7 mars 2008

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TUNISNEWS
 8 ème année, N°  2844 du 07.03.2008

 archives : www.tunisnews.net

 


l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme: Communiqué Liberté et Equité: Hassen Nasri puni et mis au cachot AISPP: La police politique défie le tribunal administratif Deux touristes autrichiens portés disparus en Tunisie AP: Austrian gov’t says 2 Austrians missing in Tunisia since mid-February Reuters: HIV and gay in Tunisia: A twin taboo L’Expression: Le chômage des diplômés ? The Scotsman: Great olive oil swindle uncovered Le Monde: La Fondation pour les oeuvres de l’islam est paralysée par les querelles entre la Mosquée de Paris et l’UOIF Le Monde: Le Hamas revendique l’attentat de Jérusalem


l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH)
COMMUNIQUE
 
 C’est avec une profonde consternation que l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH) a appris l’agression dont ont été victimes Mme Sihem Bensedrine, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) et M. Omar Mestiri, directeur de la rédaction du journal Kalima.   En effet, selon les informations reçues, de retour d’un séjour en Europe, les bagages de M. Omar Mestiri et Mme Sihem Bensedrine, et plus particulièrement les livres et documents personnels ont été minutieusement fouillés par un agent des services des douanes. Un groupe d’agents de la sûreté de l’Etat est arrivé et a exigé de voir le contenu de leurs ordinateurs portables. Face à leur refus, les agents prétextant une formalité administrative les ont invités à les suivre. Après les avoir enfermés à clé dans un bureau, ils ont été molestés et leurs ordinateurs ont été confisqués.   Lorsque Mme Bensedrine a tenté d’appeler son avocat à l’aide de son téléphone portable, l’un des agents s’est jeté sur elle et lui a tordu le bras afin de lui arracher le cellulaire. Le contenu des ordinateurs et des diskettes a été recopié, une soixantaine de documents numériques (DVD, CDROM, cassettes de musique, etc.) ont été saisis.   Cet acharnement contre Mme Bensedrine et M. Mestiri constitue une suite logique de la campagne de dénigrement savamment orchestré par le régime tunisien contre les défenseurs des droits de l’homme. Ainsi, courant février, des articles abjects ont été publiés par le journal pro-gouvernemental Al-Hadath contre Me Mokhtar Trifi, président de la Ligue tunisienne des droits humains (LTDH), Mme Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH, Mme Sihem Bensedrine, Me Radhia Nasraoui, présidente de l’Association tunisienne de lutte contre la torture (ATLT), etc.   L’UIDH dénonce ces brutalités et ces campagnes diffamatoires qui loin d’honorer le pouvoir tunisien le discrédite fortement. Elle exige :   – la garantie en toutes circonstances de l’intégrité physique et psychologique de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri ; – la conduite d’une enquête indépendante sur les faits décrits ci-dessus, afin que leurs auteurs soient identifiés et dûment jugés et sanctionnés conformément à la loi en vigueur ; – l’arrêt de toute forme de menaces, de harcèlement à l’encontre de tous les défenseurs des droits de l’Homme en Tunisie, afin qu’ils puissent exercer leur profession et mener leur activité de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ; – le strict respect des dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme et des instruments régionaux et internationaux ratifiés par la Tunisie.   Ouagadougou le 06 mars 2008   Le Président  Me Brahima KONE


Sauvez la vie du prisonnier politique et ingénieur Ridha Boukadi Liberté pour Slim Boukhdhir, la plume libre Liberté et Equité Organisation de droits de l’homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax: 71 340 860 Email : Liberte_équite@yahoo.fr Tunis, le 5 mars 2008

Hassen Nasri puni et mis au cachot

 

L’administration de la prison d’El Haouareb ont infligé une sanction à Hassen Nasri, prisonnier d’opinion âgé de 19 ans et l’ont mis au cachot où il est depuis le 29 février. Son père lui a rendu visite le mardi 4 mars 2008 et son fils l’a informé qu’il ferait une grève de la faim illimitée si l’administration de la prison continuait de le harceler, de le menacer et de lui infliger des sanctions injustifiées, notamment le gardien Fayçal Dhaflaoui Pour le bureau exécutif de l’organisation Maître Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques 43 rue Eldjazira, tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 5 mars 2008

La police politique défie le tribunal administratif

 

 
Houssine Jelassi, ex prisonnier politique, est toujours privé de son passeport, et ce en dépit d’un jugement définitif du tribunal administratif rendu en sa faveur. Il avait passé neuf années en prison, entre 1995 et 2003 ; il avait présenté sa première demande le 16 mars 2004 et sa deuxième demande à la fin de l’année 2004. Il avait porté plainte devant le tribunal administratif contre un refus implicite de lui délivrer un passeport. Le 3 mai 2006, la deuxième chambre de première instance avait prononcé son jugement dans l’affaire n°1/1487, jugeant recevable la plainte déposé par monsieur Houssine Jelassi, sur le fond et la forme, et avait annulé le refus implicite. La première chambre d’appel du Tribunal administratif, présidée par la juge Nabiha Chaïbi Maktouf avait refusé le 11 décembre 2007 l’appel interjeté par le ministre de l’Intérieur, lui avait fait supporter les frais et confirmé le jugement en première instance. […] Pour la commission de suivi des personnes libérées Le vice président de l’Association Maître Abdelwahab Maatar (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  


ournée internationale des femmes 8 mars à Tunis : 8 ans sans passeport

Les femmes à l’honneur des brimades : Hadda Abdelli

 

L’ex prisonnière Hadda Abdelli est privée de passeport depuis sa sortie de prison le 7 novembre 1999. Militante du mouvement interdit En Nahdha, Hadda Abdelli avait mené un combat notoire pour les familles des prisonniers politiques, en terme de solidarité et d’assistance, et c’est ce qui lui avait valu arrestation, procès et emprisonnement. Initialement condamnée à quinze ans et deux mois d’emprisonnement, elle avait bénéficié d’une libération conditionnelle en 1999 après avoir passé cinq ans et cinq mois en prison, pour se retrouver dans une nouvelle prison, celle de son pays d’où il lui est interdit de sortir. Madame Abdelli a déposé une première demande de passeport en 2000 et une seconde en 2006 au poste de police de Hayy En Nour (El Ouardia 6). Au poste de Gorjani, où elle a été envoyée, on lui a rétorqué que son dossier était  » à l’étude » au ministère de l’Intérieur. Ses courriers à ce dernier ministère sont toujours restés sans réponse. Ce document de voyage, qui est un droit, lui fait cruellement défaut. Madame Abdelli souhaite pouvoir se soigner à l’étranger et aussi s’acquitter du pélerinage. Luiza Toscane


MAGHREB CONFIDENTIEL N° 824 du 06/03/2008

TUNISIE

Belhassen Trabelsi

Selon nos sources, le frère de Leila Ben Ali se serait séparé de sa femme, Nefissa. Cette dernière est la fille du président de la centrale patronale, Hédi Djilani. Son autre fille est mariée à Soufiane Ben Ali, fils du défunt Moncef Ben Ali, frère du président Ben Ali.

Tunis

Assainissement : Tunis fait appel à l’expertise étrangère

Jusqu’à présent considéré comme un secteur de quasi souveraineté nationale, le traitement de l’eau s’ouvre aux étrangers en Tunisie. Pour la première fois, les autorités ont lancé un appel d’offres pour un contrat de « BOT » pour l’assainissement de Tunis (usine d’El Alles). Selon nos informations, trois groupements ont d’ores et déjà été sélectionnés pour la pré-qualification technique. Il s’agit de Veolia Water, Acqualia (Espagne)/Inima/Kuwait Privatisation Project Holding Co., ainsi que Cobra (Turquie)/Agbar (Espagne), contrôlé depuis peu par Suez.

ALGERIE

Liamine Zeroual

L’ex-président algérien a refusé le véhicule Audi toutes options comprises, y compris le blindage, que vient de lui offrir en cadeau le chef de l’Etat… Magnanime, le président Bouteflika vient en effet de faire livrer à chacun de ses prédécesseurs encore vivants l’un de ces modèles à 150 000 € l’unité !

 


Désapprobation

Le Syndicat des journalistes national / s’est fortement indigné du bas niveau d’un journal, Il lui reproche d’atteindre à la réputation des gens / par la vulgarité, l’insulte et la diffamation, Je me suis étonné devant ce point de vue exprimé, plutôt hors-sujet / le journal étant loin d’être un cas unique dans nos contrées, Je trouve le communiqué du Syndicat bien faible quant au fond / le blâme devant d’abord s’adresser à ceux chargés d’appliquer la législation. Mohamed Guelbi Traduit de l’arabe par : Taïeb Moalla, tmoalla@yahoo.com Assabah, 7 mars 2008


Deux touristes autrichiens portés disparus en

Tunisie

 
  AFP, jeudi 6 mars 2008
 
VIENNE – Un couple de touristes autrichiens est porté disparu depuis la mi-février dans le sud de la Tunisie, a annoncé jeudi le ministère autrichien des Affaires étrangères.

L’homme de 51 ans et la femme d’une quarantaine d’années, originaires de Salzbourg, ont donné signe de vie pour la dernière fois mi-février depuis le village de Matmata situé dans le sud de la Tunisie.

Les deux Autrichiens, circulant dans un 4×4 immatriculé en Autriche, ont téléphoné de cette localité à un spécialiste allemand du Sahara, Werner Nöther.

Le ministère des Affaires étrangères, en contact depuis lundi avec la famille du couple, a activé son réseau diplomatique en Tunisie, Libye et Algérie et pris contact avec les autorités locales ainsi qu’avec des organisateurs de voyages.

Les deux touristes pourraient se trouver dans la zone frontalière avec l’Algérie, selon le ministère.

M. Nöther, qui se trouvait en octobre dans cette région, n’exclut pas que le couple ait franchi par erreur la frontière algérienne.

« Par le passé, il est arrivé que des gens ayant passé la frontière soient retenus deux semaines en Algérie sans avoir le droit de téléphoner », a-t-il indiqué à l’agence de presse autrichienne APA.

 
 
 


 

Austrian gov’t says 2 Austrians missing in Tunisia since mid-February

 

Associated Press, le 7 mars 2008 à 10h47

 

VIENNA, Austria (AP) – The Austrian government says two Austrian tourists have been missing in Tunisia since mid-February.

 

Austria’s Foreign Ministry says both are from Salzburg, and describes them only as a 51-year-old man and a 40- to 45-year-old woman. Officials say they haven’t been heard from since they placed a phone call from the Matmata area in southern Tunisia.

 

Austria said Thursday (6 mars 2008, NDLR) it has alerted its embassies in Tunisia, Algeria and Libya in hopes of tracking down the pair. Authorities say the missing couple was driving a Jeep with Austrian license plates when they disappeared in the North African country.

 

Associated Press

 

(Source : le site www.pr-inside.com , le 7 mars 2008)

Lien : http://www.pr-inside.com/austrian-gov-t-says-2-austrians-missing-r474310.htm


 

 

HIV and gay in Tunisia: A twin taboo

Reuters, le 7 mars 2008 à 04h23am EST

 

By Sonia Ounissi

 

TUNIS (Reuters Life!) – Homosexual men living with HIV/AIDS In the Arab world face a twin taboo, but Karim doesn’t look like someone burdened by stigma.

 

Smiling and self-assured, the healthy looking Tunisian says his peace of mind comes from accepting what he cannot change, living in the moment and taking care to present a normal face to the world.

 

The 34-year-old draws the menace from his infection by seeing it as his offspring.

 

« Personally, I accept the illness. I consider the virus my little baby. Together, we make up the same person, » he said.

 

Dressed in jeans and a V-neck pullover, Karim sounds matter-of-act about his condition, but acknowledges that it wasn’t always so easy.

 

Karim first learned he had HIV when he returned to his native country from France in 2005. He was infected during an eight-year relationship with a French man.

 

« First, I thought I had flu. But my health kept worsening and analysis showed I had AIDS. A person who was so important to me had infected me, » he said.

 

« I WAS FURIOUS »

 

« At the beginning, I was furious. I hated everything. But afterwards, I thought that it’s better to be hopeful than crying. »

 

He decided to face up to the illness, sensing that a positive mental attitude would translate into stronger physical health. Also, he is on anti-retroviral medication.

 

« I’m quite good. My health situation is stable. HIV-positives who can’t move or even walk are people who refuse the fact that they’re infected with HIV. They suffer because they’re in very low spirits and not because of the virus. »

 

« I have a principle in my life which says we must make the most of life while we still have its advantages. So, I still enjoy my life. I consider AIDS a flu. »

 

He lives with his Tunisian boyfriend, who is uninfected. They have protected sex.

 

« I was sincere. I told him the truth and he accepted. His attitude really moved me, » said Karim.

 

« ENJOY THE MOMENT »

 

Unlike most Tunisians, Karim refuses to draw up plans for his future, even in the short-term, as he doesn’t know when AIDS will bring his life to an end.

 

« I can’t do long-term projects. I can’t even plan for the summer holidays. I think just about what I can do in the next week and enjoy the moment. »

 

HIV/AIDS is a common topic of conversation widely discussed in many Western countries. But it is still an invisible disease in north Africa and many other parts of the world.

 

Karim, one of 1,428 Tunisians who live with HIV, has learnt to keep his status a tightly guarded secret in a society where fear, prejudice and ignorance about the disease prevail.

 

Seventy new cases are declared per year in the North African country, according to official figures.

 

HIV-positive people who become known as such are shunned by society.

 

« To live in Tunisia, people infected with HIV have to lie and never say they suffer from AIDS, » he said.

 

« I told my boss, because he’s French. If I told a Tunisian about that he’d have a cardiac arrest », said Karim.

 

« I hate the Tunisian way of thinking. They present themselves as open-mind people and cultured. But it’s just a mask, » he said.

 

« In reality, they still think they can be infected via the air. »

 

(Reporting by Sonia Ounissi, editing by William Maclean and Paul Casciato)

 

REUTERS


 

 

Autrement dit

Le chômage des diplômés ?

 
Ridha KEFI Dans notre pays, le chômage des diplômés du supérieur est passé de 2,3% en 1984 à plus de 16% aujourd’hui, contre un taux de chômage global de 14%. Autre chiffre révélateur de cette évolution du marché du travail dans notre pays: 42,5% de la masse des chômeurs sont diplômés du supérieur, contre 37,8% en Algérie et «seulement» 29,6% au Maroc. Seuls trois pays arabes font pire que la Tunisie : la Jordanie (43,6%), Bahreïn (59%) et l’Egypte (80%). Tiré d’un rapport de la Banque mondiale (BM) intitulé «Les réformes de l’éducation à la croisée des chemins dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA)», publié le 4 février dernier, ce dernier chiffre, surprenant à plus d’un titre, ne doit pas passer inaperçu. Il appelle de notre part quelques remarques. Notre pays a fait le choix, dès le lendemain de l’indépendance en 1956, de généraliser l’enseignement, aussi bien aux garçons qu’aux filles, et de consacrer quelque 20% du budget de l’Etat à l’éducation, soit l’équivalent de 5% de son PIB. Ce taux s’élèverait à 7,5% si l’on inclue les secteurs de l’éducation, de la formation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Peu de pays arabes, en dehors des monarchies pétrolières du Golfe, peuvent se targuer d’avoir fait autant pour le développement de leur capital humain. Ce choix est louable, et a souvent été loué par les bailleurs de fonds internationaux. Il a longtemps permis aussi à notre pays de s’enorgueillir d’un taux de scolarisation parmi les plus élevés au sud de la Méditerranée et de se faire prévaloir, aux yeux des investisseurs étrangers, de la qualité de ses ressources humaines. En effet, plus que la proximité géographique, les incitations institutionnelles, le cadre de vie agréable ou le potentiel du marché intérieur, ce qui attire le plus les investisseurs européens vers notre pays c’est plutôt la disponibilité d’une main d’œuvre abondante, qualifiée et relativement bon marché. Ce choix n’en a pas moins son revers : la quantité n’a pas toujours été synonyme de qualité. En témoigne la baisse du niveau général de l’enseignement que nous observons chez la plupart des candidats au recrutement. Cette baisse s’explique par plusieurs facteurs : l’explosion des effectifs universitaires, conséquence du baby boom des années 1980, l’insuffisance (quantitative et qualitative) du cadre enseignant, les ratés des réformes consécutives de l’enseignement – la énième, actuellement en cours, est très contestée par les enseignants. Elle s’explique aussi par la hausse des taux de réussite au baccalauréat, passé, on ne sait comment, de 33,6 % en 1986 à 66,25 en 2005. Cette hausse, qui s’apparente à une forme de dumping académique, ne s’est pas accompagnée d’une élévation du niveau général des étudiants. Au contraire, les diplômes nationaux ont beaucoup perdu de leur prestige et les entrepreneurs ne cessent de se plaindre de l’inadéquation entre les formations dispensées et les besoins du marché de l’emploi. Ce reproche est souvent d’ailleurs justifié, même si ces derniers l’utilisent souvent pour expliquer leur manque d’empressement à recruter. Manque d’empressement qu’ils justifient aussi par l’augmentation du coût du travail et des charges sociales, dans un marché étroit et une conjoncture locale et internationale difficile. Cependant, et quoi qu’on dise à propos de l’inadéquation entre l’offre et la demande dans un marché du travail de plus en plus étroit, la situation est là, et elle appelle des solutions urgentes, puisque près d’un chômeur sur deux est diplômé du supérieur et croit pouvoir exiger son droit à un travail en adéquation avec ses compétences, réelles ou présumées. Que faire donc ? Le secteur public, dont les effectifs sont déjà pléthoriques, recrute annuellement 12 000 agents dont les deux tiers sont diplômés du supérieur. Mais la demande en la matière est 7 à 8 fois plus importante. Les instruments mis en route par l’Etat pour absorber le chômage des diplômés (BTS, 21-21, etc.) aident certes à atténuer la crise, mais ils sont loin de répondre à l’ampleur de la demande. La solution est donc dans la dynamisation de l’investissement privé, intérieur et extérieur, qui reste malheureusement encore à la traîne, malgré les incitations et facilitations de toutes sortes accordées aux promoteurs, particulièrement ceux qui consentent de s’implanter dans les régions de développement prioritaires, comme le Sud-Ouest, ou plus précisément le bassin minier de Gafsa, théâtre récemment de mouvements sociaux sur fond de chômage endémique. Les investisseurs ont aussi besoin d’être rassurés par l’instauration d’une plus grande transparence dans les affaires et par une lutte plus efficace contre le marché parallèle et la contrefaçon. 
 

(Source: Editorial de Ridha Kéfi L’Expression n° 21 du 7 mars 2008 )


 

 

Great olive oil swindle uncovered

By NICK PISA

IN ROME

 

A £35 MILLION racket in which shoppers in countries, including Britain, unwittingly bought fake Italian olive oil has been smashed by police.

More than 400 officers were involved in a series of dawn raids at farms and olive presses across the south of Italy, as part of operation « Golden Oil ».

 

Police said the criminals involved had falsely obtained European Union funds to produce the fake olive oil, which was marketed as « Made in Italy ».

 

Twenty-three people were arrested in the raids in Bari, Lecce, Brindisi and Cosenza. Police seized 85 farms, 23 oil processing plants, three distribution firms and dozens of bank accounts.

 

Officials said lower-quality olives from Tunisia, Greece and Spain had been imported and then crushed and sold off as olive oil made in Italy – some bottles ended up in British supermarkets. It is not known which UK stores or brand names were involved.

 

During the raids, police found invoices to the EU for regional subsidies totalling more than £4.6 million and receipts for fake olive sales, which came to more than £35 million.

 

A spokesman for Coldiretti, the Italian farmers’ union, said: « This operation confirms the need to check labels and confirm the origin of olive oil sold in Italy and across Europe.

 

« In the last year alone, there has been an increase of 25 per cent in fake olive oil – in many cases, inferior olives are used and the product is labelled as ‘Made in Italy’ when, in reality, it has come from abroad.

 

« Olives are imported from elsewhere within the Mediterranean basin, such as Spain, Greece and Tunisia, and then pressed and passed off as Italian olive oil when, quite clearly, it is not. »

 

Paolo De Castro, Italy’s agriculture minister, said: « The aim of the operation was to control the production and origin of the olive oil and guarantee consumers. Olive oil is a national product of Italy and is a crucial part of the classic Mediterranean diet.

 

« We cannot have the image ruined by fake olive oil.

 

« Proper and genuine labelling of products is the honest way to fight this problem, and checks such as this ensure proper controls and show how alert and attentive we are. »

 

Mr De Castro recently revealed that the Italian government had investigated 787 olive oil producers and found 205 were guilty of adulterating their products with low-grade oils, or falsely labelling their bottles.

 

In the worst cases of fraud, cheaper colza oil, with colouring and artificial flavouring, is labelled and sold as olive oil.

 

Earlier this year, the Belgian authorities destroyed a shipment of more than 3,000 bottles of Californian-made sparkling wine as part of a crackdown on illegally labelled champagne. The destruction of the bubbly highlighted a global battle by European food and drink producers to protect their brands by enforcing laws that say only products made in their original regions can carry names such as champagne, Parma ham or Danish blue cheese.

 

In EU members states and those non-EU nations that recognise label-of-origin rules, champagne can come only from the region of the same name in northern France. Despite strenuous lobbying from Italy, olive oil from there does not enjoy such « geographical indications » (GIs); other examples include Scotch whisky, Parma ham and Roquefort cheese.

 

‘IT’S LIKE SELLING A GUCCI THAT ISN’T A GUCCI’

 

THE discovery of the fake olive oil racket is a setback for Italy in its campaign to force all European manufacturers to declare the source of their oil.

 

Much of it comes from places such as Spain and Tunisia despite having a brand name or a label design which implies it is Italian.

 

« It’s like selling Gucci that isn’t Gucci, or a Rolex that isn’t a Rolex, » according to Massimo Gargano, head of Unaprol, the Italian olive producers’ association.

 

Italy’s olive farmers have convinced the Italian government to change previous rules which allow oil to be labelled as Italian as lo

ng as it is blended in Italy even if, as is often the case, it has been trucked in from overseas.

 

Italy is both the biggest exporter and importer of olive oil, but its annual production of about 650,000 tonnes is not enough to satisfy even domestic demand for the ingredient at the heart of the Mediterranean diet.

 

Unaprol estimates that only some 20 per cent of « Italian » olive oil is made from olives grown in Italy.

 

The changes have heartened Italy’s olive producers, who hope to be able to charge a premium for genuinely Italian produce, but have not impressed the companies that use the image of Italy to help sell olive oil blended, but not necessarily grown there.

 

Mr Gargano said: « If a consumer comes across a bottle which has on it Tuscan hills and cypress trees you can’t then sell Moroccan oil.

 

« A consumer should be able to buy Moroccan oil, if it says Moroccan oil. »

 

(Source: “The Scotsman” (Quotidien –  Edinburgh – Ecosse), le 6 mars 2008)

Lien: http://news.scotsman.com/latestnews/Great-olive-oil-swindle-uncovered.3854373.jp


 

 

La Fondation pour les oeuvres de l’islam est paralysée par les querelles entre la Mosquée de Paris et l’UOIF

 

Les dissensions liées aux élections prévues en juin pour renouveler les instances représentatives musulmanes ont fait une première victime : la Fondation pour les oeuvres de l’islam.

 

Installée en octobre 2007, cette structure devait rationaliser le financement de l’islam de France. Idéalement, l’argent collecté auprès des fidèles et des mécènes français et étrangers devait, en toute transparence, financer le fonctionnement des institutions musulmanes, la construction de mosquées, la formation des imams… Le ministère de l’intérieur y voyait un moyen de parvenir à un meilleur maillage du territoire en termes de constructions de lieux de culte. Quatre mois après, le bilan est maigre : la Fondation, dotée à l’origine d’1 million d’euros de fonds privés, s’est contentée de verser 150 000 euros au Conseil français du culte musulman (CFCM) pour son fonctionnement.

 

Les antagonismes traditionnels entre les représentants officiels de l’islam paralysent son démarrage. Présidée par le président du CFCM, Dalil Boubakeur, représentant de la Fédération de la Mosquée de Paris, elle doit, selon des accords entre les différentes parties et le ministère de l’intérieur, passer aux mains de Fouad Alaoui, vice-président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) dans deux ans. Les hommes, tous deux candidats à la présidence du CFCM, sont concentrés sur la bataille en cours et n’ont pas pris la peine d’avancer sur les chantiers dévolus à la Fondation. Le directeur général, promis par le ministère de l’intérieur pour gérer la Fondation, n’a pu être nommé, faute d’accord sur un nom.

 

MÉCÉNAT DES GRANDES ENTREPRISES

 

Au-delà des querelles de personnes, qui minent les institutions musulmanes, d’autres obstacles empêchent le bon fonctionnement de la Fondation. Les musulmans, unanimes, estiment qu’il revient à l’Etat et non pas à la Fondation de procéder à la collecte de fonds à l’étranger, en activant les réseaux diplomatiques dans les pays arabes. « L’Etat doit y mettre du sien, au nom d’une « laïcité flexible et ouverte » », plaide M. Boubakeur. La ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, en visite en Arabie saoudite en février, a présenté la Fondation à son homologue.

 

Le principe de la Fondation, censée mutualiser les fonds, paraît en outre assez peu partagé. Chaque fédération dispose de ses propres réseaux de financement, dépendant de la nationalité ou des courants incarnés par ses représentants. Et il y a peu de chances qu’une association affiliée à une grande fédération choisisse de compromettre ses propres projets pour le bien commun. « Les fidèles font leurs dons à l’association musulmane qu’ils connaissent et les seules personnes susceptibles d’être intéressées par la Fondation sont les non-pratiquants qui veulent aider mais ne savent pas à qui donner », estime Haydar Demiryurek, responsable turc au CFCM.

 

S’ils ne souhaitent pas s’y impliquer personnellement, les représentants des musulmans évoquent aussi la possibilité de faire appel au mécénat des grandes entreprises privées françaises, en quête de contrats commerciaux dans les pays musulmans.

 

Aujourd’hui, les mosquées se créent au rythme des dons de fidèles vivant en France ou venant de l’étranger. Les cadres de l’islam, imams, aumôniers, formateurs, sont rémunérés inégalement selon les secteurs. Chaque année, l’Algérie et la Turquie envoient des dizaines d’imams, rémunérés par leur pays d’origine.

 

Stéphanie Le Bars

 

(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 8 mars 2008)


 

Le Hamas revendique l’attentat de Jérusalem

LEMONDE.FR avec AFP, AP et Reuters | 06.03.08 | 21h02  •  Mis à jour le 07.03.08 | 15h51

 

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a revendiqué, vendredi 7 mars, l’attentat qui a fait huit morts israéliens la veille dans un séminaire talmudique à Jérusalem. « Le mouvement annonce son entière responsabilité dans l’opération de Jérusalem, a déclaré un des responsable du Hamas,  sous couvert d’anonymat. L’attaque avait d’abord été revendiquée par un groupe jusqu’alors inconnu, les « Kataëb Ahrar el-Jalil [Brigades des hommes libres de la Galilée]- Groupe du Martyr Imad Moughnieh et les martyrs de Gaza », selon la chaîne de télévision du Hezbollah libanais.

 

Au lendemain de l’attentat meurtrier, les forces de l’ordre israéliennes ont été placées en état d’alerte. L’armée israélienne a notamment imposé un bouclage total de la Cisjordanie jusqu’à samedi soir, tandis que la police interdisait aux fidèles palestiniens de sexe masculin âgés de moins de 45 ans d’accéder à l’esplanade des Mosquées de Jérusalem, troisième lieu saint de l’islam, officiellement pour les protéger d’éventuelles représailles.

 

Avant l’aube, selon des témoins, la police a mené une perquisition au domicile d’Alaa Hicham Abou Dheim, 25 ans, l’auteur présumé de l’attentat. Plus de dix Palestiniens, des proches du terroriste, ont été arrêtés dans son immeuble, situé à Jérusalem-Est. La police israélienne s’est refusée à confirmer ces arrestations.

 

Jeudi soir, un jeune Palestinien avait fait irruption dans une école talmudique de Jérusalem-Ouest et ouvert le feu à l’arme automatique, tuant huit personnes et blessant une dizaine d’autres, dont trois grièvement. L’agresseur, qui avait caché son arme dans un carton, est entré dans l’école à une heure où elle connaissait une grande affluence et il a ouvert le feu contre des étudiants dans la bibliothèque, ont rapporté la police et des témoins. Selon la police, la majeure partie des victimes ont entre 20 et 30 ans.

 

Le tireur a agi seul et a été abattu par un officier de l’armée israélienne qui vit dans le quartier et a couru vers l’école après avoir entendu les tirs. La police avait parlé initialement de deux agresseurs dans cet attentat.

 

Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière commise en territoire israélien depuis l’attentat-suicide qui avait fait 11 morts et une soixantaine de blessés lors de la Pâque juive à Tel-Aviv, le 17 avril 2006. A Jérusalem, c’est le bilan le plus lourd dans un attentat depuis 2004.

 

MANIFESTATIONS DE JOIE À GAZA

 

L’attentat a été salué par des manifestations de joie dans la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, où une récente offensive israélienne a fait plus de 120 morts, dont la moitié étaient des civils.

 

Cette attaque risque de compliquer encore les efforts déployés par la communauté internationale pour tenter de parvenir à un accord sur la création d’un Etat palestinien.

 

Cependant, les discussions de paix avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, qui a dénoncé l’attentat, se poursuivront, a fait savoir le ministère des affaires étrangères israélien.

 

RÉUNION D’URGENCE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

 

Aux Nations unies, le Conseil de sécurité a tenu une réunion d’urgence. Les Etats-Unis ont tenté de faire adopter une résolution disant que les membres du Conseil de sécurité « condamnent dans les termes les plus fermes l’attentat terroriste intervenu le 6 mars 2008 à Jerusalem qui a tué ou blessé des dizaines de civils israéliens ».

 

Mais la Libye, soutenue par plusieurs autres membres du Conseil de sécurité, a bloqué l’adoption du texte. Les Libyens voulaient inclure dans la résolution un passage condamnant la récente incursion israélienne dans la bande de Gaza. Le représentant permanent des Etats-Unis, Zalmay Khalilzad, s’y est opposé en disant que tuer des étudiants dans une école est différent de tuer des civils sans intention de le faire, comme c’était le cas à Gaza. Le représentant permanent de la Russie, Vitaly Tchourkine, a approuvé.

 

« ATTENTAT BARBARE ET MALFAISANT »

 

L’attaque a soulevé une large et forte réprobation dans la communauté internationale et une profonde inquiétude pour des discussions de paix déjà mal en point. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a « condamné dans les termes les plus forts » un « attentat sauvage », s’est dit « profondément préoccupé par la menace potentielle que représente la poursuite des actes de violence et de terrorisme pour le processus politique », selon un communiqué.

 

Le président américain, George W. Bush, a condamné lui aussi « dans les termes les plus forts possibles » un « attentat barbare et malfaisant ». Il a indiqué dans un communiqué s’être entretenu avec le premier ministre israélien, Ehoud Olmert : « Je lui ai dit que les Etats-Unis se tenaient fermement au côté d’Israël face à ce terrible attentat. »

 

Londres, Madrid, Paris ont aussi condamné « avec la plus grande fermeté », selon les mots français. Paris, « malgré ces violences, qui sont aussi un attentat contre la paix, appelle à la poursuite de la négociation », a déclaré le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, dans un communiqué.

 

(Source : « LeMonde.fr » (Site du Quotidien – France), le 7 mars 2008)

 

 

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