3 octobre 2009

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TUNISNEWS

9 Úme année,N° 3420 du 03.10.2009

 archives : www.tunisnews.net  


AISPP: Qu’est-il advenu de Nourelhak Ben Cheikh ? LibertĂ© et EquitĂ©: DĂ©tĂ©rioration de l’état de santĂ© de monsieur Ali Ramzi Bettibi Tunisie: le mouvement Ettajdid dĂ©nonce le “rejet arbitraire” de la moitiĂ© de ses listes aux lĂ©gislatives AP: Tunisie: le mouvement Ettajdid dĂ©nonce le “rejet arbitraire” de la moitiĂ© de ses listes aux lĂ©gislatives NPA: Tunisie : rĂ©pression Ă  Gafsa Reveil Tunisien HackĂ© AFP: Ben Barka: le parquet demande la suspension de diffusion des mandats Lexpress.fr: L’enquĂȘte sur la disparition de Ben Barka fait du surplace AFP: Fils Ben Barka: la suspension des mandats, “cynisme de la raison d’Etat TF1: AFFAIRE BEN BARKA – La justice cale une nouvelle fois Israeli army strikes Gaza weapons workshop


Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour le Docteur Sadok Chourou Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis E-mail : aispptunisie@yahoo.fr
 
Tunis, le 1er octobre 2009

Qu’est-il advenu de Nourelhak Ben Cheikh ?

Des agents de la SĂ»retĂ© en civil de Bizerte ont arrĂȘtĂ© le jeune Nourelhak Bencheikh dans l’aprĂšs midi du jeudi 1er octobre 2009 et une vingtaine d’agents de la SĂ»retĂ© ont fait une descente au domicile de ses parents dans la soirĂ©e. Ils ont saisi l’ordinateur et des disques laser. Sa famille ne sait pas ce qu’il est advenu de lui Ă  l’heure oĂč nous Ă©crivons ce communiquĂ©. Depuis quelques jours de nombreux jeunes ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s Ă  Elalia et leurs familles ne savent pas ce qui leur est arrivĂ©. [
] La commission de suivi des prisonniers libĂ©rĂ©s (traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)  


Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax : 71 340 860 Adresse électronique : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 27 septembre 2009

Nouvelles des libertés en Tunisie

 
1) DĂ©tĂ©rioration de l’état de santĂ© de monsieur Ali Ramzi Bettibi Ramzi Bettibi, ex prisonnier politique, poursuit sa grĂšve de la faim illimitĂ©e pour le sixiĂšme jour d’affilĂ©e pour protester contre les pratiques illĂ©gales auxquelles a eu recours l’ex joueur de football Adel Slimi qui se prĂ©vaut d’ĂȘtre appuyĂ© en haut lieu et au dessus des lois. Ramzi Bettibi a des vertiges lors de la station debout et son mĂ©decin personnel lui a conseillĂ© d’éviter les efforts pour pouvoir continuer sa grĂšve. [
] Pour le bureau exĂ©cutif de l’Organisation Le PrĂ©sident MaĂźtre Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)


Tunisie: le mouvement Ettajdid dĂ©nonce le “rejet arbitraire” de la moitiĂ© de ses listes aux lĂ©gislatives

 

 
AP | 03.10.2009 | Le chef du mouvement Ettajdid (Le Renouveau), une formation de l’opposition lĂ©gale en Tunisie, a dĂ©noncĂ© vendredi le “rejet arbitraire” de 13 des 26 listes prĂ©sentĂ©es par son parti pour les Ă©lections lĂ©gislatives prĂ©vues le 25 octobre. Lors d’une confĂ©rence de presse, Ahmed Brahim qui est candidat au scrutin prĂ©sidentiel devant avoir lieu le mĂȘme jour, a dĂ©plorĂ© qu'”aucune justification lĂ©gale convaincante” n’ait Ă©tĂ© fournie par les autoritĂ©s pour expliquer ce rejet “contraire aux dispositions du code Ă©lectoral et l’esprit de la loi”. Selon lui, “ce dĂ©rapage sans prĂ©cĂ©dent” Ă©mane d’une “dĂ©cision politique” qui prouve que “l’administration n’est pas neutre” et vise Ă  “exclure toute opinion diffĂ©rente” de celle du pouvoir. Il l’attribue Ă  “une volontĂ© visant Ă  confiner le mouvement Ettajdid dans une position rĂ©ductrice et Ă  faire pression sur (lui) en tant que candidat Ă  la prĂ©sidentielle”. M. Brahim se prĂ©sentera face Ă  l’actuel prĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali, comme deux autres opposants proches du pouvoir. Deux dirigeants de l’opposition radicale ont Ă©tĂ© exclus. “C’est la voix de l’opposition indĂ©pendante qui est ciblĂ©e”, a-t-il jugĂ©, rappelant que d’autres composantes similaires, dont le parti dĂ©mocratique progressiste (PDP) et le forum dĂ©mocratique pour le travail et les libertĂ©s (FDTL) Ă©taient logĂ©s Ă  la mĂȘme enseigne. Dans un communiquĂ©, le bureau politique du mouvement fait part de sa “grande prĂ©occupation face Ă  cette escalade”. Outre le parti au pouvoir, le rassemblement constitutionnel dĂ©mocratique (RCD) qui a vu la totalitĂ© de ses listes validĂ©es, M. Brahim s’est “Ă©tonnĂ©” de constater que la plupart des listes de partis naissants et d’autres proches du pouvoir aient Ă©tĂ© validĂ©es. Il a dĂ©noncĂ© un “traitement Ă  deux poids, deux mesures prĂ©judiciable Ă  la crĂ©dibilitĂ© des Ă©lections”, appelant les autoritĂ©s Ă  rectifier le tir “tant qu’il est encore temps”. Le ministĂšre tunisien de l’IntĂ©rieur a rĂ©agi Ă  cette contestation en exprimant son “Ă©tonnement”. Dans un communiquĂ© transmis Ă  l’Associated Press, il fait observer qu'”il n’est pas Ă©vident que toutes les listes Ă©lectorales prĂ©sentĂ©es par le Mouvement ‘Ettajdid’ doivent ĂȘtre validĂ©es sans vĂ©rification de leur conformitĂ© aux dispositions du code Ă©lectoral”. Selon le communiquĂ©, “l’administration est dans l’obligation de dĂ©livrer le rĂ©cĂ©pissĂ© dĂ©finitif, dans le cas oĂč la liste rĂ©pond aux conditions lĂ©gales exigĂ©es, sans ĂȘtre tenue de notifier ou de motiver son refus”. Il reproche Ă  la direction du parti une mĂ©connaissance des dispositions du code Ă©lectoral qui fixe les critĂšres de validation des listes candidates ainsi que de la jurisprudence Ă©tablie du conseil constitutionnel. AP   Lakoominfo.com: Rejet d’une demande d’interdiction d’un livre sur l’Ă©pouse du prĂ©sident tunisien Le 03 octobre 2009 PARIS,  Le TGI de Paris a dĂ©boutĂ© l’Ă©pouse du prĂ©sident tunisien, Leila Trabelsi, qui demandait l’interdiction d’un livre Ă  paraĂźtre aux Ă©ditions La DĂ©couverte comportant, selon elle, des passages diffamatoires Ă  son encontre, selon l’ordonnance dont l’AFP a obtenu jeudi une copie. Dans “La rĂ©gente de Carthage”, les journalistes Nicolas Beau (Le Canard EnchaĂźnĂ© et Bakchich) et Catherine Graciet (indĂ©pendante) Ă©voquent le “rĂŽle dĂ©terminant” de l’Ă©pouse du prĂ©sident Zine el-Abidine Ben Ali dans la gestion de la Tunisie et dĂ©noncent “le silence complice de la France”. Leila Trabelsi, Ă©pouse Ben Ali, demandait l’interdiction de la publication, de la diffusion de l’ouvrage et le retrait des exemplaires dĂ©jĂ  en circulation, considĂ©rant qu’il comportait “des passages diffamatoires et d’autres injurieux”. Saisi en rĂ©fĂ©rĂ©, le Tribunal de grande instance a rejetĂ© mercredi la requĂȘte de Mme Trabelsi, considĂ©rant notamment que celle-ci “n’a pas respectĂ© dans son assignation l’obligation qui pĂšse sur elle d’indiquer les textes de loi applicables Ă  la poursuite”. Ce dĂ©faut “met les dĂ©fenseurs dans l’incapacitĂ© de savoir exactement ce qui leur est reprochĂ© et d’organiser leur dĂ©fense”, prĂ©cise le tribunal dans son ordonnance. L’ouvrage tirĂ© Ă  18.000 exemplaires a Ă©tĂ© mis en vente jeudi. Lien: http://www.lakoom-info.com/news/news_octobre2009/news_id10021.php  

 

Tunisie : répression à Gafsa

 
vendredi 2 octobre 2009 Entretien avec Messaoud Romdhani, porte parole du ComitĂ© national de soutien au bassin minier, prĂ©sident de la section de Kairouan de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme. Rappelez-nous le contexte des Ă©vĂšnements Cela a dĂ©butĂ© dans une rĂ©gion sinistrĂ©e, en proie Ă  un chĂŽmage endĂ©mique. DĂšs la proclamation de rĂ©sultats truquĂ©s au concours de recrutement du principal employeur de la rĂ©gion, la Compagnie des Phosphates de Gafsa, tous les citoyens ont protestĂ© en manifestant pacifiquement leur mĂ©contentement. En rĂ©ponse : rĂ©pression fĂ©roce, tirs Ă  balles rĂ©elles, sĂ©questrations, exactions, etc. La criminalisation de ce mouvement social s’est conclue par un procĂšs fantoche et la condamnation Ă  de lourdes peines des principaux leaders du mouvement, dont certains syndiquĂ©s Ă  l’UGTT. La position du syndicat a toujours Ă©tĂ© ambiguĂ« : d’abord hostile au mouvement, il a fini, sous la pression militante interne, par s’y rallier. Les comitĂ©s de soutien, composĂ©s de syndicalistes et d’activistes des droits de l’homme, ont nĂ©gociĂ© en vain au moment du procĂšs avec les plus hautes instances nationales, mais n’ont pu empĂȘcher les dĂ©tentions arbitraires. Et maintenant ? La rĂ©gion vit encore en Ă©tat de siĂšge. Redeyef subit une pression et un quadrillage policier constants. L’entourage des militants et leurs soutiens sont sous surveillance permanente. Ma famille et moi avons Ă©tĂ© contrĂŽle toutes les heures de tous les jours. Cela semble s’ĂȘtre relĂąchĂ©, bien que mon accĂšs Ă  Internet soit «filtré». Je reçois par exemple des mails vidĂ©s de leur contenu ! D’ailleurs, j’ai bien failli ne pas venir en France, mon visa m’ayant Ă©tĂ© refusĂ© sans raison, et c’est grĂące Ă  l’intervention de la FTCR que j’ai pu voyager. Quelle est la situation des prisonniers ? Deux des condamnĂ©s l’ont Ă©tĂ© par contumace : Fahem Boukhadous, journaliste d’Al Hiwar, en fuite, et Mouhieddine Cherbib, prĂ©sident de la FTCR, vivant en France. Il reste actuellement une cinquantaine de militants emprisonnĂ©s, dont les 18 du procĂšs et 7 jeunes arrĂȘtĂ©s lors de manifestations de solidaritĂ©. Les conditions de dĂ©tention sont atroces. Une seule visite par semaine au cours de laquelle les femmes, pour pallier l’extrĂȘme mĂ©diocritĂ© de la cuisine carcĂ©rale, apportent un panier de provisions. Elles marchent longtemps sous un soleil implacable pour adoucir la vie de leurs prisonniers. Le pouvoir, non content d’enfermer abusivement des gens qui luttent pour l’emploi, poursuit de sa haine les familles des dĂ©tenus. Ces hommes sont souvent la seule source de revenus de la famille et leur absence les plonge dans une grande dĂ©tresse matĂ©rielle. 38 % des femmes de la rĂ©gion d’Om Laarayes ne travaillent pas. Dans certaines familles, ce sont le pĂšre et le fils qui sont incarcĂ©rĂ©s. C’est le cas pour BĂ©chir Labidi. Les autoritĂ©s poussent le vice jusqu’Ă  isoler les membres d’une mĂȘme famille dans des prisons diffĂ©rentes, Ă©loignĂ©es Ă  la fois l’une de l’autre et du domicile. Ils jouent l’Ă©parpillement pour dĂ©courager les proches et les contraindre Ă  renoncer au droit de visite. La souffrance affective et matĂ©rielle des familles est immense. De plus, l’intolĂ©rance, la rĂ©pression et l’absence de dialogue du pouvoir encourage l’islamisation de la sociĂ©té  tunisienne, dont la jeunesse voit en la religion une forme de protestation sociale. Comment s’organise le soutien ? La solidaritĂ© vient beaucoup de la sociĂ©tĂ© civile, malgrĂ© les nombreuses pressions. Sur le chemin de la prison, il n’est pas rare que de simples citoyens remplacent le contenu du panier, parce qu’il a pourri avant d’arriver Ă  son destinataire. Je n’ai avec les familles qu’un contact tĂ©lĂ©phonique. Le comitĂ© de soutien assure une assistance financiĂšre discrĂšte, dans leur intĂ©rĂȘt. L’UGTT apporte Ă©galement son aide. Elle a un rĂŽle de mĂ©diation, surtout pour permettre le difficile accĂšs aux soins, entre autres pour BĂ©chir Labidi, Adnane Hajji & TaĂŻeb Ben Othman, souffrant de pathologies lourdes. Le contexte Ă©lectoral du moment (les Ă©lections auront lieu le 25 octobre) favorise la circulation de rumeurs, comme celle selon laquelle l’UGTT appellerait Ă  voter Ben Ali en Ă©change de la libĂ©ration des prisonniers. Je salue ici l’initiative de la FĂ©dĂ©ration gĂ©nĂ©rale de l’enseignement de base, qui, lors de son congrĂšs de juin dernier, a dĂ©cidĂ© d’une grĂšve de solidaritĂ© avec les militants emprisonnĂ©s ; ce sera le 5 octobre, dĂ©crĂ©tĂ© journĂ©e mondiale des enseignants par l’Unesco et le mot d’ordre en sera la libĂ©ration des prisonniers du bassin minier. Quel est le sens de votre voyage en France ? C’est une tournĂ©e de sensibilisation et de remobilisation. Nous avons Ă©tĂ© reçus par les principales organisation de la gauche française, ainsi que celles de dĂ©fense des droits de l’Homme, qui nous ont assurĂ© de leur appui. Nous projetons une sĂ©rie d’actions afin de provoquer une rĂ©elle prise de conscience de la population française, avec l’espoir qu’elle feront pression sur ses responsables, comme Sarkozy ou DelanoĂ«, dont le silence complice sur les atteintes aux droits de l’homme est indigne. Contact: ComitĂ© de soutien du Bassin Minier c/o FTCR 3, rue de Nantes Paris 19 ftcr@ftcr.eu   DERNIERE MINUTE : A Redeyef des pluies torrentielles ont provoquĂ© le 22 septembre inondations et crues qui ont ravagé  la ville. Plusieurs maisons, dont celle du syndicaliste et enseignant Taieb Ben Othmane, incarcĂ©rĂ© Ă  la prison de Sidi Bouzid, se sont Ă©croulĂ©es. Le jeune  Ouday, neveu de Taieb est mort. La ville est isolĂ©e et la route de Om Laarayes impraticable. Seuls les militaires de la caserne proche semblent commencer Ă  fournir des secours en plus des habitants eux-mĂȘmes. On dĂ©plore une vingtaine de morts. Le 24, Ă©lectrocution de 2 nouvelles victimes aprĂšs la mise en marche par les autoritĂ©s de conduites d’eau dĂ©fectueuses. (Source: le site du “Pour un Nouveau Parti Anticapitaliste” le 2 octibre 2009)  

LES CHEMISES MAUVES BEN ALI DESTROY

 
Par Biju Ce qui paraĂźt Ă©vident, Ă  tous les observateurs, aujourd’hui, notre sociĂ©tĂ©, la sociĂ©tĂ© tunisienne, est une sociĂ©tĂ© sous contrĂŽle total, c est une sociĂ©tĂ© de violence, oĂč est tout n’est que mensonge et illusion. Nous sommes  liĂ© quotidiennement Ă  des ex prisonniers politiques, des familles de prisonniers politiques, dans le dĂ©nuement et le besoin extrĂȘme, eux plus que d’autres; et ils sont des milliers,  vivent dans le climat permanent de la violence qui leur est faite. Notre sociĂ©tĂ© n’est nullement pacifique, ni sĂ©curisĂ©e, telle que la vend le dictateur BEN ALI Ă  tous ceux qui le croient sur parole, et il faut le reconnaĂźtre , ils trĂšs nombreux parmi les puissants de ce monde, et de tout bord politique, la morale et l’éthique n’ont vraiment rien Ă  voir,  quand il s’agit d’affaire, oĂč on voit l’Espagne de Zapatero, la France de Sarkozy aujourd’hui, comme celle hier  de Chirac ou de Mitterrand, dĂ©rouler le tapis rouge Ă  l’Ubu de Carthage, au fou de Tripoli, ou aux sanguinaires du golfe, qui sont de la mĂȘme pointure qu’un Salazar, un Pinochet, un Castro un Milosevic ect
.  En Tunisie on ne peut, quand on est sain d’esprit, que constater simplement,  que la violence est lĂ . Et on ne peut pas faire comme si elle n’était pas lĂ , par consĂ©quent aussi bien en politique,  que pour tout ce qui fait notre minable quotidien, il faut rĂ©flĂ©chir Ă  cette prĂ©sence de la violence , Ă  son devenir, et essayer de l’inclure dans une stratĂ©gie gĂ©nĂ©rale de lutte contre l’hĂ©rĂ©sie de la dictature, qui a transformé  la majoritĂ© des tunisiens  Ă  son image, mĂȘme si ces derniers  veulent s’affranchir de ses horreurs, elle reste  leur seule rĂ©fĂ©rence obligĂ©e, il suffit de constater  la normalisation des incivilitĂ©s entre les tunisiens dans la rue, la dĂ©flagration du noyau familial, l’absence de respect Ă  tous les niveaux dans les  rapports entre les individus, le manque de fiertĂ© , de dignitĂ© ect..inclure ces « dĂ©tails »  dans une stratĂ©gie globale de lutte contre  la catastrophe dictatoriale et le postulat ben Ali,est d’une dramatique urgence,  car ce dernier, Ă  sa maniĂšre barbare et hors la loi,  a empoisonnĂ© les esprits,  et fait des petit dans toutes les sphĂšres sociales actives ou dormantes, les petits dictateurs  Ă  tous les Ă©chelons sociaux se ramassent Ă  la pelle, personne n’est Ă©pargnĂ©, y compris dans l’opposition dĂ©mocratique, et l’incroyable Ă©cart qui s’amplifie entre son discours versus dĂ©magogue de plus en plus, et sa rĂ©alitĂ© pratique, cette opposition  de toutes les dĂ©routes,  qui en toute logique devrait ĂȘtre l’antithĂšse  de tout ce que reprĂ©sente le rĂ©gime policier tunisien.   DĂ©sormais il faut ĂȘtre lucide, les tunisiens opprimĂ©s n’ont qu’une seule arme, il ne leur reste qu’une seule arme, c’est leur volontĂ©, leur cohĂ©rence et  leur discipline Ă  s’organiser pour vraiment changer les choses en profondeur. Ils n’ont rien, ils n’ont pas d’argent, ils n’ont pas d’armes, ils n’ont pas de pouvoir, rien d’autre que leur disponibilitĂ©, leur compĂ©tence humaine, et leur dĂ©sir  Ă  se dĂ©passer, toutes ces qualitĂ©s  qui existent  chez des rĂ©sistants et des opposants, clairs, transparents et stoĂŻques. La seule force qu’ils puissent avoir, c’est celle de leur organisation et de leur discipline. Nous ne devons pas ĂȘtre tributaire de la violence, ou permissif s Ă  ses Ă©clats d’oĂč qu’elle provienne, elle n’a aucune justification, nous ne devons  appeler  qu’à l’organisation, Ă  la cohĂ©sion et Ă  l’unitĂ© dans le cadre des institutions, et de la constitution tunisienne, dans leur imposition et leurs rĂ©gles, qui depuis toujours ont Ă©tĂ© bafouĂ©s par les dictatures successives, dans leur application le systĂšme de Bourguiba ou celui encore plus nĂ©faste de BEN ALI sont totalement hors-la-loi. La sociĂ©tĂ© tunisienne est une  sociĂ©tĂ© qui a peur ,aujourd’hui plus que jamais,   et qui demande qu’on la protĂšge, en fait et en premier lieu,  contre elle-mĂȘme, tellement la violence du conditionnement fut de tout temps redoutable, mais la dĂ©mission des consciences rebelles aussi l’a amoindri et blessĂ©, celle lĂ  , il faut absolument qu’elle renaisse de ses dĂ©combres, qu’elle se renouvelle et qu’elle se rĂ©forme, ne pas perdurer dans la basasse et l’aveuglement, dans l’opportunisme le plus dĂ©faitiste, comme c’est le cas aujourd’hui, malheureusement, avec l’attitude nihiliste et sectaire de ces quelques uns, qui voulaient coĂ»te que coĂ»te et malgrĂ© tout, se prĂ©senter aux Ă©lections truquĂ©es de BEN ALI en 2009, leur participation, plus que celle des autres partis potiches, dĂ©crĂ©dibilise le combat des prisonniers politiques, le travail des ONG et des militants des droits de l’homme, et Ă  contrario elle crĂ©dibilise la foire Ă©lectorale d’un dictature sur le dĂ©clin, et l’absout de toute forme de terrorisme, car ceux qui ont commis  les attaques de SLIMANE, ou l’enlĂšvement du couple d’autrichiens,hier  sont dans la mĂȘme logique que BEN ALI, une logique suicidaire et porteuse de tous les dangers, oui en participant au cirque de BEN ALI, on cautionne cette surenchĂšre propagandiste qui veut donner de lui l’image , de l’intĂ©gritĂ©, de la sĂ©curitĂ©, de la stabilitĂ© et du progrĂšs, alors qu’il est la principale source de tous les malheurs de la Tunisie. Aujourd’hui,  dans notre sociĂ©tĂ© la demande d’un maĂźtre protecteur qui sera justement capable d’user aussi de violence contre ceux dont vient la peur, est Ă©vidente, travaillons  Ă  ce que seules les institutions dĂ©mocratiques soient les protecteurs  de notre nation, refusons l’aventurisme des ego dĂ©mesurĂ©s, cherchons la cohĂ©sions  et la transparence des idĂ©es et des actes, seule la dĂ©mocratie, l’action et l’acte dĂ©mocratique ainsi que le propos , peuvent nous rĂ©unir dans un projet commun qui puisse rĂ©pondre Ă  l’attente de la nation tunisienne, et la sortir de sa lĂ©thargie, tout le reste c’est prendre le train en marche sur l’habituel et permanent, destructeur et calamiteux projet au long cours de la dictature de BEN ALI,. Refuser ses manigances et son cirque Ă©lectoral de   2009 par exemple, tout le bloc  dĂ©mocratique solidaire, c’est lui signifier  un cinglant  fin de non-recevoir, c’est appeler le monde Ă  le traiter  comme un paria, c’est absoudre la Tunisie de ses folies  et de ses crimes, c’est le dĂ©signer comme la source principale de toute forme d’extrĂ©misme, qui n’en doutons pas est bien aux portes de notre pays , l’affaire de Slimane et de l’enlĂšvement du couple de touristes autrichiens, ne sont qu’un lĂ©ger aperçu de la catastrophe qui nous attend, on ne peut pas ĂȘtre crĂ©dible dans la confusion , comme  ces partis qui se disent d’opposition,  qui condamnent  ces crimes Ă  juste titre, et ĂȘtre candidat aux Ă©lections de BEN ALI en 2009, ĂȘtre Ă  la consĂ©cration de ce dictateur qui met,  avec une volontĂ© affichĂ©e, la Tunisie et les tunisiens, pieds et poings liĂ©s Ă  la merci  de cet extrĂ©misme et ce terrorisme  . L’avenir de la Tunisie est plus que jamais  incertain, devant ces stratĂ©gies aveugles et autistes. Nous ne savons pas oĂč va notre pays dans cette galĂšre qui dure depuis plus de cinquante ans . Nous savons certes que nous avons un grand passĂ©, et tout le toutim qui ne nourrit pas son homme,  mais je doute  fort que  nous ayons un grand avenir, partis comme on est,  tous les indicateurs sont au rouge, et les crapules, plus que jamais,  s’en donnent Ă  cƓur joie. Et ça crĂ©e un sentiment de peur, d’horreur et de dĂ©route, un sentiment de referment, de terreur, de chaos, qui sont en train  de signer notre arrĂȘt de mort.  

Reveil Tunisien Hacké

ChĂšres lectrices, chers lecteurs, Cher monsieur le chef de la censure, Mon PrĂ©sident Dictateur GĂ©nĂ©ral et madame, Cher Daniel, Ce n’est pas sans une certaine Ă©motion que je prends la plume afin de m’adresser Ă  vous directement par cet intermĂ©diaire. Je serai franc, direct, je n’irai pas par quatre chemins de traverse, usant par lĂ -mĂȘme de circonvolutions narratives ou d’une rhĂ©torique approximative. Reveiltunisien.morgue a Ă©tĂ© remis en ligne en dĂ©cembre 2008 et rebaptisĂ© le Coucou Tunisien Ă  cette occasion aprĂšs avoir Ă©tĂ© sauvagement attaquĂ© par des hordes malfaisantes avec Ă  leur tĂȘte, toi ĂŽ Daniel, qui peux oh Daniel jouer avec l’amour sans risquer de te bruler un jour. Au moment oĂč j’Ă©cris ces mots, c’est Ă  dire hier, quelqu’un a voulu tuer le Coucou Tunisien. Je le dĂ©nonce c’est DiEr (enfin !) mais sans sa KaRla (dĂ©solĂ© NiKoLaS). Honte Ă  toi ! Sur tes mains aux ongles rongĂ©s par l’ennui d’une adolescence qui n’en finit pas de se consumer dĂ©gouline le fruit d’une acnĂ©e mal maĂźtrisĂ©e (eurk). Je vous range, funestes messagers rĂ©munĂ©rĂ©s de dictateurs, dans la mĂȘme catĂ©gorie que vos donneurs d’ordre. La lĂ©gende du hack comme messager de la libertĂ© d’expression contre les gĂ©ants du capitalisme ultralibĂ©ral prend avec vous une belle claque. Vous pouvez casser, dĂ©truire, vandaliser, incendier et violer les droits Ă  s’Ă©manciper de tout un peuple dĂ©jĂ  Ă  genoux, la parole est comme l’eau elle se faufile toujours. Nous exercerons toujours notre libertĂ© d’expression et nos petits ruisseaux feront de grandes et belles riviĂšres. Internet martyrisĂ©, Internet humiliĂ© mais Internet libre ! Le KouKou Tunisien, toujours en Ă©veil. PS : MĂŽman, je rentre tard ce soir.  

AFFAIRE BEN BARKA 
 

La justice cale une nouvelle fois

 – le 03/10/2009 – 06h33   . Le parquet de Paris attend des prĂ©cisions du juge d’instruction, sur la demande d’Interpol, aprĂšs la diffusion de mandats contre quatre responsables marocains. Le parquet de Paris a annoncĂ© vendredi avoir demandĂ© de suspendre la diffusion de l’Ă©mission de mandats d’arrĂȘt lancĂ©s contre quatre responsables marocains dans l’enquĂȘte sur la disparition en 1965 Ă  Paris de l’opposant et syndicaliste marocain Mehdi ben Barka, “dans l’attente de prĂ©cisions demandĂ©es au juge d’instruction”, a indiquĂ© le cabinet du procureur. Le ministĂšre public a prĂ©cisĂ© que ces prĂ©cisions avaient Ă©tĂ© demandĂ©es par Interpol. “En effet, Interpol a demandĂ© ces prĂ©cisions afin de rendre les mandats d’arrĂȘt exĂ©cutables. Sans ces prĂ©cisions, ils sont inexĂ©cutables”, a dit le cabinet du procureur. Il s’agit de permettre l’identification des personnes visĂ©es, dit-il. Me Maurice Buttin, qui dĂ©fend la famille Ben Barka depuis 1965, soupçonne une intervention politique pour empĂȘcher un diffĂ©rend diplomatique entre la France et son ancien protectorat. “Le parquet bloque de nouveau la situation. Ca prouve comment les choses marchent en France. Alors qu’on veut supprimer le juge d’instruction au profit du parquet, on peut ĂȘtre trĂšs inquiet pour la justice”, a-t-il dit. Mandats signĂ©s en 2007 Principal opposant au dĂ©funt roi Hassan II et figure internationale de la gauche et du mouvement syndical, Mehdi ben Barka avait Ă©tĂ© enlevĂ© boulevard Saint-Germain, devant la brasserie Lipp, en plein coeur de Paris. Il n’a jamais rĂ©apparu. Un des mandats visait le gĂ©nĂ©ral Hosni Benslimane, actuel directeur de la gendarmerie royale marocaine et Ă  l’Ă©poque des faits membre du cabinet du gĂ©nĂ©ral Mohamed Oufkir, homme de confiance du roi Hassan II. Etaient aussi visĂ©s Abdelkader Kadiri, ancien chef des renseignements militaire, qui Ă©tait en 1965 attachĂ© Ă  l’ambassade du Maroc Ă  Paris, ainsi que Miloud Tounsi et Abdelhak Achaachi, deux anciens agents secrets. Les mandats d’arrĂȘt avaient Ă©tĂ© signĂ©s initialement en octobre 2007 par un juge d’instruction de Paris. Ils avaient créé un premier incident diplomatique, le prĂ©sident Nicolas Sarkozy effectuant Ă  cette date une visite officielle au Maroc. Non diffusĂ©s jusqu’ici, ils Ă©taient restĂ©s virtuels. Pour une raison encore inconnue, ils avaient Ă©tĂ© transmis mi-septembre dernier par le ministĂšre de la Justice Ă  l’IntĂ©rieur, qui les avait remis ces derniers jours Ă  Interpol, assurant en principe une diffusion internationale. EnlevĂ© et sĂ©questrĂ© prĂšs de Paris Me Maurice Buttin avait dit voir dans ce revirement une possible consĂ©quence du remplacement en juin, place VendĂŽme, de Rachida Dati par MichĂšle Alliot-Marie. L’avocat suggĂ©rait Ă  la justice marocaine de faire entendre les quatre personnes visĂ©es, et il s’engageait en Ă©change Ă  demander la levĂ©e des mandats d’arrĂȘt. “Plus ils tardent, plus cela dĂ©montre la responsabilitĂ© du Maroc et du roi Hassan II”, a-t-il ajoutĂ©. L’enquĂȘte ouverte depuis 1975 pour “assassinat”, passĂ©e de juge en juge sans jamais ĂȘtre refermĂ©e, avait semblĂ© proche d’aboutir aprĂšs la mort de Hassan II en 1999, son fils et successeur Mohamed VI consentant Ă  laisser venir les magistrats français au Maroc. Les juges ont donc confirmĂ© un scĂ©nario connu. Mehdi ben Barka a Ă©tĂ© enlevĂ© et sĂ©questrĂ© prĂšs de Paris par des truands français travaillant pour le Maroc, et actionnĂ©s par les services secrets du royaume chĂ©rifien. Ces exĂ©cutants français se sont ensuite rĂ©fugiĂ©s au Maroc, oĂč – l’anecdote est Ă©tablie au dossier par des documents – ils ont obtenu la concession de maisons closes. Un d’entre eux est mort et les trois autres ont disparu en 1971. Selon certains tĂ©moignages, Mehdi ben Barka a Ă©tĂ© torturĂ© et tuĂ©, volontairement ou involontairement. Les responsables officiels marocains auraient ensuite fait disparaĂźtre son corps. Rabat a bloquĂ© la coopĂ©ration Ă  partir de 2003, refusant l’audition des quatreresponsables aujourd’hui visĂ©s. D’aprĂšs agence (Source: TF1.fr le 3 octobre 2009)

Ben Barka: le parquet demande la suspension de diffusion des mandats

(AFP) – PARIS — Le parquet de Paris a demandĂ© vendredi la suspension de la diffusion des quatre mandats d’arrĂȘt visant des Marocains, notifiĂ©s il y a quelques jours, nouveau soubressaut dans l’enquĂȘte sur la disparition de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka en 1965 Ă  Paris. Interpol, qui avait diffusĂ© ces mandats il y a quelques jours aprĂšs feu vert du ministĂšre de la Justice, a demandĂ© depuis des prĂ©cisions, selon le parquet. “Le parquet de Paris demande la suspension de la diffusion de ces mandats, dans l’attente des prĂ©cisions demandĂ©es au juge d’instruction”, a-t-il indiquĂ©. “Interpol a demandĂ© des prĂ©cisions afin de les rendre exĂ©cutables. Sans ces prĂ©cisions ces mandats sont inexĂ©cutables”, a-t-il prĂ©cisĂ©. Ces mandats avaient Ă©tĂ© signĂ©s par le juge parisien Patrick RamaĂ«l, chargĂ© du dossier, en octobre 2007, au moment oĂč Nicolas Sarkozy Ă©tait en visite d’Etat au Maroc. Cette demande avait plongĂ© la dĂ©lĂ©gation française dans l’embarras. Ils visent le gĂ©nĂ©ral Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine, le gĂ©nĂ©ral Abdelhak Kadiri, ancien patron des renseignements militaires, Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, un membre prĂ©sumĂ© du commando marocain auteur de l’enlĂšvement, et Abdlehak Achaachi, agent du Cab 1, une unitĂ© secrĂšte des services marocains. “Interpol pointe des insuffisances dans ces mandats d’arrĂȘt et demande que ces insuffisances soient complĂ©tĂ©es”, a indiquĂ© de son cĂŽtĂ© le porte-parole du ministĂšre de la Justice, Guillaume Didier. “Dans l’attente, le parquet demande la suspension de leur diffusion”, a-t-il ajoutĂ©. Ben Barka, chef de file de l’opposition marocaine en exil et figure emblĂ©matique du tiers-mondisme, a disparu le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp Ă  Paris, lors d’une opĂ©ration menĂ©e par les services marocains du roi Hassan II avec la complicitĂ© de policiers et de truands français. Cette affaire n’a jamais Ă©tĂ© totalement Ă©lucidĂ©e malgrĂ© deux instructions judiciaires: le corps de Ben Barka n’a toujours pas Ă©tĂ© retrouvĂ© et les conditions de sa mort n’ont pas Ă©tĂ© Ă©tablies. Le fils de l’opposant marocain, Bechir Ben Barka, s’Ă©tait fĂ©licitĂ© vendredi matin de la diffusion de ces mandats tout en restant prudent devant la multiplication des “fausses bonnes annonces” tout au long de cette enquĂȘte. 2009 AFP.

L’enquĂȘte sur la disparition de Ben Barka fait du surplace

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publiĂ© le 03/10/2009 AprĂšs la diffusion par Interpol de quatre mandats d’arrĂȘt visant des dignitaires marocains, sa famille espĂ©rait que l’enquĂȘte sur la disparition de Mehdi Ben Barka allait enfin aboutir. RatĂ©: la justice française a demandĂ© leur suspension. L’enquĂȘte sur la disparition de Mehdi Ben Barka est de nouveau au point mort aprĂšs la suspension de quatre mandats d’arrĂȘt internationaux demandĂ©e par la justice française, au grand dam de la famille de l’opposant marocain qui s’interroge sur la volontĂ© de la France d’Ă©claircir cette affaire remontant Ă  1965. Le parquet de Paris a en effet annoncĂ© vendredi qu’il demandait la suspension de la diffusion de ces mandats visant quatre Marocains, dont le chef de la gendarmerie royale marocaine, Interpol exigeant des “prĂ©cisions” qui doivent ĂȘtre fournies par le juge d’instruction. Le ministĂšre de la Justice avait pourtant donnĂ© il y a quelques jours son feu vert Ă  ces mandats, relayĂ©s par Interpol au niveau international sous forme d'”avis de recherche internationaux Ă  des fins d’extradition”. Ces mandats avaient Ă©tĂ© signĂ©s deux ans plus tĂŽt, en octobre 2007, par le juge parisien Patrick RamaĂ«l, alors que Nicolas Sarkozy Ă©tait en visite au Maroc. Ils avaient Ă  l’Ă©poque provoquĂ© l’embarras de la dĂ©lĂ©gation française. “C’est une mascarade. Un mĂȘme ministĂšre qui se dĂ©juge en 24 heures, c’est une manifestation flagrante et cynique de la raison d’Etat, s’est emportĂ© Bechir Ben Barka, fils de l’opposant marocain. La ministre de la Justice a-t-elle Ă©tĂ© dĂ©jugĂ©e par l’ElysĂ©e?”. La Chancellerie a dĂ©menti toute intervention politique, par la voie de Guillaume Didier, porte-parole du ministĂšre. “Interpol, constatant une insuffisance dans la rĂ©daction de ces mandats, dit qu’ils ne sont pas exĂ©cutables en l’Ă©tat, contraignant le parquet Ă  demander la suspension de leur diffusion dans l’attente des complĂ©ments demandĂ©s”, a-t-il expliquĂ©. A Lyon, au siĂšge d’Interpol, on se refuse Ă  toute explication: “MĂȘme si on demande des prĂ©cisions, on n’a rien Ă  ajouter et on ne fera pas de commentaires”. Pour l’avocat de la famille, Me Maurice Buttin, “depuis 44 ans il y a une complicitĂ© des deux cĂŽtĂ©s de la MĂ©diterranĂ©e, au dĂ©part pour favoriser la disparition de Mehdi Ben Barka, maintenant pour empĂȘcher la vĂ©ritĂ© d’Ă©clore”. Pour autant, l’avocat “ne dĂ©sespĂšre pas que l’enquĂȘte reparte d’ici quelques semaines”. Le Maroc, de son cĂŽtĂ©, n’a fait aucun commentaire officiel sur ce nouvel Ă©pisode, la presse faisant seulement allusion samedi Ă  l’annonce de la diffusion des mandats, la demande de suspension Ă©tant intervenue trop tard vendredi. Outre le chef de la gendarmerie royale marocaine, le gĂ©nĂ©ral Hosni Benslimane, les mandats suspendus visent le gĂ©nĂ©ral Abdelhak Kadiri, ancien patron des renseignements militaires, Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, un membre prĂ©sumĂ© du commando marocain auteur de l’enlĂšvement, et Abdlehak Achaachi, agent du Cab 1, une unitĂ© secrĂšte des services marocains. Ce rebondissement intervient alors que le ministre de l’IntĂ©rieur Brice Hortefeux Ă©tait revenu mardi d’une visite de trois jours au Maroc, oĂč il s’Ă©tait notamment entretenu avec son homologue Chakib Benmoussa. Ben Barka, chef de file de l’opposition marocaine en exil et figure emblĂ©matique du tiers-mondisme, a disparu le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp Ă  Paris, lors d’une opĂ©ration menĂ©e par les services marocains du roi Hassan II avec la complicitĂ© de policiers et de truands français. Cette affaire n’a jamais Ă©tĂ© totalement Ă©lucidĂ©e malgrĂ© deux instructions judiciaires: le corps de Ben Barka n’a pas Ă©tĂ© retrouvĂ© et les conditions de sa mort n’ont pas Ă©tĂ© Ă©tablies. (Source:”lespress.fr” le 3 oct. 09) Lien: http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/l-enquete-sur-la-disparition-de-ben-barka-fait-du-surplace_792026.html  

Fils Ben Barka: la suspension des mandats, “cynisme de la raison d’Etat

 
2009-10-03 | AFP La suspension de la diffusion des mandats d’arrĂȘt visant quatre Marocains dans l’enquĂȘte sur la disparition de Mehdi Ben Barka, demandĂ©e par la justice française, est une “manifestation cynique de la raison d’Etat”, a estimĂ© samedi son fils, Bechir Ben Barka. “C’est une mascarade. Un mĂȘme ministĂšre qui se dĂ©juge en 24 heures, c’est une manifestation flagrante et cynique de la raison d’Etat”, a dit M. Ben Barka Ă  l’AFP. Le parquet de Paris a demandĂ© vendredi la suspension de la diffusion des quatre mandats d’arrĂȘt visant des Marocains, pourtant notifiĂ©s il y a quelques jours, expliquant qu’Interpol exige des prĂ©cisions supplĂ©mentaires. “On ne sait pas ce que cache ce revirement. La ministre de la Justice a-t-elle Ă©tĂ© dĂ©jugĂ©e par l’ElysĂ©e? Y-a-t-il une volontĂ© de ne pas chercher la vĂ©ritĂ©? Si c’est le cas, cela doit ĂȘtre dit”, a-t-il ajoutĂ©. “Ces Ă©vĂ©nements sont indignes d’une dĂ©mocratie”, a encore dit M. Ben Barka. L’avocat de la famille Ben Barka, Maurice Buttin, s’est Ă©galement interrogĂ© sur les raisons de ce revirement. “C’est anormal, illogique. Pourquoi ce mandat, qui Ă©tait exĂ©cutable en France depuis deux ans, ne l’est pas au niveau international?”, a-t-il dit. “Je reste cependant optimiste. L’Ă©pĂ©e de DamoclĂšs est suspendue au-dessus des personnes recherchĂ©es et je ne dĂ©sespĂšre pas que l’enquĂȘte reparte d’ici quelques semaines”, a ajoutĂ© Me Buttin. Ces mandats avaient Ă©tĂ© signĂ©s par le juge parisien Patrick RamaĂ«l, chargĂ© du dossier en octobre 2007, au moment oĂč Nicolas Sarkozy Ă©tait en visite d’Etat au Maroc, mais sans ĂȘtre diffusĂ©s au niveau international. Ils ont Ă©tĂ© diffusĂ©s il y a quelques jours par Interpol, aprĂšs le feu vert du ministĂšre français de la Justice, qui a depuis demandĂ© leur suspension. Ils visent le gĂ©nĂ©ral Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine, le gĂ©nĂ©ral Abdelhak Kadiri, ancien patron des renseignements militaires, Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, un membre prĂ©sumĂ© du commando marocain auteur de l’enlĂšvement, et Abdlehak Achaachi, agent du Cab 1, une unitĂ© secrĂšte des services marocains. 2009 AFP

Israeli army strikes Gaza weapons workshop

 
(AP) – 3 October 2009 GAZA CITY, Gaza Strip — The Israeli army says it carried out airstrikes on a weapons workshop east of Gaza City and two weapons smuggling tunnels under the Gaza-Egypt border. Palestinian health officials reported no injuries. The army says Saturday’s strikes were in response to one mortar shell and one rocket fired at Israel from Gaza the day before. A small, extremist militant group, Ansar al-Sunna, said on Friday it fired two rockets at Israel. Exchanges of fire between Israel and Gazan militant groups has increased slightly in recent months after a period of relative quiet following Israel’s Gaza offensive, which ended Jan. 18. The Israeli army said about 60 rockets and mortars have been fired at Israeli in the last three months. Airstrikes have followed some of these. 2009 The Associated Press.  

 

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