nouveaux.  Dans le secteur privĂ©, beaucoup de monde pointe Ă son lieu de travail sans pour autant exercer sa profession. Faute de mieux, on essai malgrĂ© tout de sâaccrocher, tant bien que mal, pour ne pas sombrer dĂ©finitivement. La situation ne faisant quâempirer dâune annĂ©e Ă lâautre, voire mĂȘme dâun mois Ă lâautre, et dâune semaine Ă sa suivante. Peut-on parler ici de travail ou dâoccupation des lieus ?  Quand lâinflation atteint des sommets, et quâen parallĂšle les salaires ne sont dĂ©sormais que des pensions saugrenues, aboutissant Ă une absence de pouvoir dâachat, jusquâĂ Â la pĂȘche aux croĂ»tes de pain dans les poubelles de quartier et les dĂ©charges publiques. Officiellement, le SMIG serait de 200 dinars, insuffisants dĂ©jĂ pour le loyer dâun tout petit studio, et que beaucoup ne les atteindraient guĂšre. Les sans emploi Ă©tant, hors comptabilitĂ©. Un calcul fait sĂ©rieusement, aboutit Ă la nĂ©cessitĂ© actuelle, dâun salaire mensuel minimum de 1000 dinars, afin de rĂ©pondre Ă la flambĂ©e continue des prix. Mais, avec le dĂ©tournement des fonds de lâĂ©tat, au profil dâun pouvoir sans loi, ni foi, les caisses sont de tous temps quasi vides. MĂȘme pour payer les mensualitĂ©s, on empreinte souvent, Ă des banques Ă©trangĂšres, alourdissant encore plus la dette publique, que les gĂ©nĂ©rations futures devront Ă©ponger. La CAMORRA locale, utilise la fiscalitĂ©, les tribunaux et autres administrations, Ă lâencontre du petit peuple, sans cesse rĂ©primandĂ© et dĂ©pecĂ© Ă vif, pour renflouer les caisses, alors quâune petite partie de ce quâelle dĂ©tourne, suffit Ă offrir un salaire convenable, Ă tout le monde.  Quand on doit choisir entre sâoffrir quelques friperies et fournir des cahiers dâĂ©cole Ă sa progĂ©niture, ou des timbres fiscaux, hors des moyens, pour avoir droit au passage dâexamens, comme celui du BaccalaurĂ©at, ou dâentrĂ©e au LycĂ©e Pilote etc. Pour un systĂšme se targuant de la gratuitĂ© de lâĂ©ducation, câest rĂ©ussi.  Quand un pĂšre de famille achĂšte Ă lâoccasion, 50 grammes de viande, pour quâune maman tente dâen enrichir un pseudo-repas pour des gosses dĂ©bilitĂ©s, parce que sous-alimentĂ©s et nĂ©s anĂ©miques dĂ©jĂ , afin de ne pas les complexer davantage : Il nây a quâĂ visiter les lieus de scolaritĂ©, pour constater le tragĂ©die. Et que vive la construction des gĂ©nĂ©rations futures, en capital humain, pour la technologie du monde arabe, qui commencerait en Tunisie.  Quand on nâarrive plus Ă payer des factures gonflĂ©es Ă bloc : eau, Ă©lectricitĂ©, sans parler du tĂ©lĂ©phone ou du gaz (normalement offert par lâAlgĂ©rie, sĆur voisine, puisque quelques uns de ses gazoducs passent par chez nous). La minute sur le Mobile serait facturĂ©e, selon lâadministration, Ă 180 millimes. En faisant le calcul, elle en dĂ©passe souvent les 400. Et ça nâest quâun exemple. Cette tactique malhonnĂȘte, a toujours Ă©tĂ© utilisĂ©e pour traire au maximum un peuple affaibli, avilis et de surcroĂźt mĂ©prisĂ©. Elle sert Ă gĂ©nĂ©rer des chiffres dâaffaires consĂ©quents de ce qui reste Ă vendre, des sociĂ©tĂ©s Ă©tatiques ou celles de favorisĂ©s, ayant le cache col rouge, couleur du drapeau tunisien, usurpĂ©e par le parti au pouvoir, depuis le dĂ©part de la France, le « Rassemblement Constitutionnel DĂ©mocratique ». Je dĂ©fie quiconque de me trouver une seule adĂ©quation, entre la rĂ©alitĂ© vĂ©cue par les tunisiens, et un seul terme de cet acronyme, vomis par la majoritĂ© Ă©crasante.  Quand on prĂ©tend que lâargent de ces ventes servira Ă Ă©tancher les dettes, Ă crĂ©er des postes dâemploi et Ă relancer lâĂ©conomieâŠEt que lâon ne voit rien de cela, des annĂ©es aprĂšs, on peut aisĂ©ment deviner la destinĂ©e de ces butins.  Un remĂšde existe pour amĂ©liorer le sort des masses! Les plumitifs ne cessent de nous le rĂ©pĂ©ter : Le revenu par citoyen et par an serait de 4.000 dinars, augmentant de 20% tous les ans. Quâattendent donc ces indigents, pour aller aux bureaux de poste, tenir les rangs et retirer le pactole. Une famille de six membres, aura 24.000 dinars, en un clin dâĆil. Il suffit de le vouloir. Des chiffres sur papier. Rien que des chiffres, que la banque centrale fournit, en divisant le PNB (Produit National Brut), par le nombre de citoyens, alors que celui-ci est autant gĂ©rĂ© que partagĂ©, dans la rĂ©alitĂ©, par la classe dirigeante et ses acolytes. A chaque fois que le pouvoir nous fĂȘte son Anniversaire ou ses «rĂ©ussites», des «amis» Ă©trangers sâinvitent Ă la soupe. Ainsi journalistes, politiciens, poĂštes, chanteurs et jâen passe, ne tarissent pas dâĂ©loges Ă lâendroit de lâartisan du Changement. Des Ă©quipes sportives, théùtrales, carnavalesques et mĂȘme sĂ©curitaires honorent, aussi, le festin. Il parait quâAli Baba est gĂ©nĂ©reux. Tout calcul fait, il voit trĂšs juste, car il revient moins cher de gaver ce petit monde, toujours prĂȘt Ă lĂ©cher, que 10 millions de sujets affamĂ©s. 80 % des familles seraient propriĂ©taires de leur maison. Avec les prix des matĂ©riaux de construction, on comprendrait mieux pourquoi aprĂšs avoir construit sa maison, on devient nĂ©cessiteux. Au fait, on pourrait diviser, sur papier, le nombre dâappartements construits Ă la va vite, par celui de ceux nâayant pas de logement. En rĂ©alitĂ©, mis Ă part les citoyens qui possĂšdent leur demeure, dâautres, des entrepreneurs ayant pignon sur rue et de nouveaux riches, surtout, en ont des milliers, tantĂŽt proposĂ©s Ă la vente, aux travailleurs Ă lâĂ©tranger, contre devises, tantĂŽt Ă des spĂ©culateurs… Mais la majoritĂ© qui nâa rien, se voit attribuer un rĂȘve statisticien, de mauvais goĂ»t. 80% de la population constituerait la classe moyenne (5%, en rĂ©alitĂ©). Encore un chiffre mirobolant, rappelant celui de suffrages Ă 99,99999999%. Les flagorneurs jouent spĂ©cialement sur ce taux, sachant quâil est dĂ©terminant pour dĂ©crire la rĂ©ussite ou lâĂ©chec dâune politique Ă©conomique, ou dâune politique tout court. Dans les annĂ©es soixante dix, il Ă©tait rĂ©ellement de 60%, et on vivait beaucoup moins misĂ©rablement. Un instituteur, par exemple, touchant 35 dinars/mois, avait sa maison et sa voiture. Aujourdâhui, avec un salaire de 650 dinars, il ne peut mĂȘme pas manger selon les normes de lâOMS (Organisation Mondiale de la SantĂ©), en plus des charges vitales qui lui incombent. BientĂŽt, il se verrait se cacher le derriĂšre avec les feuilles de cahiers de «lâannĂ©e derniĂšre», faute de mieux. Pour un symbole du savoir et de la plus noble des causes, lâĂ©ducation, on atteint lĂ le comble, Ă lâEre de «Bac-3» ou Primaire +2. Le reste du pauvre peuple pourra se faire habiller par les instituteurs, aussi modestement. Et câest le « miracle Ă©conomique tunisien », citĂ© en exemple par la plupart des hauts parleurs et plumesâŠde la propagande. Pour les chiffres officiels, 3.8% de la population sont en dessous du seuil de pauvretĂ©, (au lieu des 60%, vraisemblables). Beaucoup moins quâau Japon (4.5%), quâen France (8,5%), quâen Allemagne (8%), quâen Grande Bretagne (7%),âŠ..et quâaux Etats Unis (14%). Les nĂ©cessiteux de ces pays amis, qui soutiennent la lutte contre le TERRORISME de chez-nous, seraient les bienvenus, afin dâamĂ©liorer leur niveau de vie. La Tunisie les accueillerait en travestis, Ă bras Ă©pilĂ©s. Cette Tunisie aurait depuis quelques annĂ©es un taux de croissance inĂ©branlable de 6%, quâil y ait ou pas crise mondiale, «dĂ©trĂŽnant», en marche arriĂšre quand mĂȘme, les 10% de naguĂšre, pour les laisser Ă la Chine, par probable gĂ©nĂ©rositĂ©. Encore une fois, on ne fait que des MIRACLES. Veut-on plutĂŽt parler de dĂ©croissance, et quâon aurait simplement commis un lapsus? Dans le cas contraire, on devrait donner des leçons dâĂ©conomie aux japonais. Quâils viennent alors, en amis, se faire inscrire dans nos universitĂ©s. Lâinflation, est officiellement de 2.6%. Un taux europĂ©en. Il y a quelques jours, elle Ă©tait encore Ă 4.5%. En rĂ©alitĂ©, sa moyenne est autour de 65%. Avec une augmentation supposĂ©e des salaires, de 20%, on devrait constater une amĂ©lioration du pouvoir dâachat de 17.4% par an. Or câest exactement le contraire qui se rĂ©alise. Il y a mĂȘme des crĂąnes, pour nous pondre, de temps Ă autre lâubuesque, telles que «le pouvoir dâachat plonge en chute libre, mais il y a dans le pays, une rĂ©elle rĂ©ussite Ă©conomique». ThĂ©oriquement, des fonds créés de toutes piĂšces, par lâunique GĂ©nĂ©ral en son genre, tels le 26-26 : Fonds de SolidaritĂ© Nationale ou le 21-21, dĂ©signant la BTS : Banque Tunisienne de SolidaritĂ©, devraient aider les « 2.6% » de dĂ©munis. Tous les sujets doivent y verser la dĂźme, appelĂ©e Ă juste titre, dans une sĂ©mantique schizophrĂšne: Donation Obligatoire. Ainsi ceux qui sont censĂ©s en bĂ©nĂ©ficier, se voient, les premiers, alourdis dâun fardeau supplĂ©mentaire. MĂȘme les petits et pauvres Ă©coliers, ne peuvent y Ă©chapper. Il parait que câest pour les habituer Ă la solidaritĂ©, depuis le plus jeune age. Sâil est vrai que certaines choses sont rĂ©alisĂ©es «à lâaide de ces aides», lâessentiel part, en cagnottes, vers dâautres destinations, que tout le monde peut deviner. Et puis, pour un Ă©tat se prĂ©tendant pionnier en dĂ©veloppement et crĂ©ateur de richesse, comment admettre que des masses soient maintenues en perfusion, vivant dâaides et assistances, au lieu de les intĂ©grer dans une stratĂ©gie Ă©conomique globale.  Il faut quand mĂȘme faire attention, Ă ne pas donner, toute cette aide exigĂ©e sans fin ni frein, Ă ces seuls va-nu-pieds. Ils risquent de devenir riches. Peut ĂȘtre mĂȘme bourgeois. Nâoublions donc pas les misĂ©reux de la planĂšte. Le 26-26 mondial est lĂ , voyons. Le GĂ©nĂ©ral lâa dĂ©jĂ exportĂ©. Ce qui me dĂ©range le plus, câest que tout mauvais chiffre indicateur est diminuĂ© au maximum, et que tout « bon » chiffre, se voit atteindre des sommets. Vous me diriez que cela est normal, dans un pays bourrĂ© dâindicateurs.            Pour rĂ©sumer, la Tunisie « rĂ©ussit des miracles dans tous les domaines et sur tous les plans », son expĂ©rience tracĂ©e et poursuivie par la « clairvoyance » divine de « lâArtisan du 7 Novembre », ne peut quâĂȘtre le modĂšle universel dâĂ©mancipation et de bien ĂȘtre de lâhumanitĂ©, mais que beaucoup de dirigeants Ă travers la planĂšte, ne sâen sont toujours pas aperçus. Je les prie de se consacrer en ce «bĂ©ni» 7 Novembre 2007, Ă lâĂ©coute du discours miracle, et toujours historique, du pĂšre des miracles. Et quâil soit transmis, en direct, Ă tous les ĂȘtres en vie, et transcrit dans «un livre sacré», en programme dâĂ©tude, et de vie. Mieux mĂȘme que le Livre Vert, de KADDHAFI, un voisin proche et autre illuminĂ©. Je crois, quâil nâest plus possible aujourdâhui, de continuer Ă prendre les gens pour des abrutis. Dans plusieurs contrĂ©es de la planĂšte, la condition de lâHomme ne cesse de sâamĂ©liorer, peu ou prou, de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. A travers les pays arabes, elle ne fait que plonger, depuis belle lurette, sous un esclavagisme pur et dur des populations, avec Ă la clef, soumission et avilissement, de toute institution citoyenne. Nâen dĂ©plaise aux historiens, justement, spĂ©cialistes de ce chapitre. La justice et le pain quotidien sont les premiĂšres loques, des pouvoirs minables, quâils consacrent Ă lâasservissement. Il faut absolument que les choses changent au plus vite, avant que cela nâexplose, irrĂ©mĂ©diablement. Tout ĂȘtre digne prĂ©fĂšrerait disparaĂźtre, plutĂŽt que de vivre dans la dĂ©chĂ©ance. Mais quâavant cela, il se battrait jusquâau bout, et par tous les moyens Ă sa disposition. Puisque nos «dirigeants», impotents, nâarrivent pas Ă quitter leur siĂšge, il faut les affamer. Et ce, en optant pour la dĂ©sobĂ©issance civile. Toute la sociĂ©tĂ© doit absolument sâarrĂȘter de travailler et de produire, quitte Ă brouter lâherbe, pour se nourrir. Ces lĂąches ne tarderaient alors pas, Ă foutre le camp, faute de petit dĂ©jeuner. Mais pour rĂ©aliser ce rĂȘve, il faut dâabord unifier une opposition, toujours clairsemĂ©e, mais aussi et surtout un peuple, complĂštement absent. Ce qui a dâailleurs permis aux hyĂšnes, de planter leurs crocs, graduellement, dans une sociĂ©tĂ© saignĂ©e Ă blanc. Je ne peux nĂ©anmoins que saluer toute Ăąme digne, dont le Docteur Moncef MARZOUKI, par exemple, victime notoire de la racaille au pouvoir, et qui a toujours prĂŽnĂ© cette forme de lutte pacifique, malgrĂ© tout ce quâon le voit endurer, de la part dâun systĂšme terroriste. Mais comment rĂ©ussir ce pari, dans une sociĂ©tĂ© dĂ©liquescente, produit du BOURGUIBISME, dĂ©jĂ . On avait dĂ©veloppĂ© le rĂ©gionalisme, puis le racisme, et de lĂ , le favoritisme Ă outrance. Ainsi, aucune rĂ©gion nâaime une autre, ne respecte son dialecte ou sa culture locale, ni ne lui souhaite un dĂ©veloppement ou une amĂ©lioration. Bref, le peuple se dĂ©teste. DâoĂč Ă©taient nĂ©s le dĂ©ni du patriotisme, le chacun pour soi et la pensĂ©e dâ «aprĂšs moi, le dĂ©luge». Dâailleurs, pour quelle raison, on indique le lieu de naissance, sur la Carte dâIdentitĂ© Nationale et le Passeport, si ce nâest afin de cataloguer tout « citoyen », selon sa provenance et sa famille, et demandant un document, un travail, un papier, un service, un prĂȘt bancaire, la main dâune femme pour mariage ou un droit dans un tribunal ? Câest exactement cela, DIVISER POUR REGNER.  Pour ces raisons et dâautres, je crois quâil serait pĂ©nible et long, de changer le cours des choses, avant de dĂ©sinfecter les cerveaux. A moins que la technologie aidant, la tache sera plus aisĂ©e que naguĂšre, moyennant les Mass MĂ©dia modernes. A bon entendeur, salut, et surtout bon courage.   RABAM, nĂ© dâune faute de frappe, pour ne rien comprendre.
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