7 octobre 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2694 du 07.10.2007

 archives : www.tunisnews.net

AISPP: INFOS Liberté et Equité: Libération de 27 détenus politiques en Tunisie Poursuite des arrestations et de la torture Observatoire Lyonnais pour la Défense  des Libertés Fondamentales en Tunisie: “Non à la persécution de la société civile tunisienne” Communiqué de la Fédération Générale Enseignement Supérieur (Tunisie) à l’occasion du 05 octobre

Le Monde: L’état de santé de deux opposants en grève de la faim se détériore

L’ Audace: Corruption

L’ Audace: Réponse de Rached Ghannouchi pour mettre fin à toute polémique concernant la création d’une radio coranique

L’ Audace: Mise au Point de Tawfik MATHLOUTHI

Bakchich: Ben Ali connection

Edito  de « Mouwatinoun »: Dérives

Mouwatinoun: L’Ambassadeur de France au siège du FDTL

Africanmahager: Tunisie : Récit de la très courte et riche visite de Steve Ballmer

AP: Over 20 Egyptian opposition, independent newspapers halt publication to protest jailing journalists

 


 

Edition N° 74 du « Canal Du Dialogue Tunisien » du dimanche 7 Octobre 2007

(Avec les nouvelles de la grève de la faim et un entretien avec M. Bouebdelli)

lien : http://www.nawaat.org/forums/index.php?showtopic=15087

 


Le numéro 30 de Mouwatinoun est en ligne,

Ce journal hebdomadaire d’opposition publié par le FDTL en arabe avec une édition bilingue le premier mercredi de chaque mois peut être téléchargé sur www.fdtl.org.

On peut visualiser la totalité de son contenu en cliquant sur ce lien : http://www.fdtl.org/IMG/pdf/mouwatinoun_30.pdf


Liberté pour tous les prisonniers politiques

Liberté pour Abdallah Zouari,le journaliste exilé dans son propre pays

 

Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques

43 rue El Jazira, Tunis

Tel :71 324 847

 

INFOS

L’AISPP a appris que l’ex prisonnier politique Fethi Ouerghi, qui avait bénéficié d’une libération conditionnelle le 5 novembre 2006, a fait plusieurs demandes d’inscription à l’université auprès des administrations responsables, et qu’au terme d’un an et demi d’atermoiements, il a reçu une réponse officielle du président de l’université de Tunis, le 21/08/2007, où ce dernier s’excusait de ne pouvoir agréer sa demande de droit à l’inscription. Le président de l’université avait fait manquer au prisonnier politique Fethi Ouerghi l’occasion de s’inscrire en 2006-2007 en lui répondant le 6 mars 2007 : « L’université s’excuse de ne pouvoir satisfaire votre demande car les délais sont dépassés et l’année universitaire est déjà entamée, mais vous pourrez renouveler votre demande l’année prochaine » . L’AISPP rappelle que le prisonnier politique Fethi Ouerghi a interrompu ses études de philosophie à la faculté du 9 avril à cause de son incarcération et qu’il a mené à quatre reprises des grèves de la faim en prison pour exiger son droit à une inscription. Son état de santé s’est détérioré, il souffre de plusieurs pathologies, de plus il est au chômage

 

[…]

L’AISPP a appris que l’ex prisonnier politique Mahmoud Balti a obtenu du tribunal du Kef un certificat d’extinction de trois anciens avis de recherche émis au début des années 90 et il l’a présenté aux autorités sécuritaires de la région de Jendouba pour que son nom soit rayé de la liste des personnes recherchées sur l’ordinateur central du ministère de l’Intérieur, eu égard aux préjudices créés par ses arrestations répétées, à l’atteinte à ses intérêts et aux entraves à sa liberté de circulation. Cependant les autorités sécuritaires n’ont toujours pas retiré son nom en dépit des documents officiels émanant du tribunal du Kef.

 

[…]

L’AISPP a appris que les services sécuritaires du district de la garde nationale de Ben Arous refusaient toujours de délivrer un passeport à l’ex prisonnier politique Lamjed Ben Brahim Cherni, alors que ce dernier en a fait la demande il y a plus d’un an et a fourni tous les documents requis.

 

[…]

 

Pour l’Association

Le Président, Maître Saïda Akrami

 

(traduction d’extraits, ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Liberté et Equité

33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis

Tel/ Fax : 00 216 71 340 860

Email : liberte_equite@yahoo.fr

 

Tunis, le 6 octobre 2007

Libération de 27 détenus politiques en Tunisie

Poursuite des arrestations et de la torture

L’organisation Liberté et Équité a appris que le nombre de prisonniers politiques libérés des prisons de Borj Er Roumi et Mornaguia le 5 octobre s’élevait à vingt sept .

Deux d’entre eux, Aymen Mejri et Anouar Hannachi, avaient été condamnés à l’emprisonnement, tandis que les vingt cinq autres n’avaient pas encore été déférés devant le tribunal, la procédure n’ayant pas dépassé le stade de l’instruction. Les prisonniers concernés étaient tous incarcérés à Borj Er Roumi et Mornaguia.

 

Alors que le tribunal s’était borné à prononcer une peine de deux ans à l’encontre d’Aymen Mejri et Anouar Hannachi, il leur avait infligé une peine complémentaire les soumettant au contrôle administratif pour une durée de cinq ans à compter de leur libération.

 

Ces libérations surviennent dans un contexte d’arrestations massives dans les rangs de la jeunesse pratiquante, alors qu’aucun fait ne peut leur être reproché, dans le cadre de ce que le régime appelle les « procès préventifs », portant le nombre des détenus politiques à deux mille.

Liberté et Équité […]

Pour l’organisation,

Le Président, Mohammed Nouri

(traduction d’extraits, ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Liberté et Equité

33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis

Tel/fax : 71 340 860

Email : liberte_equite@yahoo.fr

 

Le 5 octobre 2007

Communiqué

 

L’organisation Liberté et Équité a appris la libération de prisonniers d’opinion détenus à Borj Er Roumi et Mornaguia, nouvelle qui aurait été susceptible de créer un certain soulagement dans l’opinion publique, si ce n’était la récurrence des informations faisant état d’interpellations de personnes accusées d’adhérer à la pensée salafiste, citons messieurs :

Mohammed Amine Ridane,

Mohammed Yassine Jelassi,

Tarek,

Khaled Sassi,

Faïçal Saadani,

Mohammed Amine,

Samir Najjar,

Mohammed Boujemaa,

 

L’organisation Liberté et Équité[…]

 

Pour le bureau exécutif de l’organisation

Le Président, Mohammed Nouri

(traduction d’extraits, ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Liberté et Equité

33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis

Tel/fax : 71 340 860

Email : liberte_equite@yahoo.fr

 

 

 Nous avons reçu la lettre ci-jointe du prisonnier d’opinion Khaled Layouni, actuellement incarcéré à la prison de Mornaguia 

 

« […]

J’ai décidé de défendre mes droits et ceux des prisonniers et d’affronter toute forme d’oppression et d’humiliation, ou de traitements inhumains par tous les moyens de protestation et de dénonciation. Je ne relaterai pas les conditions d’incarcération ou les méthodes d’investigation, car il s’agit là d’une chose indicible […]

 

La toute première fois que j’ai protesté avec véhémence, c’était parce qu’un prisonnier politique avait subi des violences inouïes et qu’il avait mis au cachot. Tous les prisonniers ont protesté et demandé à ce qu’on le sorte du cachot. C’était au cours de l’été 2006. L’administration avait intensifié ses activités punitives […] ; Ils m’ont transféré à la prison civile de Gafsa, qui est distante de quelque 500 kilomètres du lieu de résidence de ma famille. Là, j’ai goûté à l’amertume de la privation pendant quatre mois environ et j’ai été la cible d’insultes et des atteintes les plus odieuses à mon intégrité physique . On m’a mis dans un cachot obscur, dénué de toute installation hygiénique et sans propreté. L’aération faisait défaut, tout comme la lumière. Les cafards infestaient le lieu et j’en ai gardé les marques sur mes jambes. A cause des toilettes […] régnait une odeur pestilentielle qui asphyxiait. Dans ce cachot, on m’a confisqué mes affaires, les couvertures, les vêtements, le nécessaire de toilette. Rien ! Je n’avais pas droit à la promenade tant et si bien que mes yeux ont commencé à me faire mal à force de passer du temps dans l’obscurité. Idem pour la douche, je devais utiliser le robinet des toilettes. J’ai contracté la gale, cette sale maladie de peau qui m’a fait veiller la nuit sans pouvoir fermer l’œil et m’a fait comprendre ce que peut ressentir un être humain en termes de souffrances et de torture.

 

Tout cela m’a perturbé psychologiquement. J’ai eu des crises de nerfs. J’ai fait des grèves de la faim, à deux reprises, au point que mon teint est devenu verdâtre. J’ai atteint un stade critique. Mes revendications se bornaient à réclamer du savon et du shampoing […]. Lorsque je me suis décidé à protester à haute voix et à dire que cela relevait de l’injustice et d’une violation des droits de l’homme, ils m’ont fait sortir du cachot et m’ont roué de coups. C’était insupportable. Ils m’ont donné des coups de pieds, ont déchiré mes habits et m’ont attaché les mains dans le dos. Pendant des journées entières, je n’ai pas pu bouger à cause des violences que j’avais subies;

 

A la fin du mois de novembre 2006, l’administration pénitentiaire a décidé de me transférer à la prison de Mornaguia. A la fin janvier, elle m’a accusé de correspondre illégalement avec ma famille. J’ai été mis au cachot, précisément dans la cellule n°64 du pavillon D, puis à la cellule n°23. Là, un agent m’a fait subir des violences et m’a interdit de faire la prière, sinon avec mes mains attachées dans le dos. Puis on m’a attaché au lit et j’étais contraint d’effectuer la prière par des hochements de tête. Cela a duré ainsi jusqu’à mon transfert à la prison de Sfax qui est distante d’environ 400 kilomètre du lieu de résidence de ma famille.

 

Au bout de deux semaines, on m’a ramené à la prison de Mornaguia à Tunis. Mes lettre ne parvenaient pas à ma famille, interceptées sans aucune raison. La plupart du temps, je n’avais pas droit au journal. Un jour, on m’a confisqué les médicaments prescrits par le médecin spécialiste des maladies cutanées et dont je ne pouvais me passer. Ils m’ont laissé me débattre dans les souffrances et la douleur. J’ai tenté de le récupérer, en vain. On m’a pris mes habits, des affaires, de la nourriture. J’ignore quel est l’objectif poursuivi par ces actes mesquins, mais si c’est de nous avilir, alors c’est peine perdue. En revanche, s’ils comptaient nous provoquer et nous pousser à réagir, alors cela a marché car ils ont allumé en moi une flamme violente dont les allumettes sont l’asservissement et le sentiment d’injustice. J’ai décidé de faire la grève de « tout », à l’exception du pain sec, pas de nourriture, pas de promenade, pas de cantine, pas de douche, pas de journal, pas de livres, pas de visites, pas d’avocat, rien, pour protester contre les mauvais traitements et l’absence de soins médicaux.

 

J’ai fait cela pendant plus d’un mois, et le matin du 12 mai 2007, soit à la date prévue de mon procès, j’ai refusé de sortir pour ce procès que je considérais comme une comédie pour deux raisons : la première parce que je ne crois pas en l’indépendance de la justice en Tunisie et le tribunal manque à mon avis de crédibilité. La seconde, c’est que je suis innocent de tout crime et l’innocent n’a pas besoin d’un tribunal, mais d’une libération immédiate et inconditionnelle. D’avoir boycotté le tribunal a provoqué l’ire des responsables. Une heure plus tard, le sous-lieutenant est arrivé à la tête d’une dizaine d’agents. Ils m’ont attaché les mains dans le dos et m’ont fait sortir de force, les pieds nus. Ils m’ont emmené à la salle de fouille, distante de 300 mètres de mon pavillon. Sur tout le trajet, l’un d’eux n’a pas arrêté de donner ces coups de poings et de dire des injures mais j’ignorais qu’une surprise m’attendait dans la salle de fouilles. Sitôt à l’intérieur, j’ai été roué de coups […] Je gisais sur le sol et recevais des coups de pieds de tous les côtés. J’ignore pendant combien de temps j’ai perdu conscience. Quand j’ai repris connaissance […] j’avais des crachats sur le visage, mal à la tête et au dos, j’étais incapable de bouger […]. On m’a jeté dans une voiture qui a pris la route du Tribunal de Première Instance de Tunis. Je ne me suis pas levé devant le juge et on m’a fait sortir et vu que cela ne leur suffisait pas, ils ont commencé un nouveau round de coups. C’était une journée noire, au plein sens du terme.

 

Alors j’ai décidé de faire une grève de la faim en sus de mon boycott de toutes les activités carcérales. Au bout de cinq jours très exactement, le vendredi 17 mai 2007, on a décidé de mon transfert du bloc m au bloc w, où l’incarcération est collective. Je suis une personne sensible qui ne supporte pas le tapage des droits communs, leur grossièreté, leur tabagisme. J’ai refusé, alors un gardien m’a collé une gifle au visage, tellement violente que je me suis évanoui. Cela ne s’est pas arrêté là : dès que j’ai repris connaissance, on m’a fait subir des violences, jusqu’à ce que je m’évanouisse à nouveau.

Mon état était critique, car j’étais en grève de la faim, sans compter ce que j’avais subi le 12 mai, j’étais dans un état qui traduisait leur inhumanité intrinsèque. On m’a mis au cachot, précisément dans la cellule n°55 du pavillon D, et au terme de treize jours de grève, mon état s’est dégradé et je suis entré dans une phase nécessitant une hospitalisation. Mais, et de façon imprévisible, le directeur de la prison est venu, accompagné du vice-directeur, du directeur du centre 1 et d’un groupe d’agents. Ils m’ont attaché les mains dans le dos, jeté à terre, et tenu la tête pour que je ne bouge pas. Ils m’ont ouvert la bouche de force et pincé le nez, puis versé du lait dans ma bouche. Je ne pouvais respirer que si j’ingurgitais le lait. Après m’en avoir fait boire un litre, ils m’ont laissé.

 

Mon incarcération n’est que maltraitance : privé de visite directe, privé de la visite de mon frère incarcéré dans le même pavillon que moi, journaux confisqués, télévision interdite, nourriture mauvaise. Nous n’avons droit à la cantine qu’une fois par mois et à la buvette une fois par semaine.

L’ambiance est désolante et terrifiante, les prisonniers crient et appellent à l’aide à longueur de journée, les agents profèrent insultes et injures et frappent avec des gourdins de caoutchouc dur.

Ma dernière protestation remonte au 10 août 2007. J’ai mené une grève de la faim de 23 jours pour protester contre les mauvais traitements[…] je n’exagère pas en disant que j’ai failli y laisser ma vie et pourtant je n’ai rien obtenu.

 

Je suis convaincu que les choses s’amélioreront un jour à condition que des personnes se sacrifient pour la défense des droits, des valeurs et de la morale. Si quelqu’un peut mettre sa main dans la mienne pour les plus nobles des principes, qu’il le fasse ! Ma main restera tendue jusqu’à ce que le droit triomphe, dusse je en mourir. »

 

L’organisation Liberté et Équité […]

 

(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT)


 

Observatoire Lyonnais pour la Défense  des Libertés Fondamentales en Tunisie c/o LDH 69 5, place Bellecour 69002  Lyon

___________________ Pour plus d’informations, contact : Abdelaziz Agoubi – LDH 06 77 31 77 39

saidacharf@hotmail.com

  ____________________ Communiqué de Presse  –

Soutien aux grévistes de la faim Maya Jribi et Néjib Chebbi Non à la persécution de la société civile tunisienne”  

L’Observatoire Lyonnais pour la défense des libertés fondamentales en Tunisie, apporte son soutien à l’action de Madame Maya Jribi et de Maître Ahmed Néjib Chebbi, leaders du Parti Démocrate Progressiste Tunisien, qui observent une grève de la faim illimitée depuis le 20 septembre dernier. visant à protester contre la menace de délocalisation du siège du parti suite à des pressions exercées par le pouvoir sur le bailleur des locaux. Nous rappelons que ce type de persécutions politiques a déjà affecté d’autres partis et associations d’opposition tunisiennes, comme le Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT), la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, le parti Tajdid, RAID attac-Tunisie, etc. Situation régulièrement confirmée et dénoncée  par des rapports d’ONG, entre autres. En effet, après avoir exclu d’accès aux médias publics et privés toute voix dissidente, l’espace vital où pourrait s’exercer l’activité associative ou partisane s’est réduit comme une peau de chagrin. Même des réunions de quelques personnes dans un local sont accompagnées par d’impressionnantes démonstrations de présences  policières. Les hôteliers refusent ou décommandent à la dernière minute les réunions publiques de la société civile ou d’opposants sur intervention des autorités locales. Cet étouffement quasi total de la voix de la société civile est très inquiétant en ce qu’elle constitue un facteur favorisant la violence et l’extrémisme politique ou religieux. C’est pourquoi l’Observatoire lance un appel pressant à l’opinion publique française pour qu’elle se mobilise en faveur des grévistes de la faim et leur apporte un soutien à la hauteur de l’enjeu et des menaces. Elle appelle le Parlement Européen à inscrire à l’ordre du jour la question des Droits de l’homme en Tunisie et à interpeller la Commission européenne sur l’application de l’article 2 de l’accord d’association avec la Tunisie.


Rappel : Depuis plusieurs années, l’Observatoire lyonnais pour la défense des libertés fondamentales en Tunisie (collectif d’associations rassemblées autour de Tunisie-Liberté, LDH-Rhône, attac-Rhône, RAID attac-Tunisie, ..), avec le soutien d’Agir Ensemble pour les Droits de l’homme, s’est fixé pour objectif de veiller à la situation et à l’évolution du respect des droits de l’homme, de la liberté d’expression et d’association, en Tunisie.


COMMUNIQU2 de la FGESRS -UGTT- TUNISIE  

LES UNIVERSITAIRES TUNISIENS CELEBRENT LE 5 OCTOBRE:« JOURNEE MONDIALE DES ENSEIGNANTS »PAR LE PORT DU BRASSARD ROUGE

 

A l’occasion de 05 octobre « Journée Mondial des Enseignants », la Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique , et les syndicats nationaux de l’enseignement secondaire, 
primaire et des hospitalo-universitaires ont coordonné leurs actions pour célébrer ensemble cet évènement, ce vendredi 05 octobre 2007 aux pôles universitaires de Tunis et de Sousse.
Au programme, des conférences-débat sur les thèmes de la qualité, des conditions de travail des enseignants et des libertés syndicales et académiques.
Un poster  a été conçu pour commémorer l’évènement. Le débat qui a suivi les conférences a mis en exergue d’intéressantes recommandations relatives notamment à l’importance de la coordination entre les syndicats de tous les niveaux de l’enseignement en Tunisie pour mener des luttes communes et conjuguer leurs efforts sur la base du croisement des intérêts de leurs adhérents. La proposition de la création d’une grande Fédération regroupant l’ensemble des syndicats nationaux du secteur de l’enseignement a été reprises par plusieurs intervenants.
Pour l’enseignement supérieur, les universitaires ont porté le brassard rouge durant toute la journée du 05 octobre 2007 dans la majorité des institutions universitaires du pays, une décision prise par le conseil sectoriel du 8 septembre 2007 pour protester contre le refus de négociation sincère de la part du Ministère de l’Enseignement Supérieur et les atteintes répétées aux libertés syndicales.
Les  principales revendications des universitaires:
1-    1- reconnaître la Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique comme seul représentant des universitaires tunisiens adhérents à la centrale syndicale l’UGTT (une revendication très soutenue par l’Internationale de l’Education et qui fait actuellement l’objet d’une plainte déposée auprès du Bureau International du Travail), et conclure avec la Fédération Générale un accord écrit sur les revendications présentées ;
22   2- mettre un terme aux atteintes aux libertés syndicales et à l’harcèlement des syndicalistes; 3-la réintégration à leurs postes de travail des assistants technologues grévistes dont les contrats ont été résiliés illégalement avant terme et les salaires suspendus depuis juillet 2007 , 4-et la reconvocation des jurys de recrutement de maîtres assistants pour examiner les dossiers des assistants grévistes qui ont été injustement privés de promotion.
 
  Cordialement
 Sami Aouadi
Secrétaire Général de la Fédération Générale de  l’Enseignement Supérieur et de la Recherche  
               Scientifique (FGESRS-Tunisie)

Adresse :16 avenue de carthage 1001 tunis (Tunisie) Fax : 00216.71255815 Tél : 00216 71337427 Mail : samiaouadi@yahoo.com  


 

TUNISIE

L’état de santé de deux opposants en grève de la faim se détériore

 

TUNIS. Au seizième jour de la grève de la faim de Maya Jribi, secrétaire générale du Parti démocratique progressiste (PDP, légal) et de l’avocat Nejib Chebbi,  » Il y a une détérioration grave et la situation prend une tournure dangereuse « , ont averti, vendredi 5 octobre, les médecins de ces deux figures de l’opposition. Elles protestent contre une procédure d’expulsion . Une décision de justice a sommé le PDP d’évacuer son siège à Tunis.

Le Monde, lundi 8 octobre 2007

 

 

 


 

Sakhr Materi met la main sur la représentation de Renault (engins industriels)

 

CORRUPTION

AFFAIRES, TOUJOURS LES AFFAIRES

ou comment les Allemands se montrent plus corrects que les Français !

par Slim Bagga

 

Incontournable Sakhr Materi. Récemment, le représentant de Renault (Matériel de travaux publics) en Tunisie a été à la limite de la crise cardiaque. Homme qui connaît son métier et fait prospérer son entreprise, il crut se mettre à l’abri de la mafia en offrant à la présidence de la République 14 voitures et en acceptant de subventionner l’association “Besma”, créée par Leila Ben Ali. C’est une sorte d’association fantoche censée apporter de l’aide aux démunis et autres handicapés.

 

Voici que Sakhr Materi le contacta pour lui annoncer que sur les 15% de commission à la carte de Renault, il ne lui reste plus que 3%. Et qu’il s’est arrangé en France avec la société mère pour lui retirer 12% dans un partage juste et équitable digne de sa parenté à Ben Ali.

 

Vive la commission!

 

Ce qui ne se comprend pas dans cette affaire, c’est le silence des Français. Rappelons-nous: il y a quelques années, Belhassen Trabelsi avait fait la même chose vis-àvis de Larbi Nasra, directeur de

Hannibal TV, qui était représentant de Siemens en Tunisie. Les Allemands avaient fini par céder au chantage de Belhassen Trabelsi pour sauvegarder leur marché, mais ce sont eux qui avaient prévenu les premiers Larbi Nasra.

 

Dans cette affaire, Renault n’a même pas eu la délicatesse de prévenir leur représentant. Sakhr Materi le fait lui-même. Manière de dire: “Circulez, il n’y a plus rien à voir”.

 

Pour la peau de Slim Chiboub

 

Le promoteur Taoufik Chaïbi, oncle de Slim Chiboub, que Leïla a réussi à neutraliser, a récemment manifesté sa volonté de faire l’importation et la représentation d’une marque de voiture coréenne, totalement adaptée au budget du Tunisien moyen.

 

Il essuya un refus de l’Administration. Il ne faut voir à travers ce refus que deux explications qui se superposent: la première est de faire du mal au gendre du Président lui-même, sur instruction des Trabelsi. La seconde est d’empêcher de concurrencer la smala des mêmes Trabelsi et affidés. Car

Sakhr Materi, Pdg de la société Ennakl, détient la représentation de Ford, de wolkswagen, d’Opel et d’Audi, avant d’acquérir Porsche.

 

Le rejeton Mabrouk détient la représentation de Mercédès et de Fiat. L’homme de paille de Belhassen Trabelsi, Touil, détient d’autres marques de prestige.

 

On vous le disait: c’est une mafia…

 

(Source : « L’AUDACE » (mensuel tunisien publié à Paris), N° 152, octobre 2007)


 

Réponse de Rached Ghannouchi pour mettre fin à toute polémique concernant la création d’une radio coranique

 

Le lancement de la radio privée diffusée 24/24 h par Sakhr Materi, gendre corrompu du Général Ben Ali a fait l’objet d’un communiqué de félicitations de Rached Ghannouchi, président du Mouvement Ennahdha. Ce que l’intéressé ne nie pas. Cette félicitation a soulevé des questions sur son sens. J’ai personnellement contacté Rached Ghannouchi qui m’a fait la réponse suivante:

 

« Nous avons félicité l’initiative du lancement d’une radio qui met en valeur le Saint Coran. Nous soutenons chaque initiative qui remet à sa place le respect de notre culture musulmane d’où quelle

vienne et de n’importe qui la tient. Donc cette félicitation n’a aucun sens politique ni aucun  changement de notre relation vis-à-vis du pouvoir.

 

Nous ne faisons aucune concession aux revendications de démocratie pour notre pays et nous continuons avec nos partenaires à œuvrer pour que le pouvoir se plie à nos revendications»

 

(Source : « L’AUDACE » (mensuel tunisien publié à Paris, N° 152), octobre 2007)


Mise au Point de Tawfik MATHLOUTHI

 

Monsieur Slim BAGA

Directeur de Publication

L’AUDACE

 

Paris le 27 Septembre 2007.

 

Monsieur le Directeur de publication de «L’AUDACE»

 

Faisant suite à votre brève me concernant et parue dans votre publication N°151 de septembre 2007, je tiens à apporter les précisions suivantes, qui sont d’importance à mes yeux et qui tendent à rétablir la vérité quant à ma décision de retourner dans mon pays natal :

 

– Je n’ai nullement l’intention de me rendre en Tunisie avec un passeport autre que celui de mon pays de naissance, j’en fais un point d’honneur, car la détention d’un passeport tunisien est un droit élémentaire garanti pour tout citoyen et non une gratification en fonction du degré d’allégeance aux Autorités. J’attendrais que le mien me soit remis par les autorités consulaires

 

– Je confirme avoir entamé des démarches unilatérales en vue d’aplanir les difficultés actuelles et préparer mon retour dans l’apaisement et la sérénité.

 

– Oui je crois aux valeurs de démocratie et je ne désespère pas de voir mon pays s’inscrire dans le concert des nations développées. La Tunisie est dotée de tous les atouts humains, culturels, politiques, économiques et historiques pour y parvenir.

 

Je reste persuadé, qu’avec une dose de volonté politique, une main tendue entre le pouvoir et l’opposition, dans l’intérêt supérieur de la Tunisie, ceci est non seulement possible, mais réalisable à brève échéance..

 

– On me prête et on me reproche le financement de votre publication « L’AUDACE », je tiens à démentir catégoriquement cette assertion fallacieuse et affirme n’avoir d’autres liens avec L’AUDACE, que ceux de tout un chacun, à savoir en faire la lecture quand cela m’est possible, même s’il m’est arrivé par le passé d’y contribuer par la plume.

 

Par avance, merci de publier ce qui précède.

 

PS: Je publie avec plaisir la mise au point de Tawfik MATHLOUTHI. Je ne ferais aucun commentaire, car ce qu’il publie est la stricte vérité.

Slim BAGGA

 

(Source : Editorial de « L’AUDACE » (mensuel tunisien publié à Paris), N° 152, octobre 2007)

Feuilleton Tunisie/3

Ben Ali connection

par Gari John

 

Suite du feuilleton de Bakchich destiné à célébrer le 20ème anniversaire du coup d’État médical du président Ben Ali. Cette semaine, le neveu présidentiel, empereur des duty-free.

 

Paradis des voyageurs en déshérence, ou en attente de leur vol, les duty-free génèrent de grosses sommes d’argent. En Tunisie comme ailleurs. Et quand il y a du grisbi au royaume de Ben Ali, ben…il y a une taxe estampillée famille Ben Ali-Trabelsi. Ici, c’est le pauvre neveu du Président qui s’empiffre, le malheureux Soufiane, dont le père, aujourd’hui disparu, avait été impliqué dans la sombre affaire de la « couscous connection », un trafic de drogue entre la France, la Hollande et Carthage. Avec un tel héritage, le fiston aurait pu mal tourner. Mais son chemin est un peu plus éloigné des lignes blanches. Il a en revanche hérité d’une petite particularité de son oncle, Zine Ben Ali, dit Bac moins trois, son peu de goût pour les études. Le garçon a été viré, dans sa jeunesse, d’une modeste école de commerce suisse.

 

Ben Ali & les duty free

 

Gênant mais pas paralysant quand le Président tunisien vous charge de négocier avec les opérateurs, les cessions des six duty free du pays. Il suffit de s’adjoindre les services d’un expert. Et l’ami Ben Ali a trouvé l’oiseau rare. Grand brasseur d’affaires, entre l’Afrique du Sud, l’Irak, Monaco, et quelques autres places offshore, Youcef Zarouk s’est attelé à la tâche. Youcef est un homme serviable, qui loue à l’année au fils de Charles Pasqua, Pierre, une des plus jolies demeures de Sidi Bousaïd. Lequel Pierre, qui a fait l’objet d’un reportage dans Paris-Match, où on le découvrait en compagnie d’une charmante blonde, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par le juge Courroye.

 

Bref, Youcef a fort bien bossé et obtenu de belles commissions pour le neveu. La société suisse Weitnauer, qui a obtenu le marché de gré à gré en 2003 et jusqu’à 2015, verse désormais 25% des droits au régime, contre 35% précédemment. Une mansuétude de 10% versée directement dans les poches du neveu…

 

Reste un dernier souci pour Soufiane, récupérer la fortune amassée par Abderramane Tlili dans sa brillante carrière de patron des aéroports tunisiens, soit quelques centaines de millions de dollars. Enfermé faute de ne pas avoir partagé le gâteau avec la smala Ben Ali, Abdherramane a reçu en 2004 la visite de ses quatre frères, venus le sermonner. Sur l’air du « Laissons à Ben Ali la moitié du magot et gardons le reste ». Pas question, a répondu le frérot, notre cher Président n’attend que cela pour me massacrer… Abderramane est incontestablement un homme d’expérience… et croupit depuis trois ans et demi en taule.

 

(Source : Bakchich.info (France), le 4 octobre 2007)

Lien : http://www.bakchich.info/article1690.html

 


 

Edito  de « Mouwatinoun »

Dérives

Mustapha Benjâafar

 

Un avocat opposant voit son cabinet incendié,… les responsables d’un parti politique se mettent en grève de la faim pour protester contre leur expulsion programmée du siège de leur parti,… un climat de tension générale entre les autorités et la plupart des composantes de la société civile qui peuvent encore jouir d’une certaine marge d’indépendance, le dernier trimestre de 2007 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices.

Pourtant, l’équipe au pouvoir se prépare fébrilement à fêter, en grandes pompes, les vingt ans de règne de son mentor et à annoncer très probablement sa candidature pour un cinquième mandat présidentiel. Chacun, en prélude à ces fêtes, attendait ou, plutôt, espérait des mesures de détente ; or c’est tout le contraire qui se produit, comme si les tenants de l’autorité, sourds à tous les appels venus de l’intérieur comme de l’extérieur, s’enfermaient dans leur logique unanimiste voulant tout contrôler, par tous les moyens,  tirant sur tout ce qui bouge. Se vantant d’une « stabilité » acquise au prix des libertés, ils ignorent les clignotants qui virent au rouge : malaise dans le champ politique en raison du verrouillage des libertés d’expression et d’organisation , tensions sociales en raison de la dégradation, de plus en plus mal supportée, du pouvoir d’achat des classes moyennes, développement du chômage qui a atteint un seuil alarmant chez les diplômés, conflits sans fin entre le gouvernement et de larges secteurs syndicaux de tous les niveaux de l’enseignement, de la santé, du textile…Le malaise n’épargne pas le milieu des affaires, croulant sous le poids de la corruption galopante et du marché parallèle , déboussolé par l’absence de règles du jeu stables et transparentes.

Face à cela, le pouvoir contre toute évidence affirme que les cas d’agression ou de harcèlement des opposants relèvent de la seule justice qui fait son travail en toute indépendance, et continue à affirmer que tout va bien, contre toute évidence. Le dernier exemple significatif, risible s’il n’était pas dramatique, concerne notre système éducatif : selon une récente enquête de l’OCDE testant des élèves âgés de quinze ans, portant sur une quarantaine de pays, dont sept pays émergeants, notre enseignement se situerait en dernière place. Or, face à cela, et en quête de satisfecits venus d’ailleurs, la une des journaux affiche un article dithyrambique tiré d’un journal américain, donc le top du top !, louant les extraordinaires performances de notre système éducatif. Il s’avère que cet article, sensé être l’étude d’un journal international, serait en fait, selon certaines « mauvaises langues » bien informées, la copie manipulée d’une publicité commandée par la propagande officielle… Qui veut on tromper ? Le temps n’est il pas arrivé pour voir la vérité en face et se décider à mettre tout en œuvre au service de l’intérêt national qui commande d’urgence des mesures de redressement ? Ou bien est il déjà trop tard parce que des intérêts autrement supérieurs et que nous ignorons sont en jeu ?

En tout état de cause, l’opposition démocratique a l’impérieux devoir de prendre ses responsabilités, car la conception et la défense de l’intérêt national ne sont pas du seul ressort des gouvernants. 

 

(Source : « Mouwatinoun » (Hebdomadaire d’opposition – Tunis),N° 30 du 3 octobre 2007)  


Affaires-Infos

Le Ciment tunisien attire les investisseurs

Le secteur du ciment enregistre une forte croissance, prés de 7,3 mt en 2006 dont 40% sont destinées à l’exportation. Cela est important lorsqu’on sait qu’en 2008 les droits de doune seront démantelées et que le marché sera totalement libéralisé. Plusieurs entreprises opèrent en Tunisie : Secil et Cimpor du Portugal, Colacem d’Italie, Uniland et Prasa d’Espagne…, une dizaine d’autres attendent leur agrément. Deux nouveaux opérateurs viennent de lancer la construction de deux cimenteries dans le sud tunisien : l’espagnole Aricamà, en partenariat avec la Compagnie des Phosphates de Gafsa va produire à Gafsa 3mt/an, et une tunisienne Ciment Karthago Company, en partenariat avec deux entreprises espagnoles, Klis Silda et GLA, qui compte, au nord de Gabés, produire 600 000 t de ciment et 1,3 mt/an de clinkers à partir de septembre 2009. D’après son directeur général Ali Guemagui, l’usine emploiera  prés de 320 salariés Coté privatisation, il ne reste que la stratégique Société des Ciments de Bizerte, Le groupe français Lafarge est dans la course.

 

Le Couscous suscite des convoitises !!

Sous administration judiciaire depuis avril 2007, le groupe Affès (Couscous et pâtes alimentaires( suscite des convoitises. Plusieurs entreprises se bousculent pour son rachat : l’italienne Panzani et Barilla, les groupes Poulina, Hachicha et Mellouli de Tunisie et la Lybian Arab African Investment Company de Lybie. Il semble toutefois  que c’est le patron du Holding Mohamed Driss qui ait le vent en poupe, Son offre de rachat serait d’autant plus séduisante qu’il envisagerait de créer pour le fondateur Abdesslem Affès un poste de président d’honneur et de maintenir ses enfants dans le groupe. L’élégance du geste suffira t elle ? 

Créances douteuses

La part des créances douteuses dans les engagements bancaires a reculé, passant de 20,9% en 2005 à 19,3% en 2006. Le FMI qui s’en est inquiété, les estime à 5 milliards de dinars et a proposé un échéancier « souple » pour nettoyer l’ardoise.

 

Une nouvelle raffinerie de sucre à Bizerte

Pour satisfaire ses besoins en sucre la Tunisie recourt à l’importation ( 320 000 tonnes par an). Avec un capital de 16 millions d’euro (28 MDT), la nouvelle raffinerie, projetée par deux hommes d’affaires tunisiens, Belhassen Trabelsi et Lotfi Abdennadher, i sera installée dans la zone off shore de Bizerte. Paradoxalement, elle est destinée à l’exportation alors que l’ancienne et unique raffinerie située à Beja ne parvient plus à satisfaire les besoins en hausse de la consommation locale.

 

(Source : « Mouwatinoun » (Hebdomadaire d’opposition – Tunis),N° 30 du 3 octobre 2007)  

 


L’Ambassadeur de France au siège du FDTL

 

Le Dr. Mustapha Ben Jâafar, Secrétaire Général du Forum a reçu au siège  du parti le 25 septembre 2007 son Excellence Monsieur Serge Degallaix, ambassadeur de France à Tunis. L’entretien a porté sur les relations privilégiées entre les deux pays et les perspectives de leur consolidation. Le Secrétaire Général a insisté sur le rôle que peut jouer la France dans le monde et, plus particulièrement dans la région méditerranéenne en vue de promouvoir la paix, la démocratie et un développement durable et pour tous. Concernant le projet d’Union Méditerranéenne, le S.G. a regretté que ce projet, prometteur quant à ses objectifs en matière de développement et de relations économiques, fasse l’impasse sur le volet politique, considéré comme le talon d’Achille dans le processus de Barcelone.

 

La situation au Proche-Orient a été abordée, Dr. Ben Jâafar a souhaité que la France maintienne sa «politique arabe» qui lui a valu tant de crédit et sympathie dans le Monde Arabe, et qu’elle fasse usage dans les instances et conférences internationales de son poids et de son crédit afin qu’une solution juste et équitable voit le jour, aboutissant à un Etat Palestinien viable.

Le S.G. a enfin exprimé le souhait que lors des prochains déplacements en Tunisie, les responsables français rencontrent les représentants de la société civile, ce qui participerait à consolider les relations entre les deux peuples.

La rencontre s’est déroulée en présence de Mme Julie Duhaut-Bedos, première Secrétaire de l’Ambassade, Conseillère de presse et du Dr. Khélil Ezzaouia membre du bureau politique du FDTL.

 

(Source : « Mouwatinoun » (Hebdomadaire d’opposition – Tunis),N° 30 du 3 octobre 2007)  


Tunisie : Récit de la très courte et riche visite de Steve Ballmer

A.M.

 

La visite aura été courte. Très courte. Steve Ballmer en Tunisie, on n’y croyait pas vraiment quand on l’a appris à peine 24 heures avant son arrivée. Le rendez-vous aura été maintenu secret jusqu’au bout par les responsables de Microsoft pour des raisons que nous aurons du mal à comprendre. Malgré le temps très réduit de la visite du Président exécutif de Microsoft (moins de 24 heures), on peut avancer qu’elle aura été riche. C’est en tous cas l’avis des différents responsables qui l’ont rencontré et du concerné lui-même qui a daigné (heureusement !) rencontrer la presse pour quelques minutes à l’aéroport Tunis-Carthage, avant son départ dans un jet privé.

 

Durant les quelques heures qu’il a consacrées à la Tunisie, pendant sa tournée régionale, Steve Ballmer a visité des centres de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et la recherche scientifique, la Cité des Sciences. Il a surtout été reçu par le Président Zine El Abidine Ben Ali avec qui il a eu un entretien qu’il a qualifié de très intéressant et qui lui a permis d’apprécier la vision du Chef de l’Etat et ses objectifs concernant le rôle important des technologies de la communication dans l’instauration de l’économie du savoir en Tunisie.

 

D’ailleurs, durant le point presse qu’il a ensuite tenu, il n’a pas tari d’éloges sur le Président de la République tunisienne et de louer son engagement spécial pour l’économie et les technologies du savoir. « C’est tout à fait unique de voir l’approche du Président de la République en matière de technologies et qui se reflète sur toute la Tunisie », dit-il.

 

Au cours de l’audience, Steve Ballmer a remis au Président Zine El Abidine Ben Ali le trophée de Microsoft pour le leadership mondial en technologies de l’information et de la communication, en reconnaissance de son rôle avant-gardiste dans la promotion des technologies de la communication sur la scène internationale.

 

Auparavant, S. Ballmer a rencontré un bon de personnalités parmi lesquelles nous citerons El Haj Glaï, ministre des Technologies de la Communication, la Secrétaire d’Etat Mme Khedija Ghariani, Lazhar Bououni ministre de l’enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la technologie, Sadok Korbi, ministre de l’éducation et de la formation, Hédi Djilani patron des patrons, etc.

 

Certaines de ces rencontres ont vu des conventions signées, mais nous ne savons pas vraiment lesquelles et nous n’en saurons que très peu. «Nous avons signé un accord de partenariat avec le gouvernement tunisien pour promouvoir les nouvelles technologies dans les domaines de l’éducation et de l’administration», a-t-il en effet déclaré au cours d’une conférence de presse. L’accord prévoit la fourniture de logiciels de formation au profit des enseignants et de pour les élèves. «Microsoft va aussi accueillir en stage des étudiants dans le cadre d’un programme de développement des ressources humaines», a indiqué M. Ballmer à l’issue d’une visite de 24 heures en Tunisie. En vertu de l’accord, le groupe américain contribuera aussi à «l’extension» du projet de l’administration électronique. Nous ne saurons pas non plus les raisons d’avoir maintenu au secret cette visite. Le même sort a d’ailleurs été réservé au fameux accord signé il y a quelques mois avec Bill Gates lui-même !

 

On ne saura que ce qu’on sait déjà, c’est-à-dire que le numéro un mondial des logiciels désire partager son savoir. A quel prix ? Au prix exorbitant des pays riches ou à un prix préférentiel pour des pays en voie de développement ? La question fut posée par notre confrère du Quotidien et la réponse a été franche. « Dans tous les pays, y compris les pays développés, dira Steve Balmer, il y a ceux qui ont les moyens, ceux qui n’en ont pas et ceux qui sont entre les deux. Les entreprises, les écoles et la population. Le cas de la Tunisie ne fait pas exception et nous travaillons pour que nos logiciels soient accessibles à toute la classe moyenne, la classe majoritaire en Tunisie. » Et pour le reste ? « Il y a les écoles, les lycées, les cybercafés » précise S. Ballmer avant de mettre en exergue les programmes de la Tunisie pour la classe moyenne. Il citera l’engagement du Chef de l’Etat tunisien pour que l’équipement informatique soit accessible et en faveur de l’ordinateur familial ! On ne lui a certainement pas dit que le système d’exploitation de l’ordinateur familial est officiellement un logiciel libre et que les revendeurs installent ensuite officieusement une copie piratée de Windows XP ! Mais nous n’allons pas le dire !

 

L’autre question qui nous titillait est celle des relations entre Microsoft et la presse. Il y a quelques années, les journalistes tunisiens prenaient part en Tunisie et à l’étranger à des séminaires et conférences qui leur permettaient d’assurer une veille technologique et d’être informés des prouesses du numéro un des logiciels. Autant d’informations qui se répercutaient par la suite dans nos articles et qui profitent, un tant soit peu, aux lecteurs. Nous avions également la possibilité d’obtenir des versions béta (tests) de certains logiciels avant même leur commercialisation aux Etats-Unis. D’anciens DG nous ont même fait essayer la console de jeux Xbox avant sa mise sur le marché. Depuis quelque temps, ce n’est plus le cas. Faut-il comprendre que c’est une nouvelle stratégie de communication chez Microsoft dans le monde ou est-ce bien une politique qui touche uniquement certains petits marchés, comme la Tunisie ? « Pas du tout, nous répondra S. Ballmer, nous tenons à la présence des journalistes aux différents événements » Il promettra ensuite d’associer la presse tunisienne aux futurs importants événements qu’organisera la firme de Redmond.

 

Salwa Smaoui, DG de Microsoft Tunisie, était pour sa part aux anges. Et comment ! Son big boss est content et la visite fut un réel succès. Mme Khedija Ghariani le lui témoignera d’ailleurs avant de le féliciter et de lui dire avec son habituel sourire « Et maintenant, tu dois nous ramener Bill Gates ! ». A propos des journalistes, Salwa Smaoui dira qu’elle rattrapera le coup et qu’en effet, elle n’a pas fait tout ce qu’il fallait pour eux. Une promesse qu’elle saura tenir, comme elle l’a toujours fait par le passé?

 

La presse électronique tunisienne n’existe pas !

 

Un journaliste tunisien désirant assister à la conférence de presse du patron de Microsoft a été empêché d’accéder aux lieux de la rencontre. La raison est que son nom ne figure pas dans la liste. Jusque là, rien d’anormal. Seulement voilà, ledit journaliste a déclaré appartenir à un journal électronique spécialisé en économie (dont nous ignorions l’existence d’ailleurs) et essayait de faire valoir ce statut pour entrer. Le responsable chargé de vérifier l’identité des entrants lui rétorqua alors que la liste qu’il a entre les mains a été dressée par la direction générale de l’Information et que la presse électronique n’y figure pas. A la question du pourquoi, la même personne répondra «parce que nous n’avons pas de journaux électroniques !»

 

Jusque là, et la visite de Ballmer en témoigne, la Tunisie a toujours été à l’avant-garde en matière de technologies. Pourquoi donc accuse-t-on un retard pour reconnaître des sites web qui publient régulièrement des informations et les appeler par leur nom : des journaux électroniques ! Ces sites journaux électronique, disons le franchement, emploient des gens, paient leurs impôts et leurs taxes, sont reconnus comme des médias par énormément d’entreprises privées et par des centaines de milliers de lecteurs. Bref, ils sont reconnus comme étant des journaux par tout le monde, sauf l’administration !

 

(Source : Africanmahager.com, le 4 octobre 2007)

Lien : http://www.africanmanager.com/articles/114350.html#

 


Over 20 Egyptian opposition, independent newspapers halt publication to protest jailing journalists

Associated Press, le 7 octobre 2007

 

By MAAMOUN YOUSSEF,

 

CAIRO, Egypt (AP) – More than 20 Egyptian independent and opposition newspapers were not on newsstands Sunday as part of an effort to protest the country’s crackdown on press freedom. Opposition and independent newspapers editors and opposition party leaders called for the one-day strike after an Egyptian court last month sentenced the editors of four outspoken tabloids to a year in prison for defaming President Hosni Mubarak and his ruling party after they criticized senior officials in the government. One of the editors also faces charges in a separate lawsuit of spreading rumors that the 79-year-old Mubarak was in poor health. Another opposition newspaper editor and two journalists were also sentenced recently to two years in prison for allegedly publishing false news about the country’s judiciary. The crackdowns have raised an outcry from human rights groups and even criticism from the United States, Mubarak’s top ally. White House press secretary, Dana Perino, last month said « these latest decisions appear to contradict the Egyptian government’s stated commitment to expand democratic rights. » Government newspapers criticized the opposition decision to halt publication on Sunday, which coincided with Egypt’s holiday marking its 1973 war with Israel and the Muslim fasting month of Ramadan. « These newspapers withdrew from the atmosphere of freedom in the victory day for vague reasons and because of pressures from an unknown power, » wrote the pro-government Rose El-Youssef newspaper. Mohammed Ali Ibrahim, the editor of another pro-government newspaper, Al Gomhuria, said the opposition newspapers halted publication for « personal issues » and never disappeared from newsstands in « protest against continued rising prices, unemployment and the housing crisis. »

 


 

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