9 juin 2010

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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3669 du 09.06.2010
 archives : www.tunisnews.net 


Babnet: L’Index global de paix : La Tunisie 2è en Afrique et 3è pays arabe Mag Securs: La Tunisie, deuxième puissance en matière de piratage informatique dans le monde arabe Slim Bagga: instincts « benaliques » Hend Harouni: Cessez l’Etat de Siège Pratiqué Sur  Abdekarim Harouni Hend Harouni: Put an End to the Civil Police Siege Imposed on Abdelkarim Harouni Biju: Nous sommes tous des traîtres (bis) AFP: Mauritanie/otages: « pas question de libérer » des membres d’Aqmi AFP: Libye/UE: les négociations butent sur l’immigration et le commerce AFP: Nucléaire: nouvelle série de sanctions contre l’Iran à l’ONU Le Monde: Au Maghreb, les têtes brûlées de la laïcité


L’Index global de paix : La Tunisie 2è en Afrique et 3è pays arabe


Mercredi 09 Juin 2010 La Tunisie est classée parmi les pays jouissant d’un degré élevé de paix et de stabilité dans le monde, selon un rapport rendu par le Global Peace Index. La Tunisie au 37-ème rang est classée 2ème à l’échelle africaine et le troisième pays arabe après Qatar (15ème) et Oman (23ème). La Tunisie avec un score de 1.678 points, se classe devant des pays comme l’Italie (40è ) la Grèce 62ème les Etats-Unis d’Amérique 85è. l’Algérie est classé (116è), la Libye (56è), Le Maroc (58è), l’Arabie Saoudite (107è) et l’Egypte (49). La Nouvelle-Zélande mène le classement des pays les plus paisibles et stables suivie par l’Islande et le Japon. Le rapport, élaboré conjointement avec ’’The Economist Intelligence Unit’’, a fondé son analyse de la situation de la paix et de la stabilité dans 144 pays du monde sur plusieurs critères dont le fonctionnement de la démocratie, le degré de sécurité pour les étrangers, le niveau de la corruption, l’efficience du gouvernement, la cohésion et l’intégration des populations, les relations avec la communauté internationale, le climat des investissements, l’implication des pays dans des conflits armés et le niveau des dépenses militaires.
 
 
(Source: Babnet.net Mercredi 09 Juin 2010 )


La Tunisie, deuxième puissance en matière de piratage informatique dans le monde arabe


mai 2010     D’après une étude organisée par l’association Business Software Alliance, la Tunisie a été classée deuxième dans le monde arabe, avec un taux de piratage estimé des logiciels de 79%. Selon le site http://www.business.com, la Tunise est seulement devancée par l’Algérie avec un taux de piratage de 84%. En troisième place, on trouve le Liban avec un taux de 73%. Selon le site, le taux le plus faible se situe au niveau des Emirats Arabes Unis, avec un taux de piratage de 35%. Selon le site, la Tunisie s’est classée en tête de peloton des pays arabes les plus consommateurs de produits hi-tech piratés, avec un taux de 94%. D’après une étude menée par IDC et BSA, « le taux de piratage au niveau tunisien s’établit en 2008 à 73%, soit un recul de 21 points depuis 2004. En 2008, ce taux a représenté une perte directe de 48 millions de dollars américains, contre 38 millions quatre ans plus tôt. « En 2008 », écrit le site, « IDC estimait qu’une réduction du taux actuel de piratage de logiciels (73% en 2008) de 10 points en quatre ans permettrait de créer 214 emplois supplémentaires dans l’informatique, et de contribuer à hauteur de 66 millions de dollars américains au PIB, soit une augmentation de chiffre d’affaires total de l’industrie informatique locale de 37 millions de dollars américains, et près de 7 millions de dollars américains de recettes fiscales supplémentaires pour les administrations fédérales, régionales et locales ». Mais le « sevrage », comme le dit le site, des pirates tunisiens n’a pas duré. Pourtant, il existe un texte de loi progressiste qui a intégré pour la première fois la définition des droits moraux et patrimoniaux de l’auteur. Le piratage continue à sévir en Tunisie, et on estime que le vol de la propriété intellectuelle, le piratage et la contrefaçon constitue une perte estimée à plus de 50 milliards de dollars selon la Ligue Arabe. Pourtant, selon le site, « le gouvernement tunisien et plusieurs éditeurs de logiciels, ainsi que l’organisme tunisien de protection des droits d’auteur (OTPDA), mène des actions de sensibilisation du public pour l’informer  » de l’importance du respect des oeuvres de création en insistant sur les risques liés à l’utilisation des logiciels piratés ». Il faut sans doute aller plus loin qu’une simple campagne de sensibilisation. Les pirates s’engouffrent toujours par les brèches… Sylvaine Luckx – Mag Securs  (Source: »Mag Securs »  le magazine de la sécurité informatique mai 2010)


INSTINCTS « BENALIQUES »


par Slim BAGGA Lorsqu’on a affaire au Parrain Ben Ali ou qu’on veut l’évoquer et qualifier ses attitudes, il faut croire que les mots sont faibles car en deçà de ce qu’ils veulent exprimer. J’ai beau chercher à décrire un être, qui se dit et se croit dirigeant politique, mais concentrant en lui la goujaterie, la haine, la bêtise, la brutalité, le mensonge, la duperie: j’ai constaté alors que les académiciens et le dictionnaire demeuraient impuissants…Pourquoi donc, devant une telle réalité, ne pas introduire dans le Robert le néologisme « bénalique » pour combler cette lacune, ce vide laissé par la langue française et donner un sens aux instincts de l’homme que le monde entier envie à la Tunisie? LA RAGE DES TEMOINS Prenons par exemple l’hospitalisation en France de l’ancien Premier ministre Mohamed Mzali. Comme je l’ai signalé il y a une dizaine de jours, l’essuie-tout « Essabah » du 21 mai avait rapporté cette information en insistant sur le caractère humain de Ben Ali qui a décidé de payer aux frais de l’Etat cette hospitalisation. C’est à verser des larmes voire même pleurer d’émotion devant tant de gratitude et de gestes désormais « benaliques ». Cet homme, dont l’un des seuls désirs qui le brûlent, est de voir disparaître de la vie tous les témoins de l’histoire, les témoins qui le connaissent et connaissent son incurie, est si bon qu’il rêve de voir s’effacer de l’existence tous ceux qu’il avait trahis et tous ceux devant lesquels il claquait des talonnettes dans une autre vie… Ainsi, après ce premier épisode d’une goujaterie dont seul Zinochet a le secret, il récidiva en fin de semaine dernière pour faire annoncer sur des blogs, y compris d’opposition, le décès de Mohamed Mzali. Sur des blogs d’opposition? Eh oui! La désinformation est un métier, et chez notre « benalique » personnage, c’est même le seul métier qu’il maîtrise. Conséquence du coup de bluff: une deuxième sortie du PQ « Essabah » du 8 juin pour infirmer la vraie fausse information et en donner une autre selon laquelle l’intéressé serait au bloc de réanimation. Les fers de lance de la tyrannie, qu’on peut tout aussi bien désigner comme les chiens sont lâchés: A Tunis, Borhene Bsaies fait le tour des responsables politiques anciens ou nouveaux pour annoncer la dégradation irrémédiable de la santé de Mohamed Mzali. A Paris, l’on a même vu le Juif-Tunisien Oudhifa Trabelsi, homme du 7 novembrisme sur le déclin, s’introduire clandestinement à l’unité de soins de l’hôpital et se présenter aux proches du patient « comme un ami ». Pire que l’indécence du visiteur-espion, c’est tout bonnement « bénalique ». Je suis resté cependant sur ma soif lorsque le même quotidien appartenant à Sakhr Materi (il avait roulé des héritiers Cheikhrouhou en mettant sa main sur « Essabah ») et dirigé par le sous-brigadier de police Fayçal Baatout, nous rappela que Zinochet avait grâcié l’ancien Premier ministre. Encore une désinformation, car après avoir contraint à l’exil 16 ans durant l’homme qui, malheureusement pour la Tunisie, l’avait fait revenir de Varsovie, où il était attaché de la CIA auprès de Jaruzelsky, Ben Ali n’a fait en 2002 qu’ordonner à la justice de casser le jugement contre le Premier ministre « dans l’intérêt de la loi ». Et pour cause: le procès contre l’intéressé était monté de toutes pièces. Et cette vérité, elle n’est pas évoquée par ceux dont on se demande s’ils seraient un jour grâciés. Je parle des serviteurs et autres scribouillards du régime « bénalique ». Un régime et des ventriloques qui perdent résolument leur temps à soigner l’image d’un maître dont tous les actes sont monstrueux. Telle, et c’est un secret de polichinelle, cette décision en novembre 1988 de retarder de deux ou 3 jours l’enterrement de sa propre mère, pour ne pas endeuiller les festivités du premier 7 machin. C’était humain. C’est toujours du Ben Ali. Et c’est forcément « bénalique »!!!


Cessez l’Etat de Siège Pratiqué Sur  Abdekarim Harouni


Hend Harouni – Tunisie

Au Nom d’Allah Le Clément et Le Miséricordieux et la Prière et la Prière Soient sur Notre Prophète Loyal et Sincère Mohamed

Tunisie, le 8 Juin 2010 – 26 Joumada II 1431

De nouveau, mon frère Abdelkarim Harouni, l’ex-prisonnier politique, l’ancien Secrétaire Général de l’Union Générale Tunisienne des Etudiants (U.G.T.E.) et l’actuel Secrétaire Général de l’ONG « Liberté et Equité » est soumis -jour et nuit- à l’étroite surveillance de la police civile. Après le siège exercé par la police civile sur son lieu de travail aux « Berges  du Lac », le jeudi 3 Juin 2010 pour l’empêcher de participer à la manifestation organisée par l’Union Générale Tunisienne du Travail (U.G.T.T.), en vue de condamner l’agression terroriste et sioniste sur « la flottille de la liberté » et de revendiquer la levée du siège sur « Gaza : La Fierté », l’harcèlement par la police civile persiste encore hier soir devant son domicile par une voiture administrative ; blanche – modèle «Partner», numéro 15-341969 soit appartenant au Ministère du Transport !. Aujourd’hui, tôt le matin en allant au travail, la même voiture en plus d’une motocyclette avec ses deux agents de la police civile l’ont poursuivi jusqu’à son lieu de travail, puis une deuxième voiture blanche –modèle « Peugeot 206 », série 43 est arrivée pour se joindre à la première et y rester juste en face.

Ce soir, depuis qu’il a quitté son travail, la première voiture l’a poursuivi jusqu’à notre maison au « Kram-Ouest » pour y stationner et  toujours en face.


Put an End to the Civil Police Siege Imposed on Abdelkarim Harouni


Hend Harouni-Tunisia In the Name of Allah The Merciful, The Beneficent and Prayer and Peace be upon our Loyal and Sincere Muhammad Prophet Tunis on the 8th of June 2010 – 26 Jumada II 1431 Again, my brother Abdelkarim Harouni, the ex- political prisoner, former Secretary General of the Tunisian General Union of Students (U.G.T.E.) and the present Secretary General of the NGO, “ Liberté & Equité  »  is day and night made subject to the close civil police surveillance. After the siege carried out by the civilian police at his place of  work in « Les Berges du Lac” on Thursday the 3rd of  June, 2010 to prevent him from participating in the demonstration organized by the Tunisian General Union of Labor (U.G.T.T.) to condemn the terrorist zionist aggression on the « Freedom Flotilla » and claim the end of the siege on « Gaza : The Pride”, the civilian police harassment persisted yesterday evening outside his home by an administrative white car – Model « Partner », number 15-341969 belonging to  the Ministry of Transport!. Today, early in the morning when going to work, the same car in addition to a motorcycle with two civilian police agents followed him to his place of work and a second white car- model : “Peugeot 206 « , Series n° 43 has arrived to join the first one and stay in front of his work place. This evening, since he left his job, the first car kept following him to our house in « Kram-West » and parked in front of it as well. P.S. : Additive on 09.06.2010 : Same police siege condition is kept./.  


NOUS SOMMES TOUS DES TRAÎTRES (BIS)


Par Biju
 
Nous sommes des traîtres à notre TUNISIE chérie,nous tous, bandidos, qui refusons l’esclavage de cette chiffe molle de BEN ALI alias zaba , alias Zinétron, tous ceux qui pour la Tunisie, ont résisté à toutes les violences, coloniales jusqu’à ce jour de 2010, des felleghas en passant par Haddad, HACHED, CHABBI les zeytouniens BEN YOUSSEF , ADDA, Naccache, Z.YAHYAOUI, MARZOUKI, ABBOU, Zouari, karker, BEN SALEM, HOSNI, OM ZIED,M.Yahyaoui, CHEBBI, BENSEDRINE, NASRAOUI,HAMEMMI, tous ces tunisiens respectables, connus, et moi, toi, tous ceux là , ces milliers, voire ces millions de tunisiens, n’ayons pas peur des chiffres et des mots, quand un pouvoir illégitime se permet de falsifier des élections et annonce des pourcentage de voix de 95% en sa faveur, c’est tout simplement parce qu’il sait et nous le savons, que des millions de tunisiens en leur fort intérieur dressent sa potence, tous ces tunisiens sont des traîtres, nous sommes considérés comme des traîtres, par lui, ses hommes de main et ses quelques repentis de la chose publique, nous qui refusons son joug et sa compassion, nous sommes considérés comme des traîtres par la vulgate benalienne, et avec plus de véhémence encore par des repentis, qui non content et c’est leur problème, d’avoir fait le grand écart à se déchirer ce qu’il leur reste de roubignolles, les zélotes de Satan, vomissent encore plus leur fiel sur tous ceux des tunisiens qui ne veulent pas se repentir sur des crimes qu’il n’ont pas commis,ou alors c’est le monde à l’envers, réclamer sa dignité, sa liberté et ses droits , exiger tout cela d’un tyran, c’est commettre un crime? C’est être désigné comme traître à sa patrie ? à part le crime de lèse majesté contre l’usurpation et l’ignominie BEN ALI , je ne vois pas le crime qu’auraient commis les opposants démocratiques à la dictature mauve de Zinétron et la toile d’araignée de sa saloperie de maffia, le criminel quand même et jusqu’à cette seconde, celui qui tue, emprisonne, torture, et c’est bien BEN ALI?
Têtes de naze d’inquisiteurs et la compagnie de CHAOUCHS qui se prennent pour des députés et, dont l’essentiel de leur minable taf, c’est de lécher les pompes à BEN ALI et sa coiffeuse.
Oui nous sommes des traîtres, je revendique, tous les hommes libres et résistants de l’histoire du genre sont des traîtres, les mots n’ont plus de sens dans la prison à ciel ouvert de Zinétron, considérés ad libidium comme des traîtres PAR LA VULGATE benalienne, PARCE QUE NOUS SOMMES DES HOMMES LIBRES ET QUE NOUS REFUSONS SON HORREUR, assumons cet honneur et continuons à trahir de plus belle, ses dérives, ses folies, ses bassesses, ses horreurs et l’image horrible et désastreuse qu’il donne de la TUNISIE .Nous sommes tous considérés comme des traîtres par la vermine officielle qui fait office de matons lugubres à l’échelle d’une nation pacifique de 10 millions d’âmes, rien que ça, et cette vermine tète, sans aucune retenue, la mamelle compatissante des prétendues démocraties occidentales, oui les démocraties occidentales dont l’éthique, qui nous irait comme un gant de soie, est détournée par ses VRP et ses commis voyageurs qui de, Mitterrand à FILLON,SARKOSY se se sont foutus de notre gueule de peuple pacifique sans matières premières, mais avec une incroyable matière grise, un peuple de sans-couille dans certaines de ses composantes, et dont certains réfractaires, aussi et heureusement, tiennent son honneur à bras le corps et pissent à la raie de la bête immonde qui fait joujou avec nos vies et notre avenir en travestissant notre passé, j’entends déjà hurler ces peau de balle de connards qui font dans l’éloge puérile de la momie BOUGUIBA, le joker précieux du néocolonialisme, BEN ALI n’en est que le paillasson, sa seule bravoure se limite à torturer et à flinguer des tunisiens désarmés, sa seule carte de visite est la décomposition du paysage humain tunisien, le pillage de la TUNISIE et le viol des âmes et des consciences, c’est notre honte nationale, ses seuls faits d’arme récent, c’est de réussir le retournement et la bleuite, des pancréas comme les plumes mercenaires et d’en faire ses toutous les plus enragés , la fièvre canine des corniauds est une pandémie au pays du jasmin carnivore.
Oui nous sommes des traîtres à la saloperie de l’hérésie néo coloniale et à la guilde putassassière de la dictature de ben ALI, mais nous sommes les amants indécrottables de cette TUNISIE qui hurle ses entrailles de voir la bête immonde des familles régnantes tunisiennes éjaculer sur sa splendeur la semence de l’horreur, parce que nous y allons doucement mais sûrement vers l’horreur. Les repentis et les lâches, c’est la même chose, très souvent, vos choix vous regardent et même vos éloges du prince des ténèbres, c’est votre droit, assumez et pour moi démocrate je vous reconnais même ce droit à la forfaiture, ce qui n’est pas votre droit par contre , c’est de vomir sur le choix des autres, vous lire sur les supports de l’opposition, est un sentiment de fierté pour moi, le sentiment de fierté que les supports médiatiques de l’opposition démocratique tunisienne, donnent la parole à tous les tunisiens, même aux diffameurs comme vous, faites votre examen de conscience, s’il vous en reste une, et posez vous la question pour nous affirmer, si les plumes de l’opposition démocratique tunisienne, et elles sont nombreuses, pourraient être publiées dans les torchons aux ordres de votre maître, posez vous la question si mon texte pourrait être publié sur les torchons soumis à la folie de votre boss BEN ALI, c’est cela à tous les degrés, la différence qui existe entre mon camp et le votre, entre mon monde et le votre, moi je suis un TRAÏTRE à la dictature mauve de Zinétron, c’est à dire à RIEN du tout, vous, vous êtes traîtres, absolument, à la TUNISIE, à la nation tunisienne, à son histoire, à nos valeurs, aux valeurs universelles de toute forme d’humanisme; et mon discours est le même pour tout le monde, chacun assume ses choix, et ne les justifient pas par le mépris et la haine des autres.
Oui nous sommes des traîtres à la honte qui estampille notre terre tunisienne, à ses dérives, à ses délires, à son népotisme et à sa violence , et le sang bleu des innocents qui coulera encore à flot dans les caniveaux de nos villes sera toujours le bilan du dictateur, général président dictateur, Zinétron premier, et sa clique de courtisanes.
Oui nous sommes considérés comme des traîtres par des nuisibles qui détruisent notre pays et jusqu’à notre ÊTRE, notre histoire et notre âme commune, les BEN ALI, les TRABELSI, MATRI, ne sont pas des nôtres, ce sont les lames affutées de la dégénérescence , de l’usurpation qui nous saignent. Nous qui dénonçons cette folie de dictature, nous ne sommes pas des moutons ou des brebis pour l’abattoir, et être considérés comme traîtres par ces tueurs abjects, est vraiment un immense honneur, l’honneur de la TUNISIE est bel et bien dans le camp de ceux qui sont libres, démocrates et HUMAINS, en ces temps obscurs où l’honneur humain bât sérieusement de l’aile, je suis fier que dans mon pays des hommes et des femmes se tiennent malgré tout debout, à signaler aussi, que la majorité de ceux qui contestent la dictature de Zinétron, messieurs les mercenaires alimentaires, n’ont vraiment pas besoin de la politique pour vivre et bien vivre, eux sont dans la justice et le droit, termes que vous semblez avoir relégués aux calendes grecques, quelle misère.
Oui, nous autres démocrates, nous sommes des traitres au mensonge, à la haine, au désordre policier, politique, à la spéculation, aux détournements, à la torture et au crime, à la soumission au banditisme et à l’esclavagisme de BEN ALI. Dans un pays qui se respecte, les tunisiens seront des citoyens à part entière, qui n’auraient pas besoin de l’autorisation de quiconque pour circuler, ou de l’intervention des repentis, pour circuler, penser, rêver, choisir, élire ect..oui nous sommes des démocrates et traîtres à la logique tyrannique du boss mafieux de Carthage et de ses sicaires et scribes alimentaires… toutes ces limaces sont payées au prorata de leurs bassesses, tous ces alimentaires enculeurs de mouches, qui ne servent à rien, sauf à essayer de redorer le blason d’un vieux tyran  malade en attendant 10 millions de tunisiens paient rubis sur l’ongle sa foireuse cure de jouvence.
Oui nous sommes des traîtres aux haines érigées en système de gouvernance, aux mensonges étalées sans aucune pudeur, à la soumission et à la logique esclavagistes institutionnalisées par des abrutis de lâches et de voyous, à l’arrogance de Zinétron et ses maffieux de l’âge de pierre.

Mauritanie/otages: « pas question de libérer » des membres d’Aqmi


AFP / 09 juin 2010 15h37 NOUAKCHOTT – Il n’est « pas question pour la Mauritanie » de libérer de présumés terroristes d’Al-Qaïda pour obtenir la libération d’otages occidentaux, a affirmé mercredi le ministre mauritanien de la Défense Hamadi ould Baba ould Hamadi, dans une interview accordée à l’AFP. « Nous ne libèrerons aucun terroriste. C’est une question de principe. Ce serait mettre en jeu la sécurité de notre pays et de notre population », a déclaré le ministre. « Il n’est absolument pas question de libérer qui que ce soit ou de servir d’intermédiaire dans des libérations », a-t-il ajouté, assurant que « tant qu’il y aura des libérations de prisonniers ou des paiements de rançons, il y aura du terrorisme ». Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui opère dans une zone désertique aux confins du Mali, de la Mauritanie et de l’Algérie, séquestre trois occidentaux: les Espagnols Albert Vilalta (35 ans) et Roque Pascual (50 ans), enlevés en novembre 2009 en Mauritanie, et le Français Michel Germaneau (78 ans), kidnappé en avril dans le nord nigérien. Les ravisseurs réclament contre leur libération le versement de rançons en millions de dollars et la libération d’islamistes emprisonnés, notamment en Mauritanie. « Payer des rançons, c’est financer le terrorisme », a déclaré le ministre mauritanien. « Et libérer des prisonniers, c’est leur donner l’assurance d’être échangés contre le premier +toubab+ (blanc) que l’on pourra prendre. C’est mettre en péril la vie de tous ceux qui sont encore là », a-t-il ajouté. Le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos avait effectué dimanche une visite surprise de quelques heures à Nouakchott au cours de laquelle il avait été reçu par le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Aucune indication n’avait été donnée de source officielle sur la teneur de leur entretien. Mais, selon des observateurs, il était question du sort des deux otages espagnols séquestrés par Aqmi. Quelque 70 islamistes radicaux sont actuellement détenus dans la prison centrale de Nouakchott, dont les trois Mauritaniens récemment condamnés à mort pour l’assassinat de quatre touristes français en 2007.

Libye/UE: les négociations butent sur l’immigration et le commerce


 
AFP / 09 juin 2010 16h11 TRIPOLI (Libye) – La Libye et l’Union européenne ont indiqué mercredi à Tripoli que leurs négociations sur un accord inédit de partenariat butaient notamment sur les dossiers de l’immigration clandestine, du commerce, de l’investissement et de la lutte contre la discrimination. « Nous avons encore des problèmes relatifs à la réadmission des immigrés illégaux (refoulés d’Europe), à la lutte contre la discrimination et dans les domaines du commerce et de l’investissement », a déclaré Hugues Mingarelli, directeur général adjoint des relations extérieures à la Commission européenne. Le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, Mohamed Tahar Sayala, a demandé « plus de flexibilité des deux parties pour que les négociations avancent ». « Il y a des sujets que nous avons discuté en sept rounds et nous n’arrivons pas encore à leur trouver une solution », a-t-il dit à des journalistes à l’issue d’une septième série de négociations entre Tripoli et Bruxelles. Pour M. Sayala, les négociations butent notamment sur l’immigration clandestine et la Cour pénale internationale (CPI) que la Libye ne reconnaît pas. Il a rappelé la position de son pays qui refuse d’être le garde-côte de l’Europe sans contrepartie. Il a affirmé que la Libye demandait notamment des financements et des équipements pour la surveillance de ses frontières maritimes et terrestres. M. Mingarelli a noté en revanche des avancées sur le volet du dialogue politique, affirmant que des accords avaient été trouvés notamment pour la coopération dans les domaines des droits de l’homme, de la bonne gouvernance, de la réforme du système judiciaire et pour la lutte contre le terrorisme. Il a estimé toutefois que le chemin était « encore long » d’ici la fin des discussions sur les points de discorde. L’UE, qui a entamé les négociations avec Tripoli en novembre 2008, espérait signer un accord-cadre de coopération et de partenariat d’ici la fin de l’année. « C’est notre objectif. Mais nous sommes pas sûrs que nous y arriverons », a affirmé M. Mingarelli. En marge de leurs négociations, l’UE et la Libye ont signé mercredi à Tripoli un premier « programme indicatif national » couvrant la période 2011-2013 et doté de 60 millions d’euros pour le développement des ressources humaines, du secteur de la santé, ainsi que pour « une action commune dans la lutte contre l’immigration clandestine », selon le texte du programme distribué aux journalites.

Nucléaire: nouvelle série de sanctions contre l’Iran à l’ONU


 
AFP / 09 juin 2010 17h54
NEW YORK (Nations unies) – Le Conseil de sécurité de l’ONU a infligé mercredi des sanctions à l’Iran, pour la 4e fois depuis 2006, pour tenter de le convaincre de suspendre ses activités nucléaires sensibles et rassurer la communauté internationale sur la nature pacifique de son programme. Le Conseil a adopté dans ce but la résolution 1929, rédigée par les Etats-Unis et co-parrainée par l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, par 12 voix contre 2 et une abstention. Le Brésil et la Turquie ont voté contre, le Liban s’est abstenu. Le texte reprend et élargit le champ des sanctions déjà adoptées à trois reprises par le Conseil en décembre 2006, mars 2007 et mars 2008. L’Iran est soupçonné de chercher à se doter de l’arme nucléaire sous couvert d’un programme civil, ce qu’il dément. La résolution prévoit notamment que l’Iran ne pourra investir à l’étranger dans certaines activités sensibles comme les mines d’uranium et que ses navires pourront être inspectés en haute mer. Ces inspections n’étaient jusqu’ici autorisées qu’à quai. Elle interdit la vente à l’Iran de huit nouveaux types d’armements lourds, notamment des chars. Elle s’accompagne de trois annexes contenant des listes de particuliers, d’entités et de banques de nationalité iranienne qui s’ajouteront à ceux qui sont déjà frappés de sanctions individuelles — gel des avoirs financiers et interdiction de voyager à l’étranger. Les annexes ne contiennent qu’un nom de particulier, Javad Rahiqi, chef du Centre de technologie nucléaire d’Ispahan de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (AEOI), mais 40 noms d’entités et banques. Parmi elles, 22 sont considérées comme associées aux activités nucléaires et balistiques de l’Iran, 15 sont contrôlées par ou associées au corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) et 3 sont contrôlées par la compagnie maritime de la république iranienne (IRISL). Certains ont d’ores et déjà mis en doute l’efficacité de ces nouvelles sanctions. Ils soulignent que les inspections des navires iraniens en haute mer sont rendues possibles mais pas obligatoires car elles dépendront de l’accord de l’Etat du pavillon du navire. De même, relèvent-ils, les huit types d’armements lourds interdits à la vente à l’Iran n’incluent pas les missiles anti-aériens S-300 russes. Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, estime d’ailleurs que les sanctions sont « inefficaces » pour résoudre les crises nucléaires, malgré le ralliement de Moscou à la résolution. « Vous connaissez un seul exemple de sanctions efficaces ? (…) Dans l’ensemble, elles sont inefficaces », a déclaré M. Poutine dans une interview à l’AFP réalisée lundi à Sotchi (Russie). Malgré cela, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice, a affirmé mardi que les nouvelles sanctions auraient « un impact réel sur l’Iran ». « C’est une résolution forte et à large spectre qui aura un impact réel et significatif sur l’Iran », a-t-elle dit. Mercredi après le vote, Mme Rice a estimé que le Conseil s’était « montré à la hauteur de ses responsabilités ». « Maintenant, l’Iran doit choisir une voie plus judicieuse », a-t-elle ajouté, Plusieurs pays avaient tenté d’éviter l’adoption de ces sanctions. La Turquie et le Brésil avaient conclu à la mi-mai un accord avec l’Iran prévoyant l’échange en Turquie de 1.200 kilos d’uranium iranien faiblement enrichi (3,5%) contre 120 kilos de combustible enrichi à 20% fourni par les grandes puissances et destiné au réacteur de recherche nucléaire à finalité médicale de Téhéran. Mais cette proposition a été accueillie froidement par les grandes puissances, qui y ont vu une manoeuvre de diversion, notamment parce que l’Iran avait dit son intention de continuer à enrichir de l’uranium à 20% même si l’accord était accepté.  
 

 

Au Maghreb, les têtes brûlées de la laïcité


 
LE MONDE MAGAZINE | 07.06.10 | 07h53  •  Mis à jour le 07.06.10 | 07h55
Envoyée spéciale au Maroc et en Algérie   
En tee-shirt et en jean, elle parle vite, une cigarette à la main. Sa voix dit son exaspération. « C’est une souffrance, au quotidien, de vouloir vivre sa liberté au Maroc, surtout pour une femme. Le ramadan est un concentré d’intolérance et de religiosité. Il révèle chaque année une face de la société marocaine qui fait peur et qui ne nous ressemble pas », lâche-t-elle entre deux bouffées nerveuses.

 

 

 

 

Personne, au Maroc, n’a oublié le nom et le visage de cette étudiante en sociologie de 27 ans. Le 13 septembre 2009, Zineb El-Rhazoui provoque stupeur et tremblements dans tout le royaume. Avec une amie, Ibtissam Lachgar, psychothérapeute de 34 ans, et quatre compères rencontrés sur Internet, elle organise un pique-nique, en public et en plein jour, en plein mois sacré de ramadan. Le lieu du délit ? La forêt de Mohammedia, entre Rabat et Casablanca.

En bravant – avec des sandwiches – la loi marocaine qui punit de un à six mois d’emprisonnement un musulman qui rompt ostensiblement le carême, ces six jeunes ont un objectif : dénoncer« le poids de la morale » et de « l’inquisition sociale » au Maroc. Mais l’espoir des « dé-jeûneurs » d’amener les intellectuels à « sortir de leur silence » est vite déçu.

A quelques exceptions près, il n’y a ni débat ni solidarité. En revanche, un beau scandale. Une condamnation presque unanime des partis politiques et des dignitaires religieux. Et la prison, l’espace de quelques jours, pour cinq des jeunes, tandis que Zineb El-Rhazoui plonge dans la clandestinité.

Une dizaine de jours plus tard, l’affaire se dégonfle. Les « dé-jeûneurs » retrouvent leur liberté et l’Etat renonce à engager des poursuites.

A L’ENCONTRE DES IDÉES REÇUES

Alors, un coup pour rien ? Neuf mois plus tard, on pourrait le croire, à entendre les commentaires critiques, un peu partout au Maroc, y compris dans les salons huppés de Rabat et Casablanca où les jeunes rebelles sont qualifiés d’« irresponsables ».En réalité, l’action de Zineb El-Rhazoui et de ses amis s’inscrit dans un long processus de sécularisation du Maroc.

En Occident, peu d’observateurs ont conscience de ce mouvement car il est souterrain, chaotique et, surtout, il va à l’encontre des idées reçues. Pourtant, il s’accélère.

Il touche également l’Algérie voisine et même, d’après les sociologues des religions, l’ensemble du monde musulman, avec des dynamiques diverses. Si cette marche vers la laïcité est perceptible dans une région comme le Maghreb, tournée vers l’Europe, elle est plus lente dans un pays comme l’Egypte dont 90 % des travailleurs qui ont émigré s’installent dans les pays du Golfe.

Face à ce phénomène, les pouvoirs en place naviguent à vue. Un jour, ils accompagnent cette évolution, un autre ils la freinent et même surfent sur la religiosité populaire, dans l’espoir de garder le contrôle de la situation.

Quand ils l’ont amené au commissariat de Mohammedia pour l’interroger, à la suite du fameux pique-nique, les policiers n’en sont pas revenus : Nizar Bennamate, 24 ans, faisait le ramadan ! C’était à n’y rien comprendre… Cet étudiant en journalisme était le seul du groupe rebelle à observer le jeûne. Un vrai laïc.

Quinze jours plus tôt, ce jeune, d’une famille conservatrice de Marrakech, avait découvert sur Facebook l’initiative de Zineb El-Rhazoui. « Cette idée d’un acte de désobéissance civile m’a plu », se souvient-il.

Pendant plusieurs jours, il a des échanges virtuels avec le groupe en gestation. Et, le jour du pique-nique, il prend le train pour Mohammedia, sans en avertir sa famille. « Je suis croyant et pratiquant, mais aussi pour les libertés individuelles. Beaucoup de mes amis ne faisant pas le carême, je connais la souffrance d’être marginalisé. C’est pour cela que j’ai tenu à participer à cette action », explique-t-il tranquillement.

REJETER L' »HYPOCRISIE OBLIGATOIRE »

Difficilement traduisible en arabe, le mot laïcité fait peur au Maghreb. Bien peu font la différence entre laïc, agnostique et athée. Comme le résume Abdesslam, 40 ans, croyant mais non pratiquant, « un laïc, c’est quelqu’un qui n’a pas de religion. Il est sorti de la route et n’appartient plus à la communauté musulmane. Je n’ai donc pas de temps à lui accorder ». Une opinion largement partagée dans les milieux populaires.

Dans les foyers privilégiés, en revanche, chacun mène sa vie comme il l’entend, en partant du principe qu’il ne sert à rien de « faire de la provocation gratuite », et que « si on ne veut pas respecter les principes de l’islam, c’est possible, mais chez soi ».

C’est précisément cette schizophrénie que refusent de plus en plus de jeunes. « Ils ne rejettent pas la religion mais l’hypocrisie obligatoire », souligne Ahmed Reda Benchemsi, le directeur du groupe de presse TelQuel, à la pointe du combat pour la laïcité au Maroc.

Pour lui, « on ne naît pas musulman ». On choisit « de le devenir, ou de ne pas le devenir ». Le festival de musiques alternatives L’Boulevard – qui draine à Casablanca chaque année depuis dix ans quelque 160000 personnes venues de tout le Maroc – est une excellente illustration de cette laïcité émergente.

« Il existe aujourd’hui un ‘esprit Boulevard’, une ‘communauté Boulevard’ d’artistes de toutes les disciplines. Ni riches ni pauvres, non politisés, ils veulent s’amuser, rien d’autre, et partagent les mêmes valeurs de liberté et de mixité », explique Mohamed Merhari, codirecteur de ce festival.

En mars 2003, l’incarcération de quatorze musiciens de hard-rock, accusés de « satanisme », va jouer un rôle fédérateur. 10000 personnes manifestent dans les rues de Casablanca. L’Etat recule et libère les rockeurs.

D’autres incidents vont suivre et permettre au camp naissant des laïcs de faire entendre sa voix, notamment lors des poursuites engagées contre l’hebdomadaire arabophone Nichane, après qu’il eut publié des blagues « offensantes » pour l’islam, ou après les émeutes homophobes de Ksar El-Kébir, petite ville du nord du royaume, à la suite d’un prétendu mariage gay.

« Ces happenings ne sont ni idéologiques ni maîtrisés. Ils provoquent des chocs successifs qui font évoluer la société marocaine par à-coups. Il y en aura beaucoup d’autres », prévoit Ahmed Reda Benchemsi.

Abdallah Taïa a été à l’origine de l’un de ces « chocs ». Ce jeune écrivain talentueux est le premier Marocain à avoir assumé publiquement son homosexualité. Un geste d’une audace folle en pays musulman. Il l’a fait, en 2006, dans la presse marocaine.

La tempête a été énorme. « J’ai pensé qu’il était de mon devoir de dire ce moment de l’histoire du Maroc et d’être à la hauteur », dit-il simplement. Sa mère, analphabète, en a pleuré. Une fois passée la stupeur, les sœurs de Taïa – voilées – se sont rapprochées de lui et l’ont soutenu. Lui ne regrette pas d’avoir osé « ce geste qui libère les autres ».

LE ROI DE LA BLOGOSPHÈRE

Loin de Casablanca et Rabat, dans une ville comme Tanger, très marquée par l’islamisme et le conservatisme, le combat pour les libertés individuelles est l’affaire d’une poignée de jeunes seulement.

Sokrat, 26 ans, est un phénomène. Il a quitté l’école à 15 ans mais lit Voltaire, Rousseau, Foucault. C’est le roi de la blogosphère marocaine. Le jour, il vend des fripes sur un trottoir de Tanger. Le soir, il se précipite dans un cybercafé pour alimenter son blog. Il y couche toutes les idées qui lui ont traversé la tête pendant la journée : la souffrance d’être pauvre au Maroc.

Le roi, « descendant du prophète et personnage sacré » dont il convient de baiser la main « comme un esclave ». Ou encore l’impossibilité de vivre sa sexualité en pays musulman… « Avec toute la culture générale que tu as accumulée, ça tombe bien que tu t’appelles Sokrat, comme le philosophe grec ! » lui lance souvent son père. Sa mère, elle, pleure sous son hidjab et son niqab, désespérant de ramener son fils dans le droit chemin.

Mais Sokrat n’en démord pas : « La mort de Dieu, c’est le début de ma liberté ! » Sokrat, Rachid et Aziz sont athées. Ils n’ont jamais quitté le Maroc. Faute d’être compris par leurs familles ou leurs amis, ils se rabattent sur Internet. L’Arab Atheist Network est leur site favori. Ils y discutent avec des Tunisiens, des Jordaniens, des Saoudiens….

Leur modèle, c’est, disent-ils, la Turquie, mais « surtout pas la Tunisie, où la laïcité prônée n’a pas apporté la démocratie ». Reste qu’Internet, cet « espace de liberté virtuelle », les frustre. Ils rongent leur frein face au décalage entre riches et pauvres au Maroc.

Les uns, remarquent-ils avec envie, peuvent pratiquer « l’islam cool », aller à l’hôtel avec leurs petites amies. Les autres risquent de « se faire tuer » s’ils boivent une gorgée d’eau en public pendant le ramadan dans les quartiers populaires.« La haute classe a son paradis sur terre. Les pauvres n’ont rien, sinon l’islam et leurs rêves », soupire Sokrat, qui habite dans un gourbi.

Pure coïncidence : à l’heure même où les « dé-jeûneurs » et leur Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI) surgissaient au Maroc, Bezzzef ! (« c’est trop ! ») faisait irruption en Algérie, avec des objectifs similaires. Lancé par quatre jeunes journalistes et écrivains, Bezzzef ! s’inscrit dans la ligne de Kifaya (« ça suffit ! »), mouvement de contestation né en Egypte en 2005.

Il se présente comme « un cri d’exaspération, censé fédérer les colères de chacun ». Dans sa ligne de mire : le verrouillage du champ politique en Algérie, l’état d’urgence reconduit autoritairement depuis presque vingt ans, mais aussi « ce conservatisme diffus qui imprègne toute la société algérienne et nous pourrit la vie », comme le résume Mustapha Benfodil, l’un des fondateurs du groupe. Le chahut est le moyen d’action des « bezzzefistes », l’humour leur arme et la rue leur terrain.

A intervalles réguliers, ils lancent des actions ponctuelles, style commando, et s’évaporent avant que la police ait eu le temps d’intervenir, tout rassemblement étant interdit en raison de l’état d’urgence. Le 30 octobre 2009, ils ont ainsi décerné, sur la place de la Liberté de la presse, à Alger, le « prix Fawzi » de la censure, du nom d’un colonel de la sécurité militaire chargé de contrôler les journalistes. Le 12 novembre, ils défilaient devant l’Assemblée nationale pour marquer « le viol de la constitution », un an plus tôt, qui allait permettre à M. Bouteflika d’effectuer un troisième mandat.

A chaque fois, les « bezzzefistes » filment leur action et la mettent aussitôt sur Facebook et YouTube, afin qu’elle ait, disent-ils, « un intérêt pédagogique ». « Pas d’autorisation » est leur cri de guerre. « A cause de l’état d’urgence, les gens ont très peur de mener une action dans la rue. Nous voulons les aider à désacraliser l’espace public », explique Chawki Amari, autre membre fondateur de Bezzzef.

Leur catalogue d’actions est vaste. Permettre aux femmes de s’attabler dans les cafés, ces bastions résolument masculins, ou défendre le droit de ne pas observer le ramadan, « cet enfer », en font partie.

Si la marche vers la laïcité de l’Algérie ressemble en de nombreux points à celle du Maroc, elle est plus chaotique encore. A peine remise de dix années d’affrontements meurtriers entre islamistes armés et forces de sécurité, la population peine à trouver ses repères.

La vie politique est atone et les associations, sous contrôle strict du ministère de l’intérieur, sont presque inexistantes. Comme au Maroc, c’est la presse privée qui tente de jouer le rôle de contre-pouvoir, avec les moyens du bord. Mais ceux qui défendent la laïcité en Algérie sont francophones. Leur emprise sur la société est donc limitée.

Les arabophones, quant à eux, répugnent à utiliser la langue du Coran – sacrée – pour plaider en faveur d’une séparation de l’islam et de l’Etat.

Vu de l’extérieur, rien ne bouge en Algérie. En réalité, « le pays est comme secoué par des plaques tectoniques aux dynamiques opposées. L’une, en surface, très visible, qui s’agite en un sens. L’autre, souterraine, qui prend la direction inverse », explique le sociologue Hassan Remaoun.

Les mosquées regorgent de fidèles, la pratique religieuse est très ostentatoire et le hidjab la règle. Mais ce sont là, le plus souvent, des rites ou des codes sociaux, estime ce chercheur, enseignant à l’université d’Oran. Pour lui, en dépit des apparences, il n’y a pas de véritable retour du religieux en Algérie, « mais une marche constante vers la séparation de la sphère privée et de la sphère publique ».

Cette analyse, le sociologue Nacer Djabi la partage. Ainsi, le pèlerinage à la Mecque, très en vogue ces dernières années – au point que de plus en plus de jeunes couples choisissent d’y faire leur voyage de noces –, est souvent « une forme de positionnement social », de « recherche d’honorabilité ».

Parfois, le processus de sécularisation emprunte des chemins encore plus surprenants. Ainsi, ce sont les femmes, désormais, qui investissent les lieux de prière pendant le mois de carême, et même le vendredi. « C’est leur prétexte pour abandonner les tâches ménagères et sortir de chez elles ! Les soirs de ramadan, elles se rendent en masse dans les mosquées pour se retrouver et bavarder. Au point de se faire rappeler à l’ordre par les imams qui leur reprochent de faire trop de bruit ! », explique en riant Nouria Benghabrit-Remaoun, maître de conférences au Centre de recherches en anthropologie sociale et culturelle d’Oran.

Bien que courroucés par ce phénomène récent, les hommes s’inclinent. « Les femmes les piègent par la légitimité de leur action, sur le mode : ‘Tu ne peux rien dire, je suis aussi croyante que toi !' », poursuit Mme Benghrabit-Remaoun.

LE PATRIARCAT ÉBRANLÉ

Dans le même esprit, le foulard et le hidjab sont utilisés comme un passeport, voire une arme. « Je le porte pour que mes frères et mon père me laissent sortir. Et dans la rue, on me fiche la paix », disent de nombreuses jeunes filles. Moins que jamais, l’apparence vestimentaire est significative.

Madonna, célèbre travestie d’Alger, fait le trottoir, la nuit, en minijupe léopard, bas résille et hauts talons, mais se promène, le jour, drapée dans un voile intégral, le djilbeb, ce qui lui permet « de tout observer comme derrière une glace sans tain ! ».

D’année en année, les femmes revendiquent davantage leurs droits – d’étudier, de travailler, d’être autonomes, – et s’emparent de l’espace public. Le patriarcat, plus que l’islam, en est ainsi sérieusement ébranlé.

Parfois, un événement imprévu fait office d’accélérateur. Ainsi, en novembre 2009, l’affrontement Algérie-Egypte pour la qualification au mondial 2010 de football a créé l’union sacrée. Filles et garçons sont sortis ensemble dans les rues, de jour comme de nuit, pour chanter leur soutien à l’équipe nationale, sans que cet épisode soit récupéré par les islamistes. Beaucoup ont vu là « le premier mouvement de masse post-islamiste » en Algérie.

Il n’y a plus de rêve collectif dans ce pays depuis l’échec de l’islam politique comme projet de société. On recherche désormais son salut à titre individuel. L’affirmation de soi grandit, y compris face à l’islam. « La religion n’est plus sacrée comme avant. Les gens la vivent désormais de façon très personnelle. Ils s’approprient le coran, sans crainte, et l’interprètent, chacun à sa manière », explique encore Nacer Djabi.

De même, de nombreux Algériens ne pratiquent pas le ramadan mais n’en disent rien, estimant que ce choix leur appartient. Ce nouveau rapport à la religion va parfois jusqu’à mettre en cause l’appartenance à l’islam, comme en témoignent les conversions au christianisme, de plus en plus nombreuses, en Algérie comme au Maroc.

Ainsi, le phénomène de « sortie de la religion », dont parle le philosophe Marcel Gauchet à propos du monde chrétien, touche-t-il également le Maghreb. Les croyants sont légion, mais la religion organise de moins en moins leur vie. L’islam serait-il en train de perdre l’autorité morale qu’il a eue pendant des siècles sur les sociétés, comme le christianisme en Occident ? Les sociologues du Maghreb, parmi les plus avertis, s’en disent persuadés.

A une différence près, soulignent-ils : en Europe, il a fallu des siècles pour en arriver là. Dans les pays musulmans, tout va très vite et se télescope, mondialisation et Internet obligent. « Et plus les islamistes donnent de la voix, assure en souriant l’anthropologue marocain Mohamed-Sghir Janjar, plus c’est le signe qu’ils ont déjà perdu la partie. «   

 
Florence Beaugé
 
Photos interdites  

Le 2 mai, le MALI (Mouvement alternatif pour les libertés individuelles) a été empêché par la police marocaine de mener une nouvelle action. Zineb El-Rhazoui et Ibtissam Lachgar avaient prévu un sit-in dans le centre de Casablanca, en compagnie d’une trentaine de sympathisants. Il s’agissait cette fois de sensibiliser les passants sur la question du harcèlement sexuel, « un véritable sport national au Maroc », comme le résume Zineb El-Rhazoui.

Avant même que le petit groupe ait pu s’installer et déployer ses banderoles, des policiers en civil se sont rués sur les deux meneuses et les ont interpellées avec une extrême violence.

Une photographe belge de 27 ans, Pauline Beugnies, qui réalisait un reportage pour Le Monde Magazine, a eu droit à la même brutalité et s’est vu confisquer son appareil photo. Toutes trois ont été retenues dans un fourgon de police et n’ont été relâchées qu’au bout d’une heure, après que les militants du MALI se furent dispersés sans avoir pu tenir leur sit-in. Cet incident est survenu dans un contexte de répression grandissante à l’encontre de la presse au Maroc.    (Source: « Le Monde » (Quotidien – France) le 5 juin 2010)

 

 

 

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