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LâOLPEC: La police agresse Omar Mestiri et Sihem Bensedrine dans les bureaux de la douane Ahmed Nejib Chebbi: DĂ©claration OMCT – FIDH: APPEL URGENT AISPP: CommuniquĂ©s 1-2 Luiza Toscane: Le compte Ă rebours a commencĂ© en Bosnie : Perquisition au domicile de Khalifa Ben Ina Le Temps : CommuniquĂ© du Syndicat National des Journalistes Tunisiens AP: Tunis et Nouakchott pour un sommet maghrĂ©bin “dans les meilleurs dĂ©lais” BusinessNews: Zitouna FM Ă la conquĂȘte de lâaudimat et de lâesprit tunisiens – Zoom sur une radio pas comme les autres Le Temps : Ce que Tunis ne m’a pas dit par Kaouther Khlifi – Entre rivales qui s’admirent Naturalisation refusĂ©e Ă cause du port du foulard – Le Tribunal fĂ©dĂ©ral annule deux dĂ©cisions argoviennes  TAĂEB MOALLA:  Le «problĂšme mathĂ©matique» dâHillary Clinton
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Tunis le 4 mars 2008
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La police agresse Omar Mestiri et Sihem Bensedrine dans les bureaux de la douane
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Le 3 mars, Omar Mestiri, directeur de la rĂ©daction de Kalima et Sihem Bensedrine, porte parole du CNLT et SG de lâOLPEC Ă©taient rentrĂ©s Ă Tunis dâun sĂ©jour en Europe, par le port de La Goulette. Ils ont Ă©tĂ© sĂ©questrĂ©s Ă la douane durant 6 heures et physiquement agressĂ©s dans ses bureaux par des agents de la police politique.
DĂšs leur descente de bateau, vers 08.15, ils ont Ă©tĂ© sortis de la file et conduits dans un lieu pour une fouille minutieuse. AprĂšs que tous leurs bagages aient étĂ© passĂ©s au peigne fin par un agent de la douane, avec une attention particuliĂšre pour les livres et documents personnels, un important groupe dâagents de la sĂ»retĂ© de lâEtat sont arrivĂ©s et ont exigĂ© de voir le contenu de leurs ordinateurs portables.
Les deux journalistes ont refusĂ© de se soumettre Ă cette mesure arbitraire et exigĂ© un mandat rĂ©gulier du procureur de la rĂ©publique, au cas oĂč ils seraient soupçonnĂ©s dâavoir commis un dĂ©lit. Les douaniers leur ont demandĂ© de les suivre dans un bureau au prĂ©texte dâaccomplir une formalitĂ© administrative ; une fois Ă lâintĂ©rieur, ils ont Ă©tĂ© enfermĂ©s Ă clĂ©, aprĂšs que plusieurs gros bras de la police aient Ă©tĂ© introduits dans le bureau. Ces derniers se sont jetĂ©s sur eux en les frappant, dĂ©chirant leurs sacs et leurs vĂȘtements et rĂ©ussi, aprĂšs les avoir plaquĂ©s Ă terre, Ă leur arracher leurs sacs-Ă -dos oĂč se trouvaient leurs laptops. Ils ont Ă©galement dĂ©chirĂ© les anses du sac Ă main en cuir de Sihem quâils ont Ă©galement emportĂ© et fouillĂ© son contenu et notamment ses cartes bancaires qui ont Ă©tĂ© dĂ©placĂ©es). Lorsque Sihem a essayĂ© dâappeler son avocat, maĂźtre Ayadi, pour lâalerter, lâun des agents sâest jetĂ© sur elle et lui a tordu le bras pour lui arracher son tĂ©lĂ©phone portable quâils ont confisquĂ©, comme ils ont arrachĂ© celui de Omar Mestiri. Ces derniers ont Ă©tĂ© sĂ©questrĂ©s dans le bureau de lâinspecteur des douanes durant un long moment, aprĂšs quoi ils ont Ă©tĂ© autorisĂ©s Ă sortir.
Quelques temps plus tard, ils ont subi de nouvelles violences pour les soumettre à une fouille corporelle.
A quelques mĂštres du bureau de la douane, les agents de la sĂ»retĂ© de lâEtat avaient installĂ© une grande table sur laquelle ils avaient posĂ© tous les livres, DVD, CD-rom confisquĂ©s, scannant les documents et carnets de notes personnels (courriers Ă©changĂ©s avec les ONG internationales, notes de travail, rapports dâenquĂȘtes, articles, factures, agendas, rĂ©pertoires contenant les passwords des mails et du site de kalimaâŠ), copiant sur un disque dur externe tout le contenu des 2 ordinateurs portables ainsi que des flashs-disks.
Au bout de 6 heures, les policiers les ont autorisĂ©s Ă quitter la zone sous douane aprĂšs avoir confisquĂ© une soixantaine de documents numĂ©riques en exemplaires uniques (des DVD dont « I have a dream » de Marthin Luther King, des CD-rom contenant des archives personnelles, des coffrets de musique classique et de variĂ©tĂ©s, des cassettes de musique audioâŠetc.), ils ont surtout confisquĂ© plusieurs versions ainsi que les roughs du documentaire rĂ©alisĂ© par le CNLT sur la torture « Breaking the torture machine ».
Les autorités douaniÚres ont refusé de remettre aux deux journalistes un document de saisie de leurs biens, comme il est de coutume.
Sihem Bensedrine a eu plusieurs hématomes sur le corps et souffre de lésions des ligaments au poignet gauche (entorse) et du coude.
Tous les deux ont décidé de porter plainte contre les autorités douaniÚres et policiÚres pour violences et séquestration.
LâOLPEC
- Condamne la séquestration ainsi que les violences contre les journalistes
- DĂ©nonce cette violation des donnĂ©es personnelles de la part de la police politique qui sâest permise de dupliquer tous leurs documents professionnels et personnels, sans aucune justification lĂ©gale.
- Exige lâouverture dâune enquĂȘte sur ces violations graves
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Pour lâObservatoire
La vice présidente
Naziha Rjiba
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 Déclaration
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A leur retour d’un sĂ©jour de quelques annĂ©es en Europe, monsieur Omar Mestiri, Directeur de la revue Ă©lectronique Kalima et son Ă©pouse Sihem Ben Sedrine, SecrĂ©taire GĂ©nĂ©rale du CNLT, ont Ă©tĂ© interpellĂ©s par les services de douane au port de Tunis, lundi 3 mars 2008.
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Cette interpellation Ă caractĂšre strictement politique a visĂ© deux dĂ©fenseurs rĂ©putĂ©s des droits de l’homme en Tunisie. Devant leur refus de se faire dessaisir de leurs documents personnels en l’absence d’une dĂ©cision judiciaire , de nombreux agents de la police politique sont alors intervenus pour saisir par la force les documents, ordinateurs , CD-ROMS et DVD personnels des intĂ©ressĂ©s, les brutalisant violemment. Monsieur Mestiri dont les vĂȘtements ont Ă©tĂ© dĂ©chirĂ©s et son Ă©pouse qui porte plusieurs hĂ©matomes n’ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s qu’au bout de six heures de dĂ©tention dans un local de la douane. Plusieurs effets et documents personnels ont Ă©tĂ© illĂ©galement saisis sans qu’un rĂ©cĂ©pissĂ© ne leur soit dĂ©livrĂ©.
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Je proteste vĂ©hĂ©ment contre ces agissements illĂ©gaux et violents de la part d’agents de l’Etat, exprime ma sympathie aux victimes et considĂšre que de tels agissements sont impensables dans un Etat de Droit. Je rappelle Ă cette occasion que la neutralitĂ© de l’administration, particuliĂšrement celle de la police dans la vie politique, constitue l’une des rĂ©formes les plus urgentes pour que nos citoyens retrouvent la libertĂ©, la paix et la dignitĂ© dans leur propre pays
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Tunis le 4 mars 2008
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Ahmed Nejib Chebbi
Candidat Démocrate aux Elections Présidentielles
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APPEL URGENT – LâOBSERVATOIRE
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TUN 003 / 0308 / OBS 032
Arrestation / Agression / Mauvais traitements /
HarcĂšlement
Tunisie
4 mars 2008
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LâObservatoire pour la protection des dĂ©fenseurs des droits de lâHomme, programme conjoint de lâOrganisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la FĂ©dĂ©ration internationale des ligues des droits de lâHomme (FIDH), vous prie dâintervenir de toute urgence sur la situation suivante en Tunisie.
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Description des faits:
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LâObservatoire a Ă©tĂ© informĂ© par le Conseil national pour les libertĂ©s en Tunisie (CNLT) de lâarrestation et des mauvais traitements Ă lâencontre de M. Omar Mestiri, directeur de la rĂ©daction du journal Kalima, et de Mme Sihem Bensedrine, porte-parole du CNLT.
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Selon les informations reçues, le 3 mars 2008, M. Omar Mestiri et Mme Sihem Bensedrine ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s Ă la douane du port de Tunis alors quâils rentraient dâun sĂ©jour en Europe. AprĂšs que leurs bagages eurent Ă©tĂ© passĂ©s au peigne fin par un agent de la douane, avec une attention toute particuliĂšre pour leurs livres et documents personnels, un important groupe dâagents de la sĂ»retĂ© de lâEtat est arrivĂ©, exigeant de voir le contenu de leurs ordinateurs portables. Suite Ă leur refus en lâabsence dâun mandat du procureur de la RĂ©publique, les douaniers ont demandĂ© Ă M. Mestiri et Ă Mme Bensedrine de les suivre dans un bureau, prĂ©textant une formalitĂ© administrative. Une fois Ă lâintĂ©rieur, ils ont Ă©tĂ© enfermĂ©s Ă clĂ©, en compagnie de policiers. Ces derniers les ont alors frappĂ©s, dĂ©chirant leurs sacs et leurs vĂȘtements. AprĂšs les avoir plaquĂ©s Ă terre, ils sont parvenus Ă arracher leurs sacs-Ă -dos oĂč se trouvaient les ordinateurs.
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Lorsque Mme Bensedrine a tentĂ© dâappeler son avocat Ă lâaide de son tĂ©lĂ©phone portable, lâun des agents sâest jetĂ© sur elle et lui a tordu le bras afin de lui arracher le cellulaire.
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AprĂšs avoir Ă©tĂ© dĂ©tenus pendant six heures, M. Mestiri et Mme Bensedrine ont Ă©tĂ© autorisĂ©s Ă quitter la zone de douane, aprĂšs que le contenu de leurs ordinateurs et de disquettes eut Ă©tĂ© copiĂ© sur un disque dur externe. Les policiers ont Ă©galement confisquĂ© une soixantaine de documents numĂ©riques (DVD- CD-ROM, cassettes de musique, etc.), dont des roughs du documentaire rĂ©alisĂ© par le CNLT, dĂ©nonçant la torture en Tunisie. En outre, les autoritĂ©s douaniĂšres ont refusĂ© de remettre aux deux dĂ©fenseurs un document de saisie de leurs biens, comme câest normalement la rĂšgle.
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Mme Bensedrine porte plusieurs hĂ©matomes sur lâensemble du corps et souffre de lĂ©sions des ligaments au poignet gauche.
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LâObservatoire exprime sa plus vive prĂ©occupation eut Ă©gard Ă ces mauvais traitements et Ă ces actes de harcĂšlement dont ont fait lâobjet M. Mestiri et Mme Bensedrine, et condamne Ă©galement fermement les atteintes Ă la vie privĂ©e dont ces derniers ont Ă©tĂ© victimes.
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L’Observatoire considĂšre que ces Ă©vĂ©nements tĂ©moignent dâune volontĂ© de la part des autoritĂ©s de museler certaines des figures de proue de la dĂ©fense des droits de lâHomme et de la dĂ©mocratie en Tunisie.
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LâObservatoire dĂ©plore plus gĂ©nĂ©ralement la violence croissante avec laquelle les autoritĂ©s tunisiennes rĂ©priment toute personne qui promeut et dĂ©fend les droits de lâHomme, et rappelle que conformĂ©ment Ă lâarticle 1 de la DĂ©claration sur les dĂ©fenseurs des droits de lâHomme, adoptĂ©e par lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies le 9 dĂ©cembre 1998, âchacun a le droit, individuellement ou en association avec dâautres, de promouvoir la protection et la rĂ©alisation des droits de lâHomme et des libertĂ©s fondamentales aux niveaux national et internationalâ.
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Actions demandées:
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LâObservatoire vous prie de bien vouloir Ă©crire aux autoritĂ©s tunisiennes en leur demandant de:
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i. Garantir en toutes circonstances lâintĂ©gritĂ© physique et psychologique de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri ;
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ii.                      Mener une enquĂȘte indĂ©pendante sur les faits dĂ©crits ci-dessus, afin que leurs auteurs soient identifiĂ©s et dĂ»ment jugĂ©s et sanctionnĂ©s conformĂ©ment Ă la loi en vigueur ;
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iii.          mettre un terme Ă toute forme de harcĂšlement Ă lâencontre de tous les dĂ©fenseurs des droits de lâHomme en Tunisie, afin quâils puissent exercer leur profession et mener leur activitĂ© de dĂ©fense des droits de lâHomme librement et sans entrave ;
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iv.                    Veiller Ă ce quâun terme soit mis Ă toute forme de menaces et de harcĂšlement Ă lâencontre de tous les dĂ©fenseurs des droits de lâHomme tunisiens ;
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v.                      Se conformer aux dispositions de la DĂ©claration sur les dĂ©fenseurs des droits de lâHomme, adoptĂ©e par lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies le 9 dĂ©cembre 1998, et plus particuliĂšrement Ă son article 1 susmentionnĂ©, son article 6(b), selon lequel âchacun a le droit, individuellement ou en association avec dâautres, conformĂ©ment aux instruments internationaux relatifs aux droits de lâHomme et autres instruments internationaux applicables, de publier, communiquer Ă autrui ou diffuser librement des idĂ©es, informations et connaissances sur tous les droits de lâHomme et toutes les libertĂ©s fondamentalesâ, et son article 12.2 qui dispose que âlâEtat prend toutes les mesures nĂ©cessaires pour assurer que les autoritĂ©s compĂ©tentes protĂšgent toute personne, individuellement ou en association avec dâautres, de toute violence, menace, reprĂ©sailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de lâexercice lĂ©gitime des droits visĂ©s dans la prĂ©sente DĂ©clarationâ ;
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vi.                    Plus gĂ©nĂ©ralement, se conformer aux dispositions de la DĂ©claration universelle des droits de lâHomme et instruments rĂ©gionaux et internationaux relatifs aux droits de lâHomme ratifiĂ©s par la Tunisie.
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Adresses:
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ï·Â      M. Zine el-Abidine Ben Ali, PrĂ©sident de la RĂ©publique, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax : +216 71 744 721 ou +216 71 731 009
ï·Â      M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, SecrĂ©tariat GĂ©nĂ©ral du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 562 378
ï·Â      M. Rafik Belhaj Kacem, MinistĂšre de lâIntĂ©rieur et du DĂ©veloppement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Fax : ++ 216 71 340 888 ; Email : mint@ministeres.tn
ï·Â      M. Kamel Morjane, MinistĂšre de la DĂ©fense Nationale, Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 561 804
ï·Â      M. Bechir Tekkari, MinistĂšre de la Justice et des Droits de lâhomme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 568 106 ; Email : mju@ministeres.tn
ï·Â      Ambassadeur, S.E M. Samir Labidi, Mission permanente de la Tunisie auprĂšs de lâOffice des Nations Unies Ă GenĂšve, 58 Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 GenĂšve 19, Suisse, Fax : +41 22 734 06 63 ; Email : mission.tunisia@ties.itu.int
ï·Â      Ambassade de la Tunisie Ă Bruxelles, 278 avenue de Tervueren, 1150 Woluwe-Saint-Pierre, Belgique, Fax : + 32 2 771 94 33 ; Email : amb.detenusie@brutele.be
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GenĂšve – Paris, le 4 mars 2008
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Merci de bien vouloir informer lâObservatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.
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LâObservatoire, programme de la FIDH et de lâOMCT, a vocation Ă protĂ©ger les dĂ©fenseurs des droits de lâHomme victimes de violations et Ă leur apporter une aide aussi concrĂšte que possible.
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LâObservatoire a Ă©tĂ© laurĂ©at 1998 du prix des Droits de lâHomme de la RĂ©publique Française.
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Pour contacter lâObservatoire, appeler La Ligne dâUrgence :
E-mail : Appeals@fidh-omct.org
Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 20 11 / 33 1 43 55 18 80
Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29
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* lâaffaire n°572 dans laquelle sont dĂ©fĂ©rĂ©s Ahmed Tatar, Mohsen Jridi, SaĂŻfeddine Rouis, Mohammed Sahbani et Sofiane Amara, accusĂ©s du maintien dâune association non autorisĂ©e et de tenue de rĂ©unions interdites. MaĂźtres Fethi Trifi, SaĂŻda Akrami, Abdelfattah Mourou et Omar Khmila se sont prĂ©sentĂ©s pour assurer leur dĂ©fense. En premiĂšre instance, ils avaient Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă huit mois dâemprisonnement. LâenquĂȘte Ă©tait partie dâun rapport sĂ©curitaire disant en substance que des informations avaient Ă©tĂ© obtenues faisant Ă©tat dâun groupe de personnes tenant des rĂ©unions non autorisĂ©es au cours desquelles Ă©taient abordĂ©s des questions de jurisprudence et de dogme tournant autour des principes fondant le Parti de la LibĂ©ration Islamique qui vise essentiellement Ă fonder lâEtat du califat islamique Ă partir de lâapplication du dogme islamique en politique ! Des piĂšces ont Ă©tĂ© saisies [âŠ] comme les livres « GuĂ©ris par le Coran », « les hommes autour du ProphĂšte », « A lâombre du Coran » [âŠ]. Le juge a dĂ©cidĂ© de repousser lâexamen de lâaffaire au 5 avril 2008. * La quatriĂšme chambre criminelle du Tribunal de PremiĂšre Instance de Tunis, prĂ©sidĂ©e par le juge Mehrez Hammami, a examinĂ© aujourdâhui, mercredi 5 mars 2008, lâaffaire n°15041 dans laquelle sont dĂ©fĂ©rĂ©s Mounir Ouchtati, Zyed Maamouri, Mohammed Atouri, Ramzi Romdhani et Safouane Laamouri (en Ă©tat dâarrestation) ainsi que Karim Arfaoui, Chedli Lamouchi, Choukri Boughdiri et Sami Lhouimli (comparaissant libres), et Yassine Ferchichi, Riadh Barhoumi, Sami Essid, KaĂŻs Melliti, Safouane Ayari et Riadh Yahyaoui (en Ă©tat de fuite), accusĂ©s dâappel Ă commettre des infractions terroristes, dâutilisation dâun nom, dâun mot et dâun symbole pour identifier une organisation terroriste, dâadhĂ©sion Ă une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de rĂ©aliser ses objectifs, dâadhĂ©sion sur le territoire de la RĂ©publique et hors de ce territoire Ă une organisation terroriste, dâutilisation du territoire de la RĂ©publique pour recruter des personnes en vue de commettre un acte terroriste sur le territoire et en dehors du territoire, de mise Ă disposition dâun local de rĂ©union, et dâhĂ©bergement de membres de lâentente et de personnes en relation avec les infractions terroristes, dâadhĂ©sion hors du territoire de la RĂ©publique Ă une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de rĂ©aliser ses objectifs, dâentraĂźnements militaires hors du territoire de la RĂ©publique en vue de commettre des infractions terroristes sur le territoire de la RĂ©publique et Ă lâĂ©tranger. MaĂźtres Anouar Aouled Ali, Samir Ben Amor et Choukri BelaĂŻd se sont prĂ©sentĂ©s pour assurer leur dĂ©fense. Le juge a dĂ©cidĂ© de repousser lâexamen de lâaffaire au 12 mars 2008 pour permettre Ă MaĂźtre Samir Ben Amor de montrer que son client avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© jugĂ© pour les mĂȘmes accusations. Pour la commission de suivi des procĂšs Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâAssociation MaĂźtre Samir Dilou (traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT) Â
* la cinquiĂšme chambre criminelle du Tribunal de PremiĂšre Instance de Tunis, prĂ©sidĂ©e par le juge Touhami Elhafi, a prononcĂ© son jugement dans la soirĂ©e dâhier, lundi 3 mars 2008, dans lâaffaire n°14585. Elle a condamnĂ© Ridha Moulahi, Faïçal Harizi, Mejdi Charfi et Mohammed Ali Cherfi Ă quatre ans dâemprisonnment, Samir Bouallagui et KaĂŻs Barhoumi Ă deux ans dâemprisonnement, Kamel Bouallagui Ă deux ans dâemprisonnement avec sursis et Mondher Cherfi Ă un an dâemprisonnement [âŠ] *La premiĂšre chambre criminelle du Tribunal de PremiĂšre Instance de Tunis, prĂ©sidĂ©e par le juge HĂ©di Ayari, a rendu son jugement dans la soirĂ©e dâhier, lundi 3 mars 2008 dans : – lâaffaire 15042. Elle a condamnĂ© Foued Cherif Ă une peine dâemprisonnement dâun an. Ce dernier qui a pourtant dĂ©jĂ effectuĂ© la durĂ©e de sa peine, nâa pas quittĂ© la prison car le parquet Ă fait appel. – lâaffaire n°14235 . Elle a condamnĂ© Aymen Hakiri, Adam Boukedida et Heulmi Rtibi Ă deux ans dâemprisonnement [âŠ] et Nasreddine Aloui Ă six mois dâemprisonnement. Tous ont bĂ©nĂ©ficiĂ© dâun sursis. * La douziĂšme chambre criminelle de la Cour dâappel de Tunis, prĂ©sidĂ©e par le juge Ridha Derouiche, a dĂ©cidĂ© de dĂ©libĂ©rer dans lâaffaire 10619 dans laquelle sont dĂ©fĂ©rĂ©s Mohammed Lamine LatrĂšche, Ghassan Bouamrin et Nizar Razgallah [âŠ] Pour la commission de suivi des procĂšs Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâAssociation MaĂźtre Samir Dilou (traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT) Â
Perquisition au domicile de Khalifa Ben Ina
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Communiqué du Syndicat National des Journalistes Tunisiens
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« Quelques journaux tunisiens sâadonnent Ă des pratiques portant outrage Ă la loi et Ă lâĂ©thique professionnelle, et sa moralitĂ©. Ainsi, lâhebdomadaire « Al Hadath », a-t-il publiĂ© des articles diffamatoires contre des personnalitĂ©s tunisiennes dĂ»ment nommĂ©es dans lesdits articles.
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Tout en dĂ©plorant ces pratiques et ce style de journalisme dĂ©gradants, le Syndicat National des Journalistes Tunisiens refuse toute forme dâatteinte Ă la dignitĂ© des personnes et toute forme de diffamation et considĂšre que ce quâa publiĂ© la revue « Al Hadath » est rĂ©primĂ© par la loi et, particuliĂšrement,lâarticle 50 du Code de la presse.
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Le Syndicat demande au ministÚre Public de donner suite aux affaires en diffamation intentées contre leurs auteurs.
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Le Syndicat demande aussi aux responsables de la revue « Al Hadath » et Ă dâautres journaux dâarrĂȘter dĂ©finitivement ces procĂ©dĂ©s de diabolisation et dâaccusations gratuites.
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Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens rĂ©itĂšre son attachement aux lois et Ă la dignitĂ© et Ă lâĂ©thique de la profession et lance un appel pour le respect de ses valeurs et des principes de la liberté et de respect de lâopinion de lâautre ».
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Pour le Bureau Exécutif
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Le Président : Néji Baghouri
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(Source : « Le Temps » (Quotidien â Tunis), le 5 mars 2008)
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Tunis et Nouakchott pour un sommet maghrĂ©bin “dans les meilleurs dĂ©lais”
Associated Press, le 4 mars 2008 Ă 16h20
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TUNIS (AP) — Les prĂ©sidents tunisien Zine El Abidine Ben Ali et mauritanien Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi ont plaidĂ© mardi pour “la tenue d’un sommet maghrĂ©bin dans les meilleurs dĂ©lais” pour rĂ©unir les dirigeants de l’Union du Maghreb arabe (UMA) qui regroupe, outre la Tunisie et la Mauritanie, l’AlgĂ©rie, le Maroc et la Libye.
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Les chefs d’Etat des cinq pays de la rĂ©gion ne se sont pas rencontrĂ©s depuis plus de 13 ans, le dernier sommet de l’UMA remontant Ă 1994.
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Lors d’un entretien Ă l’occasion de la visite que le prĂ©sident mauritanien effectue depuis lundi en Tunisie, les deux hommes se sont engagĂ©s Ă “Ćuvrer en vue de rĂ©unir les conditions propices” Ă la tenue d’un tel sommet et Ă dynamiser les mĂ©canismes de cet ensemble rĂ©gional en panne.
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Créée en 1987, l’UMA a vu son processus d’intĂ©gration achopper essentiellement sur le diffĂ©rend opposant Rabat et Alger au sujet du problĂšme du Sahara-Occidental.
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Annexée en 1975 par le Maroc qui la considÚre comme faisant partie de son territoire national, cette ancienne colonie espagnole est également revendiquée par le front Polisario, soutenu par
l’AlgĂ©rie.
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Ce mouvement indĂ©pendantiste rĂ©clame un rĂ©fĂ©rendum d’autodĂ©termination des populations sahraouies, alors que le Maroc propose une autonomie en gardant sa souverainetĂ© sur ce territoire.
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Associated Press
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Ce que Tunis ne m’a pas dit par Kaouther Khlifi
Entre rivales qui s’admirent
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Les Ă©ditions Elyzad entament l’annĂ©e 2008 avec un premier rĂ©cit d’une voix fĂ©minine qui a choisi, pour commencer une Ă©ventuelle carriĂšre, de parler de sa ville, et d’elle-mĂȘme par extension, avec une audace qui ferait remarquer son texte.
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Nous ne savons rien sur l’auteure, Kaouther Khlifi, Ă part le fait qu’elle est nĂ©e Ă Tunis et qu’elle y enseigne le marketing et la communication.
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 En lisant le rĂ©cit, on peut dĂ©duire qu’elle a la trentaine. VoilĂ alors qu’elle entame une carriĂšre d’Ă©crivain – ce n’est jamais trop tard -, elle qui, en dilettante, se consacrait Ă l’Ă©criture, jusqu’Ă ce qu’elle nous livre ce que ses voix intĂ©rieures ont fini par faire jaillir Ă la surface de ses paroles.
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Bien Ă©videmment, il n’est pas question que de Tunis. En fin de compte, la Capitale n’est qu’un prĂ©texte pour libĂ©rer le flot de mots des doigts de l’auteure, que cela concerne Tunis et son Avenue, ou bien sa narratrice et son dĂ©mon familier de Socrate. Ainsi essaye-t-elle de faire Ă©voluer sur deux chemins parallĂšles, son observation de la capitale et de ses gens, prĂ©texte Ă critiques violentes et Ă rĂ©flexions pertinentes, ainsi que des Ă©vĂ©nements de sa vie, des bribes d’intimitĂ©, des teintes autobiographiques (de la narration donc) qui intĂšgrent le discours lequel, on doit le souligner, fait un peu mouche avec l’ensemble du texte, puisque c’est censĂ© ĂȘtre un «rĂ©cit».
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Nous avons donc la narratrice, ce personnage vertical, et Tunis, l’autre personnage qui s’Ă©tend dans l’horizontalitĂ©. La reprĂ©sentation spatiale des deux grands protagonistes du rĂ©cit renseigne bien sur la nature de la relation qu’ils entretiennent. La narratrice et sa ville, perpendiculaires l’une Ă l’autre, sont en perpĂ©tuelle confrontation. Il y a l’habitante qui, tous les matins, tous les soirs, descend dans la rue pour pĂ©nĂ©trer l’air de sa ville, et c’est finalement cette derniĂšre qui l’emplit. Un combat sur le trottoir, sur le passage piĂ©tons, qui pousse la narratrice Ă regarder ces gens qui partagent avec elle la mĂȘme ville, le mĂȘme amour pour Tunis, et donc la mĂȘme haine. Ces gens surgis il y a Ă peine une cinquantaine d’annĂ©es Ă un traditionalisme persistant, et qui revendiquent l’hĂ©gĂ©monie d’une modernitĂ© qu’ils ont adoptĂ©e au point de la porter sous la peau. La narratrice est comme eux, fille de petits-bourgeois qui habite une citĂ© pleine de lumiĂšres, et qui arbore une complexitĂ© jusque l’Ăąme, qui ne la tient pas Ă l’abri d’un rapport de force entre elle et sa Tunis. Cette Tunis, justement, fĂ©minine, qui serait comme une rivale.
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Tunis serait aussi comme cet amant qu’elle rencontre au grĂ© du hasard, et qu’elle ne cesse de rencontrer Ă nouveau, et Ă nouveau. Un journaliste qui Ă©crit de droite Ă gauche, et qu’elle traduit, de gauche Ă droite. Avec subtilitĂ©, Kaouther Khlifi tisse cette histoire d’amour entre les fils du rĂ©cit, pour porter un miroir en face de sa rivale, Tunis. Cet homme qu’elle aime un jour et qu’elle dĂ©teste le suivant est en rĂ©alitĂ© sa Capitale.
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 La plume qui va au-delà du texte
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Il est clair que la plume de Kaouther Khlifi est animĂ©e par cette passion de l’Ă©criture qui veut la porter jusqu’au bout de son Ă©crit, et mĂȘme au-delĂ . On sent Ă chaque paragraphe l’irrĂ©pressible Ă©lan littĂ©raire qu’elle ne peut canaliser, si bien qu’on sent parfois de la prĂ©tention dans le style – bien que ce soit une Ă©criture maĂźtrisĂ©e – laquelle prĂ©tention n’est pas voulue par l’auteure, mais qui relĂšve plutĂŽt de la maladresse. Tout serait allĂ© bien si K. Khlifi s’Ă©tait privĂ© de parler, dĂšs les premiĂšres pages, de l’Ă©criture. «[…] elle [l’Ă©criture] est pressĂ©e. Il faut la prendre au mot, c’est bien le cas de le dire. Elle arrive avec la mĂȘme tourmente qui accompagne la jouissance. Elle est Ă la merci de tout facteur perturbateur qui risque de tout faire foirer. Elle ne supporte pas les reports. Ne supporte pas les nĂ©gociations opportunistes qui ne savent pas conclure Ă temps. Quand on ne la consomme pas par la fixation, elle se volatilise. Elle nargue notre mĂ©moire lorsque dans le sommeil quelques phrases se rĂ©vĂšlent Ă nous, mais que la paresse dĂ©ploie sa gravitĂ©. L’Ă©criture n’a pas de lendemains. Seuls les remords ont des lendemains.» L’intention de l’auteure est tout Ă fait louable, mais il aurait fallu qu’elle attende un peu pour parler de l’Ă©criture avec autant de libertĂ©. Car, en s’y intĂ©ressant dĂšs son premier ouvrage, cela ne peut que la dĂ©crĂ©dibiliser.
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Par ailleurs, quelques discordances stylistiques alourdissent le rĂ©cit et empĂȘchent la lecture. En effet, l’auteure est adepte des pĂ©riphrases et des mĂ©taphores qui allongent inutilement les paragraphes, toutefois correctes grammaticalement, et qui nous obligent Ă relire dĂšs le dĂ©but pour comprendre son intention, afin d’y arriver, Ă peu prĂšs. On peut relever Ă©galement plusieurs anachronismes, dans le sens oĂč l’auteure mĂ©lange frĂ©quemment les registres soutenu et familier, presque argotique. Malheureusement, ces lourdeurs jalonnent l’intĂ©gralitĂ© du rĂ©cit, plein en outre de trouvailles (il faudra en revanche que Kaouther Khlifi nous explique le choix du 30 fĂ©vrier pour sa date de naissance ; logiquement, elle ne devrait pas exister) intĂ©ressantes, et de passages pleins de poĂ©sie et agrĂ©ables, comme quand elle parle de ses rencontres avec son amoureux journaliste en employant le futur de l’indicatif.
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Tel que nous l’avons dit plus haut, ce texte n’est finalement pas tout Ă fait un rĂ©cit. L’auteure est davantage encline aux divagations philosophiques – nĂ©anmoins intĂ©ressantes -, et elle ne prend acte de la narration que vers le milieu du texte. Pas tout Ă fait Ă l’abri des clichĂ©s (pour parler de la guerre en Irak, elle cite le Tigre et l’Euphrate, Babylone et ShĂ©hĂ©razade), ni de bavardages, le texte de Kaouther Khlifi aurait peut-ĂȘtre mĂ©ritĂ© d’ĂȘtre retravaillĂ© un peu plus, afin d’ĂȘtre meilleur, et avoir grĂące aux yeux des Tunisois Ă qui, d’aprĂšs ce qu’on a dĂ©duit, Tunis a dĂ©jĂ murmurĂ© ce qu’elle n’a pas dit Ă la narratrice.
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Khalil KHALSI
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* Kaouther Khlifi, «Ce que Tunis ne m’a pas dit», Ă©d. Elyzad, coll. «Ăclats de vie», 140 pages, 2007, 11 DT.
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(Source : « Le Temps » (Quotidien â Tunis), le 5 mars 2008)
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Naturalisation refusée à cause du port du foulard
Le Tribunal fédéral annule deux décisions argoviennes
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ATS, le 5 mars 2008 Ă 14h17
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Lausanne (ats) Refuser la naturalisation Ă une femme parce qu’elle est voilĂ©e est discriminatoire. Le Tribunal fĂ©dĂ©ral (TF) a annulĂ© deux dĂ©cisions prises dans le canton d’Argovie.
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Il a acceptĂ© le recours d’une mĂšre de famille de 40 ans. D’origine turque, elle vit depuis 1981 en Suisse et est bien intĂ©grĂ©e. L’an dernier, l’assemblĂ©e communale de Buchs (AG) avait rejetĂ© sa demande de naturalisation, par 19 voix contre 15.
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Soumission ou religion
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Les opposants lui avaient reprochĂ© de porter le foulard islamique. Selon eux, il symbolise la soumission de la femme Ă l’homme et exprime une inĂ©galitĂ© de la femme, qui est contraire Ă l’ordre constitutionnel.
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Pas d’accord avec cette façon de voir les choses, les juges fĂ©dĂ©raux considĂšrent que la pratique du port du foulard exprime l’appartenance Ă une religion.
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Elle est donc protĂ©gĂ©e par la libertĂ© constitutionnelle de conscience et de croyance et doit ĂȘtre apprĂ©ciĂ©e Ă la lumiĂšre de l’interdiction de toute discrimination.
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Dépasser les préjugés
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Pour le TF, le simple fait de porter le foulard ne traduit pas une attitude de manque de respect Ă l’Ă©gard de l’ordre constitutionnel et n’exprime pas en soi un avilissement des femmes.
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Il faut dĂ©passer les prĂ©jugĂ©s. Le fait de porter le foulard ne permet pas d’Ă©tablir qu’une femme de confession musulmane ferait fi du principe d’Ă©galitĂ© de sexes et des valeurs fondamentales de
notre société.
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Aussi pour le mari
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Dans une procĂ©dure parallĂšle, le TF a Ă©galement acceptĂ© le recours d’un homme originaire de Bosnie-HerzĂ©govine, domiciliĂ© Ă Birr (AG). Il n’avait pu obtenir la naturalisation parce que son
épouse porte le foulard.
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Mais le recours de sa femme, qui n’avait pas non plus obtenu la naturalisation, est Ă©cartĂ©. Car le refus n’Ă©tait pas discriminatoire: il Ă©tait motivĂ© par ses connaissances linguistiques insuffisantes et ses lacunes en matiĂšre d’instruction civique.
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Nouvelle chance en juin
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Les deux communes argoviennes devront se pencher une nouvelle fois sur les demandes de naturalisation pour lesquelles elles ont Ă©tĂ© Ă©pinglĂ©es. A Buchs comme Ă Birr, les requĂȘtes seront soumises Ă l’assemblĂ©e communale en juin, ont indiquĂ© Ă l’ATS les prĂ©sidents de ces communes.
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Le président de la commune de Buchs, Heinz Baur, a précisé que les autorités communales avaient soutenu la demande de la femme
turque et averti les citoyens des consĂ©quences Ă©ventuelles d’un rejet. La fille de cette mĂšre de famille a elle Ă©tĂ© naturalisĂ©e lors de la mĂȘme sĂ©ance de l’assemblĂ©e communale, en juin 2007. Elle
aussi porte un foulard islamique.
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(arrĂȘts du Tribunal FĂ©dĂ©ral 1D_11/2007 et 1D_12 2007 du 27 fĂ©vrier 2008)
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(Source : www.romandie.com (Suisse), le 5 mars 2008)
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  Le «problĂšme mathĂ©matique» dâHillary Clinton
tmoalla@mediamatinquebec.com Â
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