6 juin 2009

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TUNISNEWS

9 ème année, N° 3301 du 06.06.2009

 archives :www.tunisnews.net  


AP: Tunisie: peines de prison pour 22 personnes condamnées pour terrorisme AFP: Tunisie: 22 jeunes condamnés Houcine Ghali: Tunisie – Le viol des ames Le temps: Professeurs complices de fraude – Les chemins de l’enfer sont pavés de bonnes intentions Le Temps: Deniers publics: Quand on use et abuse des voitures de service Jeune Afrique: Chirurgie esthétique : le torchon brûle avec la France Maxisciences : 2,8 millions d’emplois à créer grâce aux énergies renouvelables

Liste actualisée des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l’initiative : manfiyoun@gmail.com


 

Tunisie: peines de prison pour 22 personnes condamnées pour terrorisme

THE ASSOCIATED PRESS – 06/06/2009  
TUNIS — Un groupe de 22 présumés terroristes ont été condamnés vendredi à des peines allant de trois à huit ans de prison ferme par la 13ème chambre criminelle de la cour d’appel de Tunis, a-t-on appris auprès de leur avocat Samir Ben Amor. Originaires du sud de la Tunisie, les prévenus dont plusieurs élèves et étudiants, comparaissaient en état d’arrestation, à l’exception de trois en fuite. L’un d’eux était un sous-officier affecté à la caserne de Kasserine, dans le sud-ouest du pays. Ils étaient accusés d’appartenance à une organisation terroriste, appel à la commission d’actes terroristes et fourniture de produits et équipements à cette organisation. Il leur était reproché également de n’avoir pas avisé les autorités des projets qui se tramaient et d’avoir tenu des réunions non autorisées. Lors de leur interrogatoire, ils ont clamé leur innocence, avançant que les « aveux » mentionnés dans les procès-verbaux leur ont été « extorqués sous la torture ». Les avocats de la défense ont, quant à eux, plaidé la nullité de la procédure judiciaire en raison notamment du « non respect des délais de détention préventive et de la torture » subie par leurs clients. Ils ont réclamé le non-lieu pour « absence de preuves étayant les accusations », selon Me Ben Amor qui juge le « verdict sévère par rapport au contenu du dossier ». Selon les avocats, quelque 2.000 personnes ont été condamnées ou sont en cours de jugement depuis l’adoption de la loi anti-terroriste en Tunisie en 2003, un chiffre démenti par le ministre de la justice, Béchir Tekkari, qui avance « un maximum » de 300 inculpés.


Tunisie: 22 jeunes condamnés

AFP 06/06/2009 Vingt-deux Tunisiens ont été condamnés à des peines allant de trois à huit ans de prison ferme pour adhésion à un groupe salafiste « terroriste », a-t-on appris auprès de leur avocat. Les prévenus âgés de 21 à 35 ans et originaires de sud tunisien (Gabès, Gafsa, Kebili et Kasserine) ont été jugés hier par la cour d’appel de Tunis, a indiqué à l’AFP Me Samir Ben Amor. Ils ont été poursuivis pour adhésion à un groupe, qui n’a pas été identifié, et « incitation à commettre des actes terroristes », a ajouté l’avocat. Les prévenus ont nié ces accusations et affirmé avoir été forcés à des aveux « sous le coup de la torture », a-t-il poursuivi. Selon des avocats et défenseurs des droits de l’Homme, plus de 2.000 Tunisiens sont détenus ou poursuivis pour « terrorisme », ce chiffre se limitant à 300 seulement selon le ministre la Justice.

 

 

TUNISIE : LE VIOL DES AMES

Houcine Ghali, Genève
 
A la Louza, un village au bord de la mer du centre du pays, oublié du  » changement  » et de tout programme de développement depuis l’ indépendance, les habitants se sont habitués à leur misère et ne sollicitent ni aide ni infrastructures. La majorité s’ adonne à la pêche artisanale dans une mer qui a été vidée par les gros chalutiers venus de la Chebba, de Sfax et d’ ailleurs. Des ruelles misérables, une place du village archaïque, un café minable et les gens qui passent leur temps assis mêlés aux chèvres et aux moutons ainsi qu’ à leurs excréments, racontant les faits divers de la journée et attendant la tombée de la nuit pour rentrer chez eux, dîner, regarder les programmes de divertissement à la télée et puis crêcher.
Et c’ est ainsi que leur vie se passe en attendant la mort. Qui pensent à eux, à leurs mutiples problèmes, à leur solitude, au chômage qui touche la majorité de leurs jeunes enfants, à l’ absence de moyens de distraction et à la misère qui les guête?
De toute façon, les habitants de la Louza ignorent tout de la capitale Tunis, de la politique, de tout ce qui se trâme en leur nom par le gouvernement, comme les citadins des grandes villes ne savent même pas où se trouve ce maudit village. Car après tout, qu’ est ce qu’ un habitant de Tunis, Carthage ou de la Marsa a à foutre avec ces  » indigènes  » de la Louza?
Lorsqu’ on traverse les ruelles nauséabondes de la la Louza, on voit aisément la misère sur le visage des vieilles femmes assises devant leurs taudits, tandis que les enfants jouent dans le sable et la poussière au milieu de chiens galeux et de poules et coqs qui charrient leurs excréments à volonté.
 
Face à cette misère multiple, des représentants du pouvoir, des responsables du parti gouvernemental RCD, des bourgeois et intellectuels de gauche habitant Jebeniana, Sfax et environ, viennent chaque jour au port de la Louza pour se ravitailler en poissons nobles sans se poser la moindre question sur les difficiles et intolérables conditions de vie des habitants de cette bourgade.
 
Alors, de grâce Monsieur le président de la République, puisque vous décidez de tout et dans le cadre de l’ application de votre programme présidentiel, pensez un peu à cette misérable Louza, venez à sa rescousse, aidez là à vivre dignement. Après tout, celà ne coûtera pas si cher par rapport à des dépenses inouies dans des secteurs non-productifs.
Mais il est vrai que penser les plaies de la Louza ne résoudra pas le problème qui est d’ ordre national car des Louza, il y en a des centaines, comme Jebeniana, Ouled Bousmir, El Hencha, El Amra, Hzag, Melloulech, Ouled Salah, Lagenga, Sidi Youssef,etc…
 
Alors que faire comme a dit Lénine en son temps?
Tout simplement une autre politique qui met fin à l’ esprit régionaliste dont la Tunisie a souffert depuis 1956 jusqu’ ici, en préparant des programmes de développement qui tiennent compte des nécessités de chaque gouvernorat, en donnant plus de pouvoir local et en laissant les spécialistes ( ingénieurs, administrateurs, ministres, programmeurs ) faire leur boulots, sans l’ intrusion et le diktat des représentants du RCD, ni les occasionnelles offrandes du président de la République.
 
 

Professeurs complices de fraude

Les chemins de l’enfer sont pavés de bonnes intentions

Dans les établissements où les examens du baccalauréat se déroulent, l’administration remet pourtant à tous les professeurs convoqués à la surveillance des imprimés du Ministère contenant les instructions nécessaires et prévenant contre toutes sortes d’attitudes laxistes de nature à encourager ou à faciliter la fraude pendant les épreuves.

De plus le proviseur du lycée, en même temps directeur du centre d’examen, tient toujours, avant la date du baccalauréat, une réunion d’information avec ses professeurs pour leur rappeler les règlements en vigueur relatifs à cette importante échéance. Pendant l’examen, ce responsable et bien d’autres collaborateurs veillent, en visitant et revisitant les salles, à empêcher justement les cas de fraudes individuelles ou collectives. Mais ce contrôle s’avère parfois insuffisant, ce dont profitent certains candidats qui bénéficient en plus de la complicité de leurs surveillants. Un inspecteur du secondaire qui fut nommé directeur de centre de correction à maintes reprises affirme que l’infraction est courante et que régulièrement on enregistre des cas plus ou moins graves de ce genre de faute professionnelle. L’enquête qui s’ensuit est menée par une commission dont les membres sont chargés de réunir tous les éléments permettant d’incriminer ou de blanchir les candidats et leurs surveillants. Pour ce qui est des sanctions décidées, elles diffèrent en fonction de la gravité de l’infraction et peuvent coûter à l’administré en faute un blâme, une mise à pied ou même son poste. En effet, les cas de révocation existent malgré leur rareté.

Les nouveaux et les anciens

Contrairement à ce que l’on peut croire, les professeurs punis ne sont pas toujours des cadres trop jeunes et inexpérimentés, qui traitent avec leurs élèves comme s’ils étaient leurs camarades ; même les plus anciens peuvent être tentés. Ayant exercé pendant de longues années dans leur établissement, certains d’entre eux se familiarisent avec  ses responsables au point de se croire assez  » couverts  » pour s’autoriser quelques abus pendant la surveillance de l’examen national. La complicité de fraude peut être signalée par des rapports confidentiels émanant du principal responsable du centre de l’écrit, mais des plaintes d’élèves ou de parents peuvent aussi présider à l’enquête instruite autour d’un délit présumé.

Une faille quelque part

Nous avons rencontré également un directeur de lycée et deux professeurs qui nous ont parlé des conditions dans lesquelles se déroule la surveillance au baccalauréat. Tous trois sont d’accord pour dire qu’en règle générale, rien n’est laissé au hasard sur les lieux de l’examen. A l’intérieur de la salle, les deux enseignants surveillants sont priés d’être extrêmement vigilants et de signaler tout comportement suspect au directeur du centre ; ils ne peuvent en tout cas rien décider de leur propre chef. Tout comme le public dont ils ont la responsabilité, ils ont été prévenus contre les infractions et leurs conséquences. Si celles-ci se produisent en dépit du contrôle, ou bien elles sont rapidement découvertes au niveau du centre d’examen, ou bien les professeurs correcteurs s’en rendront compte. Sinon alors, c’est quelque part une faille ou une négligence qui ont renforcé la tentation des fraudeurs et de leurs complices.

Une question de principe

  » En réalité, affirme le directeur de lycée, je suis dans mon établissement celui qui porte le plus de responsabilités à l’occasion du bac. Tout doit passer par moi. C’est une épreuve terriblement stressante pour tous les directeurs de centres d’examen. Mes collaborateurs sont là, mais je ne me contente jamais de leur aide. En ce qui concerne la prévention des fraudes, je ne vous le cache pas, j’ai mes informateurs sur la collaboration et je m’appuie sur eux. Je me fie aussi à mon intuition et à mon expérience pour anticiper les infractions éventuelles. Par exemple je ne désigne pas, pour surveiller ensemble dans la même salle, deux collègues trop familiers l’un avec l’autre ; ceux dont je connais le laxisme sont accompagnés de surveillants intransigeants. Je multiplie les allées et venues dans les couloirs signalant à tous ma présence, je contrôle par moi-même la répartition des candidats dans leurs salles. Il m’est arrivé de soupçonner deux collègues enseignants et d’envoyer au centre de correction une note les concernant. Heureusement, les correcteurs n’ont commis aucune irrégularité qui justifie mes doutes. Je me rappelle cependant qu’un collègue est venu un jour de surveillance me demander de le changer de salle parce qu’il a constaté la présence parmi les candidats d’un fils de parent. Le père de cet élève l’avait auparavant contacté et avait sollicité un coup de pouce en faveur de l’adolescent si l’occasion lui en était offerte. Geste très honnête qui a sans doute été mal apprécié par le parent et son fils. C’est à mon avis une affaire de principe avant toute autre chose : quand on attache du prix à la crédibilité de notre enseignement et à nos diplômes, on refuse d’instinct de se faire complice d’une fraude. Nous devons au contraire enraciner des valeurs positives dans l’esprit de nos jeunes. Nous ne les aidons pas en favorisant la triche. Quel que soit l’argument qui la défend, la fraude ne produit que des générations de cancres incapables de penser par eux-mêmes et de décider seuls de leur avenir. Le jour où l’on pensera le contraire, ce sera la pire catastrophe pour notre système éducatif ! « 

Badreddine BEN HENDA

 

(Source: « Le temps » (Quotidien – Tunisie) le 6 juin 2009)

Lien:http://www.letemps.com.tn/

 


 

Deniers publics: Quand on use et abuse des voitures de service

samedi 06 juin 2009

 

*                    Plus de 20 mille voitures de service. Onze équipes de contrôle sont chargées de relever leur utilisation illégale. Mais les astuces ne manquent pas…

Ayant pour objectif d’assurer les meilleures prestations au niveau de l’administration tunisienne, les voitures de service sont souvent utilisées illégalement par plusieurs acteurs dans le domaine, (chauffeurs voire responsables…).

Malgré les mesures prises par le Premier ministère ainsi que les instructions données en ce sens, nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à utiliser ces véhicules pour leurs besoins personnels. Ils encourent des risques au détriment de leur profession tout en négligeant les charges supplémentaires facturées sur le compte de la communauté nationale. Les onze équipes chargées de cette mission n’arrivent pas à éradiquer définitivement cette pratique. En revanche les responsables parlent d’une baisse du taux de ces abus lors de ces dernières années.

Des voitures portant des plaques minéralogiques faisant référence à un ministère quelconque nous en voyons partout tout au long de la journée. Cette flotte fait partie intégrante des outils de travail de la fonction publique. Il s’agit d’ailleurs de l’un des moyens indispensables pour assurer le bon déroulement des tâches au niveau local, régional et même national. Mais hors des horaires administratifs, les véhiculent continuent de circuler plus ou moins librement. Nombreux sont les chauffeurs qui les utilisent pour leurs propres intérêts et ce, au détriment de la communauté nationale qui paye et supporte les charges. Il est très courant d’apercevoir des voitures de service lors des sorties en famille alors qu’elles sont supposées être dans les parcs des directions de tutelle. Pis encore. Les chauffeurs les mobilisent pour leur propre usage et ce en complicité avec les responsables des parcs. Ces derniers sont censés les contrôler rigoureusement alors qu’ils ne le font pas assez souvent. Ils partagent les mêmes profits paraît-il ?

Parc auto riche

Nous comptons en Tunisie plus de 25 mille voitures administratives. Un parc automobile riche et bien nourrit afin d’assurer le bon déroulement du travail au sein des institutions. Toutefois, des abus de toutes sortes sont en train d’être commis malgré les efforts de contrôle des services concernés. En plus de l’organisation interne, onze équipes sont chargées de cette mission à travers toute la République. Elles procèdent en concertation avec les agents de police selon un plan de travail établi. En effet, la direction de contrôle détermine ces opérations en fonction des endroits et des artères où l’on peut  enregistrer ce genre d’infractions. Mais il leur reste difficile d’éradiquer définitivement ce comportement ou ces pratiques. Car il s’agit entre autres de question de mentalité qui reste difficile à changer.

En contre partie, une source préférant de garder l’anonymat déclare que le taux d’infractions est en régression. Des rapports périodiques sont adressés au Premier ministère. Ils démontrent que la moyenne de ces abus tend vers la baisse. Toutefois beaucoup reste à faire notamment au niveau de la sensibilisation des agents concernés. Ils doivent faire l’objet de plus de rigueur et surtout de contrôle pour préserver les biens de l’Etat.

Plusieurs circulaires ont été envoyées aux ministères et les collectivités publiques et locales pour mieux gérer les voitures administratives, les contrôler rigoureusement et maîtriser les dépenses relatives aux carburants. Des directives qui ne sont pas toujours appliquées à la lettre, c’est ce qui explique d’ailleurs que les agents concernés circulent toujours librement. Ces rappels à l’ordre restent sans résultats fructueux.

Sana FARHAT

 

Consommation abusive de carburants

Pour mieux gérer les dépenses de carburants le Premier ministère a appelé à l’application d’un ensemble d’instructions rigoureuses. En fait les voitures de service doivent indispensablement être utilisées selon les besoins en la matière. Elles ne doivent circuler que suite à un ordre de mission tout en disposant d’un carnet de bord qui englobe toutes les informations sur le véhicule. Par conséquent, un système de contrôle interne est supposé être instauré dans toutes les institutions concernées essentiellement les directions chargées de cette tâche. Dans une deuxième phase, les contrôleurs des dépenses publiques ont pour tâche de superviser ou de vérifier la consommation de l’énergie à travers un ensemble de mesures. Par ailleurs et pour mieux gérer les dépenses en la matière, les agents sont confrontés à des sanctions en cas de détermination de fraudes comme la consommation excessive de carburant ou le blocage de compteurs de voitures.

 

Et les accidents de la circulation

Faisant fi des facteurs de sécurité et le Code de la route, plusieurs agents de la fonction publique n’hésitent pas à commettre des fautes en conduisant les véhicules de service illégalement. Ils sont parfois responsables d’accidents graves chose qui pourrait coûter cher à tous les concernés. 

 

(Source: « Le Temps » (Quotidien – Tunisie) Le 6 juin 2009)

Lien: http://www.letemps.com.tn/

 


 

Science & Santé:

Chirurgie esthétique : le torchon brûle avec la France

03/06/2009 15:05:49 – Jeune Afrique- Par : Samy Ghorbal –

Très mal vécues par les professionnels tunisiens, les accusations et attaques des spécialistes français n’ont pas réussi à tarir le flux de patients venant se faire opérer en Tunisie.

Les Français seraient-ils mauvais perdants ? Une chose est sûre en tout cas : après avoir été, dans un premier temps, pris de court par l’essor de la chirurgie esthétique en Tunisie et par l’engouement de leurs patients à traverser la Méditerranée, ils ont durci le ton puis organisé la riposte. « Depuis la diffusion, mi-2005, sur France 2, d’une enquête à charge du magazine Envoyé spécial, nous avons dû faire face à une campagne de dénigrement systématique, note un praticien tunisien qui souhaite conserver l’anonymat. Nos collègues français ont d’abord tenté de mettre en cause la probité et la compétence de nos chirurgiens. Puis, voyant que l’argument ne prenait pas, ils ont concentré leurs attaques sur le suivi postopératoire en cas de complications, en expliquant que nous n’étions pas capables de l’assurer, en raison de l’éloignement. »

La bataille n’était pas que médiatique. Cette année-là, le gouvernement tunisien a supprimé la TVA de 6 % dont les étrangers devaient s’acquitter pour les soins médicaux. De son côté, en juillet de la même année, le code du tourisme français subissait un léger lifting : les agences de voyages de l’Hexagone n’étaient plus autorisées à contribuer, de manière directe ou indirecte, à la vente de prestations de chirurgie esthétique sous peine de retrait de leur licence.

L’argument a fait mouche dans une partie de l’opinion. Mais n’a pas réussi à tarir le flux de patients français – environ 5 000 l’an dernier, dont près de 90 % de femmes – convaincus de la compétence des plasticiens tunisiens, dont les honoraires sont nettement moins élevés que ceux de leurs confrères européens. Une rhinoplastie (opération du nez) qui coûte 6 000 euros en France, reviendra 2 300 à 2 600 euros en Tunisie (4 300 à 4 800 dinars), y compris le voyage et le séjour de convalescence de 5 jours dans un hôtel 4 étoiles, en pension complète…

Guerre commerciale ouverte

Pour « placer les patientes face à leurs responsabilités », le Syndicat français de chirurgie plastique a écrit à ses adhérents pour dénoncer les pratiques de ceux d’entre eux qui intervenaient sur des patientes opérées en Tunisie… L’initiative a fait sortir de ses gonds le Dr Moncef Guiga. Ce praticien respecté, diplômé de la faculté de médecine de Paris et pionnier de sa discipline en Tunisie, où il opère depuis 1984, préside la Société tunisienne de ­chirurgie ­plastique. Il s’insurge contre ce qu’il considère comme de l’eugénisme chirurgical. « C’est scandaleux et contraire à l’esprit du serment d’Hippocrate. C’est de la non-assistance à personne en danger. L’argument consistant à dire “ne venez pas frapper à la porte de notre cabinet et retournez voir le chirurgien qui vous a opéré en cas de complication” est profondément malhonnête. En chirurgie esthétique, les complications sont rares et affectent en priorité les fumeurs ou les personnes sous antidépresseurs, mais elles peuvent survenir plusieurs semaines, voire plusieurs mois après l’intervention. Nos collègues français ne devraient pas avoir la mémoire courte. Pendant des décennies, les flux se faisaient en sens inverse. C’étaient nos compatriotes qui, par milliers, se faisaient soigner dans l’Hexagone et pouvaient connaître des complications à leur retour. Est-ce que nous avons jamais refusé de les prendre au motif qu’ils s’étaient fait opérer en France ? » 

Faire face à une concurrence très agressive

Jusqu’à présent, la Tunisie n’a pas connu d’accident postopératoire majeur. Cependant, le risque zéro n’existe pas et le secteur, qui est en voie de structuration, doit éviter de tomber dans le piège de la chirurgie low cost. Les praticiens confirmés, disposant d’une bonne clientèle locale et pour qui les étrangers constituent une clientèle d’appoint, ne sont pas concernés. En revanche, les jeunes chirurgiens, dont certains travaillent presque exclusivement avec des patients étrangers pris en charge par des agences, sont, eux, beaucoup moins armés pour résister à cette pression.

« Le bradage des prix est une tendance néfaste qu’il faut combattre, tant pour des raisons médicales, car elle finira par avoir des conséquences sur la santé des patients, que pour des raisons économiques, prévient Amor Dehissy, le gérant d’Estetika Tour. Elle trouve son origine dans l’incompétence de certains opérateurs non agréés par l’Office du tourisme, qui ne maîtrisent pas le savoir-faire indispensable en matière d’exportation des services médicaux. »

L’autre cheval de bataille des professionnels concerne la promotion. « Face à une concurrence de plus en plus agressive, il est indispensable d’augmenter le budget global consacré à la communication, pour le porter au moins à 500 000 dinars (274 000 euros) par an, conclut Dehissy. L’État à un rôle à jouer, car le privé ne peut pas tout… » Conscientes de l’enjeu et sensibilisées, les autorités planchent sur un plan stratégique pour soutenir et développer le secteur. Le ministre de la Santé, Mondher Zenaïdi, qui sera chargé de sa mise en œuvre, est l’homme de la situation : il a pendant de longues années dirigé le département du tourisme.

(Source: « Jeune Afrique » (Hebdomadaire- France) Le 3 juin 2009)

Lien:http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2524p076-078.xml0/-concurrence-chirurgie-esthetique-Chirurgie-esthetique—le-torchon-brule-avec-la-France.html


2,8 millions d’emplois à créer grâce aux énergies renouvelables

Maxisciences Samedi 6 juin, 11h56 Europe – D’après une étude menée par la Commission européenne, ce ne sont pas moins de 2,8 millions d’emplois qui pourraient voir le jour si l’Europe atteint son objectif de consommation d’énergies renouvelables fixé à 20 % d’ici 2020. Si l’Europe atteint son objectif et parvient à passer à une consommation d’énergies renouvelables de 20 % d’ici 2020, 2,8 millions d’emplois pourraient être créés et ainsi engendrer une valeur ajoutée totale d’environ 1,1 % du PIB. Ce sont du moins les conclusions du rapport EmployRES publié le 2 juin par la Commission européenne. « Voici la preuve que les bénéfices des énergies renouvelables au niveau de la sécurité des approvisionnements et de la lutte contre le changement climatique peuvent aller de pair avec les avantages économiques » se réjouit Andris Piebalgs, commissaire chargé de l’énergie. Il faut toutefois préciser qu’une orientation économique « verte » conduira inévitablement à la suppression de nombreux emplois dans le secteur de l’industrie et des énergies non renouvelables. Si l’on tient compte de cet élément, ce sont donc en réalité 410 000 emplois supplémentaires qui pourraient être créés. L’étude précise également que les États membres de l’UE doivent investir d’avantage dans l’énergie photovoltaïque, l’énergie éolienne marine, l’électricité solaire thermique et les biocarburants pour que cet objectif puisse être atteint. Le développement de ces technologies s’avère indispensable si l’UE tient à « maintenir son actuelle position concurrentielle sur le marché mondial ».

 

 

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