7 novembre 2011

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TUNISNEWS
11 ème année, N°4148 du 07.11.2011
archives : www.tunisnews.net


Le Point: Face à Ennahda, les modernistes tunisiens s’organisent

La Voix des Tunisiens: Premier pas réussi en démocratie, le second à confirmer

Le Point: La religion sera absente de la Constitution tunisienne

Magharebia: Les blogueurs tunisiens analysent les résultats des élections

Le Post: Charia en Libye, Charlie Hebdo: Points de vue

RFI: L’ancien Premier ministre libyen, emprisonné en Tunisie, menacé d’extradition vers la Libye


Face à Ennahda, les modernistes tunisiens s’organisent


Les partis de gauche et du centre doivent-ils ou non s’allier aux islamistes ? Les stratégies se dessinent.
Battus aux élections par les islamistes d’Ennahda, les « modernistes » de la gauche et du centre en Tunisie tentent de s’organiser, soit au sein de l’exécutif, soit dans l’opposition, pour faire « contrepoids » à la nouvelle force dominante, source d’inquiétude pour une partie de la société. Les partis les mieux placés derrière Ennahda au scrutin du 23 octobre, le Congrès pour la République (CPR) et Ettakatol, ont choisi de composer avec les islamistes et sont engagés dans des tractations pour la formation d’un gouvernement en principe dirigé par l’islamiste Hamadi Jebali.
Il semble impératif, aux yeux de ses deux mouvements de gauche, de peser sur les décisions gouvernementales à venir et de juguler de l’intérieur les éventuels « dérapages » d’Ennahda, de faire en sorte que son engagement démocratique, maintes fois réaffirmé depuis sa victoire électorale, soit respecté. Ennahda « doit prouver que son discours de tolérance sera concrétisé », a déclaré Mustapha Ben Jaafar, chef du parti d’Ettakatol, l’un des principaux acteurs des tractations en cours. Pour Mustapha Ben Jafaar, la « vigilance est de mise » et il n’est pas question de « céder sur les acquis sociaux et culturels ni sur les libertés fondamentales ».
Avec Ennahda qui, selon les résultats préliminaires de l’élection, dispose de 91 sièges (sur un total de 217), le CPR (30 sièges) et Ettakatol (21 sièges) sont en passe de constituer une majorité absolue au sein de la nouvelle assemblée constituante. Celle-ci est appelée, dans les prochains jours, à élire le nouveau président de la République par intérim, le Premier ministre – qui nommera le gouvernement -, et doit ensuite s’atteler à la rédaction de la future Constitution. La « politique consensuelle » du CPR et d’Ettakatol suscite de vives critiques auprès d’autres formations qui se refusent, elles, à travailler aux côtés des islamistes.
Former une « opposition constructive »
Dans un entretien, Ahmed Nejib Chebbi, fondateur du PDP (Parti démocrate progressiste), reproche à ceux qui acceptent de « collaborer » de se laisser « utiliser pour enrober la dragée islamiste ». « Nous, nous disons non à cela. Nous ne voulons pas servir de décor » à Ennahda, tranche Ahmed Nejib Chebbi. Le dirigeant du PDP (17 sièges) se dit prêt à former « un groupe d’opposition constructive au sein de la Constituante ». « La chose a été soulevée au cours de discussions entre démocrates qui seront en dehors du gouvernement (…), ces discussions vont continuer, nous devons faire contrepoids au nouveau pouvoir et nous préparer à une alternative en cas d’échec du gouvernement », souligne-t-il.
Car, insiste Ahmed Nejib Chebbi, « la façon dont les islamistes se comportent sur le terrain laisse planer un doute sur leurs intentions. Ennahda a un projet à long terme, il veut tout contrôler et diriger les ministères sociaux pour renforcer son assise populaire. Sa base est conservatrice et l’objectif est d’amener la société à se conformer à sa doctrine ». « Tel est le projet initial, il n’a jamais été renié », martèle le responsable. Selon le quotidien La Presse, « il y a en ce moment une manière de tester la bonne foi des dirigeants d’Ennahda : c’est de leur demander de mieux contrôler leurs troupes », alors que « les incidents liés au non-respect des libertés individuelles » se multiplient depuis plusieurs jours en Tunisie.
Le journal évoque notamment « le harcèlement d’enseignantes et d’étudiantes pour leur tenue vestimentaire à l’université de Tunis ou, dans la région de Jendouba (ouest), la menace d’exclusion d’un collège d’une jeune fille qui ne porte pas le voile ». « Il faut que Ennahda se prononce clairement sur ces pratiques illégales. Sans quoi il va falloir dire adieu à la paix civile », poursuit La Presse. « D’où, selon le quotidien, la nécessité de s’organiser dès maintenant (…) et de mettre en place une force pacifique d’opposition qui prêche la tolérance et le respect des institutions républicaines. Elle s’impose comme une urgence. »
(Source: Le Point.fr – Publié le 06/11/2011 à 12:54 – Modifié le 06/11/2011 à 17:43 )

Premier pas réussi en démocratie, le second à confirmer


 
La diffusion de ce numéro coïncide avec la funeste date du 7 novembre marquant l’arrivée au pouvoir de Zine Ben Ali et qui fut célébrée vingt-deux fois dans une ambiance d’euphorie nationale maquillée au pinceau. La vingt-troisième célébration n’a pas eu lieu et cette date intervient quinze jours après les premières élections démocratiques de la Tunisie. Le chemin pour parvenir à cet exploit historique a été semé d’embûches au cours des neufs mois qui ont suivi la fuite du dictateur, marqué par les tentatives contre-révolutionnaires pour faire avorter le processus démocratique. Mais celles-ci ont été vaines, car le premier exercice d’expression citoyenne du 23 octobre a été, globalement, remarquable par sa réussite, avec un taux de participation à faire rougir les démocraties les plus avancées (plus de 90% parmi les inscrits). Et malgré des irrégularités relevées, à propos desquelles toute la lumière devra être faite, tant sur le déroulement du scrutin, que sur le non-respect de certaines règles ou encore sur le financement de certains partis, ce premier pas vers la démocratie n’est pas trébuchant, mais réellement franc. Réjouissons-nous de cela.
 
C’est dans un contexte d’effervescence politique – attribut intrinsèque à toute période post-révolutionnaire – couplé a des revendications sociales de toutes parts, et où les réels enjeux des premières élections démocratiques ont échappé à grand nombre des Tunisiens, que le parti d’obédience islamiste Ennahda devient la première formation politique avec 37% des suffrages exprimés, grâce notamment à sa forte présence sur le terrain lors de la campagne. Une campagne axée sur des programmes de gouvernement, davantage que sur des propositions relatives à l’esprit de la future Constitution, et qui a fait glisser certaines formations politiques vers l’escalade démagogique et populiste. Pis, durant les mois qui ont précédé l’échéance électorale, le parti Ennahda ainsi que la liste populiste Pétition Populaire, dirigée par le folklorique Hechmi Hamdi, ont usé d’une pratique d’un autre temps pour séduire de potentiels électeurs : l’évergétisme. « La gloire de faire du bien », pratique sociale encrée dans les mœurs des notables de la Rome antique pour s’attirer les faveurs de la plèbe, s’est manifestée en Tunisie par le financement de mariages collectifs, de cérémonies de circoncision ou par des offres de moutons pour la fête de l’Aïd El Kébir. Autant de largesses qui ont pu démontrer la « générosité » de ces formations politiques auprès des plus nécessiteux, désormais enclin à leur offrir leur suffrage. L’autre fait remarquable de la campagne fut la proéminence des questions identitaires et religieuses, qui a engendré un clivage insensé entre les partisans de laïcité et les conservateurs. Les réactions virulentes, parfois violentes, qui ont suivi la diffusion du film d’animation Persépolis sur la chaîne privée Nessma, n’ont fait qu’accentuer ce clivage, éludant davantage encore les enjeux véritables du scrutin.
 
Le parti Ennahda dominera donc l’Assemblée Nationale Constituante, dont la mission première sera d’écrire une nouvelle Constitution et il lui reviendra de composer le gouvernement de son choix pour répondre aux urgences économiques et sociales de la Tunisie. Lourde responsabilité donc. Aussi, quelques interrogations légitimes quant à la ligne politique que tiendra le parti de Rached Ghannouchi, se posent. En effet, au cours de ces neufs derniers mois, les différentes postures adoptées par les cadres de ce parti ont démontré toute l’ambigüité de leur ligne politique, tiraillée entre pragmatisme et islamisme rétrograde, entre préservation des acquis en faveur de la femme et rétablissement à terme des châtiments corporels, entre modernisme et réintroduction de la polygamie… En dépit des déclarations rassurantes de certains dirigeants d’Ennahda au lendemain de la victoire de leur parti à l’attention d’une partie des Tunisiens et des investisseurs étrangers, il demeure une réalité, celle de la base militante qui reste profondément conservatrice, voire archaïque. C’est en ce sens, que les intentions des cadres d’Ennahda restent floues.
 
En politique, on ne peut appuyer un jugement sur les intentions, mais plutôt sur les discours et les actes. Si les discours nébuleux des cadres du parti arrivé en tête, laissent une porte ouverte à toute interprétation, le peuple Tunisien jugera sur les actes avant les prochaines échéances électorales. Et Ennahda devra compter avec des forces politiques républicaines au sein de la Constituante et sur la vigilance de plus 60% des Tunisiens qui ne leur ont pas accordé leur voix. D’autre part, l’engagement et la capacité de mobilisation de la société civile, constituent une force progressiste significative contre toute tentation de rogner sournoisement les libertés du peuple Tunisien. Un retour en arrière ou une aventure vers la voie obscurantiste de la République du sacré, n’est pas envisageable. La citoyenneté n’est pas seulement l’acte qui consiste à insérer son bulletin de vote dans l’urne, mais aussi à rester averti, vigilent, engagé sur la pratique du pouvoir et l’évolution de la société, et cela les Tunisiens devront l’exercer pleinement.
 
 
Slim DALI
(Source: Edito de « La Voix des Tunisiens » Novembre – Décembre 2011 – N°8)
 

La religion sera absente de la Constitution tunisienne


Rappel

A tunisie : à l’instar de tous les pays africains, la Tunisie doit son existence à la France coloniale tout comme l’Algérie, le Cameroun, le Sénégal… etc. Quel Tunisien a participé au traçage des frontières ? De plus la notion moderne d’etat fait défaut dans tout le monde arabe. A cela il faut rajouter que l’organisation des élections et de la vie politique est calquée sur le modèle français.

A ALI

La Tunisie est un peuple instruit avec un taux d’alphabétisation qui est le plus élevé d’Afrique et des pays Arabes. La langue arabe dialectal est certes parlée mais la majorité des Tunisiens parle et comprend l’arabe littéraire. L’Arabe littéraire n’est pas une langue morte, tous les pays arabes diffusent leurs infos en arabe littéraire. Assez de lire des absurdités sur le net… En ce qui concerne la constitution Tunisienne, il faut dans un premier temps rendre hommage aux Tunisiens qui rédigent eux même leurs constitutions contrairement à d’autre pays qui font importer la démocratie de France…

Plutôt serait absente.

Dans le projet de constitution il y a une ruse. En Tunisie tout le monde est d’accord pour garder l’article 1 qui stipule que la religion de la Tunisie est l’islam. Mais le stratagème consiste à remplacer le Conseil Constitutionnel par un un Tribunal Constitutionnel si le premier ne peut abolir les lois déjà promulguées. Le second pourra le faire donc une fois la nouvelle constitution établie, ce tribunal considérera anticonstitutionnelles donc caduques les lois que la Charia n’autorise pas entre autres les droits acquis par les femmes.

Religion

L’amalgame religieux tant qu’il est limité à ses adeptes sans prétention de conquête tardive et sans défi provocateur, ne nous fait ni chaud ni froid et nous le vivons comme une situation ordinaire depuis des siècles. La Tunisie sera toujours ce qu’elle a été, une terre d’accueil et de tolérance. Tout le reste n’est que fiction et « bobard ».

@Eastguy, les Tunisiens veulent croire

On a toujours beaucoup de mal à croire dans une réalité qui ne répond pas aux préjugés que nous portons… De la même façon, il est difficile pour un peuple sevré de libertés de se comporter en société libérée, le chaos devenant le penchant de la dictature subie aux yeux de ceux qui se sont accommodés de se voir dicter attitudes et opinions pendant des décennies. Le vote important pour un parti considéré comme islamiste assumé ne doit pas mettre dans l’oeil occidental une image qui ressemble à notre idée d’un islamisme intrusif et exclusif. Non pas qu’il soit impensable que demain les partisans de la charia remettent en cause, par exemple, le droit des femmes à disposer de leur destin ou la pluralité des cultes, mais notre regard est influencé par notre propre expérience. En France, toute atteinte à la laïcité passe pour une remise en cause des valeurs fondamentales de notre République, alors que dans une ancienne dictature chaque courant d’idée, même religieux, qui tranche avec le passé apparaît comme un gain de liberté.

@ apnama : laïcité et incroyance

Normal que les tunisiens identifient laïcité et incroyance car c’est exactement ce qui se passe en France. Chez nous les athées se sont accaparés la laïcité pour en faire une arme contre les religions en la détournant de sons sens premier qui était la liberté d’opinions. A l’origine la laïcité est une notion française, qui n’est pas du tout appliquée de la même façon ailleurs. Les tunisiens, qui sont francophones et ont beaucoup de contact avec la France, se méfient à juste titre de la laïcité à la française qui persécute ses citoyens pour leurs croyances ou qui interdit au pays de faire référence à nos incontestables racines chrétiennes.

Laïcité intelligente et tyrannie laïcarde

La Constitution reconnait l’importance de la culture musulmane en Tunisie mais laisse les citoyens entièrement libres de croire ou de penser ce qui leurs convient. Voilà une laïcité intelligente, la seule, en vérité, à mériter réellement son nom. L’Europe qui refuse de parler de culture chrétienne nie les 2000 ans de construction de notre identité commune. Du coup il ne reste rien pour justifier un avenir commun, hormis quelques intérêts mercantiles et opportunistes. En France, pire, on pourchasse les gens pour ce qu’ils sont ou ce qu’ils pensent (femmes voilées, Jéhovah, scientologues, etc. ). Chez nous la laïcité a été prise en otage par un anticléricalisme tout-puissant qui l’a transformée en une tyrannie laïcarde et médiatique, exactement comme sous les dictatures communistes.

Vraiment ?

Ayant vécu vingt ans en Tunisie je peux vous garantir que la porte de la Cathédrale sur le devant de l’Avenue Bourguiba, artère principale de Tunis, n’était jamais ouverte, et que nous devions passer par une petite porte de derrière pour aller pratiquer notre culte ! Cela changera maintenant, Ennadha ayant le maximum de sièges ? En Turquie les choses évoluent de façon insidieuse… De nouvelles « habitudes » s’installent peu à peu qui ne sont pas au goût des laïques, il faut le savoir. Beaucoup de Tunisiens ont peur de la laïcité car ils mélangent avec le fait d’être incroyant, ce qui offense le sacré. Donc la liberté n’est pas atteinte. C’est mon avis.

Mais l’article 1er ?

L’article premier de la constitution actuelle faite par Bourguiba, stipule que la langue de la Tunisie est l’Arabe et sa religion l’islam. Or, il ne me semble pas que la religion doive figurer dans la constitution. Il y a en effet en Tunisie une majorité de musulmans mais il existe des minorités de juifs, de catholiques et d’athées. Ne sont-ils pas pour autant d’authentiques tunisiens ?. Par ailleurs l’Arabe, entendez ici l’Arabe littéraire, n’est parlé et compris que par une minorité de tunisiens. La langue parlée par le peuple est l’Arabe dialectal : la derja. C’est comme si la constitution française disait que la langue de la France est le latin… C’est absurde !

Très bien

Pour moi… La religion est pour l’âme et le coeur de l’homme. La politique est pour ses droits et l’ordre entre les gens. Regardez en Italie l’église a trop de pouvoir et vous pourriez penser que cela est pour les âmes des italiens et non ! L’église se moque totalement des gens mais uniquement s’intéresse au pouvoir (et rien avoir avec Dieu). Oui on peut vivre avec les religions mais sans qu’elles interviennent dans la politique cela serait une bonne chose. Exemple encore en Italie les gens votent pour des politiciens pas pour l’église qui malgré tout met son nez dans tout et récolte d’énormes fortunes grâce aux lois faites par eux et je peux vous dire le Vatican se moque des âmes… Alors moi je suis pour les religions en dehors des questions politiques comme cela il n’y a pas de disputes… Et tout le monde est content.

Source : « Le Point » Le 06-11-2011

Les blogueurs tunisiens analysent les résultats des élections


 

Alors que les discussions sont lancées en Tunisie pour former le premier gouvernement démocratique du pays, les blogueurs parlent des ramifications du vote historique de l’assemblée constituante.

Le blog « El Millonario » critique fermement la victoire d’Ennahda aux élections, affirmant que ce parti s’était engagé à la modération tout en poursuivant « une politique qui regroupe le monopole du discours religieux dirigé vers les groupes de personnes défavorisées et ignorantes sous les deux anciens régime sous le titre d’un « retour au droit chemin et à la réforme de la religion des Tunisiens », comme si ces personnes avaient continué dans la bonne voie et qu’Ennahda avait la tutelle de la croyance de chacun d’entre nous. »

Le blogueur poursuit en affirmant que le parti a bénéficié d’un « argent politique provenant d’une source inconnue pour organiser des mariages, des circoncisions et des grillades et la promesse de veiller aux dépenses de l’aïd ».

Il affirme que le but post-électoral d’Ennahda n’est pas de diriger les ministères de la souveraineté nationale, comme l’Intérieur et la Défense, mais plutôt de dominer ceux de l’Education et de la Culture, parce que son objectif à long terme, selon ce blogueur, est basé sur l’assujetissement des esprits pour produire des « générations domestiquées », comme cela est le cas dans les parties réactionnaires de la région.

« Il est devenu impératif pour nous de nous unifier et de nous réveiller, faute de quoi nous risquerons de nous retrouver un jour entraînés dans un fascisme religieux dont nous pourrions bien ne jamais parvenir à nous débarrasser », a poursuivi le blogueur.

Selon le blogueur « Bent El Hanchir« , Les Tunisiens ne sont pas satisfaits des résultats de cette élection, parce que ce qu’ils souhaitent véritablement, ce sont des garanties concrètes, et non des promesses, notamment après les pratiques de menace aux libertés personnelles qui sont apparues.

« Combien sont aujourd’hui amers, parce qu’un segment de la société semble condamné, en apparence, qui souffrait de persécutions au temps du régime en fuite du pays et vivaient dans l’ombre, une ombre dont ils avaient même peur », a déclaré le blogueur. » Et après la révolution, le révolution de la liberté en Tunisie, certains groupes d’entre eux se livrent aux persécutions qui étaient pratiquées contre eux, souhaitant imposer des modèles de comportement à un autre segment de la société en utilisant la violence. »

Le blog impute la responsabilité de ce qui s’est produit à Ennahda après sa victoire aux élections, exigeant des garanties et le respect des promesses.

Le commentateur Mohamed Hammar écrit dans « Third Ijtihad » que cette élection a montré le caractère superficiel de la pensée de la soit-disante gauche en Tunisie, en dépit de l’importance des personnalités de gauche qui se sont présentées à ce scrutin. Ce blog affirme que la défaite subie par les partis de gauche est justifiée, parce qu’ils n’ont pas compris l’histoire et ont fait des forces religieuses l’homme de paille de la politique.

« La chose la plus dangereuse est cette idéologie qui qualifie l’Islam d’hostile au combat de la gauche, ce qui est par ailleurs le comble de l’ignorance, dans la mesure où l’Islam est la religion de la droite, du centre et de la gauche. En fait, l’Islam est une religion conforme à la bonne santé du combat de gauche », écrit Hammar.

Pour sa part, le blogueur « Bel Fallagi » répondant à Afek Tounes critique les partis politiques qui ont remporté les élections, sous le titre « Les électeurs agitent la vallée et les représentants affirment que le gouvernement est une récolte ».

Le commentateur explique que les partis ont été indifférents aux pertes humaines et matérielles résultant des inondations dans plusieurs villes de Tunisie, et méconnaissent les dommages subis par les citoyens. Le blogueur écrit que la région a été la métaphore de la porte qui s’enfonçait et s’enfonce encore après qu’une vallée eut été noyée.

« Le plus grand problème est que les gens ont exprimé leurs votes et que des gens ont remporté des sièges à l’assemblée constituante. Et comme d’habitude, personne ne se souvient d’eux ni ne les regarde », écrit Bel Fallagi.

Source : « Magharebia » Le 06-11-2011

L’ancien Premier ministre libyen, emprisonné en Tunisie, menacé d’extradition vers la Libye


Par RFI

L’ancien Premier ministre libyen, Baghdadi al-Mahmoudi sera-t-il extradé de Tunisie vers la Libye ? Tunis doit examiner la requête de Tripoli ce mardi 8 novembre 2011. Arrêté en septembre près de la frontière algérienne, Baghdadi al-Mahmoudi serait en danger, selon Amnesty International, s’il rejoignait son pays aujourd’hui. La Tunisie et la Libye sont liées par une convention de coopération en matière de mesures d’extradition.

Premier ministre jusqu’aux derniers jours du régime du colonel Kadhafi, Al-Mahmoudi avait été arrêté en Tunisie le 21 septembre 2011 près de la frontière algérienne, à Tamerza, et condamné en comparution immédiate à six mois de prison pour « entrée illégale » sur le territoire, avant d’être acquitté le 27 octobre.

Cependant, l’ancien dirigeant libyen est resté en prison dans l’attente de l’examen de sa demande d’extradition par le Conseil national de transition (CNT) libyen. Demande formulée dès le 24 septembre.

Agé de 70 ans, Baghdadi al-Mahmoudi était le dernier secrétaire du Comité général libyen, poste équivalent à celui de chef de gouvernement.

Originaire du nord-ouest de la Libye, Baghdadi al-Mahmoudi est médecin de formation. Il a été nommé ministre de la Santé en 1992, puis a occupé divers postes ministériels durant de courtes périodes. Il prend la tête du gouvernement en 2006. Durant son mandat de secrétaire du Comité général, il préside le Haut conseil du pétrole et du gaz et l’Autorité des investissements libyens.

 
Hassiba Adj Sahroui, directrice adjointe pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient de Amnesty International
Baghdadi al-Mahmoudi pourrait être torturé. Il ne serait pas jugé, et le risque qu’il encourt est une exécution sommaire ou une exécution extra-judiciaire  

L’avocat de l’ancien Premier ministre, Me Mabrouk Kourchid, avait expliqué lundi que son client craignait pour sa vie car, après la mort du colonel Kadhafi « il est le seul ancien haut dirigeant libyen à détenir les secrets de l’État libyen ».

La Tunisie a reconnu le CNT le 22 août 2011 après la prise de la capitale Tripoli.

(Source: rfi.fr le : dimanche 06 novembre 2011 – Dernière modification le : dimanche 06 novembre 2011)


Charia en Libye, Charlie Hebdo: Points de vue


 

Après l’instauration de la Charia en libye, puis la victoire aux élections du parti islamique Ennahda en Tunisie, des questions se sont posées à nous, nombreuses.

·Qu’est ce que la Charia?

·La Charia est-elle compatible avec la démocratie ?

·Quelles conséquences sur l’équilibre géopolitique au Maghreb et au-delà ?

Et avant même que n’ayons eu le temps d’ébaucher des réponses, voilà que Charlie Hebdo est victime d’un attentat pour avoir voulu- à sa façon- répondre à ces questions. Pour un européen laïque, agnostique voire athée, une prise de position radicale vis à vis de la Charia en Libye et en Tunisie est tentante mais difficile à manier avec des mots simples. En attendant de formuler des réponses satisfaisantes, observons un instant ce qu’en pensent quelques musulmans, en France ou ailleurs, dans ces pays musulmans que leurs printemps mettent en vedette, au Maghreb ou ailleurs.

Sur l’attentat qui a touché Charlie Hebdo

20minutes.fr titrait hier

« La mosquée de Paris se veut pédagogue sur l’Islam de France »

 

Le recteur de la grande mosquée de Paris a tenu ce jeudi à « lever une ambiguïté » sur l’Islam de France et à mettre en garde contre lesamalgames, au lendemain d’unattentat qui a ravagé les locaux de Charlie Hebdo dont le journal, renommé « Charia Hebdo », présentait en « Une » un prophète Mahomet hilare.

Une enquête a été ouverte sur les circonstances de cetincendie criminel et aucune piste n’est pour l’instant privilégiée. Mais les responsables de la mosquée de Paris craignent que certaines parties de l’opinion n’y voient le signe d’une radicalisation des musulmans de France.

« Tant que les criminels, ceux qui ont commis cet acte, ne sont pas identifiés, il faudrait arrêter de fantasmer sur l’Islam et sur les musulmans », a dit à la presse Abdallah Zekri, président de l’observatoire des actes islamophobes auConseil français du culte musulman (CFCM).« 

Cette réaction n’occulte en rien les réactions très négatives d’une partie de la presse maghrébine sur l’initiative de Chalie Hebdo. Ainsi Slateafrique.fr titrait hier « Charlie Hebdo : La presse maghrébine réagit mal »

Source : « Le Post.fr Le 06-11-2011

Lien : http://www.lepost.fr/article/2011/11/06/2631334_charia-en-libye-charlie-hebdo-points-de-vue.html

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