4 juillet 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2598 du 04.07.2007

 archives : www.tunisnews.net


C.R.L.D.H. Tunisie:Lourdes condamnations lors d’un procès politique entaché de nullité C.R.L.D.H. Tunisie:Pour la révision du jugement de Abdallah Ben Amor HAJJI ACAT:Chebika, la torture au quotidien IFEX :Recent attacks on journalists unaddressed at meeting between Egyptian official and Tunisian ambassador AFP: Tunisie: vingt corps de clandestins d’origine africaine repêchés (journal) AFP: Des universités d’Europe et du Canada veulent s’implanter en Tunisie Khaled Ben M’Barek: A l’ami Nabil Rebaï IASH: Mise au point Libération: La Mauritanie accueillante avec la CIA :Un ancien fort aurait été transformé en une prison secrète. Les autorités démentent. Le Monde: Cécilia Sarkozy aurait rendu sa carte de crédit, selon l’Elysée AFP: Amnesty dénonce l’immunité accordée aux policiers turcs pratiquant la torture Riazat Butt: Muslim, but not guilty


 
C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org

Lourdes condamnations lors d’un procès politique entaché de nullité

 
La deuxième chambre criminelle  du tribunal de première instance de Tunis, présidée par le juge Abderrazak BEN MNA, a prononcé son jugement le jeudi 28/06/2007 dans l’affaire 18210, dans laquelle ont été déférés 12 jeunes inculpés,  en état d’arrestation, en vertu de la loi  du 10 décembre 2003 relative au soutien à l’effort international de lutte contre le terrorisme et au terme de gardes à vue au ministère de l’Intérieur d’une durée ayant dépassé de beaucoup le délai maximum légal. Rappelons que cette loi dite antiterroriste a été dénoncée par toutes les ONG nationales et internationales de droits humains, ainsi que tous les juristes et hommes de loi qui se sont accordés pour la considérer comme rétrograde, ne remplissant pas les conditions nécessaires pour un procès équitable. Le corps des avocats a toujours   invoqué l’inconstitutionnalité de cette loi et a appelé à son annulation.   Parmi le groupe des condamnés, trois universitaires de la région du Sahel Ms. Mahfoudh Sayadi, Walid Guaddhab et Hamdi Hajj Romdhane, qui professent dans la faculté des sciences de Monastir. Ils ont été arrêtés tous les trois vers le 26 juin  2006, maintenus en secret  et torturés pendant des jours et des nuits. Tous trois sont pris en charge par la section de Monastir de la LTDH qui considère que leur dossier est  vide de preuves de culpabilité sinon des aveux extorqués aux accusés sous la torture physique et morale que ces derniers avaient décrit à leurs familles et avocats. Ils ont été condamnés à onze ans de prison ferme ! Selon les différents observateurs, avocats et défenseurs des droits humains présents, ce procès a été entaché  de graves irrégularités en violation flagrante des droits de la défense puisque de graves atteintes aux droits de la défense ont été signalées lors de ce procès.  L’audience a connu un climat d’extrême  tension qui s’est soldé par  l’interruption de plaidoiries et l’expulsion musclée de la défense. Le juge Abderrazak BEN MNA a empêché Maître Noureddine Bhiri de plaider et a ordonné les policiers de le faire sortir de force de la salle d’audience. La cour s’est retirée par la suite pour la délibération et le prononcé du jugement, privant ainsi douze jeunes tunisiens de leur droit à la défense et mettant fin au procès, encore en cours ! (Voir les communiqués de l’AISPP DU 29/06/2007 et celui de la LTDH du 30/06/2007). Le CRLDHT considère que des tels procès et des telles condamnations sont inacceptables car elles sont injustes et bafouent au quotidien le droit de la jeunesse tunisienne à la liberté de conscience et de culte. Il dénonce la gestion sécuritaire du phénomène de la religiosité de la société tunisienne qui aspire au respect des libertés et des droits fondamentaux des tunisiens à l’expression, à l’association, à la réunion et à la circulation… Appelle au respect des standards minimaux du procès équitable et exige la libération des jeunes inculpés dont les aveux ont été extorqués sous la torture. Rappelle qu’il n’ y’a pas de justice sans respect de l’avocat et sans la garantie de son indépendance et son autonomie.  Le : 03/07/2007

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Pour la révision du jugement de Abdallah Ben Amor HAJJI

 
Les autorités américaines ont procédé le dimanche 17 juin 2007 au rapatriement de deux ressortissants Tunisiens parmi les 12 détenus sur la base militaire de Guantanamo à Cuba. Il s’agit de Ms. Abdallah Ben Omar Hajji  et Lotfi Ben Souiî Lagha qui ont été acquittés et libérés car aucun chef d’inculpation n’a été retenu contre eux. Le pouvoir politique a affirmé que la justice  tunisienne réclame ces deux hommes « en raison de poursuites pénales en cours à leur encontre ». M. Lotfi Lagha fait l’objet d’une instruction judiciaire auprès du tribunal de première instance de Tunis pour « appartenance à une organisation en relation avec la commission de crimes terroristes ». Quant au deuxième prévenu, M. Abdullah Hajji, qui a été précédemment condamné par contumace à 20 ans de prison pour appartenance à un mouvement interdit, en l’occurrence En Nahdha,  il devrait être rejugé pour répondre des griefs qui lui sont attribués. Le CRLDHT a rencontré fin mars 2007 Mme Khédija Hajji,  épouse de Abdallah Ben Amor Hajji, et sa fille Aicha dans les locaux du CNLT. Sa famille tente de lui trouver désespérément un asile politique à sa sortie de Guantanamo. Originaire de la ville de Béja, la famille  Hajji a  huit enfants et habite actuellement la banlieue de Tunis. En 1989, elle a  quitté la Tunisie pour  passer un an à l’Arabie Saoudite et s’installer à partir de 19900 au Pakistan, dans la ville de Lahore,  où le père travaille comme commerçant dans le textile. Tous leurs  enfants ont fait leurs études là-bas. M. Abdallah, 51 ans,  a été arrêté le 04/04/2002 avec son beau-fils Hédi Hédhili, 37 ans, le mari de Aicha, par la police politique pakistanaise à leur domicile à Lahore. Trois mois après son arrestation, sa famille a su par la Croix rouge qu’il se trouvait à Guantanamo. En 2003 elle est rentrée au pays…. De Guantanamo, le couple  se  correspond. Leurs lettres se sont arrêtées il y’a  près de 18 mois, quelque temps après l’ arrivée de la famille en Tunisie. Lors de notre rencontre, Mme Khédija nous a affirmé que jusqu’à son dernier courrier, son mari  ne sait pas de quoi il est soupçonné et qu’il va être bientôt acquitté mais il ne veut pas rentrer en Tunisie, parce qu’il sait ce qui l’attendrait. Elle était  de son avis, surtout qu’à son retour, on l’a informé que son mari était condamné par contumace à 24 ans de prison ferme  pour appartenance au mouvement islamiste d’En Nahdha. Elle dit que «  s’il sera innocenté à Guantanamo, il ne le sera pas ici. Je suis prête à sacrifier ma vie de couple et de famille pour sa sécurité. C’est pour cette raison que j’ai besoin que les associations de défense des droits humains me viennent à l’aide et lui trouveront refuge ailleurs ». Le CRLDHT se joint au Centre pour les droits constitutionnels (CCR), une organisation américaine qui rassemble des avocats représentant la plupart des prisonniers de Guantanamo et Reprieve, organisation britannique de défense des droits humains, basée à Londres, pour dénoncer en plus de cette détention illégale pendant plus de cinq ans, sans la moindre preuve, ce transfert abusif qui  expose la victime  à un risque réel d’abus et de torture en raison de son implication précédente dans un parti politique islamique modéré.  Il rappelle que la grande vague d’arrestations et de procès iniques que la Tunisie a connu au début des années 90 et qui a causé la condamanation de milliers de tunisiens pour des délits d’opinion a été  condamnée par toutes les organisations des droits humains, nationales et internationales pour les graves irrégularités enregistrées lors de ces procès et jugements. Il condamne l’attitude des autorités américaines qui, en plus de la détention arbitraire de M. Abdallah Hajji pendant plus de cinq ans sur la base militaire de Guantanamo, procède délibérément à ce transfert alors qu’ils connaissent la situation alarmante des droits humains et les centaines d’arrestations enregistrées sous prétexte de lutte antiterroriste. Appelle à la révision du jugement de M. Abdallah Hajji afin de lui garantir un procès équitable où ses droits seront respectés et ses cinq ans de détention abusive soient pris en compte.  Le : 24/06/2007

alert – TUNISIA Recent attacks on journalists IFEX – News from the international freedom of expression community alert – TUNISIA 3 July 2007

Recent attacks on journalists unaddressed at meeting between Egyptian official and Tunisian ambassador

 
(HRinfo/IFEX) – HRinfo has expressed its deep sorrow about the results of the meeting held between Dr. Botros Botros Ghaly, chair of the National Council for Human Rights, and Abd el Hafeez el Herqam, the Tunisian ambassador, on 1 July 2007. During the meeting, Dr. Ghaly ignored the Tunisian government’s violent acts against Tunisian journalists and human rights activists, in addition to the assault carried out on Lotfy Hegy, the chair of the Tunisian journalists’ group president on 29 June. Dr. Ghaly and the Tunisian ambassador discussed tools for fostering cooperation on human rights issues between the National Council for Human Rights in Egypt and the High Institute for Human Rights in Tunisia, in order to prepare for the conference arranged by the council, discussing democracy and human rights in Africa, convened for December in Egypt. The meeting ended without even referring to the severe repressive actions engaged in by the Tunisian authorities in June against journalists and human rights activists in Tunisia. The following incidents should have been raised : Hegy, the Tunisian journalists’ association chair, and Ali Ben Salem, the human rights activist and member of the Tunisian Alliance for Human Rights, were beaten by security agents. The authorities also prohibited a seminar scheduled for 29 June, entitled « freedom of conscience and belief », organised by the Democratic Coalition for Work and Freedoms. The authorities have also prevented « Kalema » newspaper employees from entering the premises and issuing the newspaper’s electronic bulletin (see IFEX alert of 7 June 2007). They have also prevented the members of the National Council for Freedoms in Tunisia from meeting. Journalist Abd Allah el Zawary’s internal exile in southern Tunisia was extended by 26 months, contrary to the law (see alerts of 8 and 6 June 2007, 24 and 1 February 2005, 1 March 2004, 10 October, 29 and 28 August 2003, and others). Tunisian security agents seized the cameras and other photographic equipment of two journalists, Lotfy Heidory and Tawfiq el Aiashy. The authorities also prohibited a meeting of the Executive of the International Association for the Defence of Political Prisoners. As well, journalist Selim Bokhzir has been physically assaulted and received death threats due to his writings on corruption in Tunisia. « When the chair of the National Council for Human Rights ignores the Tunisian government’s violations and discusses Egyptian-Tunisian cooperation, I begin to fear what is behind this cooperation, which will be a mask to cover the severe violations practiced by the Tunisian government. The cooperation in addition will cover up the government’s assaults by paid commercials given to some newspapers ; they will establish cooperation agreements with some organizations supposedly defending human rights such as the Egyptian Council, and if this is true I think it is considered an unacceptable collusion », HRinfo Executive Director Gamal Eid said. SOURCE : Arabic Network for Human Rights Information (HRinfo), Cairo


 

Chebika, la torture au quotidien

 
En Tunisie, la torture existe, malgré les démentis officiels (1). On sait que les sous-sols du ministère de l’Intérieur sont spécialement aménagés pour cela. Les victimes sont plutôt des opposants politiques. On connaît moins l’usage systématique des mauvais traitements, voire de la torture, envers les personnes suspectées d’infractions de droit commun. C’est pourtant une pratique habituelle, par exemple dans les postes de police des zones frontalières. Témoignage d’un demandeur d’asile soutenu par l’ACAT-France. Je témoigne ici, en tant que simple citoyen, de ce qui se passe dans un poste de la Garde Nationale en Tunisie, celui de Chebika, depuis la fin des années quatre-vingt-dix jusqu’à maintenant. Les personnes arrêtées sont amenées au poste. Quelle que soit la cause de leur arrestation, elles y sont accueillies quasi systématiquement par des menaces, des insultes et des injures. Elles sont soumises à toutes formes d’humiliations. C’est le chef de poste qui s’en charge principalement. Si la personne arrêtée se plaint ou oppose une quelconque résistance, elle est frappée (si elle ne l’a pas déjà été d’entrée de jeu) et cette fois par tous les agents présents dans le poste, en même temps. Ils la giflent, lui donnent des coups de pied et la matraquent jusqu’à ce qu’elle n’oppose plus de résistance et se taise. Ensuite, la personne est ligotée, plus précisément menottée, puis emmenée en garde à vue. La garde à vue se déroule dans une cellule spéciale. À chaque fois qu’un agent de la Garde Nationale pénètre dans la cellule, il se remet à insulter et parfois à frapper le gardé-à-vue. Quelquefois la personne a été préalablement dévêtue. Ensuite, le destin du gardé-à-vue va dépendre de sa « bonne volonté », en d’autres termes, de sa capacité à corrompre ou à exécuter les services ou donner les cadeaux exigés. Du chantage est exercé sur le gardé-à-vue. En effet, Chebika est située dans une zone frontalière et les personnes arrêtées sont souvent suspectées d’avoir voulu passer la frontière avec de la marchandise. Si elles ne peuvent donner cette marchandise, elles sont menacées d’être déférées devant la justice, qu’une « affaire leur soit montée ». Si elles peuvent donner du bétail, des dattes, de l’argent, etc., elles seront libérées. En général, le chantage est préparé à l’échelon de tout le poste, avec l’aval et l’accord du chef du poste ; il ne s’agit pas d’initiatives individuelles. Les personnes « coopératives » sont libérées au bout de deux ou trois jours, les autres ont un procès-verbal. Un citoyen qui a un problème avec quelqu’un peut très bien aller au poste s’entendre avec le chef du poste pour que ce dernier arrête la personne, la soumette à des mauvais traitements, à un marché, voire à un chantage… Dans ce poste frontalier, les personnes arrêtées sont toujours de sexe masculin. Mais les agents de la Garde Nationale ne respectent rien, même pas l’âge des personnes. En général, les jeunes prennent vite peur ; les quinze vingt ans, les mineurs ne résistent pas. Ce sont les personnes plus âgées qui résistent. Plus la personne résiste, plus elle répond, plus elle se défend et plus elle est frappée. Ils arrêtent ceux qui font la prière. Ils leur arrachent les poils, leur tirent la barbe, les frappent et les menacent de leur monter une affaire de terrorisme. Il existe un autre moyen de pression : les agents de la Garde ordonnent à la personne arrêtée de devenir indicateur. Celui qui refuse est frappé ou une affaire lui est montée ou on le menace de lui en monter une. Un procès-verbal est dressé. Je n’ai jamais entendu dire que quelqu’un soit mort sous la torture dans ce poste. Mais il y a eu des blessés, des gens qui ont perdu connaissance sous la violence des coups. Je n’ai jamais entendu dire que quelqu’un ait porté plainte contre les agents du poste. Il s’agit d’une région frontalière isolée, pauvre, où les habitants ne connaissent pas la loi ni leurs droits. Ainsi les agents de la Garde sont conscients de leur impunité totale. Ils en profitent et accroissent leur pouvoir sur la population apeurée. ********** Note : 1. Les groupes ACAT qui parrainent des prisonniers politiques le savent et l’ACAT a soutenu la parution du livre La torture en Tunisie, 1987-2000, Plaidoyer pour son abolition et contre l’impunité, du Comité pour le respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (Le temps des cerises, 2000). (Source: article courrier de l’ACAT, mai 2007)

 


Tunisie: vingt corps de clandestins d’origine africaine repêchés (journal)

AFP, le 4 juillet 2007 à 16h18
TUNIS, 4 juil 2007 (AFP) – Les gardes-côtes tunisiens ont repêché les corps de vingt migrants clandestins d’origine africaine au large de Ben Guerdane, localité du Sud-Est tunisien limitrophe de la Libye, a rapporté mercredi le quotidien Echourouq. Dix-sept corps ont été repêchés entre le 28 juin et le 1er juillet et trois ont été retrouvés lundi au large de Ben Guerdane, à 500 km au sud-est de Tunis, a rapporté le correspondant du journal. Les victimes, parmi lesquelles des femmes, sont toutes des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, dont l’embarcation a fait naufrage alors qu’elle se dirigeait vers les côtes de l’Italie, a ajouté le journal. AFP

Des universités d’Europe et du Canada veulent s’implanter en Tunisie

 
AFP, le 4 juillet 2007 à 12h30 TUNIS (AFP) – Des universités d’Europe et du Canada ont entrepris des démarches pour s’implanter en Tunisie, pays où le nombre d’étudiants atteindrait un demi million d’ici 2010, a-t-on appris mercredi auprès du ministère tunisien de l’Enseignement supérieur. Sur la liste des établissements « intéressés par le site » figurent notamment les universités françaises Amiens et Paris VI, l’université technique de Munich (Allemagne) et l’Ecole des hautes études commerciales de Montréal (Canada), a indiqué le ministère. Ces établissements devraient appliquer les cursus et programmes d’enseignement en vigueur dans les pays d’origine et délivrer des diplômes aux Tunisiens et étudiants étrangers établis en Tunisie. En 2006, la Tunisie a signé avec la France une convention permettant à des universitaires français retraités d’enseigner dans les établissements publics de plus en plus saturées. Une loi votée ces dernières années autorise l’enseignement universitaire privé, alors que le nombre d’étudiants devrait passer à 500.000 en 2010, contre 370.000 actuellement pour une population de dix millions d’habitants, selon des projections officielles. Plus de 6.000 étudiants tunisiens sont actuellement inscrits dans diverses universités en Europe et plus de 4.000 au Canada. AFP


 

A l’ami Nabil Rebaï

Cher compatriote, Je ne te connais que par (bonne) réputation de militatisme et de courage. Notre ami commun Abdelaziz Agoubi m’en a dit assez sur toi pour que te porte l’estime due aux hommes libres et aux résistants. C’est pour cette raison que j’ai été choqué, sidéré par ta sortie sur Tunisnewsen date du 29 juin, où tu lançais une offensive au napalm contre certains des meilleurs Tunisiens face à l’Infâme de Tunis. Je n’avais pas besioin bien loin dans la lecture de ton papier : il  faut être soit mal informé soit démagogue primaire pour ne voir dans le Barreau qu’une position de l’opposition radicaled de gauche. C’est tout ignorer de la complexité de la situation des avocats, de leur diversité et de leur entente nécessaire qui leur permet aujourd’hui encore de ne pas tomber sous la coupe de l’Immonde. Juste à titre d’exemple, pour défendre les droits de Hamma Hammami et de ses avocats, c’était un Bâtonnier qu’on disait proche du pouvoir qui avait organisé la grève générale des avocats.  Maître Abdeljelil Bédoui  n’avait été ni de gauche ni de droite. Il avait  juste honoré sa fonction. Quant aux accusations absolument gratuites et totalement indéfendables relevant plutôt de la pure diffamation que m^mee les officines de Ben Ali n’auraient pas osé imaginer, je ne vois aucune utilité à les discuter. Mais si j’étais à ta place, je ferai aux victimes, maître Abderraouf  Ayadi en premier, des excuses publiques et j’implorerai leur pardon pour avoir  joué pour Ben Ali. D’ailleurs, il est le seul à avoir pu t’inspirer l’idée du  Parlement européen qui dépenserait pour les Tunisiens… Là, tu joues très  louche. Soit tu es stupide, soit tu t’es fait acheter Ya Nabil, Un moment, j’ai lu des choses attribuées à Sahbi ElAmri, que tu connais si bien. J’avais attendu de voir qu’il avait bien sa liberté de mouvement et son discernement pour me rendre à l’idée que ces écrits étaient bien de  lui. Ici, j’adopte exactement la même position avec toi. Es-tu encore un homme libre ? Dans lequel cas, comment se fait-il que  tu mordes tes flancs, selon la célèbre image tunisienne ?… Fraternellement Khaled Ben M’Barek


 

 

Communiqué de presse

 

 Mise au point

Suite au communiqué de transmis par Mr MESTIRI le 01 Juin 2007 aux organes de presse intitulé « pourquoi j’ai quitté l’IASH ?» en tant que Président Fondateur de l’institut, je me permets d’apporter à la connaissance du public les précisions utiles et nécessaires suivantes : L’organigramme remplissant les rôles et les responsabilités au sein de l’IASH est publié sur le site Internet de l’institut depuis la rentrée universitaire et ne fait l’objet d’aucune ambiguïté. L’IASH est doté d’un CA des plus élargis. En outre, l’Institut Avicenne sera doté très prochainement (22/06/07) d’un Conseil Scientifique composé de divers personnalités représentants des secteurs aussi variés que le monde universitaire, économique, associatif et dont, le point commun est, entre autre, les compétences dans le dialogue interculturel et inter-religieux. Les comptes de l’IASH sont tenus en toute transparence et légalité par un organisme gestionnaire agrée conformément à la loi. En attente de la mise en place du Conseil Scientifique, l’administration est garante de l’offre pédagogique de l’institut. Quand aux locaux de l’institut leur usage est conforme aux activités et objets de notre structure : réunions, conférences, colloques, débats, séminaires, formations, enseignements, recherches,…. Tous les enseignants et employés de l’institut sont détenteurs d’un contrat de travail selon les normes en vigueur. Par ailleurs, des intervenants bénévoles participent occasionnellement aux séminaires, aux colloques ou aux interventions dans le cadre des jeudis d’Avicenne. Certains enseignants cités et qui nous auraient, soit disant, « retiré toute caution morale et scientifique » n’ont jamais été sollicités et encore moins intervenus dans les enseignements dispensés par l’IASH. En revanche, d’autres enseignants cités, ont exprimé par écrit leurs désaccords avec les propos tenus (cf. document joint). Nous informons que Mr MESTIRI ne fait plus partie de l’IASH depuis le 2 mai 2007, est par conséquent l’Institut Avicenne décline toute responsabilité quant aux actes que Mr MESTIRI pourrait commettre en son nom. Par ailleurs, l’institut dispense les cours prévu par l’emploi du temps avec une équipe pédagogique dirigée par le Professeur Omar KADI de l’Université AL AZHAR CAIRE et composée de professeurs de qualités tel Dr SABRI lauréat de l’Université AL QUARAWIYINE FES (Fiqh) , Mr Amar SAIDI lauréat de l’Université de DAMAS (Coran), Dr OMERO lauréat Université de Lille 3 et Dr Moussa KHADIMOULLAH* (Religions dans l’espace public), Dr ALI OUAHRANI lauréat de Université Lille 3(hadith) , Mr Houari BOUISSA doctorant à l’Université Lille 3 et Noureddine SEOUDI* lauréat Université de Lille 3 (histoire et civilisation de l’islam) , Dr Abdelhamid BELHAJ lauréat Université 3 (Linguistique) , Dr Mustapha BOURAS Chaire jean MONNET (économie), Pr Régis DERICQUE-BOURG de CNRS (la sociologie des religions), Dr Bachir DAHMANI Professeur à l’Université Lille 3 et Ahmed EL AMRANI doctorant l’Université Lille 3 (Arabe) etc. D’autres intervenants participent aux jeudis d’Avicenne et nous préparons en toute sérénité le colloque et la tenue du conseil scientifique le 22 et 23 Juin, qui seront la meilleure réponse à nos détracteurs. Quelles que soient les difficultés et les tentatives de déstabilisation, l’IASH continuera sa mission et portera ce projet à terme car nous sommes conscients de l’espoir que nous avons fait naître chez nos compatriotes et nous ne ménagerons aucun effort, mon équipe et moi, pour être à la hauteur de la confiance qui nous a été accordée et répondre concrètement et sur le terrain à toute personne qui ne veut que l’assassinat de ce type de projet. Enfin, l’IASH se réserve le droit d’ester en justice toute personne susceptible, par ses propos ou ses actes, de porter atteinte à la réputation ou à l’intégrité de l’IASH ou à l’un de ses membres. Fait à Lille le 03 Juin 2007-05-01 Mohamed BECHARI

MOHAMED BECHARI PRESIDENT IASH 4 Plae du TEMPLE 59000 LILLE TEL + 33320211620 FAX + 33320579958 www.avicenne.eu


La Mauritanie accueillante avec la CIA

Un ancien fort aurait été transformé en une prison secrète. Les autorités démentent.

 
Par Lemine M. OULD SALEM Au début du siècle dernier, quand la France entreprend de soumettre la Mauritanie, c’est dans la cité millénaire de Oualata qu’elle installe une des ses plus importantes garnisons militaires. Un fort majestueux est édifié sur la crête d’une colline. Mais, depuis l’été 2005, le fort – une étape obligatoire pour les touristes – est interdit aux visiteurs. Récemment réhabilité, il a trouvé une nouvelle vocation. Officiellement, l’édifice abrite le siège d’unités spéciales destinées à la traque des jihadistes de la branche maghrébine d’Al-Qaeda, qui pullulent dans ces confins perdus du Sahara. Mais, selon l’influent quotidien le Calame, il serait en réalité devenu un «black site» («site noir»), nom de code de ces fameux centres de détention secrets que la CIA utilise à l’étranger pour interroger des suspects dans la lutte antiterroriste. «Site de choix».  Cette idée n’est pas nouvelle. «Nous avions des soupçons, mais nous n’avions pas de preuves, ce qui explique que nous préférions jusqu’ici parler prudemment de certains pays d’Afrique du Nord», explique Joanne Mariner, de l’organisation américaine Human Rights Watch (HRW). Il a fallu que Seymour Hersch, journaliste vedette de l’hebdomadaire américain The New Yorker, l’évoque récemment pour que l’hypothèse prenne corps. Citant un ancien haut responsable du renseignement et un consultant du gouvernement américain, Hersch assure que, après «les révélations par le Washington Post en 2005 de l’existence de prisons secrètes en Europe, l’administration a réagi en ouvrant un nouveau centre de détention en Mauritanie». Hersch, qui avait révélé le scandale de la prison irakienne d’Abou Ghraib, affirme que ce pays est un «site de choix, où il est possible d’atterrir et de décoller sans contrainte». De plus, les soldats américains peuvent s’y rendre sans visas, une faveur octroyée par les militaires mauritaniens. L’alliance stratégique qui a été conclue, au milieu des années 90, avec Washington n’a jamais été remise en cause. La junte qui s’est emparée du pouvoir en 2005, avant de le remettre aux civils en avril dernier, avait maintenu ses relations diplomatiques avec Israël, ainsi que le rejet de l’islamisme radical. De même, l’armée mauritanienne continue de participer activement à l’initiative «Pansahel». Ce programme militaire a été lancé par le Pentagone pour aider les pays limitrophes du Sahara à traquer les activistes d’Al-Qaeda installés sur place après la chute du régime des talibans en Afghanistan. Pour Hersch, le centre présumé a abrité «les prisonniers les plus coriaces, de haut rang». Peut-être même 39 personnes «disparues», originaires d’Egypte, du Kenya, de Libye, du Maroc, du Pakistan et d’Espagne. Selon un rapport rédigé début juin par six organisations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International et HRW, elles ont été enlevées par la CIA. Ces associations disent détenir des preuves solides sur l’incarcération de 18 d’entre elles. «Pays de droit».  Pour les nouvelles autorités mauritaniennes, qui ont succédé au régime militaire, ces informations sont «sans fondement». A l’opposition, qui qualifie ces nouvelles d’ «extrêmement graves», le gouvernement s’est contenté de faire valoir que la Mauritanie était «pays de droit qui respecte les conventions internationales», et de nier l’existence d’un tel centre. Absent du pays, le chef de la junte dissoute, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, n’a pas encore réagi. Mais l’un de ses plus proches collaborateurs a fermement démenti l’existence de cette prison secrète. «La seule chose que nos amis américains nous ont demandée a été l’octroi d’une base militaire pour surveiller le Sahara et le Sahel, confie-t-il à Libération. Nous avons refusé, malgré leurs pressions incessantes.» Il ajoute: «Une prison secrète n’a jamais fait l’objet de la moindre conversation entre la Mauritanie et les Etats-Unis.» (Source : « Libération » (Quotidien – France), le 4 juillet 2007) Lien : http://www.liberation.fr/actualite/monde/265053.FR.php

Cécilia Sarkozy aurait rendu sa carte de crédit, selon l’Elysée

 
Cécilia Sarkozy n’a plus de carte bleue dont les dépenses sont prélevées sur le compte du Trésor public ouvert à la présidence. L’épouse du chef de l’Etat a rendu sa carte il y a quelques jours « compte tenu de la polémique » suscitée par un article dans Le Canard enchaîné du 27 juin, a expliqué au Monde, mercredi 4 juillet, Emmanuelle Mignon, directrice du cabinet de Nicolas Sarkozy. « C’est moi qui avais proposé cette carte à Cécilia Sarkozy, explique cette dernière. J’estimais que c’était un moyen plus simple, plus rapide, plus moderne de répondre à ses frais professionnels classiques, tels les cadeaux protocolaires aux épouses des chefs d’Etat étrangers, les gerbes de fleurs ou les frais de représentation. » Mme Sarkozy aurait utilisé cette carte lors de deux déjeuners pour des montants de « 129 et 272 euros ». Spécialiste du budget de l’Elysée, le député de l’Aisne (apparenté PS) René Dosière a saisi à ce sujet, mardi 3 juillet, le premier ministre François Fillon. Il lui demande par écrit « à quel titre l’épouse du chef de l’Etat peut gérer l’argent public, dans la mesure où elle n’a pas d’existence juridique et qu’elle ne fait pas partie des services de la présidence ». Piotr Smolar (Source : lemonde.fr (France), le 4 juillet 2007)

Amnesty dénonce l’immunité accordée aux policiers turcs pratiquant la torture

 
AFP, le 5 juillet 2007 LONDRES, 5 juil 2007 (AFP) – Policiers et gendarmes turcs continuent à bénéficier d’une impunité inacceptable, estime l’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty, qui les accuse de pratiquer torture, mauvais traitements et homicides. « Les enquêtes et poursuites judiciaires découlant de sérieuses violations de droits de l’Homme commises par des policiers et des gendarmes sont bâclées, ce qui est encore aggravé par les décisions aléatoires des juges et procureurs », dénonce l’organisation dans un communiqué vendredi, à l’occasion de la publication d’un rapport sur la Turquie. « Le résultat, c’est que les victimes de violations de droits de l’Homme n’obtiennent justice que tardivement ou pas du tout », ajoute Amnesty. « Le système pénal turc doit être réformé. Il doit fermement placer la protection des droits de l’Homme des citoyens au-dessus de ce qui est perçu comme les intérêts des institutions ou des responsables de l’Etat », avance Nicola Duckworth, directeur d’Amnesty pour l’Europe et l’Asie centrale, dans le communiqué. Le rapport intitulé « Turquie: la culture enracinée de l’impunité doit cesser » examine les facteurs contribuant à l’impunité des forces de l’ordre, notamment les délais administratifs, les défauts de procédures judiciaires et l’intimidation exercée à l’encontre de défenseurs des droits de l’Homme ou des journalistes. Le rapport répertorie tortures et mauvais traitement infligés lors de détentions arbitraires, pendant et après des manifestations, ou en prison. Il dénonce aussi des procès au cours desquels des déclarations obtenues sous la torture représentent le principal élément à charge de l’accusation et sont admis dans la procédure. AFP


 

Muslim, but not guilty

Riazat Butt

July 4, 2007 10:32 AM

http://commentisfree.guardian.co.uk/riazat_butt/2007/07/muslim_but_not_guilty.html

I am not a criminal, nor am I likely to commit a criminal act in my lifetime. I am not a terrorist, nor do I support people who commit or incite others to carry out acts of mass murder. I am as likely to die in a terrorist attack as you are. There is no reason for me not be vigilant.

But these facts do not convince people who believe that, unless I speak out against terrorists, that I am also one of the bad guys. Condemnations from the Muslim Council of Britain, the British Muslim Initiative, the Ramadan Foundation and the Muslim Public Affairs Committee make me realise that the only way to distance myself from terrorists is by vocalising my contempt for those who want to kill us. Being a law-abiding, tax-paying and gainfully employed citizen does me no favours.

As a Muslim, I have to prove I am human and that I object to people blowing themselves up, murdering others and creating a climate of fear. Why would my reaction be different to anyone else’s? Here’s why: Islam connects me to the terror suspects. A religion is all we share but this link is enough to make my friends, my family and me guilty, as if we are somehow to blame for what is happening in Britain, that we should have seen it coming, that we could be doing more to help the police and the intelligence services.

Why should I bear responsibility for the actions and intentions of people I have never met? Two years on from 7/7 and Muslims are still held accountable for the actions of terrorists and the only way to remove this suspicion is to state the bleeding obvious. Condemnation does not change al-Qaida’s plans, nor does it protect us from attacks, but it reassures people that all Muslims are not evil. There is an inevitable race that follows counter-terrorist operations: which Muslim organisation will be first to deplore the atrocities. Such kowtowing only confirms that we have something to hide and that we should apologise for being Muslim.

(Source: http://commentisfree.guardian.co.uk/riazat_butt/2007/07/muslim_but_not_guilty.html)

 

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