9 mars 2009

Home – Accueil

TUNISNEWS

8 Úme année, N° 3212 du 09.03.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Tunisie :La rĂ©pression s’intensifie contre le mouvement Ă©tudiant – CommuniquĂ© commun

AFP:Tunisie: froid et neige, distribution d’aide aux pauvres dans le nord-ouest

Reuters: Iraq settles debt claims with Tunisia at 10.25 pct

Prof. Taoufik BACHROUCH: Démocratie et pauvreté

Houcine Bardi : Tunisie : LE COURAGE D’INFORMER     

AFP: Liban: lancement de la reconstruction du camp palestinien de Nahr al-Bared

Reuters: Liban – Le camp palestinien ravagĂ© de Nahr al Bared reconstruit

Islam-democracy: Bi-Partisan Group of Prominent Scholars and Experts Urge President Obama  to Make Democracy in the Middle East a Top Priority


Liste actualisĂ©e des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invitĂ©s Ă  envoyer leur: Nom, Pays de rĂ©sidence et AnnĂ©e de sortie de la Tunisie sur le mĂ©l de l’initiative : manfiyoun@gmail.com


 

Forum démocratique pour le travail et les libertés
INVITATION
  Le Docteur Mustapha Benjaafar, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Forum dĂ©mocratique pour le travail et les libertĂ©s (FDTL), parti d’opposition tunisien membre de l’Internationale Socialiste, sera Ă  GenĂšve pour dĂ©battre des thĂšmes suivants au cours d’une confĂ©rence-dĂ©bat : –          Les Ă©lections prĂ©sidentielles et lĂ©gislatives d’octobre 2009, quelles perspectives ? –          Point sur l’état des libertĂ©s, vie politique, mĂ©dias
 –          Situation sociale Ă  la lumiĂšre des derniers dĂ©veloppements ( mouvement de contestation dans le bassin minier de Gafsa, Émeutes Ă  Lampedusa, grĂšves de la faim des Ă©tudiants
)   La confĂ©rence-dĂ©bat aura lieu le jeudi 12 mars 2009 Ă  19h Ă  l’adresse suivante: Maison de quartier des Paquis 50 rue de Berne 1201 GenĂ©ve, Suisse   VENEZ NOMBREUX…

Tunisie :

La rĂ©pression s’intensifie contre le mouvement Ă©tudiant

 Depuis le 11 fĂ©vrier 2009, cinq syndicalistes Ă©tudiants observent une grĂšve de la faim dans le minuscule local de l’union gĂ©nĂ©rale des Ă©tudiants de Tunisie (UGET). Exclus de l’universitĂ© Ă  cause de leurs activitĂ©s syndicales, ils exigent leur rĂ©intĂ©gration dans leurs Ă©tudes.

 Comme partout en Tunisie, les libertĂ©s syndicales, d’opinion et d’expression au sein de l’universitĂ© sont placĂ©es sous haute surveillance policiĂšre. Avec la crĂ©ation du corps de la police universitaire en 1987, des postes ont Ă©tĂ© installĂ©s dans chaque Ă©tablissement pour contrĂŽler les Ă©tudiants et surveiller de prĂšs leurs faits et gestes.

 L’annĂ©e derniĂšre, le rĂ©gime a empĂȘchĂ© la tenue du 25Ăšme congrĂšs de l’UGET, d’abord, en avril, puis en aoĂ»t 2008. Le but de la manƓuvre est d’étouffer toute forme d’organisation syndicale Ă©tudiante autonome et indĂ©pendante.

 Les militants de l’UGET sont particuliĂšrement dans le collimateur du rĂ©gime de Ben Ali et font l’objet d’intimidations et de harcĂšlements systĂ©matiques. Ces derniĂšres annĂ©es, plus de vingt d’entre eux ont Ă©tĂ© dĂ©finitivement exclus de l’UniversitĂ© tunisienne, aprĂšs avoir participĂ© et animĂ© des meetings, des grĂšves et d’autres formes de protestation Ă  l’universitĂ©.

 13 militants ont reçu des convocations pour comparaĂźtre devant des conseils de discipline, suite Ă  la grĂšve gĂ©nĂ©rale Ă  laquelle l’UGET avait appelĂ©e le 26 fĂ©vrier dernier. D’ailleurs, quand ce ne sont pas les conseils disciplinaires qui rĂ©priment les Ă©tudiants, c’est la justice aux ordres qui s’en charge. Plusieurs militants de l’UGET ont Ă©tĂ© victimes de procĂšs d’opinion et condamnĂ©s Ă  des peines de prison ferme. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du syndicat Ă©tudiant et deux des cinq grĂ©vistes de la faim sont actuellement poursuivis, ils seront jugĂ©s le 25 mars dans des affaires montĂ©es de toutes piĂšces.

 AprĂšs plus de trois semaines de grĂšve de la faim, l’état de santĂ© des grĂ©vistes suscite de vives inquiĂ©tudes. Le rĂ©gime tunisien fait toujours la sourde oreille Ă  leurs revendications lĂ©gitimes. Il rejette toute discussion. Il a par contre optĂ© pour une campagne mĂ©diatique calomnieuse Ă  l’encontre des militants de l’UGET et de leur organisation.

 Nous, organisations signataires, exprimons notre entiĂšre solidaritĂ© avec les militants de l’UGET en grĂšve de la faim. Nous tenons les autoritĂ©s tunisiennes pour responsables de toute dĂ©tĂ©rioration de leur santĂ©.

 Nous exigeons :

  • la rĂ©intĂ©gration des grĂ©vistes de la faim et de tous les Ă©tudiants exclus en raison de leurs activitĂ©s syndicales.
  • La libĂ©ration des Ă©tudiants condamnĂ©s pour leur opinion et pour engagement syndical.
  • L’arrĂȘt des conseils de discipline et des poursuites Ă  l’encontre des militants Ă©tudiants.
  • Le respect du droit de l’UGET Ă  tenir son congrĂšs en toute indĂ©pendance et la garantie des libertĂ©s syndicales au sein de l’UniversitĂ© tunisienne.

                      Paris, le 9 mars 2009     

        Premiers signataires :   

  • Les Jeunes Verts
  • Union des Etudiants Communistes
  • Association pour la taxation des transactions financiĂšres et pour l’aide aux citoyens (Attac)
  • Mouvement contre le Racisme et pour l’AmitiĂ© entre les Peuples (MRAP)
  • Centre d’études et d’initiatives de solidaritĂ© internationale (CEDETIM)
  • Mouvement des Quartiers pour la Justice Sociale (MQJS)
  • ConfĂ©dĂ©ration Nationale du Travail (CNT)
  • Union syndicale Solidaires
  • Association de DĂ©fense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)
  • ComitĂ© pour le respect des libertĂ©s et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT)
  • AMF
  • Association des Travailleurs MaghrĂ©bins de France (ATMF)
  • FĂ©dĂ©ration des Tunisiens pour une citoyennetĂ© des deux rives (FTCR)
  • Association des Tunisiens de France (ATF)
  • Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF)
  • Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
  • Les Verts
  • Parti Communiste Français (PCF)
  • Parti DĂ©mocratique Progressiste (PDP)
  • Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (PCOT)

 

Tunisie: froid et neige, distribution d’aide aux pauvres dans le nord-ouest

AFP, le 6  mars 2009 Ă  18h43 TUNIS, 6 mars 2009 (AFP) – Une vague de froid s’est abattue vendredi sur la Tunisie avec pluies et chutes de neige sur les hauteurs du nord-ouest, rĂ©gion limitrophe de l’AlgĂ©rie oĂč les autoritĂ©s ont acheminĂ© des aides aux familles pauvres, apprend-on de source officielle. Des tempĂ©ratures proches de zĂ©ro ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es dans plusieurs rĂ©gions avec des pluies orageuses accompagnĂ©es de vents dĂ©passant parfois les 100 km/h, a indiquĂ© l’Institut national de mĂ©tĂ©orologie. Plusieurs centimĂštres de neige recouvraient vendredi les hauteurs de Ain Drahem, Tabraka et le Kef (nord-ouest) et des vents de sable entravaient la visibilitĂ© sur les routes du sud dĂ©sertique. Le mauvais temps persistera samedi avec des tempĂ©ratures basses et des pluies, chute de grĂȘles sur certaines rĂ©gions et tourbillons de sable dans l’extrĂȘme sud. Pour la deuxiĂšme fois en moins d’un mois, les autoritĂ©s ont fait distribuer des aides aux plus dĂ©munis parmi des habitants des zones montagneuses frontaliĂšres de l’AlgĂ©rie. A la suite d’intempĂ©ries Ă  la mi-fĂ©vrier, des secours constituĂ©s de couvertures, vĂȘtements et produits alimentaires ont Ă©tĂ© acheminĂ©s dans plusieurs zones touchĂ©es par le froid.  

 

Iraq settles debt claims with Tunisia at 10.25 pct

 

Reuters, le 9 mars 2009 Ă  12h36 LONDON, March 9 (Reuters) -Iraq said on Monday it had reached a bilateral agreement with Tunisia under which it would pay 10.25 percent of outstanding Saddam Hussein-era debt, the latest in a series of similar agreement with creditors. Iraq said that the deal was comparable to accords reached with Paris Club creditor countries which have called for the cancellation of 80 percent of Saddam-era debt with the remainder to be repaid over a 23-year period. It gave no details of how much was outstanding with Tunisia. “Under the terms of this settlement, Tunisia’s claims were cancelled in exchange for a cash payment by Iraq equal to 10.25 percent of the outstanding amount,” Iraq’s Ministry of Finance said in a statement. Iraq said that over the past four years it had resolved its debt issues with 59 countries. It said it had also settled more than 13,000 Saddam-era commercial claims totalling $20.9 billion. The United States, Malta, Slovakia and Cyprus have already cancelled the entirety of the Saddam-era claims against Iraqi, the Ministry of Finance said in its statement. Last week, the Iraqi parliament defied government objections to cut the oil-dependent country’s budget by $4.2 billion, or nearly 7 percent, due to falling oil prices. Iraqi Prime Minister Nuri al-Maliki said over the weekend he was “uncomfortable” with the move, fearing it would in danger efforts to shore up security with reconstruction and jobs. REUTERS

Démocratie et pauvreté

 Prof. Taoufik BACHROUCH   La question ne se pose-elle pas plus que jamais de savoir si le peuple tunisien n’est pas dĂ©jĂ  en butte Ă  des prĂ©mices de difficultĂ©s sociales qui se traduiraient Ă  terme par une recrudescence de la pauvretĂ© et par suite des manques, des privations et des exclusions, surtout quand le seuil de pauvretĂ© se conjugue dĂ©jĂ  avec le chĂŽmage de longue durĂ©e. Le filet social tendu en des temps oĂč le taux de croissance Ă©conomique Ă©tait de l’ordre de 5% est-il Ă  mĂȘme de rĂ©pondre aux demandes additionnelles d’assistance publique qui se profilent Ă  l’horizon, et ce en l’absence d’un dispositif de protection des chĂŽmeurs, jeunes et moins jeunes, en cours et Ă  venir ? Comme lors de la crise de 1929 qui ne sĂ©vit particuliĂšrement en Tunisie que dĂšs 1933, pour frapper les annĂ©es ultĂ©rieures, par un effet Ă  retardement qui rendrait compte de l’émergence de NĂ©o-Destour. Tout donne Ă  penser que nous traverserions une pĂ©riode de latence, que le pire Ă  Dieu ne plaise serait Ă  venir, sans que des mesures Ă©nergiques aient Ă©tĂ© prises et portĂ©es Ă  notre connaissance pour conjurer la menace qui se profile, comme si gouverner n’est pas prĂ©voir. Il faut s’attendre en bonne logique Ă  une diminution du pouvoir d’achat des Ă©conomiquement faibles, surtout avec le renchĂ©rissement des prix qui obĂšre par les temps qui courent le panier de la mĂ©nagĂšre. C’est sur ce terrain que de surcroĂźt seront jugĂ©s bientĂŽt les autoritĂ©s publiques. Que font-elle de concret pour nous protĂ©ger ? La possibilitĂ© a Ă©tĂ© offerte depuis longtemps de disposer d’un vĂȘtement dĂ©cent. Le problĂšme de l’habillement a Ă©tĂ© en effet rĂ©solu puisque la majoritĂ© du peuple tunisien, hommes et femmes confondus, s’habille Ă  la fripe, en s’appropriant les hardes des nantis vivant dans les pays riches ?  L’habillement d’emprunt est devenu un trait constitutif de l’identitĂ© tunisienne : s’affubler en se fringuant des restes vestimentaires des autres est considĂ©rĂ© comme Ă©tant un signe de modernitĂ©, mĂȘme d’occasion. Ainsi personne ne pourra nier que nous portons des habits usagĂ©s qui n’ont pas Ă©tĂ© taillĂ©s Ă  notre mesure (comme nos chaussures neuves faites avec des moules formatĂ©es sur des pieds occidentaux), ceux que des Ăąmes charitables appartenant Ă  des pays riches nous ont laissĂ©s de bon coeur dans le dessein leur donner une seconde vie et faisant d’une pierre deux coups, moderniser plus avant nos pratiques vestimentaires jusqu’aux plus intimes. La rĂ©incarnation vestimentaire est un critĂšre objectif de mĂ©tempsychose pouvant servir Ă  identifier la pauvretĂ© dĂ©guisĂ©e dont on se sert pour allĂ©ger le portefeuille du pĂšre de famille. En arriverons-nous Ă  leur demander un jour, sous la pression des nĂ©cessitĂ©s, de nous envoyer leur rebut alimentaire ? Certes la majoritĂ© du peuple tunisien est encore en mesure de satisfaire ses besoins vitaux en terme de nourriture (sous-nutrition=1800 calories par jour, malnutrition= 2400 calories quotidiennes) et de logement. Les pauvres sont dĂ©finis comme vivant dans des conditions difficiles. C’est une maniĂšre d’occulter le problĂšme du seuil de pauvretĂ©, non seulement par rapport aux besoins minimaux objectifs, mais aussi et au-delĂ  par rapport aux besoins souhaitĂ©s, ceux en vertu desquels on aspire par vanitĂ© Ă  faire comme les autres, sinon plus. En la matiĂšre les statistiques tunisiennes posent un problĂšme de mĂ©thode et de critĂšres. On vient de l’admettre en haut lieu pour une plus grande rigueur. Les statistiques internationales sont bien plus fiables, mais vieillissent sans que leur actualisation soit la rĂšgle. C’est pourquoi l’indice synthĂ©tique de pauvretĂ© humaine reste Ă©nigmatique, incertain et peu fiable : indices numĂ©riques et/ou volumĂ©triques, vieille pauvretĂ©, nouvelle pauvretĂ©, prĂ©caritĂ©. On nous annonce l’existence dans le tournant du siĂšcle de 1 327 zones d’ombres, de plus de 1 2000 000 personnes vivant dans des « conditions difficiles », mais la crĂ©ation de seuls17 719 emplois seulement Ă  leur intention. Qu’en est-il au jour d’aujourd’hui ? Les manques en termes de niveaux de vie relatifs aux hommes et aux femmes appellent une attention particuliĂšre, moins politicienne, et d’une exactitude plus respectueuse du genre humain. Disons pour fixer les idĂ©es, et en dĂ©pit des alĂ©as statistiques et des querelles de chiffres entre « Ă©conomcistes » et « humanicistes » pour faire bref, que la dĂ©croissance annuelle moyenne du seuil de pauvretĂ© est passĂ©e de -10,1% entre 1975 et 1980, Ă  -6,4% entre 1980 et 1990 et Ă  -7,7% entre 1995 et 2000. Ce qui revient Ă  dire que l’indice du seuil national de pauvretĂ© est tombĂ© de 30% en 1960, Ă  22,2% en 1975, Ă  12,9%Ă  1980, et Ă  7,7% en 1985, (recul du taux de pauvretĂ© entre 1975-1985 : fin de l’ùre du bourguibisme social), puis Ă  6,7% en 1990, Ă  6,2 en 1995, Ă  4,2 % en 2000/2004 et Ă  3,8% en 2008 (soit une dĂ©cĂ©lĂ©ration du rythme durant cette pĂ©riode, Ă  l’ùre du mondialisme dĂ©mocratique). On espĂšre parvenir Ă  rabaisser ce seuil Ă  2% en 2015. S’agissant de sa rĂ©partition gĂ©ographique, la pauvretĂ© concerne plus les milieux urbains (lĂ  oĂč les Ă©quipements de base ne manquent pas, thĂšse de l’INS), et y touche plus de 5% de la population (soit l’équivalent de 74% de l’ensemble des pauvres) ; et dans une moindre mesure les milieux ruraux qui retiendraient les 26% restants, soit prĂšs de 3% des habitants. La Banque mondiale prĂ©tend le contraire. En souffrent partout notamment les chĂŽmeurs (y compris les diplĂŽmĂ©s dont 42,5 % sont au chĂŽmage de longue durĂ©e d’aprĂšs les chiffres de 2004), les ouvriers agricoles et les ouvriers non agricoles.  Cependant les inĂ©galitĂ©s rĂ©gionales ne sont pas nĂ©gligeables ; elles oscillent en matiĂšre de pauvretĂ© entre 2,3% et 8,7%, d’aprĂšs l’enquĂȘte nationale sur le budget, la consommation et le niveau de vie des mĂ©nages, entreprise en 2000. Les rĂ©gions relativement les moins pauvres sont le Nord-Ouest, le Centre-Est et le Grand Tunis. Les rĂ©gions comparativement les plus pauvres sont le Sud et le Centre-Ouest. Le Nord-Est occupe une position mĂ©diane avoisinant la moyenne nationale qui est rappelons la de 4,2%. Mais 2009 n’est plus 2000. Les plus nantis (20%, estimĂ©s Ă  747 000 personnes en tout nous dit-on de source officielle et accaparant 47% de la consommation) sont considĂ©rĂ©s comme riches parce qu’il sont censĂ©s pouvoir dĂ©penser plus de 11 dinars par jour et par tĂȘte. En somme un travailleur qui gagne 340 dinars (l’équivalent de 200 euros, alors que le seuil de pauvretĂ© est fixĂ© en France Ă  817 euros) par mois pour subvenir Ă  ses seuls besoins personnels est considĂ©rĂ© comme un nanti. Il faut une bonne dose de niaiserie pour y ajouter foi. Mais qu’en est-il d’un pĂšre de famille qui gagne par exemple le double et dont la femme ne travaille pas et dont progĂ©niture est au chĂŽmage ? Les plus dĂ©munis (20%, soit 376 000 personnes en tout affirme-t-on ne disposant que de 7% de la consommation totale) sont considĂ©rĂ©s comme pauvres dĂšs lors qu’il sont censĂ©s ne pouvoir dĂ©penser qu’un dinar par jour et par tĂȘte (Ă  peine de quoi se payer un seul casse-croĂ»te quotidien au thon ou un bol de lablabi sans option olĂ©icole, ou les deux tiers d’un chapatti ordinaire au plus). La CIA Word Factbook (2004-2008) estime quant Ă  elle que 7% des tunisiens sont pauvres. Au vu de ces critĂšres, les membres de la classe moyenne (se situant entre les plus riches et les plus pauvres, soit 60% en nombre et 46% en part de consommation) disposeraient d’une plage allant de plus de un dinar Ă  prĂšs de onze dinars.  En son sein se trouvent ceux qui ne sont pas candidats Ă  l’aide sociale et qui n’ont pas de matelas nĂ©cessaire pour traverser Ă©ventuellement la crise de leur pouvoir d’achat ; d’oĂč la tentation grandissante des prĂȘts Ă  la consommation (l’endettement affecte en 2006 le tiers de la population active). Entre la rĂ©alitĂ© vĂ©cue et les Ă©lucubrations chiffrĂ©es, il y a de quoi perdre son latin. Une remise en ordre s’impose. Une telle approche pose le problĂšme de la fiabilitĂ© et de la disponibilitĂ© de l’information sur la pauvretĂ© vraie et actualisĂ©e Ă  l’échelle nationale et locale. La mesure de la pauvretĂ© ne doit pas reposer sur de simples critĂšres monĂ©taires et surtout plus sur le PIB, car cela pose le problĂšme de l’inĂ©galitĂ© sociale de la rĂ©partition des richesses. Ne jouons pas avec la pauvretĂ© en en modifiant le baromĂštre pour en rĂ©duire artificiellement l’indice par calcul politique, surtout quand les gens dĂ©clarent que la vie devient de plus en plus dure. La pauvretĂ© se constate sur le terrain et les organismes caritatifs sont par malheur infĂ©odĂ©s au pouvoir. Le mode d’évaluation et le calcul statistique laissent perplexes, faute d’un contrĂŽle indĂ©pendant. De toute façon le dĂ©calage entre la rĂ©alitĂ© et les statistiques nourrit le doute et alimente une tension sociale latente. Convenons que la pauvretĂ© est une forme de violation des droits de l’homme et d’atteinte Ă  la dignitĂ© des citoyens dĂ©favorisĂ©s. DĂ©jĂ  en 1998, tous les gouvernements et tous les parlements du monde ont considĂ©rĂ© en chƓur que la pauvretĂ© « porte atteinte Ă  la dignitĂ© et aux droits inaliĂ©nables et Ă©gaux de tous les ĂȘtres humains ». De la parole Ă  l’acte il y a loin. Le « monitoring » social n’en est qu’à ses dĂ©buts. La lutte contre la marginalisation a un long chemin devant elle.  Prof. Taoufik BACHROUCH  (Source: “Mouwatinoun” organe du FDTL  (Hebdomadaire – Tunis)  nr 95)

Tunisie : LE COURAGE D’INFORMER

                     

Par Houcine Bardi               MAITRE Houcine BARDI nous a rendu une aimable visite au siĂšge de notre journal « MOUATINOUN » le lundi 12 janvier  2009, Ă  la veille du procĂšs des militants du bassin minier. De retour en France,  il a publiĂ© un long rapport sur les conditions de la presse en TUNISIE .voici de larges  extraits  de ce rapport
 Deux presses coexistent en Tunisie. La plus docile bĂ©nĂ©ficie d’importantes subventions Ă©tatiques et de revenus publicitaires consĂ©quents, d’origine publique comme privĂ©e. L’autre se bat depuis de nombreuses annĂ©es pour faire entendre une voix diffĂ©rente. Est-il utile de prĂ©ciser que cette derniĂšre survit dans des conditions Ă©conomiques difficiles, en l’absence notamment des avantages accordĂ©s Ă  la premiĂšre ? Les mĂ©dias tunisiens indĂ©pendants du pouvoir ne sont pas libres de mener leur activitĂ© d’information .Leur diffusion restreinte ne leur permet pas d’avoir accĂšs Ă  une audience importante  
.Les journaux appartenant Ă  des partis lĂ©gaux d’opposition, Ă  l’instar des hebdomadaires Al-Maoukif et Mouwatinoun, sont difficiles Ă  trouver dans les kiosques du fait de pressions exercĂ©es aussi bien sur les distributeurs  que sur les marchands de journaux. Et les sites Internet critiques envers le pouvoir sont tout simplement inaccessibles dans le pays. Une dĂ©lĂ©gation de Reporters sans frontiĂšres s’est rendue Ă  Tunis, en fin d’annĂ©e 2008, Ă  la rencontre de cette presse d’opposition traquĂ©e par les services de police et trahie par la justice. L’organisation appelle Ă  un soutien politique de la communautĂ© internationale. La surveillance exercĂ©e par le rĂ©gime tunisien sur les opposants et la presse indĂ©pendante n’a pas faibli depuis la prĂ©cĂ©dente visite de l’organisation en juin 2005
 La presse d’opposition, Ă©lĂ©ment de dĂ©cor du pluralisme tunisien Certes, en apparence, quelques progrĂšs on tĂ©tĂ© accomplis. Mais en apparence seulement. La crĂ©ation avec l’accord des autoritĂ©s, en janvier2008, du Syndicat des journalistes tunisiens(SJT), dirigĂ© majoritairement par des indĂ©pendants, a Ă©tĂ© perçue comme “un pas dans la bonne direction”. L’Association des journalistes tunisiens (AJT), dissoute au moment de la crĂ©ation du syndicat, Ă©tait considĂ©rĂ©e comme une marionnette entre les mains des autoritĂ©s. Le responsable des affaires sociales au sein du nouveau syndicat, Habib Chebbi, confie les difficultĂ©s de l’action syndicale en Tunisie : “Nous n’avons d’autre choix que de dialoguer, mĂȘme quand les promesses qui nous sont faites ne sont pas tenues. Aujourd’hui, le syndicat veut d’abord s’attaquer aux chantiers sociaux: titularisation de journalistes pigistes de longue durĂ©e,projet de couverture sociale, etc. Nous n’avons pas encore commencĂ© Ă  parler des libertĂ©s.” C’est pourtant sur ce terrain que l’on pourra mesurer l’indĂ©pendance et l’efficacitĂ© de cette nouvelle organisation professionnelle. L’existence d’une presse privĂ©e indĂ©pendante, renforcĂ©e par l’apparition de nouveaux titres, pourrait Ă©galement ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un signe d’ouverture. Sauf que, dans les faits, les autorisations ne sont distribuĂ©es qu’à un cercle trĂšs fermĂ©. Selon Soukaina Abdessamad, secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale du SJT, “les licences ne sont pas accordĂ©es Ă  des hommes de mĂ©tier, mais aux proches du pouvoir”
  Mustapha Ben Jaafar, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Forum dĂ©mocratique pour le travail et les libertĂ©s (FDTL, opposition lĂ©gale) et directeur de l’hebdomadaire Mouatinoun (Citoyens),l’organe de son parti, parle de “pluralisme de façade”. La pression internationale exercĂ©e sur le rĂ©gime tunisien aura permis la naissance d’une presse d’opposition, mais “le pouvoir finit par reprendre ce qu’il a cĂ©dĂ©”,ajoute-t-il. La dĂ©lĂ©gation de Reporters sans frontiĂšres n’a pas pu se procurer Mouatinoun  dans les kiosques de la capitale tunisienne. Il n’était disponible qu’à l’aĂ©roport. “Nous vivons presque comme si nous Ă©tions un parti clandestin. Nous ne bĂ©nĂ©ficions pas d’un financement public pour le journal. Nous sommes invisibles pour l’Agence tunisienne de communication extĂ©rieure (ATCE), l’organe chargĂ© notamment de la distribution de la publicitĂ© des entreprises publiques, rebaptisĂ© ‘agence tunisienne de la censure’ par la presse d’opposition.” Depuis son lancement en 2007, Mouatinoun n’a cessĂ© de rĂ©duire son tirage ; la distribution est assurĂ©e en partie par les militants du FDTL. La publicitĂ© des entreprises privĂ©es n’est certes pas distribuĂ©e par l’ATCE, mais elle est, selon Mustapha Ben Jaafar, officieusement gĂ©rĂ©e selon les mĂȘmes prĂ©rogatives, Ă  savoir le degrĂ© d’allĂ©geance des rĂ©dactions au pouvoir. Il n’existe pas, en Tunisie, d’organisme indĂ©pendant chargĂ© de certifier les chiffres de ventes des journaux. La distribution de la publicitĂ© se fait donc de maniĂšre arbitraire par l’ATCE. De leur cĂŽtĂ©, les hommes d’affaires n’achĂštent pas d’encarts publicitaires dans la presse d’opposition, de peur d’ĂȘtre accusĂ©s de la financer
 .Zakia Dhifaoui, membre du FDTL et collaboratrice occasionnelle de Mouwatinoun, a eu Ă  subir la prison pour avoir couvert et participĂ© Ă  une marche de soutien au mouvement de protestation de Gafsa. Elle a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e le 27 juillet 2008 Ă  Redeyef (chef-lieu de Gafsa), et condamnĂ©e Ă  huit mois de prison pour “insubordination ,trouble de l’ordre public, entrave Ă  un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions et atteinte aux bonnes moeurs”. Elle a passĂ© cent deux jours en dĂ©tention, avant de bĂ©nĂ©ficier d’une mesure de grĂące accordĂ©e Ă  l’occasion du “21e anniversaire du Changement”. Tout un symbole. Zakia Dhifaoui a Ă©tĂ© profondĂ©ment marquĂ©e par les conditions de son interpellation et son sĂ©jour en prison qu’elle a qualifiĂ©es d’”inhumaines”. “J’ai Ă©tĂ© interrogĂ©e pendant plusieurs heures sur mon activisme politique et sur les raisons de ma prĂ©sence Ă  Redeyef. Les agents voulaient  savoir de quelle maniĂšre j’avais pu entrer dans la ville. MĂȘme si je n’avais pas participĂ© Ă  la marche de soutien, j’aurais tout de mĂȘme Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e. Les autoritĂ©s auraient trouvĂ© un autre prĂ©texte pour le faire”, a affirmĂ© la militante, dans un entretien accordĂ© Ă  Reporters sans frontiĂšres. Depuis sa sortie de prison, Zakia Dhifaoui n’a pas Ă©tĂ© en mesure de reprendre son poste d’enseignante Ă  Kairouan (Centre)
.. En 1991, Moncef Ben M’Rad avait publiĂ© un Ă©ditorial intitulĂ© “Le courage d’informer”, dĂ©nonçant la saisie dont sa publication venait de faire l’objet. “Le numĂ©ro 87 de RĂ©alitĂ©s, qui devait ĂȘtre mis en vente ce jeudi 10 octobre, a Ă©tĂ© saisi. Le motif officiel invoquĂ© Ă©tait : ‘la diffamation d’une autoritĂ© officielle’. (
) Nous ne pouvons que nous Ă©lever avec la plus grande fermetĂ© contre cette derniĂšre saisie ; nous continuons Ă  croire que la Tunisie est notre droit et que l’information objective est notre devoir. Notre combat continue de maniĂšre banale car nous ne sommes pas des hĂ©ros mais des citoyens qui veulent un pays plus libre, plus prospĂšre, plus juste, plus dĂ©mocratique”, avait Ă©crit le journaliste Ă  l’Ă©poque. Rien n’a changĂ© depuis, si ce n’est que la libertĂ© de ton dont faisait preuve Moncef Ben M’Rad est devenue un luxe qui se paie cher.
 
(Source: “Mouwatinoun” organe du FDTL  (Hebdomadaire – Tunis)  nr 95)

Liban: lancement de la reconstruction du camp palestinien de Nahr al-Bared

AFP, le 9 mars 2009 Ă  14h56 NAHR AL-BARED (Liban) – Les travaux de reconstruction du camp de rĂ©fugiĂ©s palestiniens de Nahr al-Bared dans le nord du Liban ont Ă©tĂ© lancĂ©s lors d’une cĂ©rĂ©monie lundi, prĂšs de deux ans aprĂšs les violents combats qui s’y sont dĂ©roulĂ©s entre l’armĂ©e libanaise et un groupuscule islamiste. Des reprĂ©sentants de l’agence des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s (UNRWA), du gouvernement libanais et de l’ambassade de “Palestine” au Liban ont posĂ© la premiĂšre pierre de la reconstruction. Le camp avait Ă©tĂ© rasĂ© lors des affrontements de 2007 entre l’armĂ©e et le Fatah al Islam qui en avaient chassĂ© ses quelque 31.000 habitants. La cĂ©rĂ©monie marque “la promesse sincĂšre d’un nouveau dĂ©part pour les rĂ©fugiĂ©s qui ont perdu leurs maisons et leurs sources de revenus”, a assurĂ© Karen Abou Zayd, commissaire gĂ©nĂ©rale de l’UNRWA. Elle a toutefois soulignĂ© que, faute de financement, les travaux ne permettront initialement que le retour d’un quart des 27.000 personnes encore rĂ©fugiĂ©es Ă  l’extĂ©rieur de Nahr al-Bared. “Le financement que nous avons reçu jusqu’Ă  prĂ©sent ne suffit que pour reconstruire deux des huit secteurs couverts par le projet”, a-t-elle dĂ©plorĂ©, appelant “les pays donateurs Ă  faire preuve de davantage de gĂ©nĂ©rositĂ©”. L’UNRWA a demandĂ© 450 millions de dollars pour reconstruire Nahr al-Bared et ses environs, mais n’a recueilli jusqu’Ă  prĂ©sent que 120 millions. “Des milliers d’habitants devront encore vivre comme rĂ©fugiĂ©s dans les prochains mois”, a soulignĂ© Mme Abou Zayd. Selon l’agence onusienne, plus de 50% de la superficie du camp a Ă©tĂ© dĂ©blayĂ©e des ruines et des mines grĂące Ă  l’action de l’UNRWA et de Handicap International. En marge de la cĂ©rĂ©monie organisĂ©e sous haute surveillance de l’armĂ©e, quelque 300 habitants du camp ont manifestĂ© pour rĂ©clamer l’accĂ©lĂ©ration des travaux de reconstruction. Une bousculade s’est produite lorsque des manifestants ont tentĂ© de s’approcher des barbelĂ©s installĂ©s par l’armĂ©e pour empĂȘcher l’accĂšs Ă  la cĂ©rĂ©monie, poussant des soldats Ă  tirer en l’air. “Nous rĂ©clamons l’allĂšgement des mesures de sĂ©curitĂ© Ă  l’entrĂ©e du camp et un engagement sĂ©rieux pour la reconstruction du camp, car il y a des milliers de personnes qui vivent encore dans des entrepĂŽts et des logements temporaires”, a affirmĂ© Ă  l’AFP Othman Badr, responsable du ComitĂ© de rĂ©fugiĂ©s de Nahr al-Bared. Les combats Ă  Nahr al-Bared avaient durĂ© plus de trois mois et fait plus de 400 morts, dont 168 soldats libanais. La reconstruction doit durer environ trois ans, avait affirmĂ© Ă  l’AFP en fĂ©vrier Ziad al-Sayegh, conseiller auprĂšs du ComitĂ© de dialogue libano-palestinien (gouvernemental).  

Liban – Le camp palestinien ravagĂ© de Nahr al Bared reconstruit

Reuters, le 9 mars 2009 Ă  15h30 par Nazih Siddik NAHR AL BARED, Liban, 9 mars (Reuters) – L’Agence de l’Onu pour les rĂ©fugiĂ©s de Palestine (UNRWA) et le gouvernement libanais ont posĂ© lundi la premiĂšre pierre du projet de reconstruction du camp de Narh al Bared, un an et demi aprĂšs la fin des combats dĂ©vastateurs qui ont permis Ă  l’armĂ©e d’en chasser les extrĂ©mistes du mouvement intĂ©griste Fatah al Islam. Les maisons des 30.000 habitants du camp de rĂ©fugiĂ©s situĂ© sur la cĂŽte mĂ©diterranĂ©enne Ă  proximitĂ© de Tripoli, dans le nord du Liban, avaient Ă©tĂ© rasĂ©s durant les combats. Des retards de financement et la nĂ©cessitĂ© de dĂ©blayer les dĂ©combres ont retardĂ© le dĂ©but de la reconstrution et laissĂ© un moment penser Ă  certains de ses habitants qu’elle n’aurait jamais lieu. “C’est un symbole. Nous sommes tout Ă  fait rĂ©solus Ă  voir ce camp reconstruit. C’est aussi une rĂ©ponse Ă  5.000 personnes qui auront l’occasion de regagner leur foyers dans les 12 Ă  16 mois qui viennent”, a dĂ©clarĂ© Salvatore Lombardo, directeur de l’UNRWA au Liban, peu avant le lancement des travaux. La reconstruction ne dĂ©butera que dans un mois, les terrains devant une nouvelle fois ĂȘtre sondĂ©s pour s’assurer qu’ils ne recĂšlent plus aucune munition non explosĂ©e et les autoritĂ©s libanaises doivent encore dĂ©livrer de nouveaux permis de construire. “EspĂ©rons que ces formalitĂ©s ne prendra pas plus d’un mois et que nous pourrons alors signer le contrat avec l’entreprise de construction retenue”, a dit Lombardo. Les terrains sur lesquels Nahr el Bared s’est dĂ©veloppĂ© jusqu’Ă  accueillir 770.000 rĂ©fugiĂ©s palestiniens chassĂ©s d’IsraĂ«l en 1948 appartenait Ă  l’origine Ă  des Libanais. L’UNRWA a reçu pour le moment 52 millions de dons pour cette opĂ©ration, soit de quoi reconstruire un ou deux quartiers de ce qui avait fini par devenir un immense bindonville insalubre. ABRIS DE FORTUNE Plus de 400 personnes ont trouvĂ© la mort dans les 15 semaines de combats qui ont fait rage Ă  partir de mai 2007 entre le Fatah al Islam et l’armĂ©e libanaise, qui a subi de lourdes pertes pour reprendre le contrĂŽle du camp aux activistes intĂ©gristes de la mouvance Al QaĂŻda. Aujourd’hui les anciens habitants du camp vivent dans des abris de fortune fournis par l’UNRWA, dans des garages et chez des parents. Le coĂ»t total de la reconstruction du camp est estimĂ© Ă  plus de 200 millions de dollars dont l’UNRWA espĂšre que les pays arabes du Golfe fourniront la plus grande partie. Les forces libanaises veilleront Ă  ce que les activistes du Fatah al Islam n’y trouvent plus refuge, alors que la sĂ©curitĂ© Ă©tait autrefois assurĂ©e, comme dans les 11 autres qui compte le Liban, par les factions palestiniennes elles-mĂȘmes. “Le Liban entend dĂ©sormais recouvrer son autoritĂ© et sa souverainetĂ© sur chaque pouce de son territoire”, a dĂ©clarĂ© le mois dernier  Khalil Makkaoui, directeur de la commission du dialogue libano-palestinien. “Une fois reconstruit, ce camp sera placĂ© entiĂšrement sous l’autoritĂ© du gouvernement libanais. Il n’y aura plus d’armes et de gangs.” De nombreux refugiĂ©s de Nahr al Bared et de la zone adjacente baptisĂ©e “le nouveau camp”, oĂč les rĂ©fugiĂ©s tentent de relancer une activitĂ© Ă©conomique, se plaignent que les barrages de l’armĂ©e entravent le libre commerce. Selon Lombardo, le Premier ministre libanais Fouad Siniora a exprimĂ© son intention d’amĂ©liorer cette situation lors d’un rĂ©cente rencontre avec des dĂ©lĂ©guĂ©s du camp en prĂ©sent d’officiers de l’armĂ©e et de la police. “Mais cela ne s’est pas encore traduit par des changements significatifs sur le terrain”, dĂ©clarĂ© le responsable de l’UNRWA.  

CONTACT: Radwan Masmoudi, 202-251-3036, masmoudi@islam-democracy.org Shadi Hamid, 202-470-2509, shadi.hamid@pomed.org

Bi-Partisan Group of Prominent Scholars and Experts Urge President Obama  to Make Democracy in the Middle East a Top Priority

Press Conference Tuesday, March 10, 2:30-3:30 p.m. National Press Club, Lisagor Room 529 14th Street NW, Washington, DC 20045 Washington – March 5, 2009 – More than 80 scholars and experts—including Egyptian democracy activist Saad Eddin Ibrahim and former deputy prime minister of Malaysia Anwar Ibrahim —are urging President Obama to adopt a consistent and credible policy that supports democracy in the Arab and Muslim world. The group will formally issue an open letter to the president at a press conference Tuesday, March 10, at 2:30 p.m. at the National Press Club in Washington. “For decades, the United States and Europe have been coddling and supporting dictators in the Arab world, and this has been disastrous for the region and for U.S.-Islamic relations,” said Radwan Masmoudi, president of the Center for the Study of Islam and Democracy and a co-convener of the letter.  The letter states that for decades the United States has “supported repressive regimes that routinely violate human rights, and that torture and imprison those who dare criticize them.” The signatories call on the administration to make supporting democracy and its proponents in the Middle East a top foreign policy priority, even in countries that are U.S. allies such as Egypt, Jordan, and Saudi Arabia. The authors call on the United States to “use its considerable economic and diplomatic leverage to put pressure on its allies in the region when they fail to meet basic standards of human rights.” “Because of its association with the Bush administration, there is a temptation to move away from any discussion of democracy promotion in the Middle East.  That would be a mistake,” said Shadi Hamid, director of research at the Project on Middle East Democracy and a letter co-convener. The letter lauds the President’s initial efforts to reach out to the Arab and Muslim world, but cautions that the U.S. must demonstrate its commitment to democratic reform through actual policy changes. The letter demonstrates strong support across the ideological spectrum for a renewed commitment to supporting democratic reform in the region, and for supporting the political inclusion of moderate Islamist groups. Among the more than 80 signatories are: Francis Fukuyama of Johns Hopkins University; Morton Halperin, former director of policy planning at the State Department; Jennifer Windsor, executive director of Freedom House; Peter Beinart, contributing editor at The New Republic; Georgetown Professor John L. Esposito, and democracy expert Larry Diamond of Stanford University; author and blogger Matt Yglesias, and Robert Kagan of the Carnegie Endowment for International Peace. Several of the co-signers will be available during the news conference to answer questions from the media about the policy recommendations included in the open letter, including Saad Eddin Ibrahim, Radwan Masmoudi, Jennifer Windsor, Larry Diamond, Geneive Abdo, and others. Link to the open letter:   http://islam-democracy.org/documents/pdf/Letter_to_Pres_Obama_about_Democracy_-_3-5-09.pdf
# # # CSID – www.islam-democracy.org ♩ 1625 Massachusetts Ave, NW, Suite 601 ♩ Washington, DC  20036 POMED – www.pomed.org  ♩ 1820 Jefferson Pl NW ♩ Washington, DC  20036  

Home – Accueil Ű§Ù„Ű±ŰŠÙŠŰłÙŠŰ©

Lire aussi ces articles

13 mai 2008

Home – Accueil   TUNISNEWS 9 Úme annĂ©e, N°  2912 du 13.05.2008  archives : www.tunisnews.net AISPP: MEME LES  MORTS ! AISPP:

En savoir plus +

20 août 2008

Home – Accueil TUNISNEWS 8 Úme annĂ©e, N° 3011 du 20.08.2008  archives : www.tunisnews.net   Reporters sans frontiĂšres: Sihem Bensedrine empĂȘchĂȘe

En savoir plus +

Langue / لŰșŰ©

Sélectionnez la langue dans laquelle vous souhaitez lire les articles du site.

Ű­ŰŻŰŻ Ű§Ù„Ù„ŰșŰ© Ű§Ù„ŰȘي ŰȘŰ±ÙŠŰŻ Ù‚Ű±Ű§ŰĄŰ© Ű§Ù„Ù…Ù†ŰŽÙˆŰ±Ű§ŰȘ ŰšÙ‡Ű§ Űčلى موقŰč Ű§Ù„ÙˆÙŠŰš.