9 avril 2001

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TUNISNEWS

Nr 341 du 09/04/2001

 

 .

LES TITRES DE CE JOUR:
  1. Le Monde :L’ouverture en Tunisie au cœur d’une lutte de clans.

  2. Slaheddine Maâoui: censuré par certains de ses collegues au gouvernement.
  3. Euromedrights publie un rapport sur les libertes et les derniers proces en Tunisie.

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  5.  ÛÓÇä Èä ÌÏæ: ÇáÑÃí ÇáÚÇã ææÓÇÆá ÇáÇÊÕÇá

 

UNE JOLIE PHOTO DE LA TUNISIE MILITANTE SUR LA PAGE 7 DU JOURNAL AL QUDS.

 
             09-Apr-2001 02:05   277k   

 

L’ANALYSE DE « FLORENCE BEAUGE » DU JOURNAL « LE MONDE » DE LA LUTTE DES CLANS EN COURS AUTOUR DE BEN ALI.

LA QUESTION D’UN NOUVEAU MANDAT POUR BEN ALI DEMEURE « CENTRALE »!!

  
 

L’ouverture en Tunisie au cœur d’une lutte de clans



LE MONDE | 09.04.01 | 12h55 | analyse
 

Les propos de Slaheddine Maâoui, le nouveau ministre tunisien chargé des droits de l’homme et de la communication (Le Monde du 6 avril), représentent un tournant. D’abord parce qu’il n’est pas fréquent qu’un haut responsable tunisien sorte de sa réserve et assume publiquement des déclarations, tant la crainte de déplaire au palais de Carthage est forte. Ensuite, parce que la langue de bois est ordinairement de rigueur à Tunis.

Rien de tel cette fois-ci. M. Maâoui annonce qu’au lieu de taire les problèmes relatifs aux droits de l’homme le gouvernement tunisien les reconnaîtra dorénavant et en parlera. Il condamne explicitement le harcèlement dont les militants des droits de l’homme sont la cible en Tunisie. Il dénonce vigoureusement les agressions policières dont Me Khédija Chérif, professeur de sociologie à l’Université, et figure importante de la société civile, a été la victime le mois dernier et affirme que l’auteur de ces attaques (du moins de l’une d’entre elles), un policier, a été sanctionné. Il reconnaît que la censure sur Internet, en vigueur en Tunisie, notamment pour tout ce qui concerne les droits de l’homme, est dérisoire et contre-productive. Il annonce enfin son intention de libéraliser la presse tunisienne, et précise qu’il veillera personnellement à ce que les journalistes tunisiens ne paient pas le prix de cette audace.

En rendant publiques ses intentions, Slaheddine Maâoui s’engage à rendre des comptes ultérieurement à ses concitoyens, le cas échéant, et il le sait. Le ministre a-t-il agi de son propre chef ou a-t-il eu l’aval du palais de Carthage ? Il semble que Slaheddine Maâoui ait reçu au préalable l’entier soutien du président Ben Ali. En aucun cas, il n’aurait pu prendre une pareille initiative – qui doit lui valoir bien des inimitiés au sein même du pouvoir, en particulier au ministère de l’intérieur – sans l’accord, et même les encouragements, du chef de l’Etat, ce qui ne signifie pas pour autant que M. Ben Ali ait tranché pour une stratégie claire et définitive en la matière.

SOUCIS MATÉRIEL ET ÉCONOMIQUE

Comment l’opposition démocratique – celle qui ne parvient pas à obtenir sa légalisation – accueille-t-elle ce tournant ? Avec la plus grande méfiance. Persuadés qu’il n’y a rien à attendre de ce régime et n’espérant que sa fin, les plus radicaux ne sont pas loin d’être exaspérés par ce geste de bonne volonté, convaincus qu’il ne s’agit que de la poudre aux yeux. Les plus modérés, pour qui l’objectif essentiel est la démocratisation du pays – avec un véritable multipartisme, des institutions représentatives, des élections libres, une presse indépendante, etc. -, sont moins virulents dans la forme, mais guère plus enthousiastes dans le fond. Cette démocratisation, ils l’ont trop attendue, et ils doutent que le pouvoir actuel ait la volonté de la mener.

A vrai dire, la seule interrogation qui vaille aujourd’hui est celle-ci : le président Ben Ali a-t-il les moyens d’opérer un changement qu’il sait être, à terme, indispensable et inévitable ? Et de qui serait-il prêt à s’entourer pour réaliser cet objectif ? Dans son entourage, tous ne sont pas convaincus de la nécessité d’une ouverture, loin de là, et cette question divise ses proches. Estimant que l’homme de la rue se moque de l’état des libertés en Tunisie et que ses soucis sont plutôt d’ordre matériel et économique – ce qui n’est pas faux -, un « clan des durs » est opposé à tout changement autre qu’un toilettage de façade. De notoriété publique, c’est le ministre d’Etat et conseiller au palais, M. Abdelwaheb Abdallah, qui constitue la clé de voûte visible de ce clan, lequel dispose de relais puissants au ministère de l’intérieur, ainsi qu’au sein même de la famille du président.

Face à lui, un autre clan, d’une génération plus jeune, agit dans les coulisses. Ces partisans d’une certaine ouverture ne sont pas indifférents à la détérioration de l’image de la Tunisie sur la scène internationale. Fidèles au président, ils sont conduits par un membre de sa famille, mais n’occupent pas de postes en vue. Parce qu’ils sont conscients des risques de l’immobilisme actuel, ils tentent de trouver un « aménagement » de la situation. Sont-ils prêts à des concessions de taille, comme la reconnaissance de vrais partis d’opposition ou une gestion transparente du pays ? Rien ne l’assure. Sont-ils hostiles ou réticents à l’intention prêtée au chef de l’Etat de modifier la Constitution pour pouvoir prétendre à un quatrième mandat en 2004 ? Très probablement pas.

Cette question d’un nouveau mandat de M. Ben Ali est centrale. Le tournant du régime en matière de libertés ne peut être jugé qu’à cette aune. Soit le désir de démocratisation affirmé par le palais, via Slaheddine Maâoui, est le fruit d’une réflexion arrivée à maturité, et le projet peut être conduit en toute indépendance. Soit il est exclusivement sous-tendu par la perspective de la prochaine élection présidentielle. Dans ce cas, il ne peut qu’être limité et n’a guère de chances de satisfaire les contestataires, modérés ou radicaux. Il semble que la deuxième hypothèse soit la plus réaliste. Un projet de « cohabitation » flotte dans l’air. Il consisterait à laisser le président Ben Ali effectuer un quatrième mandat, mais avec des pouvoirs moindres. Un premier ministre choisi dans les rangs de l’opposition modérée serait chargé de gouverner le pays.

Reste à savoir quel pourrait être cet homme providentiel. Pour l’instant, aucune figure – pas même l’ancien ministre Mohamed Charfi – ne semble capable à la fois de plaire au palais de Carthage et de fédérer l’opposition.

Florence Beaugé

 

 

LE MINISTRE DES DROITS DE L’HOMME ET DE LA COMMUNICATION CENSURE PAR CERTAINS DE SES COLLEGUES AU GOUVERNEMENT.
LE NUMERO DU « MONDE » QUI A PUBLIE SON INTERVIEW N’A PAS ETE DIFFUSE DANS LES KIOSQUES:

   TUNISIE : le premier anniversaire de la mort du président Habib Bourguiba a été célébré vendredi 6 avril en Tunisie. A cette occasion, le président Ben Ali, qui avait écarté son prédécesseur pour sénilité en 1987, a fait le déplacement à Monastir, la ville natale du « Combattant suprême ». Par ailleurs, l’édition du Monde du 6 avril, dans lequel le ministre des droits de l’homme, Slaheddine Maâoui, annonçait un tournant en matière de libertés en Tunisie, était absente des kiosques, samedi 7 avril, dans le pays.

 

L’EUROPE DES DROITS DE L’HOMME SCRUTINE DE PRES LES DERNIERS DEVELOPPEMENTS SUR LA SCENE TUNISIENNE.
EUROMEDRIGHTS PUBLIE UN RAPPORT SUR LES LIBERTES ET LES DERNIERS PROCES EN TUNISIE.
 
 

  

Freedom of Expression, Freedom of Association and Unfair Trials in Tunisia


A report of the trials of Dr Moncef Marzouki, Attorney Nejib Hosni and the Tunisian League for Human Rights

The report follows the trials of respectively Dr Moncef Marzouki, spokes person of the Conseil National des Libertés en Tunisie, Attorney Nejib Hosni, and the Tunisian League for Human Rights in December 2000 and January 2001 and comments on Tunisia’s failure to comply with international recognized human rights standards in its crack down on human rights defenders.

The report was published by Bar Human Rights Committee of England and Wales, the Euro-Mediterranean Human Rights Network (EMHRN), Kurdish Human Rights Project (KHRP), the Observatory for the Protection of Human Rights Defenders ( a joint project by the FIDH and the OMCT), World Organization Against Torture (OMCT), and Union International des Avocat.

To read the report, you can download the whole document in the following formats:
word 6.0
Pdf

 

LE JOURNAL SENEGALAIS « LE SOLEIL » SUIT L’ACTUALITE TUNISIENNE A SA FACON:

  

Lancement d’un partenariat tuniso-américain

Des  » journées de partenariat tuniso-américain  » dans les technologies de l’information et de la communication, se sont ouvertes récemment à Tunis avec la participation de trente compagnies américaines et d’une soixantaine de sociétés tunisiennes opérant dans ce secteur. Cette manifestation, la première du genre, vise à promouvoir l’investissement privé américain dans les technologies de la communication que la Tunisie s’apprête à privatiser. Selon le ministre tunisien de la Coopération internationale et de l’Investissement extérieur, Fethi Merdassi, elle s’inscrit dans le cadre de « l’initiative Eizenstat ». Il s’agit d’un projet de partenariat entre les Etats-Unis d’Amérique et trois pays d’Afrique du Nord (Tunisie, Algérie et Maroc), lancé par Stuart Eizernstat, alors sous-secrétaire d’Etat aux Affaires économiques, lors d’une visite à Tunis en juin 1998.  » La Tunisie a adhéré à cette initiative depuis son lancement, étant convaincue des nouveaux horizons d’échange, d’enrichissement mutuel et des synergies positives qu’elle se propose d’ouvrir « , a rappelé M. Merdassi en ouvrant la rencontre, en présence de Mme Linda A. Welter, responsable au département américain du Commerce. Le responsable tunisien a déploré que les échanges commerciaux entre les deux pays, évalués en l’an 2000 à 450 millions dollars, demeuraient « fortement déséquilibrés ». Il a également regretté le nombre réduit d’entreprises américaines opérant en Tunisie, une trentaine pour un investissement global de 150 millions dollars.

Pour toutes ces raisons, le responsable tunisien a fait savoir que la volonté de Tunis est de renforcer la présence des entreprises américaines dans le pays et de diversifier ces flux commerciaux. Quant au PDG de la compagnie « Made Soft » de développement des logiciels, Ben Ayed, il voit dans l’organisation de ces journées de partenariat « un aboutissement » du partenariat tuniso-américain.

Il a précisé que l’idée maîtresse de ce projet est d’orienter les investissements américains dans l’industrie et l’énergie vers l’Algérie, les investissements agricoles et agro-alimentaires vers le Maroc et ceux de la technologie de la communication et des finances vers la Tunisie. Optimiste, M. Ben Ayed, la cinquantaine, s’est inscrit en faux contre la thèse selon laquelle le blocage actuel de l’Union du Maghreb Arabe (ensemble qui regroupe la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Libye et la Mauritanie) en raison du différend du Sahara occidental, est de nature à freiner l’initiative américaine. « Au contraire, ce partenariat offre une chance de déblocage du politique par l’économique », a-t-il fait remarquer

PANA

 

 

APRES LES PETITIONS DU 20 MARS, LE DEBAT SUR L’AVENIR DE LA TUNISIE SE POURSUIT.
Mr. JALEL OUERGHI NOUS A FAIT PARVENIR LE TEXTE SUIVANT QUI ESTIME QUE LE DISCOURS DEVELOPPE PAR LES DEMOCRATES TUNISIENS FAIT SEMBLANT D’OUBLIER LES CONDITIONS NECESSAIRES A..SA REALISATION!!!

   

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ãáÇÍÙÇÊ Ýí ÇáÔßá:

1.                     æÑÏÊ ÇáÚÑíÖÉ ÈÇááÛÉ ÇáÝÑäÓíÉ¡ æáÐáß ÏáÇáÇÊ ßËíÑÉ áÇ ÕáÉ áåÇ ÈÇáÕÏÝÉ æáÇ ÈÌåá ÃÕÍÇÈåÇ (Ãæ Ìåá ãä íÞÝ æÑÇÁ åÐå ÇáÚÑíÖÉ ÊÍÏíÏÇ ÈÇááÛÉ ÇáÚÑÈíÉ). æÅÐÇ ßÇäÊ ÇáÚÑíÖÉ Ýí ÐÇÊåÇ¡ ßÃÓáæÈ Ýí ÇáÇÍÊÌÇÌ æÇáÊÚÈíÑ Úä ÑÝÖ ÇáæÇÞÚ¡ íÚÏ ÃÓáæÈÇ ÍÖÇÑíÇ Ýí ÇáãÞÇæãÉ æÇáÌåÇÏ ÇáÓáãííä ßËíÑÇ ãÇ íÍÏË ÍÑÌÇ ÍÞíÞíÇ ááÓáØÉ æíÔßá ÖÛØÇ ÝÇÚáÇ íÓáÈ ÇáÓáØÉ ãÈÑÑÇÊ ÚäÝåÇ æÞãÚåÇ ÇáÐí ßËíÑÇ ãÇ ÊÈÇÏÑ Èå ãäÊÞÏíåÇ æÎÕæãåÇ. æáßä åÐå ÇáÚÑíÖÉ æáÏÊ ãÔæåÉ æßÇä ÇÊÌÇå ÇáÈæÕáÉ æÇáÞÈáÉ ÇáÊí æáì ÇáããÖæä Úáì ÇáÚÑíÖÉ æÌæååã ÔØÑåÇ ÞÈáÉ ÛíÑ ÏÞíÞÉ ÍÊì áÇ äãÖí ÃßËÑ ãä Ðáß æäÞæá ÃäåÇ ÇáÞÈáÉ/ ÇáÎØÃ.           

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æÏáíáäÇ Úáì Ãä åÐå ÇáÚÑíÖÉ ãæáæÏ ãÔæå¡ ÃäåÇ ÌÇÁÊ ÊÍÏËäÇ Úä  ÃÈÑÒ ÇáÞÖÇíÇ ÇáæØäíÉ æÚä ãÕíÑ ÈáÇÏäÇ æãÓÊÞÈáåÇ¡ ÇáÊí ÃãÓÊ ÊÍÏíÇÊ¡ ÊÍÏËäÇ ÚäåÇ ÈáÛÉ « ÝæáÊíÑ » ÇáÊí íåíã ÈÇáßÊÇÈÉ ÈåÇ ãÍÑÑ åÐå ÇáÚÑíÖÉ æãä íÞÝ æÑÇÁåÇ¡ æåÐÇ ÇáåíÇã áÇ íäÈÚ Ýí ÍÞíÞÉ ÇáÃãÑ ãä ÍÈ áÌãÇáíÉ Ýí ÇááÛÉ ÇáÝÑäÓíÉ Ãæ áÞäÇÚÉ ãÍÑÑ ÇáÚÑíÖÉ ÈÞÏÑÉ åÐå ÇááÛÉ Úä ÇáÊÚÈíÑ ÇáÏÞíÞ Úä ÃÒãÉ ÊæäÓ. Ýí ÍÞíÞÉ ÇáÃãÑ áíÓÊ ÎáÝíÉ ÕÇÍÈäÇ Ýí Ðáß ãä ÔíÁ æÅäãÇ áÃÓÈÇÈ ÃÎÑì ÃÚãÞ æÃÎØÑ. ÇáÃãÑ íÊÚáÞ ÈÚÞíÏÉ ÝÑäßÝæäíÉ æËÞÇÝÉ ÝÑßÝæäíÉ æäÒÚÉ ÝÑäßÝæäíÉ¡ ÊÎÊÒäåÇ ãÌãæÚÉ ÖÆíáÉ ãä  ÇáÃÔÎÇÕ áÇ íÊÑÏÏæä Ýí ÇÍÊÞÇÑåã æÅÚáÇä ÚÏÇæÊåã æåÌæãåã Úáì ÇááÛÉ ÇáÚÑÈíÉ æËÞÇÝÊåÇ¡ ãÌãæÚÉ ÖÆíáÉ áÇ ÊßÝ Úä æÖÚ åæíÉ ÇáÈáÇÏ ÇáÚÑÈíÉ ÇáÅÓáÇãíÉ ãÍá ÓÄÇá æÊÔßíß¡ ãÌãæÚÉ ÖÆíáÉ ßËíÑÇ ãÇ ÇÓÊÞæÊ ÈÌåÇÒ ÇáÏæáÉ ÇáÐí ÇÓÊÚãáåÇ æ ÇÓÊÚãáÊå Ýí ãÍÇæáÉ áÝÑÖ ÊæÌåÇÊåÇ ÇáËÞÇÝíÉ ÇáÊÛÑíÈíÉ¡ æÝí ÇÓÊäÈÇÊ ÃÌíÇá ãÝÕæãÉ ÇáåæíÉ ÊÚÌÒ Úä ÇáÊÚÑÝ Úáì ÐæÇÊåÇ¡ « ÃÌíÇá ãÑÊÚÔÉ ». åÐå ÇáÞáÉ ÇáÊí ÊÚíÔ ãÚÒæáÉ Úä ÔÚÈåÇ ÊÚÈÑ ÈÇÓÊãÑÇÑ Úä ÚÒáÊåÇ æÊßÊÔÝ ÏæãÇ Úáì ÃäåÇ ÚÇÌÒÉ Úáì ãÎÇØÈÉ ãÌÊãÚåÇ¡ æÚä ÇáÊÚÈíÑ ÇáÍÞíÞí Úä ÞÖÇíÇå ÈÎØÇÈ æÈáÛÉ íÝåãåÇ¡ Èá Åäí ÃÒÚã Ãä åÐå ÇáÚÑíÖÉ ÚäÏãÇ ÍÑÑ ÕÇÍÈåÇ äÕåÇ áã íÍÏË äÝÓå ÅØáÇÞÇ Ãäå íßÊÈåÇ áÃÈäÇÁ ÊæäÓ¡ æáÔÚÈ ÊæäÓ¡ æáÖÍÇíÇ ÇáÞãÚ æÇáÙáã Ýí ÊæäÓ¡ æÍÊì ÅÐÇ ÓáãäÇ Ãäå ÝÚá Ðáß¡ Ýåá åäÇß äÎÈÉ ÊÎÇØÈ ÔÚÈåÇ ÈáÛÉ « ãÓÊÚãÑå » ÈáÛÉ áÇ íÝåãåÇ¡ ÈáÛÉ ÊÚáãåÇ æáßäåÇ áã Êßä ÃÈÏÇ áÛÉ ãËÇÞÝÉ æÊËÇÞÝ ÈÇáäÓÈÉ Åáíå¡ æÈÞíÊ ÊÊÏÇæáåÇ æÊÊËÇÞÝ ÈåÇ ÝÆÉ ÕÛíÑÉ ãä ÇáÃÔÎÇÕ ÊÊÌå ÈæÕáÊåã ÔãÇáÇ¡ æíæáæä æÌæåã ÔØÑ ÚÇÕãÉ ÇáÝÑäßÝæäíÉ ÈÇÑíÓ ËÞÇÝíÇ¡ æÞÕÑ ÇáÇáíÒí ÓíÇÓíÇ¡ æÇáÔãÇá ãÕÏÑÇ ááÔÑÚíÉ. æáÚáí ÃÔÇÑß ÇáßËíÑ ãä ÇáãÊÇÈÚíä ááæÖÚ ÇáÊæäÓí Ýí ÇáÊÓÇÄá: åá íÚæÏ ÍÒÈ ÝÑäÓÇ ãä ÌÏíÏ¿ ÇáÅÌÇÈÉ ÞÏ íÌÏåÇ ÇáÈÚÖ Ýí ãÊä ÇáÚÑíÖÉ ãÊÎÝíÉ ÃÍíÇäÇ æãÚáäÉ ÃÍíÇäÇ ÃÎÑì¡ æÇáÐí áã íãÓß ÈåÇ åäÇß íãßä áå Ãä íÌÏ ÌæÇÈÇ ÔÇÝíÇ Úáì ÊÓÇÄáå Ýí ÇáíæãíÉ ÇáÝÑäÓíÉ Le Monde¡ ÇáÊí ÞÏãÊ æÏÝÚÊ ÈÇáÓíÏ ÇáÔÑÝí Ýí æÇÌåÉ ÇáãÚÇÑÖÉ æäÕÈÊå äíÇÈÉ ÚäåÇ ÒÚíãÇ áåã.

2.                     ÃãÖì Úáì ÇáÚÑíÖÉ ãÌãæÚÉ ãä ÇáÔÎÕíÇÊ æÇáÃÝÑÇÏ áÇ äÍÓÈ Ãä Èíäåã ÃÑÖíÉ ãÔÊÑßÉ ÕáÈÉ¡ Èá ÞÏ äÌÏ Ýí åÐå ÇáÃØÑÇÝ ãä íÞÝ ãÚ ÇáÂÎÑ Úáì ØÑÝí äÞíÖ. æÅÐÇ ßÇäÊ ÇáÛÇáÈíÉ Ýí ÇáÃÓãÇÁ ÇáãæÞÚÉ Úáì ÇáÚÑíÖÉ ÓÈÞ áåÇ ãäÐ ÃæÇÆá ÇáÊÓÚíäÇÊ æÍÊì Çáíæã Ãä ÃãÖÊ Ýí ÚÑÇÆÖ ÊØÇáÈ ÇáÓáØÉ ÈÇáßÝ Úä ÇáÞãÚ æÊÏÚæåÇ Åáì ÇáÞíÇã ÈÅÕáÇÍÇÊ ÍÞíÞíÉ¡ ÝÅä ãÌãæÚÉ ÃÎÑì ÃãÖÊ Úáì åÐå ÇáÚÑíÖÉ áã äÓãÚ áåÇ ÕæÊÇ æáÇ ÑßÒÇ Ýí ÇáÇÍÊÌÇÌ Èá ßÇäÊ ÅãÇ ØÑÝÇ æÔÑíßÇ ÍÞíÞíÇ Ýí ÖÑÈ Þæì ÇáãÌÊãÚ ÇáãÏäí æãÍÇæáÉ ÊÝßíßå¡ Ãæ åí ãÊÒÚãÉ ÍãáÉ ÇáÞãÚ Ýí ãÇ ÊÊíÍå áåÇ ãÌÇáÇÊåÇ ÇáãåäíÉ¡ æÝí ÃÏäì ãÔÇÑßÊåÇ áÒãÊ ÇáÕãÊ¡ ÇáÕãÊ áÇ ßæÓíáÉ ááÇÍÊÌÇÌ æÅäãÇ ßæÓíáÉ ááÊæÇØÄ¡ æåæ ããÇÑÓÉ áÇ ÊÞá ãÓÄæáíÊå æÏäÇÁÉ Úä ããÇÑÓÉ ÇáÞãÚ äÝÓå¡ Èá ÞÏ ÊÒíÏ Úáíå ÃÍíÇäÇ ÎÕæÕÇ ÚäÏãÇ íßæä åÐÇ ÇáÕãÊ ãÓßæä ÈÑæÍ ÇáÇäÊåÇÒíÉ æÇáÇäÊÞÇã æÇáÊÔÝí æÇáÊØáÚ Ýí ÇáÅÌåÇÒ Úáì ØÑÝ ãÎÇáÝ.

 áÓÇÆá Ãä íÓÃá áãÇÐÇ ÃãÖì ÇáÓíÏ ãÍãÏ ÇáÔÑÝí ÈÕÝÊå ÃÓÊÇÐÇ ÌÇãÚíÇ æÍÞæÞíÇ æáã äáÇÍÙ ÇáÅÔÇÑÉ Åáì ÕÝÊå ßæÒíÑ ÓÇÈÞ æåí Ýí ÇáÚÇÏÉ ãÝÎÑÉ æÔÑÝ áßá ãä íÊÍãáåÇ ÈÃãÇäÉ æÅÎáÇÕ. ÃãÇ æÇáÍÇá Ãä ÕÇÍÈäÇ ÃÓÞØ åÐå ÇáÕÝÉ¡ ÝáÇ ÌÏÇá Ýí Ãäå áÇ íÑíÏ ãä Ðáß ÅÈÏÇÁ ÊæÇÖÚÇ Ãæ ÒåÏÇ Ýí áß ¡ ÅäãÇ ÃÑÇÏ Ãä íáÈøÓ ÚáíäÇ ãä ÌåÉ¡ æÃä íÛÇáØäÇ¡ Ãä íÞæá áäÇ Ãä ÇáÔÑÝí ÇáÐí ÃãÖì Úáì åÐå ÇáÚÑíÖÉ áíÓ åæ ÇáÔÑÝí ÇáÐí ßÇä æÒíÑÇ Ýí ÍßæãÉ ÇÈä Úáí Ýí ÇáäÕÝ ÇáÃæá ãä ÇáÊÓÚíäÇÊ. æÇáÐí áÇ íÔßæ ãä ÖÚÝ ÇáÐÇßÑÉ¡ æÇáÐí íÞÑà ÇáÊÇÑíÎ ÈÇÚÊÈÇÑå ãÑÂÉ ÇáãÇÖí íÚáã ÌíÏÇ Ãä Êáß ÇáÍßæãÉ: ÇáÍßæãÉ ÇáÊí ÒíÝÊ ÇäÊÎÇÈÇÊ 1989¡ ÇáÍßæãÉ ÇáÊí ÇÍÊá ÝíåÇ ÇáÈæáíÓ ÇáÌÇãÚÉ ÇáÊæäÓíÉ æÃÕÈÍ ÇáãÓíÑ ÇáãÈÇÔÑ áåÇ¡ ÇáÍßæãÉ ÇáÊí ÃØáÞÊ ÇáÑÕÇÕ ÇáÍí Úáì ØáÈÉ ÚÒá ÅáÇ ãä ßÊÈåã¡ ÝãÇÊ ãä ãÇÊ æÔõáø ãä Ôõáø æÃÕíÈ ãä ÃÕíÈ¡ ÇáÍßæãÉ ÇáÊí ÍæáÊ æÒÇÑÉ ÇáÊÑÈíÉ Åáì æßÑ ááãÝÓÏíä  áÝÆÉ æØÇÆÝÉ ãä ÇáãáÇÍÏÉ áÊÕÝíÉ ÍÓÇÈÇÊåã ÇáÃíÏíæáæÌíÉ ãÚ ÎÕæãåã¡ ÇáÍßæãÉ ÇáÊí ÞÇá æÒíÑ ÊÑÈíÊåÇ (ÇáÓíÏ ÇáÔÑÝí ) Ãä ÈÑÇãÌ ÇáÊÑÈíÉ ÇáÏíäíÉ ÊÍË Úáì ÇáÚäÝ¡ æÃä ÈÚÖ ÂíÇÊ ÇáÌåÇÏ ÇáÊí ÊÏÑÓ ÊÊäÇÞÖ ÊäÇÞÖÇ ÕÑíÍÇ ãÚ ãæÇËíÞ ÇáÃãã ÇáãÊÍÏÉ áÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä¡ æáßäå äÓí åÐå ÇáãæÇËíÞ ÚäÏãÇ Òßì ÅÚÏÇã ÔÇÈíä Íßã ÚáíåãÇ ÈÇáÅÚÏÇã Ýí ãÍÇßãÉ áã ÊÑÇÚ ÝíåÇ ãÈÇÏÆ ÇáÚÏÇáÉ æ ÎÑÞÊ ÝíåÇ ßá ÍÞæÞ ÇáÊÞÇÖí¡ ÇáÍßæãÉ ÇáÊí Ýí ÚåÏåÇ íÍãá ÛáÇÝ ÇáßÑÇÓ ÇáãÏÑÓí ÕæÑÇ ÅÈÇÍíÉ ÑÝÖÊ ÍÊì ÈÚÖ ÇáãßÊÈÇÊ ÈíÚåÇ¡ ÇáÍßæãÉ ÇáÊí Ýí ÚåÏåÇ ÃÕÈÍÊ ÇáãÎÏÑÇÊ ÊÑæøÌ Ýí ÇáãÚÇåÏ Úáì äØÇÞ æÇÓÚ¡ ÇáÍßæãÉ ÇáÊí ÚÑÝÊ ÊæäÓ ÎáÇáåÇ ãä ÇáÞãÚ æãä ÇáÇÓÊÈÏÇÏ ãÇ áã ÊÚÑÝå Ýí ÊÇÑíÎåÇ ãäÐ ÇáÇÓÊÞáÇá æÓÌáÊ ÇáæÝíÇÊ ÝíåÇ ÊÍÊ ÇáÊÚÐíÈ ãÚÏáÇ áã ÊÚÑÝ ÈáÇÏäÇ áå ãËíáÇ Ýí ÊÇÑíÎåÇ ÇáãÚÇÕÑ¡ ÍßæãÉ ÊÍæáÊ ÝíåÇ ãÄÓÓÉ ÇáÞÖÇÁ Åáì ÝÖíÍÉ ææÕãÉ ÚÇÑ Ýí ÊÇÑíÎ ÊæäÓ¡ ÍßæãÉ áäÇ Ãä äÏÚí ÚáíåÇ æäÞæá ÝíåÇ ÃäåÇ ÃÓæÁ ÍßæãÉ ÚÑÝÊåÇ ÈáÇÏäÇ¡ æåí ÍßæãÉ íÌÈ Ãä ÊÓÇÁá æÃä ÊÍÇßã ÃãÇã ÇáÔÚÈ ÈÇáÊÖÇãä¡ æÃä íÍÇÓÈ ßá æÒíÑ ÝíåÇ Úáì ãÇ Ìäì ÝíåÇ æÚáì ãÇ ÇÞÊÑÝÊå íÏÇå Ýí ÍÞ ÃÈäÇÁ æÔÚÈ ÊæäÓ¡ áÃä ÔÚÈ ÊæäÓ ÞÏ íÕÈÑ æáßäå ÈÇáÊÃßíÏ áä íäÓì.

                          3.   ÇáäÞØÉ ÇáÃÎíÑÉ ÇáÊí äËíÑåÇ Ýí ÇáÔßá æÇáÊí ÓäÚæÏ áåÇ ÃíÖÇ ÈÇáÊÍáíá Ýí ÇáãÖãæä¡ ÊÊÚáÞ ÈÇáÚäæÇä ÇáÐí ÇÎÊÇÑå ÇáãæÞÚæä Úáì åÐå ÇáÚÑíÖÉ æåæ     Manifeste des democrates tunisiens (ÈíÇä ÇáÏíãÞÑÇØííä ÇáÊæäÓííä) . áÃäí ÊÚåÏÊ Ãä ÃÓáØ ÇáÖæÁ Úáì ãÇ íÊÎÝì æãÇ åæ ãÓßæÊ Úäå Ýí ÎØÇÈ åÐå ÇáÚÑíÖÉ ÝÅä Ýí åÐÇ ÇáÚäæÇä -ÇáÐí íÊÑÇÁì ÈÓíØÇ – ßËíÑ ãä ÇáÅáÛÇÒ æÇáãÚÇäí ÇáÊí äÔíÑ ÅáíåÇ ÈÓÑÚÉ Úáì Ãä äÚæÏ ÅáíåÇ áÇÍÞÇ.

íÎÊÒä åÐÇ ÇáÚäæÇä ÇÍÊßÇÑíÉ áÕÝÉ åí áíÓÊ ÝÞØ ÊæÍí ÈÇáãÛÇáØÉ æÇäãÇ ÃíÖÇ ÝíåÇ ÕáÝ æÛÑæÑ¡ áÃä « ÇáÕÝÉ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ » ÇáÊí íÏÚí åÄáÇÁ ÇáããÖíä Úáì ÇáÈíÇä ÇáÇäÊÓÇÈ áåÇ áíÓÊ Ýí ÍÞíÞÉ ÇáÃãÑ ÇáÕÝÉ ÇáÊí ÊäÓÍÈ Úáì ßá ÔÎÕíÉ Ýíåã¡ ÝÅÐÇ ßÇä ãä ÇáãÓáã Èå Ãä ÈÚÖÇ ããä ÃãÖæÇ Úáì ÇáÚÑíÖÉ ÚÑÝæÇ ÈÊæÌåÇÊåã ÇáÏíãÞÑÇØíÉ æÈãÈÏÆíÊåã Ýí ÇáÏÝÇÚ Úä ÇáÍÑíÇÊ æÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä ÝÅääÇ äÌÒã Ãä ÇáßËíÑ ãäåã áÇ ÕáÉ áå ÈÇáÏíãÞÑÇØíÉ¡ æáÇ ÈãÈÇÏÆåÇ æáã äÓãÚ áåã ÕæÊÇ áÇ ÚÇáíÇ æáÇ ÎÇÝÊÇ Ýí ÇáÇÍÊÌÇÌ Úáì ÇáÓáØÉ Ãæ ÇÓÊäßÇÑÇ áãæÌÉ ÇáÞãÚ ÇáÊí ÇÌÊÇÍÊ ÇáÈáÇÏ ÎáÇá åÐå ÇáÚÔÑíÉ¡ Èá ÇáÃßíÏ Ãä ÇáÈÚÖ ãäåã áå íÏ æÐäÈ Ýí ÇáÞãÚ ÇáÊí ÇÓÊÔÑì Ýí ÇáÈáÇÏ ÎáÇá ÇáÚÞÏ ÇáÃÎíÑ¡ æÅÐÇ ßÇä Ðáß ßÐáß ÝÅäå íÕÈÍ ãä ÇáÛÑæÑ æÇáãÛÇáØÉ Ãä íãÖí åÄáÇÁ ÃÈÚÏ ãä ÅÏÚÇÁ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ æíÊÌÇæÒæä Ðáß Åáì ÅÏÚÇÁ ÇÍÊßÇÑåÇ. æáÇ íÎÝì Ãä åÐÇ ÇáÎØÇÈ ÇáÏÚÇÆí¡ ÎØÇÈ áÇ íÞá ÊæáíÊÇÑíÉ  æßáíÇäÈÉ Úä ÎØÇÈ ÇáÓáØÉ¡ íÊÓáÍ ÈáÛÉ ÍÏíËÉ æãÝÇåíã ÓíÇÓíÉ ãÚÇÕÑÉ ãáÊÈÓÉ áíãÑÑ ÃÛÇáíØå æÃæåÇãå æÊØáÚÇÊå Ýí ÇáåíãäÉ¡ åæ ÎØÇÈ íÓÚì áÇÝÊßÇß ÔÑÚíÉ áÇ íÊæÝÑ ÚáíåÇ æÇÞÚÇ¡ ÙÇåÑå ÏÚæÉ ááÇäÝÊÇÍ æÇáÍÑíÇÊ æÌæåÑå äÒæÚ áÅÚÇÏÉ ÊæÒíÚ ÇáÊÓáØ æÇáÇÓÊÈÏÇÏ.

Åä ÔÚÈ ÊæäÓ ãÑø ÈãÑÍáÉ ÞÇÓíÉ æÚÇÔ ÎáÇá ÇáÚÔÑíÉ ÇáÃÎíÑÉ ãÍäÉ ÍÞíÞíÉ¡ ÃãÊÍä ÝíåÇ: Ýí ÍÑíÊå¡ æÝí ßÑÇãÊå¡ æÝí ÃÈÓØ ÍÞæÞå ÇáÅäÓÇäíÉ¡ ÎÈÑ ÎáÇáåÇ ÌãíÚ ÃÈäÇÆå¡ ÔÑÝÇÆåã æÇäÊåÇÒííåã¡ æåæ Çáíæã íÒÏÇÏ ÍäßÉ æÎÈÑÉ æíÊÞÏã ßÔÚÈ ÌÏíÑ ÈÍÞæÞå ßÇãáÉ Ýí ÇáãæÇØäÉ æÇáÚÏÇáÉ æÇáÍÑíÉ¡ æåæ íÚÑÝ Çáíæã ÃßËÑ ãä Ãí æÞÊ ãÖì ßíÝ íäÊÒÚ åÐå ÇáÍÑíÉ ÇäÊÒÇÚÇ¡ æßíÝ íÏÝÚ ÈäÝÓå Ýí ÞáÈ ÇáÊÇÑíÎ ÈÓæÇÚÏ ÃÈäÇÆå ÇáÈÑÑÉ  ÇáÐíä áÇ íäÍäæä¡ æÅÐÇ ÝÚáæÇ ÝáÃÌá ÇáÊÞÇØ ßÑÇãÊåã ÈÓæÇÚÏåã ÇáËÇÈÊÉ ÇáÊí æÞÈÖÇÊåã ÇáæÇËÞÉ ÇáÊí áÇ ÊÑÊÚÔ¡ áÃäåÇ Åä ÇÑÊÚÔÊ (ßãÇ ÈÏÊ íÏ ãÍãÏ ÇáÔÑÝí) ÝÅäåÇ áä ÊÕäÚ ÇáÊÇÑíÎ.

åÐå ÈÚÖ ÇáãáÇÍÙÇÊ Ýí ÇáÔßá Íæá ÚÑíÖÉ 93 æÓäÊÈÚåÇ ÈÌÒÁ ËÇä¡ ÞÑÇÁÉ Ýí ÇáãÖãæä¡ ÇÎÊÑäÇ áåÇ ãä ÇáÚäæÇä » ÇáÔÑÝí æÇÈä Úáí íÑãæä ãä ÞæÓ æÇÍÏÉ »           

 

 

ÕÍíÝÉ ÇáÊÌÏíÏ ÇáãÛÑÈíÉ ÊÓÊÖíÝ Úáì ÕÝÍÇÊåÇ ÇáÕÍÝí ÇáÊæäÓí/ ÇááÈäÇäí ÛÓÇä Èä ÌÏæ Ýí ÓáÓáÉ ãä ÇáãÞÇáÇÊ Íæá ÇáÝÖÇÆíÇÊ ÇáÚÑÈíÉ.

  
 

 

ÏæÑ ÇáÝÖÇÆíÇÊ Ýí ÊÔßíá ËÞÇÝÉ ÅÓáÇãíÉ æÑÃí ÚÇã

ÛÓÇä Èä ÌÏæ

ÕÍÝí ÈÞäÇÉ « ÇáÌÒíÑÉ » ÇáÞØÑíÉ

ãä íÑÕÏ ÇáÇÎÊÑÇÞ ÇáåÇÆá ÇáÐí ÍÞÞÊå ÇáÅÐÇÚÇÊ ÇáãÑÆíÉ ÇáÚÑÈíÉ ÈÈÑæÒ ÇáÝÖÇÆíÇÊ¡ áÇ íÌÏ ÚäÊÇ ÔÏíÏÇ « Ýí ÇáÊÞÑíÑ ÈÃä åÐå ÇáÝÖÇÆíÇÊ ÈÇÊÊ ÍÇÌÉ ãÇÓÉ áÃí ãæÇØä ÚÑÈí¡ æÊßÇÏ Êßæä áÇÒãÉ Ýí ÍíÇÊäÇ ÇáÇÌÊãÇÚíÉ æÇáÓíÇÓíÉ æÇáËÞÇÝíÉ. æÃËÈÊÊ ÇÓÊÍÞÇÞÇÊ ÚÏÉ ãÇ áåÐå ÇáÝÖÇÆíÇÊ ãä ÏæÑ ãÄËÑ¡ íãßä Ãä íßæä ÅíÌÇÈíÇ ÌÏÇ » æíãßä Ãä íßæä ÓáÈíÇ ááÛÇíÉ…

æÇäØáÇÞÇ ãä ãÞÏãÇÊ ãäåÌíÉ ÖÑæÑíÉ ÚÇãÉ æÊÝÕíáíÉ áäÙÇã ÇáÇÊÕÇá ÈÔßá ÚÇã¡ æÇáÝÖÇÆíÉ ÌÒÁ ãäå¡ ÊÍÇæá åÐå ÇáÓáÓáÉ ÇáæÞæÝ ÚäÏ ãÇ íãßä Ãä ÊÞæã Èå ÇáÝÖÇÆíÇÊ ãä ãÓÇåãÇÊ Ýí äÍÊ ËÞÇÝÉ ÅÓáÇãíÉ æÊÔßíá ÑÃí ÚÇã æÇÚ æÝÇÚá.

ÃæáÇ: Ýí ãÇåíÉ ÇáËÞÇÝÉ ÇáÅÓáÇãíÉ æÇáÑÃí

Ã Ü ÇáËÞÇÝÉ:

ÊäæÚÊ ÊÚÑíÝÇÊ ÇáËÞÇÝÉ ÈÊÚÏÏ ÇáÈÇÍËíä Ýí ÇáÔÃä ÇáËÞÇÝí æÇáãÚÑÝí.

æÃÍíÇäÇ ÊÊÈÇíä ÇáãÝÇåíã Úáì ÎáÝíÉ ÇáÊÈÇíä ÇáÅíÏíæáæÌí. ÝËãÉ ãä íÍÕÑåÇ Ýí ÇáÅØÇÑ ÇáÚÞÇÆÏí ÇáÏíäí æËãÉ ãä íÑÈØåÇ ÈÇáÕÑÇÚ ÇáÇÌÊãÇÚí ÝíÌÚá ÇáËÞÇÝÉ ÍÕíáÉ åÐÇ ÇáÊÏÇÝÚ Ýí ÇáãÌÊãÚ. æåäÇß ãä ÍÏÏåÇ ÈäÊÇÌ ÇáÕÑÇÚ ÇáØÈÞí.. æÈÇÎÊÕÇÑ¡ íãßä Ãä äÝåã ÇáËÞÇÝÉ ÇáÅÓáÇãíÉ ÈÃäåÇ ÇáãÔÊÑß æÇáÓÇÆÏ ãä ãÚÊÞÏÇÊ æÞíã æÃÚÑÇÝ æÇÊÌÇåÇÊ ÊÍÏÏ ãÇ åæ ãÓãæÍ Èå æãÇ åæ ÛíÑ ãáÇÆã Úä ØÑíÞ ÍÑßíÉ ÑÏ ÇáÝÚá ÇáãÊæÞÚ (1). ßãÇ Ãä ÇáÈÚÏ ÇáÃÎáÇÞí íÚÊÈÑ ãÝÑÏÉ ÃÓÇÓíÉ Ýí ÇáËÞÇÝÉ ÇáÅÓáÇãíÉ¡ æáÇ ÊÚäí ÇáËÞÇÝÉ ÇáÅÓáÇãíÉ ÇáËÞÇÝÉ ÇáÏíäíÉ ÇáÊÞáíÏíÉ¡ Ãí ßá ãÇ åæ ãÊÚáÞ ÈÇáÝÞå æÇáÃÍßÇã Èá Åä ÏÇÆÑÉ  ÇáËÞÇÝÉ ÇáÅÓáÇãíÉ åí ÇáãÌÊãÚÇÊ ÇáÅÓáÇãíÉ Ýí ÝÖÇÆåÇ ÇáÍÖÇÑí ÇáÚÇã.

È Ü ÇáÑÃí ÇáÚÇã:

ÇÊÓÚÊ ÇáÚáæã ÇáÅäÓÇäíÉ ÇáÊí ÊäÇæáÊ ÇáÑÃí ÇáÚÇã Åáì ÃßËÑ ãä ÊÚÑíÝ ááÑÃí ÇáÚÇã áÇÓíãÇ æÃä ÈÇÍËíä ÑÃæÇ Ãä ÇáÑÃí ÇáÚÇã íÍãá Ýí ØíÇÊå ÎÇÕíÉ ÇáÞÇÈáíÉ ááÌÏá æÔÏÏ ÂÎÑæä Úáì ÚÏã æÌæÏ äÙÑíÉ ãÊßÇãáÉ ááÑÃí ÇáÚÇã ÈÇáÅÖÇÝÉ Åáì ÇÎÊáÇÝ ÇáÃÝßÇÑ æÇáãÐÇåÈ ÇáÓíÇÓíÉ (2)

ÝåäÇß ãä íäØáÞ Ýí ÇáÊÚÑíÝ ãä ÇáÈäÇÁ ÇáÇÌÊãÇÚí ãÑßÒÇ Úáì ÃÓáæÈ Êßæíäå æÚäÇÕÑå¡ æÇáÑÃí ÇáÚÇã åäÇ åæ ÍÕíáÉ ãÚÊÞÏÇÊ æÊÕæÑÇÊ æãæÇÞÝ ÇáÃÝÑÇÏ ÅÒÇÁ ãÇ íÓãì ÈÇáäÓÞ ÇáÇÌÊãÇÚí ßÃÝÑÇÏ æÊäÙíãÇÊ æäÙã¡ íãßä Ãä ÊÓÇåã Ýí äÍÊåÇ ÚãáíÇÊ ÇáÇÊÕÇá æÊÄËÑ ÈÞÏÑ ãÇ Ýí ãÌÑíÇÊ ÃãæÑ ÇáÌãÇÚÉ ÇáÅäÓÇäíÉ(3). æËãÉ ãä íÚÊÈÑ ÇáÑÃí ÇáÚÇã ÇáãÄÔÑ Úáì ÇáãÔÇÚÑ ææÌåÇÊ ÇáäÙÑ ÇáÓÇÆÏÉ áÏì ÌãåæÑ ãÚíä Ýí æÞÊ ãÍÏÏ¡ ÅÒÇÁ ÞÖíÉ ãæÖÚ ÇåÊãÇã ÇáÌãÇåíÑ. æíÊßæä ÇáÑÃí ÇáÚÇã ãä ÂÑÇÁ ãÌãæÚÇÊ ÇáÃÝÑÇÏ ÇáÐíä íÔßáæä ÇáÌãÇåíÑ ÇáãÔÊÑßÉ Ýí ÇáäÞÇÔ¡ æíÚÑÝ ÇáÑÃí ÇáÚÇã ÈÃäå ÎáÇÕÉ ÇáÑÃí ÇáÓÇÆÏ Èíä ãÌãæÚÉ ãä ÇáäÇÓ ÊÌÇå ãáÝ ãÍÏÏ Ýí æÞÊ ãÚíä æáíÓ ÈÇáÖÑæÑÉ Ãä íßæä åÐÇ ÇáÑÃí åæ ÑÃí ÇáÛÇáÈíÉ¡ ÝÞÏ íßæä Ýí ÇáÈÏÇíÉ ÑÃí ÝÑÏ Ãæ ÚÏÏ Þáíá ãä ÇáÃÝÑÇÏ æíÊØæÑ åÐÇ ÇáÑÃí áíßæä ÑÃíÇ « ÚÇãÇ »  ÈÇáÊÝÇÚá Èíä ÇáÃÝÑÇÏ (4).

áßä ÇáãÝåæã ÇáÃßËÑ ÊÏÇæáÇ Úä ÇáÑÃí ÇáÚÇã íÐåÈ Åáì ÊÍÏíÏå ÈÃäå æÌåÉ äÙÑ ÇáÃÛáÈíÉ ÊÌÇå ÞÖíÉ ÚÇãÉ Ýí Òãä ãÚíä ÊÚäí ÇáÌãÇåíÑ æÊßæä ãØÑæÍÉ ááäÞÇÔ æÇáÊÏÇæá æÇáÌÏá ÈÍËÇ Úä Íá íÍÞÞ ÇáÕÇáÍ ÇáÚÇã.<

ÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜ

1 Ü ÏæÑ æÓÇÆá ÇáÇÊÕÇá Ýí ÕäÚ ÇáÞÑÇÑÇÊ Ýí ÇáæØä ÇáÚÑÈí (Õ 103)¡ ãÑßÒ ÏÑÇÓÇÊ ÇáæÍÏÉ ÇáÚÑÈíÉ 1993..

2 Ü ÕÇáÍ ÍÓä ÓãíÚ¡ ÃÒãÉ ÇáÍÑíÉ ÇáÓíÇÓíÉ Ýí ÇáæØä ÇáÚÑÈí 0ÇáÞÇåÑÉ: ÇáÒåÑÇÁ ááÇÚáÇã ÇáÚÑÈí¡ 1988)¡ Õ 583.

3 Ü ÇÓãÇÚíá Úáí ÓÚÏ¡ ÇáÇÊÕÇá æÇáÑÒí ÇáÚÇã:

ãÈÍË Ýí ÇáÞæÉ æÇáÇíÏíæáæÌíÇ¡ Ø 2 0ÇáÇÓßäÏÑíÉ: ÏÇÑ ÇáãÚÑÝÉ ÇáÌÇãÚíÉ¡ 1981) Õ 119.

4 Ü ãÍãÏ Úáí ÇáÚÑíæäí¡ ÃÕæá ÇáÚáæã ÇáÓíÇÓíÉ: äÙÑíÉ ÇáæáÉ¡ ÇáÝßÑ ÇáÓíÇÓí ÇáÑÒí ÇáÚÇã æÇáÇÚáÇã¡ ÇáÚáÇÞÇÊ ÇáÏæáíÉ (ÇáÞÇåÑÉ: ÚÇáã ÇáßÊÈ¡ 1981) Õ 115.

 ÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜ

ÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜ

 

ÏæÑ ÇáÝÖÇÆíÇÊ Ýí ÊÔßíá ËÞÇÝÉ ÅÓáÇãíÉ æÑÃí ÚÇã(2)

ÛÓÇä Èä ÌÏæ

ÕÍÝí ÈÞäÇÉ « ÇáÌÒíÑÉ » ÇáÞØÑíÉ

ÇáÑÃí ÇáÚÇã ææÓÇÆá ÇáÇÊÕÇá

 áÇÔß Ýí Ãä ÇáÚáÇÞÉ Èíä ÇáÑÃí ÇáÚÇã ææÓÇÆá ÇáÇÊÕÇá åí ÚáÇÞÉ ÏÇÆÑíÉ ÏíäÇãíÉ¡ ÝæÓÇÆá ÇáÇÊÕÇá¡ æÝí ãËÇáäÇ¡ ÇáÝÖÇÆíÇÊ ÊÄËÑ Ýí ÇáÑÃí ÇáÚÇã¡ æÇáÚßÓ ÕÍíÍ¡ Ãæ Úáì ÇáÃÞá åÐÇ ãÇ íäÈÛí Ãä íßæä.. Åä åÐÇ ÇáÑÇÈØ ÇáãÊÈÇÏá íÎÊáÝ ÍÓÈ ÇáäÙÇã ÇáÓíÇÓí ÇáÓÇÆÏ æÈÇáÊÇáí ÍÓÈ æÓíáÉ ÇáÇÊÕÇá ÇáãÚäíÉ.. æÇáÝÖÇÆíÉ¡ æÓíáÉ ÇÊÕÇá ÃÓÇÓíÉ Ýí ãÌÊãÚÇÊäÇ ÇáÚÑÈíÉ æÇáÅÓáÇãíÉ¡ äãÊ æßËÑÊ ÈÕæÑÉ áÇÝÊÉ ææÇÖÍÉ Ýí ÚÞÏ ÇáÊÓÚíäÇÊ¡ æÎÕæÕÇ ãÚ äåÇíÉ ÇáÃáÝíÉ.

æÇáÝÖÇÆíÇÊ¡ ÊáÝÒíæäÇÊ ÚÇÈÑÉ ááÞÇÑÇÊ¡ ÊÈË ÚÈÑ ÇáÃÞãÇÑ ÇáÇÕØäÇÚíÉ¡ æÇÓÊØÇÚÊ Ãä ÊÊÌÇæÒ ÍÏæÏ ÇáÌÛÑÇÝíÇ æÇáÞØÑ Ü ÇáæØä.. áßä ãÏì ÊÃËíÑ åÐå ÇáÝÖÇÆíÇÊ Úáì ÇáÑÃí ÇáÚÇã Ãæ áäÞá ãÏì æÌæÏ ÚáÇÞÉ ÏÇÆÑíÉ Èíä ÇáØÑÝíä íÎÖÚ áåæíÉ åÐå ÇáÝÖÇÆíÉ¡ åá åí ÑÓãíÉ ÊÇÈÚÉ áäÙÇã ÇáÍßã Ýí ÏæáÉ ãÇ Ãã ãÓÊÞáÉ áÇ ÊÎÖÚ ÈÇáÖÑæÑÉ ááÓíÇÓÉ ÇáÑÓãíÉ áäÙÇã ÇáÍßã Ýí ÈáÏ ãÚíä.. æåäÇ¡ ÝÇáÝÖÇÆíÉ ÇáÑÓãíÉ¡ áÇ ÊÎÊáÝ Ýí ÔíÁ Úä ÇáÊáÝÒíæä ÇáÃÑÖí ÇáÑÓãí¡ ãä ÍíË ÓíÇÓÇÊå æÊæÌåÇÊå æÃÏÇÆå æÃÎÈÇÑå æÈÇáÊÇáí ÊÃËíÑå¡ ÚÏÇ ßæäå ÈÇÊ ãÔÇåÏÇ ãä ÛíÑ ãæÇØäí ÇáÈáÏ ÇáÐí íÈË ãäå æÇáÏæáÉ ÇáÊí ÊÔÑÝ Úáíå æÊÏíÑå¡ æÚÏÇ ßæäå ÃíÖÇ íÑÈØ ãæÇØäí ÇáÈáÏ ÇáãÚíä Ýí ÇáãåÌÑ ÈÇáÞØÑ Ü ÇáæØä..

ÃãÇ ÇáÝÖÇÆíÉ ÇáãÓÊÞáÉ äÙÑíÇ Úä Ãí ÍßæãÉ ÝáÚá ÑÓÇáÊåÇ ÊÕá ÈÃßËÑ ÓÑÚÉ ááãÔÇåÏ ÈãÇ ÃäåÇ ÊÓãÍ ÈåÇãÔ ÃßÈÑ áÍÑíÉ äÞá ÇáãÚáæãÉ æãÓÇÍÉ ÃæÓÚ ááäÞÇÔ. æåäÇ¡ ÝÅä ãÕÏÇÞíÉ ÇáÝÖÇÆíÉ ÇáãÓÊÞáÉ ÞÏ Êßæä ÃßËÑ ãä ÇáÝÖÇÆíÉ ÇáÑÓãíÉ áÏì ÇáÑÃí ÇáÚÇã æÅä ßÇäÊ ÏÑÇÓÇÊ ÚÏÉ ÃÙåÑÊ Ýí ÇáÓÇÈÞ ÈÃä ááÃÌåÒÉ ÇáÍßæãíÉ ÞÏÑÉ Úáì ÇáÊÃËíÑ Ýí ÇáÑÃí ÇáÚÇã ÈÇáÇÚÊãÇÏ Úáì æÓÇÆá ÇáÇÊÕÇá æáÇ ÓíãÇ ÇáÊáÝÒíæäÇÊ ÇáÑÓãíÉ(1)

 ßÐáß ÊÄßÏ ÇáÏÑÇÓÇÊ æÌæÏ ÚáÇÞÉ ãÊíäÉ Èíä ÇáÑÃí ÇáÚÇã ææÓÇÆá ÇáÇÊÕÇá ÍÊì Ýí ãÑÇÍá Êßæä ÇáÑÃí ÇáÚÇã ÐÇÊå¡ ÅÐ íÑì ÊÊÔäÑ æÏæäæåíæ æÇæáíä (Tichnor, Donohue, Olien) Ãä ËãÉ ÃÑÈÚ ãÑÇÍá ÃÓÇÓíÉ Ýí Êßæíä ÇáÑÃí ÇáÚÇã æäÍæå æåí ãÑÍáÉ ÇáÈÒæÛ Ëã ãÑÍáÉ ÊÚÑíÝ ÇáÕÑÇÚ Ëã ÇáãÑÍáÉ ÇáÚÇãÉ ááÕÑÇÚ ÞÈá ÇáãÑÍáÉ ÇáÃÎíÑÉ æåí ÇÍÊãÇá ÇÓÊÌÇÈÉ ÕÇäÚ ÇáÞÑÇÑ ááÑÃí ÇáÚÇã.. æãÇ íÚäíäÇ Ãä ÏæÑ æÓÇÆá ÇáÇÊÕÇá æÇÖÍ Ýí ÇáãÑÍáÉ ÇáËÇáËÉ æÇáÃÓÇÓíÉ¡ ÅÐ Ãä ÇáãÑÍáÉ ÇáÚÇãÉ ááÕÑÇÚ ÊÑÊÈØ ÈÊÚÑíÝ Ãí ÞÖíÉ¡ ÅÐ ÈÚÏ ÊÔÎíÕ ÌæÇäÈåÇ æÊÍÏíÏ ãÇåíÊåÇ æÃÓÈÇÈåÇ æÃØÑÇÝåÇ¡ ÊäÊÞá ÇáÞÖíÉ ãä ÎáÇá ÇáÊÛØíÉ ÇáÅÚáÇãíÉ Åáì ÇáãÌÊãÚ ÇáßÈíÑ.

ßÐáß íÑì ÏÇÝíÓæä Ãä ÚãáíÉ Êßæíä ÇáÑÃí ÇáÚÇã ÊÊã æÝÞ ÓÊ ãÑÇÍá: ÏæÑ ÇáÌãÇÚÇÊ ÇáÃæáíÉ¡ ÙåæÑ ÇáÒÚÇãÉ æÇáÞíÇÏÉ¡ ãÑÍáÉ ÇáÇÊÕÇáÇÊ Èíä ÇáÌãÇÚÇÊ ÇáãÎÊáÝÉ¡ ÍíË ÊäÊÞá ÇáÍÞÇÆÞ æÇáÂÑÇÁ ÇáãÊÚáÞÉ ÈÇáÞÖÇíÇ ÐÇÊ ÇáÇåÊãÇã ÇáæÇÓÚ Åáì ÚÏÏ ÃßÈÑ ãä ãÌÑÏ ÇáÌãÇÚÇÊ ÇáÃæáíÉ¡ æåäÇ ÊáÚÈ ÇáÝÖÇÆíÇÊ ÏæÑÇ ßÈíÑÇ ÌÏÇ. ÃãÇ ÇáãÑÍáÉ ÇáÑÇÈÚÉ Ýåí ãÑÍáÉ ÇáÕíÇÛÇÊ ÇáÌÏíÏÉ æÇáÞÇÏÉ ÇáÌÏÏ¡ Ëã ãÑÍáÉ ÊæÞÚÇÊ Óáæß ÇáÂÎÑíä¡ æÃÎíÑÇ ãÑÍáÉ ÇáÊÝßß æÇáÇÎÊÝÇÁ¡ ÈãÚäì Ãä ÇáÑÃí ÇáÚÇã ÙÇåÑÉ ãÄÞÊÉ æÞÏ íÎÊÝí ÈÇáäÓÈÉ Åáì ÞÖíÉ áíÙåÑ ÈÇáäÓÈÉ Åáì ÃÎÑì(2). æáÇ íÞÊÕÑ ÊÃËíÑ ÇáÝÖÇÆíÇÊ (ÈÕÝÊåÇ æÓíáÉ ÇÊÕÇá) Úáì ãÌÑÏ ÇáãÓÇåãÉ Ýí Êãæíä ÇáÑÃí ÇáÚÇã¡ Èá ÃíÖÇ Ýí ÊØæÑ ãÑÇÍá ÇáÕÑÇÚ Íæá ÞÖÇíÇ ãáÝÇÊ ÇÌÊãÇÚíÉ æÓíÇÓíÉ æËÞÇÝíÉ æÛíÑåÇ¡ ÈÔßá ãÍÏæÏ Ãæ æÇÓÚ¡ ÅÐ åäÇß ÑÃí ÓÇÆÏ íÞæá Åä ÍÓã ÇáÕÑÇÚ ãÑÊÈØ ÈãÏÎáÇÊ ÇáãÚáæãÇÊ¡ ÝÅÐÇ ßÇä ÇáäÙÇã ãÊÔÈÚÇ ÈÇáãÚáæãÇÊ¡ ÝÅä ÇáÝåã ÇáÚÇã ááÞÖíÉ ÓæÝ íäãæ ÏÇÎá ÇáäÙÇã¡ æÅÐÇ ãÇ ÊÍÞÞ ÇáÝåã ÇáÚÇã¡ Ýãä ÇáãÊæÞÚ Ãä íÍÓã ÇáÎáÇÝ¡ æÐáß ÇäØáÇÞÇ ãä ÇÝÊÑÇÖÇÊ ÊÔÏÏ Úáì Ãä ÇáãÚáæãÇÊ ÐÇÊåÇ ÊÓÇåã Ýí Íá ÇáãÔßáÇÊ ÇáÇÌÊãÇÚíÉ. æÅä æÓíáÉ ÇáÇÊÕÇá¡ ßÇáÝÖÇÆíÉ¡ íãßäåÇ ãä ÎáÇá ãÌÑÏ ÇáÊßÑÇÑ Ãä ÊÑÝÚ ãä ãÓÊæì ÇáÊÝÇåã ÇáÚÇã ÏÇÎá ÇáãÌÊãÚ¡ æÅä æÝÑÉ ÇáãÚáæãÇÊ ÊÄÏí Åáì ãÓÇæÇÉ Ýí ÇáãÚÑÝÉ ÏÇÎá ÇáäÙÇã¡ åÐÇ ÈÇáÅÖÇÝÉ Åáì Ãä ÇáÊÛØíÉ ÇáÅÚáÇãíÉ ÊÓÇåã Ýí ÅÎÝÇÁ ÕÝÉ ÇáÔÑÚíÉ Úáì ÇáÍæÇÑ ÇáãÊÚáÞ ÈÌæÇäÈ ÇáÞÖíÉ ãÍá ÌÏá Ãæ ÕÑÇÚ. ßãÇ Ãä ÇáÝÖÇÆíÇÊ ÈÇÊÊ ÊÓÇåã Ýí ÚãáíÉ ÇáÊÎØíØ ÇáÚÇã Ýí ÇáãÌÊãÚ æÝí ÕíÇÛÉ ÇáÃåÏÇÝ ÇáÚÇãÉ(3).

ÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜ

1 Ü ÃÍãÏ ÈÏÑ¡ ÇáÑÃí ÇáÚÇã: ØÈíÚÊå æÊßæíäå æÞíÇÓå æÏæÑå Ýí ÇáÓíÇÓÉ ÇáÚÇãÉ¡ Ø 3 (ÇáßæíÊ: æßÇáÉ ÇáãØÈæÚÇÊ¡ 1982)¡ Õ 341.

2 Ü ÚÈÏ ÇáÍãíÏ ÍÌÇÒí¡ ÇáÑÃí ÇáÚÇã æÇáÇÚáÇã æÇáÍÑÈ ÇáäÝÓíÉ (ÇáÞÇåÑÉ: ÏÇÑ ÇáÑÃí ÇáÚÇã¡ 1987) Õ 80 – 40.

3 Ü ÏæÑ æÓÇÆá ÇáÇÊÕÇá: ãÕÏÑ ÓÇÈÞ.

 

ÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜ

ÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜÜ

ÏæÑ ÇáÝÖÇÆíÇÊ Ýí ÊÔßíá ËÞÇÝÉ ÅÓáÇãíÉ æÑÃí ÚÇã(3)

ÛÓÇä Èä ÌÏæ

ÕÍÝí ÈÞäÇÉ « ÇáÌÒíÑÉ » ÇáÞØÑíÉ

 

ËÇäíÇ:

ÇáÝÖÇÆíÉ æÓíáÉ ÇÊÕÇá ÌÒÁ ãä äÙÇã ÇÊÕÇá

áÇ ÊÊã ÇáÚãáíÉ ÇáÇÊÕÇáíÉ Ýí ÝÑÇÛ ÇÌÊãÇÚí. Èá åí ÊÚãá ãÊÃËÑÉ æãÄËÑÉ Ýí ÇáäÙã ÇáÓíÇÓíÉ æÇáÇÞÊÕÇÏíÉ æÇáËÞÇÝíÉ æÇáÇÌÊãÇÚíÉ æÛíÑåÇ¡ æÐáß ÈÏÑÌÇÊ ãÎÊáÝÉ ÍÓÈ ØÈíÚÉ åÐå ÇáäÙã æÇáÚáÇÞÇÊ ÇáÊí ÊÄáÝ ÈíäåÇ.

æãÝåæã ÇáäÙÇã åäÇ¡ íÔíÑ Åáì ãÌãæÚÉ ãä ÇáãÊÛíÑÇÊ ÇáãÑÊÈØÉ ÈÙÇåÑÉ ãÚíäÉ ÊÞæã ÈíäåÇ ÊÝÇÚáÇÊ æÇÑÊÈÇØÇÊ ÃßËÑ ãä Êáß ÇáÊí ÊÌãÚåÇ ãÚ Ãí äÙÇã ÂÎÑ.. æÇáäÙÇã ÇáÇÊÕÇáí æÝÞ åÐÇ ÇáÊÕæÑ¡ íÔãá ÇáÊÝÇÚáÇÊ ÇáÊí íÊã ÈãÞÊÖÇåÇ ÅäÊÇÌ ÇáÑÓÇáÉ ÇáÇÊÕÇáíÉ ÈÔßá íÓãÍ ÈÅÏÇÑÉ ÇáÍæÇÑ ÏÇÎá ÇáãÌÊãÚ æÈäÇÁ ÃæáæíÇÊ ÇåÊãÇãÇÊ ÇáÑÃí ÇáÚÇã æÇáÊÚÈíÑ ÚäåÇ áÏì ÕÇäÚí ÇáÞÑÇÑÇÊ¡ Ëã äÞá ÇáÞÑÇÑÇÊ Åáì ÇáÌãÇåíÑ æÊÝÓíÑåÇ æÅÖÝÇÁ ÇáÔÑÚíÉ ÚáíåÇ æÑÈãÇ ÅÖÚÇÝ ÔÑÚíÊåÇ. æíÊã Ðáß ßáå æÝÞ ÞæÇÚÏ æÅÌÑÇÁÇÊ æÝáÓÝÇÊ æãÄÓÓÇÊ ÊÍßã Úãá äÙÇã ÇáÇÊÕÇá.

æíßæä äÙÇã ÇáÇÊÕÇá ßá ãÇ íÓãÍ ÈäÞá ÇáãÚáæãÉ æÊæÌíååÇ æÑÈØåÇ ÈÃäÓÇÞ ÓíÇÓíÉ Ãæ ËÞÇÝíÉ Ãæ ÇÌÊãÇÚíÉ Ãæ ÇÞÊÕÇÏíÉ¡ ßÇáÕÍÇÝÉ æÇáÅÐÇÚÉ æÇáÊáÝÒíæä æÇáÇäÊÑäÊ.

æÇáÝÖÇÆíÇÊ Ýí åÐÇ ÇáÅØÇÑ¡ íãßä Ãä Êßæä ãÝÑÏÉ « ØÈíÚíÉ » Ýí äÙÇã ÇÊÕÇá íÍÏÏ ÇáäÙÇã ÇáÓíÇÓí ÇáÍÇßã¡ æíãßä Ãä íßæä ãÝÑÏÉ « ÛíÑ ØÈíÚíÉ » ááäÙÇã ÇáÇÊÕÇáí ÇáÚÇã ÇáÐí íÍÏÏå ÇáäÙÇã ÇáÓíÇÓí¡ ÅÐÇ ßÇäÊ ÇáÝÖÇÆíÉ ãÓÊÞáÉ Ýí ÇáÈáÏ äÝÓå¡ Ãæ Ãä Êßæä ÇáÝÖÇÆíÉ ãÎÊÑÞÉ áåÐÇ ÇáäÙÇã ÇáÇÊÕÇáí ÇáãÑÓæã ãä ÎáÇá ÓíÇÓÉ ÍÑÉ Ýí äÞá ÇáãÚáæãÉ æÝÊÍ ÇáãÌÇá ÃãÇã ÇáäÞÇÔ ÇáæÇÓÚ ÇáÐí íãßä Ãä íØÇæá ÇáäÙÇã ÇáÓíÇÓí äÝÓå¡ áßä ãä ÎÇÑÌ ÇáÈáÏ ÚÈÑ ÇáÝÖÇÆíÇÊ..

æåäÇ¡ íäÈÛí ÇáÞæá¡ Åä åÐÇ ÇáäæÚ ãä ÇáÝÖÇÆíÇÊ åæ ÃßËÑ ÌÑÃÉ Ýí ÊÞÏíã ÇáãÚáæãÇÊ æÇáÃÝßÇÑ¡ æíÒÏÇÏ ÌÑÃÉ æãÕÏÇÞíÉ æÊÃËíÑÇ ßáãÇ ßÇä íÊãÊÚ ÈÍÑíÉ ÍÞíÞíÉ

æåäÇ íãßä ÊÞÓíã ÇáÝÖÇÆíÇÊ¡ æáÇÓíãÇ Ýí ÇáÚÇáã ÇáÚÑÈí æÇáÅÓáÇãí¡ Åáì ÝÖÇÆíÇÊ ÑÓãíÉ æÝÖÇÆíÇÊ ãÓÊÞáÉ ÓíÇÓíÇ Ãæ ÊãæíáÇ Ãæ ßáÇåãÇ.. æÝí åÐÇ ÇáÊÞÓíã ÇáÚÇã íãßä Ãä äÍÏÏ ÊÞÓíãÇÊ ÝÑÚíÉ ááÝÖÇÆíÇÊ¡ ßÃä Êßæä ÝÖÇÆíÇÊ ÊÌÇÑíÉ¡ æãÊÎÕÕÉ (ÑíÇÖíÉ Ãæ ÓíäãÇÆíÉ.. ÅáÎ) æÝÖÇÆíÇÊ ÊÚÈæíÉ (ßÞäÇÉ « ÇáãäÇÑ » ÇáÊÇÈÚÉ áÍÒÈ Çááå Ýí áÈäÇä)¡ Ãí ÞäÇÉ ÊÞæã ÃÓÇÓÇ Úáì ÇáÞÇÚÏÉ ÇáÅíÏíæáæÌíÉ æÇáÑÓÇáÉ ÇáÓíÇÓíÉ æÊÓÊÎÏã ÇáÊÚÈÆÉ ãäåÌÇ ÃÓÇÓíÇ Ýí ÑÓÇáÊåÇ ÇáÅÚáÇãíÉ¡ æÊæÌÏ ÝÖÇÆíÇÊ ÊÚÏÏíÉ (ßÞäÇÉ ÇáÌÒíÑÉ Ýí ÞØÑ)¡ Ãí ÇáÊí ÊÞæã ÞÇÚÏÊåÇ ÇáÅÚáÇãíÉ Úáì ÊÚÏÏ ÇáÂÑÇÁ ÝíåÇ¡ ÓíÇÓíÇ æÝßÑíÇ æËÞÇÝíÇ. æåäÇß ÇáÝÖÇÆíÇÊ ÇáÔÇãáÉ¡ Ãí ÇáÊí ÊÌãÚ Èíä ßá ÃäæÇÚ ÇáÈÑÇãÌ ÇáÅÎÈÇÑíÉ æÇáÊÑÝíåíÉ æÇáÓíÇÓíÉ æÇáÑíÇÖíÉ æÊÈË ßá ÃäæÇÚ ÇáãäæÚÇÊ.. ßãÚÙã ÇáÝÖÇÆíÇÊ Ýí ÇáÚÇáã ÇáÚÑÈí..

æÅÐÇ ÃÑÏäÇ ÑÓã ÕæÑÉ ÇáÝÖÇÆíÇÊ ÈÔßá ÃßËÑ ÇÎÊÕÇÑÇ æÏÞÉ íãßä ÇáÞæá Åä ÇáÝÖÇÆíÇÊ ÈÕæÑÉ ÚÇãÉ äæÚÇä: ÝÖÇÆíÇÊ ÑÓãíÉ¡ æÝÖÇÆíÇÊ ãÓÊÞáÉ. æãä åÐíä ÇáäæÚíä¡ äÌÏ ÝÖÇÆíÇÊ ãÊÎÕÕÉ æÝÖÇÆíÇÊ ÔÇãáÉ¡ ÈÚÖåÇ ÊÌÇÑí (ãÔÝÑ)¡ æÈÚÖåÇ ÊÚÈæí¡ æÈÚÖåÇ ÊÚÏÏí¡ æÈÚÖåÇ ÔÈå ÑÓãí¡ íæÇáí äÙÇã Íßã ãÍÏÏ ÍÊì æÅä ßÇä íÈË ãä ÎÇÑÌ ÈáÏ Ðáß ÇáäÙÇã¡ áÃäå ÎÇÖÚ ÈÇáßÇãá áÊãæíáå æÊæÌíåå ÇáÓíÇÓí…

æÇáæÇÞÚ Ãä ÇáÝÖÇÆíÇÊ ÓÇåãÊ ÈÔßá ßÈíÑ Ýí ÅÍÏÇË ÔÑÎ Ýí äÙÇã ÇáÇÊÕÇá ÇáãÛáÞ ÇáÐí íÊÓã ÈÞÏÑ ãÍÏæÏ ãä ÇáÊÈÇÏá æÇáÊÝÇÚá¡ ÅÐ Ãä ÇáÝÖÇÆíÇÊ ÓÇåãÊ Ýí ÇäÝÊÇÍ ÇáäÙÇã ÇáÇÊÕÇáí Ýí ÇáÚÇáã ÇáÚÑÈí æÇáÅÓáÇãí¡ æÈÇÊ Ýí ÅãßÇä Ãí ÝÑÏ Ãä íßæä ÚÖæÇ Ýí äÙÇã ÇáÌãåæÑ¡ æßáãÇ ÒÇÏ ÇäÝÊÇÍ äÙÇã ÇáÑÓÇáÉ ÞáÊ ÇáÞíæÏ ÇáãÝÑæÖÉ ÚáíåÇ¡ ÚáãÇ ÃääÇ äÌÏ ËáÇËÉ äÙã ááÇÊÕÇá (ÓäÊØÑÞ ÅáíåÇ Ýí ÇáÚÏÏ ÇáÞÇÏã).


æäÍä ãä ÌÇäÈäÇ äÚÏßã ÈãæÇÕáÉ äÔÑ ãÞÇáÇÊ ÇáÇÓÊÇÐ ÛÓÇä Èä ÌÏæ Íæá åÐÇ ÇáãæÖæÚ ÇáåÇã Ýí ãÑÇÓáÇÊäÇ ÇáãÞÈáÉ ÈÅÐä Çááå
 

 

ãÇíßá ÌÇßÓæä íßÑå ÇáÚÑÈ æíÍÈ ÔÇÑæä

   

 

* ÎáÇá ÒíÇÑÉ ÑÆíÓ æÒÇÑÉ ÅÓÑÇÆíá ÇÑíÆíá ÔÇÑæä áÃãÑíßÇ ÃæÇÎÑ ÇáÔåÑ ÇáãÇÖí ÊÞÇÈá ßá ãä ÔÇÑæä ÓÝÇÍ ÅÓÑÇÆíá æãÛäí ÇáÈæÈ ÇáÃÔåÑ ãÇíßá ÌÇßÓæä æßÃä ÇááÞÇÁ ÞÏ Êã Ýí ãäÒá ÅÍÏì ÇáÞíÇÏÇÊ ÇáíåæÏíÉ Ýí ÇáæáÇíÇÊ ÇáãÊÍÏÉ Úáì ÇáÚÔÇÁ ÇáÍÇÎÇã ÕãæÆíá ÈæäÊíÍ æåæ ÇáÕÏíÞ ÇáãÔÊÑß áßáÇ ÇáØÑÝíä.

æÞÏ ÞÇá ãÇíßá ÌÇßÓæä ÎáÇá áÞÇÆå ÈÓÝÇÍ ÅÓÑÇÆíá Ãäå ßÇä íÊØáÚ Åáì ãËá åÐå ÇáãÞÇÈáÉ ãäÐ Òãä ÈÚíÏ æÃäå íÍÈ ÔÇÑæä æíÈÇÑß ÌãíÚ ÎØæÇÊå æÞÇá Åäå ÓæÝ íÞíã ÍÝáÉ Ýí Êá ÃÈíÈ ÎáÇá ÇáÕíÝ ÇáÞÇÏã ÇáÍÇáí Öãä ÌæáÉ ÃæÑæÈíÉ ááÏÚÇíÉ áÃáÈæãå ÇáÌÏíÏ æÊÚÏ åÐå ÇáÒíÇÑÉ ÇáËÇäíÉ áÅÓÑÇÆíá áÅÞÇãÉ ÍÝá ÛäÇÆí ÈåÇ.

æããÇ íÐßÑ Ãä ãÇíßá ÌÇßÓæä ÃÞÇã ÍÝáÊíä Ýí ÅÓÑÇÆíá Ýí ÚÇã 1993ÊÈÑÚ ÈÃÌÑå Ýí ÅÍÏåÇ áÕÇáÍ ÇáãäÙãÇÊ ÇáíåæÏíÉ æíÚÏ ãÇíßá ÌÇßÓæä ÃÍÏ ÃÈæÇÞ ÇáÏÚÇíÉ ÇáÕåíæäíÉ Ýí ÃãÑíßÇ æÇáÐí ÊÓÊÎÏãå ÇáãäÙãÇÊ ÇáíåæÏíÉ Ýí ÃãÑíßÇ áÌÐÈ ÇáÊÈÑÚÇÊ áÕÇáÍåÇ åäÇß..

æããÇ íÚÑÝ Úä ãÇíßá ÌÇßÓæä ÚÏÇÄå ááÚÑÈ ÝÞÏ ÞÇá ÓÇÈÞÇð: « Åäå áæ ßÇä íÚáã Ãä ÇáÚÑÈ ÓíÚÌÈæä ÈÃÛäíÇÊå ãÇ ßÇä ÛäÇåÇ ÃÕáÇð » æäÍä äÞæá áå ÇáÂä ÈÚÏ Ãä ÕÇÝÍÊ íÏå ÌÒÇÑ ÅÓÑÇÆíá äÍä áÇ ÊÚÌÈäÇ ÑÞÕÇÊß ÇáÎáíÚÉ æáÇ ääÈåÑ ÈÊÕÑÝÇÊß ÇáÔÇÐÉ æáÇ äÚÌÈ ÈßáãÇÊ ÃÛÇäíß ÇáãÊäÇÞÖÉ ãÚ ÃÞæÇáß æáßääÇ äÄãä ÈÇáÞíã áÃä áÓäÇ ÌÒÇÑíä ãËá ÍÈíÈß ÔÇÑæä

 

 

åÐÇ ÇáãÞÇá äÔÑ Ýí ÕÍíÝÉ ÇáÑíÇÖ ÇáÓÚæÏíÉ ÈÊÇÑíÎ 9 ÃÝÑíá 2001

 

 
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