23 juillet 2009

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TUNISNEWS

9 Úme année,N° 3348 du 23.07.2009

 archives : www.tunisnews.net  


AISPP: Les services de sĂ©curitĂ© dĂ©tiennent toujours l’étudiant Rafik Lafi LibertĂ© et EquitĂ©: Nouvelles des libertĂ©s en Tunisie LibertĂ© et EquitĂ©: Interpellation d’Ahmed Siala, ex prisonnier politique LibertĂ© et EquitĂ©: Radhouane Hammami toujours en garde Ă  vue Kalima: Suicide attempt close to the Ministry of the Interior in Tunis Kalima: Kassrine : Farmers suffering injustice of local influentials Kalima: Agreement to transfer three Tunisian detainees from Guantanamo to Italy Kalima: Opening of Elhem El Marzouki’s Summer University Tekiano: Tunisie : Suicidaire de l’horloge
 sur Facebook Telegraph: Michael Jackson met ‘secret love child’ in Tunisian hotel Radhia Nasraoui: Tunisie : le silence assourdissant des mĂ©dias Jamel HENI: Crise du Syndicat des journalistes Tunisiens – La prĂ©caritĂ© des vieux contre celle des jeunes AFP: Le bilan des 10 ans de rĂšgne de Mohamed VI entre progrĂšs et frustrations AFP: Mauritanie: le prĂ©sident de la commission Ă©lectorale annonce sa dĂ©mission AFP: Mauritanie: l’opposition doit accepter la dĂ©faite, estime la majoritĂ© parlementaire AFP: Grippe : les pays arabes restreignent les pĂšlerinages Ă  La Mecque AFP: Sahel: une coalition contre al-QaĂŻda s’Ă©bauche Ă  partir du Mali

The New York Times: Bin Laden’s Son Killed in Pakistan, U.S. Says


Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour le docteur Sadok Chourou Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis E-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 23 juillet 2009  

Les services de sĂ©curitĂ© dĂ©tiennent toujours l’étudiant Rafik Lafi

La famille de Rafik Lafi, Ă©tudiant, attend toujours la libĂ©ration de leur fils, en garde Ă  vue depuis hier, mercredi 22 juillet 2009. Des agents de la SĂ»retĂ© en civil dont ont pense qu’il relĂšvent du district de la SĂ»retĂ© nationale de Bizerte, se sont prĂ©sentĂ©s au domicile de la famille Ă  Menzel Jemil hier Ă  midi. Ils ont invitĂ© la famille Ă  faire part Ă  leur fils de la nĂ©cessitĂ© de se prĂ©senter au poste de la SĂ»retĂ©. Ils sont revenus Ă  cinq heures de l’aprĂšs midi et l’ont emmenĂ© avec eux aprĂšs avoir pĂ©nĂ©trĂ© au domicile et saisi l’unitĂ© centrale de son ordinateur. Vers sept heures le soir, monsieur Rafik Lafi a dit Ă  sa famille depuis son portable qu’il « revenait Ă  la maison et qu’il allait quitter le poste dans peu de temps », communication qui a contribuĂ© faire monter l’angoisse de la famille qui a passĂ© la nuit Ă  attendre le retour de leur fils. Monsieur Rafik Lafi appartient Ă  la jeunesse qui frĂ©quente les mosquĂ©es, il est originaire de Menzel Jemil et est Ă©tudiant Ă  l’Institut supĂ©rieur de pĂȘche maritime, branche rĂ©frigĂ©ration. [
] La commission de suivi des prisonniers politiques libĂ©rĂ©s (Traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)

Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya 1001, Tunis Tel/fax: 71 340 860 Adresse électronique : liberte.equite@gmail.com   Tunis, le 16 juillet 2009  

Nouvelles des libertés en Tunisie

 
1) Transfert des prisonniers d’opinion Khaled Arfaoui et Kabil Nasri Le prisonnier d’opinion Khaled Arfaoui a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© de la prison de Mornaguia Ă  celle de BĂ©ja en dĂ©pit de la demande de sa famille de le voir rapprocher du domicile familial, ainsi que le prĂ©voit la loi. Le prisonnier d’opinion Kabil Nasri a Ă©tĂ© lui, transfĂ©rĂ© de la prison de Messaadine dans le gouvernorat de Sousse Ă  celle de Mornaguia.
2) le prisonnier d’opinion Hosni Yafreni est toujours sanctionnĂ© et mis au cachot Le prisonnier d’opinion Hosni Yafreni, incarcĂ©rĂ© actuellement Ă  la prison de Borj Er Roumi, est puni et mis au cachot pour la troisiĂšme semaine d’affilĂ©e. L’administration a informĂ© la famille du prisonnier que ce dernier resterait au cachot jusqu’à sa rééducation, en contravention flagrante des lois organisant la vie pĂ©nitentiaire qui prĂ©voient que la punition du cachot ne peut excĂ©der dix jours. Pour le bureau exĂ©cutif de l’organisation
Le Président Maßtre Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya 1001, Tunis Tel/fax: 71 340 860 Adresse électronique : liberte.equite@gmail.com   Tunis, le 22 juillet 2009   Correctif
 
Une erreur concernant le transfert du prisonnier d’opinion Kabil Nasri s’est glissĂ©e dans le bulletin « Nouvelles des libertĂ©s » datĂ© du 16 juillet 2009, faisant Ă©tat du transfert de ce dernier de la prison de Messaadine Ă  celle de Mornaguia  : en rĂ©alitĂ© c’est son frĂšre, le prisonnier d’opinion Okba Nasri, qui a fait l’objet de ce transfert. Pour le bureau exĂ©cutif de l’organisation Le PrĂ©sident MaĂźtre Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)


Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya 1001, Tunis Tel/fax: 71 340 860 Adresse électronique : liberte.equite@gmail.com   Tunis, le 22 juillet 2009

Interpellation d’Ahmed Siala, ex prisonnier politique

Des agents de la police politique relevant du district de DaĂŻra Ezzit, ont interpellĂ© Ă  trois heures de l’aprĂšs midi mercredi 22 juillet 2009 l’ex prisonnier politique Ahmed Siala et l’ont conduit au siĂšge du district prĂ©citĂ© pour l’interroger sur le refus de son fils, Zyed Siala, un Ă©tudiant, de se prĂ©senter alors qu’il avait reçu plusieurs convocations verbales. Il leur a rĂ©pondu que son fils ne pouvait obtempĂ©rer Ă  de simples convocations verbales et il leur a rappelĂ© qu’ils devaient se conformer Ă  la loi et envoyer des convocations Ă©crites, officielles, Ă  son fils et l’informer de la raison et de la date de la convocation. Il a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© vers six heures du soir. [
]   Pour le bureau exĂ©cutif de l’organisation Le PrĂ©sident MaĂźtre Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya 1001, Tunis Tel/fax: 71 340 860 Adresse électronique : liberte.equite@gmail.com   Tunis, le 22 juillet 2009  

Radhouane Hammami toujours en garde Ă  vue

Le jeune Radhouane Hammami, originaire de Kairouan, est en garde Ă  vue pour le douziĂšme jour d’affilĂ©e, soit un dĂ©passement flagrant de la durĂ©e lĂ©gale prĂ©vue par la loi. Sa famille a dĂ©cidĂ© de commencer une grĂšve de la faim pour exiger sa libĂ©ration. Le jeune Radhouane Hammami a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© le 10 juillet 2009 aprĂšs son retour du Qatar pour assister au mariage de sa sƓur [
]   Pour le bureau exĂ©cutif de l’organisation Le PrĂ©sident MaĂźtre Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)

 

Kassrine : Farmers suffering injustice of local influentials

Submitted by Mouldi Zwabi on Tuesday, July 21 2009 Approximately 250 users of irrigation water in Feriana-governorate of Kassrine- expressed their disappointment and resentment because their irrigated areas are suffering serious damages. These farmers accused the governor of Feriana, a member of parliament, and an owner of factories for causing this crisis as they used irrigation water for their farms without compliance with quotas and cyclic system, the usual means adopted by Water Association Committee to distribute water in Feriana. These influentials intentionally shut off water and this caused clogging of irrigation canals and serious damages in olive and fruit trees’ groves. The users of irrigation water expressed their suffering many times but authorities’ responses are only promises. (Source: Le site de Radio Kalima le 21 juillet 2009) Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-60.html  

Agreement to transfer three Tunisian detainees from Guantanamo to Italy

Submitted by Lotfi Hidouri on Tuesday, July 21 2009 American press sources said that Italian authorities accepted the transfer of 3 Tunisian detainees from Guantanamo to Italy. The same sources added that the American president talked about the extradition of these three detainees wanted by the Italian Judiciary and convicted of terrorist activities when he met the Italian Prime Minister. the three detainees are : Riadh Enassri, Adel Ben Mabrouk ; and Adel Elwergui. The majority of these 10 detainees had resided many years in Italy before they went to Afghanistan and Pakistan. Last reports had unveiled the United States’s intention to deport Adel Elhakimi and Hichem Essliti- two other Tunisian detainees- to Belgium, they were sentenced in absentia in Bruxelles for plotting terrorist attacks. It is worth noting that all these detainees are wanted by the Tunisian Judiciary and sentenced in absentia. The American government decided to not hand over these detainees to Tunisian authorities because of ill-treatment and bad trial conditions of two deported detainees from Guantanamo in June 2007. (Source: Le site de Radio Kalima le 21 juillet 2009) Lien:http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-59.html  


Opening of Elhem El Marzouki’s Summer University

Submitted by sihem on Monday, July 20 2009 On Friday 24 July, the Tunisian Association of Democrats Women will organize the opening ceremony of Elhem Elmerzouki’s Summer University under the title : « Feminist Movements : Challenges and Prospects ». In the opening day, Rabia Naciri(Morroco), Chahla Chafic (Iran), and Huguette Dejney (Canada) will deliver lectures. This program- which will last three years from 2009 to 2012- includes formation and training workshops and it was declared on the occasion of the celebration of International Woman’s Day on last March. (Source: Le site de Radio Kalima le 20 juillet 2009) Lien:http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-57.html


Suicide attempt close to the Ministry of the Interior in Tunis

Submitted by sihem on Wednesday, July 22 2009 In the early hours of the night on Tuesday 21rst civil protection units and Police brigades succeeded in climbing down from the clock monument in November 7th square a young man attempting to commit suicide, in the center of the capital. Since the afternoon the police and civil protection has failed all attempts to climb down this young man and decided to contain the location and removal of citizens from around the ground adjacent to the building of the Ministry of the Interior. The young man also took the opportunity to help him with a rope and fixed it around his neck, increasing the pace of the threats. It was at about half past eight in the evening, when civil protection separated him from the wall clock after narrowing down the young man by a crane and lead him to an unknown location. The police stationed on the spot intensity warned the crowd of passers-by from taking pictures of the scene, which did not prevent many of the amateurs to achieve theirs (Source: Le site de Radio Kalima le 22 juillet 2009) Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-58.html


Tunisie : Suicidaire de l’horloge
 sur Facebook

 

Une vidĂ©o a Ă©tĂ© diffusĂ©e sur Facebook  retransmettant en ligne la tentative de suicide d’un jeune Tunisien. Des scĂšnes dramatiques sans doute filmĂ©es Ă  l’aide d’un tĂ©lĂ©phone portable. Il s’agit du malheureux incident de l’horloge de l’avenue Habib Bourguiba qui a eu lieu le mardi 21 juillet. Le jeune homme suicidaire a escaladĂ© l’horloge, avant de menacer se jeter dans le vide. Il a finalement pu ĂȘtre maitrisĂ© Ă  temps par les agents de la protection civile et de la police, rapidement dĂ©pĂȘchĂ©s sur les lieux. Le quotidien tunisien «Le Temps» a mĂȘme relevĂ© la prĂ©sence, sur les lieux du gouverneur de Tunis, M. Mondher Frigi. (Source:”Tekiano” le 23 juillet 2009) Lien: http://www.tekiano.com/internet/webbook/2-7-857/tunisie-suicidaire-de-l-horloge-sur-facebook.html



Michael Jackson met ‘secret love child’ in Tunisian hotel

Michael Jackson first met Omar Bhatti, the Norwegian rapper who is claiming to be the singer’s secret son, in a hotel in Tunisia. By Ben Leach Published: 8:51AM BST 23 Jul 2009   Mr Bhatti, who is seeking a DNA test to prove he is Jackson’s son, is said to have impressed the late singer with his imitation dance moves after waiting for him at the hotel in 1996. Jackson became friends with the then 12-year-old and the following year the singer invited the boy and his family to live with him on his Neverland ranch. Mr Bhatti’s mother Pia worked as a nanny for Michael Jackson’s “official” son Prince Michael II, nicknamed Blanket, while his father Riz became a chauffeur. His existence first became public in 2003 when US TV show Dateline broadcast a 1998 home video of him receiving gifts from Jackson. A Fox News report in 2004 claimed Jackson had been telling his friends he was the father, but they were unsure whether or not to believe him. A Jackson insider told Fox: “I’m not surprised Michael says he’s the father. It’s a fantasy. But these people did not exist in Michael’s life before 1996.” In 2003, Mr Bhatti was photographed visiting Jackson when the singer was having a “detox” holiday in Colorado. He was also in his Neverland ranch when it was raided by police during the child molestation investigation in the same year. Speaking last year, Mr Bhatti said: “It was totally sick. It was the whole squad from Santa Barbara Police Department. We didn’t know why they were there. Michael was not at home.” The family returned to Norway, but Mr Bhatti insisted last year he was in close contact with Michael. He said: “Loyalty is the most important thing for me. “I have contact with Michael, and I think my loyalty to him is the reason we still have our contact. He is an unbelievably good human being.” Mr Bhatti sat alongside Jackson’s brothers and sisters during the late singer’s memorial two weeks ago. After the singer’s death, Mr Bhatti’s mother Pia said: “He was the King of Pop. But for us he was so much more.” Today Mr Bhatti is trying to make a name for himself in the world of rap and hip-hop, promoting himself under the stage name O-Bee. He has remained in LA since the memorial service.
 
(Source: Telegraph (UK) le 23 juillet 2009)
 

Tunisie : le silence assourdissant des médias

Par Radhia Nasraoui* Il y a un an, Ă  Redayef, petite ville du bassin minier, situĂ©e Ă  cent kilomĂštres au sud de Gafsa (Tunisie), les forces de l’ordre ont tirĂ© sur la foule : un mort, le jeune Hafnaoui Maghzaoui et plusieurs blessĂ©s graves dont l’un succombera quelques semaines plus tard Ă  l’hĂŽpital. L’ordre a Ă©tĂ© donnĂ© ce jour- lĂ , de mettre fin dĂ©finitivement, au mouvement social le plus fort de l’ùre du GĂ©nĂ©ral Ben Ali. Plusieurs centaines de personnes sont alors recherchĂ©es par la police et arrĂȘtĂ©es (responsables syndicaux, enseignants, diplĂŽmĂ©s chĂŽmeurs etc ). Pour accomplir leur tĂąche, les agents de la police avaient les mains libres : jeter les bombes lacrymogĂšnes Ă  l’intĂ©rieur des maisons, dĂ©foncer les portes, tabasser les personnes, piller et saccager maisons et magasins ; le tout dans l’impunitĂ© totale . Pendant des mois, des centaines, et parfois mĂȘme des milliers de citoyens et citoyennes se rassemblaient, manifestaient devant le local de l’Union GĂ©nĂ©rale des Travailleurs de Tunisie (U G T T) ou devant les locaux symbolisant l’autoritĂ© de l’Etat . Leurs revendications Ă©taient claires : le droit au travail et Ă  une vie digne ! Ils dĂ©nonçaient la misĂšre, la corruption et le clientĂ©lisme. A l’origine du mouvement, plusieurs milliers de personnes se sont prĂ©sentĂ©es au concours de la Compagnie de Phosphate de Gafsa (C. P.G ), la seule sociĂ©tĂ© capable de rĂ©sorber, au moins partiellement, le chĂŽmage mais seulement quelques dizaines ont Ă©tĂ© admises a ce concours, organisĂ© pour le recrutement de cadres. Il apparut alors clairement que les critĂšres adoptĂ©s Ă©taient loin d’ĂȘtre objectifs : le degrĂ© d’allĂ©geance au pouvoir, les relations de parentĂ© avec des personnalitĂ©s politiques ou syndicales de la rĂ©gion ainsi que le bakchich ont eu leur effet. Ce qui provoqua une vive rĂ©action des jeunes, lesquels ont dĂ©cidĂ© de dĂ©fendre leurs droits. Des sit-in, des rassemblements, des grĂšves de la faim auxquels les femmes ont participĂ© massivement, Ă©taient organisĂ©s par les populations. Pendant des mois, les autoritĂ©s, tout en encerclant le bassin minier par des milliers d’agents, ont fait la sourde oreille, non pas par respect du droit de ces populations Ă  la libre expression, mais pour laisser s’essouffler et s’effriter le mouvement. Mais cela n’a pas Ă©tĂ© le cas. Bien au contraire, le mouvement prit une ampleur croissante, s’étendant aux villes miniĂšres de Moulares, M’dhilla et Metlaoui. Au mois d’avril, les dirigeants du mouvement, Adnane Hajji et ses camarades, ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s, tabassĂ©s et piĂ©tinĂ©s dans les rues de Redayef, avant d’ĂȘtre transfĂ©rĂ©s Ă  Gafsa. Dans les locaux du district de police de cette ville, ils ont Ă©tĂ© torturĂ©s par les tristement cĂ©lĂšbres Belgacem Rabhi et Mohamed youssefi, respectivement chef de la deuxiĂšme brigade spĂ©ciale de Gafsa et chef de la brigade des renseignements ‘’irchad’’. Ils n’ont Ă©tĂ© relĂąchĂ©s que sous la pression des habitants de la ville de Redayef qui se sont mis Ă  manifester par milliers, allant jusqu’a dĂ©crĂ©ter la grĂšve gĂ©nĂ©rale. Mais ils ne tarderont pas Ă  se faire arrĂȘter de nouveau Ă  partir du mois de Juin 2008. Ils continuent jusqu’Ă  aujourd’hui de purger des peines de prison extrĂȘmement lourdes allant jusqu’Ă  huit ans, dans les prisons les plus reculĂ©es et dans les conditions les plus inhumaines. Certains parmi eux continuent Ă  croupir dans la prison de Rjim Maatoug, Ă  l’extrĂȘme sud du Sahara tunisien. Les journalistes regadent ailleurs Si les media en Tunisie, exceptĂ©s les journaux de l’opposition et une chaine de tĂ©lĂ©vision indĂ©pendante « Al Hiwar Attounsi », ont volontairement ignorĂ© ces Ă©vĂšnements, pourtant graves et importants, c’est a cause de la politique rĂ©pressive du rĂ©gime tunisien soucieux d’occulter ce mouvement qui traduit l’échec patent de sa politique Ă©conomique et sociale. Le correspondant de « Al Hiwar Attounsi », Fahem Boukaddous, n’a-t-il pas Ă©tĂ© contraint Ă  vivre dans la clandestinitĂ© depuis juillet dernier et n’a-t-il pas Ă©tĂ© condamnĂ©, par contumace, Ă  six ans de prison ferme suite au procĂšs des dirigeants du mouvement, procĂšs jugĂ© inĂ©quitable par les observateurs internationaux ? Son seul crime, Ă©tait d’avoir informĂ© l’opinion publique de ce qui se passait dans la rĂ©gion du bassin minier et d’avoir diffusĂ© des images montrant l’ampleur du mouvement et la sauvagerie avec laquelle le pouvoir lui a fait face! Mahmoud Raddadi, simple photographe, ayant spontanĂ©ment filmĂ© ces Ă©vĂšnements, a Ă©tĂ©, quant Ă  lui, arrĂȘtĂ© et condamnĂ© Ă  3 ans de prison ferme dans ce procĂšs, aprĂšs avoir subi toutes sortes d’humiliations et de sĂ©vices sexuels. Les medias français, et plus particuliĂšrement les chaines de tĂ©lĂ©vision, Ă  quelques exceptions prĂšs, ont quasiment ignorĂ© ce mouvement, prĂ©fĂ©rant insister sur des faits divers. Mais, dira t on, que reprĂ©sente Gafsa pour les Français pour que les media lui accorde une certaine importance ? Il serait alors intĂ©ressant de leur rappeler que pendant des dĂ©cennies, leurs grands pĂšres ont exploitĂ© le phosphate de ce bassin minier et que si les populations de la rĂ©gion sont aujourd’hui pauvres, c’est en partie la responsabilitĂ© de la France! D’un autre cĂŽtĂ©, ne peut-on pas dire que les media français ont le devoir d’informer les français sur la politique dictatoriale de Ben Ali que leurs prĂ©sidents n’ont cessĂ©e de soutenir? En effet, malgrĂ© les rapports des organisations de dĂ©fense des droits humains, tous accablants pour le rĂ©gime tunisien, Chirac et Sarkozy, notamment, ont, plus d’une fois, fait l’éloge de leur ami dictateur. Les Tunisiens ne sont pas prĂšs d’oublier la fameuse dĂ©claration de Chirac sur le ‘’miracle’’ tunisien ou celle oĂč il Ă©numĂ©rait les droits les plus Ă©lĂ©mentaires, garantis selon lui en Tunisie et dont on peut se contenter: le droit de manger, le droit d’avoir un logis, le droit d’aller Ă  l’école. Si Chirac voulait ainsi dire que les droits politiques Ă©taient un luxe en Tunisie, Son successeur, Sarkozy, lui, a fait un pas en avant, en dĂ©clarant que des progrĂšs remarquables en matiĂšre de respect des droits et des libertĂ©s en Tunisie Ă©taient un fait. Quoi de plus encourageant pour un dictateur? *Radhia Nasraoui est avocate tunisienne et prĂ©sidente de l’Association de lutte contre la torture en Tunisie.

 

Crise du Syndicat des journalistes Tunisiens

 

La précarité des vieux contre celle des jeunes

 

L’écart affligeant d’un vieux journaliste de la place[1] lors d’une audience officielle du Syndicat des journalistes tunisiens fut vite classĂ© sans suite. Serait-ce ordinaire ? S’agit-il d’une colĂšre d’un journaliste comme les autres?

HonnĂȘtement, nous ne le pensons pas une seconde. L’approche psychologique nous semble offrir une « heuristique » individuelle Ă  ce comportement, elle ne peut cependant pas expliquer sa dimension collective, son expression de groupe, l’acharnement organisĂ© de  journalistes amis du pouvoir contre le bureau exĂ©cutif de leur syndicat.

 

Lutte de classe

Nous prenons trĂšs au sĂ©rieux l’accĂšs de violence du malheureux quinquas et le plaçons  à un niveau plus conscient, plus social. Par-delĂ  le bien et le mal, ce traĂźtre coup illustre un haut fait de classe. Oui classe ; quelque espĂšce de petits-responsables fragilement suspendus Ă  l’indescriptible configuration « politico-Ă©conomique » dominante.  Dans le monde de la presse, ils se recrutent Ă  l’anciennetĂ© (Ă  la durable soumission), Ă  l’usure ou Ă  l’initiative des journalistes eux-mĂȘmes !!!  Sujets Ă  diverses pressions et contrĂŽles, invisibles voire mĂȘme contradictoires, leur bail se rĂ©vĂšle  prĂ©caire, aux termes volatiles. Quatre cinq ans pour s’en sortir, en tout et pour tout !!! Trop court pour des Ă©tats d’ñme, n’est-ce pas ?!!!

 

Pour le coup ce n’est pas de conscience individuelle qu’il s’agit mais bien plutĂŽt de conscience collective, de classe, anonyme et impersonnelle ; les dĂ©tracteurs du bureau actuel du SNJT sont par ailleurs courtois affables et pleins de tact pour certains !! Un cas d’école marxiste.  Nous suggĂ©rons cette vieille hypothĂšse de sociologue pour expliquer le combat que livrent d’anciens journalistes hostiles au bureau exĂ©cutif du SNJT.

 

 

De l’art de la projection

Les arguments courts accablant le SNJT de fumeux agissements politiciens et d’infidĂ©litĂ© au mandat syndical, paraissent tout au plus mesquins. « Qui peut le plus peut le moins », leur rĂ©torque-t-on. Si le SNJT pouvait si bien se prĂ©valoir de libertĂ©s politiques, c’est que les libertĂ©s syndicales Ă©taient dĂ©jĂ  acquises !!! Que la lutte, les manifs, sit in et grĂšves des journalistes prennent tellement un cours normal, deviennent monnaie courante que le bureau exĂ©cutif puisse se permettre le luxe de servir une chapelle politique ou l’autre (Ă  supposer  qu’elles existent pacifiquement) !!!

L’unique libertĂ© politique offerte aux membres du syndicat des journalistes tunisiens, est celle offerte aux militants de n’importe quel autre syndicat tunisien : rendre visite en plein jour aux responsables du Parti au pouvoir, jamais Ă  ceux de l’opposition, pour la bonne raison que ceux-lĂ  ne peuvent recevoir ou presque !! Les seuls agissements politiques objectivement possibles seraient paradoxalement entrepris par ces affidĂ©s et autres francs-tireurs du Parti de la majoritĂ©, ceux-lĂ  mĂȘmes qui dĂ©nient toute politisation de l’exercice syndical (les dĂ©tracteurs de l’actuel bureau !!!) Un parfait exemple de projection psychologique oĂč l’on rejette sur l’autre nos propres torts !!

 

Contre le pigisme, pour un emploi

Cela ressemble plutĂŽt Ă  une guerre des gĂ©nĂ©rations. Et pour appeler un chat un chat Ă  une vulgaire lutte de classes. Nos vieux rĂ©dacteurs, affublĂ©s de l’insigne titre de « rĂ©dac’ chef », tiennent aux menus privilĂšges de la fonction. Tandis que les jeunes veulent en finir avec le « pigisme », se « clouer » ne serait-ce qu’une annĂ©e ou deux.

Mais, par-delĂ  la conjoncture du secteur, ils se retrouvent en butte Ă  une hiĂ©rarchie vieillotte, stratĂ©giquement servile. Plus prĂ©cisĂ©ment Ă  des directions pyramidales sans contrĂŽle financier, ni syndical, sans conseil d’administration, ni assemblĂ©es, sans responsables directs et sans convention de collaboration officielle!!! Ils sont Ă©trangers Ă  la maison, hĂŽtes, « pigistes » !!!

 

Il est vrai que la pige est une bonne maniĂšre d’apprendre, une meilleure façon d’encadrer un journaliste. Il n’en est pas moins vrai que le pigisme constitue un rouage du systĂšme. Il s’agit de tenir Ă  l’Ɠil, les jeunes journalistes. Pas par pur solidaritĂ© de gĂ©nĂ©ration, mais bien parce qu’ils reprĂ©sentent objectivement une menace rĂ©dactionnelle, dĂ©ontologique et Ă©conomique vis-Ă -vis des « rĂ©dac chef » !!!!

Ces derniers s’opposent Ă  tout exercice syndical loyal. Ils y laisseraient de toute Ă©vidence des plumes : les privilĂšges illĂ©gaux, les passe-droits, le nĂ©potisme, les cabales et autres magouilles. Leur hostilitĂ© Ă  l’égard du syndicat n’est guĂšre personnelle, elle exprime trivialement une trouille de classe : « perdre un logement, une voiture et sa femme de fonction
.) !

Ne serait-ce que pour avoir un poste et un salaire digne (et pas seulement des piges), les frais Ă©moulus de l’IPSI, les jeunes rĂ©dacteurs reporters, eux, n’ont d’autres solutions que de se battre, collectivement, en rang d’oignons, animĂ©e d’une conscience aigue de leur condition : de « vrais prolĂ©taires » condamnĂ©s Ă  vendre leur force de plumes au plus offrant !!!! Ils savent pertinemment qu’un bureau policĂ©, alignĂ©, usurpĂ©, ne sert que les intĂ©rĂȘts du patronat. De par mĂȘme leur condition, ils sont acculĂ©s Ă   un exercice syndical loyal.

 

On vient de le voir, les routes sĂ©parĂ©es des uns et des autres expliquent les querelles intestines du syndicat des journalistes. Des querelles adossĂ©es Ă  une conscience de classe assez forte chez les « dĂ©tracteurs du SNJT » mais qui tarde Ă  se former et s’assumer telle chez les militants « prolĂ©taires » jeunes en majoritĂ©.  Notre hypothĂšse la plus optimiste nous fait penser que : seule une action collective, frontale, une action de classe, pourrait donner ses contours Ă  cette conscience. Seule une lutte des jeunes, sans relĂąche et sans illusion contre cette manufacture de la prĂ©caritĂ©, avec les risques du « mĂ©tier syndical » (renvoi, arrestation
.) seule cette lutte « de militants »  sauverait le SNJT des mains de ses assassins. Pas les congrĂšs, surtout pas les pĂ©titions
Encore moins les narcissismes chroniqueurs !!!!

 

Jamel HENI

Journaliste, psychologue


 


[1] Le responsable du comitĂ© dĂ©ontologie en Ă©tait arrivĂ© aux mains lors d’un Ă©change avec le PrĂ©sident actuel du SNJT


Le bilan des 10 ans de rĂšgne de Mohamed VI entre progrĂšs et frustrations
 
23/07/2009  – AFP – Dix annĂ©es au pouvoir, et dix annĂ©es de changement pour le Maroc. SuccĂ©dant Ă  son pĂšre, Mohamed VI a su faire avancer le pays, Ă©conomiquement, mais aussi socialement et politiquement. Pourtant, son bilan reste mitigĂ© sur les questions des libertĂ©s et de l’Ă©ducation notamment. Le roi Mohammed VI du Maroc passe aujourd’hui le cap des 10 ans d’un rĂšgne caractĂ©risĂ© par des rĂ©formes importantes mais aussi des frustrations dans, notamment, les domaines de l’Ă©ducation, la santĂ©, les droits de l’Homme et la justice. Les cĂ©lĂ©brations officielles n’auront lieu qu’Ă  la fin du mois, avec un discours trĂšs attendu le 29 juillet et, le lendemain, la traditionnelle et haute en couleurs cĂ©rĂ©monie d’allĂ©geance, la bey’a. L’endroit oĂč se dĂ©roulera cette FĂȘte du trĂŽne, qui a lieu chaque annĂ©e et correspond aussi Ă  la fĂȘte nationale, n’est pas encore annoncĂ© mais la presse marocaine penche pour TĂ©touan ou Tanger, deux villes du nord du pays. A cette occasion, le souverain alaouite, tout de blanc vĂȘtu, Ă  cheval et protĂ©gĂ© du soleil par un parasol tenu Ă  bout de bras par un serviteur, traverse une foule de personnalitĂ©s -oulĂ©mas (docteurs en thĂ©ologie), ministres, hauts fonctionnaires, parlementaires, etc. – qui se courbent Ă  son passage et font acte d’allĂ©geance. “Statut avancĂ©” dans l’UE C’est le 23 juillet 1999 au soir que Mohammed VI, alors ĂągĂ© de 35 ans, a succĂ©dĂ© Ă  son pĂšre Hassan II, dĂ©cĂ©dĂ© le mĂȘme jour.Dix ans ont passĂ© et, indĂ©niablement, le Maroc bouge. En 2008, le pays a obtenu de l’Union europĂ©enne un “statut avancĂ©” qui lui permettra Ă  terme d’accĂ©der librement au marchĂ© europĂ©en et se dote d’infrastructures (routiĂšres, ferroviaires, portuaires) sans commune mesure au Maghreb. Sur le plan Ă©conomique, les trois principaux postes de recettes budgĂ©taires -tourisme, transferts de fonds des MRE (Marocains rĂ©sidant Ă  l’Ă©tranger) et exportations de phosphates- accusent des baisses sensibles, “impactĂ©s” par la crise mondiale. MalgrĂ© cela, le Maroc enregistre une croissance annuelle de son PIB d’environ 5%, un taux qui ferait la joie de nombre d’Ă©conomies occidentales. LibertĂ©s en demi-teinte Sur le plan des libertĂ©s, le bilan est contrastĂ©. Les victimes des “annĂ©es de plomb” du rĂšgne prĂ©cĂ©dent ont Ă©tĂ© indemnisĂ©es Ă  l’issue d’un travail important -Ă  dĂ©faut d’ĂȘtre complet, puisque les tortionnaires n’ont Ă©tĂ© ni nommĂ©s ni inquiĂ©tĂ©s- de l’Instance Ă©quitĂ© et rĂ©conciliation (IER). Un nouveau code de la famille (Moudawana) a Ă©tĂ© adoptĂ© en 2004, donnant aux femmes (presque) les mĂȘmes droits qu’aux hommes, rendant plus difficile la rĂ©pudiation et la polygamie. Et ce, malgrĂ© l’hostilitĂ© des islamistes radicaux. Commandeur des croyants (Amir Al-Mouminine), Mohammed VI a aussi initiĂ© une ambitieuse reconquĂȘte du destinĂ©e Ă  promouvoir un islam tolĂ©rant. Enfin, la presse Ă©crite jouit d’une libertĂ© enviable dans le monde arabe, dĂšs lors qu’elle ne remet pas en cause la religion (rite sunnite malĂ©kite officiel), la monarchie ou l’intĂ©gritĂ© territoriale (le Sahara occidental, annexĂ© par le Maroc en 1975). Une vingtaine de quotidiens et hebdomadaires marocains sont toutefois sortis sans Ă©ditorial le 10 juillet pour protester contre de rĂ©centes dĂ©cisions de justice prononcĂ©es Ă  l’encontre de trois journaux arabophones et d’un mensuel Ă©conomique francophone, condamnĂ©s Ă  de lourdes amendes pour diffamation. Corruption, analphabĂ©tisme… L’indĂ©pendance de la justice est rĂ©guliĂšrement critiquĂ©e par la presse et les ONG marocaines, qui affirment que torture et dĂ©tentions arbitraires continuent. Et, en dĂ©pit des efforts des autoritĂ©s, la corruption reste largement pratiquĂ©e Ă  tous les niveaux. Selon l’Instance centrale de prĂ©vention de la corruption (officielle), le Maroc a “rĂ©gressĂ© de la 37Ăšme place sur 90 Etats en 2000 Ă  la 80Ăšme place sur 180 en 2008”. Enfin, plus de 40% de la population est encore analphabĂšte et les inĂ©galitĂ©s sociales perdurent. Et, dans le rapport mondial sur le dĂ©veloppement humain 2007-2008 du PNUD (Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement), le Maroc occupe une peu flatteuse 126Ăšme place. 2009/ AFP


Mauritanie: le président de la commission électorale annonce sa démission

 

 
NOUAKCHOTT – Le prĂ©sident de la commission Ă©lectorale en Mauritanie, Sid’Ahmed Ould Deye, a annoncĂ© jeudi sa dĂ©mission de la prĂ©sidence de cet organisme en raison de “doute” sur la “fiabilitĂ©” du scrutin prĂ©sidentiel du 18 juillet. Il a “constatĂ© comme beaucoup d’autres que les Ă©lections prĂ©sidentielles se sont dĂ©roulĂ©es normalement, dans les formes”, selon un communiquĂ© transmis Ă  l’AFP. Mais “les plaintes que j’ai reçues ainsi que les contenues des recours adressĂ©es au Conseil constitutionnel ont semĂ© le doute dans mon esprit sur la fiabilitĂ© de ces Ă©lections quant au fond”, a-t-il ajoutĂ©. “C’est pour cela et pour ne pas ĂȘtre en contradiction avec ma conscience que j’ai dĂ©cidĂ© de prĂ©senter ma dĂ©mission de la prĂ©sidence de la Ceni (Commission Ă©lectorale nationale indĂ©pendante) Ă  compter de ce jour”, a-t-il conclu. Sid’Ahmed Ould Deye doit tenir une confĂ©rence de presse dans l’aprĂšs-midi. DirigĂ©e par un reprĂ©sentant de la sociĂ©tĂ© civile, Sid’Ahmed Ould Deye, la Ceni est notamment constituĂ©e de six membres de l’opposition et de six autres membres de la majoritĂ© favorable au putsch du 6 aoĂ»t menĂ© par le gĂ©nĂ©ral Mohamed Ould Abdel Aziz qui a remportĂ© le scrutin de samedi. AFP / 23 juillet 2009  

Mauritanie: l’opposition doit accepter la dĂ©faite, estime la majoritĂ© parlementaire

AFP: 2009-07-23- La majoritĂ© parlementaire soutenant le nouveau prĂ©sident Ă©lu de Mauritanie, le gĂ©nĂ©ral Mohamed Ould Abdel Aziz, a appelĂ© mercredi l’opposition Ă  accepter sa dĂ©faite au scrutin prĂ©sidentiel du 18 juillet. “Nous demandons Ă  l’opposition d’accepter la victoire du candidat Ă©lu avec une majoritĂ© Ă©crasante et Ă  s’orienter vers l’avenir en jouant son rĂŽle d’opposition dĂ©mocratique”, a dĂ©clarĂ© Moustapha Ould Abeiderrahmane, porte-parole de la majoritĂ© au Parlement. Les dĂ©putĂ©s soutenant le gĂ©nĂ©ral Ould Abdel Aziz sont 61 (sur les 95 que compte l’AssemblĂ©e). M. Ould Abeiderrahmane a estimĂ© que “toute la classe politique doit s’inscrire dans la logique du respect de la volontĂ© du peuple, de la lĂ©galitĂ© et des accords signĂ©s par elles notamment l’accord de sortie de crise de Dakar”. Trois candidats, dont le chef du principal parti d’opposition, Ahmed Ould Daddah, ont dĂ©noncĂ© les rĂ©sultats de cette Ă©lection et dĂ©posĂ© mardi un recours devant le Conseil constitutionnel qui a huit jours pour se prononcer. Les trois hommes ont d’ailleurs appelĂ© Ă  un “grand” meeting de protestation samedi Ă  Nouakchott pour dĂ©noncer “cette mascarade d’Ă©lection”, a affirmĂ© Ă  l’AFP un haut dirigeant du Front national pour la dĂ©fense de la dĂ©mocratie (FNDD, opposition anti-putsch). Le scrutin “s’est dĂ©roulĂ© dans le calme”, a relevĂ© jeudi le ministĂšre français des Affaires Ă©trangĂšres en rĂ©ponse Ă  une question sur les recours dĂ©posĂ©s par trois candidats dĂ©nonçant des “fraudes massives”. “Il Ă©tait suivi par quelque 320 observateurs internationaux” qui “ont soulignĂ© le climat de sĂ©rĂ©nitĂ© et de responsabilitĂ©” lors de cette Ă©lection, a ajoutĂ© le porte-parole du Quai d’Orsay, Eric Chevallier. Ces observateurs “ont fait Ă©tat d’un dĂ©roulement globalement satisfaisant des opĂ©rations Ă©lectorales, du bon fonctionnement des bureaux de vote et d’un dĂ©pouillement rigoureux et transparent”, a-t-il encore prĂ©cisĂ©. “Plusieurs candidats ont dĂ©jĂ  reconnu la victoire du prĂ©sident (Mohamed Ould Abdel) Aziz. D?autres contestent les conditions de la campagne Ă©lectorale et de l?Ă©lection” via un recours auprĂšs du Conseil constitutionnel, qui a huit jours pour statuer avant de proclamer les rĂ©sultats dĂ©finitifs”, a ajoutĂ© le porte-parole. 2009- AFP


 

Grippe : les pays arabes restreignent les pĂšlerinages Ă  La Mecque

AFP, le 22 juillet 2009 Ă  00h01 LE CAIRE – Les ministres arabes de la SantĂ©, rĂ©unis mercredi au Caire sous l’Ă©gide de l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS), se sont mis d’accord pour restreindre cette annĂ©e les pĂ©lerinages Ă  La Mecque afin de limiter les risques d’expansion du virus A(H1N1) de la grippe porcine. Selon Ibrahim al-Kerdani, le porte-parole en Egypte de l’OMS, ces mesures doivent encore ĂȘtre approuvĂ©es par les Etats ayant participĂ© Ă  cette rĂ©union. Ces restrictions, selon l’OMS, concerneraient les pĂ©lerins les plus vulnĂ©rables comme les personnes ĂągĂ©es, les femmes enceintes, les enfants de moins de 12 ans et les personnes atteintes de maladies chroniques. Hussein Gezairi, le directeur rĂ©gional de l’OMS pour le Proche-Orient, a estimĂ© mercredi que le Gouvernement saoudien ratifierait certainement ces recommandations. “Le gouvernement saoudien appliquera ces restrictions et personne n’obtiendra de visas s’il ne respecte pas ces mesures”, a-t-il ajoutĂ©. L’Egypte a recommandĂ© aux pĂšlerins les plus vulnĂ©rables, comme les femmes enceintes, d’Ă©viter d’aller Ă  La Mecque cette annĂ©e en raison de la grippe porcine, alors que le pays a enregistrĂ© son premier dĂ©cĂšs dĂ» au virus A(H1N1), une femme revenant d’Arabie saoudite. L’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) a averti vendredi dernier que le virus de la grippe porcine se propageait dans le monde Ă  une vitesse “sans prĂ©cĂ©dent” par rapport Ă  d’autres Ă©pidĂ©mies, renonçant Ă  fournir des statistiques globales sur la pandĂ©mie.

Sahel: une coalition contre al-QaĂŻda s’Ă©bauche Ă  partir du Mali

 

AFP, le 22 juillet 2009 Ă  15h32 Par Serge DANIEL BAMAKO, 22 juil 2009 (AFP) – Plusieurs pays occidentaux et africains ont rĂ©cemment accentuĂ© leur collaboration avec Bamako pour lutter contre la branche maghrĂ©bine d’Al-QaĂŻda, qui multiplie les attaques dans le Sahel, essentiellement au Mali et en Mauritanie. Cette aide accrue au Mali, politiquement stable mais classĂ© parmi les pays les plus pauvres du monde, intervient aprĂšs les assassinats de deux Occidentaux: un otage britannique exĂ©cutĂ© fin mai au Mali et un humanitaire amĂ©ricain abattu le 23 juin en plein jour Ă  Nouakchott. La coopĂ©ration est d’abord rĂ©gionale avec l’AlgĂ©rie et la Libye, les deux grands voisins du nord, influents dans la bande sahĂ©lo-saharienne. DĂ©but juillet en Libye, le prĂ©sident malien Amadou Toumani TourĂ© a indiquĂ© avoir discutĂ© la situation qui prĂ©vaut dans la bande sahĂ©lo-saharienne, avec le guide Mouammar Kadhafi et le prĂ©sident algĂ©rien Abdelaziz Bouteflika, en marge du sommet de l’Union africaine (UA). “Nous avons dĂ©cidĂ© de mettre en commun nos moyens militaires et de renseignement pour combattre ce problĂšme”, a-t-il poursuivi, lors d’un rĂ©cent entretien avec la presse malienne. Selon des sources concordantes, une rencontre des Ă©tats-majors militaires du Mali, de l’AlgĂ©rie, du Niger et de la Mauritanie, est en prĂ©paration pour coordonner les actions. Un sommet sur la sĂ©curitĂ© au Sahel, plusieurs fois reportĂ©, est prĂ©vu aprĂšs le rĂ©fĂ©rendum constitutionnel du 4 aoĂ»t au Niger. Mais aucune date n’est encore avancĂ©e. Cette lutte contre Al-QaĂŻda va aussi mobiliser d’ex-rebelles touareg maliens, intĂ©grĂ©s dans des “unitĂ©s spĂ©ciales” aux cĂŽtĂ©s des militaires, qui doivent bientĂŽt ĂȘtre dĂ©ployĂ©s dans le nord du Mali. Ces ex-rebelles connaissent parfaitement le dĂ©sert du nord du Mali. CoopĂ©ration croissante, Ă©galement, avec les pays occidentaux, notamment la France, ancienne puissance coloniale, les Etats-Unis et l’Espagne. “Pour la paix et la sĂ©curitĂ© de la sous-rĂ©gion, nous sommes Ă©videmment engagĂ©s aux cĂŽtĂ©s du Mali”, a assurĂ© Ă  l’AFP un diplomate occidental sous couvert d’anonymat. “En retour, nous avons besoin davantage d’engagements du gouvernement malien sur l’irrĂ©versibilitĂ© de la lutte contre les terroristes de la bande sahĂ©lienne du Sahara”, a-t-il ajoutĂ©. Une mission de coopĂ©ration militaire française a rĂ©cemment sĂ©journĂ© dans la capitale malienne. Paris a Ă©galement fourni Ă  Bamako prĂšs d’une trentaine de vĂ©hicules de transports de troupes, selon le ministĂšre malien de la DĂ©fense. Washington forme pĂ©riodiquement des soldats maliens Ă  la lutte contre le terrorisme dans le cadre d’un programme lancĂ© au dĂ©but des annĂ©es 2000 et englobant plusieurs pays sahĂ©liens. Une dĂ©lĂ©gation amĂ©ricaine, comprenant plusieurs gĂ©nĂ©raux, a rĂ©cemment sĂ©journĂ© au Mali et effectuĂ© une visite de terrain Ă  Tombouctou (nord-ouest). “La coopĂ©ration sĂ©curitaire hispano-malienne va s’Ă©largir au domaine du  renseignement en vue d’accentuer la pression sur les milieux qui alimentent le terrorisme”, a pour sa part indiquĂ© lundi le gouvernement malien aprĂšs la visite Ă  Bamako du ministre espagnol de l’IntĂ©rieur Alfredo Perez Rubalcaba. Pour le sociologue malien Samuel Coulibaly, “le Mali a une situation gĂ©ographique idĂ©ale pour cette lutte coordonnĂ©e. C’est un peu la porte d’entrĂ©e du dĂ©sert”. “Les terroristes recherchĂ©s en AlgĂ©rie se replient au Mali avant de partir ailleurs, au Niger et jusqu’au Tchad. Les pays qui aident le Mali s’aident eux-mĂȘmes en rĂ©alitĂ©. Vous avez des terroristes qui quittent le Sahel pour commettre des attentats en Europe”, a-t-il conclu. AFP
 

 

Bin Laden’s Son Killed in Pakistan, U.S. Says

By ERIC SCHMITT Published: July 23, 2009 WASHINGTON — A son of Osama bin Laden was probably killed in the past few months in a missile strike in Pakistan, American officials said Thursday. The son, Saad bin Laden, had spent years under Iranian house arrest but left under murky circumstances at the end of last year or earlier this year and had been operating inside Pakistan, American intelligence officials said. “Preliminary indications point to his death, but it’s not 100 percent certain,” a United States counterterrorism official said on Thursday. The official declined to identify his sources of information, but American intelligence officials in this kind of situation typically rely on communications intercepts, prisoner interrogations and statements on jihadist Web sites. Without a body on which to conduct D.N.A. tests, it is difficult for American officials to be absolutely certain of a militant’s death. Saad bin Laden is one of Osama bin Laden’s older sons and is believed by officials to have been captured by the authorities in Iran while escaping Afghanistan after American troops invaded in 2001. He is believed to be the first of Osama bin Laden’s sons to die as a result of American-led combat operations against the terrorist organization following the Sept. 11 attacks. In a statement on Jan. 16 announcing financial sanctions against Saad bin Laden and three other people believed to be Qaeda operatives and thought to be in Iran, the Treasury Department said Saad bin Laden ”has been involved in Al Qaeda activities” like helping Osama bin Laden’s family members to travel from Afghanistan to Iran. The statement said the younger Mr. bin Laden, a Saudi citizen born in 1982, ”was involved in managing the terrorist organization from Iran.” But on Thursday, the American counterterrorism official sought to play down the younger bin Laden’s role in his father’s organization. “This is a big name for obvious reasons, but no someone with a major-league role in Al Qaeda,” the American official said. National Public Radio first reported on its Web site Wednesday that American officials believed Saad bin Laden was probably dead. N.P.R. cited an American counterterrorism official saying that the younger bin Laden had not been specifically targeted by a drone missile strike, but was “in the wrong place at the wrong time.” In mid-January, Mike McConnell, then director of national intelligence, told reporters that Saad bin Laden was probably in Pakistan. But he gave no details about whether Mr. bin Laden had escaped from Iranian custody, whether his departure reflected a deal between Iran and Al Qaeda or whether he was simply let go by Iranian officials. Saad bin Laden was one of a number of Qaeda operatives detained inside Iran in recent years. American officials have long puzzled over the exact circumstances of their captivity, but they believe that Iran was holding the militants in part as a deterrent against a Qaeda attack on Iranian soil. (Source: “the New York Times” le 23 Juillet 2009) Lien: http://www.nytimes.com/2009/07/24/world/asia/24pstan.html?hp  

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