8 février 2007

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2453 du 08.02.2007

 archives : www.tunisnews.net


Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques: Communiqué n°1 Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques: Communiqué n°2 Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme: Communiqué Abdel Wahab Hani: Tahar Ben Hassine enfin libre Abdel Wahab Hani:Tahar Ben Hassine passe la nuit au poste de Police de Bouchoucha C.R.L.D.H. Tunisie. Arrestation de M. Tahar Ben Hassine, fondateur de la chaîne de télévision Al- Hiwar
La Liberté (Suisse) :La veuve Arafat «trahit» la Palestine voltairenet.org :Brzezinski confirme que les États-Unis peuvent organiser des attentats sur leur propre territoire Reuters:Nicolas Sarkozy propose une « Union de la Méditerranée »


 

Liberté pour Maître Mohammed Abbou Liberté pour tous les prisonniers politiques

Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 3 février 2007 Communiqué n°1

Nous avons reçu de monsieur Hédi Ben Tahar Fakhfakh la lettre qui suit :

« Louanges à Dieu Seul »

Tunis, le 3 février 2007 Je, soussigné, Hédi Ben Tahar Fakhfakh, détenteur de la carte nationale d’identité n° 00650259, délivrée le 20 décembre 1994, demeurant 28 rue Sadiqqiyya, Khaznadar, Bardo, je souhaite que l’épouse de mon fils Mohammed, et son bébé puissent venir en Tunisie, pour les raisons suivantes : Mon fils Mohammed incarcéré à Mornaguia,  marié à Lina Bent Mohammed Ali Lamari, résidait à Damas où il s’est marié en 2003, mais il a été arrêté en février de l’année passée et remis à la Tunisie. Son épouse, alors enceinte, est restée là-bas. Je lui ai proposé de venir en Tunisie avant l’accouchement, chez nous, mais l’ambassade de Tunisie à Damas a refusé de lui délivrer un visa d’entrée en Tunisie. Je me suis rendu au ministère de l’Intérieur, au service des frontières et des étrangers, en vain et son épouse est restée chez son propre père avec ses frères. Elle vit avec son fils dans une maison minuscule. Elle souffre de l’exiguïté du lieu et a un besoin crucial d’argent pour faire face à ses besoins et à ceux de son fils, nourriture, médicaments, etc. J’exhorte quiconque sait compatir et s’attendrir à faciliter la venue chez nous de cette épouse infortunée et celle de son fils afin que nous nous acquittions de notre devoir envers eux » Le président de l’Association Maître Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Liberté pour Maître Mohammed Abbou Liberté pour tous les prisonniers politiques Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax : 71 354 984 Communiqué 2 07/02/07
 
L’AISPP a appris que le prisonnier politique Abdellatif Bouhjila poursuit sa grève de la faim commencée en novembre 2006 pour exiger sa libération. Les autorités pénitentiaires ont voulu à plusieurs reprises l’alimenter contre sa volonté. Sa famille qui ne peut lui rendre visite depuis cinq semaines craint que le pire ne lui soit arrivé, l’administration de la prison lui ayant refusé les visites sans fournir d’explications. Le prisonnier politique Abdellatif Bouhjila a été condamné en 1998 à onze années d’emprisonnement dont il a déjà effectué huit dans différentes prisons. Il a subi une ablation chirurgicale d’une tumeur rénale et souffre d’une affection cardiaque et d’une insuffisance respiratoire. Le président Maître Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT)

Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme

75 avenue Ferhat Hached 7001, Bizerte Tel : 72 435 440 Bizerte, le 3 février 2007 Communiqué

 
En dépit du blocus autour du siège de la section de la Ligue de Bizerte (..) des familles ont pris contact avec nous (…) : 1) Mohammed Ben Mohammed, demeurant à Bizerte, a été arrêté samedi 20 janvier 2007, après qu’il ait répondu à une convocation de la police au poste de Bouguetfa.(…) On ne sait ce qu’il est advenu de lui; 2) Dimanche 28 janvier, le jeune Sami Chaabane à lui aussi été arrêté à Bizerte et sa famille n’a pu savoir ni le lieu ni les raisons de sa garde à vue. 3) A la même période a été arrêté le jeune Kaïs Khiari au district de Lazib à Bizerte tandis qu’à Ras El Jbel, Jamal Mellakh, Mejdi Ben Raïs et Achraf Tounsi étaient arrêtés. 4) En ce qui concerne Kabil Naceri, (…) on lui a monté une affaire d’infraction au contrôle administratif et il a été condamné à trois mois de prison fermes. A sa sortie, (…) la police l’a pris en chasse jour et nuit. (…) En dépit de la détérioration de son état de santé, il a commence une grève de la faim le 30 janvier dernier, en ne cessant de répéter la phrase suivante : “ la mort est plus digne que cette injustice révoltante”. Et ses parents ne sont pas parvenus à le faire revenir sur cette dangereuse decision. 5) Quant à Abderrazak Ben Ameur Saïdani de Ghazala, dans le gouvernorat de Bizerte, à quinze kilomètres au nord de Mateur, il est quotidiennement en butte aux brimades de la police politique qui l’a contraint à abandonner ses études dans un établissement privé. De même, après lui avoir fait subir des violences et l’avoir déshabillé, il l’ont menacé des pires sévices s’il ne quittait pas la ville de Menzel Bourguiba où il travaille. Pour le comité de section, le Président Ali Ben Salem (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 

 


 

 

 

Tahar Ben Hassine enfin libre

 

 Notre ami Tahar Ben Hassine a été relâché en milieu d’après-midi. Le Procureur de la République ayant estimé que le taux d’alcoolémie dans le sang était 3 fois en deçà du taux autorisé au volant (0.15 / 0.5 gr). Il a auparavant reçu la ‘visite’ des agents de la police politique dans sa cellule au Centre de rétention du District de Police de Tunis à Bouchoucha, ce qui confirme les soupçons d’une grossière tentative d’intimidation policière.

 

L’alerte informant de son arrestation a circulé dans l’ensemble du territoire national et dans la diaspora, ainsi qu’auprès des amis de la Tunisie libre, quelques minutes après la confirmation de son arrestation, grâce au réseau internet.

 

De son coté, RSF, l’organisation de défense des journalistes basée à Paris, a fait circulé un communiqué, ce midi, dénonçant cette mesure d’intimidation. Le CRLDHT a alerté ses partenaires en France et en Europe de cette grave intimidation en estimant que Tahar Ben Hassine paye le prix de son engagement en faveur de la liberté de l’Information.

 

Les réseaux de soutien ont fonctionné sans tarder, grâce à la ténacité du journaliste dissident Taoufik Ben Brik et à l’avocat dissident Me Ayachi Hammami et à l’action sans faille de Me Ahmed Néjib Chebbi, ancien SG du Parti démocratique progressiste et Directeur de l’hebdomadaire dissident Al-Mawqif. La mobilisation a été exemplaire et n’a pas tardé, ce qui est de nature à perturber les desseins des officines qui ont orchestré cette grossière tentative d’intimidation.

 

Le Procureur a donc pris le décision sage et juste qui s’impose de ne pas suivre les conclusions des services de manipulation.

 

Les commanditaires de cette mascarade doivent être testés à l’alcootest, au test de la cécité et subir, sans tarder, un test de calcul basique, pour éviter de gonfler au triple de sa valeur le résultat d’un test réputé fiable. Une marge d’erreur qui dépasse les 2.5% étant souvent jugée médiocre pour n’importe quel test ou testeur, quoi dire donc d’une marge d’erreur de plus de 300%!!!

 

Cela démontre à beaucoup d’égard la façon avec laquelle les officines occultes du régime et les ‘sources autorisées anonymes’ du Ministre de la Propagande traitent les Citoyens et manipulent les Lois et les Chiffres.

 

Si la sécurité routière est une priorité du régime, il n’a qu’à contrôler à l’alcootest les membres de la ‘belle’ famille présidentielle qui conduisent avec plusieurs grammes d’alcool (et d’autres substances illicites) dans le sans (je dis bien plusieurs grammes) et conduisent des voitures sans plaques minéralogiques. Le Directeur de la Sécurité routière doit pouvoir les connaître et les localiser à tout instant, tant ils représentent un vrai danger public mortel et tant ils sont la peur noire des valeureux agents de la garde routière, qui ne peuvent rien faire pour les contrôler. Pourquoi, ces multi-récidivistes-récidivistes ne sont pas inquiétés? Le Directeur de la Sécurité routière doit aussi s’intéresser de près aux différents accidents mettant en cause la ‘famille’ présidentielle et ses ramifications.

 

Un ami, présent dans un restaurant de la Goulette m’a raconté une scène qui s’est produite devant ses propres yeux. Un haut gradé de la Garde nationale ordonnait à ses agents de verbaliser, sans tarder, une voiture qui gênait la circulation en plein milieu de la route par une soirée de grande affluence.

 

L’officier le plus proche de la voiture des extra-terrestres était cloué au sol et tremblait de peur. A l’approche de son supérieur, il hurle: « Ce n’est pas un citoyen mon chef, c’est un Trabelsi.. Mahouch Mouwatan Ya Ârfi, Mahouch Tounsi Ya Ârfi, Rahou Trabelsi Ya Ârfi, … », cette histoire est authentique et nos concitoyens sont témoins d’autres scènes aussi dangereuses les unes que les autres.

 

Des fois, les agents de la circulation remercient le simple citoyen qui ose crier à la face d’un Trabelsi, sur la route de la Marsa, lorsque les Hammer déboulent, dans les ruelles de la Goulette lorsque les Ferrari et autres Bentlay et Cayenne, sans matricules fallait-il le préciser, bloquent la circulation ou roulent à une vitesse vertigineuse sur les routes et les autoroutes de la Soukkra, La Cité des nouveaux riches à Ennasr, à Carthage, à Sidi Bousaïd, à Hammamet, à Sousse..

 

Des agents de l’ordre font parfois les frais de cette conduite irresponsable. Viendra le jour où tout cela ne sera plus possible et ce jour a déjà commencé par cette petite victoire d’un Procureur contre le gré des officines occultes du régime.

 

Cette micro victoire nous rappelle qu’agir vite, sans les considérations claniques régionales, générationelles et/ou politiques ou de compatibilité d’humeur permet de contrer la machine de la répression et de réduire, faute de l’annuler, l’effet néfaste des officines anonymes, en cette phase cruciale de guerre de succession.

 

Merci à Taoufik Ben Brik pour son sens de l’amitié et du devoir. On aurait aimé le voir plus souvent à l’oeuvre, comme il l’était aujourd’hui, pour dénoncer les atteintes des bandes voyous déguisées en police politique de je ne sais quel tabbou ou directeur de telle ou telle officine. Merci à Me Ayachi Hammami et à Me Ahmed Néjib Chebbi pour leur action exemplaire dans un cas banal mais difficile, merci de garder la sérénité et de ne pas succomber à la tentative de la contre-manipulation. Merci à RSF qui a été toujours aux cotés des plumes et des voix libres, contre l’arbitraire et la tyrannie. Merci au CRDLHT, ce magnifique outil de mobilisation auprès des amis de la Tunisie libre à l’étranger. Merci enfin à ce Procureur anonyme qui a sauvé l’honneur de sa fonction et a permis d’éviter aux officines occultes de traîner dans la boue la réputation du pouvoir judiciaire.

 

En ce moment, je ne peux qu’évoquer, l’espace d’un instant, la tragédie d’un ami qui est aujourdhui prisonnier d’opinion, le jeune philosphoe Ajmi Lourimi, spécialiste et traducteur du philophe allemand cotemporain Jörgen Habermas. Ajmi croupit en prison depuis plus de 15 ans pour ses idées et pour ses écrits dans le journal Al-Fajr. J’exprime aujourd’hui le souhait que toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour Tahar se mobilisent, sans tarder et avec la même ferveur, pour la libération de Ajmi et de ses camarades. Leur calvère ne peut nous laisser indifférent..

 

 

Paris, le 8 février 2007, 18h25

Abdel Wahab Hani

awhani@yahoo.fr


 

Tahar Ben Hassine passe la nuit au poste de Police de Bouchoucha Notre ami Tahar Ben Hassine, promoteur et directeur de la chaîne de télévision satellitaire associative Al-Hiwar Attounsi (Canal du Dialogue tunisien) et animateur du site « Perspectives tunisiennes » vient d’être conduit au District de Police de Tunis à Bouchoucha, au centre de la capitale Tunis, en attendant d’être déféré demain pour « entrave au code de la route » et « conduite en état d’ébriété ». A la sortie du domicile du journaliste dissident Tawfik Ben Brik, Tahar s’est fait contrôler par une patrouille des agents de l’ordre qui l’ont verbalisé pour « conduite en état d’ébriété », après lui avoir fait subire un alcootest. Le journaliste dissident confirme que son hôte n’a bu qu’un seul verre de vin, ce qui est normalement en deçà du taux d’alcoolémie autorisé au volant et qu’il s’agit d’une opération d’intimidation. Il ne se fait aucun doute, ce soir, que notre ami Tahar Ben Hassine est l’objet d’une grossière intimidation, en raison de ses convictions et de ses activités dissidentes, notamment l’animation de la télévision Al-Hiwar qui émet deux heures par semaine sur le satellite. Les émissions sont réalisées entre Paris et Tunis et la diffusion est assurée par une agence italienne spécialisée dans le soutien aux médias libres. Depuis sa naissance, la télévision Al-Hiwar est l’objet de tracasseries et de mesures d’intimidations, ses collaborateurs à Tunis harcelés et un nombre impressionnant de « plaintes »  ont été enrôlées par des fausses ONG satellites du régime en place. De la saisine du CSA français à une plainte devant les tribunaux italiens, l’Association ‘européenne’ des usagers de médias, officine occulte agissant pour le compte du Ministre de la propagande tunisien, est à l’œuvre pour harceler Tahar Ben Hassine et son équipe. Cette GONGO (GOvernemental Non Governemental Organization), dirigée par le sinistre Marceau Bigéni s’est rendue célèbre par ses attaques à répétition contre toute voix dissidente dans différents pays, en France, en Suisse, en Italie et au Royaume Uni, pour ne citer que les cas les plus médiatisés. Notre ami Khaled Ben M’Barek a réalisé une enquête fort bien détaillée et utile sur cette officine du Ministre de la propagande, aujourd’hui en charge des Affaires étrangères, qui a étranglé toute voix libre à l’intérieur du pays et qui s’est doté de ce bras étranger de la répression des médias. L’arrestation de Tahar Ben Hassine, ce soir, est une vieille méthode d’un régime indigne qui cherche à disculper ses opposants en les faisant passer pour des délinquants et des criminels de droit commun. Des avocats, des opposants et des syndicalistes honorables ont souvent été jugés pour des motifs fallacieux de droit commun, c’est la marque de fabrique d’un régime qui dénie même la qualité de prisonniers politiques à ses opposants qu’il ne cesse d’emprisonner et de harceler tout eu long de son règne. Que Tahar Ben Hassine, son épouse et ses enfants trouvent ici l’expression de toute notre solidarité dans cette dure épreuve. Qu’au delà des appréciations divergentes, la télévision Al-Hiwar trouve le soutien de tous les démocrates et les hommes et les femmes libres et attachés à la parole libre, en Tunisie et ailleurs. Paris, le 7 février 2007, minuit passé de 20 minutes Abdel Wahab Hani awhani@yahoo.fr  

 


 

 

   C.R.L.D.H. Tunisie

 

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme

 

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34

contact@crldht.org / www.crldht.org

 

Communiqué

 

Arrestation de M. Tahar Ben Hassine, fondateur de la chaîne de télévision Al- Hiwar

 

 

M. Tahar Ben Hassine, directeur de la chaîne de télévision satellitaire Al-Hiwar Attounsi (Canal du Dialogue tunisien) et animateur du site « Perspectives tunisiennes » a été arrêté le mercredi  07/02/2007 à 19h puis conduit au District de Police de  Bouchoucha dans la proche banlieue de la capitale Tunis, en attendant d’être déféré demain pour « entrave au code de la route » et « conduite en état d’ébriété ».

 

L’arrestation a eu lieu à la sortie du domicile du journaliste et écrivain Taoufik Ben Brik. Une  patrouille des agents de la police  l’attendait pour le contrôler et le verbaliser pour conduite en état d’ivresse.  Or, notre ami Taoufik Ben Brik témoigne que son hôte ne pourrait être ivre après avoir bu un seul verre de vin !

 

Notre ami Tahar Ben Hassine est en réalité victime d’une machination pour l’humilier et le faire condamner. Il est simplement coupable de  convictions et d’activités dissidentes en faveur d’une expression libre et d »une presse indépendante

 

La télévision El Hiwar gêne beaucoup  le pouvoir despotique de Ben Ali. Elle émet en raison de  deux heures par semaine tous les dimanches avec  une rediffusion de l’émission tous les mercredis soir sur le satellite grâce à une agence italienne spécialisée dans le soutien aux médias libres -qui réalise les émissions entre Paris et Tunis et assure la diffusion – De l’avis de tous, la chaîne engagée assure  une audience de plus en plus large à travers tout le pays  

 

Faut il rappeler que depuis la création de la chaîne de télévision Al-Hiwar, M. Tahar Ben Hassine et son équipe, et notamment celle basée en Tunisie font  l’objet   de mesures d’intimidations inqualifiables, ses collaborateurs à Tunis ont été agressés et harcelés et un grand nombre  de « plaintes »  a été enregistré par des fausses ONG satellites du régime en place.

 

L’arrestation de Tahar Ben Hassine est une nouvelle atteinte à la liberté d’expression en Tunisie et une grave violation du droit à l’intégrité et à la sécurité. M. Tahar Ben Hassine paye son attachement à une presse autonome et indépendante. Ces méthodes qui relèvent du  banditisme sont en réalité la marque déposée du  régime  de Ben Ali qui, durant ses vingt années de pouvoir, a tout fait pour discréditer ses opposants en les faisant passer pour des délinquants et des criminels de droit commun.

 

Le CRLDHT exprime ses vives inquiétudes quant à la poursuite de cette  politique  qui continue aveuglement sa fuite en avant provoquant avec elle la chute de tout un pays.

 

Le CRLDHT dénonce vigoureusement ces méthodes crapuleuses d’un Etat voyou qui dénie au peuple tunisien le droit d’avoir une presse libre  et respectueuse des valeurs déontologiques de la profession.  Il exige la libération immédiate de notre ami Tahar Ben Hassine et l’arrêt de toute poursuite à son égard.  

 

Il exprime à M.Tahar Ben Hassine et à toute sa famille l’expression de sa  solidarité dans cette dure épreuve qu’ils traversent et assure à ses collaborateurs à la télévision Al-Hiwar et à tous les journalistes tunisiens son engagement à leurs côtés pour défendre le droit à une expression libre.  

 

  

 Le CRLDHT

   Le : 08/02/2007

 


DESTIN: Souha Arafat a pris la nationalité tunisienne en catimini. La veuve du leader palestinien défunt, femme particulièrement détestée dans son pays, entend «protéger ses intérêts».

La veuve Arafat «trahit» la Palestine

Sid Ahmed Hammouch et Patrick Vallélian

C’est un peu comme si Bernadette Chirac obtenait la nationalité suisse et s’installait à Gstaad. Ou si Laura Bush traversait l’Atlantique pour devenir Française. Souha Arafat a choisi la nationalité tunisienne. L’ex-First Lady palestinienne, veuve de Yasser Arafat, et sa fille ont obtenu cet automne le passeport d’un pays dirigé d’une main de fer par le président Zine El Abidine Ben Ali. L’arrêté a été publié dans «Le journal officiel de la République tunisienne» en date du 26 septembre 2006, confirme un officiel tunisien contacté. «Elle vit chez nous depuis quelques années. Et sa fille âgée d’une dizaine d’années poursuit ses études dans un lycée de notre capitale». Du côté de l’Autorité palestinienne, l’information est passée complètement inaperçue: «Souha est Tunisienne. Je ne le savais pas», indique un officiel palestinien. Même surprise de la part d’Adel Atieh, premier conseiller de la délégation générale de Palestine auprès de l’Union européenne. «Mais officiellement, ce n’est pas un problème pour nous», ajoute-t-il. «Madame Arafat fait ce qu’elle veut de sa vie privée». Une fin mouvementée Preuve, si besoin était, des piètres relations entre la veuve du leader et le Gouvernement palestinien. Celui-ci n’a jamais pardonné à Souha ses déclarations au moment où Yasser vivait ses dernières heures dans un hôpital parisien. Elle avait notamment accusé les représentants de l’Autorité venus rendre hommage à son mari de vouloir l’enterrer vivant pour hériter de son ouvoir. Du côté des officiels palestiniens, on s’inquiète en revanche plus de l’avenir de la fille d’Arafat. Elle porte encore la flamme de la résistance qu’avait allumée son père, souligne un représentant de l’Autorité. «C’est un symbole». Et en gros, le gouvernement voudrait bien le garder sous la main. Faut-il y voir la raison du changement de nationalité des Arafat, qui auraient trouvé ainsi une protection? Leur entourage n’a pas souhaité commenter l’information tout en expliquant qu’en devenant Tunisienne Souha Arafat entend «protéger ses intérêts». La rue palestinienne, de Gaza à Ramallah, tombe également des nues. «Tunisienne, dites-vous? L’info n’a jamais été commentée ici. Je suis choquée», déclare Safwat, de Jérusalem. «Souha n’est pas n’importe quelle Palestinienne. C’est l’ex-première dame. Elle porte en elle tout un héritage d’Arafat». Une snob qui dilapide Voilà qui égratigne encore un peu plus l’image de l’ancienne «First Lady» palestinienne. Elle passe déjà pour une arriviste qui n’avait épousé Yasser que pour sa fortune, une voleuse, une snob qui dilapidait l’argent du peuple à coup de nuits à 1500 francs dans les hôtels de luxe de Paris. Yasser avait beau eu la défendre en disant qu’il était le plus heureux des maris, rien n’y avait fait. «Souha, ici, n’a jamais existé», résume Anouar, habitant de Gaza, pourtant proche du Fatah, l’organisation politique fondée par Yasser Arafat. «Les Palestiniens n’ont jamais aimé cette femme. Sortie droit d’un magazine, elle cultivait une image à l’opposé de son mari. Lui voulait être proche du peuple, portant sa misère sur son dos. Elle était glamour. Elle n’a jamais accepté nos conditions de vie.» N’empêche, plusieurs Palestiniens crient à la trahison. «Cette femme n’a rien compris à son rôle de mère Palestine», peste Safwat. «Mais on sait qu’elle a toujours privilégié les solutions du confort». Allusion à son exil doré en France notamment. Une autre identité D’autres se disent que Souha ne peut rien apporter aux Palestiniens: «Le peuple n’attend rien d’elle», remarque Madjid, militant du Hamas. «On ne la connaît pas. On n’a jamais essayé de l’adopter. Même au temps où madame Palestine en Prada était l’épouse de Yasser.» Plus philosophe, Najwa, étudiant à l’Université de Birzeit: «Ça montre que notre peuple ne connaîtra pas la délivrance. A l’image de Souha, chaque Palestinien est obligé d’épouser une autre identité pour exister». (Source: La Liberté (Suisse)  du 08.02.2007)


Brzezinski confirme que les États-Unis peuvent organiser des attentats sur leur propre territoire

 
A l’exception de The Washington Note et du Financial Times, les grands médias ont décidé de ne pas rapporter les propos de Zbigniew Brzezinski qui bouleversent la classe dirigeante états-unienne. Auditionné le 1e février 2007 par la Commission des Affaires étrangères du Sénat, l’ancien conseiller national de sécurité a lu une déclaration dont il avait soigneusement pesé les termes. Il a indiqué : « Un scénario possible pour un affrontement militaire avec l’Iran implique que l’échec irakien atteigne les limites américaines ; suivi par des accusations américaines rendant l’Iran responsable de cet échec ; puis, par quelques provocations en Irak ou un acte terroriste sur le sol américain dont l’Iran serait rendu responsable. Ceci pourrait culminer avec une action militaire américaine « défensive » contre l’Iran qui plongerait une Amérique isolée dans un profond bourbier englobant l’Iran, l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan » Vous avez bien lu : M. Brzezinski a évoqué la possible organisation par l’administration Bush d’un attentat sur le sol des États-Unis qui serait faussement attribué à l’Iran pour provoquer une guerre. À Washington les analystes hésitent entre deux interprétations de cette déclaration. Pour les uns, l’ancien conseiller national de sécurité a tenté de couper l’herbe sous les pieds des néoconservateurs et de jeter le doute à l’avance sur toute circonstance qui conduirait à la guerre. Pour d’autres, M. Brzezinski a voulu, en outre, suggérer qu’en cas d’affrontement avec les partisans de la guerre, il pourrait rouvrir le dossier du 11 septembre. Quoi qu’il en soit, l’hypothèse de Thierry Meyssan — selon laquelle les attentats du 11 septembre auraient été perpétrés par une faction du complexe militaro-industriel pour provoquer les guerres d’Afghanistan et d’Irak — quitte soudainement le domaine du tabou pour être discutée publiquement par les élites de Washington. (Source : www.voltairenet.org , le 7 février 2007) Lien : http://www.voltairenet.org/article145137.html


Nicolas Sarkozy propose une « Union de la Méditerranée« 

 
Reuters, le 7 février 2007 à 20h08 TOULON, Var (Reuters) – Le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle Nicolas Sarkozy a proposé mercredi la création d’une « Union méditerranéenne » sur le modèle de l’Union européenne. « C’est à la France, européenne et méditerranéenne, de prendre l’initiative avec le Portugal, avec l’Espagne, avec l’Italie, avec la Grèce, avec Chypre, d’une Union méditerranéenne comme elle a pris jadis l’initiative de construire l’Union européenne », a déclaré le ministre de l’Intérieur lors d’une réunion publique à Toulon. « Je propose que nous construisions l’Union méditerranéenne, comme il y a un peu plus d’un demi-siècle nous avons construit l’Union européenne », a-t-il ajouté. Cette Union méditerranéenne aura vocation à travailler étroitement avec l’Union européenne et à avoir un jour avec elle des institutions communes, a expliqué Nicolas Sarkozy. Le président de l’UMP, qui a réaffirmé son opposition à l’entrée de la Turquie dans l’UE, a estimé que l’Union européenne pourrait offrir une issue à l’imbroglio diplomatique de la candidature turque à l’adhésion. « C’est la grande ambition commune que je proposerai à la Turquie : être le pivot d’une nouvelle alliance, d’une nouvelle Union méditerranéenne », a-t-il dit. « Respectons l’histoire, les civilisations et la géographie, et le monde sera mieux organisé. » REUTERS

 

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