Invitation pour voter pour le prophĂšte MOHAMMAD SBSL
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Appel pour le retour des exilés tunisiens
En ce début du mandat présidentiel et de la nouvelle législature
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«Tout Tunisien qui se sera expatriĂ©, pour quelque motif que ce soit, quelle quâait Ă©tĂ©, du reste, la durĂ©e de son absence, quâil se soit fait naturaliser Ă lâĂ©tranger ou non, redeviendra, comme auparavant, sujet tunisien, dĂšs quâil rentrera dans le royaume de Tunisie»
Article 92 de la PremiĂšre Constitution tunisienne moderne de 1861, premiĂšre des mondes arabe et musulman
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«Aucun citoyen ne peut ĂȘtre banni du territoire national ni empĂȘchĂ© d’y retourner»
Article 11 de la Constitution de la République tunisienne, 1959
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«Nul ne peut ĂȘtre arbitrairement privĂ© du droit d’entrer dans son propre pays»
Article 12-4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, 1966
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Préambule :
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La Tunisie s’apprĂȘte Ă entamer un nouveau mandat prĂ©sidentiel et une nouvelle lĂ©gislature, aprĂšs la validation, par le Conseil constitutionnel, des rĂ©sultats des Ă©lections du 25 octobre. Â
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En ce dĂ©but de ces deux mandats, de nombreuses voix se sont Ă©levĂ©es, au sein de la sociĂ©tĂ© tunisienne, y compris une partie de l’Ă©lite dirigeante, pour que des RĂ©formes politiques, audacieuses, soient entreprises durant ce mandat prĂ©sidentiel et cette lĂ©gislature. Des avancĂ©es, significatives et irrĂ©versibles, en matiĂšre de DĂ©mocratie, de respect des droits humains, de la libertĂ© de la presse et de la lutte contre la corruption, sont aujourd’hui, de l’aveu de toute la classe politique, des nĂ©cessitĂ©s et des prioritĂ©s nationales dâune extrĂȘme urgence. Â
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Dans cet élan de réformes et de mesures démocratiques, appelées de tous les voeux, la question du retour des exilés tunisiens et leur réintégration dans la société prend une importance particuliÚre.
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Si la majoritĂ© des exilĂ©s ont quittĂ© le pays au dĂ©but des annĂ©es 1990, certainsse sont exilĂ©s en 1981, voir 1978, ou mĂȘme 1962 pour les plus anciens. Le poids humain de cette souffrance est Ă©norme et le poids politique devient de plus en plus lourd Ă supporter pour le pays.
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La question des exilĂ©s ne relĂšve pas des doctrines et ne supporte pas les luttes de chapelle. Il s’agit d’un malheur que l’on ne souhaite mĂȘme pas Ă son ennemi, moins Ă son adversaire. Les droits humains sont sacrĂ©s et ne doivent faire l’objet d’aucun commerce et ne souffrir aucune discrimination idĂ©ologique.Â
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Il est grand temps que ce dossier trouve un dénouement rapide, garantissant la dignité et la sécurité des exilés et de leurs familles, dans le cadre de la Loi. Ce qui sera de nature à permettre à la Nation de tourner la page des affrontements politiques du passé.
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Le rÚglement digne de la question des exilés repose sur les principes fondateurs de la République: Liberté, Ordre et Justice ; ainsi que du droit de la société à la Paix, édictés dans la Constitution et dans les lois de la République.
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Pour sortir ce dossier de l’impasse, pour surmonter les divergences et dans le but d’aboutir Ă un dĂ©nouement rapide et digne de cette souffrance, nous proposons cette perspective rĂ©aliste. AnimĂ©s par cet esprit patriotique et par le sens des responsabilitĂ©s, nous lançons cet APPEL :
1- Au niveau des ExilĂ©s tunisiens Ă l’Ă©tranger qui souhaitent mettre fin Ă l’asile:
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Prendre attache, sans dĂ©lai, avec nos reprĂ©sentations diplomatiques et consulaires, afin dâintroduire des demandes, individuelles, d’Ă©tablissement des documents nationaux tunisiens, notamment la carte d’identitĂ© nationale, le passeport et la carte dâĂ©lecteur, symboles de la CitoyennetĂ© et de la Protection de la NationalitĂ©. Cette dĂ©marche doit s’accompagner de l’engagement de rendre les documents de voyage octroyĂ©s, par les pays d’accueil, au titre de l’asile, conformĂ©ment aux dispositions de la Convention de GenĂšve de 1951;
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2- Au niveau des Chefs de nos missions diplomatiques et consulaires : Â
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AllĂ©ger les procĂ©dures consulaires et rĂ©duire les dĂ©lais dâattente, pour Ă©viter les dĂ©couragements et couper court aux pressions de tout ordre et et de toutes les parties; Â
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3- Au niveau des autorités judiciaires et administratives:
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a-                   Mettre en oeuvre les garanties légales annoncées par Monsieur le Ministre de la Justice et des Droits humains, devant la presse nationale et devant Messieurs et Mesdames les représentants du Peuple, sous la coupole de la Chambre des Députés, en mai et en juillet dernier;
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b-                 S’abstenir de toute action administrative ou judiciaire Ă lâencontre les exilĂ©s non condamnĂ©s ;
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c-                Respecter les principes de prescription des poursuites et l’extinction de l’action publique, aprĂšs observation des dĂ©lais lĂ©gaux ;
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d-Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Faciliter l’octroi des attestations de prescription des peines corporelles ;
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e-                AllĂ©ger les dĂ©lais de recouvrement des droits civiques et politiques ; Â
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4- Au niveau du Parquet et des magistrats du siĂšge:
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a-                   Traiter en prioritĂ© les demandes en Opposition des peines prononcĂ©es par contumace et qui ne tombent pas, encore, sous le coup de la prescription ; Â
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b-                 ReconnaĂźtre les affres et les souffrances de lâasile comme circonstances attĂ©nuantes et sâabstenir de prononcer des peines de privation de libertĂ© ;
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c-                Observer lâextinction de lâaction publique et prononcer la prescription des peines prononcĂ©es il y a longtemps, mĂȘme si le dĂ©lai formel n’est pas encore atteint, en accĂ©dant au droit de la sociĂ©tĂ© Ă lâoubli. Le lĂ©gislateur ayant cherchĂ© Ă garantir ce droit fondamental de la sociĂ©té et non de calculer un strict quantum dâannĂ©es; câest lâesprit des textes qui compte et non leur lecture formelle ;
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5- Au niveau des médias, des journalistes et des chroniqueurs:
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Aider la Nation Ă refermer ses plaies et favoriser la rĂ©conciliation nationale, en propageant une culture de la tolĂ©rance et en sâabstenant de raviver les discours de la haine et de la vengeance;
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6- Au niveau des acteurs politiques et associatifs et des leaders dâopinion:
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Oeuvrer Ă faciliter le retour digne des exilĂ©s et leur rĂ©intĂ©gration dans la sociĂ©tĂ© et sâabstenir de sâen servir et d’instrumentaliser leurs souffrances;
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7- Au niveau des membres des Chambres des Députés et des Conseillers:
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Proposer et Adopter des textes facilitant le retour et la rĂ©intĂ©gration des exilĂ©s, la rĂ©paration de toutes les victimes et favoriser la rĂ©conciliation nationale, par la promulgation d’une Loi d’Amnistie gĂ©nĂ©rale. Tous les reprĂ©sentant du peuple, de toute obĂ©dience et appartenance politique ou rĂ©gionale qu’ils soient, doivent s’y engager, en vertu de l’article 25 de la Constitution, stipulant que «Chaque dĂ©putĂ© est le reprĂ©sentant de la Nation tout entiĂšre»; Â
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8- Au niveau du Premier Ministre:
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Mettre en place une structure interministĂ©rielle, chargĂ©e d’aider les exilĂ©s Ă surmonter les difficultĂ©s qui peuvent compromettre leur retour, le recouvrement de leurs droits et leur intĂ©gration dans la sociĂ©tĂ© ; Monsieur «Le Premier Ministre dirige et coordonne l’action du gouvernement» selon les dispositions de l’article 60 de la Constitution;
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9- Au niveau du Chef de lâEtat, PrĂ©sident de tous les tunisiens et garant des Institutions :
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a-                   Utiliser vos prĂ©rogatives constitutionnelles de Droit de GrĂące, pour mettre fin aux souffrances de nos compatriotes exilĂ©s, en vertu de lâarticle 48-3 de la Constitution, qui stipule, en votre faveur et Ă votre entiĂšre discrĂ©tion, que «Le Chef de lâEtat dispose du droit de grĂące», repris de lâarticle 15 de notre premiĂšre Constitution de 1861; ainsi que les dispositions du Code de ProcĂ©dure pĂ©nale ; Ă©tant entendu que les faits remontent Ă loin et que tous les co-accusĂ©s, des exilĂ©s condamnĂ©s, ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s au bĂ©nĂ©ficiĂ© de grĂąces prĂ©sidentielles successives;
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b-                 Saisir la nouvelle Chambre des DĂ©putĂ©s, au courant de cette 12iĂšme lĂ©gislature, d’un projet de loi dâAmnistie, en conformitĂ© avec l’article 34-6 de la Constitution, stipulant que «Sont pris sous forme de Lois les textes relatifs Ă l’Amnistie» ; et ce, en consultation avec toutes les parties prenantes, pour permettre Ă la Tunisie de panser toutes ses plaies et dâutiliser toutes ses compĂ©tences ;
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Une telle dĂ©marche, collective, permettra d’assurer les droits et la quiĂ©tude de tout tunisien et de consacrer la SĂ©curitĂ© humaine, dans le sens de l’article 1er de Ahd-Al-Amane, du 10 septembre 1857:
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«Une complĂšte sĂ©curitĂ© est garantie Ă tous nos sujets et Ă tous les habitants de nos Ătats, quelles que soient leur religion, leur nationalitĂ© et leur race. Cette sĂ©curitĂ© sâĂ©tendra Ă leur personne respectĂ©e, Ă leurs biens sacrĂ©s et Ă leur rĂ©putation honorĂ©e »;
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Mardi, le 3 novembre 2009 G, correspondant au 15 Dhou Al-Qiâidah 1430 H
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Premiers signataires :
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Abdel Wahab Hani, Paris, GenĂšve
Abdel Jelil SaĂŻdi, Paris
Moncef Boushaki, Paris
Belgacem Labidi, Paris
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Cet Appel est ouvert aux signatures, Ă tous nos copmatriotes exilĂ©s, rĂ©fugiĂ©s statutaires ou exilĂ©s de fait, partageant la dĂ©marche et lâesprit, ainsi quâĂ toutes celles et tous ceux, de nos compatriotes, qui le soutiennent;
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Contact: Abdel WahabHaniMél:awhani@yahoo.fr, Tél. : +33 (0)6 17 96 00 37
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Nouvelles des libertés en Tunisie
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Tunisie : Poursuite du harcĂšlement Ă lâencontre de journalistes dĂ©fenseurs indĂ©pendants
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Ces journalistes se sont particuliĂšrement mobilisĂ©s ces derniĂšres semaines afin de dĂ©noncer les pratiques et actes contraires aux normes internationales qui se sont multipliĂ©s dans le contexte Ă©lectoral. M. Taoufik Ben Brik est par ailleurs membre fondateur du Conseil national pour les libertĂ©s en Tunisie (CNLT) et M. Zouhair Makhlouf est membre de lâassociation “LibertĂ© et Ă©quitĂ©”, membre dirigeant du Parti dĂ©mocrate progressiste (PDP) et ancien candidat aux Ă©lections lĂ©gislatives du 25 octobre 2009. Mme Sihem Bensedrine est quant Ă elle porte-parole du CNLT, journaliste et secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de lâObservatoire pour la libertĂ© de presse, dâĂ©dition et de crĂ©ation (OLPEC).
Le 3 novembre, alors que M. Makhlouf devait comparaĂźtre devant le Tribunal de premiĂšre instance de Grombalia, Mme Bensedrine sâest vu refuser lâaccĂšs Ă la salle dâaudience, qui Ă©tait entourĂ©e dâun important dispositif policier. Les autoritĂ©s ont arguĂ© que le procureur avait Ă©mis une dĂ©cision selon laquelle seuls les avocats Ă©taient autorisĂ©s Ă pĂ©nĂ©trer Ă lâintĂ©rieur du tribunal. Me Mohamed Abbou, qui accompagnait Mme Bensedrine, est immĂ©diatement allĂ© vĂ©rifier cet Ă©lĂ©ment auprĂšs du substitut du procureur, qui a rĂ©futĂ© lâexistence dâune telle dĂ©cision. Mme Bensedrine, restĂ©e en dehors de la salle dâaudience, a alors Ă©tĂ© bousculĂ©e puis sĂ©rieusement frappĂ©e par des policiers. Lâaudience dans lâaffaire Zouhair Makhlouf a Ă©tĂ© reportĂ©e Ă une date ultĂ©rieure.
Le 2 novembre 2009, Me Chouki Tebib, Ayachi Hammami et Nejib Chebbi, avocats de MM. Ben Brik et Makhlouf, sâĂ©taient par ailleurs vus refuser lâaccĂšs Ă M. Ben Brik par le directeur et le sous-directeur de la prison de Mornaguia, prĂšs de Tunis, en dĂ©pit dâun bulletin de visite signĂ© par le substitut du Procureur M. Mohamed Amira. M. Ben Brik doit comparaĂźtre le 19 novembre devant le Tribunal de premiĂšre instance de Tunis pour “agression”, dans une affaire manifestement montĂ©e de toutes piĂšces.
Le mĂȘme jour, les trois avocats avaient toutefois pu rendre visite Ă M. Makhlouf, en grĂšve de la faim depuis plusieurs jours, et pu constater un Ă©tat de santĂ© alarmant. Ils ont notamment Ă©tĂ© informĂ©s que leur client avait Ă©tĂ© victime dâun malaise vagal le 1er novembre, et nâavait eu accĂšs Ă un mĂ©decin quâen fin de journĂ©e. M. Maklouf est incarcĂ©rĂ© depuis le 21 octobre.
LâObservatoire et le REMDH dĂ©noncent les actes de violence Ă lâencontre de Mme Sihem Bensedrine ainsi que la poursuite de la dĂ©tention arbitraire et du harcĂšlement judiciaire contre MM. Taoufik Ben Brik et Zouhair Makhlouf. Nos organisations appellent la DĂ©lĂ©gation de la Commission europĂ©enne Ă Tunis ainsi que les ambassades des Etats-membres de lâUnion europĂ©enne (UE) en Tunisie Ă prendre publiquement position en faveur de ces trois dĂ©fenseurs, Ă rendre visite Ă MM. Ben Brik et Makhlouf en dĂ©tention, et Ă observer les audiences Ă leur encontre, conformĂ©ment aux Lignes directrices de lâUE relatives aux dĂ©fenseurs des droits de lâHomme.
Nos organisations appellent également la Délégation et les ambassades mentionnées ci-dessus à faire un rapport public, et si possible conjoint, sur les violations des rÚgles relatives à un procÚs équitable et sur tout autre sujet de préoccupation constatés lors des audiences.
LâObservatoire et le REMDH appellent par ailleurs la PrĂ©sidence de lâUnion europĂ©enne et la TroĂŻka Ă entreprendre toute action de protection Ă lâĂ©gard des dĂ©fenseurs et militants des droits de lâHomme, sanctionnĂ©s pour avoir exercĂ© dĂ©fendu les libertĂ©s fondamentales.
LâObservatoire et le REMDH demandent par ailleurs aux autoritĂ©s tunisiennes de :
· Garantir en toutes circonstances lâintĂ©gritĂ© physique et psychologique de Mme Bensedrine et de MM. Taoufik Ben Brik et Zouhair Makhlouf, ainsi que de lâensemble des dĂ©fenseurs des droits de lâHomme tunisiens ;
· Procéder à la libération immédiate et inconditionnelle de MM. Taoufik Ben Brik et Zouhair Makhlouf, arbitrairement détenus ;
· Veiller Ă ce quâun terme soit mis Ă toute forme de menaces et de harcĂšlement – y compris judiciaire – Ă lâencontre de Mme Bensedrine et MM. Taoufik Ben Brik et Zouhair Makhlouf, et de lâensemble des dĂ©fenseurs des droits de lâHomme tunisiens ;
Plus gĂ©nĂ©ralement, nos organisations appellent la Tunisie Ă se conformer aux dispositions de la DĂ©claration universelle des droits de lâHomme et aux instruments rĂ©gionaux et internationaux relatifs aux droits de lâHomme et particuliĂšrement lâarticle 1 de la DĂ©claration sur les dĂ©fenseurs des droits de lâHomme, adoptĂ©e par lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies le 9 dĂ©cembre 1998, âchacun a le droit, individuellement ou en association avec dâautres, de promouvoir la protection et la rĂ©alisation des droits de lâHomme et des libertĂ©s fondamentales aux niveaux national et internationalâ.
http://www.fidh.org/Poursuite-du-harcelement-a-l-encontre-de mardi 3 novembre 2009
In Tunisia, government harassment of journalists on the rise
Student activist held in Tunisia at risk of torture
Urgent : Jalel Ben Brik Zoghlami empĂȘchĂ© de quitter le territoire
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Journalistes tunisiens sauvagement brutalisés
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31 octobre 09 – Réélu le 25 octobre dernier pour un cinquiĂšme mandat, le prĂ©sident Zine el-Abidine Ben Ali poursuit la rĂ©pression contre les opposants. |
Carole Vann/InfoSud – Comment un pays capable de tant de raffinement en matiĂšre dâhospitalitĂ© et de culture peut-il se reconnaitre dans un Etat qui se comporte avec une telle grossiĂšretĂ© envers ses citoyens ? Câest le paradoxe de la Tunisie qui a Ă©lu le 25 octobre Ă quasi 90% Zin El-Abidine Ben Ali pour son cinquiĂšme mandat prĂ©sidentiel. Un prĂ©sident qui a mis en garde Ă plusieurs reprises quiconque contesterait le dĂ©roulement ou le rĂ©sultat des Ă©lections.
Ces menaces sans dĂ©tour nâont pas empĂȘchĂ© des journalistes et opposants de sâexprimer dans les mĂ©dias internationaux. La vague de violence ne sâest pas faite attendre. Taoufik Ben Brik, correspondant du Nouvel Observateur, a Ă©tĂ© Ă©crouĂ© le 29 octobre. AccusĂ© dâactes de violences et dâinsultes Ă lâencontre dâune femme, il passera le 19 novembre devant le tribunal premiĂšre instance de Tunis. Il risque plusieurs annĂ©es dâemprisonnement, selon son avocate Radhia Nasraoui, jointe par tĂ©lĂ©phone.
InterviewĂ© la semaine derniĂšre par Rue89, Taoufik Ben Brik avait racontĂ© le traquenard qui lui a Ă©tĂ© tendu par la police tunisienne et qui lui vaut aujourdâhui son arrestation. Le 22 octobre, sa voiture a Ă©tĂ© emboutie par un autre vĂ©hicule, dont la conductrice a cherchĂ© Ă le provoquer. Selon le journaliste, la conductrice Ă©tait de la police et voulait lâamener Ă user de la violence pour pouvoir lâinculper dâagression.
Pour Reporters Sans FrontiĂšres, lâarrestation de Taoufik Ben Brik serait liĂ©e Ă ses dĂ©clarations tenues sur Rue89.
LâObservatoire pour la protection des dĂ©fenseurs des droits de lâHomme, la FĂ©dĂ©ration internationale des ligues des droits de lâHomme (FIDH), lâOrganisation mondiale contre la torture (OMCT) dĂ©noncent les actes de harcĂšlement Ă lâencontre des journalistes tunisiens et demandent aux ambassades dâEtats membres de lâUnion europĂ©enne en Tunisie de rendre visite Ă Ben Brik et Ă Zouhair Makhlouf, un autre journaliste en dĂ©tention, et de suivre leur audiences devant la justice.
Déshabillé et passé à tabac
IncarcĂ©rĂ© depuis le 21 octobre, Zouhair Makhlouf sera jugĂ© le 3 novembre pour avoir filmĂ© sans autorisation dans un quartier populaire trĂšs pauvre et avoir diffusĂ© les images sur internet. En rĂ©alitĂ©, le pouvoir nâaurait pas supportĂ© que Makhlouf diffuse sur la toile des interviews dâex-prisonniers politiques victimes de torture.
Mais si ces deux arrestations respectent un semblant de procĂ©dure, dâautres cas, trĂšs graves, sâen passent. Le 28 octobre, le journaliste Slim Boukhdir a Ă©tĂ© enlevĂ© devant chez lui par des inconnus en civil, qui lui ont bandĂ© les yeux, lâont forcĂ© Ă monter Ă bord dâun vĂ©hicule puis lâont conduit sur la colline du BelvĂ©dĂšre (hauteurs de Tunis) oĂč ils lâont dĂ©shabillĂ© et passĂ© Ă tabac. Les agresseurs ont menacĂ© de le tuer avec un couteau, puis lâont laissĂ© sur les lieux, avec une fracture au nez et plusieurs hĂ©matomes. Le mĂȘme aprĂšs-midi, le journaliste avait, dans une interview Ă la BBC, formulĂ© des critiques contre lâĂ©pouse du prĂ©sident, Leila Traboulsi.
Quant Ă Mohamed Soudani, de lâUnion gĂ©nĂ©rale des Ă©tudiants de Tunisie (UGET), il a disparu depuis le 22 octobre dernier. « Il avait Ă©tĂ© interviewĂ© par deux journalistes françaises Ă lâhĂŽtel Africa Ă Tunis, raconte Radhia Nassraoui. Quand il a voulu sortir, il a vu quâune dizaine dâagents lâattendaient dehors. Il mâa appelĂ©e. Je lui ai conseillĂ© de se faire accompagner. Une des journalistes a fait un bout de chemin avec lui. A peine lâa-t-elle quittĂ©, que les policiers ont rĂ©apparu. Il a juste eu le temps de mâenvoyer un message, mais depuis plus aucun signe de vie. Nous savons quâil est aux mains de la police et quâils sont en train de le torturer. »
Sihem, Radhia, Hamma aussi brutalisés
Sihem Ben Sedrime, porte parole du Conseil national pour les LibertĂ©s en Tunisie et directrice de radio Kalima, a Ă©tĂ© agressĂ©e et violentĂ©e alors quâelle rentrait au local des femmes dĂ©mocrates Ă Tunis. Hamma Hamami, porte parole du Parti communiste des ouvriers de Tunisie et Ă©poux de Radhia Nasraoui, a Ă©tĂ© sauvagement tabassĂ© Ă lâaĂ©roport de Tunis par une dizaine de policiers. Il revenait de lâĂ©tranger oĂč, dans des interviews Ă Al-Jazeera et France 24, il avait parlĂ© de la corruption et de la rĂ©pression. Il avait appelĂ© au boycott des Ă©lections quâil avait qualifiĂ©es de mascarade.
Le 4 octobre, Ă son retour de Suisse oĂč elle a donnĂ© plusieurs interviews, Radhia Nasraoui nâa pas retrouvĂ© ses bagages. Un produit explosif a Ă©tĂ© retrouvĂ© dans la voiture de son confrĂšre Raouf Ayyadi, ancien membre du Conseil de lâordre. Ce dernier Ă©tait venu la chercher Ă lâaĂ©roport. InfoSud / CV
(Source: le portail « Droits Humains » dâaprĂšs lâagence « Infosud » (Suisse), le 30 octobre 2009)
Lien :http://www.droitshumains-geneve.info/Journalistes-tunisiens-sauvagement,6832
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Tunisie : Des journalistes et Ă©tudiants arrĂȘtĂ©s depuis la prĂ©sidentielle
ATS, le 4 novembre 2009 Ă 06h12
Par Annegret Mathari, ATS
Tunis/GenĂšve (ats) Plusieurs journalistes et Ă©tudiants ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s ou maltraitĂ©s en Tunisie depuis la réélection de Zine El Abidine Ben Ali. Le prĂ©sident avait annoncĂ© des mesures contre les personnes qui ont critiquĂ© le dĂ©roulement du scrutin. Des organisations de dĂ©fense des droits de l’homme dĂ©noncent cette rĂ©pression.
Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brick, correspondant de l’hebdomadaire français “Nouvel Observateur” et critique virulent du rĂ©gime du prĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali, a Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ© jeudi.
Il a Ă©tĂ© inculpĂ© aprĂšs une “plainte pour agression, atteintes aux bonnes mĆurs et dĂ©gradation de biens, dĂ©posĂ©e par une femme avec laquelle il a eu une altercation”, selon la justice tunisienne.
Plusieurs années de prison
La seule explication pour ces reproches rĂ©side dans la sĂ©rie d’articles que le journaliste a publiĂ©s rĂ©cemment dans la presse française, a indiquĂ© Ă l’ATS l’un de ses avocats, Nejib Chebbi.
Selon ses défenseurs, Taoufik Ben Brick risque plusieurs années de prison. Son procÚs se tiendra le 19 novembre.
Dans ses articles, le journaliste avait critiqué les élections du 25 octobre. Lors de ce scrutin, Zine El Abidine Ben Ali, qui se présentait pour son cinquiÚme mandat depuis 1987, a été réélu avec prÚs de 90% des voix.
Provocation
Le 22 octobre, une voiture a percutĂ© celle du reporter. Selon ce dernier, la conductrice faisait partie de la police et a tentĂ© de l’inciter Ă faire preuve de violence afin de l’inculper. L’homme n’a toutefois pas rĂ©agi Ă cette provocation.
En attendant, la situation du journaliste a Ă©tĂ© discutĂ©e dans plusieurs pays, indique un porte-parole du ministĂšre français des affaires Ă©trangĂšres. “Sa situation est suivie avec beaucoup d’attention”.
Appel Ă l’UE
La FĂ©dĂ©ration internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et le RĂ©seau euro-mĂ©diterranĂ©en des droits de l’Homme (REMDH) ont appelĂ© les ambassadeurs des pays de l’Union europĂ©enne (UE) en Tunisie Ă rendre visite Ă Taoufik Ben Brick et Ă Zuhair Makhlouf, un autre journaliste en dĂ©tention. Ils leur ont aussi demandĂ© de surveiller leurs procĂšs.
Zuhair Makhlouf a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© le 21 octobre et devait comparaĂźtre en justice cette semaine. Il est accusĂ© d’avoir filmĂ© sans autorisation dans un quartier pauvre.
Tabassé
Quant au journaliste Slim Boukhedir, il a osé critiqué la femme du président dans une interview à la chaßne de télévision britannique BBC. Mercredi dernier, il a été enlevé devant sa maison, vraisemblablement par des policiers en civil, et conduit sur une colline.
LĂ , il a Ă©tĂ© battu et abandonnĂ© sur place, le nez cassĂ©. Ses vĂȘtements et son porte-monnaie lui ont Ă©tĂ© dĂ©robĂ©s. Depuis, des policiers surveillent son domicile et demandent aux invitĂ©s de prĂ©senter leurs cartes d’identitĂ©, selon les dĂ©fenseurs des droits de l’homme.
Etudiant aussi
L’Ă©tudiant Mohamed Soudani a lui disparu le 22 octobre. Deux journalistes français l’ont interviewĂ© dans un hĂŽtel Ă Tunis, raconte son avocate. Une douzaine de policiers l’attendaient Ă sa sortie. L’Ă©tudiant a laissĂ© un message sur le rĂ©pondeur de l’avocate, qui n’a depuis plus reçu aucune trace de vie.
“J’espĂšre qu’il vit encore”, dit-elle inquiĂšte. “C’est clair
qu’il sera torturĂ©”.
(Source: www.tsr.ch (Suisse), le 4 novembre 2009)
Tunis s’insurge des propos du maire de Paris sur les droits de l’homme
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La comparaison entre La Tunisie et les anciennes dictatures militaires d’AmĂ©rique latine
“george orwell”
Au cours d’une discussion avec un ami on a conclu que la comparaison entre le monde arabe et l’AmĂ©rique latine dans la pĂ©riode des dictatures militaires mĂ©ritait une Ă©tude approfondie, il existe plusieurs Ă©tudes scientifiques sur l’effondrement des rĂ©gimes militaires en AmĂ©rique latine, par exemple :
The Third Wave of Democratization in Latin America: Advances and Setbacks The Transition to Democracy in Latin America: The Role of the Military Incomplete Democracy: Political Democratization in Chile and Latin America Latin American Social Movements: Globalization, Democratization, and Transnational Networks (pour pouvoir les tĂ©lĂ©charger il faut juste s’inscrire sur : gigapedia) Â
Ce qui est sur c’est que jusqu’a l’instant il n’ya aucune Ă©tude qui prouve la possibilitĂ© d’appliquer au monde arabe les stratĂ©gies employĂ©es en AmĂ©rique latine pour le changement dĂ©mocratique !
(Source : le blog « La Tunisie de Ben Ali », le 4 novembre 2009)
Lien :http://1984tunisie.blogs.courrierinternational.com/
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Taoufik Ben Brik, une affaire française
Par Pierre Puchot
Il nous faut un soutien de la France, des Français, sans quoi c’en sera fini de nous», confiait Ă Mediapart le journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Birk, la veille de son arrestation, jeudi 29 novembre. Du fond de sa geĂŽle, Ben Brik peut toujours attendre : Sarkozy n’a pas hĂ©sitĂ© Ă transmettre ses «fĂ©licitations» Ă Ben Ali pour sa réélection, au mĂ©pris des rapports alarmistes des ONG et de Reporters sans frontiĂšres. L’UMP reste muet, le PS trĂšs discret, et les Français continuent de se rĂ©pandre par centaines de milliers sur les plages tunisiennes. La France doit pourtant rapidement changer d’azimut, sous peine cautionner la nouvelle grande ambition des autoritĂ©s tunisienne : Ă©radiquer l’embryon d’opposition qui subsiste encore Ă Tunis. L’affaire Taoufik Ben Brik, c’est le climax d’un mois d’octobre qui a durement malmenĂ© l’opposition tunisienne. La semaine passĂ©, Slim Boukhdir, journaliste et membre fondateur de l’association de dĂ©fense des libertĂ©s LibertĂ© et Ă©quitĂ©, a Ă©tĂ© victime d’un enlĂšvement devant chez lui par des inconnus en civil, qui lui ont bandĂ© les yeux, l’ont forcĂ© Ă monter Ă bord d’un vĂ©hicule puis l’ont conduit sur la colline du BelvĂ©dĂšre oĂč ils l’ont passĂ© Ă tabac. Le mĂȘme jour, des inconnus ont tentĂ© Ă trois reprises de forcer la porte du domicile de Mouldi Zouabi, correspondant de l’influent quotidien panarabe basĂ© Ă Londres, Al Quds Al Arabi. Lire l’article complet sur Mediapart.fr (sur abonnement) Â
(Source : mediapart.fr, le 3 novembre 2009)
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Et ce mois-ci, le prix de la dĂ©sinformation est attribuĂ© Ă âŠ
Pierre Puchot
«Servir la soupe» tunisienne, les mĂ©dias français ont toujours su faire. La palme de la servilitĂ© journalistique et de la dĂ©sinformation revient ce mois-ci au mensuel Afrique Asie, qui tire Ă 43.000 exemplaires, et propose, avec son numĂ©ro du mois d’octobre, un hors sĂ©rie sobrement titrĂ©: «Tunisie: Pourquoi ça marche».
Ă la veille des Ă©lections prĂ©sidentielles et lĂ©gislatives, qui auront lieu dimanche 25 octobre, l’Ă©quipe a mis le paquet, et le sommaire se passerait presque de commentaire :
Ăditorial : Pourquoi ça marche
Diagnostic: Les recettes d’un pays qui avance
Prospective: Les défis des prochaines années
Vie politique: En pleine mutation
Analyse: Une démocratie responsable et graduelle
Campagne: Un leader et trois challengers
Processus électoral: En toute transparence
Politique Ă©trangĂšre: Une diplomatie tranquille…
A mi-numĂ©ro, un petit «bonus», le «tĂ©moignage» d’Ăric Fottorino: «Je suis un pont sur la MĂ©diterranĂ©e.» En fait, un petit entretien rĂ©alisĂ© avec le directeur de la rĂ©daction du journal Le Monde, Ă l’occasion d’un dĂźner avec l’ambassadeur de la Tunisie en France.
Au final, 106 pages de pure intĂ©gritĂ© journalistique, dont le site officiel de Ben Ali n’a pas manquĂ© de se faire l’Ă©cho. De quoi devancer haut la main Jeune Afrique et Afrique magazine qui propose pourtant ce mois-ci, outre un «entretien exclusif» avec Ben Ali, un dossier de 15 pages sur «ce pays jeune et complexe».
Parmi les papiers qui donnent la nausĂ©e, on retiendra cette «analyse» (anonyme, la plupart des articles du numĂ©ro Ă©tant Ă©crits par les six journalistes employĂ©s par le journal) dont le subtil intertitre vente «la stabilitĂ© politique et la paix sociale qui y rĂšgne»… en Tunisie. Un point de vue particuliĂšrement audacieux pour un pays oĂč la torture est quotidienne, oĂč la rĂ©pression du mouvement du bassin minier de Gafsa, en grĂšve depuis la fin 2007, a conduit l’armĂ©e et la police tunisienne dĂ©ployĂ©e en masse Ă tuer un manifestant par balle….
Il faut dire qu’Afrique Asie n’en est pas Ă son coup d’essai:
Commentaire du directeur de la rĂ©daction d’Afrique Asie, Majed NehmĂ©, joint par tĂ©lĂ©phone, et qui a eu la gentillesse de nous offrir un exemplaire de son journal : «La Tunisie est un pays qui avance, et c’est ce que nous voulons montrer. Si, de votre cĂŽtĂ©, vous voulez Ă©crire des articles avec vos prĂ©jugĂ©s, c’est votre problĂšme…On ne peut pas non plus importer dans les pays arabes le mĂȘme modĂšle dĂ©mocratique que celui qui existe dans les pays occidentaux. La dĂ©mocratie, si, et d’ailleurs la Tunisie est une dĂ©mocratie, avec des Ă©lections. Mais le mĂȘme modĂšle, non.»
(Source : le blog de Pierre Puchot sur Mediapart (France), le 22 octobre 2009)
Tunisie : Mais pourquoi ce silence ? Pourquoi cette indifférence hypocrite ?
Elections présidentielles et législatives en Tunisie : Verdict sans appel !
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Al-Jazeera Documentary aime les contenus ficelĂ©s d’avance ?
Dans un article Ă©crit pour la revue belge Agenda Interculturel, le rĂ©alisateur tunisien Fathi Doghri relate son expĂ©rience avec Al-Jazeera. Selon Fathi Doghri, la chaĂźne satellitaire arabe, comme d’ailleurs de nombreuses chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision Ă travers le monde, dĂ©cide dâavance ce quâelle veut montrer et les messages quâelle veut transmettre.Â
“J’ai rencontrĂ© les responsables de la sociĂ©tĂ© Dimentios films qui m’ont proposĂ© de rĂ©aliser, en 2006, un documentaire en trois volets de 52 minutes sur l’islamophobie en Europe. Mon idĂ©e n’Ă©tait pas de faire un documentaire de dĂ©nonciation ou de victimisation mais plutĂŽt de mettre en perspective historique les difficiles relations de l’islam avec les mondes de l’Occident. Et surtout je voulais Ă©viter le traitement du reportage qui dĂ©livre des vĂ©ritĂ©s arrĂȘtĂ©es. A travers des expĂ©riences de vie, je voulais montrer qu’il s’agit d’humains qui subissent des stigmatisations mais qui continuent Ă vivre dignement en revendiquant leur citoyennetĂ© europĂ©enne.
Ce n’est qu’aprĂšs le travail de prĂ©paration de conceptualisation que j’ai appris que le documentaire Ă©tait destinĂ© Ă Al-Jazeera Documentary, puisque le producteur m’a soumis une charte technique Ă©manant de cette chaĂźne, charte que la production devait respecter absolument. En lisant le pavĂ©, j’ai dĂ©couvert en fait que le contenu mĂȘme du film Ă©tait clĂŽturĂ© d’avance. J’ai Ă©mis mes rĂ©serves au producteur et mon intention de me retirer du projet. Mais il a insistĂ© pour que je reste dans le projet en me garantissant de me laisser carte blanche dans la rĂ©alisation.
J’ai acceptĂ© en imposant moi aussi un cahier de charges stipulant un droit de regard sur les pays europĂ©ens Ă couvrir, sur les personnes qui devaient ĂȘtre le fil rouge des documentaires, sur les questions soulevĂ©es… En cours de route, je suis rentrĂ© Ă Tunis pour finir un documentaire qui Ă©tait en production, et j’ai demandĂ© au producteur d’attendre mon retour pour continuer la prĂ©paration du tournage.
Mais Ă mon retour, Ă ma grande surprise, le producteur m’a annoncĂ© qu’il fallait partir en Hollande pour commencer Ă filmer, puis tout de suite aprĂšs en Italie car tout Ă©tait prĂȘt : logistique, contacts sur place, personnalitĂ©s Ă filmer… AprĂšs rĂ©flexion et discussion avec l’Ă©quipe technique que je connaissais bien, je suis quand mĂȘme parti pour assurer le tournage. Et mal m’en a pris car, sur place, et ne connaissant pas la langue, je me suis retrouvĂ© piĂ©gĂ© par le traducteur qui se trouvait ĂȘtre le coordinateur et qui menait son plan, parfois sans nous consulter. Nous n’avons fait que courir derriĂšre les interviews sans une vraie connaissance des personnages ni mĂȘme le contexte de l’islam en Hollande. Et j’ai vite saisi que le producteur, peut-ĂȘtre Ă l’instigation d’Al-Jazeera, cherchait le sensationnalisme. Je l’ai surtout senti Ă travers l’importance accordĂ©e au cas du dĂ©putĂ© d’extrĂȘme droite Welders. En Italie pareil : le fil conducteur et les personnalitĂ©s Ă©taient dĂ©jĂ choisis.
Une fois rentrĂ© Ă Paris, j’ai encadrĂ© le montage des documentaires mais j’ai refusĂ© de rĂ©aliser le troisiĂšme volet en France. J’ai mĂȘme demandĂ© de ne pas associer mon nom au projet puisque tout m’a Ă©chappĂ©. Pour la premiĂšre fois, jâai travaillĂ© sur une commande sans m’en mĂ©fier suffisamment. Al- Jazeera, comme toutes les chaĂźnes, a une ligne Ă©ditoriale trĂšs stricte et accepte mal dâen dĂ©vier, ce qui est contraire au principe mĂȘme du documentaire : le point de vue singulier du rĂ©alisateur.”
Fathi Doghri, producteur
(Source : « Agenda Interculturel » (Revue – Belgique), N° 276, octobre 2009, page 23)
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ONU: Israël se mobilise pour faire enterrer le rapport Goldstone sur Gaza
AFP, le 4 novembre 2009 Ă 15h07
Par Charly WEGMAN
JERUSALEM, 4 nov 2009 (AFP) – Sur la sellette, IsraĂ«l se mobilise pour faire enterrer le rapport Goldstone l’accusant de “crimes de guerre” Ă Gaza, qui est examinĂ© mercredi par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU.
“Il n’y a pas plus cynique que ce rapport Ă©manant de pays connus pour leurs violations des droits de l’Homme”, s’est encore indignĂ© mercredi Ă la radio le vice-ministre israĂ©lien de la DĂ©fense Matan VilnaĂŻ.
Depuis sa publication Ă la mi-septembre, les dirigeants israĂ©liens mĂšnent une active campagne de lobbying diplomatique pour rallier les pays amis et convaincre la communautĂ© internationale d’enterrer le rapport Goldstone.
Lors d’une rĂ©union mardi avec les ambassadeurs Ă©trangers Ă JĂ©rusalem, le numĂ©ro deux de la diplomatie israĂ©lienne, Danny Ayalon, a estimĂ© que le rapport Goldstone “porte atteinte non seulement Ă IsraĂ«l, mais aussi Ă tout Etat dĂ©mocratique et pacifique qui doit faire face au terrorisme”.
Ce document, adoptĂ© en octobre par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU Ă GenĂšve, embarrasse considĂ©rablement IsraĂ«l qui se voit reprocher des “crimes de guerre” et des “possibles crimes contre l’humanitĂ©” lors de son offensive contre la bande de Gaza en dĂ©cembre 2008-janvier 2009.
L’Etat hĂ©breu craint par dessus tout que ses chefs militaires et ses dirigeants politiques soient jugĂ©s et condamnĂ©s un jour devant la Cour pĂ©nale internationale (CPI) de La Haye.
“Notre armĂ©e est la plus morale au monde”, a plaidĂ© M. VilnaĂŻ, en faisant rĂ©fĂ©rence au “code Ă©thique” de Tsahal, “et continuera d’appliquer ses propres critĂšres, indĂ©pendamment de tout rapport”.
InterrogĂ© par l’AFP, un officiel israĂ©lien souligne que “les Etats-Unis, la France ou l’Allemagne font aussi des victimes collatĂ©rales quand ils luttent contre le terrorisme, la piraterie ou des Ă©lĂ©ments non Ă©tatiques, notamment en Irak ou en Afghanistan”.
Le chef d’Ă©tat major israĂ©lien, le gĂ©nĂ©ral Gaby Ashkenazi, a mis en garde contre une “nouvelle bataille dans la bande de Gaza” entre ses forces et celles du mouvement islamiste Hamas, comme l’hiver dernier.
“Nous serons Ă nouveau confrontĂ©s aux lance-roquettes dissimulĂ©s dans des zones parmi les plus densĂ©ment peuplĂ©es au monde. Nous combattrons dans les villages, les villes, les mosquĂ©es, les hĂŽpitaux, les jardins d’enfants et les Ă©coles car c’est une guerre que nos ennemis nous imposent”, a averti le gĂ©nĂ©ral.
IsraĂ«l ne cesse d’accuser la Syrie et l’Iran de fournir des armements au Hamas et au mouvement chiite libanais Hezbollah, que les pays occidentaux considĂšrent comme des “organisations terroristes”.
A l’Ă©tĂ© 2006, durant la Seconde guerre du Liban, le Hezbollah a lancĂ© plus de 4.000 roquettes contre le nord d’IsraĂ«l. Et pendant le rĂ©cent conflit Ă Gaza, le Hamas a tirĂ© prĂšs d’un millier de roquettes sur le sud du pays.
Hasard du calendrier ? La marine israĂ©lienne a interceptĂ© dans la nuit de mardi Ă mercredi en MĂ©diterranĂ©e un cargo transportant des armes en provenance d’Iran selon les mĂ©dias israĂ©liens. Le
Premier ministre Benjamin Netanyahu a estimĂ© qu’un tel arsenal Ă©tait susceptible de “menacer les villes israĂ©liennes”.
Mardi, le gĂ©nĂ©ral Amos Yadlin, chef des renseignement militaires israĂ©liens, a rĂ©vĂ©lĂ© que le Hamas a rĂ©cemment testĂ© une roquette de fabrication iranienne d’une portĂ©e de 60 km, c’est-Ă -dire capable
d’atteindre Tel-Aviv.
Le Hamas a dĂ©menti et dĂ©noncĂ© une “invention (israĂ©lienne) visant Ă influencer l’opinion mondiale avant l’examen du rapport Goldstone”.
IsraĂ«l a marquĂ© un point mardi lorsque la Chambre des reprĂ©sentants amĂ©ricaine a adoptĂ© une rĂ©solution appelant “Ă rejeter sans Ă©quivoque tout soutien ou tout examen futur” du rapport.
Mais les IsraĂ©liens sont sans illusion, conscients qu’une majoritĂ© devrait se dĂ©gager Ă l’ONU pour les exhorter Ă ouvrir une enquĂȘte “crĂ©dible” sur les violations du droit international commises Ă Gaza.
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 Le clan dâOujda a perdu la bataille du SaharaOccidental
Le dernier refoulement dâun avocat et de journalistes marocains Ă lâaĂ©roport dâAlger est une grave erreur diplomatique. Il ne reste plus Ă Bouteflika et au clan dâOujda que des bavures policiĂšres pour exprimer leur vision autoritariste sur la question du Sahara Occidental.
Ce conflit inutile engagĂ© Ă la hussarde par Boumediene, aprĂšs le coup dâEtat manquĂ© et la mort de son ami le gĂ©nĂ©ral Mohamed Oufkir en aoĂ»t 1972, nâa en fait Ă©tĂ© quâun prĂ©texte de dĂ©stabilisation de la monarchie alaouite. (1)
Face Ă lâadversitĂ© du pouvoir socialiste algĂ©rien et ses alliĂ©s de lâopposition marocaine, Hassan II avait rĂ©ussi Ă consolider son trĂŽne. AprĂšs 10 ans de rĂšgne, Mohamed VI a fait du Maroc un «modĂšle Ă suivre pour lâAfrique du Nord et le Moyen-Orient» selon les termes de la secrĂ©taire dâEtat Hillary Clinton au Forum de lâAvenir Ă Marrakech devant un parterre de diplomates du monde entier.
Le Maroc nâen finit plus dâengranger les bĂ©nĂ©fices dâune nouvelle stratĂ©gie pragmatique et conquĂ©rante initiĂ©e depuis le lancement des nĂ©gociations directes avec le Front Polisario sous lâĂ©gide de lâONU en juin 2007.
Paradoxalement, câest en utilisant les mĂ©thodes algĂ©riennes que le Maroc a pu avancer de maniĂšre spectaculaire dans la rĂ©solution du conflit Ă son avantage par une gestion efficace du renseignement et lâintĂ©gration des clientĂšles sahraouies dans le jeu politique national.
La bataille du renseignement
En nommant son camarade de classe et ami dâenfance Mohamed Yassine Mansouri Ă la tĂȘte de la DGED, le roi a changĂ© la donne qui prĂ©sidait jusquâalors au sein des services secrets marocains. Civil et technocrate, Mansouri suit une feuille de route stratĂ©gique dâaction en avançant une Ă une ses piĂšces sur lâĂ©chiquier sahraoui pour mettre en Ă©chec la partie algĂ©rienne, la seule qui sâoppose Ă un rĂšglement dĂ©finitif du conflit.
Mansouri agit sur plusieurs cibles pour dĂ©sosser le Polisario et retourner contre lâAlgĂ©rie ses principaux atouts quâĂ©taient le Front et les camps de Tindouf. En participant Ă toutes les phases de nĂ©gociation de Manhasset, Mansouri effectue un travail de sape pour retourner les dirigeants sahraouis.
Il a Ă©galement rĂ©ussi un coup de maĂźtre surprenant en envoyant pour la premiĂšre fois dans les camps de Tindouf une mission dâinformation et de renseignement sous couverture de presse. Un journaliste et un photographe dâun hebdomadaire marocain ont pĂ©nĂ©trĂ© dans les camps de Tindouf et publiĂ© un reportage en Ă©tĂ© 2008. (2)
Ils y ont aussi recueilli une somme de renseignements et de photos trÚs utiles pour dénoncer auprÚs des instances onusiennes les conditions de «séquestration» des sahraouis par les autorités algériennes.
ConfortĂ© par le soutien de tous les pays arabes, parachevĂ© derniĂšrement par la reconnaissance libyenne de la marocanitĂ© du Sahara, Mansouri utilise Ă fond la carte maĂźtresse mauritanienne. OutrĂ© par le mĂ©pris que lui a manifestĂ© Bouteflika, le nouveau prĂ©sident mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz se dĂ©voue pour la cause marocaine et Ćuvre Ă la reddition des chefs du Polisario en recevant trĂšs souvent le patron de la DGED.
Sur le plan intérieur, de plus en plus de sahraouis sont intégrés sur la scÚne politique nationale. Les stratÚges marocains ont derniÚrement réussi un coup de maßtre en portant à la présidence de la Chambre des Conseillers, un médecin sahraoui Mohamed Cheikh Biadillah, dont le propre frÚre est Brahim Ahmed Mahmoud Biadillah, dit «Gregou», responsable de la 2Úme région militaire et ancien chef de la sécurité militaire du Polisario, qui figure en bonne place sur une liste de tortionnaires du Polisario. (3)
Câest un signal trĂšs fort auquel ne sont pas insensibles les notables sahraouis qui y voient un appel Ă une course Ă toutes les investitures dans le train du dynamisme politico-Ă©conomique marocain. Entre la prospĂ©ritĂ© du destin national de Mohamed Cheikh, et lâĂ©ternelle attente lâarme au pied du «DĂ©sert des Tartares» de Gregou, le choix est vite fait.
Dâautant que le projet royal dâAutonomie prĂ©voit une amnistie pour les combattants sahraouis. Une autre façon dâimiter les algĂ©riens en laissant indĂ©finiment ouvertes les portes de la rĂ©conciliation.
Le désastre diplomatique de Bouteflika
Face Ă cette cascade de succĂšs marocains, on ne peut que sâinterroger sur lâanesthĂ©sie qui frappe le pouvoir algĂ©rien. Lâexplication est double.
Tout dâabord ce conflit nâa jamais reçu dâadhĂ©sion populaire, les algĂ©riens se contrefichent de cette histoire de Sahara. Hormis un FLN moribond qui ne sâexprime sur ce lourd hĂ©ritage que du bout des lĂšvres, les partis politiques ont ouvertement dĂ©clarĂ© leur dĂ©saccord sur la position algĂ©rienne et nâont aucun contact avec le Polisario. Câest ce qui a encouragĂ© la tĂ©mĂ©ritĂ© de lâAssociation du Sahara Marocain Ă venir en AlgĂ©rie mĂȘme faire du lobbying pour la rĂ©solution du conflit.
Ensuite, la gestion du Polisario a toujours Ă©tĂ© une chasse gardĂ©e du clan dâOujda dirigĂ© par le couple Boumediene-Bouteflika et les chefs de la SĂ©curitĂ© Militaire. AprĂšs la mort de Boumediene et la mise Ă lâĂ©cart de Bouteflika et Kasdi Merbah, patron de la SM, câest le gĂ©nĂ©ral Larbi Belkheir qui sâest accaparĂ© de ce dossier stratĂ©gique et lucratif oĂč sâentremĂȘlent diplomatie parallĂšle, fonds secrets et commerce dâarmes.
Depuis la disparition mystĂ©rieuse de Belkheir, trĂšs malade selon sa famille ou dĂ©cĂ©dĂ© selon dâautres sources, on ne sait plus qui est vraiment en charge de ce dossier. Le trĂšs efficace chef du contre-espionnage, le gĂ©nĂ©ral SmaĂŻn Lamari qui gĂ©rait le Polisario sous les ordres de Belkheir, est dĂ©cĂ©dĂ© en Ă©tĂ© 2007 sans quâon sache vraiment qui lâa remplacĂ©.
De plus en plus isolĂ©s Ă lâintĂ©rieur comme Ă lâextĂ©rieur du pays, Bouteflika et son clan dâOujda ont dĂ©finitivement perdu la bataille du Sahara Occidental. La derniĂšre gifle retentissante quâa reçu Bouteflika vient de son ami Khaled qui, aprĂšs avoir exprimĂ© publiquement ses griefs contre lâanti-marocanisme du gouvernement algĂ©rien, a entĂ©rinĂ© la marocanitĂ© du Sahara en allant chanter au dernier festival du dromadaire à LaĂąyoune.
PlacĂ© en situation dâĂ©chec et mat par la maĂźtrise dâĆuvre marocaine et la pĂ©remption politique de Bouteflika, il ne reste au pouvoir algĂ©rien quâune porte de sortie dans ce conflit. Abandonner son intransigeance, laisser le Polisario nĂ©gocier librement, seul et sans aucune contrainte, fermer les camps de Tindouf et ouvrir les frontiĂšres avec le Maroc.
SaĂąd LounĂšs
(1)Â http://saadlounes.unblog.fr/la-vengeance-des-amis-doufkir/
(3)http://www.saharamarocain.net/modules/smartsection/item.php?itemid=43
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